
Illustration : souvenir d’Egypte 2023. Ultime refuge après trois heures de marche avant l’étape finale : les 750 marches permettant d’atteindre le sommet du Sinaï.
LES FETES.
Le 10 novembre, nous fêtons les LÉON.
Saint LÉON (LÉON 1er le Grand), qui serait né en Toscane, fut archidiacre de Rome sous le pontificat de Célestin 1er puis sous celui de Sixte III avant d’être pape de 440 à 461 et docteur de l’Eglise. Il était en Gaule, à la demande de la cour impériale de Ravenne, pour arbitrer un conflit entre Aetius et le préfet du prétoire Albinus, lorsqu’il apprit sa désignation à la tête de l’église par le peuple romain. Aujourd’hui, plus de 10 500 personnes possèdent LÉON comme patronyme tandis que 31 000 l’ont comme prénom.
Comme l’indique le calendrier républicain, les travaux des champs pressent puisque l’on a choisi de dédier ce 20e jour de brumaire à la HERSE.
DICTON : « À la Saint-Léon, mets tes artichauts en monts. »
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Louis-Ferdinand Céline – « Londres », édition établie et présentée par Régis Testamanzi, NRF-Gallimard, 2022, 560 p.(offert par Isabelle à l’occasion de mon anniversaire).
PENSEE : Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde est peut-être un tableau de musée (Edmond et Jules de Goncourt, « Idées et sensations »).
ÉPHÉMÉRIDES
–316 – 10 novembre : LES DONATISTES MONTENT AU CRÉNEAU ET EN APPELLENT A L’EMPEREUR CONSTANTIN – L’empereur Constantin ayant expressément réservé aux seuls catholiques le bénéfice des subventions et exemptions accordées au clergé, les donatistes prirent l’initiative, le fait mérite d’être souligné, de saisir l’empereur de leur différend avec Cécilien (15 avril 313). Leurs prétentions furent reconnues sans fondement par les instances successives devant lesquelles leur affaire fut évoquée : un synode romain tenu au palais du Latran sous la présidence du pape (2 octobre 313), un concile d’évêques gaulois (Arles, 1er août 314), le tribunal de l’empereur lui-même siégeant à Milan (10 novembre 316), éclairé par des enquêtes très poussées conduites entre-temps par ses représentants en Afrique (nous en possédons les procès-verbaux si révélateurs de l’atmosphère de terreur policière caractéristique du régime).
–1202 – 10 novembre : QUAND LA QUATRIEME CROISADE DÉBAT DE LA PRISE DE CONSTANTINOPLE – Des messagers furent envoyés en Allemagne à l’héritier de Constantinople et au roi Philippe d’Allemagne. À la suite de cette conversation d’Alexis avec les messagers, l’armée quitta Venise en octobre 1202. La flotte, qui était impressionnante, se contenta de faire des démonstrations de force le long de la côte dalmate avant de débarquer à Zara le 10 novembre. Pendant ce temps, Pierre de Capoue, qui avait été un des premiers prédicateurs de la croisade avec Foulque de Neuilly, se disputa avec les chefs croisés. En effet, lorsqu’on l’informa qu’il était libre de suivre l’armée, mais comme simple pèlerin plutôt que comme légat du pape, il se rendit tout indigné à Rome pour dénoncer les intentions des croisés au pontife. « Innocent III s’empressa alors d’envoyer une lettre à l’armée qui campait devant Zara, leur interdisant d’attaquer une ville qui appartenait au roi de Hongrie (l’une des raisons étant que ce roi s’était lui-même croisé). » Plusieurs barons qui étaient dans le camp s’opposèrent alors ouvertement à une attaque sur Zara. Toutefois, lorsque la décision fut prise de désobéir au pape et de prendre la ville, ceux-ci ne s’interposèrent pas et s’éloignèrent simplement de l’armée afin de ne pas prendre part à cette attaque déplorable. « Après deux semaines de siège et d’assauts, la ville capitula le 24 novembre 1202; les habitants furent épargnés et le butin fut divisé tel que convenu entre Francs et Vénitiens. » (“La quatrième croisade (1198-1204) – Université de Sherbrooke”) Puisque l’hiver s’était déjà installé, les croisés décidèrent de séjourner à Zara jusqu’au printemps. Quant à Boniface, il revint dans l’armée à la mi-décembre.
–1295 – 10 novembre : MARSEILLE – colla de Aycardeson (acte notarié), première mention des Aycardenques – quartier rural (1872) au quartier de Séon aux Pradeaux.
–1320 – 10 novembre : MARSEILLE –
–Las Galadas (charte aux archives de la Major). Les Eygalades – hameau (1872). Les Aygalades, aujourd’hui. Première mention : Aqua Lata, 17 juin 1223 (cartulaire de Saint-Victor), n° 946. On voit d’après les indications anciennes que le mot, quelquefois écrit Eygaladesl, doit être écrit Aygalades, le seul qui réponde à son étymologie.
– Plombayretœ (acte notarié). Plombières, ruisseau qui prend sa source dans les collines de Sainte-Marthe et arrose les quartiers de la Palud, de Saint-Barthélemy, de Bon-Secours et se jette dans la mer à la plage d’Arène (1872). Première mention : Colonia in Plumbarias, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce I, p. 302).
–1326 – 10 novembre : MARSEILLE – Colla den Aycart Sarayna (acte notarié). Colle Sarrasine – lieu-dit, du quartier du Camas (1872). Première mention : La Colla den Sarrayna, 8 octobre 1309 (charte aux archives municipales).
–1334 – 10 novembre : MARSEILLE – Molendinum dan Galloat, (charte aux archives de la Major). Moulin de L’hôpital, moulin à eau, dans le cours de l’Huveaune entre Saint-Loup et la Moutte. Première mention le 5 juin 1286 : Molendinum Galberti, (acte notarié).
–1346 – 10 novembre : LA JUSTICE ROYALE RECONNAIT A TOULON L’ANTIQUE DROIT DE SAISIR LES NAVIRES CHARGÉS DE BLÉ DANS LA MER DE SON DISTRICT POUR L’USAGE ET LA NÉCESSITÉ DES HABITANTS – La flûte conduite par Jean Antelli, patron marin de Narbonne, chargée de blé acheté en Sardaigne, vint passer le 10 novembre 1346 dans les eaux du district de Toulon lorsqu’elle fut violemment accostée par « les nobles et autres hommes du Conseil de Toulon » et emmenée dans le port de cette ville. Antelli porta plainte devant la justice royale… (qui)… se garda de condamner les conseillers municipaux … un très ancien privilège qui autorisait les citoyens de la communauté de Toulon à saisir les navires chargés de blé dans la mer du district de Toulon pour l’usage et la nécessité des habitants. Le blé fut donc débarqué et vendu (Brémond 1938, p. 53).
–1407 – 10 novembre : GUERRE DE 100 ANS – Naissance et mort de Philippe de France, fils de Charles VI et d’Isabeau de Bavière.
–1407 – du 10 novembre au 31 janvier, puis du 15 février au 10 avril : UN DES PLUS RUDES HIVERS DU MOYEN AGE – L’hiver 1407-1408 fut en Angleterre, en Allemagne et en France, un des plus rudes du Moyen Age, et il occasionna la destruction d’un nombre considérable d’arbres fruitiers et de vignes. Il se prolongea du 10 novembre au 31 janvier et du 15 février au 10 avril. On lit dans les Registres du Parlement : « La St Martin dernière passée, il y eu une telle froidure que nul ne pouvait besogner. Le greffier même, bien qu’il eût près de lui du feu en une pellette pour empêcher l’encre de son cornet de geler, voyait l’encre se geler en sa plume de trois mots en trois mots, et tant que enregistrer ne pouvait. » Par ailleurs Félibien écrit : « tous les annalistes de ce temps-là ont pris soin de remarquer que cet hiver fut le plus cruel qui eut été depuis plus de 500 ans. Il fut si long qu’il dura depuis la St Martin jusqu’à la fin de janvier et si âpre que les racines des vignes et des arbres fruitiers gelèrent. Toutes les rivières étaient gelées et les voitures passaient sur celle de Seine à Paris. On y souffrait une grande nécessité de bois et de pain, tous les moulins de la rivière étant arrêtés et l’on serait mort de faim dans la ville sans quelques farines qui y furent apportées des pays voisins. » A Paris, durant 66 jours les gelées atteignirent une intensité exceptionnelle « Le dimanche après l’Epiphanie les gens allèrent ribber et chouller en traversant la Seine d’un côté à l’autre » (herage / histoire_climat1). L’hiver de 1408 fut particulièrement rigoureux. La Seine gela si profondément qu’au moment de la débâcle, les blocs de glace étaient assez gros pour détruire les ponts ; aucun d’eux ne resta intact (Sanson, les anomalies des saisons, dans Bull. Annuel des comités météo. départementaux, n° 2, 1949, cité par E. Rougetet, A.S.S.N.A.T.V., 6, 1954, p. 114)
–1433 – 10 novembre : NAISSANCE DE CHARLES LE TÉMÉRAIRE.
–1448 – 10 novembre : Marseille – Baume-Laugière ou Poux de Vallier (acte aux archives de l’Évêché). Baume-Laugière – quartier rural des Camoins (1872).
