ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 4 SEPTEMBRE 2023 – 12e ANNÉE (n° 3974)
Plan :
1 Illustration
2 Fêtes
3 Mot du jour
4 Éphémérides
5 En direct de notre bibliothèque : Sanary, Marseille et La Seyne.
7 Une blague pour la route
ILLUSTRATION

Six-Fours – Chapelle Notre-Dame de Pépiole en 1937 (coll. H. Ribot)
FETES
Bonne fête aux Rosalie dont le prénom, apparu au XVIIIe siècle, se réfère à une sainte de Palerme , descendants de Charlemagne, qui décéda en 1160. Sur les 20 000 Rosalie enregistrées depuis 1900, environ 8400 vivent encore de nos jours.
Saint Frézal, évêque de Mende et martyr au XIe siècle. Son corps était conservé à La Canourgue ; cette dernière ayant été donnée à Saint- Victor en 1060, on ne voit pas pourquoi elle ne figure pas dans les calendriers victorins avant 1508. Fêté le 4 septembre (V. Saxer).
Pensons également au nerprun, que l’on appelle en Provence aigo espouncho ou aigo pouncho, plante de ce 18e jour de fructidor An II du calendrier républicain.
LE MOT DU JOUR
Voici une pensée profonde de Andrew Aitken Rooney (1919-2011), journaliste à la CBS, connu pour son émission “60 mn avec Andy Rooney” : « Les livres qui se vendent le mieux sont les livres de cuisine et les livres de régimes. Les premiers vous expliquent comment faire la cuisine et les autres comment ne pas la manger. ».
ÉPHÉMÉRIDES

Evenos – Sainte-Anne, les grés (cliché H? Ribot).
–476 – 4 septembre : EXIT L’EMPIRE ROMAIN D’OCCIDENT – A Ravenne, capitale de l’Italie, l’empereur Romulus Augustule est déposé par le coup d’état du général Odoacre, roi des Hérules, un peuple germain oriental. L’origine barbare d’Odoacre lui interdisant de prétendre à la succession de Romulus Augustule, il ordonne au Sénat romain d’expliquer à Zenon, l’Empereur d’Orient, qu’il n’y aurait plus de succession impériale en Occident. Odoacre renvoie à Zénon les insignes impériaux d’Occident. L’Empire d’occident a vécu. Odoacre et sa bande armée seront chassés d’Italie par le roi ostrogoth Théodoric en 493 , lequel fondera le royaume de Ravenne.
–1090 – 4 septembre : Le temps des Assassins – Un Perse, Hassan-i Sabbah, s’empare de la forteresse d’Alamout dans le massif de l’Albourz au sud de la mer Caspienne. Il est à l’origine de la secte des Assassins. De ce nid d’aigle imprenable, lui-même et ses successeurs vont établir pendant deux siècles une domination occulte sur l’ensemble du Moyen-Orient par le crime et le pillage. Ce fut en Iran, en plein cœur du domaine seldjoukide, qu’une résistance chiite se mit en place dans les années 1090. Les Nizarites en furent les maîtres d’œuvre. C’était un groupe de chiite ismaéliens croyant à l’existence d’une lignée de sept imams cachés (et non douze comme les chiites duodécimains, actuellement majoritaires en Iran ou en Irak). Ils passèrent à la postérité sous le nom d’ « assassins ». Leur chef, Hassan-i Sabbah dit le « vieux de la montagne », établit leur base à Alamout. Rapidement, ils tissèrent un réseau de forts bien protégés, le plus souvent situés dans des régions montagneuses, et créèrent le mouvement nizarite, une branche en Syrie au XIIe siècle, sous l’impulsion de Rachid ad-din Sinan, lui aussi surnommé « le vieux de la montagne », qui établit son quartier général à Masyaf dans le Djébel Ansariyeh.
–1257 – 4 septembre :

1. BEAUSSET VIEUX ET CABANES DU BEAUSSET – contrat passé le 4 septembre 1257 in castro de Bauceto entre le vénérable Benoît, évêque de Marseille, d’une part, et l’illustre seigneur Charles d’Anjou et son épouse Béatrix, pour rétablir la paix entre la ville supérieure et la ville inférieure de Marseille. En échange, Benoît reçoit du comte et de la comtesse cinq cents livres royales plus le territoire du château du Beausset, et la terre de Château-Val appelée Signes. La suite du texte montre que J. Gavot a confondu dans cet acte, suite logique du précédent, la ville supérieure de Marseille avec le Beausset Vieux, et la ville basse de Marseille avec les Cabanes du Beausset ; ce qui le conduisit à dire qu’il existait bien deux villes au Beausset et confirmait bien le parallèle fait avec le Beausset-Vieux de la charte de 1151 par laquelle les seigneuries du Beausset et du Castellet délimitent leurs confronts (Jean Gavot).
