EPHEMERIDES DU 11 NOVEMBRE

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SAMEDI 11 NOVEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4006)

Illustration : Sinaï – Isabelle au moment du lever du soleil..

LES FETES.

Avant d’évoquer la FIN DES COMBATS DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE – la der des der -, il est bon de rappeler que le 11 novembre est d’abord le jour de la saint MARTIN dont le patron, MARTIN DE TOURS, un Hongrois né au début du IVe siècle, fonda la première communauté monastique de France avant de devenir lui-même le saint protecteur de nombreux lieux de notre pays. La gloire de son évangélisation des campagnes de la Touraine à l’Auvergne est à l’origine de légendes qui courent un peu partout en France et confèrent au saint un étrange don d’ubiquité au point que, dans l’ouest varois, nous retrouvons plusieurs lieux-dits liés à saint Martin.
Néanmoins, MARTIN, tout d’abord nom d’homme, est devenu le patronyme le plus répandu en France, que l’on  retrouve sous des formes diverses dans l’ouest varois telles MARTINI AIME 1096 à Signes ou Riboux, MARTIN à Evenos, Solliès-Toucas, Méounes et le Beausset en 1152, 1173/1183, 1174/1188, 1180/83, 1182, 1185, 1197, 1200, 1204, 1204, 1205 ou 1206, 1216, 1276, 1281, PONS MARTINENQ 1335 à Six-Fours ; d’autres MARTINENQ sont connus par la suite à Six-Fours ; toutefois, la même année 1335, avec JACQUES MARTINENQ dit JAUMARD, apparaît le nom d’ un autre quartier de cette commune. Enfin, d’autres noms de familles méridionaux, tels MARTI, MARTY, viennent de MARTIN.

DICTON : Si chacun a en mémoire que l’ « été de la saint MARTIN » désigne une phase de beau temps qui se prolonge jusqu’à l’orée de l’hiver, il est bon de rappeler que, selon le dicton, « A la saint MARTIN, l’hiver est en chemin, mettons manchons aux bras et gants aux mains » !

En tout état de cause, le calendrier républicain avait balayé cela en dédiant à ce jour aux « BACCHANTES », ces femmes, les nymphes en premiers, qui célébraient dans l’antiquité le culte de Dionysos-Bacchus et nourrissaient le Dieu parti à la conquête des Indes. Elles couraient échevelées et à demi nues ou couvertes de peaux de tigre, la tête couronnée de lierre, le thyrse de Bacchus à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants, répétant fréquemment « Evoé » (courage, mon fils !).

Aujourd’hui, saint MARTIN et les BACCHANTES semblent loin, le 11 NOVEMBRE les ayant remplacés comme l’une des dates historiques de la mémoire française, celle qui rappelle la victoire des alliés et la fin de première guerre mondiale en 1918. L’absence de consensus entre les alliés et le traité de Versailles, cotte mal taillée, qui s’ensuivit ont engendré la seconde guerre mondiale au cours de laquelle le 11 novembre 1918 fut rappelé au souvenir des Français lors des quatre années que dura l’occupation allemande et le régime de Vichy. Par la suite, le 11 NOVEMBRE fut célébré avec ferveur jusqu’à nos jours.

PENSEE : « prenez mes idées, j’en aurai d’autres » (Coco Chanel).

ÉPHÉMÉRIDES

1212 – 11 novembre : Saint-Victor de Marseille – Confirmation de la donation du château et de la seigneurie de Saint-Marcel près de Marseille et toutes leurs dépendances, faite le 5 novembre par Roncelin, en présence de l’abbé de Saint-Pons de Nice et du prieur de la Celle. (acte des vicomtes de Marseille n° 361, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 81. a. Guérard, n° 905).

1230 – 11 novembre : (V 21) VERONE – Orages vers le 11 novembre, « comme en été ». Inondation des cours d’eau ver le 11 novembre en Lombardie et dans la région de Mantoue ; inondation du Pô et de la Brenta, débordement du lac de Garde, inondation de l’Adige à Vérone vers le 11 novembre.

1272 – 11novembre :  Malpassetum (charte aux archives  muni­cipales), première mention de Malpasset – hameau en 1872 de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Jérôme (1872). La Reine Jeanne de Laval, épouse du Roi René, acheta le 17 juillet 1461 une propriété dans le secteur (Chantal Granger).

1291 – 11 novembre : Malrial (acte notarié). Mauria – lieu-dit,  commune d’Allauch. Nommé Malum rialum, le 31 mai 1304 (charte aux archives de la Major).

1295 – 11 novembre : Gramenosa (acte notarié). Gramenoue, quartier rural, commune d’Allauch. quartier de la Bouquière. Première mention : Genneniora, 12 octobre 1283 (charte aux archives de la Major).

1322 – 11 novembre :

Camp dan Englesan – lieu-dit, commune d’Allauch (charte aux archives de la Major).

Car­rer la Monnaressa (charte aux archives de la Major). Chemin-Monneresc – lieu-dit, commune d’Allauch, c’est- à-dire « Chemin des Meuniers ».

Las Devessas (charte  aux archives de la Major). Le Deffend, quartier  rural, commune d’Allauch, quartier  des Trois- Lucs. Première mention : Defensum de Belpugeto, 20 août 1125 (charte  aux archives de la Major).

-Colla dal Sort (charte  aux archives de la Major). L’Ensert, commune d’Allauch, cité en 1659 (cadastre).

-Las Femadas (charte aux  archives de la Major). Les Fumades –  quartier rural,  commune d’Allauch,  quartier de Gramenoux. Première mention : Las Fomadas, 12 octobre 1283 (charte aux archives de l’Evêché).

-Garandon (charte aux archives de la Major). Gayedon, quartier rural, commune d’Allauch. Première mention : Gayrandon, 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major).

-Area Monialium (charte aux archives de la Major). La Mongette – propriété , commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Mouret. Première mention : Monego, 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major).

-Mordels (acte aux archives de la Major). Mordeaux  lieu-dit,  commune d’Allauch, quartier de la Fève. Première mention : Feudum de Morsels, mars 1207 (charte aux archives de la Major).

-Nerte dam (acte aux archives de la Major).  Le Nertas – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert.

-Petaceda (charte aux archives de la Major). Paredasse – torrent qui vient du Grand-Vallon, traverse le territoire de Château-Gombert et se jette dans le Jarret, au-dessous de la Bégude, commune de Marseille. — Première mention : Paraceda, 28 janvier 1276 (charte aux archives de la Major).

-Pinatella (charte aux archives de la Major). La Pinatelle – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Aubagnens.

-Pourcaressa (charte aux archives de la Major). Pourcaresse – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Châ­teau-Gombert, à Gavaou (1872). Première mention : Colla dan Porcairessa, 28 jan­vier 1275 (charte aux archives de la Major).

-Pos Daon (charte aux archives de la Major). Puits de Gayedan – puits, commune d’Allauch, quartier de la Bouquière. Première mention : Puteus Daon, 19 avril 1296 (charte aux archives mu­nicipales). Puis :  Pes Davon, 4 août 1299 (ibid) et enfin : Font de Gueiran, 1638 (cad. d’Allauch).

-Ratoboul (acte aux archives de la Major. Routabaou ou Ratabaou – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Montblancs.

-Lo Cros de Segenens (charte aux archives de la Major). Les Séguières – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Gronagués.

-Torum de Lacaut – lieu-dit, commune d’Allauch (charte aux archives de la Major).

-Vallon Dabret, Vallis Dalberga, Vallon Bugos (acte aux archives de la Major). Vallon Daubergue – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Sainte-Croix. Première mention : Vallon Dabert, 27 mars 1294 (acte nota­rié).

-Rocas Deffensi de Orpilheriis (charte aux archives de la Major). Première mention de Volpelières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

1426 – 11 novembre : Loguerias (archives l’Evêché). Balanguier, commune de Marseille, quartier du Canet. Première mention :  Locus dictus Valaguier, 2 mai 1323 (charte aux archives de la Major).

1452 – 11 novembre : Sanctus Stephanus (acte aux archives de Saint- Victor). Saint-Estève, quartier rural, commune de Roquevaire (1872). Mention plus ancienne : Le nom de la source est déjà cité en 1318. L’une des branche de la voie romaine de Saint-Jean-de-Garguier se divisait en deux branches dont l’une conduisant à Lasa et au Merlançon descendait vers Saint-Estève et la source du Touron. Cette source assez abondante coule en toute saison. Elle a dû être utilisée depuis la plus haute antiquité, comme le prouvent les traces d’adduction d’eau faite à l’époque romaine (31) et les restes plus modernes d’une importante machine élévatoire sur le petit plateau à l’est de la source, appelée la Tourraque au XVIIe siècle. Elle continue à fournir régulièrement, en plus de l’eau pour les usages domestiques des fermes du quartier, l’eau d’irrigation des quatre propriétés arrosables du fertile et minuscule bassin de Saint-Estève. Le nom de la source est déjà cité en 1318 : La colle du poux, sive le Touron, confronte le chemin public (Arch. de Roquevaire, Reconnaissances à Bertrand de Flotte). Cent mètres après la source, la voie qui se confond avec l’actuelle D 43 D arrivait au quartier de Saint-Estève. En cet endroit, les débris de poterie et de vaisselle gallo-romaine sont très abondants (Fernand Benoît, 1960).