–1450 – 10 novembre : MARSEILLE – Aigues bonnes, 10 novembre 1450 (registre aux archives des Trinitaires). Eaux-Bonnes, ruisseau et quartier rural du quartier de Saint-Jérôme en 1872. Première mention : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).
–1548 – 10 novembre : MARSEILLE – Terre et bastide de Bernard Carassan (registre aux archives de l’Evêché). La Caransane – bastide, quartier des Camoins. Première mention le 4 novembre 1541 : La Caransanne (registre aux archives de l’Evêché).
–1553 – 10 novembre : MARSEILLE – La Caransane, 1553 (registre aux archives de l’Evêché). La Caransane – bastide, quartier des Camoins. Première mention le 4 novembre 1541 : La Caransanne (registre aux archives de l’Evêché).
–10 novembre 1595 : SAUVEGARDE DES SIX-FOURNAIS PAR PLUSIEURS GOUVERNEURS DE PROVENCE – Les habitants de Six-Fours ont toujours été très sujets du Roi et pour tels, reconnus par divers gouverneurs de Provence, j’en rapporterai ici quelques preuves par des pièces originelles. La première est une lettre écrite aux consuls dudit lieu, par Monseigneur le Comte de Suze, gouverneur pour sa majesté en Provence. Ainsi qu’il est justifié par une délibération du conseil de la communauté, du 14 décembre 1578, qui expliquant la teneur de ladite lettre, dit que ledit Seigneur Comte de Suze, leur recommande de bien et fidèlement garder le lieu, aux fins qu’il ne fut surpris par les ennemis qui ont pris les armes contre le Roi, eut égard qu’ils sont proche de ce lieu. Lequel Seigneur Comte leur écrit que, confiant à la fidélité et union qui sera parmi les sujets, manants et habitants de ce lieu, il ne leur a pas mander aucune garnison, pour les soulager des grandes dépenses. Sur quoi, par ladite délibération, fut dit que les centeniers commanderont tous ceux de leur escadre, qui passeront en garde dans le lieu, jour et nuit. Et les escadres de la ville et des Playes passeront tous à une nuit, et que serait permis au jour, de congédier la moitié ou autre partie de l’escadre telle qu’on connaîtra être nécessaire selon les nouvelles qu’on aura.
Par une lettre de Monsieur de Champigny, commandant pour le Roi en Provence, du dernier décembre 1586, écrite aux consuls de Six-Fours, lui donna avis, qu’il s’était saisi d’aucuns criminels de lèse-majesté et que, entre autres, ils ont déclaré une intelligence qu’ils avaient sur S-F, et qu’ils se promettaient de l’exécuter, qu’ils en étaient à la veille, leur recommandant de prendre garde et de se saisir de ceux qu’ils douteront être de la menée, de lui en donner incontinent avis. Que s’il y a dans le lieu aucuns de Marseille et de la Cieutat, de les saisir incessamment, que les laissant échapper, ils en répondront.
Sur l’avis de cette lettre, sans doute les consuls et habitants de Six-Fours firent leur diligence et firent voir, en ce rencontre (à cet encontre), comme à tous autre, la fidélité qu’ils avaient au service du roi comme ses bons sujets. Ce qui est démontré par les lettres de sauve garde qui furent concédées par Monseigneur de Lesdiguières, capitaine de cent hommes d’armes, des ordonnances du Roi, conseiller en son conseil d’état, commandant généralement pour sa majesté, en l’armée de Provence, sous l’autorité de la Cour du Parlement de ce pays. Etant de la teneur suivante : NOUS avons pris et mis, prenons et mettons, en la protection et sauve garde du Roi et la nôtre, les manants et habitants du lieu de Six-Fours, ensemble, leurs familles, serviteurs, négociateurs, rentiers, grangiers, maisons, grangeages, biens meubles, immeubles, fruits, grains, revenus, bétail gros et menus et toutes autres choses à eux appartenant, vivant sous l’obéissance du roi, sans rien attenter contre son service. Défendant très expressément à tous gens de guerre et autres qui reconnaissent notre autorité, ne leur faire aucun tort ni déplaisir en leurs personnes, ni à rien qui leur appartienne, moins (rien) emporter, saccager ou prendre en leurs maisons et grangeages, aucun bétail, grains, foin, paille, ni autre chose leur appartenant et ne loger audit lieu sans notre exprès consentement, sur peine de la vie. Donné à Ollioulles, le premier jour de juillet 1592, signée par ledit Seigneur, scellée de son sceau, et plus bas par mondit Seigneur, l’abbé signe.
Sur la requête donnée par les consuls et habitants de Six-Fours à Monseigneur le Duc d’Espernon, pair et colonel de France, gouverneur et lieutenant général pour le Roi en Provence, serait (aurait) été remontré que la communauté du lieu de la Cieutat faisaient journellement prendre et saisir des barques dudit S-F, allant et trafiquant, pour avoir payement de certaines dépenses faites à l’entretenement (l’entretien) de la compagnie du Capitaine Cadet de Brunet, logée puis quelques années à leur lieu, ensemble, pour être payés de certaine somme d’argent qui leur avait été cédée par Monsieur Guesnay, à prendre sur Six-Fours. Et requit, ledit Seigneur Duc d’Espernon, attendu que la dépense était contre le service du Roi, que la communauté de la Cieutat ne pourrait prendre ni arrêter aucunes barques, marchandises, engins de pêche, allant et venant dudit Six-Fours, ainsi que toute commission, lettres de contrainte qu’ils pourront avoir pour cet effet, être par sa grandeur annulées et que s’ils veulent rien demander, de se pourvoir par-devant lui ou par-devant les justiciers de Manosque. Sur laquelle requête, signée Martinenq, député, ledit Seigneur aurait fait décret, par lui signé, portant : sont faites les défenses, à peine de rébellion et de concussion, au consuls de la Cieutat, poursuivre et exécuter les suppliants pour le paiement des contributions et sommes cédées à Guesnay, déclarées en la requête, du paiement desquels les avons déchargés conformément aux édit et déclarations faites par le Roi sur ce fait à (Ries) le 22 mars mille cinq cent quatre quatorze, signé par ledit Seigneur d’Espernon.
Ayant été représenté, par les consuls de Six-Fours, par la requête donné à la Cour du Parlement, ayant le gouvernement en main, que pour donner ordre, tant aux affaires de l’état, que à ceux de la communauté, qu’il leur était nécessaire de députer quelques particuliers du lieu à la ville d’Aix, Tollon et autres lieux. Mais parce qu’ils doivent être emprisonnés pour les contributions, auraient demandé que leur fut octroyé lettres de sauve garde, avec inhibitions et défenses à tel cas, requises. Ce qui leur fut octroyé, comme apert tant du décret de ladite Cour, que des lettres sur icellui, leurs portant que la Cour a pris et mis sous la protection du Roi et de ladite Cour, les consuls de la communauté, manants et habitants de S-F et les particuliers qui seront députés par ladite communauté. Leur permet d’aller et revenir à Aix, Tollon et autres lieux de Provence, pour y traiter et négocier les affaires de ladite communauté, avec inhibitions et défenses à toutes personnes de les troubler, inquiéter, offenser ou molester leurs personnes, chevaux et équipages, tant en allant, séjournant, que retournant, ni iceulx emprisonner ou faire emprisonner, tant pour contributions que dettes dues par la communauté ou autrement. En façon qu’il en soit ainsi, leur donner toute aide, faveur, main forte et assistance que besoin sera et requis, seront à peine de 1000 écus, dépants, dommages, intérêts et autres arbitres et en cas d’emprisonnement d’aucuns desdits consuls et députés, contre et au préjudice de la présente sauvegarde, est mandé aux officiers et consuls des lieux, de les faire relaxer, et mettre en liberté, à tous sujets de sa majesté de prêter l’aide et main forte, à peine de rébellion et de désobéissance. Données, lesdites lettres, à Aix, le 10 novembre 1595, signé Estienne (Jean Denans, 1713).
–1622 – 10 novembre : AUBAGNE – Antiquaille – propriété, quartier de Garlaban, mention aux archives de l’Evêché.
–1636 – 10 novembre : Joseph de Bernet est reçu premier Président du Parlement de Provence. Deux arrêts importants quant à la procédure du Parlement furent rendus sous sa présidence : a) l’arrêt du 21 novembre 1639 qui permettait aux veuves pauvres de porter leurs causes au Parlement en première instance, mais interdisant ce privilège de juridiction aux veuves riches ; b) l’arrêt du 5 décembre 1639 qui déclarait que les Évêques, en cette qualité, pouvaient porter leurs causes au Parlement en première instance en actions personnelles.
–1638 – 10 novembre : SICIE, POSTES POUR LES VIGIES DE BORD DE MER – On construit un poste pour vigies à Fabrégas. Mention la même année d’un autre poste appelé Gardelon du Passage (voir Les Sablettes). « (…) faire quatre loges appelées Gardelon pour y faire la garde aux avenues de la mer, de dix pans de long, sur huit de large et neuf pans de haut (environ 2,5 x 2 x 2, 25 m), chacune crépie et aplanie avec du mortier avec leurs portes : la première au lieu-dit le Passage, la deuxième à Fabrégas, la troisième à la Gardiole et la quatrième à Camégie » (Henri Ribot, Cahier du patrimoine ouest varois n°12 d’après Degiovani A.1992).
