ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 7 SEPTEMBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3977)

Plan :
1 Illustration
2 Fêtes
3 Dicton du jour
4 Mot du jour
5 Éphémérides
6 En direct de notre bibliothèque : Sanary, Marseille et La Seyne.
7 Une blague pour la route
ILLUSTRATION
Toulon arsenal maritime la cale Vauban
FÊTES
Le 7 septembre, nous fêtons les 18 900 Reine de France. Non, non, il n’y a pas de faute d’orthographe, car Reine est bien un prénom qui nous vient de celui d’une jeune Gauloise convertie au christianisme et qui, parce qu’elle avait été fiancée malgré elle à Olibrius (sic !), gouverneur romain des Gaules, préféra le martyre au mariage et fut martyrisée puis décapitée. C’était en 252 et cela se passait au pied du Mont Auxois et ce n’est pas une blague de potache ! À Alise-Sainte-Reine (Bourgogne), les fouilles du camp d’Alésia ont permis de dégager une église mérovingienne consacrée à la sainte.
ORIGINE DU NOM DU JOUR : Originellement Martis dies «le jour de Mars» (dieu de la guerre), le deuxième jour de la semaine est apparu en 1119 sous la forme «marsdi».
DICTON
(populaire, bien sûr) veut qu’à la sainte Reine nous plantions nos graines. Il est bien évident que l’on pense tout d’abord à l’agriculture, mais il n’est pas interdit de songer à autre chose !
Est-ce pour cela que le calendrier républicain dédie ce jour à l’églantier que l’on utilise toujours comme porte-greffe pour des variétés de roses améliorée ? Qui sait !
LE MOT DU JOUR
est de Louis Scutenaire : « Je suis trop honnête pour être poli ».
ÉPHÉMÉRIDES

(La Cadière, Var)
–1255 – 7 septembre : Seonnum, 7 septembre 1255 (charte aux archives de la Major). Séon-Saint-André – hameau, commune de Marseille (1872). Première mention : Ecclesia S. Andree, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40). L’église de Séon-Saint-André fut attribuée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153.
-1298 – 7 septembre : LES GALÈRES, DITES A SENSILE (SIMPLES), ÉTAIENT FACILES A MANŒUVRER, A CONDITION D’AVOIR DES RAMEURS BIEN ENTRAINES. Elles firent leurs preuves très rapidement : à la tête de soixante-dix-huit unités construites à la hâte, le capitaine général génois Lamba Doria écrasait, le 7 septembre 1298, à Curzola, dans l’Adriatique, la flotte vénitienne (composée de quatre-vingt-dix-huit galères de l’ancien type) commandée par Andrea Dandolo. Désormais, toutes les galères de Méditerranée (y compris les turques) furent de ce modèle, et, pendant les deux siècles suivants, il n’y eut que des modifications de détail : remplacement des avirons de gouverne latéraux par le timon à la bayonnaise, tenu par des ferrures au milieu de l’étambot et manœuvré par une barre encastrée sur sa tête et répondant plus rapidement ; amélioration de la voilure par l’adjonction, sur l’avant, d’un second mât, l’arbre de trinquet (le vocabulaire utilisé à propos des galères est très différent de celui des vaisseaux), qui permettait, en jouant sur les écoutes des deux voiles, d’améliorer la tenue de route tout en augmentant la vitesse (Henri Ribot, Conférence à Sanary sur la guerre navale au XVIe siècle). (“MANDRAGORE II – Encyclopédie de la mer – Marine ancienne, termes et bateaux”)
–1319 – 7 septembre : Turris Pellegrini Andree, commune de Marseille, quartier d’Arenc, 7 septembre 1319 (acte notarié).
–1453 – 7 septembre :
1. Las Enfermaries (acte aux archives de l’Évêché). Première mention du lieu-dit Les Infirmières, commune d’Aubagne, quartier de Solans.
2. Valat de la Ligniere (acte aux archives de l’Évêché). Les Lignières – quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Lineriœ, 23 août 1247 (cartulaire de Saint-Victor, n° 1126).
3. Louta (registre aux archives de l’Évêché). Loute, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : La Volta, 23 mai 1314 (ibid.).
Lous Plantiers (ibid ) Plantier (Le) lieu-dit, commune d’Aubagne, sur le chemin de Toulon. Première mention : Planterium, 23 mai 1314 (acte aux archives de l’Evêché). —
4. Bourg dan Barral (registre aux archives de l’Evêché). Saint-Eutrope lieu-dit, commune d’Aubagne, qartier de Beaudinar. Première mention de la chapelle : Sant Estropy, 3 novembre 1612 (ibid.).
–1565 – 7 septembre : les Turcs ottomans renoncent à l’île de Malte après avoir tenté en vain, pendant un Grand Siège de trois mois, de s’emparer des forts Saint-Ange et Saint-Elme tenus par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, sous le commandement du Grand-Maître Jean Parisot de la Valette.
