ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3990)

FÊTE (S)
Avant toute autre chose, parlons du saint du jour : Davy de Londres, qui fut, non pas un chausseur ou un marchand d’articles de mode, mais un chartreux martyrisé avec huit autres moines à Londres, en 1537, pour avoir refusé de reconnaître Henri VIII comme seul chef spirituel de l’Eglise d’Angleterre. Ce prénom fut populaire en France dans les années 1980. Aujourd’hui, on compte environ 9000 personnes qui le portent, tandis que près de 6000 l’ont comme patronyme.
Aussi étrange que cela paraisse, l’opinion a eu sa fête – certes, un court moment, mais elle l’eut vraiment ! – le rédacteur du calendrier républicain, Fabre d’Eglantine pour le nommer, le voulut ainsi qui lui dédia ce quatrième jour complémentaire du mois de fructidor. Je rappelle, pour mémoire, que l’opinion est le jugement ou l’avis émis sur un sujet, mais aussi, au sens plus précis, l’ensemble des croyances, des convictions philosophiques, religieuses, politiques d’une personne ou d’un groupe.
PENSEES
« Tout le monde veut gouverner, personne ne veut être citoyen (F. D. Roosevelt (Combats pour demain).
« Ce n’est pas le sujet qui est le but de l’art, mais l’exécution ! » (Novalis, Heinrich von Ofterdingen).
ÉPHÉMÉRIDES

–1342 – 20 septembre : Le Cardinal Guy de Montfort à Cuges. Légende ?
(Histoire rapportée sur FB) : Le Cardinal Guy de Montfort (petit fils de St Louis. Nota : petit neveu en fait) avait été désigné par le Pape alors résidant en Avignon pour aller présider à Padoue à la translation des restes de St Antoine. Passant par Marseille il contracta la terrible peste et du s’arrêter à Cuges pour y être soigné… c’est ainsi que les Cugeois durent accueillir les 400 personnes qui l’accompagnait . Guy de Montfort guéri il partit avec toutes sa troupe en Italie. Une fois les fêtes de la translation finies en regagnant la France il s’arrêta à Cuges et laissa à l’église un petit os du crâne (l’os occipital) de St Antoine en remerciement. Depuis cette époque un grand pèlerinage a lieu le 13 juin et les croyants (énormément de Marseillais d’origine Italienne) viennent se recueillir devant la relique.
Biographie : Ce fut Clément VII qui le propulsa au plus haut niveau en le plaçant d’abord sur le siège épiscopal de Lyon, le 11 octobre 1340. Puis, lors du consistoire du 20 septembre 1342, il le nomma cardinal-prêtre de Sainte-Cécile (Salvador Miranda, Cardinal Guy de Boulogne, University Park, Miami, FL 33199, 2009). Sa première Livrée occupait l’actuelle rue Joseph Vernet et descendait jusqu’aux rives du Rhône. Lors de la construction des remparts d’Avignon, cette Livrée fut coupée en deux. Le cardinal de Boulogne s’installa alors dans celle d’Annibal de Ceccano puis devint l’un des prélats les plus en vue du Sacré Collège. Le 14 février 1350, il présida à Padoue au transfert des reliques de saint Antoine dans la nouvelle église.
–1344 – 20 septembre : Orpillieras, 17 janvier 1361 (acte notarié). Orpillières lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Loubière (1872). Première mention : Volpellieras, 31 mars 1510 (acte notarié).
-1352 : CONFLITS DE JUSTICE AU MOYEN AGE DANS LE VAR – Le n° 9 du catalogue des titres de la terre de la Môle (Var) prouve que les officiers de justice Grimaud ont voulu prendre connaissance d’un crime commis sur les terres de la Môle. Cette pièce fut renvoyée par sentence du juge de la cour royale de Draguignan aux officiers de la Môle, attendu que le seigneur majeur de la Môle avait dans ce lieu pleine et entière juridiction, et que la cour royale n’en pouvait prendre connaissance qu’en cas de négligence de la part des officiers du dit seigneur.
–1384 – 20 septembre : MORT DE LOUIS. Il laissait pour recueillir son héritage, un enfant, Louis, et pour le faire valoir, une femme, Marie de Blois.
–1401 – 20 septembre : Font du Lion (acte aux archives de la Major). Font de Lion – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet (1872). Première mention : Font del Leu, 20 mars 1333 (charte aux archives de la Major)
–1475 – 20 septembre : Castrum de Bellomonte. C’est la première mention de la terre de Beaumont a été érigée en seigneurie, avec juridiction en faveur de Clans de Beaumont, par lettres royales du 20 septembre 1475 (registre Aquila de la Cour des comptes, folio 9). Cette terre comprenait divers tènements désignés sous les noms de la Bombardière, la Cavasse, la Bastide-Rouge, la Magne, le Grand-Camp, la Dragone. Beaumont-le-Maitre – château, commune de Marseille, quartier Saint-Julien (1872).