–1641 – 10 novembre : À l’Hôtel-de-Ville de Marseille, Antoine Ruffi présente aux autorités municipales conduites par le premier consul Gaston de Villages, son Histoire de Marseille. Les premiers exemplaires seront vendus dès le début de 1642. Rappelons en passant que Gaston de Villages aura décidé de la construction de l’actuel Hôtel-de-Ville.
–1746 – 10 novembre : DEVANT LA MENACE AUSTRO-SARDE, RÉAMÉNAGEMENT DES REMPARTS D’OLLIOULES ET BOUCHAGES DES PORTES EXCEPTÉE UNE SEULE – Attendu que les circonstance… exigent que l’on prenne certaines précautions, on travaillera incessamment à la réparation des brèches des remparts, toutes les portes, exceptée celle qui vient de la bourgade en droiture de l’église, seront bâties. Les dites murailles seront visitées et s’il s’y trouve des ouvertures trop basses on les fera fermer. Ceci… en prévision d’une attaque des ennemis… comme il paraît par une lettre circulaire écrite à cette Communauté en date du 9 courant, il est même à craindre qu’ils n’aient passé le Var. Les sages précautions que les Communautés de Toulon, Solliès, Cuers, Lavalette, et autres ont prises doivent engager celle-ci à les imiter en tâchant de trouver une somme assez importante pour fournir à tous les besoins de la Communauté, attendu que la bourse du Trésorier se trouve vise… Les Consuls ont pouvoir pour acheter 300 charges de blé qui seront transportées dans l’enceinte pour être livrés, non pas en détail, mais vendues en gros aux boulangers. Etienne Lemère et Pierre Vitalis sont délégués à Aix afin de demander à l’intendant d’autoriser la délibération d’Ollioules pour faire face aux besoins et 10 000 livres pour l’achat du blé. … Au cas où on aurait trouvé cet argent, il sera déposé dans le trésor de l’église paroissiale.
–1748 – 10 novembre : ACCABLEMENT ET MISERE DES OLLIOULAIS – 10 novembre 1748 – Vu l’ordre de l’Intendant de créer une imposition suffisante pour payer les arrérages dus en quatre années, le Conseil d’Ollioules délibère de lui présenter l’accablement et la misère des habitants et possédants biens en ce lieu, qui peuvent à peine payer l’imposition courante… et d’arrêter les poursuites en faisant accorder du temps à la Communauté pour le paiement. Le 15 décembre, la Communauté d’Ollioules a recours à l’emprunt et des lettres de contrainte pour payer les 55822 livres pour arrérages des impositions des deniers du Roy et du pays qu’elle doit (Castellan E., 1937, p. 180-181).
–1753 – 10 novembre : DISPARITION DE BERNARD-FRANÇOIS MAHÉ DE LA BOURDONNAIS, navigateur et gouverneur de l’île de France et de l’île Bourbon.
–1763 – 10 novembre : DISPARITION DE JEAN-FRANÇOIS DUPLEIX, gouverneur général des comptoirs français en Inde.
–1784 – 10 novembre :
1. CALONNE NOMMÉ CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DES FINANCES. Le roi, ayant essayé en vain des ministres patriotes, de Turgot et de Necker, il crut la reine et la cour, il essaya des ministres courtisans. On ne pouvait trouver un ministre plus agréable que M. de Calonne, un guide plus rassurant pour s’enfoncer gaîment dans la ruine. Aussitôt, le nouveau ministre accorde la construction d’un mur d’octroi à Paris, le «mur des fermiers généraux » (achevé en 1791)
2. ENSEIGNEMENT : Après le 10 novembre, création de l’Ecole royale des mines.
–1789 – 10 novembre : EN DIRECT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE – MARDI 10 NOVEMBRE – Mirabeau prononce un second discours sur les avantages que représenterait une division de la France en départements. Il est en effet impératif de trouver une solution rapide pour simplifier le problème des élections (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).
–1791 – 10 novembre : GARDE NATIONALE DU BEAUSSET – Le 10 novembre, Jean Baptiste Eynaud se démet de ses fonctions de capitaine de la 8ème compagnie de la garde nationale du Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1792 – 10 novembre : ARMÉE DES ALPES – Kellermann est nommé le 10 novembre 1792 au commandement de l’armée des Alpes par le Conseil exécutif provisoire.
–1793 – 10 novembre : LA COMMUNE DU BEAUSSET RECRUTE TROIS NOUVEAUX FONCTIONNAIRES – Joseph Antoine Martin devient officiellement secrétaire-greffier. On lui attribue un adjoint, Jacques Palis. Leurs appointements respectifs seront de 1.000 livres et de 800 livres par année. On peut juger de la progression depuis 1787 : deux postes au lieu d’un, 1.800 livres par an au lieu de 53 livres 4 sols !… Cela traduit bien l’évolution de la fonction, et le surcroît de travail qui existe désormais, mais aussi le développement du système administratif. Le troisième fonctionnaire municipal nommé est Antoine Cabre, sergent de ville. Son prédécesseur, Jean Deprad, est réfugié à Toulon…
–1799 – 10 novembre : DEUXIEME JOUR DU COUP D’ÉTAT DES 18 ET 19 BRUMAIRE. Bonaparte fait voter la suppression du Directoire et fait nommer trois consuls provisoires : Bonaparte, Sieyès et Ducos.
–1816 – 10 novembre : JOURNAL DE STENDHAL EN ITALIE – 10 novembre 1816. – Ma foi, mon admiration ne tombe point. J’appelle la Scala le premier théâtre du monde, parce que c’est celui qui fait avoir le plus de plaisir par la musique.
Il n’y a pas une lampe dans la salle ; elle n’est éclairée que par la lumière qui vient des décorations. Impossible même d’imaginer rien de plus grand, de plus magnifique, de plus imposant, de plus neuf que tout ce qui est architecture. Il y a eu ce soir onze changements de décorations. Me voilà condamné à un dégoût éternel pour nos théâtres, et c’est le véritable inconvénient d’un voyage en Italie.
Je paie un sequin par soirée pour une loge aux troisièmes, que je me suis obligé à garder tout le temps de mon séjour. Malgré le manque absolu de lumière, je distingue fort bien les gens qui entrent au parterre. On se salue à travers le théâtre, d’une loge à l’autre. Je suis présenté dans sept ou huit loges. Je trouve des manières pleines de naturel et une gaieté douce.
Le degré de ravissement où notre âme est portée, est l’unique thermomètre de la beauté en musique ; tandis que, du plus grand sang- froid du monde, je dis, d’un tableau du Guide : « Cela est de la première beauté ! » (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 – Journal)
–1844 – 10 novembre : VENDANGES – Les vendanges commencent sur la côte vers le 1er septembre (…) ; elles sont terminées partout au 10 novembre (Préfecture du Var [Noyon N.] – Statistique du Département du Var, 1844).
–1845 – 10 novembre et 2 décembre : LEGS D’UN SANARYEN
1. A L’ÉGLISE DE SOLLIES-PONT – Le 16 juin 1845, le sieur Moulinard, propriétaire à Saint-Nazaire, avait par testament olographe du 10 novembre 1845, légué à la paroisse de Solliès-Pont presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la création et à l’entretien d’une école de Frères des écoles chrétiennes dans cette localité. M. Moulinard mourut le 6 décembre suivant. La commune, appuyée par l’autorité préfectorale, prétendit tout d’abord avoir la libre disposition du legs] « Car ce n’était point à la fabrique, mais à la commune que le legs devait être attribué parce qu’à la commune seule appartient l’établissement et la direction des écoles publiques. ». Mais le ministre de l’Intérieur ayant admis que la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont était seule propriétaire des immeubles et objets mobiliers que lui avait légués M. Moulinard, pour la fondation d’une école dirigée par des Frères, la Fabrique demandant en conséquence à la commune les terrains de l’ancien cimetière, à côté de la chapelle Saint-Victor, et c’est là que fut construit le bâtiment où se trouvent encore les Frères maristes (Bourrilly L., 1895).
2. A LA FABRIQUE DE SANARY – Par testament en date du 10 novembre 1845, Pierre Joseph MOULINARD fait aussi un legs important à la Fabrique Saint-Nazaire. Les biens légués comprenaient ce qui suit : une maison sur le port, et ses dépendances, destinée à être utilisée comme presbytère, une propriété rurale appelée « Le Rosaire ». Il léguait tous les meubles que cette maison renfermait ainsi que : bibliothèque, livres, manuscrits, coffres-forts. Quelques conditions de peu d’importance conditionnaient l’acceptation de ce leg. L’argenterie que l’on vendra servira à payer les frais (Rotger B., 1984).
–1850 – 10 novembre : Inauguration à l’angle de La Canebière et de la rue Beauvau du Café Turc. Dont les premiers propriétaires sont Élie Fabre et Marius Vabre. Sa fréquentation était quasiment obligatoire à tous ceux voulant faire le voyage d’Orient ou affirmant l’avoir fait. On trouvait au milieu de sa grande salle une fontaine surmontée d’une horloge donnant l’heure en France, en Turquie, en Chine et en Arabie. Il fermera le 5 mars 1918.