–1593 – 7 septembre : ACHAT DE LA JURIDICTION HAUTE ET BASSE de la ville d’HYERES : Par lettres patentes du roi, du 7 septembre 1593, Noble Jacques de Thomas, Sieur de Sainte Marguerite et devenu lieutenant du sénéchal au siège de la ville d’Yères, (aurait) été commis, aux fins de vendre et transporter du temporel de l’église au diocèse de Tollon, jusqu’à la somme de 100 écus d’or de revenus. En exécution de laquelle commission, fut délivré à André Gaultier, syndic de la communauté de Six-Fours, et Hugues Vidal, au nom de ladite communauté, la juridiction haute et basse, avec le droit de régale dudit lieu, sans y comprendre la cense annuelle et perpétuelle de 50 florins et 15 charges de blé, ni les fours et moulins, ainsi tant seulement ladite juridiction haute et basse, et droits de régales, pour le prix de 332 écus d’or. Laquelle somme fut payée à sieur Honoré Caillon, receveur audit siège pour le roi, par acte reçu par Maître Honoré Fortis, greffier audit siège. Laquelle juridiction, et non la régale, a été après, réunie aux droits dudit Seigneur abbé (Jean Denans, 1713).
–1655 – 7 septembre : Décès de Tristan L’Hermite, poète et dramaturge.
–1680 – 7 septembre : LES NOTAIRES SONT TENUS DE SIGNER LEURS ACTES – Arrêt du 7 septembre 1680 qui ordonne à tous les notaires de la province de signer sur-le-champ les contrats qu’il seront amenés à rédiger (Louis Baudoin, p. 193).
–1721 – 7 septembre : DERNIER MORT DE LA PESTE A TOULON – C’est le 7 septembre 1721 que l’on enregistre à Toulon le dernier mort de la peste qui s’est déclarée 9 mois plus tôt. Le Te Deum aura lieu le 30 octobre et la fin officielle de l’épidémie sera décrétée le 7 novembre. On décomptera 13283 morts sur 26276 habitants, y compris 371 victimes à l’hôpital de Saint-Mandrier, soit la moitié de la population.A l’annonce du dernier cas de peste survenu à Toulon, le Bureau de Santé de Sanary autorise tous les habitants de sortir de leurs maisons pour vaquer à leurs affaires comme ils le faisaient auparavant (G. Delattre, ms, inédit ; Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980). La barrière et les gardes sont encore maintenus pour quelques jours. Le sieur de SAINT-MAURICE rentrant de députation avec sa mère demande à pénétrer pour régler quelques affaires. Il accepte de faire la quarantaine. Le Bureau lui en fixe une, de quinze jours. Le bilan, pour Sanary, s’établit à une cinquantaine de morts sur un total de 1500 habitants, soit moins du vingtième de la population. Par comparaison, La Valette a 1203 morts, soit les deux tiers de la population et La Garde, 230 sur 415 habitants, soit la moitié de la population.
Sanary est atteint tardivement, le 25 juillet 1721, fin de la contagion le 7 septembre. Il y a une cinquantaine de morts sur un total de 1500 habitants, soit moins du vingtième de la population. Au Revest, 465 morts, soit plus de la moitié des habitants. A La Valette, 1203 morts, soit les deux tiers de la population. A La Garde, 230 morts sur 415 habitants, soit la moitié de la population. A Sainte-Marguerite, alors commune indépendante, 70 morts. Dans l’est de Toulon, la contagion s’est étendue jusqu’à Néoules, Garéoult, Sainte-Anastasie, Forcalqueiret, Rocbaron, Puget-Ville. Depuis Marseille, la peste a atteint Aix, 7534 morts, et Aubagne, 2000 morts. Au début, pour faire tomber la plaie qui se forme sur le corps, il est recommandé d’appliquer un emplâtre, dont voici la composition : des graines de lin, de la fiente de pigeon, et du miel, dans la proportion 10-12-12, le tout broyé en cataplasme. Pour pouvoir circuler dans les rues et les maisons, il est recommandé de se badigeonner avec le vinaigre des quatre voleurs, dont voici la composition : les sommités sèches de grande et de petite absinthe, du romarin, de la sauge, de la menthe aquatique, et de la rue, de chaque 2 onces (l’once équivalait à 1/16 de livre soit 30,594 g) , de l’ail, de l’acore calamus (jonc odorant), de l’écorce de cannelle, des clous de girofle, et des noix de muscade, de chaque 1/4 d’once. A broyer, râper, couper, et à laisser macérer un mois dans quatre litres de vinaigre. Presser, exprimer, filtrer et ajouter 1/2 once de camphre dissout dans l’alcool, ainsi que de l’acide acétique. Il faut s’y prendre à l’avance. On l’appelle vinaigre des quatre voleurs car quatre pillards d’Aix ayant été surpris en flagrant délit, on leur avait promis la vie sauve s’ils donnaient leur secret. Pour désinfecter les maisons, voici la composition du parfum : 6 onces de cinabre (cinabre : sulfate de mercure, sel d’ammoniac : chlorure d’ammonium, litharge : oxyde de plomb, asa fétide : résine extraite de la férule, gingembre : rhizome asiatique utilisé comme condiment, cumin : graine aromatique utilisée comme condiment, poivre : graine utilisée comme condiment), 6 onces de sel d’ammoniac, 6 onces de litharge, 6 onces d’asa fétide, 6 onces d’euphorbe, 6 onces de gingembre, 12 onces de cumin, 6 onces de poivre, à piler avec 4 livres de soufre, mêler le tout avec du foin et brûler, portes et fenêtres fermées pendant deux heures. Ces recettes, mélangeant poisons chimiques, plantes aromatiques, et condiments, ne sont pas forcément très efficaces. A Toulon on a aussi tué, dès le début, tous les chiens et tous les chats, mais on n’a pas encore pensé aux rats, les vrais propagateurs, avec les puces. Mais ce qui est le plus efficace, c’est l’isolement ou serrade. Les gens ne peuvent plus ni sortir, ni entrer dans les villes sans faire viser un billet de santé. Et pourtant, dès que le mot peste est prononcé, les plus fortunés gagnent leurs bastides à la campagne, où ils vivent en autarcie, attendant la fin du fléau. Sont réquisitionnés les édiles, les prêtres, les médecins, les notaires, les boulangers, les “enterre-morts”, mais ce n’est pas toujours facile de les faire rester.