–1476 – 20 septembre : registre Aquila de la Cour des comptes, folio 9
1. Castrum de Bellomonte. Bastida sita a las Planas de Bellomonte, 1476. Voir Beaumont-le-Maitre.
2. Vallis de Capella. Val de Gapel lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien, près Beaumont.
–1519 – 20 septembre : Ferdinand Magellan amorce son voyage à l’Ouest, vers les Indes ; il sera tué aux Philippines en 1521 et un seul navire de sa flotte rentrera au Portugal, un an plus tard.

–1559 – 20 septembre : Cruys (charte aux archives de l’Evêché). Cruyère – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près d’Aigues-Vives (1872). Première mention : La Crueya, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché).
–1633 – 20 septembre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Lorsque Giovanni Battista Barrozzi, podestà de Cittanova, fut capturé avec sa femme, sa fille et son entourage par les corsaires de Dulcigno, le gouvernement de Venise ne mit que trois mois à payer les 15 000 zecchini exigés (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 165, 166).
–1636 – 20 septembre : Camp de Soliers (charte aux archives de l’Evêché de Marseille), quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, à Tribols (1872). Première mention : Puteus de Soleriis, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché).
-1695 – 20 septembre : Procès de l’enseignant de l’école de garçons contre la communauté de Sanary – Pour l’école de Sanary, qui était réservée aux garçons, on ne pouvait trouver de maître aux gages de 100 livres proposés par la communauté, on fut contraint en 1691 de la porter à 120 livres. Le maître d’école, Esprit Commandaire, d’Hyères, désigné par l’évêque de Toulon, fit un procès à la communauté car étant régent de l’école du 1er novembre 1694 au 20 septembre 1695, il n’avait pas été payé (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).
–1696 – 20 septembre : Cros des Pillons (registre de l’Ecritoire). Le Pilon – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Antoine (1872).
–1762 – 20 septembre : La garnison française de Saint-Jean, à Terre-Neuve, se rend aux Anglais ; c’est la dernière bataille au Canada entre Anglais et Français.
-1789 – 20 septembre : A l’Assemblée, on lit une lettre du roi : « Vous m’avez demandé, le 15 de ce mois, de revêtir de ma sanction vos arrêtés du 4 août et des jours suivants… Comme je vous ai déjà témoigné que j’approuvais l’esprit général de vos arrêtés et le plus grand nombre des articles en leur entier, je vais en ordonner la publication dans tout mon royaume… Je ne doute point, d’après les dispositions que vous manifestez, que je puisse, avec parfaite justice, revêtir de ma sanction toutes les lois que vous décréterez sur les objets contenus dans vos arrêtés (Agenda du bicentenaire ; DIMANCHE 20 SEPTEMBRE -)..
-1792 – 20 septembre :
1. La bataille de Valmy gagnée par Dumouriez et Kellermann sur le duc de Brunswick brise l’offensive prussienne en Champagne – « Redressement inespéré après les premières défaites », « Engagement médiocre » a-t-on dit si l’on s’en tient au nombre des morts ; mais la jeune armée française à demi improvisée, sans expérience du feu, a contraint à la retraite les redoutables troupes prussiennes. Au niveau des idées-forces, c’est la Révolution qui vient de battre l’Ancien Régime européen.
2. Le 10 août 1792 a signifié la fin de la Royauté, et la date de la bataille de Valmy sera choisie pour marquer le début d’une ère nouvelle pour la France. De ce jour, on abandonne donc l’an 4 de la Liberté pour entrer dans l’an I de la République Française (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987 ; Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française ; Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Duby Georges, Histoire de la France, 1987. François Étienne Christophe Kellermann, habituellement appelé François Christophe Kellermann ou le maréchal Kellermann, né le 28 mai 1735 à Strasbourg, mort le 13 septembre 1820 à Paris, était un militaire français, qui fut élevé aux dignités de maréchal d’Empire et de duc de Valmy).
3. L’ASSEMBLEE Législative se RETIRe pour laisser la place à la Convention. L’Assemblée législative, dans sa dernière séance, décrète le divorce et la laïcisation de l’état civil. La loi du 20 septembre fait obligation aux municipalité de constituer des tables décennales dans les registres de l’état civil (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Louis Baudoin, 1965, p. 324).
En conséquence, la Municipalité de La Seyne recevra l’ordre d’organiser un service d’état civil. Le gouvernement central lui expédiera des registres doubles pour l’inscription des actes de naissance, de mariage, de divorce et de décès des citoyens seynois, registres tenus jusque-là par le Clergé des paroisses. Dorénavant, le mariage célébré devant M. le Maire où son représentant sera seul valable – ce qui n’exclura pas qu’il soit suivi d’une cérémonie religieuse pour les époux qui le souhaitent. Cette obligation sera rappelée plus tard par un arrêté des consuls en date du 26 vendémiaire an IX (18 octobre 1800)
-1793 – 20 septembre :
1. le député Romme présente à la Convention son projet de calendrier révolutionnaire qui sera adopté le 5 octobre – L’ère républicaine commence rétroactivement le 22 septembre 1792. L’hymne, « Le triomphe de la République, ou Le camp de Grandpré », deFrançois-Joseph Gossec, est écrit et chanté à la gloire de la bataille de Valmy, 20 septembre 1792 (Duby Georges, Histoire de la France, 1987. Yann Fauchois, 2001, p. 1155. Yann Fauchois, 2001, p. 1192).