1453 – 11 novembre : Desvens des Orts (acte aux archives de l’Evêché). Les Deffensions – lieu-dit,  commune d’Aubagne, quartier  de Beaudinard. Première mention : Deffenses des Orts, 1476 (acte aux archives de l’Evéché).

1481 – 11 novembre : MORT DU COMTE DE PROVENCE CHARLES DU MAINE QUI LÈGUE LA PROVENCE AU ROI DE FRANCE LOUIS XI – Le 11 novembre 1481 selon de Martinenq 1921, mais plutôt 10 décembre 1481 selon Agulhon M., Coulet N. 1987, et même 11 décembre 1481 selon Lobrichon G., 2001, le comte Charles du Maine et de Provence mourait, laissant ses deux comtés d’Anjou et de Provence à son cousin germain le roi de France Louis XI qu’il a désigné comme son légataire universel. La Provence, Marseille et Toulon entrent peu après dans le domaine royal. Si la date la plus communément considérée comme marquant la fin du Moyen Age est celle de 1453, qui vit la disparition de l’Empire byzantin. Certains estiment que, pour la France, il convient de la reculer de trente ans, jusqu’à la mort de Louis XI, en 1483. Pour la Provence, l’hésitation n’est pas permise; la période médiévale s’achève le 11 décembre 1481 à la mort de Charles III, son dernier comte. Avec lui disparaissent une indépendance très ancienne, une série de souverains trop souvent absents, une relative tranquillité au milieu des tempêtes qui agitent l’Europe. La Provence, Etat membre du Saint Empire romain germanique, entre par ce biais dans un Etat fort et centralisateur, marqué par la personnalité de ce roi moderne qu’est Louis XI; elle se trouve au cœur des querelles européennes, et sa position stratégique lui coûtera plusieurs invasions; elle subit toutes les convulsions civiles et religieuses qui agitent la France.

1501 – 11 novembre : Laissariada (acte notarié). L’Eissariade – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier  de la Loubière (1872).  Première mention : L’Aissariade, 16 octobre 1460 (acte aux archives de Saint-Victor). Autre mention plus explicite encore :  Jarret d’Entrevignas sive Tirassa-coffin , 24 décembre 1661  (registre  aux archives de la Major).

1506 – 11 novembre :

terra Bartholomei de Puteo alias Serviani, marinarii, loco dicto la Rascassa (acte aux archives de l’Evêché). La Serviane – hameau, commune de Marseille, quartier de la Valentine. Première mention : La Rascaseda, 19 août 1290 (charte aux archives muni­cipales).

– terra Johannis Paul alias de la Treilla (registre aux archives de l’Evêché). La Treille – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins (1872). Première mention : Vallon de Lambourgoux, 18 juillet 1551 (registre aux archives de la Major).

1549 – 11 novembre :

Font de los Monges (registre n” 82 de l’Evêché). La Bégude – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Devenue Font des Mourgues ou la Bégude, citée le 28 juin 1766 (registre aux archives de la Major). La bégude était un droit que l’on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir. Première mention : Fons monachorum, 21 janvier 1246 comme pos­session du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major).  

Bastide Amphossy, dit Parroye (registre aux archives de l’Evêché). Les Paroyes – hameau, commune de Marseille, près de  la Croix- Rouge. Mathieu et Antoine Amphoux, dit Perroye, furent parties dans la transaction du 6 juin 1595 qui unit le territoire de Château-Gombert à celui de Marseille (acte aux archives de la Major).

1675 – 11 novembre : La Vigne Blanque (registre aux archives de l’Evêché). La Vigne-Blanche – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Louis. Première mention : La Vigne Blanche, 6 juillet 1541 (registre aux archives de l’Evêché).

1747 – 11 novembre : Plaine du Four de Chaux lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près de Beaumont (registre aux archives de la Major).

1769 – 11 novembre : Plaine du Four de Chaux – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près de Beaumont (registre aux archives de la Major).

1769 – 11 novembre :

Mignon Blanche (registre aux archives  de la Major). Maison-Blanche, bastide, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien. Première mention : Maison Blanque, 24 décembre 1666 (registre aux archives  de la Major).

-Le Pérussier – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Oli­ves (registre aux archives de la Major.

1789 – 11 novembre : CREATION DES DEPARTEMENTS – L’Assemblée continue à discuter de cette importante question : le plan d’organisation a été vivement attaqué par Nogaret, député du Languedoc, qui le juge trop favorable aux villes (surtout à Paris) et pas assez aux campagnes. L’Assemblée a finalement décidé, à la majorité des voix, que le royaume serait soumis à une nouvelle division et que le nombre des départements se situerait entre 75 et 85. (Agenda du bicentenaire – MERCREDI 11 NOVEMBRE).

1793 – 11 novembre (21 brumaire An II) : RÉQUISITIONS – Lettre des commissaires provisoires d’Ollioules demandant l’envoi de matelas, de couvertures et de draps de lit, leurs « moyens » ayant été épuisés par les réquisitions des représentants du peuple près l’armée du Midi, des généraux et du commissaire ordonnateur de cette armée (11 novembre).

1797 – 11 novembre (21 brumaire An VI) : LA COMMISSION MILITAIRE AU TRAVAIL – Le 11 Novembre Louis Pas, Balais et la nommée Arsule, femme Gaubert sont prévenus d’émigration et le citoyen Capal est arrêté pour avoir dénoncé et poursuivi des républicains du temps du ci-devant général d’Auxon. Le même jour, Andigier Claire d’Hyères est condamnée à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1799 – 10-11 novembre : COUP D’ÉTAT DES 18 ET 19 BRUMAIRE. Bonaparte fait voter la suppression du Directoire et fait nommer trois consuls provisoires

1839 – 11 novembre : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement de 342 hommes du 23ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1841 – 11 novembre : (Délibérations du Conseil municipal de Toulon,  série D, 1805-1852)

– Le Maire est autorisé à louer pour 3 ans, à partir du 1r janvier 1842 et à raison de 1.200 Fr. par an, quatre salles de la maison Coulombeaud, rue du Rempart n° 6, pour la succursale de l’école des Frères de la doctrine chrétienne.

— Nouvel Hôpital civil. Adoption de la délibération de la Commission administra­tive des Hospices Civils, du 3 novembre 1841.

— Explication sur le recensement général des propriétés bâties  .

1867 – 11 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – – Lundi 11 novembre – Saint-Martin, évêque. Vent à l’est ; bonne brise ; ciel couvert. Ce qui annonce vouloir donner de la pluie ce soir ou demain. Nous avons appris qu’à l’établissement Chevret la foule ne s’est pas précipitée et que, par conséquent, le ballon est remis à un autre moment ou à un autre jour.

Défaite de Garibaldi le 3 novembre à Montana, près de Rome.

1869 – 11 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – – Jeudi 11 novembre – Saint-Martin, évêque. Mauvais temps, pas précisément froid mais un vent terrible presque en tempête. Le thermomètre était ce matin à 8 heures à 10° centigrades. Le baromètre ne bouge pas. Le vent ne cessera que le soir vers 10 heures après avoir soufflé du nord. Il paraîtrait que la nuit sera calme et que demain nous aurons du beau temps.

Ce matin, nous avons eu une réunion du conseil municipal dans lequel on a traité différentes matières mises en avant par le Maire président.

1890 – 11 et 16 novembre : AJELLO’S SAGA – Inscription maritime, extrait du rôle de levée. Aiello François Cyr, matelot de 3ème classe, quitte la Provençale après 9 mois et 3 jours. Aiello François Cyr est « congédié le 16 novembre à titre de soutien de famille (décision ministérielle du 11 novembre 1890. Se retire à La Seyne (Var) (Livret de solde pour officier et marin de Aiello François Cyr – archives familiales)

1898 – 11 novembre : FIN DE LA CRISE DE FACHODA – Lorsque éclata la crise de Fachoda, la tension entre Londres et Paris monta rapidement, attisée par ceux qui n’avaient à prendre ni le poids de la décision ni à en supporter les conséquences. Pourtant, le 11 novembre 1898, le président Félix Faure, estimant que notre Marine de guerre n’était pas de taille à s’opposer à la Royal Navy, donna l’ordre au commandant Marchand de se retirer. Le ministre Lockroy déclare à la tribune de la Chambre : « Nous n’étions pas mieux préparés à la guerre que l’Espagne ! » (Au même moment, et en deux rencontres aux Philippines et à Cuba, la Marine des États-Unis venait d’anéantir, une grande partie de la flotte espagnole).
Pour de nombreux officiers et pour leur Ministre, la leçon était claire. Il fallait doter le pays d’une véritable flotte de ligne et la construire par séries homogènes de six unités.
L’ère de la flotte d’échantillons était terminée ! (Gérard Garier, manuscrit en cours)