2. La Moutte, château, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Transaction entre la communauté de Marseille et l’abbaye de Saint-Victor qui prétendait exercer un droit de juridiction sur le tènement de la Moutte. Il fut reconnu que la Moutte appartenait au territoire de Marseille (Mortreuil, 1872).
–1270 – 4 septembre : Pierre Botin, syndic du monastère de Montrieux, cite devant le tribunal ecclésiastique de Marseille les coseigneurs de la vallée de Signes (Châteauvieux, Signes-le-Blanc, Signes-Barrayrenque), savoir : Bertrand de Signes de Châteauvieux, Hugues de Signes, Majorgues, Raynoard, Simon de Signes, Bertrand de Signes, damoiseau, et le prieur de Méounes, représentant l’évêque de Marseille ; il les accuse d’empêcher les troupeaux du monastère de paître librement sur tout le territoire de la vallée de Signes et réclame 60 livres de dommages. De leur côté, les coseigneurs demandent également 60 livres, en réparation du tort causé par les chartreux. Le juge délégué par l’évêque de Marseille prend acte des griefs des deux parties (Actes 346 cartulaire de Montrieux, daté du 4 septembre 1270, Boyer 1980, p. 652 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1274 – 4 septembre : Clausum Vetus, 4 septembre 1274 (charte aux archives municipales). Claux-Vieux lieu-dit ayant appartenu au monastère de Saint-Victor, commune de Marseille, quartier de Saint-Just,.
–1287 – 4 septembre : Vallon Massettes (acte notarié). Auj. Vallon Marseillais : lieu-dit, commune d’Allauch.
–1298 – 4 septembre : Vallis Judayca, (charte aux archives municipales). Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). Lieu-dit Vaujeu, le 12 février 1692.
–1318 – 4 septembre : CONCORDAT ENTRE LE PREVÔT ET LE CHAPITRE DE L’EGLISE DE TOULON – Concordat authorizé par devant le Sr Elzéar de Glandevès, evesque de Toulon, entre les sieurs Pierre Guillelmi, prévost, chappelain du pape et auditeur des causes de son sacré palais, d’une part, et le chapitre de ladicte église, d’aultre, sur l’administration de la cure de l’église et des revenus du chapitre distraicts de la charge de prévost et remise au corps dudict chapitre avec concession de tous les droits, réservés audict prévost tant à Solliès, Cuers, La Valette et la Garde que dans la ville de Tollon. L’an 1318, le, receüe par Simon Frederic de Monvilar, notaire. (Carpentras, blioth. Inguimbert, Mss. 1859, f° 213).
–1343 – 4 septembre : L’ Antrefort de Ginhac (archives du Chapitre). Auj. Antrefort de Gignac – passage du territoire de Séon, commune de Marseille, dans celui de Gignac. Première mention Campus de Maurina (charte aux archives de l’Evêché).
–1453 – 4 septembre : Camp de Maurine – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Fiol (charte aux archives de l’Evêché de Marseille).
–1518 – 4 septembre : la rivière Huveaune et le Jarret devinrent si gros qu’ils firent des dégâts infinis. D’abord à Auriol, le grand pont fut emporté et plusieurs maisons de la bourgade détruites; à Roquevaire, il y eut aussi de grands maux; à Aubagne, l’Huveaune emporta tous les jardins, les cuirateries et l’hôtellerie du Mouton où elle mit quasi tout par terre, les vignes et le reste; vous pouvez penser ce que ce fut ! Jusqu’à la croix qui est près du pont qui fut emportée et, si les murs des jardins n’avaient pas tenu bon, la bourgade eût été en grand danger. La rivière arrivant dans la vallée fit de grands maux; d’abord aux moulins de la Valentine, elle emporta une maison toute neuve ainsi que le moulin à toile de Pierre Village et rompit tous les murs qui avaient été construits le long du chemin; elle emporta le blé, les tonneaux de vin pleins ou vides. Dans le terroir de Marseille, elle fit aussi des maux infinis (Honoré de Valbelle, Histoire journalière).