Sauf pendant la période où Saint-Nazaire sera atteint, soit du 15 juillet 1721 au 7 septembre de la même année, le port continuera à commercer. On verra le sieur Joseph Virelle de la Millière, commandant d’Ollioules pendant la peste, demander qu’on laisse sortir ses vins de la Millière à destination de Marseille. Il en sera de même du sieur Decugis de la Tourelle qui demandera que ses vendanges de Porquerolles puissent entrer à Saint-Nazaire. Après la peste, le pays se relèvera assez vite. Des réparations importantes seront faites au port, a l’église, aux rues.
–1725 7 septembre : SANARY – Le 8 Octobre 1725, en exécution d’une lettre du roi du 7 Septembre dernier et de celle de monseigneur le Premier président, il fut prescrit à la communauté, comme aux autres, de faire chanter un « Te Deum » pour le 14 du courant, pour faire des réjouissances à l’occasion du mariage du Roi avec Marie LECZINSKA. Pour donner toutes les marques de réjouissance, on devait faire une feu de joye, faire tirer le canon, mettre les habitants sous les armes. On acheta des flambeaux, des chandelles, des sarments pour le feu et autres choses dont il fallut régler la dépense. Le roi sera fidèle à son épouse jusqu’en 1737. Ensuite, il aura des intrigues amoureuses et particulièrement avec mesdames de MAILLY de VINTIMILLE, et bien d’autres. C’est un passage important pour notre bourg car un fils de Pauline de MAILLY, mariée à un des VINTIMILLE, deviendra notre dernier seigneur avant la Révolution.]
–1789 – 7 septembre : ON VIENT EN DELEGATION A L’ASSEMBLÉE NATIONALE POUR OFFRIR SES BIJOUX DANS UN « DON PATRIOTIQUE » – La crise qui touche le pays est particulièrement mal perçue dans la capitale. L’urgent besoin d’argent tourmente non seulement Necker, qui multiplie les emprunts, mais aussi la population tout entière. Aujourd’hui, d’ailleurs, les épouses de tous les artistes parisiens viennent en délégation à l’Assemblée nationale pour offrir leurs bijoux dans un « don patriotique » (Agenda du Bicentenaire, Lundi 7 septembre )
–1793 – 7 septembre :
1. L’ARMÉE REPUBLICAINE PASSE PAR SANARY ET BONAPARTE ASSURE L’INTÉRIM DE COMMANDANT DE L’ARTILLERIE – Début septembre 1793, les républicains s’aperçoivent que les défenses de Sanary et de Six-Fours, sont en parties désarmées par suite d’un coup de main des Toulonnais. Aussi, le 7 septembre 1793, une branche faisant par l’ouest un détour par le Grand Vallat, entre Bandol et Sanary, l’autre branche débouchant des gorges d’Ollioules, l’armée républicaine peut-elle reprendre Ollioules et en chasser les Alliés chez lesquels la part prise par les Anglais à cette affaire ayant été prépondérante, leur nom est seul cité à l’exclusion de celui des Espagnols. A l’est, les troupes républicaines détachées par l’armée d’Italie s’emparant de La Valette. L’encerclement de Toulon est en passe de s’achever. C’est au cours de ces engagements que le commandant de l’artillerie, le capitaine Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin, est grièvement blessé et doit céder son commandement. Il faut le remplacer au pied levé. Or, son adjoint, le capitaine Perrier se trouve en mission à Marseille le représentant Saliceti propose de confier le poste au « citoyen Bonaparte, capitaine instruit ». Le représentant Barras approuve le choix de son collègue Saliceti. Voici ce qu’écrit Barras à ce sujet : « Toulon arborait le drapeau blanc, proclamait la monarchie légitime des Bourbons2 et suppliait les coalisés de se rendre dans leur bonne ville de Toulon qui avait secoué le joug du gouvernement républicain… Les escadres ennemies prirent possession de la ville, des forts, du port, des vaisseaux, des arsenaux et des établissements publics. Pour assurer qu’aucun dissentiment ne pourrait troubler la direction convenue avec les corps militaires et civils, cinq cents patriotes furent arrêtés, quarante-deux furent pendus. « …Dans la préoccupation où j’étais, dit Barras, de tout ce qu’allait exiger une opération aussi considérable que celle de la reprise de Toulon, maintenant au pouvoir des forces étrangères, je crus qu’il fallait d’abord faire une sérieuse attention à la partie de nos côtes de Provence, par laquelle les ennemis pouvaient faire de nouveaux débarquements. J’avais besoin d’un officier capable de faire des reconnaissances et de placer des batteries. Un lieutenant intelligent suffisait pour cette opération. J’en chargeai l’un des plus jeunes qui se présenta à moi : 11 remplit sa mission avec promptitude et ponctualité… »