1914 – 11 novembre : NOUS LISONS, DANS LE MIROIR N° 53, DU DIMANCHE 29 NOVEMBRE 1914 : “LA GUERRE “- MERCREDI 11 NOVEMBRE.
1. “La bataille a repris dans le nord de la France et dans les Flandres un tour particulièrement violent.
2. “Deux des grands croiseurs allemands qui écumaient les mers, en capturant ou en coulant les navires de commerce, ont été mis hors de combat. Le « Königsberg » a été bloqué par le croiseur anglais « Chatham », sur la côte de l’Afrique orientale allemande. L’ »Emden » a été brûlé dans les parages des îles de la Sonde, par le croiseur australien « Sydney ». Comme le dit l’amirauté anglaise, seule l’escadre allemande du Chili réussit à échapper aux coups les alliés.
3. “Les Russes continuent leur pénétration méthodique en Prusse orientale. Ils ont repoussé les Allemands, qui résistaient à Lyck, vers les lacs de la Mazurie, pays ingrat s’il en fut : ils ont fait sauter des ponts de chemins le fer, à l’est de Leidenburg, dans la région le Soldau. D’autre part, ils sont arrivés à une trentaine de kilomètres au nord de Cracovie dont l’investissement s’annonce aussi prochain.
4. “Un membre du Parlement anglais — le premier — est mort au feu. C’est A. O’Neill, capitaine aux life-guards et député d’Antrim.
5. “Un violent combat a eu lieu près d’Erzeroum (est de la Turquie), entre Russes et Turcs.
6. Les Serbes ont de nouveau tenu tête aux Autrichiens, qui essaient une fois de plus de forcer leur frontière ».

en ce 11 novembre 1917, un sujet brûlant fait la une de tous les journaux français : la situation en Russie, où Lénine, partisan de la paix immédiate, est en passe de prendre le pouvoir. Quelles répercussions le coup d’État bolchevique aura-t-il sur la poursuite de la guerre, à l’heure où le découragement gagne dangereusement les soldats comme l’opinion ?

1918 – 11 novembre :
1. LE COMMUNIQUE OFFICIEL FRANÇAIS, extrait du journal « La victoire » de Gustave Hervé (BEDARIDA, p. 278). « 11 novembre, 23 heures. — Au cinquante-deuxième mois d’une guerre sans précédent dans l’Histoire, l’armée française, avec l’aide de ses alliés, a consommé la défaite de l’ennemi. Nos troupes, animées du plus pur esprit de sacrifice, donnant, pendant quatre années de combats ininterrompus, l’exemple d’une sublime endurance et d’un héroïsme quotidien, ont rempli la tâche que leur avait confiée la patrie. (“Le 11 novembre 1918 – Quelques témoignages écrits”) Tantôt supportant, avec une énergie indomptable, les assauts de l’ennemi, tantôt attaquant elles-mêmes et forçant la victoire, elles ont, après une offensive décisive de quatre mois bousculé, battu et jeté hors de France la puissante armée allemande et l’ont contrainte à demander la paix. Toutes les conditions exigées pour la suspension des hostilités ayant été acceptées par l’ennemi, l’armistice est entré en vigueur, aujourd’hui, à 11 heures » (Manchette et communiqué dans le journal La Victoire de Gustave HERVE)
2. LA PREMIERE GUERRE MONDIALE A FAIT 8 500 000 MORTS – La révolution qui éclate alors en Allemagne, contraint l’état-major impérial à demander l’armistice, effectif le 11 novembre 1918. La 1ère Guerre Mondiale a fait 8 500 000 morts.
3. AVIATION MARITIME – Le jour de l’Armistice, l’aviation maritime française dispose de 1 135 avions. Son effectif global est alors de 11 000 membres, 4 000 hommes dans l’aérostation et les dirigeables, 7 000 hommes dans l’aviation, encadrés par de nombreux officiers, environ 700 observateurs aériens, 800 mécaniciens d’aviation au sol et environ 600 à 700 pilotes opérationnels répartis sur 32 bases terrestres. Ces derniers ne sont plus des pilotes brevetés par l’Aéro-club de France comme c’était le cas au début de la guerre, ni même des pilotes ayant un brevet militaire formés ensuite à l’emploi des hydravions, mais des officiers engagés et formés directement par la Marine nationale dans ses centres de formation de l’aéronavale : Hourtin dans les Landes – centre d’apprentissage – et Saint-Raphaël – le centre de perfectionnement. Près de 750 pilotes sont brevetés sur hydravion au cours de la guerre. Les pertes en observateurs et pilotes dans la Marine s’élèvent à 240 tués dont 103 pilotes et 137 observateurs.
La paix revenue, on désarmera presque tous les centres et l’on vendra, ou même brûlera, les hydravions ; la Marine se désintéressera alors de son aviation et la majeure partie des hommes sera remise au service général ; Saint-Mandrier n’échappera pas au démantèlement
4. C’EST L’ARRÊT DES COMBATS ! ARRIVÉE DE BONNE HEURE DANS LA LOCALITE, LA NOUVELLE DE LA SIGNATURE DE L’ARMISTICE ET DE LA CESSATION CERTAINE DE LA GUERRE, S’EST TOT REPANDUE DANS LA SECTION DE SAINT-MANDRIER. Vers 11 heures, Saint-Mandrier prenait l’aspect de fête nationale, dans tous les forts et batteries, au service de la police de la navigation, au service du dragage du front de mer, au centre d’aviation, des drapeaux furent arborés. Dans la section, l’hôtel de ville, la douane, la recette buraliste, le syndic de la marine, le groupe scolaire, plusieurs établissements publics étaient pavoises, ainsi que plusieurs maisons particulières. Dans l’après-midi et à la nuit tombante des bandes joyeuses de matelots et de civils déambulèrent à travers les rues du village aux chants d’allégresse et pour fêter l’événement du jour, ils se réunirent chez « les limonadiers ». Le village ne peut oublier ses morts. La commune mère le sait et se préoccupe du cimetière. La grande porte de bois va être remplacée par un portail en fer.
5. HOPITAL DE LA MARINE, SAINT-MANDRIER –
– Le nombre de corps inhumés dans le cimetière de l’hôpital, pendant la période du 2 août 1914 au 11 novembre 1918, s’est élevé à 1821, dont 128 ennemis, ainsi répartis : Allemands: 50 ; Autrichiens : 30 ; Bulgares : 36 et Turcs : 3 ; …
– 16 soldats russes décédés à l’hôpital de Saint-Mandrier reposent au cimetière national de Saint-Mandrier : BALGOW Siméon 4è RI Russe – Tombe H 51 ; BIELOF Mikaël 8° RI Russe – Né en octobre 1884 à Seletinsav [Vladimir] (Russie)] – Tombe I 53 ; DEMBISTKI Grigory 8° RI Russe – Né en 1885 en Russie – Tombe I 49 ; °2° Bataillon de marche russe – Né en 1884 en Russie – Tombe I 55 RI ; Russe – Né en 1886 à Livisse (Russie) – Tombe I 54 ; FOKINE Mikaïl Soldat Bataillon de Marche Russe – Né en 1892 à Novgorodskoi [Kiriloskova] (Russie) – Tombe I 50 ; KINITCH Paul ° RI Russe – Né en 1895 à Naya [Grodiskols] (Russie) – Tombe I 25 ; KIRJAKOF Nicolaï 4° RI russe – Né en 1896 en Russie – Tombe I 52 ; MASCOW Soldat RI russe – Tombe I 23 ; MAXIMOW Féodor 7° RI Russe – Né en 1883 à Lelbak – Torisk (Russie) – Tombe I 48 ; NIZAMIDINNOFF Khossamidin 4° RI Russe – Né en 1892 à Bik – Birdinoï [Orenbourg] (Russie) – Tombe I 51 ; SERDHEY Medvédoff 4° RI Russe – Né en 1892 en Russie – Tombe M 53 ; STAROSTIN Ivan Sergent 7° RI Russe – Né en 1895 à Poli Ankinin [Nybaroski] (Russie) – Tombe I 47 ; STERLIAGOFF Alexis 4° RI Russe – Né en 1893 à Bessonova [ Perm ] (Russie) – Tombe H 54 ; TÉATCHENCO Nicolaï Capitaine 2° Brigade d’Artillerie Russe – Né en 1880 à Pétrograd (Russie) – Tombe H 49 ; ZANOFF Vasil 4° RI Russe – Né en 1898 en Russie – Tombe I 46.
6. BOULEVERSEMENTS ET TRAUMATISMES DE L’APRES-GUERRE (Henri RIBOT, conférence donnée à Six-Fours le 11 octobre 2018).
Misère de la victoire. A part quelques profiteurs, tous les Français se sont appauvris. Participent à cela les ruines accumulées sur le front, les destructions opérées par les Allemands en retraite, le coût des opérations, les pensions des victimes, l’indemnisation des sinistrés, les dettes contractées auprès des Alliés.
Régions dévastées : 7% du territoire national ruiné (dans l’Aisne, 814 communes dévastées, 300 000 habitants ont fui (la moitié de la population).
Le revenu national chute de près de 25% entre 1913 et 1921.
Au total on enregistre dans les régions touchées par les combats, qui étaient par ailleurs les plus actives de France et de l’Europe : Sur 4700 communes envahies, 420 sont indemnes, 600 sont détruites, 1330 sont endommagées à plus de 50%, 2750 sont endommagées plus ou moins.
300 000 immeubles détruits en totalité, 500 000 en partie. A Reims, sur 16 000 maisons, 14 sont intactes.
20 000 établissements industriels démolis
5000 km de voies ferrées, 50 000 km de routes, 1000 km de canaux, 5000 ponts hors d’usage.
Pour ce qui est du cheptel disparu : 800 000 bovins, 400 000 chevaux, 900 000 moutons, 300 000 porcs
Houillères du Nord et du Pas-de-Calais noyées par les Allemands.
Agriculture à remettre en état (il faut désobuser, arracher les barbelés et stocker ces ferrailles sur 200 000 hectares, puis redonner sa fertilité au sol) : 2 000 000 ha de terres agricoles, 400 000 ha de pâturages, 600 000 ha de bois.

