ÉPHÉMÉRIDES DU 6 SEPTEMBREE

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 6 SEPTEMBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3976)

Plan :

1 Illustration

2 Fêtes

3 Dicton du jour

4 Mot du jour

5 Éphémérides

6 En direct de notre bibliothèque : Sanary, Marseille et La Seyne.

7 Une blague pour la route

ILLUSTRATION

1977, balade sur le plateau de Canjuers (cliché H. Ribot)

FÊTES

NOUS FÊTONS AUJOURD’HUI BERTRAND, ou plutôt BERTRAND DE GARRIGUES, l’un des premiers compagnons de saint Dominique. Très populaire dans les années 1960, 62 000 personnes porte aujourd’hui ce prénom tandis que 67 000 l’ont comme patronyme.

Jusqu’en 1942, le 6 novembre était la fête locale de Peille, commune dominant la vallée du Rhône. A la grand-messe, après l’élévation, les assistants se passaient une épée dont la pointe traversait un melon et un citron. Des entailles permettaient aux fidèles de glisser des écus, des pièces de monnaie (Marcel Provence, 1942).

DANS LE CALENDRIER RÉPUBLICAIN, c’est le jour de la HOTTE, nous pouvons raisonnablement supposer qu’il s’agit, non de la hotte de la cheminée, mais plutôt de la hotte que les travailleurs de force portaient sur leur dos à la manière du Père Noël.

DICTON

En septembre, il fait bon être tout le jour dans la campagne.

LE MOT DU JOUR

est d’HERODOTE (Histoires, I ): « Les hommes ont moins confiance dans leurs oreilles que dans leurs yeux ».

ÉPHÉMÉRIDES

Drachme lourde découverte à La Courtine d’Ollioules en 1986 (cl. H. Ribot)

1101 – 6 septembre : A PROPOS DU PRIEURE DE SAINT-MANDRIER

– Selon un manuscrit d’Honoré Aycard (arch. Comm. de Toulon, série G.G.), cité par Louis Baudoin (1965, p. 90), un acte de transaction, en date du 6 septembre 1101, passé entre le prieur de l’église de Saint-Mandrier et l’abbé de Saint-Victor de Marseille, confirmerait l’existence d’un sanctuaire remontant vraisemblablement à plusieurs années auparavant. La liste des abbés de Saint-Victor présente malheureusement une lacune à cette époque (Magnus en 904, Garnier en 1004, douteux).

– D’après Gisèle Argensse, une convention établie entre les moines de l’abbaye de Saint-Victor et les consuls de Tholon, stipule d’autoriser cette ville de construire un prieuré attenant à la chapelle Saint-Mandrier, pour faciliter la célébration des offices divins. Cela se serait déroulé sous l’abbatiat de Richard de Millau (1079-1106), mais le texte de Gisèle Argensse, 1989, p. 20, qui est très différent du précédent, et ne fournit pas plus de références que lui, est fautif, car on ne connaît pas de consul toulonnais à une aussi haute époque, la création des syndics (premier nom des consuls) ne datant que de 1367 (Octave Teissier – Inventaire sommaire des Archives Communales antérieures à 1790), ce qui permet d’émettre un doute quant à la véracité du document.

1209 – 6 septembre : AU TEMPS DE LA CROISADE DES ALBIGEOIS – En 1208 à la suite de l’assassinat du légat pontifical Pierre de Castelnau qui venait d’excommunier le comte de Toulouse, Raymond VI, pour ses sympathies hérétiques, renonçant à la politique de conciliation, confirma l’excommunication du comte, délia ses sujets du serment de fidélité, demanda à Philippe Auguste de le chasser de ses terres, fit prêcher la croisade. Pour détourner ces menaces, Raymond VI négocia avec le pape, qui envoya un nouveau légat, Milon, en mars 1209. Celui-ci réunis à Montélimar un concile qui fixa les conditions du rétablissement de la paix : le comte fit sa soumission à Saint Gilles, le 18 juin 1209. Le 6 septembre Milon ainsi que les archevêques d’Arles, d’Embrun et d’Aix, réunis en concile à Avignon, prirent des mesures pour rétablir la paix dans le marquisat de Provence. Entre temps les croisés avaient pénétré dans le midi en juillet 1209. À la suite de la conquête du Languedoc, Simon de Montfort, principal bénéficiaire de l’opération, réunit en 1212 une assemblée à Pamiers : les statuts qui y furent élaborés fixer les principes d’une réorganisation du pays (réf. Gallia Christiana, t. 7, instrumen. Col. 326-327).

1219 – 6 septembre : ACTE DE PROFESSION DE FOI DES MARSEILLAIS ! – « C’est au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous accomplissons nos desseins et nos actes ; c’est par lui que nous avons conquis la liberté de notre ville et que nous avons élevé si haut la splendeur de notre république ; c’est à lui que nous devons l’accroissement donné par nous aux droits et à la prospérité de notre cité, avec le maintien d’une paix que son aide nous permettra de conserver dans l’avenir. Dieu lui-même gouverne la ville » (de Ribbe, 1898, p. 474 et suiv. ; Méry et Guindon, Actes et délibérations du corps et conseil de la Municipalité de Marseille, depuis le Xe siècle, 1840, t. I, p. 272).

1253 – 6 septembre : VALLIS DE CANNETO (charte aux archives de l’Evêché). LE CANET – hameau et quartier rural, commune de Marseille. Première mention : Canetus, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

1295 – 6 septembre : FREPESTELLUM (acte notarié). FREPESTEL, quartier rural, commune de Marseille , quartier de Séon-Saint-André. Première mention : Freg Pestel, 22 mars, 1287 (ibid.).