C’est alors que la foudre révolutionnaire s’abat sur Sanary et Six-Fours. Les représentants Gasparin, Saliceti ayant eu vent de ce que Sanary aurait désarmé ses batteries, ordonnent au capitaine Mathieu, commandant l’artillerie, d’aller visiter les batteries de Sanary et de rendre compte à Carteaux puis de faire conduire au Beausset et traduire auprès des représentants du peuple les municipalités et les habitants qui ont trempé dans le complot de l’enlèvement des canons et des mortiers quelques jours auparavant. Mathieu s’aperçoit que les défenses de Sanary et de Six-Fours, sont en parties désarmées par suite d’un coup de main des Toulonnais, mais les deux édiles de ces deux villes seront considérés comme des complices. Arrêtés avec une partie de leurs conseillers, ils seront ensuite relâchés, faute de preuves suffisantes
2. HONDSCHOOTE MARQUE LE DÉBUT DU RENVERSEMENT DE LA SITUA¬TION MILITAIRE – Les 6 et 7 septembre, dans une bataille sanglante, livrée à Hondschoote, les Français battirent le corps ennemi du général Freitag et forcèrent l’armée anglo-hesso-hanovrienne a une retraite précipitée. Le gain de la bataille était dû à l’initiative et à la décision des commissaires Delbrel et Levasseur. Le général Houchard s’était montré indécis au cours de l’action et n’avait pas su profiter de la victoire pour couper la retraite aux Anglais. Mais c’était néanmoins la première victoire de l’armée jacobine. Hondschoote marqua le début du renversement de la situation militaire. Le succès passait du côté français (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
-1795 – 7 septembre (21 fructidor an III) : VOUS AVEZ DIT DÉMOCRATIE ? – La Convention interdit aux assemblées primaires de communiquer entre elles alors que la Constitution leur est soumise depuis la veille pour ratification (Yann Fauchois, 2001).
–1798 – 7 septembre (21 fructidor, an 6) :
1. TABLEAU DES ANCIENNES MESURES DU DÉPARTEMENT DU VAR COMPARÉES AUX MESURES RÉPUBLICAINES – Les mesures anciennes ayant été envoyées à toutes les communes de la ci-devant Provence par la commune d’Aix qui en était la capitale, devraient être toutes égales entre elles. S’il s’y trouve quelques petites différences, elles ne peuvent venir que de l’inexactitude des ouvriers qui les ont fabriquées (Note publiée dans Tableau des anciennes mesures du département du Var comparées aux mesures républicaines, réalisé par les commissaires Grisolles, Accard et Fabre. Tableau vu et approuvé par les administrateurs du Var Barthélemy, Maunier, Crassous, Lantier, le 21 fructidor, an 6 de la République française, une et indivisible -7 septembre 1798 -. Publié par ordre du Ministre de l’Intérieur ; à Paris, de l’imprimerie de la République, An VII).
2. CONDAMNES A MORT PAR LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON – Arbaud Honoré aîné marchand 67 ans Toulon, Arbaud Joseph marchand 64 ans, Fabre Antoine, cultivateur 60 ans à La Valette, Trabaud François – père portefaix 68 ans à Annot, sont condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (d’après la liste établie par L. Mongin, « Toulon ancien et ses rues » et citée par Henriette Trojani, « La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815 »).
–1812 – 7 septembre : BATAILLE DE LA MOSKOVA – Sur les bords de la Moskova, près du village de Borodino, à 150 kilomètres de Moscou, la Grande Armée de Napoléon 1er trouve en face d’elle l’armée russe au grand complet. Il va en résulter une meurtrière et indécise bataille, dont chaque belligérant revendiquera la victoire. Baptisée Borodino par les Russes, elle est plus connue sous le nom de Moskova par les Français, ce nom rappelant la proximité de Moscou, l’ancienne capitale russe.
–1822 – 7 septembre : INDEPENDANCE DU BRESIL.
–1870 – 7 septembre – Mais voici qu’arrive la nouvelle de la nomination d’Esquiros comme préfet des Bouches-du-Rhône, et c’est le 7 septembre 1870 que le nouvel élu arrive à Marseille avec le titre d’administrateur supérieur du département (Gabrielle Castellari, 1945).