–1577 – 4 septembre :
1. Achaptes de Forbin, 4 septembre 1577 (registre de l’Evêché de Marseille, n° 61). Auj. Les Acates, village, commune de Marseille, quartier des Camoins (1872). Cette localité s’appelait d’abord Pique-Nose ; elle prit le nom d’Accates à cause des baux emphytéotiques (ad acaptum) qui furent établis par Jacques de Forbin, propriétaire de ce tènement. C’est ce qui résulte de la reconnaissance passée le 9 octobre 1596 (registre n° 54 des archives de l’Evêché de Marseille, f° 132)
2. Jas Dalone, 4 septembre 1577 (registre n° 61 aux archives de l’Évêché.). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint- Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Lona, 30 novembre1358 (acte notarié)
–1578 – 4 septembre : guerres de religion en Provence ; les carcistes prennent les armes – La période comprise entre le mois d’août 1578 et le mois de juin 1579 a été, en Provence, l’une des plus troublées. Carcistes et razats s’opposaient plus pour des querelles entre membres de la haute noblesse que pour des questions religieuses. Le 4 septembre 1578, les carcistes prirent les armes, prétextant d’une attaque conduite par les razats contre le château de Vins sur Caramy. En fait, la véritable raison avait été la nomination d’un nouveau gouverneur de Provence, François de la Baume, comte de Suze, dont ils ne voulaient pas.
–1704 – 4 septembre : Les Rampals (registre de l’Ecritoire). Auj. Les Rampauds – hameau au XIXe s. de la commune de Marseille, quartier de la Valentine (1872). — Nom donné à ce hameau par la famille Rampalin, dont le plus ancien, Guillaume Rampalin, vint s’établir au milieu du XVe siècle, dans l’ancien quartier de Val Juege où nous avons mention de la bastida Guillelmi Rampalini, le 12 janvier 1440 (registre aux archives de la Major).
–1721 – 4 septembre : enfin, l’épidémie de peste semble diminuer à Sanary. Il est nécessaire de bien nettoyer et parfumer les maisons pestiférées où des habitants veulent commencer à entrer.
–1726 – 4 septembre : UN NAVIRE PORTEUR DE LA PESTE MOUILLE EN RADE DU BRUSC – Le Roi ayant appris qu’un bâtiment. venant de Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie) où il .y a la peste, est mouillé en rade du Brusc, fait publier par ban à son de trompe et au bruit du tambour ce qui suit : « De par le Roi. Il est défendu sur peine de la vie à toutes personnes de quelque condition et quelle qualité qu’elles soient de garder en leur possession aucun effets de quelque espèce qu’ils puissent être provenant du bâtiment Le Cheval Marin mais qui venant de Smyrne a mouillé le 4 septembre à la rade du Brusc d’où il n’est parti pour Marseille que le 8 septembre. Fait à Toulon, le 28 Septembre 1726 »
–1726 – 4 septembre : DÉCÈS DE CASSINI – Le 4 septembre 1784 décède de la variole le cartographe et astronome César François Cassini dont la carte de France, devenue un classique du genre, a été publiée au nom de l’académie des sciences de 1744 à 1793. La feuille de Toulon ayant été réalisée en 1778.
–1789 – 4 septembre : Mounier a de nouveau exposé la thèse des monarchiens devant l’Assemblée : il a évoqué l’organisation du corps législatif en deux chambres, la nécessité d’un veto absolu ainsi que le droit de dissolution du roi. Cette proposition a paru inacceptable à de nombreux députés (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 4 SEPTEMBRE).
–1790 – 4 septembre :
1. Necker, ministre de Louis XVI, démissionne.
2. première, salle Favart à Paris, de l’opéra de Méhul, « Euphrosine, ou Le tyran corrigé ». C’est un immense succès qui marquera le compositeur par le talent qu’on lui reconnaît. Formé à l’école de Gluck, Méhul introduira à l’Opéra-Comique un système nouveau, dans lequel tout en adoptant quelques formes italiennes, il donnera aux airs plus de régularité, à tous les morceaux une facture plus large, aux ensembles plus de développement, à l’harmonie plus d’élégance et de pureté, aux détails de l’instrumentation plus de soin et d’intérêt. « Euphrosine », premier opéra représenté de Méhul, inaugure cette nouvelle école à laquelle il faut associer le librettiste François-Benoît Hoffman.