2. NOUVELLES du Siège de Toulon – Une deuxième batterie républicaine est installée à la pointe du Brégaillon en bordure de mer. Elle sera rapidement prête à tirer sur les navires ennemis abrités au fond de la petite rade de Toulon.

3. Carteaux installe son état-Major à Ollioules – Ce même 20 septembre 1793, le général Carteaux décide de déplacer son quartier général, jusque-là au Beausset, et de l’installer définitivement au château de Montauban à Ollioules, où son lit (sa couche) est transféré. Ainsi Le Beausset aura été le siège du quartier général de l’armée Carteaux du 28 (30 ?) août au 20 septembre 1793 (au lieu du 17 comme d’autres auteurs l’on écrit). Le docteur Delaforge apporte un élément qui pourrait être décisif pour asseoir l’hypothèse d’une installation de Carteaux à Montauban le 20 septembre : « Il y a surtout cet ordre assez cocasse rédigé par le général en chef, Carteaux, le 20 septembre 1793. Alors qu’il va transporter son quartier général du Beausset à Ollioules, il demande à ce que le lit où il couche le suive à Ollioules… On a beau être militaire, on peut aimer le confort, surtout quand on a sa femme avec soi, qui vous suit aux armées ! Le confort du Beausset, il l’a tellement apprécié, ce brave général Carteaux, qu’il n’a transféré son quartier général à Ollioules que le 20 septembre, alors que son armée contrôlait ce village depuis le 7 septembre…» (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
4. Une violente et longue action est lancée contre les vaisseaux et pontons ennemis qui se tiennent du côté nord-ouest de l’Eguillette : La fameuse batterie des « Sans-Culotte », dont le nom sera retenu par notre histoire militaire, possède comme armement : une pièce de 36, quatre de 24, un mortier de 12 pouces et une couleuvrine de 44. Par la suite, quelques pièces de cette batterie, dont la fameuse couleuvrine de 44 provenant de Marseille, seront établies sur le bord même du rivage, à l’endroit où étaient situés, il y a encore quelques années, les ateliers de démolitions navales de la Compagnie « Les Abeilles ». A la fin de cette action, la batterie des « Sans Culottes » aura permis à l’armée républicaine de déborder vers le Sud pour former un vaste demi-cercle allant d’Ollioules à La Seyne par Six-Fours, Fabrégas et les Sablettes (Louis Baudoin, 1965, p. 344 et 347. Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 52).
-1795 – 20 septembre : Débarquement royaliste de l’île d’Yeu – Tandis que le général Pichegru s’empare de Mannheim, l’amiral anglais Warren prend l’île d’Yeu où le comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X, va débarquer avec un millier d’émigrés et 2000 soldats anglais. Il rembarquera pour l’Angleterre le 18 novembre sans avoir cherché à gagner les côtes françaises (Yann Fauchois, 2001.).
-1834 – 20 septembre : Conquête de l’Algérie – 430 jeunes soldats du 67ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique sont logés à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 295).
–1863 – 20 septembre : Décès de Jacob Grimm à Berlin – Jacob Grimm a beaucoup écrit, réunissant et publiant les contes et légendes germaniques : Poésie des maîtres chanteurs (1811) ; Contes de l’enfance et du foyer (1812 et 1819) ; Légendes allemandes (1818) et Légende héroïque allemande (1829). On doit également aux frères Grimm une Histoire de la langue allemande (1848) et un Dictionnaire historique de l’allemand (1852-1858) partiellement publié de leur vivant. Jacob Grimm est considéré comme le fondateur de l’histoire d’Allemagne et comme le plus grand représentant de la méthode historique appliquée aux travaux littéraires.
1867 – 20 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Vendredi 20 septembre – Saint Eustache – Beau temps – brise du large – aujourd’hui pas plus qu’hier des nouvelles du naufrage du paquebot « Brésil » des Messageries Maritimes (Marseille), commandant Bruno de Saint-Nazaire (Sanary). Selon la dépêche parvenue de Gallipoli (Turquie) le navire a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche qui nous est parvenue dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvées. On attend des nouvelles ! (Nota : si quelqu’un a des renseignements concernant ce naufrage, je suis preneur, car je ne connais qu’un seul paquebot des MM qui ait porté le nom de « Brésil » vers cette époque, mais il n’est entré en service que quelques années plus tard).