1919 – 11 novembre : PREMIER ANNIVERSAIRE DE L’ARMISTICE – En France, et pour la première fois, on observe une minute de silence pour l’anniversaire de l’armistice.

1920 – 11 novembre : MÉMOIRE – A Paris, transfert du cœur de Léon Gambetta au Panthéon tandis que l’on inhume le Soldat Inconnu sous l’Arc de Triomphe de l’Etoile. Au début du mois de novembre 1920, la France décide d’inhumer, le 11 novembre, un « soldat inconnu » de la Première Guerre mondiale, un anonyme qui représenterait alors tous les Français morts pour la Patrie. Or, cette date coïncide précisément avec un événement déjà programmé : l’entrée de Gambetta – ou plus exactement, de son cœur – au Panthéon, pour commémorer le cinquantenaire de la IIIe République. « L’idée d’inhumer un soldat inconnu était apparue tôt, dès la sortie de guerre avec deux propositions de loi, l’une en 1918, l’autre en 1919 : le Panthéon était alors le lieu tout désigné. » C’est la presse, et plus précisément Le Journal, par l’intermédiaire du journaliste Henry Vidal, qui est, en 1919, à l’initiative du projet. A partir du 14 septembre 1919, Le Journal se fait le principal vecteur de diffusion de cette information parmi la société française. Ce quotidien qui tire à plus d’un million d’exemplaires en 1913, défend le principe de l’inhumation du Soldat inconnu au Panthéon.

1939 – 11 novembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 11 novembre 1939 est marqué à Saint-Mandrier par une simple mais émouvante cérémonie. La délégation de la base aéronautique s’est rendue au Monument aux Morts afin d’y déposer une gerbe.

1940 – novembre : le phénomène du gonflement des effectifs scolaires avec l’exode atteint tous les cycles de l’enseignement. Ainsi le lycée Montgrand voit ses effectifs passer de 1 088 élèves à la rentrée d’octobre 1939 à 1 339 élèves en novembre 1940 et 1 409 élèves en novembre 1941. Voir Andrée Perfumo, L’Enseignement secondaire des jeunes filles sous la Troisième République. Le lycée Montgrand de Marseille de 1914 à 1945, mémoire de maîtrise, université d’Aix-en-Provence, 1979, p 36.

1940 – 11 novembre :
1. A PARIS LYCÉENS ET ÉTUDIANTS COMMÉMORENT L’ARMISTICE – Appelés par la radio de Londres et le PCF, les lycéens et étudiants ont voulu commémorer la victoire de 1918 pour marquer leur désapprobation. Plus ou moins spontanément, étudiants et surtout lycéens manifestent aux Champs-Élysées ou sur la Tombe du soldat inconnu, à l’Arc de Triomphe après avoir déposé une gerbe à la statue de Clemenceau avec une carte de visite au nom de De Gaulle. Le rassemblement a été réprimé par la police française puis les Allemands interviennent. Il y a des blessés et au moins 150 manifestants sont arrêtés. Les universités parisiennes sont fermées jusqu’au 20 décembre et les étudiants tenus de pointer au Commissariat de police. Lucien Rebatet dans «Le Cri du peuple» constate lui aussi l’hostilité générale à l’ordre nouveau. Il appelle à la délation… et même à un peu plus : « Si vous prenez sur le fait un de ces gibiers de Londres, gardez-vous bien de discuter. La Loi le punit. Livrez-le à la Loi. Traînez-le séance tenante chez le commissaire. Et si le commissaire n’enregistre pas votre plainte, portez plainte contre le commissaire. N’ayez surtout ni remords, ni scrupules. C’est votre devoir impérieux de Français ». Le recteur Gustave Roussy est remplacé par Jérôme Carcopino.
2. SIR NEVILLE CHAMBERLAIN EST MORT – Paris-Soir du lundi 11 novembre cite la dépêche de l’agence Reuter annonçant que “Sir Neville Chamberlain est mort, hier, dans sa maison de campagne, à l’âge de 71 ans” (Paris-Soir, lundi 11 novembre 1940).
3. FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ÉTAT-MAJOR) / RADE DE LIBREVILLE, LE 11 NOVEMBRE 1940 / LE CAPITAINE DE FRÉGATE D’ARGENLIEU, CDT LES F.N.F.L. EN A.E.F.
Ordre particulier N° 7
OBJET : Démonstration du Commandant Dominé à Port-Gentil
A. — Situation.
D’après plusieurs renseignements, la majorité de la population de Port-Gentil serait favorable au général de Gaulle L’importance des troupes chargées de la défense serait d’une compagnie. Plusieurs mitrailleuses en position devant la ville. Présence probable du capitaine de corvette Maistre (serait blessé) ancien second du Bougainville ; lors de la chute de Libreville il a été prétexté, pour soustraire Port-Gentil aux clauses communes de la convention, que les autorités militaires et civiles du Gabon n’avaient pas les moyens de communiquer avec Port-Gentil.
Les troupes du colonel Parent bloquent Port-Gentil dans le sud de la presqu’île.
La croisière britannique est informée de la mission du Commandant Dominé.
B. — Mission.
Le Commandant Dominé a comme mission de traiter sur place avec le Commandant militaire de 1’occupation pacifique de Port-Gentil par les F.F.L.
Dans ce but il s’y présentera avec, à son bord, deux personnalités représentant l’autorité civile et militaire pro-Vichy du Gabon.
C. — Exécution.
a. Le Commandant Dominé appareillera en temps utile pour être devant Port-Gentil, le 12 novembre à 8 h.
b. Il invitera par signaux optiques le Commandant militaire à venir rencontrer à bord du Commandant Dominé le Gouverneur Masson et le colonel Crochu, sous couvert du pavillon blanc et avec l’assurance d’être reconduit à terre dans les mêmes conditions après la rencontre.
c. Le commandant du Commandant Dominé assistera à l’entrevue dont le but est de faire donner au commandant militaire de Port-Gentil par les autorités précitées, l’ordre de ne pas s’opposer inutilement par la force à l’occupation de Port-Gentil par les F.F.L.
II s’emploiera à faire rédiger un accord écrit entre cet officier et lui-même représentant le colonel Leclerc, commandant supérieur des troupes d’occupation du Gabon. Cet accord s’inspirera du modèle ci-joint, il aura une clause concernant le non usage de la T.S.F.
En cas d’acceptation, il fera neutraliser immédiatement la défense et mettre la T.S.F, hors d’état de servir.
En cas de .refus, il ne se livrera à aucune action hostile, sauf le cas où la terre ouvrirait le feu sur lui.
Dans ce cas, il ripostera énergiquement tout en se tenant hors d’atteinte des pièces d’artillerie ou armes automatiques de Port-Gentil.
Il restera devant Port-Gentil jusqu’à la réception de nouveaux ordres.
Transmissions.
Le Commandant Dominé devra pendant cette opération se tenir en liaison avec le général de Gaulle par ‘Commandant Duboc’- Douala.
Il informera immédiatement le ‘Savorgnan de Brazza’ de la marche de l’opération.
Ordre particulier N° 10
OBJET : Mission du ‘Savorgnan de Brazza’ et du ‘Commandant Dominé’.
A. _ Le ‘Savorgnan de Brazza’ mouillera devant Port-Gentil hors de portée des armes automatiques.
B _ Durant les négociations, le ‘Savorgnan de Brazza’ assurera la veille antiaérienne. Il aura tous ses moyens d’artillerie prêts à entrer immédiatement en action. Il interdira sur rade tous mouvements d’embarcation douteuse.
Le ‘Commandant Dominé’ patrouillera sur l’alignement des deux balises au 231° entre les points A (7 milles de la Pyramide blanche) et B (2 milles de la même pyramide).
II surveillera le large, mais plus spécialement l’embouchure des rivières Kondjo et Yombe et interdira tout mouvement d’embarcation vers Port-Gentil.
C _ Vers 15 h 00, le 13, un Lysander des F.A.F. L. est attendu. Il survolera la ville.
Il n’entrera en action contre elle que sur signal du ‘Savorgnan de Brazza’ (grand pavillon rouge étendu à l’AR et pavillon de tir battant).
D_ L’ordre d’atterrir sur le terrain d’aviation de Port-Gentil sera donné par panneaux.
E _ Prévoir au terme des négociations, soit le bombardement des objectifs désignés, soit la mise à terre d’un détachement d’occupation.
Le « Savorgnan de Brazza » fournira trente hommes et le Commandant Dominé » vingt.
Signé : d’Argenlieu

1941 – 11 novembre :
1. A PERPIGNAN, DEUX MILITANTS COMMUNISTES DÉPOSENT UNE GERBE AU MONUMENT AUX MORTS – En zone libre, à Perpignan, deux militants communistes, François Treich et Daniel Cabanie, ont déposé le 10 novembre une gerbe au monument aux Morts, avec un ruban bleu portant au pochoir l’inscription : « Vive la France. A bas Hitler ». Le lendemain 11 novembre, la gerbe est encore au même endroit, mais sans le ruban (Jean Larrieu, 1994)
2. AIDE US A LA FRANCE LIBRE – La France libre bénéficie à son tour du Prêt-bail américain qui lui permet d’acheter à crédit du matériel aux Etats-Unis.
3. DECRET DU 11 NOVEMBRE 1941 QUI COURONNE LE SUCCÈS DE L’ENTREPRISE DE PAUL-ULRICH ROETHLISBERGER A SANARY : L’APPELLATION D’ORIGINE CONTROLEE BANDOL EST NEE. L’application des conditions du Décret de 1941 par les vignerons nécessitait de leur part une discipline rigoureuse, librement acceptée. Tout d’abord la reconversion de l’encépagement avec le mourvèdre, le cépage roi de l’appellation. André Roethlisberger va suivre cette évolution en prodiguant des conseils sur la vinification, la dégustation dont il est un maître incontesté, et qui lui vaudra d’être le Président de la Commission de Contrôle et de dégustation (Gibert-Roetlisberger A. 2005).