–1792 – 4 septembre :
1. En cet été 1792, on parle de plus en plus d’émigrés au Beausset. Si les premiers ont été les prêtres et le curé réfractaires, d’autres suivent désormais. Parmi eux, le 3 septembre, Jacques Joachim Gaspard Imbert, ex-garde du Roi, absent du village depuis trois mois. Sa mère, qui vit au Beausset, essaie vainement de faire lever les scellés apposés sur la maison de son fils. La municipalité refuse la demande, car Madame Beaumont veuve Imbert ne peut pas présenter de certificat de résidence pour son fils. Il est donc considéré comme émigré au regard de la loi (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
2. QUATRIÈME bataillon du Var – Au Beausset, le 4 septembre 1792, Joseph Vidal devient désormais lieutenant-colonel du 4e bataillon du Var qui vient d’être porté à 800 hommes.
–1793 – 4 septembre : A TOULON, LES AMIRAUX Hood et Langara descendirent à terre pour la première fois. Vingt-deux coups de canon des vaisseaux français saluèrent leur débarquement, des détachements de troupes françaises et alliées rendirent les honneurs. Le président du Comité général harangua sur le quai les deux personnages chamarrés et il leur offrit les clefs de la Ville, que noblement ils refusèrent. Puis lord Hood présenta l’amiral Goodhall comme gouverneur de Toulon, et Langara présenta l’amiral Gravina comme commandant général des troupes à terre. Cette première visite des deux amiraux ne dura que deux heures, que Hood passa en grande partie auprès d’un officier anglais blessé à Ollioules. Il regagna ensuite le Victory, déclinant une invitation à un repas d’honneur.
–1795 – 4 septembre : TALLEYRAND RENTRE EN FRANCE – Le 4 septembre 1795 (18 fructidor an III), la Convention autorise Talleyrand à rentrer en France ; il est rayé de la liste des émigrés grâce à l’intervention de Germaine de Staël. Il a quitté l’Angleterre en février 1794 pour gagner Philadelphie où il a retrouvé d’autres Constituants ; il reviendra à Paris en 1796.
–1797 – 4 septembre : coup d’État des directeurs contre les royalistes – Le 4 septembre 1797 (18 fructidor), à Paris, on assiste à un coup d’État des directeurs contre les royalistes. Comme les élections ; étaient favorables aux royalistes et que le général Pichegru était gagné à leur cause, trois directeurs, soutenus par Bonaparte, alors en Italie, n’ont pas hésité à se mettre dans l’illégalité en cassant les élections et en déportant des députés et les deux autres directeurs.
–1812 – 4 septembre : sémaphore de Six-Fours – Le 4 septembre 1812, le sous-commissaire de la marine, à La Seyne, rend compte de la réparation de la maçonnerie de la base du mât sémaphorique de Six-Fours.
–1851 – 4 septembre : Enseignement – Le 4 septembre 1851, l’externat Saint-Joseph est fondé à La Seyne.
–1870 – 4 septembre :
1. la IIIe République est proclamée – Le 4 septembre 1870, apprenant que la République est proclamée à Paris, la foule toulonnaise se porte sur la sous-préfecture pour avoir des nouvelles. N’en obtenant pas, elle se dirige vers la Préfecture maritime où l’amiral Chopart lit une dépêche confirmant la nouvelle et qu’un nouveau gouvernement, dit de défense nationale, est constitué.
2. boulevard du 4 septembre à La Seyne – La commission municipale installée à La Seyne dès la chute de l’Empire, le 4 septembre, baptise aussitôt « boulevard du 4 septembre » le « boulevard Fleury », artère résidentielle qui venait de marquer la rupture avec l’habitat urbain traditionnel (René Merle).
–1886 – 4 septembre : reddition du chef apache Geronimo – Né en Arizona en juin 1829, Geronimo appartient à la tribu des Chiricahua dont il devient le chef respecté par tous. Durant l’été 1858, en l’absence des guerriers, les Mexicains attaquent le camp de Geronimo et massacrent femmes et enfants. Geronimo perd ainsi sa mère, sa femme et ses trois enfants. Dès lors, le chef apache et ses guerriers enchaînent raid sur raid côté mexicain et américain. La guérilla fait rage dans le Sud-Ouest américain entre 1862 et 1872. Traqué et pourchassé, Geronimo se rend le 4 septembre 1886 et dépose enfin les armes. En 1894, les Chiricahuas sont rapatriés dans l’Ouest, non dans leurs terres, mais à Fort Sill dans l’Oklahoma. Geronimo meurt le 17 février 1909, à l’âge de 80 ans. Avec lui disparaît un des symboles les plus forts de la résistance à l’envahisseur.