1869 – 18 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Lundi 20 septembre, St Eustache – . Beau temps – ciel serein – et petit vent d’ouest qui augmente dans la journée – ce matin, de bonne heure, l’air était vif, aussi la journée sera moins chaude. Nous avons reçu ce matin à 7h ½ la visite de M. Ansaldi, de Bandol, membre du conseil d’arrondissement. Il venait voir M. le Maire, mais, ne l’ayant pas trouvé, il est venu me voir pour savoir si la commune demandait quelque chose au Conseil d’Arrondissement qui va se rassembler aujourd’hui à l’arrivée du nouveau sous-préfet qui probablement veut connaître ces messieurs du Conseil. (Nota : rappelons que Jean-Baptiste Hermitte, l’auteur de cet agenda, est premier adjoint au maire de Sanary).

Rome (cl. H. Ribot)
–1870 – 20 septembre : ROME, CAPITALE DE L’Italie – Les troupes de Victor Emmanuel II prennent aux Français Rome, qui devient la capitale de l’Italie unifiée
-1903 – 20 septembre : Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 88, genre de navigation pêche, port d’embarquement Saint-Mandrier comme patron, date de l’embarquement 20 septembre 1903. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
-1911 – 20 septembre : GRAVE accident de tir sur le croiseur-cuirassé « Gloire » – Un terrible accident de tir, à bord du croiseur cuirassé Gloire, fait 6 morts et 18 blessés. Le navire, commandé par le capitaine de vaisseau Barbin, a quitté le matin la rade de Toulon pour aller effectuer ses tirs d’honneur. Vers onze heures, il vient de commencer son tir lorsque soudain une explosion retentit dans une casemate bâbord avant, puis des cris éclatent. Le tir cesse et on se précipite vers la casemate où officier, officiers-mariniers, quartiers-maîtres et marins gisent pêle-mêle sur le sol, brûlés et hurlants. Le commandant Barbin fait aussitôt mettre le pavillon en berne et signale par T.S.F. l’accident au vice-amiral Aubert et au préfet maritime qui avertit l’hôpital Saint-Mandrier de se préparer à recevoir les blessés. A midi quarante-cinq, la «Gloire» mouille devant Saint-Mandrier.
A l’hôpital le débarquement des blessés est effectué aussitôt par les canots de la «Gloire» pris en remorque par son canot à vapeur où les 14 blessés ont été placés avec les plus grandes précautions. Sur le quai de la darse de Saint-Mandrier, le personnel médical attend avec à sa tête M. le médecin chef Jan, chef de service. La salle du Tholet I préparée à l’avance reçoit les douze canonniers et fusiliers atteints dans la catastrophe. M. le contre-amiral Favereau ainsi que les plus hautes autorités maritimes se rendent à l’hôpital Saint-Mandrier où reposent les victimes de la «Gloire» et où les survivants reçoivent des soins (Gisèle Argensse, 1989, p. 134).
-1914 – 20 septembre :
1. industrie d’armement – A Bordeaux, une conférence réunit le ministre de la Guerre et les principaux chefs d’industrie français. Il est décidé de porter à 100 000 par jour la production d’obus du canon de 75 mm.
2. LA SEYNE ET L’accueil des blessés de guerre – Onze blessés allemands arrivent en gare de Toulon, grièvement atteints, ils sont transportés à l’hôpital de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 150).
A partir de cette date, les autorités de la XVe Région militaire prennent la décision d’imposer aux localités de plus de 5000 habitants un quantum de lits proportionnel au nombre de résidents, soit: 100 lits pour la première tranche de 5000 habitants puis 200 lits par tranche supplémentaire. Avec ses 22011 habitants, la Seyne-sur-mer se voit dans l’obligation de mettre 900 lits (moins les 615 de l’institution Sainte-Marie) à la disposition du service de santé de l’armée.
Dès lors, la municipalité s’évertue à trouver de nouveaux locaux et finit par établir trois nouvelles structures. Elle utilise, tout d’abord, une partie des bâtiments de l’hôpital dit régional du quartier Saint-Jean qui, depuis son achèvement en 1902, dessert les communes des cantons environnants. Capable d’accueillir une cinquantaine de victimes, ce nouvel établissement temporaire est intégré dans la catégorie des hôpitaux bénévoles qui sont des hôpitaux temporaires gérés par des municipalités, des congrégations religieuses, des riches particuliers, des associations de secours etc. Ils sont enregistrés avec un numéro bis et doivent répondre à un cahier des charges très précis du service de santé militaire. Par ailleurs, ils font l’objet d’une convention entre l’Etat et le gestionnaire.
–1917 – 20 septembre :
1. AVARIES DU SOUS-MARIN « ARAGO » – Après 14 mois d’immobilisation à l’arsenal, le sous-marin « Arago » arrive à Brindisi à la remorque de son convoyeur en ayant eu huit avaries en cours de route. Aussitôt arrivé, il entre en réparations. A sa première sortie, c’est un moteur électrique qui est hors service. « Il faut un arsenal à la disposition permanente de ce sous-marin. Si après la réparation du collecteur en cours, il retombe en avarie, je serai heureux de la voir affecté à la commission d’expérience des sous-marins » (CV Frochot, 20 septembre 1917).