–1879 – 7 septembre : A LA SÉANCE DU 7 SEPTEMBRE 1879, LE CONSEIL MUNICIPAL DE SANARY A DU PAIN SUR LA PLANCHE. QU’ON EN JUGE :
1. Le terrain de la plage qui a été souvent l’objet de contestation entre la commune et les domaines maritimes, va devenir définitivement propriété communale. Par délibération du 7 Septembre 1879, le Conseil reconnaissant l’avantage et l’utilité qu’il y a pour les habitants de Saint-Nazaire et principalement pour les pêcheurs, décide l’achat de ce lais de mer. Cela sera l’origine de notre belle esplanade.
En ce qui concerne les pêcheurs, les filets modernes nécessitent moins de place pour leur séchage.
2. On vote aussi une somme de 500 francs par an pour compléter et garnir notre bibliothèque communale. Les rayons en sont déjà garnis d’un choix d’ouvrages choisis sur le catalogue de l’instruction primaire.
3. le mur de soutenement de la falaise des baux – Dans cette même séance, le Maire fait part de ce qu’une partie des Baux, dominée par la montagne Notre-Dame menace de s’écrouler, pouvant causer de graves accidents. Le Conseil s’étant rendu sur les lieux, reconnut l’urgence et la nécessité de faire les travaux envisagés par le Maire. On décide d’extraire les pierres de cette partie des Baux, d’y faire ensuite élever un mur de soutènement pour empêcher les éboulements. Ces travaux seront faits sous la surveillance des Ponts et Chaussées. Le mur fait en 1881, en pierres sèches s’écroulera en 1980, presque cent ans après.
Un entrepreneur fournissant le lestage des navires recevra l’autorisation gratuite de prendre les rochers obstruant le passage; les autres entreprises contactées ayant refusé de prendre cette pierre non utilisable pour la construction. Cette entreprise débarrassera les rochers qui gênent le passage des charrettes et des piétons, car la voie de passage était étroite entre la mer bordée par un simple mur de soutènement et les rochers de la montagne Notre-Dame. Ensuite, on construira le mur dont nous avons parlé plus haut. La conduite des travaux fut placée sous la surveillance de Monsieur OLLIVIER, conducteur principal des Ponts et Chaussées. On fut tellement satisfait de son travail, qu’on décida à une séance du Conseil municipal, de donner le nom de Boulevard OLLIVIER à la voie ainsi ouverte, et qui s’étendait le long des Baux. Cette appellation n’a pas persisté. C’est aujourd’hui le quai Wilson si fréquenté des joueurs de boules (d’après le carnet d’Henri Flotte).
4. L’AVENIR MUSICAL – Nous avons vu aussi qu’une société musicale, l’ AVENIR MUSICAL, se faisait entendre au cours de concerts. Il y avait aussi dans le même temps, une autre société, celle-là non autorisée. Cette société dite l’UNION RÉPUBLICAINE, semblait causer pas mal de soucis à la municipalité car le maire fut interpellé à son sujet par le sieur Théodore ROUX qui demandait quelle mesure on comptait prendre pour calmer l’ardeur combative de cette société (B. Rotger, 1984, p. 436).
–1860 – 7 septembre : ENTREE DE GARIBALDI ET DE SES TROUPES DANS NAPLES.
–1895 – 7 septembre : HOPITAL DE LA MARINE CONTRE PRUD’HOMIE – La Prud’homie de La Seyne enregistre une protestation des pêcheurs contre l’établissement projeté à Saint-Mandrier d’une huilerie à vapeur par M.E. Lambert. Pourtant, depuis son origine l’hôpital Saint-Mandrier était éclairé à l’huile et aussi à la bougie blanche. Lorsque la ville de La Seyne posséda son éclairage au gaz, qu’elle étendit jusqu’à la presqu’île Cépet, au Creux Saint-Georges, la Marine obtint que la canalisation fut prolongée dans l’hôpital Saint-Mandrier pour son nouvel éclairage général. (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).
–1901 – 7 septembre : la révolte de la secte des Boxeurs (en anglais : Boxers) contre les Occidentaux se termine par un traité entre la Chine et les puissances occidentales. L’Empire du Milieu est une dernière fois humilié.
–1914 – 7 septembre : RETOUR DES CORPS DES MORTS AU COMBAT – Le 7 septembre 1914, le sous-lieutenant mandréen Morlon, gendre Ardissone, meurt au combat, mais ce ne sera qu’en 1921 que ses cendres seront ramenées au Creux Saint-Georges afin d’être enterrés dans le caveau familial. Quelques mois plus tard, ce sera la dépouille de l’aspirant Pierre Ardissone, mort dans la Somme le 12 novembre 1916, qui sera ramenée au Creux Saint-Georges (id., p. 175).
–1924 – 7 septembre : assemblée générale du « Club Sporting Saint-Georges » (SCSG) qui renouvelle son bureau pour l’année 1924-25 de la façon suivante : Président d’honneur : M. Rouanet ; président actif : M. Revest Eugène ; vice-président : M. Boyer ; secrétaire : M. Lieutaud Lucien ; secrétaire adjoint : M. Colomp ; trésorier : M. Peyret Jules ; trésoriers adjoints : MM. Bernard Noël et Gaudemard Marius (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 164).