-1897 – 4 septembre : ACHÈVEMENT DU CHÂTEAU DU CANIER A SAINT-MANDRIER – Le 4 septembre 1897, ouvriers, maçons et tailleurs de pierres, terrassiers et manœuvres, à la tête desquels se trouvaient MM. Estienne et Paul, entrepreneur et surveillant, se réunissent en un banquet servi dans l’hôtel Ardissone (hôtel Saint-Georges, à Saint-Mandrier) pour fêter l’achèvement extérieur du château élevé dans la grande propriété du Canier, au compte de M. Dussaud, entrepreneur de jetées de la grande rade.
–1911 – 4 septembre : ACCIDENT LORS DE LA VENUE du Président de la République à Toulon – Le 4 septembre 1911, le président de la République vient inspecter l’armée navale à Toulon. Toute la presse française a parlé de cette revue et ses envoyés spéciaux suivent les manœuvres qui se déroulent en haute mer et au cours desquelles se produit un accident alors que l’aube pointe à peine. Près des côtes de la presqu’île de Cépet, le paquebot Magali est abordé par le cuirassé Brennus. Le choc est si violent qu’il est entendu par la population du Creux-Saint-Georges. Les barques se portent aussitôt au secours des passagers du paquebot à bord duquel la panique est générale. Heureusement, la brèche qui se présente par bâbord arrière s’arrête à fleur d’eau et tout danger paraît écarté. Des passagers se jettent malgré tout à l’eau. L’un est recueilli par la baleinière du Brennus, un autre par celle du poste d’arraisonnement de Saint-Mandrier et hospitalisé à la chambre des premiers maîtres-infirmiers de l’hôpital de Saint-Mandrier. A mesure que les passagers sont débarqués, ils se dirigeaient vers le bureau des PTT pour télégraphier dès 7 h qu’ils sont sains et saufs. Le Magali sera renfloué puis amarré vers 15 heures au quai du port marchand à Toulon.
–1912 – 4 et 5 septembre : INCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN Mariotte (Q 74, type Mariotte). Du 20/08 au 4/09, le sous-marin est totalement immobilisé pour réparer par suite de la perte totale sur le collecteur de l’induit bâbord lors des premiers essais de moteurs Diesel. 5/09 : essai de charge autonome au mouillage ; défrettage et coups de feu dans l’induit et l’enroulement de compensation du moteur bâbord. Du 5/09 au 22/10 : immobilisation pour réparation du moteur électrique bâbord.
–1916 – 4 septembre : hôpital maritime de Saint-Mandrier – Le 4 septembre 1916, l’hôpital maritime de Saint-Mandrier (Var) enregistre le décès de Georges Martel, soldat de 2ème classe au 1er escadron du train des équipages, né le 06 août 1875 à Guarbecque. Emporté par une fièvre typhoïde, il est déclaré mort pour la France.
–1917 – 4 septembre : ordre de réquisition du vin – Le 4 septembre 1917, l’autorité militaire de Toulon donne l’ordre de réquisition du vin. Tous les propriétaires sont requis de réserver et de tenir à la disposition du service de ravitaillement le tiers du total de leurs déclarations de récolte de 1917, sauf ceux qui ont récolté moins de 15 hectolitres.

–1934 – 4 septembre : Nuisances causées par les exercices de tir des CANONS DE 340 de Cépet – Le 4 septembre 1934, les propriétaires concernés par les exercices de tir des 340 de Cépet se réunissent en mairie pour protester énergiquement contre la situation de plus en plus intolérable qui leur est causée par le voisinage et les tirs de ces batteries, leur rendant l’existence littéralement insupportable, leur causant des troubles très graves de jouissance, démolissant de plus en plus leurs immeubles sans que la Marine ait voulu, jusqu’à présent, leur accorder la moindre indemnité raisonnable.