–1867 – 10 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary Dimanche 10 novembre – Saint-Juste – Toujours un temps superbe – Aujourd’hui , réunion (…) du Conseil municipal qui demande que notre chemin de grande communication n°11, qui se dit chemin du littoral de Toulon à La Ciotat, soit déclaré route départementale. Les autres communes (…) La Seyne, Ollioules, Six-Fours et Bandol, doivent prendre la même décision.
–1869 – 10 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mercredi 10 novembre – Saint Léon, pape. Nous voilà revenus au Mistral alors que ce matin il y avait calme. On voyait pourtant l’air brumeux et la mer forte, ce qui indiquait ce que nous voyons aujourd’hui. Le thermomètre était ce matin à 7h à 9° centigrades. Il nous est arrivé ce matin le liquide pour éclairer nos réverbères c’est une essence dite de pétrole ; sur la facture il y a eu je crois 220 litres, probablement d’après nos calculs il y en aurait pour une année pour l’alimentation des 7 ou 8 fanaux.
–1885 – 10 novembre : DÉCRET CONCERNANT LA PÊCHE AVEC DES BATEAUX DE PLAISANCE – Le décret du 10 novembre 1885, modifiant celui de 1873, les bateaux de plaisance ne pourront plus exercer la pêche qu’au moyen de deux hameçons au plus. C’est une révolte au sein des plaisanciers de Saint-Nazaire du Var qui sont en majorité des retraités de la marine ou de la terre, des capitaines au long cours ou de cabotage ayant leurs « invalides ». Les plaisanciers se plaignent. On peut envisager par ‘Suite de cette mesure le disparition des bateaux de plaisance de 1 à 2 tonneaux. Se joignant à eux, les ouvriers charpentiers, forgerons, voiliers, peintres, calfats, cordiers, estiment leur perte à la somme de 25.000 francs. La distraction de la pêche est la principale pour les étrangers qui viennent passer la saison des bains et l’hiver dans notre localité. La privation de ce passe-temps leur fera déserter notre rivage. En résumé, tout le monde est catastrophé. Bien sûr qu’il y a eu des abus, comme le reconnaissaient les plaisanciers, mais ces abus ont été commis par des yachts à voile ou à vapeur de 5 à 40 tonneaux, montés par des inscrits maritimes et non armés en pêche. On se rappela que lorsque Colbert remplaça la prime des gens de mer par l’inscription maritime « les classes », il dut donner aux gens de mer recrutés gratuitement, le droit exclusif de pêche sur nos côtes, c’était là un acte de haute justice puisque l’armée de terre permanente était recrutée à prix d’argent. Le Conseil émit le vœu suivant: « la pêche de plaisance doit être réglementée de manière à respecter les droits et les intérêts des pêcheurs de profession, mais les préfets maritimes après avis des prud’hommes intéressés doivent fixer les engins permis aux pêcheurs plaisanciers » (Rotger B., 1984, p. 449-450).
–1889 – novembre :
1. LA FRANCE SE DÉCIDE POUR UN PROGRAMME CADRE DES CONSTRUCTIONS NAVALES – En novembre 1889, Edouard Barbey, Ministre de la Marine du 10 novembre 1889 au 27 février 1892 dans les gouvernements Pierre Tirard et Charles de Freycinet, fauteuil qu’il avait quitté le 30 mai 1887, se rendit compte qu’on ne pouvait plus balancer et que, si l’on voulait avoir un jour une Marine digne de ce nom, il fallait établir un programme cadre ; il chargea alors le Conseil Supérieur de la Marine, institué par un décret du 19 octobre 1883, d’étudier et de proposer un nouveau programme naval. En attendant celui-ci, il fallut se résoudre à mettre sur cale des cuirassés pour rajeunir la flotte de ligne. Se fondant sur les dernières réalisations anglaises, le Conseil Supérieur prescrivit un bâtiment de quatorze mille tonnes armé de quatre pièces principales disposées en losange, marchant à 17 nœuds et dotés d’une forte protection. Barbey, après lecture du schéma-type, prédit la tempête au Parlement si l’on s’entêtait à vouloir dépasser le déplacement de douze mille tonnes. Le Conseil ayant persisté dans son idée, le Ministre ordonna néanmoins le 4 janvier 1890, l’étude de cinq navires de quatorze mille tonnes
2. À PARIS, OBSÈQUES DU FILS DE MARIUS MICHEL – La ville de Sanary offrit deux couronnes pour les obsèques qui se déroulèrent avec pompe. L’ancien maire Marius MICHEL, après avoir perdu sa fille en 1872, venait de perdre son fils Alfred, décédé le 10 novembre 1889 à PARIS. Il laissait une veuve, née Marie Jeanne Comtesse de BRIEY de LANDRES, et deux enfants Marie Henri Thierry et Marie Louis Hubert. Il avait décidé de les faire inhumer tous deux à Saint-Nazaire. La ville offrit deux couronnes pour les obsèques qui se déroulèrent avec pompe. Saint-Nazaire entendait ainsi montrer sa reconnaissance pour les bienfaits qu’elle avait reçu de Marius MICHEL. Elle y ajouta aussi le don du terrain du cimetière, sur lequel se trouvait le dépositoire précédemment construit, et que Monsieur MICHEL s’engagea à reconstruire à ses frais. Il sera reconstruit à gauche en entrant, et le logement du fossoyeur en partie à droite et au-dessus de la porte. Ce tombeau est celui que nous voyons aujourd’hui dans un enclos au fond de ce qui est aujourd’hui l’ancien cimetière. L’architecte en fut Paul PAGE, né à Genève (Suisse), le 1er octobre 1863, architecte à Toulon, expert près les tribunaux. Le sculpteur en fut Possi (Ortolan, 1889 ; Rotger B., 1984, p. 455).
–1891 – 10 novembre : MORT DU POÈTE ARTHUR RIMBAUD à l’Hôpital de la Conception, à 11 heures du matin, du fait d’une carcinose généralisée. Il avait 37 ans. Je garderai à jamais dans ma tête et dans mon cœur cette admirable poésie qu’est « Le dormeur du val » (Œuvres poétiques, Garnier-Flammarion, 1964, 184 p.) dont les images pourraient accompagner chacune des expositions commémorant les morts des guerres passées et aussi, malheureusement, présentes.
–1905 – du 1er au 10 novembre : Buffalo Bill, un cow-boy à Marseille. Le 30 octobre 1905, le Wild West Show était de retour à Marseille et s’installait sur un terrain propriété des chemin de fer du PLM situé à l’angle du boulevard Rabateau et du Grand chemin de Toulon, lieu désormais connu sous le nom de Pré de Buffalo Bill à La Capelette. Les spectacles s’arrêtèrent le 10 novembre et la majorité de la troupe hiverna à Marseille jusqu’au 4 mars, date de reprise des spectacles. Le cirque quitta Marseille le 6 mars 1906 (Jean Contrucci).
–1907 – 10 novembre : L’EMPEREUR GUILLAUME II EN VISITE A LONDRES – L’Empereur d’Allemagne, Guillaume II, arrive à Londres pour une visite officielle en Grande-Bretagne (Le Figaro du 10 novembre 1907).
–1910 – 10 novembre : RAPPORT CONCERNANT LE SOUS-MARIN FRANÇAIS « SAPHIR » – Appréciation générale du commandant, LV Hubert, du Saphir (Q 44, type Emeraude) “Les moteurs à pétrole qui assurent la propulsion en surface sont parmi les premiers construits en France et sont, par suite, susceptibles d’avaries plus fréquentes que les moteurs à vapeur des submersibles type Pluviôse. De plus, ces moteurs, très brutaux, sont cause de l’avarie de l’induit tribord”.
–1914 – 10 novembre : LE MIROIR N°53 DU DIMANCHE 23 NOVEMBRE 1914 : « LA GUERRE – MARDI 10 NOVEMBRE.
1. LE BROUILLARD REND DIFFICILES LES OPÉRATIONS, SURTOUT DE L’ARTILLERIE. Néanmoins, nous enregistrons des avances dans le Nord et nous repoussons les Allemands sur la crête des Vosges.
2. “LES RUSSES ONT BATTU LES DIVISIONS OTTOMANES QUI ÉTAIENT PARTIES D’ERZEROUM POUR COUVRIR LA VILLE ; ils sont entrés par Soldau sur le territoire de la Prusse orientale, à l’ouest de la Mazourie, cette place commandant une des voies ferrées qui mènent de la Pologne vers la Baltique.
3. “LE GRAND ÉTAT-MAJOR ALLEMAND RETIRE DES TROUPES DE BELGIQUE pour les envoyer à la frontière orientale contre les soldats du tsar.
4. “LE CROISEUR ALLEMAND « BRESLAU » A BOMBARDÉ LE PORT RUSSE DE POTI SUR LA MER NOIRE, mais il a été accueilli lui-même par une canonnade en règle et s’est alors retiré.
5. “LA PROMENADE DU LORD-MAIRE A EU A LONDRES UN ÉCLAT INACCOUTUMÉ. Des détachements de toutes les armes britanniques et des contingents coloniaux y figuraient. Au banquet du Guildhall, des discours à l’honneur des alliés ont été prononcés par lord Kitchener, ministre de la Guerre, et par M. Paul Cambon, ambassadeur de France.