1301 – 6 septembre : MOLENDINUM DE TURRE (charte aux archives municipales). MOULIN DE SAINT-LOUP – moulin à eau sur l’Huveaune, commune de Marseille, en amont du précédent dit Molendinum Messenas. Première mention : Molendinum Bertrandi Dalmacii seu de Turri, 6 juin 1286 (acte notarié).

1302 – 6 septembre : SANT ANDRIEU (charte aux archives municipales) SEON-SAINT-ANDRE – hameau, commune de Marseille (1872). Première mention : Ecclesia S. Andree, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40).

1364 – 6 septembre : SUVERADA, 6 septembre 1364 (charte aux archives municipales). SUVERIER lieu-dit, quartier de Mazargues, commune de Marseille. Première mention : Suverieras, Suverias, 27 août 1350 (ibid.).

1453 – 6 septembre : LA MUSCATELLE – bastide, commune d’Aubagne, dépendant de L’Aumône (registre aux arch.de l’Évêché).

1480 – 6 septembre : LAUZET (registre aux archives de l’Evêché). LA LAUZETE – propriété, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame- de-la-Garde.

1514 – 6 septembre : LA GARDE DES FAROTS ET LE DÉBUT DES GUERRES D’ITALIE – Avec le début des guerres d’Italie au XVIème siècle, la garde des farots prend une dimension toute nouvelle. [Reliés à Ollioules par des courriers, puis à Arles, les veilleurs rendent compte de ce qu’ils voient. Par exemple, à la date du 6septembre 1514, les syndics de Six-Fours écrivent (nous traduisons leur texte qui est écrit en un provençal excellent) :

Tour du farot de Sicié (cl. G. Delattre)

« Messieurs sendegues d’Oliulas apres totas recomandacions sus l’ora sis, l’ora de vespros es venguda una fusta ho bergantin se veias maus, laqualo s’es messa en la calo de la Treva als Embies deves lo Brusc (La calo de la Treva als Embies deves lo Brusc: il s’agit d’un abri, un mouillage dans l’archipel des Embiers, lequel ? Treva signifie fréquentation, relâche). Non sabem que gens son. Per tant seres avisas et avistes la costiera e pagares lo présent como es de costuma. Scricha VI Fors a VI de septembre per los tos vostres coma frayres sendegues de VI Fors. » (Archives de Six-Fours : CC 528 L. 122).

Traduction (HR) : « Messieurs les syndics d’Ollioules, après toute recommandation à 6 heures, l’heure de vêpre, est venue une fuste ou une brigantine de Pavie, on voyait mal. Elle s’est mise dans la calanque de la Treva aux Embiers près du Brusc. Nous ne savons pas qui sont ces gens. Vous en serez informés et vous avertirez la côte et paierez le porteur comme d’habitude. Ecrite à Six Fours ce 6 septembre par les syndics de Six Fours, comme frères. »

1566 – 6 septembre – MORT DE SOLIMAN LE MAGNIFIQUE : Sûleyman ou Soliman dit « le Magnifique » meurt à Szigetvár, à 72 ans pendant une campagne militaire en Hongrie. Il était monté sur le trône ottoman à 26 ans, déjà à la tête d’un vaste empire. Il a entrepris pourtant une grande politique de conquêtes. En 1521, le jeune sultan prend Belgrade, puis Rhodes. En 1529, il attaque l’Autriche et assiège Vienne, sans succès. Il se retourne alors contre la Perse. En 1562, la puissance navale ottomane devient très importante. Les corsaires, dont Khayr al-Din dit Barberousse, occupent Tunis, Djerba, Nice et Aden. C’est sous Soliman, protecteur des arts et des lettres, que l’empire ottoman a connu la période la plus riche de son histoire. A la fin de son règne, ses fils entrèrent en conflit pour prendre sa succession. Il en fit exécuter deux et désigna le troisième comme héritier.

1607 – 6 septembre : LA SALLE (acte notarié à Allauch) – hameau, commune d’Allauch, quartier des Trois-Lucs. Première mention : Sala de Reniharda, 6 août 1256 (charte aux archives de la Major).

1680 – 6 septembre : ARRÊT DE CONDAMNATION D’UN TAILLEUR D’OLLIOULES – Inventaire des crimes capitaux commis par Jean Fournier, tailleur d’habits du lieu d’Ollioules. Mention de l‘arrêt de condamnation du 6 septembre 1680. Résumé de la procédure suivie dans cette affaire du 13 octobre 1678 au 19 août 1680. Liste des témoins et résumés de leurs dires (Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss. 2033, f° 15 à 56 ; cf. Jacques Parès, 1938, n° 640).

1620 – 6 septembre : DES PROTESTANTS A L’ORIGINE DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE ET DU « THANKSGIVING DAY » – Le « Mayflower » embarque à Plymouth pour l’Amérique une centaine de passagers. Parmi eux, 35 protestants anglais très pieux, chassés de leur pays par les persécutions du roi Jacques 1er. Le voyage dure 65 jours pendant lesquels l’un des pèlerins meurt. Le 26 novembre 1620, le « Mayflower » aborde en un lieu qui fut baptisé Plymouth, près de Cape Cod et de l’actuel Boston. Les colons, arrivés trop tard pour les plantations, vivent un premier hiver difficile. Leurs tentatives de cultures échouent pour la plupart et la moitié de la colonie meurt de maladie. Au printemps suivant, les Indiens iroquois leur enseignent la culture du maïs, ainsi que la chasse et la pêche dans ces terres inconnues. A la suite de leur première récolte, les colons décident de remercier Dieu et les Indiens. Ces derniers célébraient déjà « thanksgivings » à l’automne, après les moissons. Les pèlerins reprennent cette idée : chaque année, ils célèbrent la récolte d’automne au cours du « Thanksgiving Day ». C’est en 1863 que le président Abraham Lincoln érigera cette date en fête nationale. Les pèlerins du « Mayflower » sont considérés comme les premiers colons fondateurs des futurs Etats-Unis d’Amérique.