1942 – 11 novembre :
1. EN AFRIQUE DU NORD, À 2 H LES DIFFÉRENTES FORMATIONS DE L’ARMÉE DU SECTEUR DE CASABLANCA FAISAIENT SONNER LE « CESSEZ LE FEU ». Ce fut au vice-amiral d’escadre Michelier, commandant la Marine au Maroc, pour tout e qui concerne la défense du littoral, de décider du moment où il estimerait que la poursuite des combats n’était plus possible. L’ordre de cesser le feu ne fut pas donné immédiatement. Ce ne fut qu’après avoir reçu par téléphone des précisions de la Résidence Générale et avoir conclu d’un examen approfondi de la situation militaire que la résistance ne pouvait être utilement prolongée, que l’amiral donna, à partir de 1 h, le 11 novembre, des ordres aux différentes unités et formations de la Marine du secteur de Casablanca.
Le général Desré reçut l’ordre d’arrêter les hostilités à 1 h 45. A 2 h les différentes formations de l’Armée du secteur de Casablanca faisaient sonner le « Cessez le feu ». Cet ordre fut adressé aux bâtiments à 2 h et au contre-amiral commandant le sous-secteur à 2 h 20 par les messages suivants :
EXTREME URGENT
N° 8267
1° Ordre de suspendre immédiatement les hostilités
2° Ne prendre aucune mesure de destruction documents ou matériel
Adressé à Contre-amiral Secteur
1° Cesser le feu immédiatement
2° Prenez mesures nécessaires pour en aviser forces adverses.
Toutes les formations ou bâtiments furent atteints par l’ordre de cesser le feu avant 3 h 30 à l’exception du Jean Bart qui ne le reçut qu’à 9 h 15 (?).
Enfin, à 2 h 45, l’amiral Michelier rendit compte de sa décision à l’Amirauté française par le message suivant :
N° 58 025 – 26 – 27.
Après trois jours de lutte violente j’ai perdu quasi-totalité bâtiments de combat et appareils aériens – stop – Ce qui reste des ouvrages de la côte est à la merci d’un court bombardement en piqué – stop – Jean Bart en avarie à moitié coulé – stop – Faibles forces du secteur ne peuvent lutter avec espoir contre divisions mécanisées venues de Fedala à l’Est et survenant région de Mazagan à l’Ouest – stop – Américains tenant toutes arrivées d’eau à Casablanca, cette ville de 500 000 habitants est sur le point d’en être privée – stop – Dans ces conditions cessation des hostilités à Casablanca, exécutant ainsi les instructions du Résident Général au Maroc et me conformant à celles que vous m’avez adressées le 10 novembre.
Signé : Amiral Michelier
A 7 h 50 parvenait la réponse de l’Amirauté :
Votre 58 025 – 26 – 27 – stop – J’approuve votre décision – stop – En vous manifestant ma plus vive satisfaction pour l’intelligence et la fermeté avec lesquelles vous avez exercé votre commandement, je m’incline douloureusement devant l’héroïsme de la Marine au Maroc, dont les sacrifices permettront au Maréchal de sauver la France (sic !).
Ce fut ainsi que, le 11 novembre, toutes les formations ou bâtiments de Casablanca furent atteints par l’ordre de cesser le feu avant 3 h 30 à l’exception du Jean Bart qui ne le reçut qu’à 9 h 15
De leur côté, les Américains se préparaient à livrer un assaut général à Casablanca le 11 à 7 h 15. Le cuirassé New York, les croiseurs Augusta et Cleveland et plusieurs destroyers, avec le concours de l’aviation embarquée étaient chargés de mettre définitivement hors de combat, les batteries de côte, le Jean Bart et la poussière navale restante. Faisant route depuis 6 h vers leurs zones d’opérations ; les avions du porte-avions Ranger avaient pris l’air. Ce ne fut qu’à 6 h 55 que l’attaque fut décommandée in extremis par le général Patton qui, ayant été averti que les troupes françaises cessaient toute résistance, put le faire savoir à l’amiral Hewitt.
2. LES ALLEMANDS ENVAHISSENT LA ZONE LIBRE EN FRANCE ET LES ITALIENS LA CORSE.