–1916 – 9 novembre : LES DERNIERS DÉPOUILLEMENTS CONCERNANT L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS, INDIQUENT QUE M. WILSON AURAIT LA VICTOIRE ASSURÉE. Il apparaît maintenant que les républicains n’ont pas encore obtenu la majorité sur les démocrates à la Chambre des représentants comme au Sénat, où le parti de M. Wilson garderait une majorité de 7 et 2 respectivement (Le Figaro du 9 novembre 1916).
–1917 – 10 novembre : EN RUSSIE, LE POUVOIR EST AUX MAINS DES BOLCHEVIKS – Le IIe congrès des soviets, qui vient de se réunir, annonce au peuple que le pouvoir est maintenant aux mains des Bolcheviks (Le Figaro du 10 novembre 1917).
–1919 – 10 novembre : CAMPAGNE ÉLECTORALE EN FRANCE – Les citoyens qui réfléchissent aux conditions et à l’importance de la lutte n’hésiteront pas à écarter tous les candidats à gauche et à droite du Bloc national pour se rallier à celui-ci. La cohésion, par conséquent le succès, sont à ce prix et à ce prix seulement (Le Figaro du 10 novembre 1919). Le 30 novembre, le Bloc national l’emportera avec 419 sièges à la chambre des députés contre 195 à la gauche.
–1926 – 10 novembre : INTERNATIONAL PEOPLE – Bruxelles : mariage du prince Léopold et de la princesse Astrid de Suède (Le Figaro du 10 novembre 1926).
–1927 – 10 novembre :
1. LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – Le porte-avions Béarn exécute l’essai de consommation à 10 nds. Pour une puissance de 4 600 ch (3 385 kW), la consommation est voisine de 3 500 kg/h soit 2,18 kg/m2 de surface de chauffe. La distance franchissable serait alors de 6 000 M. Il fait le même jour des essais de barre, un essai à allure lente et un essai de freins de lignes d’arbres (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
2. marseille, Inauguration du silo à grains de la Compagnie des Docks. Sa contenance est de 22.000 tonnes. Il a été reconverti en 2011, dans le cadre de l’opération Euroméditerranée, en salle de spectacle d’une capacité de 2.050 personnes.
–1928 – 10 novembre : JAPON – Accession de Hiro-Hito au trône impérial (Le Figaro du 10 novembre 1928).
–1938 – 10 novembre : L’ITALIE MET EN PLACE UNE LÉGISLATION ANTISEMITE (Le Figaro du 10 novembre 1938).
–1939 – 10 novembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 10 novembre, l’escadrille de bombardement / torpillage HB2 du « Commandant Teste » rallie St. Mandrier où elle continue ses entraînements (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1940 – 10 novembre :
1. ARRESTATION DE PIERRE FRAYSSE A LA SEYNE – « Dès le soir du discours de Pétain annonçant l’armistice j’ai rendu visite à des amis sûrs et nous avons décidé de ne pas accepter la capitulation. Ainsi fut créé à La Seyne le groupe C (Charbonnerie), qui recrutait ceux qui refusaient la défaite et acceptaient de saboter la collaboration qui s’annonçait ». C’est l’époque de la réorganisation clandestine du Parti Communiste. Avec Esprit Armando, Philippe Giovannini, qui sera maire de La Seyne de 1969 à 1978, et responsable du trio de ville, Pierre Fraysse participe à la confection de matériel de propagande pour les chantiers. Il est arrêté, avec d’autres communistes, le 10 novembre 1940. Après de nombreux lieux d’internement, il parvient à s’évader en 1943 et rejoint la Résistance. Esprit Armando, également interné en octobre 1940, sera déporté à Dachau où il mourra en mars 1945.
2. PARU DANS PARIS-SOIR DU DIMANCHE 10 NOVEMBRE : « AUCUNE CEREMONIE NI MANIFESTATION LE 11 NOVEMBRE – Les administrations publiques et les entreprises privées travailleront normalement le lundi 11 novembre à Paris et dans le département de la Seine. Les cérémonies commémoratives n’auront pas lieu. Aucune démonstration publique ne sera admise. »
3. VICHY, 10 NOVEMBRE. — LA RADIO FRANÇAISE ANNONCE : “Ayant échoué devant Dakar, dans les conditions que l’on sait, l’ex-général de Gaulle et l’ex-colonel de Larminat viennent de commettre un nouvel attentat contre la souveraineté française. Appuyés par des forces navales anglaises légères qui depuis plusieurs jours, croisaient au large du Gabon, ils ont opéré un débarquement avec leurs troupes à proximité de Libreville, chef-lieu de la colonie, qu’ils avaient précédemment bombardée par avions. De durs combats se déroulent maintenant dans cette partie de l’Afrique équatoriale, qui avait pu jusqu’ici résister à toutes les pressions des dissidents. » (Le Matin, lundi 11 novembre)
–1941 – 10 novembre : DÉCOUVERTE DE TRACTS COMMUNISTES DANS LES DIFFÉRENTES VESPASIENNES DE LA SEYNE. Ces tracts sont des papillons rectangulaires de 6 cm sur 9 cm. Ils sont manuscrits au crayon et calqués au papier carbone. Les investigations entreprises pour identifier les auteurs de ce genre de propagande ne donnent aucun résultat. Le 17 novembre 1941, pour donner suite à ces investigations, le commissaire de police de La Seyne propose au préfet l’internement, dans un centre de séjour surveillé, de « trois anciens communistes non repentis de la ville ».
–1942 – 10 novembre :
1. CÉLÉBRATION DE LA VICTOIRE D’EL ALAMEIN “Ce 10 novembre 1942, Churchill lève les bras, formant ainsi le V de Victoire, et tous les participants à ce déjeuner organisé par le lord-maire de Londres se dressent, ovationnent le Premier ministre durant plusieurs minutes. Le silence ne s’établit que lorsque Churchill baisse les bras, met fin à cette communion, à cette célébration de la victoire d’El-Alamein remportée sur Rommel par les généraux britanniques Montgomery et Alexander, et saluant aussi le succès du débarquement américain en Afrique du Nord. Même si les combats stupides et fratricides entre Américains et Français continuent encore. « Je n’ai jamais promis autre chose que du sang, des larmes, du labeur et de la sueur, commence Churchill. Mais voici que nous avons maintenant une expérience nouvelle. Nous avons la victoire – une victoire remarquable et définitive. Son brillant éclat illumine les casques de nos soldats, et il réchauffe et réjouit tous nos cœurs. » On l’acclame. « Les Allemands ont subi le même déluge de feu et d’acier qu’ils ont si souvent infligé aux autres », poursuit-il. D’un mouvement rapide du bras, il interrompt les applaudissements qui déferlent de nouveau. « Mais ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. En revanche, oui, c’est peut-être la fin du commencement. » On l’applaudit.” (Cité par Max Gallo, 2011).
2. BATAILLES DE CASABLANCA, ORAN ET ALGER – Le 10 novembre 1942, à 10 h 11, Darlan demande à Pétain de l’autoriser à suspendre le feu en Afrique (Varillon P.)
A 14 h 50 : De Vichy, Pétain donne l’ordre à Darlan de se défendre contre agresseur.
Fin de journée : Cessez-le-feu en Afrique du Nord (Casablanca, Oran, Alger).
3. PERTE DU SOUS-MARIN MÉDUSE (type 630 t.) Cdt LV Roy, EV Dischamps, Salmon et Hautière, 38 marins ; Opération Torch ; deux groupes de trois chasseurs venant d’un porte-avions l’endommagent gravement le 8/11. 10/11 : devenu presque ingouvernable avec une faible pression d’air et le peu d’électricité disponible, le navire se dirige en surface vers Mazagan (aujourd’hui El Jadida). 11/11 : Pour éviter de couler au-dessus de grands fonds et risquer la vie de ses hommes, le commandant décide de saborder son bâtiment en l’échouant volontairement contre les falaises du cap Blanc (aujourd’hui Jorf Lasfar, Maroc) a 17 km de Mazagan ; le dernier homme sorti, toutes les ouvertures sont libérées pour couler le bâtiment. Les blessés, restés à bord sans soins depuis l’attaque du 8 novembre, sont évacués vers l’hôpital de Mazagan.