2. À Ottawa, le droit de vote est accordé à certaines femmes, les épouses, mères et sœurs de militaires ; une autre loi crée l’impôt sur le revenu, censément pour la durée de la guerre.

-1918 – 20 septembre : PERTE DU SOUS-MARIN « CIRCÉ » – Perte de la Circé (Q 47, type Circé ; commandé par le LV Viaud) torpillée devant Cattaro à 7 milles du Cap Rodoni, par le sous-marin autrichien U 47 alors que, stoppée, elle rechargeait ses batteries. 26 morts. Seul survivant, le commandant en second EV Lapeyre qui était de quart sur le pont, est fait prisonnier.
-1920 – 20 septembre : DEMISSION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – le président de la République, Paul Deschanel, démissionne. Il venait quelques temps auparavant de tomber d’un train en marche.
-1925 – 20 septembre : LE PARTI COMMUNISTE ET L’ALSACE – à l’occasion de son Congrès à Strasbourg, le Parti communiste réclame un plébiscite en Alsace-Lorraine afin que soit reconnu au peuple alsacien le droit de « séparation d’avec la France ».
–1928 – 20 septembre : En Italie, le Grand Conseil fasciste remplace la Chambre des députés.
-1938 – 20 septembre :
1. DEBUT DE L’AFFAIRE TCHECOSLOVAQUE – Dans la soirée, le gouvernement tchécoslovaque repusse les propositions franco-anglaises et demande un arbitrage. Winston Churchill, le leader conservateur rencontre Reynaud et Daladier à Paris et leur demande de ne pas démissionner.
2. B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Alors que les événements d’Europe centrale mettent l’Europe sous pression, le transport d’aviation « Commandant Teste » est à Oran où l’escadrille d’hydravions de bombardement 7B2 est mise à l’eau. L’escadrille gagne Arzew, mais, à cause de l’état de la mer, elle ne volera pratiquement pas. Par la suite, elle regagnera Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
-1941 – 20 septembre : WEYGAND – Les Allemands exigent de Vichy la mise à l’écart du général Weygand, délégué général en Afrique française depuis le 6 septembre.
-1942 – 20 septembre :
1. La Résistance commémore le 150e anniversaire de la bataille de Valmy sur les Prussiens. A cette occasion, les autorités de Vichy craignent de nouveaux désordres et, prenant les devants, elles décident l’arrestation de Marc Baron. Sur le mandat d’amener, on peut lire « … Se saisir du sieur Marc Baron pour sécurité publique signé Pierre Laval». Et dans les considérants du bulletin d’écrou, il est écrit qu’il a crié « Vive la France » et que d’autres manifestants ont crié « Vive la République » (Rossel André, 1985 ; Ken Nicolas, vol. 1. ; Gisèle Argensse, 1989, p. 220).
2. Les « Lettres Françaises » publient leur premier numéro. Cette revue est l’organe du Front National des Ecrivains fondé par Daniel Decourtemanche, Jean Paulhan et Jacques Debû-Bridel.
3 . ATTENTATS A PARIS – A Paris, des attentats sont commis contre le cinéma Rex affecté aux troupes allemandes et la station de métro Marbeuf. Ces actes entraînent l’exécution de 116 otages en représailles ainsi que la fermeture des salles de spectacle.
-1943 – 20 septembre : SABOTAGE AUX F.C.M. DE LA SEYNE – selon le rapport du commissaire de Toulon au préfet du Var, le directeur des Etablissements de Constructions Mécaniques informe les services de police qu’un acte de sabotage a été commis à un moment qu’il n’a pu désigner, dans ses ateliers. Sept courroies de transmission sont coupées à l’aide d’un objet tranchant. Ces établissements travaillent pour le compte des troupes d’opération. Le commissaire de police procède à une enquête. Cette action de résistance se produit alors que les Allemands viennent de créer une zone interdite sur la côte méditerranéenne qui passe ipso facto en zone de guerre.
-1944 – 20 septembre : BATAILLE DE France – LIBERATION DE BREST – capitulation de la garnison allemande de Brest alors que les troupes françaises débarquées en Normandie et en Provence ont fait leur jonction à Châtillon-sur-Seine depuis le 14, on apprend le 20 la capitulation de la garnison allemande de Brest.
–1945 – 20 septembre : Le PORTE-AVIONS « Béarn » se rend de Toulon à Marseille (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
-1946 – 20 septembre :
1. LES FONCTIONNAIRES NE SERONT PAS AUGMENTÉS – malgré une grève générale de la fonction publique, le gouvernement, qui a obtenu la confiance de l’Assemblée à une majorité écrasante, refuse aux fonctionnaires une nouvelle augmentation.