1636 – 6 septembre : SAINTE-CROIX (registre aux archives de l’Evêché). LA GACHE : montagne qui domine au sud le village de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Montagne de Saint-Marcel, 9 novembre 1455 (ibid.) puis Montagne de la Gache, 27 novembre 1493 (ibid.).

1678 – 6 septembre : LES CATHOLIQUES SONT EXCLUS DE L’ACCESSION AU TRÔNE D’ANGLETERRE – Le 6 septembre, Titus Oates, un ecclésiastique anglican, dénonce un faux complot des catholiques visant à assassiner le roi Charles II d’Angleterre. Une quinzaine de catholiques est jugée et exécutée à tort. De plus, ce faux complot renforce l’Exclusion Bill, un texte qui vise à empêcher l’accession au trône du frère du roi, Jacques, duc d’York, qui était de confession catholique.

1669 – 6 septembre : FIN DU SIEGE DE CANDIE – La ville de Candie (aujourd’hui Héraklion, en Crète), qui est occupée par les Vénitiens depuis le Moyen-Age, est assiégée depuis mai 1648 par les Ottomans. Les Vénitiens résistent aux assauts des envahisseurs pendant vingt ans, jusqu’en 1669, où les troupes françaises qui étaient arrivées en renfort des assiégés repartent pour la France. Le 6 septembre, l’amiral Francesco Morosini, qui organisait la résistance, signe la paix avec les Turcs et leur remet la ville. Le siège aura fait 30 000 victimes parmi les Crétois et 120 000 victimes parmi les Turcs.

1683 – 6 septembre : JEAN-BAPTISTE COLBERT – Mort de Jean-Baptiste Colbert qui fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d’Etat de la Maison du roi et secrétaire d’Etat de la Marine de 1669- à 1683.

1685 – 28 août et 6 septembre : FORT DE L’EGUILLETTE A LA SEYNE – L’entrepreneur Chaussegros exécuta les batteries basses du fort de l’Eguillette dont le devis fut établi le 28 août 1685 ; le montant de la dépense s’éleva à 4.293 livres qui furent payées par la Marine le 6 septembre suivant (Louis Baudoin, 1965, p. 203 : Les travaux du fort de l’Eguillette firent aussi l’objet des quittances ci-après au sieur Chaussegros : du 30 octobre 1680 (7.062 livres, 5 sols, 1 denier, en acompte) ; du 20 juillet 1681 (acompte de 1.000 livres) et du 30 septembre 1681 (acompte de 1.800 livres).).

-1688 – 6 septembre : SÉPARATION D’OLLIOULES ET DE SANARY – Les deux communautés n’ayant pu désigner d’experts avant l’échéance d’un mois, ce fut l’Intendant Le Bret qui les désigna d’office le 6 septembre 1688 – Joseph Gibert et Joseph Bonnieux, conseiller du Roi et avocat à Aix. Ceux-ci arrivèrent à Toulon le 14 au soir, où ils logèrent au logis à l’enseigne de Notre-Dame (Rotger, 1984).

1696 – 6 septembre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – La proportion des esclaves européens dans les bagnes de Tripoli, Alger et autres, diminua avec le déclin des galères corsaires à rames. En 1696, le père Lawrence, vicaire apostolique à Alger, notait qu’en nombre, les esclaves de particuliers dépassaient de loin celui des esclaves publics enfermé dans les bagnes (lettre datée du 6 septembre 1696 (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, note 50 p. 195).

1721 – 6 septembre : DERNIER MORT DE LA PESTE A LA SEYNE – La Seyne est atteinte vers le 22 janvier 1721. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721.] (G. Delattre, ms, inédit)

1789 – 6 septembre : NECKER – DIMANCHE 6 SEPTEMBRE – Necker cautionne la proposition de veto suspensif émise par Barnave. Quoi qu’il en soit, les Parisiens attendent beaucoup de la médiation de Necker, leur «ministre adoré », pour faire entrer à nouveau de l’argent dans les caisses de l’État. Le renflouement du Trésor pourrait permettre la remise en marche des manufactures, dont la fermeture est l’une des causes de l’énorme chômage qui affecte la France (Larousse / Laffont, 1789-1989, Agenda du bicentenaire).

1793 – 6 septembre :

1. APPEL DE LA CONVENTION NATIONALE AUX DÉPARTEMENTS DU MIDI – Appel de la Convention Nationale aux départements du Midi du 6 septembre 1793 : « Vous serez accusés par la Nation de partager les sentiments odieux des habitants de Toulon si vous n’allez cerner cette ville infâme. Ce ne sont plus des Français. Ce ne sont plus des hommes. La France les a perdus et l’Angleterre ne les a pas gagnés. Ils n’appartiennent plus qu’à l’histoire des traîtres et des conspirateurs. » (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 261)

2. NAPOLEON BONAPARTE LOGE AU DEUXIÈME ETAGE D’UNE MAISON DE LA RUE DU PUITS, AU BEAUSSET – Le 6 septembre, un conseil de guerre a lieu au château de Villeneuve (Le Beausset). Le capitaine Bonaparte y assiste-t-il avec les Représentants du peuple ? L. Garos l’assure dans « Itinéraire de Napoléon Bonaparte » en précisant qu’il loge au 2ème étage d’une maison de la rue du Puits. Quoiqu’il en soit, la légende qui le fait arriver au Beausset le 16 septembre et qui prétend qu’il aurait pris ses fonctions à cette date, à la suite de sa rencontre fortuite dans ce village avec son compatriote Saliceti est inacceptable, car il est démontré que Bonaparte est à l’armée de Carteaux depuis son arrivée devant Avignon et l’a suivie à Marseille où il se trouvait le 24 août. Son équipée trouvait une suite logique devant Toulon (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 40).