–1939 – 4 septembre :
1 . décret du gouvernement français « relatif aux mesures à prendre à l’égard des résidents dangereux pour la défense nationale » – Le décret du gouvernement français « relatif aux mesures à prendre à l’égard des résidents dangereux pour la défense nationale » a d’abord visé les communistes, mais il touche bientôt d’autres catégories, notamment les antifascistes réfugiés en France ce qui entraîne, entre autres, la création du camp d’internement des Milles, dans les Bouches-du Rhône.
Le 4 septembre 1939, débute le criblage des ressortissants allemands en France qui sont internés. Comme il s’agit essentiellement de réfugiés ayant dû quitter l’Allemagne en raison de leur opposition à Hitler ou pour des raisons raciales, on se décidera, après enquête, à libérer la plupart d’entre eux. Charles Maurras s’en indigne : juif ou antifasciste, un Allemand ne peut être qu’un espion.
2. La France et la Grande-Bretagne sont depuis hier en guerre avec l’Allemagne – Le Petit Var du lundi 4 septembre 1939 publie : « La France et la Grande-Bretagne sont depuis hier en guerre avec l’Allemagne (…) à partir de 17 heures ». « S.M. George VI a adressé à l’Angleterre et à ses dominions un émouvant message ». « M. Edouard Daladier a fait appel à l’union de tous pour la défense de la patrie. ».
3. premier crime allemand : Le paquebot britannique « Athenia » est torpillé au large des Hébrides – La République du Var, du même jour, informe ses lecteurs que : « Les opérations militaires maritimes et aériennes ont commencé (…) Le premier crime allemand : Le paquebot britannique « Athenia » est torpillé au large des Hébrides. Il avait à son bord 1400 passagers, pour la plupart américains et canadiens ». En attendant, à Saint-Mandrier, les batteries de Cépet voient leur effectif en personnel augmenter sensiblement et des casernement supplémentaires être installés pour loger les réservistes affectés à la défense avancée de Toulon. Il s’agit d’abris en demi-lune couverts de tôle ondulée.
–1940 – 4 septembre : RÉSISTANT CONDAMNE À MORT À LA ROCHELLE – La Rochelle, le 10 septembre 1940 : « Roche qui, dans la nuit du 1er at 2 septembre, avait coupé, à l’aide d’une hachette, le câble téléphonique allemand qui relie La Rochelle à Royan a été jugé par la justice militaire allemande qui, le 4 septembre, l’a condamné à mort. La sentence a été exécutée le 7 septembre au matin » (La Petite Gironde, mercredi 11 septembre 1940)
–1943 – 4 septembre : la quasi intégralité des navires coulés a Toulon est remise à flot – A la date du 4 septembre 1943, l’arsenal de Toulon n’a pas chômé. Avec le croiseur « Algérie » et les contre-torpilleurs « Guépard » et « Verdun », renfloués respectivement le 19 août, le 4 septembre et le 29 septembre, ce sera la quasi-intégralité des navires coulés qui aura été remise à flot par les entreprises venues d’Anvers, de Marseille, du Havre, de Paris, de Hollande, de Gênes et par la DIN de Toulon.
–1944 – 4 septembre : délégation municipale de Toulon – Le 4 septembre 1944, le Préfet du Var procède à la nomination de la délégation municipale de Toulon, dirigée par Franck Arnal, président du CDL.
–1955 – 4 septembre : lu dans « Le Provençal » du 2 septembre 1955 – « Cette année, les fêtes du 4 septembre coïncident exactement avec la date du 4 septembre qui en est la date exacte puisque le 4 septembre est un dimanche. »
–1965 – 4 septembre : MORT D’Albert Schweitzer – Le 4 septembre 1965 nous quittait Albert Schweitzer qui fut tout à la fois docteur en théologie, docteur en philosophe, docteur en médecine, musicien et humaniste. J’ai beaucoup apprécié son livre, publié par Payot à Paris en 1945 : « Les grands penseurs de l’Inde, étude de philosophie comparée »
–1970 – 4 septembre : le socialiste Salvador Allende est élu président de la République du Chili. Il n’obtient cependant que 37% des voix avec une coalition fragile qui va du centre à l’extrême-gauche maoïste. Le reste des voix se partage entre ses deux adversaires de droite. (Élection contestée de Salvador Allende – Herodote.net”). L’opposition au président ne cessera de se renforcer jusqu’à sa mort tragique trois ans plus tard.