A 4 h, Hitler donne l’ordre à von Rundstedt (Cdt front Ouest) de commencer l’invasion de la zone sud (plan Anton) avec la 1ère armée allemande (von Blaskowitz) avec 2 Panzerdiv. (7, von Funk ; 10, Fischer) (Antier Jean-Jacques).
A 5 h 30, l’Amirauté de Vichy ordonne à la FHM de se mettre à 6 h d’appareillage (id.). Au même moment, à Vichy, l’Amiral Auphan demande à l’Amiral Raeder de respecter la Marine Française (Cf. réponse de Raeder, le 12/11/42, reçue par Auphan dans la nuit du 12 au 13).
A 6 h, l’Amiral de Laborde prévoit l’éventualité d’un sabordage de la FHM (réactivation du plan Rimattéi : destruction ouvrages civils, neutralisation des gorges, ponts routiers, viaduc de Bandol), destructions pour sabordage (techniques et minutage applicables) (Antier Jean-Jacques).
A 7 h, les hostilités cessent en Algérie et au Maroc. Darlan donne l’ordre de respecter la plus stricte neutralité envers les forces anglo-américaines.
A 7 h 45, les unités de Toulon commémorent l’Armistice de 1918 (Vulliez Albert).
A 8 h, la FHM est informée du franchissement de la ligne de démarcation par les Allemands (id.).
A 13 h, Toulon est prêt à se défendre contre une attaque anglo-américaine ou allemande (Antier Jean-Jacques).
A 14 h, Von Ruault-Frappart informe l’Amiral Weber à Aix que la collaboration française avec les Allemands est garantie, mais pas avec Italiens (Antier Jean-Jacques ; Vulliez Albert).
A 15h15, Le capitaine de vaisseau von Ruault-Frappart informe l’Amiral Weber à Aix que l’amiral Marquis, préfet maritime, demande à défendre Toulon en cas d’attaque anglaise (Antier Jean-Jacques).
A 15 h 17, d’Alger Darlan invite de Laborde à le rejoindre à Alger avec la flotte de Toulon. Celui-ci refuse (id.).
A 15 h 30, télégramme du Préfet du Var au Maire de Sanary lui confirmant que les Allemands traversent la zone libre « 30/1/11/192 URGENT OFF CRE DE DRAGUIGNAN 670 59 11 15H30 08900 GOUVERNEMENT M ADRESSE TELEGRAMME SUIVANT A TITRE INFORMATION VOUS CONFIRME NOUVELLE DONNE PAR POSTE RADIO PARIS INDIQUANT QUE LES TROUPES ALLEMANDES TRAVERSENT LE TERRITOIRE DE LA ZONE LIBRE STOP JE VOUS TIENDRAI AU COURANT STOP TOUS LES SERVICES PLACES SOUS VOS ORDRES DEVRONT FONCTIONNER NORMALEMENT (Archives de Sanary).
À 17 h, Wagner, chef d’E.-M. de la marine allemande, informe l’Amiral Weber à Aix que Keitel a lancé les opérations Anton (invasion de la zone sud) et Lila (capture de la flotte française stationnée à Toulon) (Antier Jean-Jacques).
À 17 h 10, le CV von Ruault-Frappart informe l’Amiral Weber à Aix que les amiraux Marquis et de Laborde sont prêts à collaborer avec troupes allemandes (id.).
À 18 h 30, de son GQG, Hitler donne au grand-amiral Raeder, à Paris et à Aix l’ordre de respecter Toulon et la flotte. Il annule donc le plan Lila (id.).
A 22h, Von Ruault-Frappart répercute aux amiraux Marquis et de Laborde, à Toulon, puis Auphan, à Vichy, l’ordre du GQG d’Hitler que Toulon et la flotte française seront respectées (id.).
En réaction à l’occupation de la zone Sud par les Allemands, les élèves de l’Ecole des cadres d’Uriage basculeront du côté de la Résistance dans les semaines qui vont suivre. Un décret de Vichy fermera l’école en janvier 1943.
3. A TOULON, LE 11 NOVEMBRE FUT LA JOURNEE DE TOUS LES REBONDISSEMENTS. Les Allemands répliquaient à l’invasion de l’Afrique du Nord par les Alliés en envahissant la zone sud et en parvenant jusqu’à Aix-en-Provence. Du coup, l’amirauté de Vichy ordonnait aux Forces de Haute Mer de se mettre à six heures d’appareillage. Cette décision n’empêcha nullement l’amiral De Laborde, prévoyant déjà l’éventualité d’un sabordage de ses unités, de rappeler à ses commandants les instructions techniques que, depuis le 24 juin 1940, l’amiral de la flotte, Darlan, avait donné à ses grands subordonnés en cas de coup de force contre les navires de guerre français. Quant à l’amiral Marquis, préfet maritime, il demandait aux Allemands de pouvoir défendre Toulon en cas d’attaque anglaise. L’évolution des combats en Afrique du Nord, conduisit l’amiral Darlan, qui se trouvait à Alger, à inviter De Laborde à le rejoindre avec les Forces de Haute mer. Celui-ci refusa puis exigea de ses commandants leur parole d’obéir à ses ordres. A 17 h, l’opération « Lila » – nom de code pour la capture de la flotte française stationnée à Toulon – était lancée par Hitler puis annulée devant l’attitude défavorable aux alliés des amiraux de Toulon. Hitler ordonna alors que la flotte française fût respectée. Six-Fours, Sanary, Ollioules, La Seyne, Saint-Mandrier font partie du camp retranché de Toulon, lequel ne sera pas occupé moyennant l’engagement d’honneur de le défendre contre une attaque anglo-saxonne (Jean-Marie GUILLON. 1994. Voir aussi : Sanary, 2005, p.357 et sq.).
4. DES CORTEGES, PATRIOTIQUES CEUX-LA, LES 14 JUILLET ET 11 NOVEMBRE SUIVANTS, EN PARTICULIER DANS LES REGIONS DE TOULON ET DE DRAGUIGNAN, SONT ENCORE PLUS SIGNIFICATIFS DU CHANGEMENT ACCOMPLI (AU SEIN DE LA RESISTANCE). Manifestations patriotiques organisées à l’appel de Londres par la Résistance à Toulon (1 500 personnes place de la Liberté), Saint-Mandrier, Les Arcs, Saint-Raphaël, La Garde, Carqueiranne, Ollioules. On se remémore l’émouvante manifestation organisée par Marc Baron et Roger Remay à Saint-Mandrier. Plus de deux cents personnes, arborant des cocardes tricolores confectionnées avec les moyens du bord, se massent devant la mairie vers dix-huit heures trente. Tous entonnent une vibrante Marseillaise venue du « fond des tripes ». Puis, la foule, de plus en plus compacte, se dirige vers le monument aux morts tout proche aux cris de « Vive la République, vive la France ». Sous l’impulsion d’Yvonne et de Marc Baron, de MM. Remay, Beaudouard, Champanay, Ossemond, 200 personnes arborant chacune une cocarde tricolore, ont déposé une gerbe au Monument aux Morts. Elles chantèrent la Marseillaise sous le nez des Occupants et crièrent « Vive la République » et « Vive la France ». C’est pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes que la place des Droits de l’Homme fut baptisée Place des Résistants en 1951.
5. DÈS LES PREMIÈRES HEURES DE LA JOURNÉE À PERPIGNAN, LES FORCES DE L’ORDRE PRENNENT POSITION AUTOUR DE LA PLACE ARAGÔ – (Jean Larrieu, 1994)” Dès les premières heures de la journée à Perpignan, les forces de l’ordre prennent position autour de la place Aragô. Les mouvements de Résistance décident alors de faire défiler la foule rue Alsace-Lorraine et rue Mailly. Le défilé dure plusieurs heures mais la Police ne peut intervenir.
“A Thuir, des tracts sont distribués par les communistes et une gerbe est déposée au Monument aux Morts avec l’inscription : « Hommage à nos morts. Vive la France ! A bas Hitler ».
“Trois hommes sont refoulés à La Guingueta d’Hix dont un S.T.O. réfractaire qui était passé par Llivia et était allé demander des papiers à la police espagnole pour aller au consulat américain de Barcelone et s’engager chez les Alliés.
“A Argelès, la gendarmerie contrôle une voiture où se trouvent Pucheu, ancien ministre et M. Chassaigne. La gendarmerie n’a rien osé faire.
“Sur l’ordre du général de Lattre de Tassigny, une puissante station de radio est installée par le Groupe de Transmissions n° 8 de la XVIe Région Militaire, à La Presta au-dessus de Prats de Mollô.
“Dans la nuit 90 officiers partent de Prades, sous la conduite de Francis Mateu et de Jacques Pujol. Après un arrêt à Prats Balaguer chez Madame Margail, dont le fils Albert faisait le renseignement sur le cheminement des patrouilles de surveillances de la frontière, ils passent dans la neige par le Coll des Nou Fonts, à 2625 mètres d’altitude, puis descendent vers Nüria. Le passage a été réussi grâce à Francis Mateu, qui dans la tempête de neige a fait la trace à la colonne pour passer. C’était un ingénieur de l’Institut électrotechnique de Grenoble, qui avait sauté sur un mouilleur de mines « Le Pluton » en rade de Casablanca, en octobre 1939. Blessé, il était revenu à Prades et travaillait avec son père. Ami d’enfance de Jacques Pujol, très bon montagnard, il fut tout de suite d’accord pour agir avec lui.
“Le même jour René Hardy, de Résistance-Fer, branche de Combat, est venu à Prades voir Jacques Pujol, dans l’intention de passer, puis a renoncé. Il lui remet des documents. Jacques Pujol, les envoie au commissaire Puybaraud à Perpignan, qui se charge de les expédier à Londres.
6. L’OCCUPATION, ITALIENNE JUSQU’AU 9 SEPTEMBRE 1943, PUIS ALLEMANDE, TRANSFORME LES CONDITIONS DU COMBAT DE LA RESISTANCE. Elle provoque un choc chez tous et, chez certains des fidèles du régime (policiers, militaires, membres du clergé ou hauts fonctionnaires), une rupture d’allégeance, favorisée par la défection du général Giraud qui a quitté la France pour l’Algérie au Lavandou dans la nuit du 6 au 7 novembre grâce au réseau Alliance. Les effets de la présence tangible de l’occupant sont amplifiés par l’écho des combats en Afrique du Nord et à Stalingrad et, surtout, par la menace que le STO fait désormais peser. Même si elle est moins lourde que celle de la Wehrmacht, l’occupation italienne n’en est pas moins ressentie comme intolérable. Les carabiniers opèrent de nombreuses arrestations et l’OVRA – la police politique – apporte son concours à la « Gestapo » de Marseille dans la vaste opération de démantèlement des MUR entreprise entre mars et mai 1943 (affaire « Flora » diligentée par Dunker Delage). L’État-major logé à Saint-Jean dans la propriété Casanova a laissé de mauvais souvenirs car de nombreux émigrés italiens furent poursuivis par les chemises noires qui firent interner dans les camps de Modane et d’Embrun des centaines de Seynois et de Varois.

7. création de l’Union générale des israélites de France (UGIF), imposée par le gouvernement de Vichy : A Marseille, le siège de la commission centrale des organisations juives d’assistance (CCOJA) est établi au 30, rue de la République. Ces organisations tentent de pallier, autant que possible, les effets de la politique antisémite de l’État français et des deux lois (« statuts des Juifs ») du 3 octobre 1940 et du 2 juin 1941 qui excluent les Juifs de la communauté nationale. La CCOAJ regroupe, en particulier, le comité d’assistance aux réfugiés (CAR), l’organisation reconstruction travail (ORT), la HICEM et le JOINT, deux importantes organisations d’émigration et de secours, les éclaireurs israélites de France (EIF), l’œuvre de secours aux enfants (OSE). Cette dernière gère, en partenariat avec l’Unitarian service Comittee, organisation protestante américaine, un dispensaire médical polyvalent, 25, rue d’Italie. En novembre 1941, la création de l’Union générale des israélites de France (UGIF), imposée par le gouvernement de Vichy et dans laquelle devaient se fondre toutes les associations juives non cultuelles, met fin à l’existence de la CCOJA.

8. Wehrmacht, SS et SIPO-SD (« Gestapo ») qui quadrillent la ville depuis le 11 novembre 1942 se méfient de la cité phocéenne où ont eu lieu, le 14 juillet 1942, d’importantes manifestations de la Résistance. Les quartiers nord du Vieux-Port les inquiètent particulièrement : considérés comme très dangereux, on les suspecte de cacher des déserteurs et « des terroristes internationaux ». De plus, les Nazis souhaitent, dans le cadre de la « solution finale », augmenter rapidement le nombre de déportations.