4. AVIONS ALLEMANDS A TUNIS (Auphan P, Mordal J., 1958).
5. FRANCE – La batterie de Six-Fours tire contre un avion inconnu (Vulliez Albert).
–1943 – 10 novembre :
1. TOULON – LA GRÈVE DU 10 NOVEMBRE EST PRÉCÉDÉE D’UNE MANIFESTATION. La plupart du personnel déjeunait à la cantine où la direction allemande donnait le “plat unique”. Ainsi se nommait une louchée de soupe plus ou moins épaisse et un quignon de pain noir. La faim était réelle. Aussi la première revendication décidée fut : l’amélioration de la soupe et davantage de pain. Cette revendication fit l’objet de discussions dans les ateliers, les équipes. “Le téléphone arabe” était la meilleure forme de propagande. Des tracts dénonçant la misère en France, les restaurants du “marché noir” pour les fortunés furent déposés çà et là et se retrouvaient chez le voisin d’établi, etc. Au vu des réactions enregistrées un peu partout et surtout à la cantine, le syndicat se réunit le 3 novembre à La Bourse. – L’opportunité d’un arrêt de travail le 10 novembre à 16 heures 30 est arrêtée (1/2 heures de grève). – En assurant le succès de cette action, la situation serait plus favorable pour la grève du lendemain 11 novembre, à 11 heures 30, aux F.C.M comme à l’Arsenal de TOULON. De ce succès dépendait l’avenir de la lutte ultérieure. A TOUT PRIX LE SUCCÈS : Le point sensible, c’est de commencer la grève. Qui tenait la clé du déclenchement ? Trois corporations essentielles : – Les riveteurs qui faisaient un bruit infernal avec les marteaux pneumatiques. S’ils s’arrêtent tout le chantier le sait. – Les grues et titans, dont l’immobilisation amènent l’arrêt forcé du travail de dizaines d’équipes sur les cales et les bords. – Aux électriciens, revenaient la tâche de couper la centrale en cas de défaillance. Dans la direction syndicale, chacun a sa responsabilité précise pour ces corporations mais aussi pour les ateliers et bords. Il m’est confié la responsabilité des titaniers. Nous formons une bonne équipe de copains. Je me souviens de Joseph GUISIANO, Paul OLAND. Des questions se posent au cours de cette semaine de préparation. Des objections : “et si nous avons une palanquée accrochée ?”, “comment obliger les ouvriers à décrocher ?”, “qui commencera ?”, “est-ce que tu suivras ?”. Même discussion chez les riveteurs : “comment savoir l’heure dans tout ce bruit ?”. Il fallait que partout il y ait un premier. Le cas échéant, forcer les hésitations. Couper l’air. Stopper la machine. Et partout la même question : QUI ? Je ne veux pas parler des “durs à cuire”, telle que cette équipe de charpentiers qu’on appelait les “mange fer”, avec qui les rapports étaient tendus. Enthousiastes avec les autres, mais au fond de soi l’anxiété grandissante au fur et à mesure qu’approchaient la date, puis l’heure, puis les minutes. Je n’ai pas vécu le maquis quand il préparait un coup, mais aux chantiers, ce fut la même chose, l’attente fébrile. Une autre inquiétude : “quelle sera la réaction des autorités françaises et allemandes ?”. Nos noms étaient déposés et nous n’étions pas des héros sans peur. C’était le premier choc. Peur, crainte, tout disparut à 16 heures 30. Il fallait y aller. Riveteurs, titaniers arrêtèrent presque en même temps. Déjà des premiers groupes arrivent de la chaudronnerie, la tuyauterie, le barrotage, de la mécanique, la tôlerie, la soudure. Il est à peine plus de 16 heures 30. Lentement, silencieusement, nous avançons vers la porte principale. Là on sentait que dans tous les ateliers, des militants inconnus, des communistes agissaient. Nous sommes des centaines face au gardien chef qu’il faut un peu houspiller pour qu’il ouvre les deux battants de la porte principale. Je ne me souviens plus de la suite. Manifestation, pas manifestation ? Peu importe. La grève a réussi et le défilé vers la porte n’est-il pas une manifestation ? Des centaines d’ouvriers se retrouvent, pour la première fois, côte à côte, dans la première grève depuis le désastre de 1940. “Ventre affamé n’a pas d’oreilles” ! Ce dicton se trouve contredit. Et contre qui ? Contre la direction allemande des F.C.M et ceux, des cadres français, qui gèrent la cantine contre la politique de collaboration. Sans doute, beaucoup n’allaient pas chercher si loin ! Mais pour les militants, à tous les échelons, c’est ce qui en ressortit. Et pour le nouveau syndicat, une grande satisfaction, un encouragement à poursuivre (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
2. LETTRE D’UN RESTAURATEUR AU MAIRE DE SANARY AU SUJET DE RÉQUISITIONS ALLEMANDES ;
[1) Archives de Sanary : « M.S. Villa Reine, Sanary-s/mer (Var). Les Roches Rouges, le 10/11/1943. Monsieur le Maire de la ville de Sanary. Monsieur le Maire, je vous remets inclus les feuilles que vous m’avez remis pour la signature, ainsi que le bon de réquisition daté du 12 novembre et non du 20 novembre. Les troupes allemande ont occupé : la grande salle du restaurant, la grande terrasse située devant cette salle, les waters (2), les urinoirs et une salle attenante au restaurant. De plus, j’ai dû enlever tout le matériel de Restaurant-Café (tables, chaises, vaisselle, argenterie, etc. etc.) et les remiser dans trois autres pièces qui ont été immobilisées ainsi que la cuisine et ses dépendances. De ces faits, je n’ai pu ouvrir mon Café Restaurant et indépendamment du loyer perdu j’ai eu un manque à gagner qui vous voudrez bien apprécier. Indépendamment des dégâts commis par les occupants (glaces brisées, clefs perdues, murs abîmés devant être repeints etc. etc.). Je suis à votre disposition pour tous les détails dont vous pourriez avoir besoin pour cette occupation (…).
3. LETTRE DU MAIRE DE SANARY EN REPONSE POUR LE MONTANT DU LOYER MENSUEL ESTIMÉ POUR LES LOCAUX OCCUPÉS PAR L’ARMEE ALLEMANDE –
[2) Archives de Sanary : « Mairie de Sanary. Le Maire de Sanary à Monsieur Seytres Marcel, agence Rougier, Sanary-sur-Mer. Transmis en retour avec prière de bien vouloir indiquer sur les imprimés « Cantonnements privés » et au paragraphe indiqué par une croix, le montant du loyer mensuel que vous estimez être dû pour les locaux réellement occupés. »
4. TÉMOIGNAGE DE BENJAMIN VALLOTTON : Pour l’anecdote, citons le témoignage suivant de Benjamin Vallotton publié en 1945 et qui concerne la réquisition de sa villa par les Allemands :
« alors se déroule la comédie : sur des feuilles en trois exemplaires destinés à la Kommandantur, à la Mairie, au propriétaire évincé, ce qui subsiste encore dans la maison réquisitionnée est noté (…) Un coup de tampon authentique ces listes. Peu après 5 femmes de ménage s’emparent de la villa pour la rendre digne de ses occupants. Une vingtaine de résédas s’y installent ensuite. Et le pillage commence ». (Archives de Sanary. 1) Lettre arrivée le 1/11/1943, portant le n° d’enregistrement 5546. .2) Réponse du Maire ; Vallotton B., 1945, p. 151-152)
–1946 – 10 novembre : ÉLECTIONS LÉGISLATIVES – Trois partis dominent : le P.C.F., le M.R.P. et la S.F.I.O., c’est l’époque du tripartisme (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1947 – 10 novembre : Début de la grève des tramways à Marseille. Ce sera en fait le déclencheur des grèves insurrectionnelles de 1947. En fait, les grévistes protestaient au début contre la hausse du tarif des tramways ordonnée par le nouveau Maire Carlini, mais quatre grévistes allaient être inculpés suite aux manifestations de cette journée. Le lendemain, pour les faire libérer, 4.000 manifestants allaient entrer dans le Palais de Justice, puis se rendre à l’Hôtel de Ville pour chercher à se saisir (voire selon certains défenestrer) du nouveau Maire gaulliste Michel Carlini, élu d’une voix contre le sortant communiste Jean Cristofol du fait du report des voix defferristes.
–1949 – 10 novembre : À 6 heures 30, exécution d’un condamné à mort aux Baumettes, la première à Marseille depuis 1934, celle d’Oreste Brillado. Réfugié en France suite à un internement abusif en Italie (il fut en effet interné à la demande de ses parents du fait de son homosexualité), devenu laveur de carreaux, mais aussi revendeur de drogue, l’italien Oreste Brillado, âgé de 26 ans, avait tué à coups de marteau lors d’un cambriolage le 11 juin précédent Thérèse Grumberg, âgée 26 ans, secrétaire du marchand de tissus Vincent, rue de Rome. Il n’arriva même pas à ouvrir le coffre-fort, et fut arrêté dès le lendemain. Il avait été condamné à mort par la Cour d’Assises des Bouches-du-Rhône le 24 juin 1949.
–1954 – 10 novembre : ÉLECTION DU CONSEIL DES PRUD’HOMMES PÊCHEURS – Les « pêcheurs mandréens doivent se présenter à la mairie de La Seyne, rue d’Alsace, dimanche 14 novembre, de dix heures à seize heures, munis de leur carte pour l’élection du Conseil des prud’hommes (onze postes de conseillers restent à pourvoir). Un deuxième tour se déroulera le 28 novembre ». Nota : les prud’homies de pêche se définissent comme étant des organismes paritaires et corporatifs, mis en place pour la défense des intérêts de leurs adhérents. Elles datent du XVe siècle et sévissent essentiellement en Méditerranée. A cette époque, les conflits entre les nombreux pêcheurs génois, catalans et provençaux employant des techniques de pêche différentes, étaient légions le long de nos côtes. Le roi René décida alors que les protagonistes régleraient leurs problèmes « à travers une juridiction : les prud’homies, qui régiraient les communautés de pêcheurs, par secteur ». Ces juridictions, qui découpaient nos régions en circonscriptions, ont traversé, sans encombre, les révolutions de notre histoire. Aujourd’hui, à l’heure de l’Europe, elles réglementent toujours les pratiques de pêche inhérentes à leur territoire et veillent sur le juste respect de leurs applications. Indépendantes de toutes autorités, elles assurent également la liaison vitale entre les pêcheurs et les comités professionnels syndicaux (Comité local des pêches du Var, par exemple). Avec la baisse plus que sensible des rôles, les conflits diminuent entre secteurs, bien évidemment (sur quatre cent huit embarcations recensées dans le Var en 1975, plus des trois quarts ont disparu). Notre département compte actuellement huit prud’homies : Toulon, Hyères, La Seyne / Saint-Mandrier, Le Brusc / Sanary, Bandol, Saint-Raphaël, Saint-Tropez, Le Lavandou. Les prud’hommes sont élus pour trois ans.