–1938 – 7 septembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 7 septembre, l’escadrille 7S2 rejoint aux Salins d’Hyères le Commandant Teste, à nouveau opérationnel, pour y procéder aux premiers catapultages de Loire 130 qui donnent toute satisfaction. Equipages et appareils regagnent St. Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1940 – 7 septembre :
1. LE « BLITZ » S’ABAT SUR L’ANGLETERRE – suite à l’échec des attaques aériennes contre l’Angleterre, Hitler inaugure une nouvelle tactique destinée à abattre le moral de l’ennemi : 364 bombardiers allemands, escortés par 515 chasseurs, bombardent Londres de 17h à 4h30 du matin, faisant 430 morts, surtout dans les quartiers populaires de l’East End. C’est le début de ce que les Britanniques appellent le «Blitz ».
2. EXECUTION POUR SABOTAGE – Pierre Rasche, 19 ans, est exécuté à Rennes pour sabotage (André Rossel, 1985).
3. LES ANCIENS PRESIDENTS DU CONSEIL, DALADIER ET REYNAUD, AINSI QUE L’ANCIEN GENERALISSIME GAMELIN, SONT ARRETES – Le même jour, la presse de Genève fait passer un article que « Le Matin » du dimanche 8 reprend dans son intégralité : « On mande de Vichy que les anciens présidents du Conseil, Daladier et Reynaud, ainsi que l’ancien généralissime Gamelin, ont été arrêtés et sont gardés à vue dans un château des environs de Riom. Il s’agit pour le moment d’une mesure de précaution motivée par la loi, récemment adoptée par le Conseil des ministres, pour le maintien de la sécurité publique, selon laquelle des personnes jugées dangereuses pour l’Etat peuvent être incarcérées pour la durée de la guerre. » (Le Matin du 8 septembre 1940). Le lendemain, nous auront de plus amples détails dans ce même journal.
4. DES NAVIRES DE VICHY FRANCHISSENT LE DETROIT DE GIBRALTAR – Sur mer, le chalutier de 1096 tx « Pescage »l, accompagné à distance par l’aviso « Elan », qui a appareillé de Casablanca le 6 septembre, franchit le détroit de Gibraltar le 7 septembre, entre 18 h et 19 h locales. Les deux bâtiments sont reconnus par un hydravion et un patrouilleur armé britanniques qui n’adressent aucune demande d’arraisonnement et ne tentent aucune manœuvre hostile. L’Elan ralliera Casablanca, tandis que le Pescagel continuera sa route sur Oran où il arrivera le 9 septembre. Le Pescagel est le premier bâtiment à franchir 1e détroit de Gibraltar depuis l’armistice, avant que la Commission allemande d’armistice n’interdisse la sortie des navires neutres de nos ports. Dans ce voyage relativement périlleux, l’Elan a accompagné le Pescagel à vue mais sans paraître l’escorter et avec pour mission de sauver éventuellement le personnel, si le chalutier était obligé de se saborder, suivant en cela le message 1400/31-8 de Amirauté française) (Gérard Garier, « Les avisos de 630 t »).
–1942 – 7 septembre : KLAUS MANN, CARNET « LE TOURNANT » – New York. 7 septembre. Hier, passé toute la journée à Governor’s Island. Queue interminable en compagnie d’autres recrues (nu. la plupart du temps) ; physical examination très complète. De nouveau, refusé ! Très triste, très découragé.
–1953 – 7 septembre :
1. NIKITA KROUTCHTCHEV DEVIENT PREMIER SECRÉTAIRE DU PARTI COMMUNISTE D’UNION SOVIÉTIQUE.
2. les Américains découvrent le film Singing in the rain (Chantons sous la pluie), avec l’acteur Gene Kelly. Ce chef-d’œuvre du réalisateur Stanley Donen apparaît comme le modèle le plus parfait de la comédie musicale, un genre inédit à l’image de la société de consommation exubérante et follement créatrice des années 50.
–1954 – 7 septembre : OU IRONS-NOUS CE SOIR? A 21 heures au Splendid : Les Amours finissent à l’aube (en cas de beau temps) (Ouest-France, 7.9.54).
–1976 – 7 septembre : MORT DE MAO ZEDONG (毛泽东), homme politique chinois, président de la République populaire de Chine de 1954 à 1959 et président du Parti communiste chinois de 1943 à 1976.
–1983 – 7 septembre : L’AVORTEMENT EST INTERDIT EN IRLANDE : Par référendum, un amendement interdisant l’avortement est introduit dans la Constitution irlandaise.
–1999 – 7 septembre : LA TERRE TREMBLE EN GRECE – séisme de magnitude de 5,9 sur l’échelle de Richter dans la région d’Athènes.
–2001 – 7 septembre ; première mondiale en télé-chirurgie : le chirurgien français Jacques Marescaux réalise à New York une opération de la vésicule biliaire sur une patiente qui se trouvait à Strasbourg. C’est l’opération « Lindbergh ».