1943 – 11 novembre :
1. LES MAQUISARDS DE L’AIN DÉFILENT DANS OYONNAX pour célébrer la victoire de 1918.
2 . PAR CENTAINES, LE 11 NOVEMBRE 43. Réuni le soir même, le syndicat des FCM tire donc les leçons et prend les mêmes dispositions pour le lendemain 11 novembre à 11 heures 30. Ailleurs, en dehors du syndicat aussi. Inutile de s’étendre : l’arrêt de travail est un succès aussi important que celui de la veille et le rassemblement se déroule selon la même ordonnance. A la sortie, on ne peut parler de manifestation, mais à pied, à vélo, roulant au ralenti, plus ou moins espacés les uns des autres, les ouvriers vont déjeuner. Manifestation ? Non. Ça avance lentement, certains plus vite. On sent l’hésitation et la crainte de se trouver face à la police. On est même surpris du contraire : la police n’est pas là. Il est vrai que les tracts “L’Echo Seynois” n’avaient pas un grand tirage, ils passaient de main en main. La parole faisait le reste. A quelque temps de là, la direction syndicale se réunit à nouveau : 1°) Le 10 Novembre était une action revendicative “matérielle”. Le 11 était une action revendicative “patriotique”. Dans les deux cas, les ouvriers ont, en masse, répondu. 2°) Ni le 10 ni le 11, la répression redoutée ne s’est pas manifestée. Ce fut un soulagement pour les militants. Ce fut aussi accueilli par les non-grévistes (ouvriers, employés, etc.) comme une grande surprise. Même s’il existait un fossé entre les ouvriers et employés (ces derniers composés en majorité de jeunes filles et de femmes), il y avait malgré tout une certaine unité sous-jacente : la faim et l’occupation ; rares étaient ceux et celles qui auraient dû porter un jugement hostile au mouvement. Il y avait certes le doute sur la portée de nos actions. Ce doute dut en prendre un coup quelques jours après : le repas du midi à la cantine s’améliora, le “plat unique” devint plus consistant, avec plus de pommes de terre, des morceaux de viande, et même pour ceux qui avaient la chance d’y tomber dessus, des petits morceaux de lard. Des opérations de sabotage furent perçues aux F.C.M. pour l’anniversaire du 11 Novembre 1918, dont la célébration était interdite : une grève éclata, un cortège se forma place Noël Verlaque, pour se rendre à la mairie. Le maire vichyste Galissard dut recevoir une délégation qui réclamait du pain et des abris contre les bombardements. Des actions ultérieures permirent d’obtenir pour les ouvriers des améliorations de salaires et de ravitaillement.

1944 – 11 novembre : – PROBLÈME DE L’ALLEMAGNE D’APRÈS-GUERRE : La France est admise comme quatrième membre permanent de la commission consultative européenne créée à Moscou en 1943 pour régler le problème de l’Allemagne d’après-guerre.

1946 – 11 novembre :
1. LES RÉSULTATS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES (21,9% D’ABSTENTIONS) FONT A NOUVEAU DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS LE PREMIER PARTI DE FRANCE AVEC 28,2% DES SUFFRAGES EXPRIMES ET 166 SIEGES). Le MRP en obtient 26,3% (158 sièges). En Algérie, où les citoyens français locaux ont voté pour le premier collège, les électeurs du collège de non-citoyens (les musulmans qui n’ont pas la nationalité française) ont élu cinq membres du Mouvement du triomphe des libertés démocratiques de Messali Hadj.
2. VOL DU TRITON – Premier vol d’un avion à réaction français, le SO 6000 Triton.

1948 – 11 novembre :
1. TENSION ENTRE LA FRANCE ET LA GRANDE-BRETAGNE – Le président de la République, Vincent Auriol, et le président de l’Assemblée nationale, Edouard Herriot, adressent un avertissement aux Anglo-Américains à propos de leur décision, prise le 10, de remettre les industries de la Ruhr aux industriels allemands.
2. SANARY – La croix de guerre avec étoile de bronze est attribuée à Sanary. République Française – Guerre 1939-1945 – CITATION – Décision n° 81 – Le Secrétaire d’Etat aux forces armées « Guerre » Max Lejeune cite à l’ordre du Régiment : Sanary (Var) « Mutilée par l’occupant, a su conserver intacts son esprit d’indépendance, sa fierté et sa foi en la victoire, payant héroïquement son lourd tribut de sang et de destructions, dans la longue lutte pour la Défense de la Patrie. » « Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Bronze. » Fait à Paris le 11 novembre 1948. Signé : Max Lejeune. Pour ampliation : l’administrateur de 1ère classe Baulet, chef du bureau « Décorations ».
3. LA SEYNE – La Croix de guerre avec étoile de vermeil est attribuée à La Seyne. La citation à l’ordre du corps d’armée n° 78 du 11 Novembre 1948 de La Seyne est ainsi libellé : République Française – Guerre 1939-1945 – CITATION – Décision n° 81  » Sa population ouvrière a entravé en permanence, par des sabotages et des grèves la production au détriment des forces allemandes et italiennes. Ses organisations de résistance ont fourni de précieux renseignements aux états-majors alliés… « .

1962 – 11 novembre : COMMÉMORATION DE L’ARMISTICE DE 1918 – A Saint-Mandrier, remise de la croix de chevalier de la Légion d’honneur à Adolphe Cadière, ancien combattant de la Grande Guerre. Jet d’une gerbe à la mer, quai Sud, par le premier prud’homme des pêcheurs. Cérémonie au cimetière national.

1965 – 11 novembre : RHODÉSIE DU SUD – Ian Smith, Premier ministre de la Rhodésie du Sud (le futur Zimbabwé), proclame l’indépendance de la colonie, indépendance aussitôt déclarée nulle par la Grande-Bretagne.

1972 – 11 novembre : VIET NAM – la grande base américaine de Long Binh est remise aux autorités sud-vietnamiennes, ce qui met fin à l’intervention militaire directe des États-Unis dans la Guerre du Viet Nam.

1975 – 11 novembre : ACCIDENT DU SOUS-MARIN MARSOUIN (type Narval) Atlantique Voie d’eau à 200 m Retour en surface mouvementé.

1987 – 11 novembre : UNION SOVIÉTIQUE – Limogeage de Boris Eltsine, chef du Parti communiste pour la ville de Moscou, qui avait critiqué la lenteur des réformes en URSS.

1992 – 11 novembre : ABBAYE DE BOSCODON – l’Abbé Michel de Sautereau, le 3° et dernier de la « dynastie », offrit en 1703 une nouvelle cloche « Marie Sauveterre » à son abbaye. Cette cloche fut plus tard sauvée des convoitises des armées révolutionnaires par le curédes Crottes qui la subtilisa discrètement, pour l’installer dans le clocher de l’église St. Laurent. Elle fut solennellement restituée à l’abbaye par la commune le 11 novembre 1992 (Roger Cézanne, 2017).

2020 – 11 novembre :

1. Compte tenu de la situation exceptionnelle liée à l’état d’urgence sanitaire et aux mesures de confinement, Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, indique que les cérémonies du 11 novembre 2020 se dérouleront selon les modalités suivantes. […] Dans l’ensemble des départements ainsi que dans les territoires d’Outre-mer, les préfets et hauts commissaires organiseront une cérémonie au monument aux morts de la commune chef-lieu dans un format restreint et en respectant strictement les mesures de distanciation. Cette cérémonie ne sera pas ouverte au public. Dans les communes, les maires pourront organiser, en format très restreint et en respectant strictement les mesures de distanciation, un dépôt de gerbe au monument aux morts. Cette cérémonie ne sera pas ouverte au public. […].

2. à la UNE de VAR-MATIN ;

a) Vaccination contre la COVID-19 – Les Varois très partagés : 70% d’entre eux ne veulent pas se faire vacciner. Un spécialiste fait le point entre le vrai, le faux et l’irrationnel.

b) Dans les lycées, comment le protocole se met en place.

c) Hôpitaux varois – Immersion à Fréjus, entre résilience et efficience.

d) TPM – Investissements maintenus malgré la sinistrose.

e) Votre attestation de déplacement, p. 11.

2021 – 11 novembre :

à la UNE de VAR-MATIN ;

  1. Troisième dose, à qui le tour ? Les plus de 65 ans et les personnes vulnérables d’abord/
  2. Métropole – le petit-fils d’un poilu publie ses lettres.
  3. La Seyne – Cimetière du Camp-Laurent : l’épilogue.
  4. 300 militaires en opération Dragoon.
  5. Interview : le garde des sceaux veut moderniser la justice.

2023 – 11 novembre :

1- France INFO – Le 624e jour de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, vendredi 10 novembre, a été marqué par l’attaque de deux drones maritimes ukrainiens sur des navires russes, la déclaration de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, au sujet de l’incapacité des Ukrainiens de gagner le conflit, mais aussi l’aide militaire renforcée à l’Ukraine.

2. TF1 Info : Guerre Israël-Hamas –

Le président égyptien et l’émir du Qatar se sont rencontrés hier pour évoquer un cessez-le-feu à Gaza.

Le gouvernement du Hamas à Gaza affirme que 13 Palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessés vendredi dans une frappe israélienne sur le complexe de l’hôpital al-Shifa, le plus grand du territoire, alors que l’OMS confirme le bombardement.

Le président Macron « exhorte Israël à cesser » les bombardements tuant des civils à Gaza.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE / EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 117e livraison :

Témoignage de M. Philippe OURDAN, né à Sanary en 1907 (Cahier du patrimoine ouest varois n°10. Article d’après Blanchet Felipe, sd, p. 23-38. : I1 a été enregistré chez lui, impasse de la Prud’homie le 29 Octobre 1985 à 14 heures. Globalement, il s’agit d’un témoignage sur l’état de la pêche à Sanary entre 1920 et 1950.)