3. BATAILLE SANGLANTE A HONDSCHOOTE – Les 6 et 7 septembre, dans une bataille sanglante, livrée à Hondschoote, les Français battirent le corps ennemi du général Freitag et forcèrent l’armée anglo-hesso-hanovrienne a une retraite précipitée. Le gain de la bataille était dû à l’initiative et à la décision des commissaires Delbrel et Levasseur. Le général Houchard s’était montré indécis au cours de l’action et n’avait pas su profiter de la victoire pour couper la retraite aux Anglais. Mais c’était néanmoins la première victoire de l’armée jacobine. Hondschoote marqua le début du renversement de la situation militaire. Le succès passait du côté français (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).

1794 – 6 septembre (20 fructidor an II) :

1. ARRESTATION D’EMIGRES RENTRES TROP TÔT AU BEAUSSET – 20 fructidor (6 septembre), le comité de surveillance du Beausset fait arrêter Sébastien Levenq et Jacques Imbert, émigrés d’août-septembre 1793, qui ont commis l’erreur de reparaître trop tôt au Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

2. FIN DU « SERVICE D’AIDE SOCIALE » AU BEAUSSET – le service de fourniture de viande aux malades du Beausset a de plus en plus de succès. Tellement qu’on peut croire que tout le monde est malade dans ce village !… Et cela coûte de plus en plus cher à la commune. Aussi le 20 fructidor (6 septembre), le conseil décide que les « citoyens qui viennent chercher la carte pour la viande se pourvoiront à compter de demain chez les citoyens qui en égorgent pour leur compte ». C’est la fin du « service d’aide sociale » pour les nombreux quémandeurs. Notons au passage qu’il existait donc à cette époque une « carte », ancêtre des cartes contemporaines de rationnement ou d’approvisionnement (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1795 – 6 septembre (20 fructidor an III) :

1. LES PRÊTRES DÉPORTÉS RENTRES D’EXIL SONT BANNIS A PERPETUITE et leurs biens non vendus sont restitués à leurs familles (Yann Fauchois, 2001).

2. L’ARMEE DE JOURDAN FRANCHIT LE RHIN – L’armée de de Sambre-et-Meuse, que commande Jourdan, repousse les Autrichiens et franchit le Rhin (Yann Fauchois, 2001).

3. DIFFICULTÉS CRÉÉES PAR LE RETOUR A TOULON DES ÉMIGRÉS – Le 20 fructidor an III (6 septembre 1795) Fréron expose à la tribune les difficultés que crée le retour à Toulon des émigrés – Ses exagérations font mettre la ville hors la loi – « Ceux qui, après avoir livré le port de Toulon aux Anglais, incendié 9 vaisseaux de ligne et une partie des magasins de l’arsenal, proclamé Louis XVII, combattu pendant quatre mois de siège contre les troupes de la République, s’étaient retirés sur l’escadre anglaise et étaient rentrés sur le territoire français » ne pouvaient bénéficier des dispositions antérieurement votées en faveur des fugitifs victimes des événements du 31 Mai. Ils devaient quitter le sol natal dans les trois jours (Exposé de Fréron à la Tribune de la Convention le 20 fructidor an III, cité par Honoré : L’émigration dans le Var).

1796 – 6 septembre (20 fructidor) : DES SOLDATS DE LA GARNISON DE TOULON DÉSOLENT LA CAMPAGNE D’OLLIOULES MALGRÉ LES ORDRES DU COMMANDANT DE LA PLACE DE TOULON, daté du 20 fructidor an IV (6 septembre 1796) : L’administration municipale d’Ollioules au citoyen Berinet, chef de brigade, commandant la place de Toulon en état de siège : Citoyen, – on nous dit que vous avez consigné la troupe, et nous avons établi des patrouilles de nuit de 10 hommes pour la garde et la sûreté des fruits de la campagne, toutes les mesures se trouvent inutiles, puisque des soldats de la garnison de Toulon se répandent comme des nuées de sauterelles sur nos campagnes et les désolent. … Que nous reste-t-il à faire pour faire droit aux plaintes qui nous parviennent ?… nous adresser au commandant de la force armée et protester entre ses mains des dommages que souffrent nos concitoyens pour … en rendre responsable qui de droit… (Castellan E., 1937, p. 230-231)

1867 – 6 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Vendredi 6 septembre, S. Nicéphore. Temps superbe. Légère brise du large.

La maison de Marius Michel avant la fondation de l’asile Amélie (cf. paragraphe suivant)

1869 – 6 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Lundi 6 septembre, S. Eugène. Nouvelle lune le matin. Pluie – temps à l’orage. Le tonnerre commence à gronder à 6 heures du matin. Les nuages chargés de pluie parcourent l’espace. Ce n’est qu’à 8 heures, à peu près, que la pluie commence, une pluie assez jolie mais qui ne dure pas. A 9 heures, la pluie cesse et à 10 heures le soleil paraît, disparaît, reparaît encore, éclipsé de temps à autres par les nuages. Le vent est toujours celui de la pluie, c’est-à-dire qu’il est toujours à l’Est. Hier, grande soirée chantante et dansante chez  monsieur le Maire, comme dimanche passé (cliché ci-dessus). On était plus nombreux. Le piano a été tenu par Mme Hubac et M. Louis de Croze et aussi par Mlle Michel. On a fini à 2 heures et demie et tout le monde est rentrée fort satisfait.

1870 – 6 septembre :

1. NOËL BLACHE, MAIRE DE TOULON – Un jeune avocat toulonnais, Noël Blache, fut installé dans les fonctions de maire de Toulon par Paul Cotte, qui venait d’être nommé préfet du Var (Paul Maurel, 1945, p. 162).