–1973 – 10 novembre : A LA SEYNE « ÉMILE MALSERT » REMPLACE « FRANÇOIS DURAND » – Le nom d’Emile Malsert est attribué à l’important groupe scolaire précédemment dénommé école François Durand et au square qui lui fait face (Marius Autran, tome 3, 1990).
–1981 – 10 novembre : LE METTEUR EN SCENE ABEL GANCE MEURT A PARIS où il était né. Il compte parmi les plus importants pionniers de l’histoire du cinéma avec Griffith et Eisenstein.
–2000 – 10 novembre : MORT DE JACQUES CHABAN-DELMAS, homme politique et ancien maire de Bordeaux.
–2014 – septembre-octobre : MARSEILLE – fouilles diagnostiques au château d’If (Françoise Paone avec la collaboration de Éric Bertomeu, Brigitte De Luca, Christophe Voyez, 2015).
Pour la première fois, à la demande volontaire du CMN, un sondage diagnostic a été prescrit par le SRA sur le château d’If en prévision de travaux de restauration. Cette intervention a été effectuée par l’Inrap1 en septembre et octobre 2014 (E. Bertomeu, A. Bolo, B. de Luca, J.-Cl. Matheron, S. Mathie, F. Moroldo, R. Pasquini, N. Scherrer, L. Vallières, C. Voyez). La complexité d’acheminement des engins mécaniques et matériaux nécessaires à cette opération a nécessité de faire appel à l’armée de l’Air pour l’hélitreuillage des petites pelles mécaniques. Les moyens employés ont permis aux archéologues de réaliser une trentaine de sondages répartis sur l’ensemble du plateau afin de reconnaître l’état et la nature des sols de circulation au contact des remparts, de repérer plusieurs bâtiments édifiés et remaniés au fil des occupations successives et de nos jours recouverts par la végétation.
Edifié par François 1er entre 1524 et 1531, la tour d’If fut ; progressivement dotée de trois tours aux angles nord et sud-est et, bien qu’en projet, la quatrième tour ne fut pas construite. Des incertitudes demeurent sur la datation de la première enceinte qui fera, entre le XVIIe et le XVIIIe s., l’objet de rehaussements successifs ; seule la face nord de l’île aurait pu être fortifiée dès l’origine. Les bâtiments annexés à la vie de la garnison, comme les casernements ou les citernes, sont construits lors de l’occupation du site par les troupes florentines entre 1591 et 1598.
Creusés entre les tours et à l’aplomb des murs du donjon, quatre fossés taillés dans le rocher ceinturaient initialement le château édifié sous François 1er ; seul est encore visible celui qui, à l’est, se trouve devant la porte.
Au cours du diagnostic, les fossés nord et ouest ont été repérés ; comblé au XVIIIe s., l’un deux a livré une importante quantité de céramiques provenant d’un dépotoir.
A l’est de l’île, la chapelle, édifiée en lisière de falaise sur une première enceinte, a été en partie dégagée. Les archéologues ont pu montrer que, bien qu’en grande partie amputée, cette chapelle conservait des traces de peinture murale aux tonalités noire, brune, rouge et jaune représentant un drapé ainsi qu’une niche-crédence en calcaire rose. Lors du rehaussement du rempart par l’ingénieur du roi Raymond de Bonnefons au début du XVIIe siècle, la façade de la chapelle est insérée dans la nouvelle enceinte et son chemin de ronde (fig. 123).
Réalisés dansle but de déterminer à quelle profondeur se situaient les différentes circulations au sein de la citadelle, les sondages ont montré que d’importants remblais avaient servi à rehausser les sols dans toute la partie sud-est du site, ennoyant la chapelle et une partie des chemins de ronde. En revanche, sur le front nord et ouest, le long de l’enceinte et des embrasures à canons restaurés par Vauban sont apparus les vestiges de dallages et leur supports maçonnés destinés à porter les pièces d’artillerie (fig. 124).
- Enfin, le repérage des bâtiments a livré des éléments très arasés : ne demeurent du moulin ou des casernements que quelques maçonneries et des sols de terres cuites ; le magasin à poudre n’a pas été retrouvé.
- Bien que les sols contemporains de l’édification du donjon de François 1er n’aient jamais été repérés lors de ces sondages, ces observations permettront d’orienter le programme de restitution et de restauration des sols conduit par l’ACMH ainsi que d’affiner la connaissance historique de ce lieu emblématique.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 116e livraison :
Lorsque l’antiquité parvient jusqu’à nous… La chapelle Sainte Trinide (suite).
En 1572, un nouvel édifice religieux apparaît dans le paysage sanaryen, il s’agit de la chapelle de Sainte-Ternide(dont le nom sera beaucoup plus tard réécrit Sainte Trinide) et de laquelle nous savons fort peu de choses, sinon qu’elle existait avant cette date et qu’elle est un bien communal d’Ollioules, comme l’indique la demande faite au Conseil de ville par un particulier d’en devenir l’ermite (). Par contre, tous les textes concernant l’utilisation religieuse sont du ressort de l’évêque de Toulon qui accorde sur demande des curés, d’Ollioules d’abord, de Saint-Nazaire ensuite, les dérogations concernant la célébration du culte ou des cérémonies sacramentelles telles que baptêmes, mariages et sépultures, comme il est de règle est ainsi pour toutes les chapelles du terroir comme le rappellera l’évêque en 1660 (Rotger B., 1984, p. 68). Le dépouillement des registres paroissiaux d’état civil de Saint-Nazaire (1600) et d’Ollioules (1650) effectué par B.Rotger a permis de retrouver la trace d’actes sacramentels célébrés dans la chapelle, tels le mariage de François Gay et de Clère Esclaponne en 1677, et les inhumations de Marguerite Rousse, femme de Gullhaume Icard en 1698, et de Catherine Imbert, gardienne de la chapelle, en 1737.
A l’intérieur de la chapelle, dont un foudre occupe une grande partie, on voit encore de nos jours une alcôve murale fermée par une jolie porte cintrée, à deux battants, contenant la statue de Sainte Ternide. L’autel, encore en place, est dominé par un grand tableau, malheureusement très abîmé, qui représente la Sainte Vierge ayant à sa droite Sainte Ternide tenant trois épis dans sa main, et à sa gauche, Marie Magdeleine, patronne de la Provence, identifiable à son flacon de parfum et à l’évangile qu’elle tient en ses mains.
La chapelle, restaurée en 1785, figurera au livre terrier de la commune de Saint-Nazaire pour l’année 1791, comme appartenant en propre aux habitants du quartier qui la déclareront comme bien de la confrérie lors de la vente des biens du clergé. Elle sera d’abord achetée par Jean Pivot qui la revendra à Antoine Soleillet le 1er Novembre 1798. Et ceci au détriment des habitants du quartier, véritables propriétaires depuis plus de deux siècles au moins.
En 1804, elle sera rendue au culte par son propriétaire et d’après le vœu des habitants du quartier qui, obligés de quitter leurs maisons de campagne pour aller assister aux offices des dimanches et fêtes à l’église paroissiale de Saint-Nazaire, seront bien aises d’avoir la faculté de rouvrir la chapelle pour y faire dire les messes « ainsi qu’iI leur était accordé autrefois ». La seule obligation sera que la messe serait dite par un prêtre assermenté, en l’occurrence le père Pierre JULLIEN.
Plus tard en 1806, la fêteappelée de Sainte Ternide, rassemblera tous les habitants environnant qui s’y retrouveront avec plaisir. Elle est aujourd’hui propriété de la famille Audiffren.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 316e livraison :
–1211 : Marseille – Roncelin se soumet au pape, répudie sa femme et retourne à l’abbaye.
–1211 -14 janvier : Hugues de Baux, vicomte et seigneur de Marseille, prend sous sa sauvegarde l’hôpital Saint-Esprit de cette ville et celui du pont Saint-Geniès. (acte des vicomtes de Marseille n° 350, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Ind. : Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, Hôpitaux de Marseille, Registre d’inventaire, ms. de 1399, fol. 58 v°. — Dr Barthélemy, Inventaire, n° 154).