« Quand j’ai débuté, il y avait quarante-deux patrons pêcheurs, ce qui faisait entre quatre-vingts e quatre-vingt-quatre personnes qui vivaient de la pêche. Il y avait quelques mousses, qui avaient jusqu’à 14 ans. D’ailleurs, le mousse était obligatoire dès que le bateau comptait trois hommes. Il n’y avait pas de moteurs et les bateaux marchaient à l’aviron. C’était plus pénible qu’aujourd’hui. Les filets étaient en coton, et il fallait les faire sécher, les laver, les teindre et les repriser. Aujourd’hui, les pêcheurs, l’aiguille leur brûle les mains ! Je crois que c’est plus facile à présent. Le nylon ne craint plus rien : pas besoin de le faire sécher, ni de le teindre, alors qu’autrefois, tous les cinq jours, il fallait mettre les filets au sec, et les teindre tous les quinze jours. La pêche principale était celle de la sardine. Ce n’est pas la faute du pêcheur, mais celle des clients si les sardines ne sont pas très recherchées de nos jours, car on leur applique le raisonnement qui veut que ce qui n’est pas cher n’est pas bon. Alors, on leur parle de langoustes, de rougets qu’ils mangent volontiers parce qu’ils sont plus chers. A cette époque, on prenait aussi l’auruou,  leu severèu, la saura, tous poissons de deuxième qualité, bons mais qui ne font pas la vente. C’était les femmes qui s’occupaient de la vente devant l’hôtel de ville. J’avais onze ans à l’époque et on nous payait à la part l’argent gagné tout au long de la semaine qui se trouvait dans la pignate. »

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 317e livraison :

1212, 14 juin-13 octobre : Tholonée de Marseille. Partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de celle ville entre», Roncelin et ses nièces Mabile, femme de Giraud Adémar, et Barrale, femme de Hugues de Baux. Sur les trois lots établis, le sort attribua : 1° à Roncelin, les châteaux de Saint-Marcel, Roquefort, Julhans, Mazaugues, le tiers d’Aubagne ; 2° à Barrale, les châteaux du Castellet, de la Cadière, de Ceyreste et de Seillons, le tiers d’Aubagne ; 3° à Mabile, les châteaux de Gardanne, Roquevaire et Gémenos, le tiers d’Aubagne. Parmi les témoins : Raynaud de Trets (acte des vicomtes de Marseille n° 354, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 110. -— C. Bibl. de Carpentras, ms. n° 709, n° 12. a. Guérard, n° 930. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire…, n° 156, au 17 mai 1212).

1212 : Contrairement à ce qui s’est passé à Arles et Avignon, il n’existe pas à Marseille de charte communale proprement dite concédée par le seigneur. La commune est l’œuvre d’une association , la Confrérie du Saint-Esprit, fondée en 1212, à laquelle tous les citoyens pouvaient avoir accès et dont le budget était alimenté par des cotisations régulières. A sa tête étaient des recteurs ou consuls, d’où le nom de ville de consulat que l’on donna à ce type de structure urbaine. Son action s’étendait à la protection de tous les intérêts de la communauté marseillaise dans les domaines politique et économique. Le premier souci de l’association fut de se substituer aux derniers représentants de la famille des vicomtes, seigneurs de la ville basse de Marseille, en leur rachetant leurs biens et droit seigneuriaux qui représentaient encore une grande valeur. La liquidation se fit en plusieurs temps et conduisit la confrérie bien au-delà des limites de la ville puisqu’elle se trouva à la tête de possessions situées à Fos, Hyères et Brégançon. Des conflits se firent jour avec l’évêque de Marseille, seigneur de la ville haute, et avec l’abbaye de Saint-Victor, au sujet des limites des deux villes : Marseille fut excommuniée puis tout rentra dans l’ordre en 1220.

1212 – 22 juillet : Marseille –  Saint-Victor reçoit la totalité du patrimoine de l’abbé Roncelin.

1212 – 27 octobre : Marseille – Emprunt pour trois ans de 150 livres de royaux coronats à Anselme par Roncelin, vicomte de Marseille, et donation en garantie de tout le domaine que possédait à Aubagne [son neveu] Giraud Adémar, qui le lui avait déjà engagé pour la même somme. (acte des vicomtes de Marseille n° 357, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, chartes originales, n° 513. a. Guérard, n° 1117 (édit, partielle).

1212, 5 novembre : Saint-Victor de Marseille – Donation par Roncelin, vicomte de Marseille et moine, à l’abbaye de Saint-Victor, du château et de la seigneurie de Saint-Marcel près Marseille et toutes leurs dépendances, qui lui étaient obvenus par le partage du 14 juin dernier. (acte des vicomtes de Marseille n° 359, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, chartes originales, n° 491. li. Ibidem, Petil Cartulaire, fol. 80. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. Il, p. 47. b. Guérard, n° 905. Ind. : Méry et Guindon, op. cit., t. I, p. 225).

1212 – 9 novembre : Concession par le même Roncelin, vicomte de Marseille et moine, et Giraud Adémar, vicomte de Marseille, à la commune, du droit de marque et de représailles, de celui de se faire indemniser par ceux qui auraient commis offense, injure, dommage ou rapine à l’égard des Marseillais, et d’opérer même l’expulsion des délinquants. (acte des vicomtes de Marseille n° 359, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 19.  a. Méry et Guindon, op. cit., t. I, p. 227.

1212 – 11 novembre : Saint-Victor de Marseille – Confirmation de la donation du 5 novembre par Roncelin, en présence de l’abbé de Saint-Pons de Nice et du prieur de la Celle. (acte des vicomtes de Marseille n° 361, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 81. a. Guérard, n° 905).

LA SEYNE-SUR-MER. 37e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 –

Le Lazaret de Saint-Mandrier (suite)

Durant le Consulat et l’Empire, les conservateurs de la Santé publique de Toulon, La Seyne, Saint-Mandrier et autres lieux, ports et lazarets, portaient, sur leur poitrine, une médaille d’argent suspendue à un ruban tricolore ; cette médaille comportait les mentions suivantes : sur une face : «République française»; sur l’autre face : «Santé publique»; en exergue : «AN VIII» (Archives du Port, Toulon).

Puis, ce furent les guerres coloniales et du second empire qui amenèrent leur lot de contaminés, de malades et de blessés. Le 25 mai 1830, une flotte, composée de 103 vaisseaux de guerre, 347 transports affrétés, 150 tartanes et 60 bateaux divers, quittait Toulon (Bellue – L’Indicateur Toulonnais pour 1839 et 1840.).  La conquête de l’Algérie commençait et allait faire de Toulon le premier port de guerre français (Georges Blond, 1967, op. cit.). En retour, les services sanitaires allaient avoir du travail jusqu’à (y compris) la non-application des règlements. Les 23, 25 et 31 juillet, les vaisseaux Duquesne, Scipion, Marengo et la frégate Astrolabe, portant quarante-sept millions de francs constituant le trésor de l’ex-Dey d’Alger sous le contrôle de M. Lechenet, payeur adjoint de M. Firino, payeur général de l’armée d’Afrique, mouillèrent dans la baie du lazaret pour observer la quarantaine obligatoire. Mais le Préfet Maritime, désireux de mettre ces bâtiments à l’abri d’un éventuel coup de main, ordonna de les transférer en petite rade, passant outre ainsi aux règlements sanitaires, pour cas de force majeure, en partie déjà appliquée. Intermède insolite : Il y avait des objets étonnants dans l’enceinte du lazaret si l’on se réfère au prêt fait en 1793 par un certain Andrac, citoyen de Sanary, à l’artillerie de côte de deux canons du calibre de 6 livres avec les boulets correspondants, se trouvant au lazaret de Toulon et lui appartenant – sic ! – (Archives de Sanary H2).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :.

Un touriste breton dont la voiture est immatriculée 22 (Côte d’Armor) est en vacances à Marseille. Il descend le Boulevard d’Athènes pour se rendre sur le Vieux Port. Il est 14 heures et comme d’habitude, c’est le grand embouteillage. Devant la voiture du breton se trouve celle d’un Papé marseillais qui change de file en permanence, un coup à droite, puis à gauche, puis il revient à droite et ainsi de suite.

Ulcéré, le breton s’énerve et parvient enfin à le dépasser. Arrivé à la hauteur du Papé, il se penche vers sa fenêtre de droite et hurle : « Alors le vieux, vous arrêtez de changer de file sans arrêt ! On roule à droite un point c’est tout ! »

Le brave Papé, qui a sa fenêtre ouverte, regarde le breton d’un air complètement étonné et lui répond : « Oh fada ! Ici on est à MARSEILLE ! On roule ni à droite ni à gauche ! »

Le conducteur breton n’en croit pas ses oreilles et enchaîne : « Ah bon ! Et vous roulez où à MARSEILLE ? »

Le Papi lui rétorque alors : « Eh, comme d’habitude couillon, on roule à l’ombre ! »

Il est 7 heures. Ce sera tout pour aujourd’hui. Pensées affectueuses pur Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

A demain pour fêter Christian.

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