2. A MARSEILLE, TOUS LES CITOYENS DE 21 A 55 ANS SONT INVITES A SE PRÉSENTER DANS LEURS BUREAUX DE VOTE POUR Y ÊTRE ENRÔLÉS – Au moment de la proclamation de la République (4 septembre 1870), Marseille était en plein marasme et dans un trouble extraordinaire : c’est alors que Bory, le maire provisoire, multiplie les mesures comme en période d’agitation ; il nomme le conseiller municipal. A Labadié commissaire provisoire assisté d’un conseil départemental ; le 5 septembre, commissaire et conseil se rendaient à la Préfecture et obligeaient le préfet Levert à quitter la place. Le maire s’occupe aussi de la réorganisation de la garde nationale et tous les citoyens de 21 à 55 ans sont invités à se présenter le 6 septembre dans leurs bureaux de vote pour y être enrôlés (Gabrielle Castellari, 1945).

1877 – 6 septembre : ÉTÉ ANORMALEMENT FROID – Été anormalement froid avec 8°C à Paris les 7 et 8 juillet, 6°C à Paris le 9 août, 5°C à Paris le 6 septembre (6°C la veille). Mais 24,20°C à Paris le 14 octobre (La climatologie / intemperies / tableau 4).

1885 – 6 septembre : SAINT-MANDRIER DEMANDE A ÊTRE SÉPARÉ DE LA SEYNE – REPONSE DE CELLE-CI – Le Maire de La Seyne informe le Conseil de la demande des habitants de Saint-Mandrier de se séparer de la commune-mère en faisant état de l’éloignement de celle-ci, des communications précaires et surtout de ce qu’elle ne faisait pas grand-chose pour le développement de la section. Pour réfuter ces arguments le Conseil énumère ce qui a été fait la section :

– De 1873 à 1876 le chemin de Saint-Mandrier à La Seyne ayant été reconnu insuffisant la commune a fait construire un nouveau chemin traversant le hameau du Cros Saint-Georges dans toute sa longueur et aboutissant à La Seyne. Ce chemin a été classé vicinal de grande communication, il a coûté 54 780 F à la commune de La Seyne pour l’acquisition de terrains et 3 000 F chaque année pour l’entretien.

– Un réseau de chemins d’ordre secondaire a été créé et est entretenu dans la presqu’île de Saint-Mandrier concurremment avec le génie militaire. Une convention a été passée le 17 novembre 1883 entre la commune et le service de la guerre. Pour cet entretien des services spéciaux sont utilisés : les Ponts et Chaussées et le Génie Militaire.

– Le comblement de l’anse du Creux Saint-Georges a été obtenu ainsi que la construction d’une ligne de quais sur 500 m de longueur. Ces travaux ont été exécutés en 1878. – En instance prolongement de ces quais vers l’Ouest de façon à assainir complètement le hameau et achever la transformation commencée.

-1883 : projet d’un groupe scolaire avec services communaux. – Projet d’adduction d’eau à La Seyne, un traité est dressé par la commune avec la Compagnie Générale des Eaux le 27 avril 1882, il comporte l’établissement des conduites jusqu’à Saint-Mandrier qui sera doté d’eau potable en grande quantité. Les conduites abîmées ont été réparées. Un puits a été loué à Dame Allègre au prix de 200 F par an pour prévenir toute éventualité. – Il existe un projet de construction d’un nouveau cimetière. Dépense : 10 000 F + 5 000 F pour le terrain.

– Le cimetière actuel a été agrandi, ainsi les corps pourront rester plus longtemps que prescrit le règlement. – 1884 : des travaux ont été faits à l’église.

– Onze réverbères ont été installés en 1884.

– Des plantations ont été faites en 1880 sur le bord du chemin de grande communication N° 18 dans toute la traversée du hameau du Creux Saint-Georges. Ces plantations n’ayant pas réussi, de nouveaux sujets ont été plantés en 1883 à titre d’essai sur la place qui existe au-devant de l’église. Les travaux seront continués si les résultats sont favorables.

– Il n’y a pas de bureau de poste mais la section est desservie deux fois par jour par des agents de la poste et elle possède un bureau télégraphique à Cépet. Le rendement annuel moyen de l’octroi à Saint-Mandrier est de 2 000 F et 1 200 F pour l’hôpital.

– Il y a 1070 habitants non agglomérés dans la section. Or la 1ère classe comprend 4 000 habitants et au-dessus. La Seyne avec ses 12 000 habitants fait partie de la 3ème classe (entre 10 000 et 20 000). L’état n’autorisera pas l’établissement d’un octroi. Le budget ne serait jamais équilibré. La séparation réduirait les ressources de La Seyne» (Gisèle Argensse, 1989, p. 85).

1901 – 6 septembre : ASSASSINAT DU PRÉSIDENT DES ETATS-UNIS – Le 6 septembre 1901, le vingt-cinquième président des Etats-Unis, William McKinley, est victime d’un attentat à Buffalo, quelques mois après sa réélection. Il meurt de ses blessures le 14 septembre. Son meurtrier, un anarchiste, est condamné à mort un mois plus tard. Président républicain, il est remplacé dans ses fonctions par son vice-président, Théodore Roosevelt. McKinley commençait son deuxième mandat, après avoir été élu une première fois en 1897.

1911 – 6 septembre : L’ANGLAIS BURGESS TRAVERSE LA MANCHE A LA NAGE EN UN TEMPS RECORD DE 22 HEURES ET 35 MINUTES. Il avait échoué auparavant 18 fois. Quinze ans plus tard en 1926, la championne olympique Gertrude Ederle ‘Trudy » réussit la traversée en 14 heures et 31 minutes, escortée par Burgess.

1914 – 6 septembre : PREMIERE BATAILLE DE LA MARNE.