–2013 – 7 septembre : le musée van Gogh annonce l’authentification de « coucher de soleil à Montmajour », première œuvre de Vincent van Gogh découverte depuis 1928.
–2017 – 7 septembre : Séisme au Mexique de magnitude de 8,1 sur l’échelle de Richter.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
SANARY-sur-Mer – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 91e livraison :
Extrait du Guide du yachtman en Méditerranée – Tome 1 – « De Marseille à Saint-Raphaël – les ports, les calanques, les îles », par Henri Bordeaux, 1947.
SANARY

(Sanary, 1908 – Coll. H. Ribot)
Très joli port, qu’une énorme roche abrite complètement du mistral. Mais l’accès par temps frais en est difficile. La mer devient grosse par Ouest et S.W. La digue, sévèrement détruite à la Libération, protège mal l’arrivée.
La place est assez réduite pour manœuvrer, car de nombreux bateaux sont à quai, ou mouillés sur leurs corps morts.
La passe est étroite du fait d’un banc de mattes qui s’étend sur la droite, en entrant.
On entre et on sort en serrant la digue. Une balise noire indique la limite de la passe. Largeur environ 30 mètres par fonds de 6 mètres. Le vent d’Est y tombe en fortes rafales et rend la sortie difficile.
Eau sur le port. Tous commerces.
Un chantier naval, le chantier des Baux, a repris son activité. Il se trouve devant le commencement de la digue et possède un « slip » qui monte à terre les bateaux d’assez fort tonnage.
Il effectue tous travaux marins, ainsi que la construction de séries neuves très intéressantes.
Pointe de la Cride.
En quittant Bandol pour aller à Sanary, il faut arrondir la pointe de la Cride. Une tourelle marque la fin des récifs qui avancent à fleur d’eau.
Par mistral, un courant très fort porte sur eux, et il vaut mieux prendre du champ.
Port-Issol.
Avant d’arriver à Sanary, vous avez une petite escale intermédiaire, après avoir contourné la pointe de la Cride : c’est la baie de Port-Issol. Les fonds vont de 0 m. 70 à 5 mètres à 150 mètres du rivage, sous un abri de falaises de 40 mètres. Vous y êtes protégé des vents d’Est, mais n’y séjournez pas par menace du mistral ; dérapez et venez sans tarder vous réfugier à Sanary.
LES EMBIEZ
Iles du Rouveau. — Iles du Gau
Face à Bandol et à Sanary, en regardant vers le large, on rencontre une série d’îles et de roches importantes. Elles sont signalées de nuit par un phare à éclipses, visibles de loin, bâti sur l’île du Grand Rouveau.
L’île des Embiez est assez importante, avec des sommets de 40 mètres. Elle est reliée par lagunes et marais salants à l’île de la Tour Fondue, sommet de 40 mètres.
Sur sa pointe sud, en avancée, se trouve l’île du Petit Bouveau. Une tourelle, la Casserlane, indique la limite des dangers.
Entre les Embiez et la côte, l’île du Grand Gau et l’île du Petit Gau barrent la passe. Il y a là une vaste surface de bancs de sables et d’herbes à fleur d’eau, laissant entre eux des passes pour les embarcations à fond plat.
(à suivre)
MARSEILLE – 291e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

(Marseille, coll. H. Ribot)
–1073 – 7 janvier : Donation par Garsinde, abbesse de Saint- Sauveur de Marseille, de la paroisse des Accoules à Marseille. Témoins : ses frères Geofroi et Pierre [Saumade].(H. de Gérin-Ricard, 1926, acte 196 des vicomtes de Marseille ; A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Saint-Sauveur, liasse 1, n° 2. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 421. — b. F. André, Histoire de l’abbaye de Saint-Sauveur, p. 209. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 130)..
–1073, 16 février : Mort de Pons II, évêque de Marseille (acte 197 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Bibl. nat., lat. 12702, fol. 138 v°. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 131).
–1076 – juillet : Vente à Saint-Victor par Pierre Saumade, fils du vicomte Guillaume II et de feue la vicomtesse Stéphanie, en présence de son fils, d’une condamine devant le jardin du monastère sur la rive de l’Huveaune (acte 198 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 25 v°. a. Guérard, n° 87).
–Entre 1077 et 1163 : Les religieuses de Notre-Dame des Accoules s’étaient installées à Saint-Sauveur ( (GCNN Marseille n°164, J.-P. Poly)
–1077 – avril : Vente par les religieuses de Saint-Sauveur (Notre-Dame-des-Accoules) au monastère de Saint-Victor, de la dîme du champ que Pierre Saumade avait donné audit monastère le long de l’Huveaune. Confirmation par l’abbesse Garsende, sœur du vicomte Geofroi, et par Adalasie, fille du même (acte 199 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 25 v°. a. Belsunce, L9antiquité de l’Eglise de Marseille, t. I, p. 421. — b, Guérard, n° 88. Ind. : André, Histoire de Saint-Sauveur, p. 24.