–1998 – 4 septembre : Karry Page et Sergey Brin créent Google dans la Silicon Valley.
–2017 – 4 septembre : déménagement du « Foyer Pierre Singal » qui quitte son local du 59 rue Robert Schuman et ventile son matériel entre La Seyne, Toulon, Sanary et des salles privées. La nouvelle adresse de l’association se trouve au 76, chemin de la Millière.
–2018 – 4 septembre : Je ne peux résister à l’envie irrépressible qui monte en moi de rééditer mon horoscope SCORPION de la semaine en cours pour 2018. Accrochez-vous, c’est du pur jus de cervelle : « Vie sociale : votre notoriété, voire votre popularité, pourrait se développer et atteindre des sommets (surtout si vous êtes du 2e DECAN). Tout semble vous réussir en ce moment, alors, profitez-en pour faire feu de tout bois. Vie affective : votre côté mystérieux intriguera les autres et pourrait vous valoir quelques regards appuyés en société… Mais vos proches ne le vivront pas aussi bien. Ils auront l’impression que vous essayez de les tenir à distance. » Fermez le ban ! C’est pas beau ça ? D’accord, il y a pas mal de conditionnels (deux fois « pourrait »), des imprécisions (« voire », « semble ») mais l’ensemble est pas mal, non ? « Notoriété », « atteindre des sommets », « réussir », « profitez-en », « feu de tout bois », « côté mystérieux », « regards appuyés en société ». Bon, d’accord, les copains devraient se sentir mis sur la touche avec un tel déploiement de bonne aventure (avec S ou sans S ?), il faut les comprendre, les pôvres ! Merci Christiane Haas de Var-Matin qui a écrit ces lignes sublimes. Dont acte !
-2019 – 4 septembre : MÉTÉO SANARYENNE : après une nuit claire et la lune à son premier quartier, la journée devrait être ensoleillée avec un vent de secteur sud virant progressivement à l’ouest dans l’après-midi sans dépasser les 15 km/h. Les températures attendues sont de l’ordre de 19 à 21° pour les minimales et 29° pour les maximales. S’il faut en croire les prévisions, le beau temps devrait perdurer au moins jusqu’au 17 septembre.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE
SANARY-sur-Mer – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 88e livraison :
Chapelle rurale de Notre-Dame de Bon Repos

1937 : oratoire érigé à la mémoire de la chapelle de Notre-Dame de Bon Repos. Cet oratoire fut détruit en 1944 (cl. Coll. H. Ribot).
C’est le 18 octobre 1649 qu’est posée la première pierre de la chapelle rurale de Notre-Dame de Bon Repos (ou Repau) à l’entrée de Saint-Nazaire, en venant d’Ollioules, et près du chemin de pèlerinage de Sainte-Madeleine. La titulaire était la Vierge sous le nom de Notre-Dame de Bon-Repos. Sa fête était le 8 septembre, jour de la Nativité. Elle se trouvait à l’extrémité de l’actuelle Avenue des Poilus, sur le Chemin d’Ollioules, non loin de la Reppe. C’est un prêtre d’Ollioules qui en détient le bénéfice. Son estimation du 24 ventôse An VI, la décrit avec des murs en très mauvais état, des poutres hors de service, et les barres des deux fenêtres mangées de rouille. Même un arceau de 49 pierres de taille est dit en mauvais état (Arch. du Var, 1Q701). Vendue comme bien national à la Révolution, elle est achetée par les époux Cadet de Fontenay-Pivot, puis rachetée en 1817 par le recteur Deluy. Mais comme les acheteurs n’ont pu l’entretenir, elle est, à cette date, en ruine. Il est finalement décidé de ne pas la réparer. Elle sera revendue en1846 pour 350 F. Le prix a servi à l’achat d’un ciboire pour la paroisse. Son emplacement a longtemps été marqué par un oratoire édifié en 1858 et disparu en 1944 au cours de la guerre (voir le cliché). Un second oratoire du même nom a été construit en 1988 à 200 m du premier emplacement, sur le Chemin de la Buge, près du Carrefour du Pas de Puget (actuel Rond-Point Bad-Sackinghen).