1934 – 6 septembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Au mois de juillet enfin, les nouveaux appareils sont annoncés et partir du 10 les pilotes de la 7B2 se rendent à Marignane pour y percevoir les PL 15 tant attendus. Au mois d’août la dotation est complète. Le 6 septembre, le LV de Montaudry est remplacé par le LV Kilian à la tête de la 7B2 du Commandant Teste (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1939 – 6 septembre : L’ARMEE POLONAISE EST MENACEE D’ENCERCLEMENT – Cracovie est occupée par les troupes allemandes qui ont aussi atteint Varsovie. La capitale de la Pologne résiste avec l’énergie du désespoir, malgré des bombardements meurtriers. Il apparaît qu’après six jours de combats, toute l’armée polonaise est menacée d’encerclement (Rossel André, 1985).

1940 – 5 et 6 septembre : A BUCAREST, LE GENERAL ANTONESCO PREND LE POUVOIR ABSOLU – « Après les émeutes de Bucarest, le général Antonesco prend le pouvoir absolu. Le roi Carol de Roumanie a signé l’acte suspendant la Constitution qu’il avait lui-même accordée en 1938.

« de Bucarest, 5 septembre. — Le sens de la crise gouvernementale qui s’est ouverte en Roumanie s’éclaire par la publication de trois bulletins royaux.

Le premier nomme le général Antonesco président du Conseil.

Le deuxième suspend la Constitution de 1938 octroyée par le roi. Le troisième limite les prérogatives du roi, qui reste, en principe, chef de l’armée, peut exercer le droit d’amnistie et de grâce, recevoir les ambassadeurs.

En fait, le général Antonesco, après dix ans de régime personnel du roi Carol, devient le véritable chef de l’État roumain.

Ce changement, obtenu après une nuit dramatique, a été déjà consacré par l’opinion publique, qui n’avait pas craint d’envisager l’abdication du roi.

Les milieux politiques estiment que le général Antonesco est le seul homme en Roumanie ayant assez d’autorité pour imposer au pays et à l’armée l’acceptation de la sentence de Vienne. » (La Dépêche » du 6 avril).

1943 – 6 septembre : NAISSANCE DE ROGER WATERS, compositeur de Pink Floyd.

1944 – 6 septembre : LIBERATION DE LA PROVENCE –

1. DANS LA NUIT DU 5 AU 6 SEPTEMBRE 1944, le « task group 86-5-2 » chargé d’appuyer par la mer l’armée américaine progressant en direction de Menton, est aux prises avec un nouvel adversaire : il s’agit de sous-marins de poche allemands dont le premier est repéré à 5h 30. « Le Malin » réagit avec ses 20 mm de la passerelle aussitôt suivis par les 40 et fonce sur ce qu’il interprète comme étant une torpille pilotée par un homme dont la tête est visible dans un habitacle en verre. Durant trois heures, « Le Malin » et le Ludlow vont larguer des grenades à l’emplacement où ils ont vu l’objet s’enfoncer dans la mer. A 8h 36, un nouveau globe transparent est aperçu. Après le tir des deux bâtiments alliés, il s’enfonce à son tour et disparaît. Puis le Ludlov annonce qu’il a repêché le pilote de l’engin. Un troisième globe apparaît alors dans le soleil levant puis coule après avoir été copieusement arrosé par le tir nourri des navires de surface. Le prisonnier a 18 ans, il est volontaire. Le commandant Ballande, du « Malin », réclame des vedettes et des avions pour assurer la surveillance contre de nouveaux engins et permettre ainsi la poursuite de l’opération initialement prévue. Dans l’après-midi, le croiseur « Montcalm » arrive pour tirer sur le Mont Agel où se trouvent de nombreuses batteries allemandes qui répliques aux salves des navires alliés. Puis, c’est au tour du croiseur « Emile Bertin », qui remplace le « Montcalm » d’être escorté par le « Malin » . A la nuit tombée, Le Malin » part pour Ajaccio pour se ravitailler (Paul Carre, Les lévriers de la mer, 1967).

2. CARNET DE JACQUES GLADE : « Par Ollioules, nous gagnons Aix-en-Provence, Manosque et Sisteron, parcourant ainsi 28 km avec notre Dodge. Le 6 septembre, nous bivouaquons à 23 h à Grenoble. Le 1er octobre, nous nous battons dans le Doubs, puis sans discontinuer jusqu’en Allemagne ».

1963 – 6 septembre : HOPITAL FONT-PRE – Mise en service de l’Hôpital Font-Pré érigé sur le « Haras de La Thérèse ». Mise en service : le 6 septembre 1963 (742 lits) (Site Internet du Centre Hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer).

1970 – 6 septembre : JOCHEN RINDT SE TUE SUR LE CIRCUIT DE MONZA – Alors qu’il domine la saison au volant de sa Lotus, l’autrichien Jochen Rindt se tue sur le circuit de Monza. Son avance de vingt points ne sera pas rattrapée lors des courses suivantes et il sera ainsi couronné à titre posthume.

1997 – 6 septembre :

1. FUNERAILLES DE LA PRINCESSE DIANA – Deux millions de personnes descendent dans les rue de Londres pour rendre un dernier hommage à la princesse Diana. Lors de la cérémonie, Elton John interprète « Candle in the Wind ». L’après-midi, Diana est enterrée dans la propriété familiale de la famille Spencer, à Althorp, au nord de Londres.

2. JEAN-MICHEL JARRE A MOSCOU : à l’occasion du 850ème anniversaire de Moscou, Jean-Michel Jarre réalise l’un de ses vieux rêves en jouant avec les danseurs du Bolchoï et le violoncelliste Mistlav Rostropovitch. Une foule de 500 000 personnes assiste au spectacle. Plus de 3 millions de spectateurs le suivent des collines environnantes.