–1079-1106 : Marseille – Richard de Millau est abbé de Saint-Victor de 1079 à 1106. Il est déjà cardinal lorsqu’il est désigné par le pape pour succéder à son frère Bernard. C’est un des agents les plus actifs de la réforme grégorienne et un des meilleurs auxiliaires des papes Grégoire VII et Urbain II. Saint-Victor bénéficie d’un avantage exceptionnel en relevant directement du Saint-Siège et non de l’évêque grâce à une bulle du pape Léon IX. Cette exemption à la juridiction de l’évêque est confirmée par les papes suivants. Les papes donnent mandat à l’abbaye pour réformer nombre d’anciens monastères. Cardinal lors de son élection en 1079, Richard de Millau devient légat du pape Grégoire VII. Nommé archevêque de Narbonne, il continue à diriger la communauté. Les abbés de Saint-Victor deviennent au XIe siècle les hommes les plus puissants de la région. En fait, plus que la bulle de Léon IX rédigée en termes assez flous, c’est l’engagement des abbés Bernard et Richard de Millau au service du pape Grégoire VII qui marque véritablement l’émancipation de Saint-Victor vis-à-vis des structures politiques et ecclésiastiques locales et son rattachement direct à Rome.
–1079 – 21 juillet : Saint-Victor de Marseille. Concession à Saint-Victor, par Geofroi, vicomte de Marseille, ses fils Aicard, archevêque d’Arles ; Geofroi, Hugues, Raimond. Pons. Fouque et Pierre ; son frère Guillaume III, avec ses fils Pons Maunier et Geofroi ; son autre frère Pierre Saumade, avec ses fils Hugues et Guillaume, de l’usage des eaux de l’aqueduc et des fontaines de l’Huveaune depuis Saint-Menet jusqu’à la mer, avec droit exclusif de pêche, de moulins, etc. (acte 203 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13 v°. a. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 579. — b. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 485. — c. Duchesne, Histoire des cardinaux français, t. II, p. 36. — d. Gallia christiana, t. I. Instr., p. 96. — e. Guérard, n° 38.
–1096 : Marseille – première mention de Mazargues, de Vallis de Marsanges. 1096 (suppl. inédit au cart. de Saint-Victor).
–1097 – 14 août : Guillaume Ameil, Hugues du Puv, Geofroi Irat, fils de Pierre Saumade, ainsi que leur aïeul Guillaume II en avait déjà concédé la faveur à Saint-Victor, accordent, contre le paiement de 100 sous, à la même abbaye, le droit de tenir en alleu les acquisitions de leurs fiefs qu’elle a faite ou qu’elle fera dans les territoires de Marseille et de Saint-Marcel. Lorsque leurs frères Fouque et Bertrand reviendront, ils leur feront confirmer cet acte, sinon ils rembourseront une partie des 100 sous. Approuvent et confirment cet accord : Guillaume Ameil et sa femme Sarrasine ; Hugues du Puy, sa femme Garcine et ses fils Pierre, Geofroi et Fouque : Geofroi Irai, sa femme Aigline, ses fils Guillaume et . . .(blanc dans B); Arnulfe de Garcin, Aicard de Garcin et son frère Géraud (acte 212 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 37 v°. a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I. p. 485. — b, Guesnav. Vite S. Cassiani, p. 583. — c. Guérard. n° 144).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.
11e livraison : Adolphe MEYER, « Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon », 1859.

La garde du cap Sicié , communiquant avec le signal de l’île Riou, leur resta cependant commune avec les habitants de Six-Fours ; cette garde faite nuit et jour et l’obligation de fournir des pieux pour la réparation du port de Marseille, leur donnaient le privilège de franchise chez nous. Une délibération du 3 août 1639 , confirma le maintien de ce privilège malgré la séparation.
J’ai dit que La Seyne avait été en partie construite sur le terrain du quartier Beaussier, c’est-à-dire dépendant des possessions de cette ancienne famille, originaire de Six-Fours. Elle joue aussi un rôle important dans l’histoire municipale de Toulon, où quatre-vingt-deux de ses membres ont occupé des fonctions municipales; plusieurs Beaussier ont eu des grades élevés dans notre marine militaire, et leur descendant, M. le comte Beaussier, en ce moment à Paris, est un homme distingué par ses connaissances et son amour de tout ce qui se rattache au sol natal. C’est M. Octave Teissier, receveur municipal à Toulon, et auteur de divers ouvrages de biographie et d’histoire, qui a eu l’obligeance de me communiquer cette note sur la famille Beaussier.
Le port de la Seyne comprend un développement de quais de 700 mètres, et il a une superficie de 24 600 mètres. Le commerce y est peu de chose ; toute l’importance maritime de la Seyne est dans la construction des navires.
(A suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

C’est un train suisse qui entre en gare de Lausanne. A l’avant du train, le chef de gare s’écrie :
- Ici, c’est Lausanne !
Et à l’arrière du train, le sous-chef gueule :
- Ici aussi !

(11 septembre 1987 Cliché du château des Vintimille à Ollioules )
Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent mercredi.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier.
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