2. MORT DE RAIMU – alors que s’ouvre le premier festival de Cannes, on annonce la mort de Jules Muraire, plus connu sous son nom d’acteur « Raimu ».
-1947 – 20 septembre : le statut de l’Algérie est adopté en seconde lecture. Désormais, l’Algérie constitue un « groupe de départements dotés de la personnalité civile, de l’autonomie financière et d’une organisation particulière. » Un gouverneur général, dépendant du ministère de l’Intérieur, dirige l’administration. Un conseil gouvernemental de 6 membres est placé entre le gouverneur et l’Assemblée qui demeure divisée en deux collèges : 464 000 citoyens de statut français et 58 000 musulmans assimilés d’un côté ; 1 400 000 Algériens de l’autre. L’Assemblée de 120 membres désigne 6 élus à l’Assemblée de l’Union française.
-1951 – 20 septembre : adoption de l’échelle mobile des salaires (Jean-Charles Volkmann, 2003). Le même jour, l’Union des Chasseurs de Saint-Mandrier se réunit à la mairie. Cette association fait régulièrement des lâchers de lapins dans les collines pour en assurer le repeuplement (Ken Nicolas, vol. 1, p. 51).
-1954 – 20 septembre : DEFENSE DE L’EUROPE – à Strasbourg, Pierre Mendès-France présente au Conseil de l’Europe sa solution au réarmement allemand et demande à la Grande-Bretagne de s’associer plus étroitement à la défense de l’Europe.
-1975 – 20 septembre : décès de Saint John Perse qui fut à la fois poète et diplomate.
-1989 – 20 septembre : Inauguration de la ligne à grande vitesse du TGV Atlantique dont les trains seront numérotés de 301 à 405 et capable de rouler à 300 km / h.
-1992 – 20 septembre : Maastricht – Par 51,05 % des suffrages, les Français acceptent le traité de Maastricht prévoyant une union européenne.
-1994 – 20 septembre : publication de la circulaire Bayrou sur le port du voile islamique à l’école.
-2020 – 20 septembre : Nous étions en vigilance rouge pour le Gard (30) avec Pluie/Inondation et Crue du Gardon d’Anduze ; en vigilance orange avec Pluie/Inondation et Orage pour l’Hérault (34), la Lozère(48) et en vigilance Orange avec orage pour les Alpes maritimes (06), les Bouches du Rhône(13 et le Var(83). Quelques éclaircies revenaient autour du Golfe du Lion. En contrepartie, des orages potentiellement violents menaçaient le sud de la Provence, les Alpes du sud et la Corse. La prudence était de mise.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
Sanary-sur-mer – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 103e livraison :

Promenade botanique à la pointe de la Cride en 2004 (extrait du n°10 des Cahiers du Patrimoine consultable aux archives de Sanary).
La végétation de cette pointe est typique de la végétation littorale méditerranéenne qui doit affronter un milieu naturel très rude : un climat pauvre en pluie, de mai à septembre, très ensoleillé toute l’année, un hiver avec des variations de température importantes au cours des 24 heures, des affleurements rocheux, une terre parcimonieuse. A tout cela se rajoutent les embruns et la force du vent, mistral en particulier.
Les différentes plantes doivent faire front et s’adapter. Elles vont se caractériser par leur petite taille, certaines seront pratiquement naines alors que dans un autre milieu elles se développeraient normalement, d’autres transforment presque leur feuillage en épines tant le développement de celui-ci est réduit et leur floraison passe souvent inaperçue car elle est minuscule. Les touffes des plantes vivaces se développent au sol sous forme de « coussins » très denses pour éviter l’évaporation et rasants pour résister au vent. C’est le cas de la criste marine, de l’armoise, du cinéraire, de la passerine, de la crucianella et de bien d’autres.
Les arbres eux – même se plient à ces conditions extrêmes, se rabougrissent, se tordent, rampent et en plusieurs décennies n’arrivent pas à s’élever au-delà d’une cinquantaine de centimètres. Leur tronc et leurs branches, au ras du sol, prennent des formes extravagantes ont les dit alors « anémomorphosés. C’est le cas des pins, des lentisques et des genévriers de Phénicie qui sont pratiquement les seuls arbres de la Cride.
Ces dernières années, 2003 avec la canicule suivie d’un automne et d’un hiver aux précipitations réduites, 2004 moins chaud mais pratiquement sans pluie, ont provoqué de nombreux dépérissements parmi ces végétaux.
Nous vous proposons l’étude de quelques plantes vivaces et halophiles. ( supportant le sel et parfois le recherchant )
Le genévrier de Phénicie
(Juniperus phenicea), famille des Conifères. Les Provençaux l’appellent morven [mourven], nom à l’origine de celui de la Morvenède, qui signifie « lieu où poussent les genévriers de Phénicie », sourbin ou cade dormihous, ou cade « endourmi » à cause de ses feuilles minuscules en forme d’écailles qui ne piquent pas. Arbrisseau toujours vert, il faut le distinguer du cyprès car il ne porte pas de cônes, mais des baies globuleuses, vertes la première année et d’un brun rougeâtre, à maturité, la seconde année. Les baies très toxiques ne doivent pas être confondues avec celles du genévrier commun, noires et comestibles. Il supporte les embruns et se trouve surtout sur le versant Est de la Cride.