2018 – 6 septembre : A PROPOS DU PUISSANT TYPHON QUI A BALAYE LE JAPON CE MARDI et a fait au moins six morts et 170 blessés dans l’ouest de l’archipel, d’après la chaîne publique NHK. Parmi les victimes: un homme de 71 ans, pris au piège dans un bâtiment qui s’est effondré. Une personne est également dans un état critique. D’après l’agence météorologique, il s’agit du plus violent typhon ayant frappé directement le pays depuis 25 ans. Les transports et l’activité des entreprises sont largement perturbés, Les gares et les établissements scolaires sont fermés. La plupart des entreprises ont aussi appelé leurs salariés à rester chez eux.

2019 – 6 septembre :

1. « MICHEL PACHA, PORTEUR DE LUMIERE » – A 18 heures, au théâtre Galli, à Sanary, « Michel Pacha, porteur de lumière ». Deuxième séance du film de Guy Fournié, Patrice Lardeau et Yvon Le Deunff.

2. NOUS CONNAISSIONS LES OVNI , VOICI LES OEMU – Citroën a lancé une campagne de pub pour annoncer « un nouveau regard sur le monde de la mobilité ». Il s’agit d’un véhicule électrique qui se veut le lointain descendant de la 2CV d’antan. Vu que le code de la route mondialisée impose d’adopter la langue des marchés et de rouler au franglais, le petit dernier a été baptisé « Citroën Ami One Concept ». Au passage, on apprend qu’il ne s’agit pas d’une banale auto mais d’un « objet électrique de mobilité urbaine ». Ça change tout. Demain, quand un « objet électrique de mobilité urbaine » (une bagnole, donc) se heurtera à un « nouvel engin de déplacement personnel » (bref, une trottinette), il faudra trouver un nouveau nom pour les victimes afin d’éviter les accidents de la circulation verbale 5Marianne ? 6 septembre 2019).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY-sur-Mer – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 90e livraison :

Extrait du n° 10 des Cahiers du Patrimoine de l’ouest varois : « A nos amis disparus : Didi, Françoise, Laurent, Gérard et Barthé » qui faisaient partie de la première équipe de recherches sur l’Ouest varois, mais qui ont quitté le train en cours de route et dont la place reste vide à jamais. Aucun d’eux n’était Sanaryen. Le plus proche du pays était Laurent Porte, d’Ollioules, mais né à Toulon, les autres  arrivaient du Tarn (Frédéric Dumas), d’Algérie (Françoise Brien), du Loiret (Gérard Delattre) et de l’Hérault (Barthélemy Rotger). Leur origine et leur métier ne les prédisposaient pas pourtant en 1982 à se retrouver au sein d’une entreprise commune : Frédéric Dumas était retraité du personnel civil de l’arsenal et auteur de nombreux ouvrages dont aucun n’avait trait à Sanary ; Françoise Brien, doctorante, s’apprêtait à étudier le site de Tauroeis-Le Brusc ; Laurent Porte, ancien médecin général des Armées, prenait sa retraite de cardiologue ; Gérard Delattre, ancien marin de la Royale et de la Marchande, travaillait comme technicien informatique au Laboratoire de l’Arsenal, au Brusc; Barthélemy Rotger, ancien militaire, était depuis cinq ans retraité des Chantiers de La Seyne.

            Ce qui les a réunis, ce fut l’amour de cette région – souvent d’adoption – et l’envie de partager les connaissances qu’ils en avaient :

            Frédéric Dumas apportait sa pratique de la plongée sous-marine et de l’archéologie[1], ainsi que sa connaissance de le calanque de Portissol où il avait découvert des fours de potier avant guerre, et acquis, en 1966, la certitude qu’une villa romaine s’y trouvait. Il suivit tous nos travaux de 1983 jusqu’à sa mort en 1991[2].

            Françoise Brien, qui avait déjà participé en archéologie terrestre aux fouilles du Clos de la Tour à Fréjus, partagea des responsabilités, dans le cadre du programme de l’Ouest varois, au sein de chantiers tels que la Courtine, le Château d’Ollioules et Portissol. Elle étudia le matériel que M. Marius Augier avait découvert à la Gorguette avant la guerre. Puis elle dégagea avec le Centre Archéologique du Var le port romain de Toulon avant de disparaitre en 1996. Elle avait soutenu à l’Université de Provence, une thèse de troisième cycle sur le site de Tauroeis.

            Laurent Porte, était l’homme au franc parler ; sa formation de pharmacien lui fut d’un grand secours tout au long de sa vie professionnelle qui le conduisit de l’Indochine, où il fut prisonnier des Japonais en 1945, jusqu’en Centre Afrique, après être passé par Madagascar. Partout il créa, ou fit fonctionner, des hôpitaux. Il fut le premier à tester les effets de l’acide acétasalycilique (aspirine) sur les maladies cardio-vasculaires. Il sut employer ses connaissance en les appliquant à sa recherche concernant l’emploi de l’huile de cade à des fins médicales. Parti à la recherche des fours à cade et à poix de l’Ouest varois, il en avait découvert près de 230 en 2001, contre quatre connus en 1982, dont un à  Sainte-Trinide. Son livre sur « Fours à cade, fours à poix dans la Provence littorale », réédité deux fois, fait encore autorité. Il nous a quittés en 2002.

            Gérard Delattre se lança à corps perdu dans toute une série d’enquêtes tout azimut : cartes informatisées de l’Ouest varois, articles sur les villages fortifiés, les monuments religieux, les bastides, les manoirs à tourelle, les fortifications, les chemins, les bergeries et leurs vanades, les cochonniers, les fours à chaux, les limites territoriales, rien ne le rebutait. Infatigablement, il arpentait le terrain en compagnie de Pierre Saliceti, de Gérard Julien et de Robert Hervé. Il a participé à la plupart de nos Cahiers en y rédigeant de nombreux chapitres. Une grande partie du Cahier sur Sanary s’inspire de ses travaux. Nous avons publié en 2002, année de sa mort, son œuvre posthume : Les monuments religieux de l’Ouest varois qu’il avait co-écrit avec Pierre Saliceti.