–1211 – avril : Marseille – Concession à des cordiers pour un certain temps, par Pierre Bermond, prévôt de l’église de Marseille, avec l’assentiment du chapitre ; le vicomte Roncelin et Hugues de Baux, seigneurs de Marseille ; Hugues Fer, viguier de Marseille, lieutenant de Géraud Adémar, et Gui Dalmas, bayle à Marseille pour Hugues de Baux et Barrale, de la jouissance de la rue du haut dans les acaptes du château Babon, contre une redevance annuelle de deux marcs d’argent fin. (acte des vicomtes de Marseille n° 351, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. La Major de Marseille, chartes, n° XCV. a. Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 1137. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 155).
–1211 – 4 août : Latran – Bulle du pape Innocent III à l’archevêque d’Embrun, à l’évêque d’Uzès, légat du Saint-Siège, et à l’évêque de Riez, au sujet de Roncelin. Celui-ci ayant quitté l’habit monacal et usurpé la seigneurie de la cité marseillaise, avait été depuis longtemps, à cause de son apostasie, de son parjure, de son inceste et de ses rapines, excommunié d’abord par le Pape, puis par le même évêque de Riez et le notaire pontifical Milon, légats du Saint-Siège, la cité de Marseille et toute sa terre avaient été mises en interdit ; mais revenu à de meilleurs sentiments, ayant renvoyé sa femme et repris son habit de religieux, il avait supplié l’évêque d’Uzès de lever ces sentences ; l’évêque, ayant reçu caution suffisante, avait levé l’interdit sur Marseille et avait ordonné à Roncelin de se présenter devant le Souverain Pontife en personne ou par procureur, s’il ne pouvait accomplir le voyage. Il s’était rais en route : mais, arrêté à Pise par la maladie et les dangers de la route, il avait délégué auprès du Pape P. de Moniteur, archidiacre d’Aix ; G., cellerier de Saint-Victor, et Guillaume, chanoine do Marseille ; ces derniers axaient imploré son absolution et la restitution de l’administration de son patrimoine ; ils avaient présenté dos lettres de l’évêque d’Uzès, du métropolitain, de l’évêque, du chapitre, des cheva liera et de tout le peuple de Marseille, enfin de nombreux prélats, faisant toutes valoir que Roncelin était le dernier mâle de sa maison, que les hommes de sa terre l’aimaienl très sincèrement et que s’il ne leur commandait plus, les églises et les particuliers pourraient grandement en souffrir ; que, d’autre part, il avait commis de nombreuses violences et rapines, contracté de lourdes dettes ; s’il n’avait pas l’administration de sa terre, les personnes lésées ne pourraient avoir satisfaction, beaucoup de gens seraient dépouillés de leurs droits. Aussi le Pape a-t-il donné à l’archevêque de Pise l’ordre de l’absoudre et de lui enjoindre l’obéissance à ce que lui commanderont l’archevêque d’Embrun et 1es évêques d’Uzès et de Riez. Il prescrit maintenant que Roncelin partage toute sa terre en la cité de Marseille et au dehors avec ses coseigneurs ; de la pari qui lui reviendra, une portion sera remise à Saint-Victor avec l’assistance de l’abbé ; du reste, par le conseil du même abbé et des trois prélats, il en sera disposé au mieux pour le payement des dettes et dommages. L’administration de la partit», devant revenir à Saint-Victor sera confiée par l’abbé à Roncelin. Le pape donne l’ordre aux trois prélats de procéder ainsi, sans appel (acte des vicomtes de Marseille n° 352, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Arch. du Vatican, Regest. Innocent! III, liv. XIV, n° 95. C. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 79 v°. a. Innocent! III epistolae, édit. F. Busquet, t. 1. p. 241. b. Idem. édit. Baluze, t. Il, p. 549. — c. Idem, édit, des Historiens de B rance, t. XIX, p. 541. — d. Idem. édit. Migne, Patrologie latine, t. 2 IG, p. 457. — e. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 492. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 691. — g. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 45. — Æ. Guérard, n° 904. Ind. : A. Potthast, Regesta, n° 4295. — Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 206).
–1211 – 15 octobre : Marseille – Concession accordée par Roncelin, seigneur et vicomte de Marseille, pour réparation des dommages causés par lui, à l’église de cette ville, de la liberté de posséder et acquérir, sans son propre consentement, des biens ou droits dans toute l’étendue de ses seigneuries sises en l’évêché de Marseille (acte des vicomtes de Marseille n° 353, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. La Major de Marseille, Livre jaune, fol. 4 v°. — Ibidem, Livre vert, fol. 28 v°. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 201).
LA SEYNE-SUR-MER. 37e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°14 –
Le Lazaret de Saint-Mandrier (suite)
Passée la poussée épidémique du début du siècle, le lazaret reprit sa routine. Ainsi, le 29 floréal an V (18 mai 1797), le navire marchand Notre-Dame-de-la-vigie, commandé par un Génois, le capitaine Decau, transportant 1.400 quintaux de chanvre à destination de la France, s’était réfugié à Toulon après avoir échappé à un pirate barbaresque; il débarqua au lazaret de Cépet sa précieuse cargaison providentiellement sauvée. Après avoir gardienné, on restituait les objets, comme ce fut le cas, le 14 novembre 1801, quand l’Administration municipale de Toulon fut informée par les intendants de Santé que les insignes des victoires de Bonaparte en Egypte étaient libres de leur quarantaine au lazaret de Saint-Mandrier où ils se trouvaient depuis le 23 octobre (Gisèle Argensse, 1989, op. cit. p. 37 mentionne cet épisode, mais le place en 1795, ce qui est impossible). Cette routine était parfois entrecoupée par des « coups de feu » liés à des guerres. En avril 1785, il fallut désarmer à Toulon quatorze vaisseaux, sept frégates et vingt-cinq navires de transport avec 4.500 hommes de troupe, provenant de Cadix. Leurs nombreux malades remplirent l’hôpital de Saint-Mandrier et le lazaret. On en logea dans des tentes un peu partout, en raison du manque de place ; les locaux disponibles du bagne et le fort Lamalgue, à Toulon, en reçurent aussi un certain nombre qui n’avaient pu être installés convenablement dans la presqu’île de Cépet (Louis Baudoin, 1965, op. cit. p. 293).
Intermède insolite : Il y avait des objets étonnants dans l’enceinte du lazaret si l’on se réfère au prêt fait en 1793 par un certain Andrac, citoyen de Sanary, à l’artillerie de côte de deux canons du calibre de 6 livres avec les boulets correspondants, se trouvant au lazaret de Toulon et lui appartenant – sic ! – (Archives de Sanary H2).
Le 2 avril 1798, arrivaient à Toulon l’escadre de l’amiral Brueys venant de Corfou et la division du contre-amiral Ferrée venant d’Ancône. Au total six vaisseaux, cinq bâtiments vénitiens et neuf frégates furent mis, par ordre du ministre, en quarantaine au lazaret «afin de prévenir de possibles désertions». Cette mesure affecta le moral des équipages et causa du retard dans les travaux de remise en état des bâtiments du fait de leur éloignement de l’arsenal. Cette situation inhumaine se prolongeant jusqu’au départ de la flotte favorisa la détérioration de l’état sanitaire des équipages consignés à bord des vaisseaux. Six cents malades furent évacués sur l’établissement du lazaret et sur l’hôpital de Saint-Mandrier où le vice-amiral Brueys, commandant en chef de l’escadre, partagea le sort de ses officiers et de ses hommes (Louis Baudoin, 1965, op. cit. p. 408).Le 1er septembre 1799, à la suite de durs combats, les hôpitaux de l’armée d’Italie furent obligés d’évacuer sur la Provence un certain nombre de militaires, blessés ou malades, dont quatre mille trois cents furent dirigés sur Toulon, la plupart par voie de mer. La Marine mit l’hôpital de Saint-Mandrier ainsi que son lazaret à la disposition de la Guerre; en outre, on dressa aux alentours, dans des endroits convenables, de grandes tentes propres à loger 1.200 hommes environ. D’autres évacués furent dirigés sur des établissements appartenant à la nation ou réquisitionnés, surtout à La Valette et à La Seyne dans l’ancien couvent des Capucins aux Tortel (Louis Baudoin, 1965, op. cit. p. 417). En mai 1811, par une instruction signée de Napoléon 1er, le 2ème régiment de la Méditerranée était créé et installé à Saint-Mandrier et à Porquerolles pour assurer la défense de certains points du littoral contre un débarquement ennemi éventuel et pour garder les ouvrages fortifiés du port de Toulon et de ses environs. Les deux premiers bataillons furent affectés à la presqu’île du cap Cépet, l’un au lazaret, l’autre à l’hôpital, deux autres à «l’île d’Hyères». Le cinquième bataillon entra au fort Lamalgue. La gendarmerie devait effectuer un service extraordinaire à la presqu’île de Cépet afin que les conscrits ne puissent pas s’échapper (Louis Baudoin, 1965, op. cit. p. 443-444 d’après A. Chuquet, Ordres et apostilles de Napoléon, tome III, Paris, H. Champion). La surcharge d’occupation des locaux atteignit un seuil difficilement supportable pour les hommes et ceux mis en quarantaine.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : TOTO.
-Toto, c’est toi qui a appris tous ces gros mots à ta sœur ?
-Mais non, ce n’est pas moi ! au contraire, je lui ai donné la liste de tous les mots qu’il ne fallait pas dire.
Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 9 heures, allez en paix ! Je vous souhaite un bon vendredi.
et vous dis à demain pour fêter MARTIN.
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