Criste marine
(Crithmum maritimum), famille des Ombellifères. Nom provençal « traouco-pèiro », « fenoui de mar », « bacilo », « sausseiroun ».
Cette plante maritime, crassulescente (qui ressemble à une plante grasse) aime les embruns salés et pousse dans les rochers, d’où son surnom « perce- pierre. Ses feuilles charnues et raides évoquent des bois de cerf ; ses fleurs jaunes et réunies en ombelles aux rayons rigides ainsi que son odeur, lui valent son second surnom « fenouil marin.
Usage : les feuilles se consomment en hors d’œuvre, se conservent au vinaigre comme les cornichons ; en infusion ou en décoction, elles ont des propriétés diurétiques.
La passerine hérissée
(Thymelaea hirsuta) plante protégée, famille des Thyméléaceés.
Sous- arbrisseau assez dense, souvent aplati contre le sol ; adapté au bord de mer.
Les feuilles persistantes, minuscules sont glabres et brillantes dessus, à feutrage dense dessous. Elles font penser à des écailles se recouvrant en partie comme des tuiles.
Les fleurs jaunes, de 2 à 4mm sont réunies par deux à l’extrémité des rameaux et fleurissent d’octobre à mai. Beaucoup de plants de la Cride sont morts au cours de la sècheresse.
La crucianelle
(Crucianella maritima), vient du latin « petite croix, », famille des Rubiacées, comme la garance et le gaillet.
Plante ligneuse à la base, remarquable par ses feuilles coriaces, blanchâtres, glauques, très fines, pouvant passer pour des épines, réunies par 4, très rapprochées les unes des autres sur les jeunes pousses.
Les épis floraux, jaunâtres, à courtes tiges sont disposés le long d’une hampe dressée au-dessus du coussinet formant la touffe.
La tige souterraine est épaisse, ligneuse, tortueuse et contient, comme presque toutes les rubiacées, une substance chimique donnant un colorant rouge.
Armoise maritime
(Artemisia maritima), dédiée à Artémis, déesse vénérée sur la côte égéenne de la Turquie et à Marseille au VIe siècle av. J.-C.. Famille des Composées, nom provençal « incen de mar » ou « encens de mar ».
Très odorante, elle croit dans les sables et les rochers. Les feuilles sont vert bleuâtre à blanchâtres, tomenteuses (couvertes de poils) et divisées en lanières étroites.
Les tiges ligneuses couvrent le sol.
L’ensemble des fleurs, blanc verdâtre, forme un épi sur une tige dressée et flexueuse, entremêlé de feuilles.
Elle fut jadis employée pour ses propriétés apéritives, stomachiques et stimulantes.
Quelques-unes de ces plantes sont protégées : le limonium et la passerine, d’autres sont très fragiles.
C’est pourquoi nous vous invitons à être respectueux de cet environnement lors de vos promenades ; marchez sur les sentiers, évitez de poser vos pieds sur les « coussins » végétaux qui ont mis des décennies à conquérir quelques centimètres carrés de sol, ne cueillez pas les plantes, humez-les, photographiez- les, dessinez- les et surtout admirez- les sans compter.
(à suivre)
MARSEILLE – 303e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

(coll. H. Ribot)
Nos archives :
–1152 – 23 septembre : Comune Marcellie, (priv. de Baudoin, archives municip.).
–1158 – 2 mars : Marseille. Les évêques de Carpentras et de Toulon, arbitres entre l’évêque et le chapitre de Marseille, prononcent que les chanoines doivent obéissance à l’évêque et non au prévôt, et que celui-ci n’aura sur eux que l’autorité qui lui est commise par l’évêque. Le prévôt est Aicard de Marseille. (Acte 247 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 481. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 1092, au 28 janvier ; — Toulon, n° 82, aux mois de mars et mai).
1159 – mars : Arles. Hommage et serment de fidélité de Geofroi de Marseille fils de Ponce, à l’archevêque d’Arles, en présence de Pierre, évêque de Marseille, et autres personnages. (Acte 250 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Archevêché d’Arles. Livre noir, fol. 46. — C. Livre rouge, fol. 306. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Arles, n° 595. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 160).