            Barthélemy Rotger s’attacha à sauver et à classer les archives de Sanary et d’Ollioules. Lorsque nous avons fait sa connaissance, il avait déjà beaucoup avancé dans ce travail fastidieux dans lequel il excellait. Doté, comme Gérard Delattre, d’un solide bon sens, il œuvra suivant des pistes très diverses : botanique – il était un orchidophile averti –, aménagement de la Tour de Saint-Nazaire (qu’il appelait Tour romane), cession à la Mairie de la Maison Flotte, création du Musée Frédéric Dumas, lancement de l’Association des racines sanaryennes et de la Fête du nom. Il est l’auteur de  deux livres : De Saint-Nazaire à Sanary, en 1984, et La tour Romane en 1996. Une grande partie de ce cahier sur Sanary s’inspire de ses travaux. Il décéda en 2003.

(à suivre)

MARSEILLE – 290e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

Au cours de la deuxième moitié du XIe siècle, les abbés de Saint-Victor sont Pierre (1047-1060), Durand (1060-1065), Bernard de Millau (1065 – 1079) et Richard de Millau (1079-1106)27.

1060 Donation à Saint-Victor, par Gui, fils [d’Arlulfe II et] de feue Fulcoare, de sa part et de celle qu’il a eue par échange avec son frère Guiran sur six églises, savoir : Notre-Dame de Descensa, Saint-Sidoine, Saint-Laurent, Saint-Martin de Gatières et Saint-Jean, sur les territoires du Puget et de Pierrefeu, et Notre-Dame de Colobrières. Si Guiran ou ses fils ne ratifient pas cette donation, il aban­donne à Saint-Victor toute sa part d’héritage à Pierrefeu, Colobrières, le Puget, Gardanne et Marseille. Parmi les témoins qui confirment : Pons de Vins, frère du donateur.(acte 172 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf.B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 109 v°. a. Guérard, n° 470).

1060 – : Pons II, évêque de Marseille, son frère le vicomte Geofroi, la femme et les fils de ce dernier, confient aux moines de Saint-Victor l’administration du monastère de femmes [Saint-Sauveur, près de l’église des Accoules, à Marseille]. (H. de Gérin-Ricard, 1926, acte 170 des vicomtes de Marseille ; A. Saint-Victor, Chartes originales, n° 401. a. Guérard, n° 1079. Ind. : Ruffi, Histoire de Marseille, t. Il, p. 59. — Belsunce, L’an­tiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 414. — F. André. Histoire de Saint-Sauveur, p. 21. — Albanès et Chevalier, Gallia … Mar­seille, n° 125.

Après 1065  – 18 novembre : Mort d’Aicard, vicomte de Marseille. (acte 187 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Bibl. nat., lat. 12702, fol. 139 v°).

1065-1073 – 2 décembre : Pons II, évêque de Marseille, autorise la  cession par divers au mona­stère de Saint-Victor d’une terre au bord de l’Huveaune, près Marseille, quartier de Quart (acte 186 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 26. a. Guérard, n° 93).

vers 1070-1080 : Marseille – La réalisation du grand cartulaire de Saint-Victor vers 1070-1080 marque l’aboutissement du processus par lequel l’abbaye rompt tous ses liens formels avec l’évêque de Marseille et la famille vicomtale, et s’érige en seigneurie monastique directement soumise au pape30. Toutefois à la mort de Grégoire VII, les monastères réformés par Saint-Victor reprennent leur indépendance.

1072 : Saint-Victor de Marseille. Donation par Pons II, évêque de Marseille, et son cha­pitre, au monastère de Saint-Victor, de l’église Notre-Dame au quartier de Sainte-Marguerite à Marseille. Pierre Nadalia, qui tenait cette église en fief avec ses frères, fait de même et confirme (acte 195 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 25. a. Guérard, n° 86. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 129).

1073 : Marseille – Raymond, un moine de l’abbaye de Saint-Victor, devient évêque de Marseille.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.

10e livraison : Adolphe MEYER, « Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon », 1859.

La Seyne Sicié sémaphore 1982 (coll. Meurey)

Les habitants de Six-Fours ne virent pas sans déplaisir le développement rapide de la Seyne démembrement de  leur communauté. Ils intentèrent plusieurs procès à ceux de La Seyne et chassèrent de leur conseil les membres qui faisaient leur résidence dans le nouveau pays. Des lettres-patentes du Roi, du mois de juillet 1657, obtenues au nom du cardinal de Mazarin, — duc de Maine, pair de France, abbé de Saint-Victor-lès-Marseille,—le lieu de la Seyne fut séparé et désuni du lieu de Six-Fours. Ces lettres-patentes furent enregistrées à Aix le 1er février 1658. Mais le partage des fonds qui devaient appartenir à la jeune communauté ne fut fait que dix mois plus tard, et l’affouagement, en 1665 seulement. Les armes de la Seyne, assez bizarres, furent : de simple à 5 pains d’or, en pointe une mer d’azur à 2 poissons d’argent.

(A suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Les trains 5 et 20 s’arrêtent à Etaples, le premier pour y prendre des voyageurs de 1e et 2 classes sans en prendre, et le second pour y descendre des voyageurs de 1e et 2e classes sans en descendre (sic ! Petites Affiches, 7 septembre 1923.)

Je vous souhaite un bon mercredi ainsi qu’un excellente journée ! A demain !

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, e


[1] Il fut l’un des découvreurs de peintures rupestres dans les gorges d’Ollioules où une grotte porte son nom.

[2] Voir le n° 3 des Cahiers.

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