-vers 1159 — Arles. Hommage et serment de fidélité de Hugues Geofroi, fils de Garréjade, à l’archevêque d’Arles, pour son fief d’Arles et son fief du pont Saint-Geniès. Bertrand de Marseille rend le même hommage. Fait en présence de l’évêque Geofroi d’Avignon, de B., prévôt de Maguelone, parent dudit Hugues Geofroi : de chanoines et de chevaliers, dont II lignes de Baux et Hugues de Marseille. (Acte 251 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Archevêché d’Arles, Livre noir, fol. 46. — C. Livre rouge fol. 306 v°. a. Gallia christiana, t. VI, cof. 824. — b. Albanès et Chevalier, Gallia ... Arles, n0 597. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia .. . Avignon, n° 261)
–1162 – 24 mai : (L’acte est daté du 8 des calendes de Juin 1163 de l’incarnation, c a rectifié cette date, en en donnant les raisons.),. Marseille). Hugues Geofroi de Marseille et son frère Bertrand, Geofroi de Marseille le Jeune (Ce Geofroi, dit le Jeune ici seulement, était le mari de Sarde) et Hugues Geofroi, son frère (D’après Raybaud (Histoire de Saint-Gilles, t. Il, p. 289 à 293), cet Hugues Geofroi, maître du Temple pour la Provence et l’Aragon en 1166, fut remplacé en 1167, mais paraît encore comme Templier en 1174 et 1176. Cet auteur le croit fils du vicomte Raimond Geofroi, qui eut bien un fils de ce nom, mais qui ne semble pas avoir été Templier, tous les Hugues Geofroi de cette famille s’étant mariés. Peut-être appartenait-il à la branche de Trets, seigneurs de Pourrières. Le Cartulaire des Templiers, édité par le marquis d’Albon, ne renferme aucun éclaircissement sur ce personnage.), sont témoins à la décision arbitrale rendue par les évêques de Carpentras et d’Antibes entre Pierre, évêque de Marseille, et le chapitre de la Major, à la tête duquel se trouvait le prévôt Aicard de Marseille. . (Acte 252 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. La Major de Marseille, Livre jaune, fol. 1. — C. Evêché de Marseille, Livre vert, fol. 11. a. Belsunce, U antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 486-491. — b. Gallia Christian a 9 t. III, col. 1153 (d’après B). — c. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° LXXXI. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, nos 162 et 1097).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.

26e livraison : Rémy Vidal (1897) – « En suivant notre itinéraire de l’Est à l’Ouest, les premières ruines antiques à citer, en dehors de la commune de Toulon, sont celles de La Seyne, aujourd’hui complètement disparues […].
A Tamaris, quand les dragages ou une explosion de torpilles remuent les sables, à quatre ou cinq mètres de profondeur, les pêcheurs ramènent toujours quelques fragments de poteries antiques dans leurs filets : amphores, cratères, stamnos, etc., abandonnées par les bateaux qui fréquentaient ces parages. Ces poteries, dont quelques échantillons entiers et bien conservés sont déposés au Muséum de l’hôpital de la Marine, prouvent bien ce que l’on a toujours soupçonné, c’est-à-dire que pendant la période gallo-romaine, à l’époque où ces débris ont été déposés, l’isthme des Sablettes n’était pas encore fermé comme nous le voyons aujourd’hui […].
Au quartier de l’Evescat, anciennes terres des évêques de Toulon, où H. Bouche place l’antique Tauroentum, on voyait au commencement du XVème siècle les vestiges d’une opulente demeure dont quelques pièces avaient conservé leurs pavés en mosaïque.
Au quartier du Crotton, au sud de Tamaris, on a également trouvé des fondations de maisons (1). Le terrain du Crotton, aujourd’hui fertile et couvert d’élégantes villas, n’était qu’un marais au Moyen-Age, et pendant la période gallo-romaine la mer couvrait toute son étendue. Une seule pointe de terre, au Sud, émergeait un peu au-dessus des eaux, on y trouvait une petite fontaine voûtée (lou croutton) et quelques habitations.
Au fond de l’anse du Creux Saint-Georges on ne trouve qu’une petite fontaine ancienne et quelques fragments de briques à rebords, mais tellement roulés et dispersés qu’il est impossible de reconnaître s’ils proviennent d’un tombeau ou d’une toiture. Si l’on tient compte, cependant des nombreux débris de poteries antiques que les pêcheurs de Saint-Mandrier ramènent dans leurs filets, on peut dire qu’anciennement le bras du Creux Saint-Georges était un lieu habituel de relâche pour les galères surprises par le mauvais temps, et un point de refuge bien connu des barques côtières qui venaient y faire de l’eau, réparer leurs avaries, ou tout simplement s’y mettre à l’abri du mistral« .
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

elle est connue mais je l’adore –
Ce sont deux amis un peu déjantés.
-Zut ! J’ai encore raté le permis de conduire !
-Qu’est qui s’est passé?
-Je suis arrivé à un rond-point et là, le panneau indiquait 30, alors j’ai fait 30 fois le tour.
-Et tu t’es trompé de combien de tours?

Sur ce cliché pris à Porto il y a quelques mois, j’en ai terminé pour aujourd’hui.
A demain.
Laisser un commentaire