(à suivre)
MARSEILLE – 288e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

–1032 : Marseille. Donation à l’abbaye de Notre-Dame-des-Accoules, par [le vicomte] Guillaume II, du quart de la villa d’Allauch et de ses dépendances. Témoins : les fils et les filles du donateur, sa femme Stéphanie, ses frères Pons et Fouque (Acte 82 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Copie incorrecte du XVIIe siècle : Bibl. de Carpentras, ms. n° 1855, fol. 352)
–1038-1048 : Le vicomte de Marseille Fouque et sa femme Odile, ayant entrepris de bâtir, sur l’ordre de l’abbé Isarn et des religieux de Saint-Victor, l’église Saint-Pierre[-de-Paradis] à Marseille, donnent à cette église appartenant à Saint-Victor, le jour de sa dédicace par les archevêques d’Arles et Aix et par l’évêque de Toulon, deux clos de vignes qu’ils ont fait planter, l’un près de l’église Saint-Saturnin, l’autre au pied de la colline de la Garde, au lieu-dit vallis Focaria, plus un troisième acquis par eux et situé au chevet de ladite église de Saint-Pierre, trois pièces arables, un jardin, un pré et un moulin. Parmi les témoins qui souscrivent : [la vicomtesse] Stéphanie et ses fils Etienne. Bertrand et Pierre (acte 105 des vicomtes de Marseille, J. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 12 v°. a. Guérard, n° 33. Ind. : Albanès et Chevalier, GaIlia . . . Arles, 110 355 ; — Toulon, n° 41).
–1040 – 15 octobre : Marseille – L’église de l’abbaye de Saint-Victor est consacrée par le pape Benoît IX, le 15 octobre 1040, par un acte qui a fait l’objet de nombreuses études. Bien que cet acte soit apocryphe, Paul Amargier conclut que les scribes, auteurs du faux, ont utilisé un original qu’ils ont modifié pour renforcer le rôle de Saint-Victor au détriment d’Arles, en accordant à l’abbaye le titre de « Secunda Roma » ; la date de 1040 resterait valable pour la consécration.
–1044 – Donation à Saint-Victor, par Pons II, évêque de Marseille, avec l’assentiment de ses chanoines, de l’église détruite de Saint-Giniès de Marseille près de la montagne de la Garde (réf. Henri de Gérin-Ricard et Emile Isnard, 1926 n° 125. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 23. – C. ibid., Petit Cartulaire, fol. 165 v°. a. Gallia christiana, t. 1, instr., p. 111, n° XVI ; – b . Guérard, n°73. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 111).
–1044 – 29 juillet : Marseille. Concession par Geofroi, marquis et comte de Provence, de tous ses droits sur les immeubles du territoire de Marseille, que le vicomte Fouque et sa femme Odile voudront, donner à Saint-Victor et à l’église en construction de Saint-Pierre- de-Paradis. (réf. Henri de Gérin-Ricard et Emile Isnard, 1926 n° 126. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13. a. Guérard, n° 34).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne.

7e livraison : Adolphe MEYER, « Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon », 1859.
La jolie dame ne regardait pas son enfant qui toussait : elle était absorbée par le bon effet qu’elle devait laisser après elle. Je me permis de lui faire remarquer qu’au passage des tunnels, elle devait lever la glace, l’air des souterrains est préjudiciable aux natures délicates comme me paraissait l’être celle de son fils : elle remercia avec une révérence, et prit la pose que l’on donnera à la fatuité compassée et sérieuse, si on élève une statue à cette divinité toute moderne.
En face d’elle, se trouvaient deux jeunes gens , aspirants au bachot sans doute, qui connaissaient déjà tous leurs devoirs envers les autres, du moins en ce qui concerne le respect que l’on doit leur témoigner par un soin excessif de sa personne. Ils étaient bien lavés, bien peignés, et torturaient à tour de rôle un volume jaune de Bibliothèque nouvelle : une Conversion. Chaque fois qu’ils essayaient d’y lire, ils baillaient derrière les feuilles, et je dois dire que la lutte ne se prolongeait guère, celui qui tenait le volume le fermait pour prendre une position plus commode, et l’autre s’emparait de l’in-18. Ils voyageaient de conserve avec la dame, et lui montraient chacun trente-quatre dents bien écurées : ils abusaient ainsi du sourire ; un sourire appris entre un thème et une polka. J’entends toujours flétrir les Romains de la décadence ; mais ils avaient cent fois plus d’énergie et de connaissances , de résolution et d’acquit, de vigueur et d’intelligence que la plupart de nos beaux fils ! Mes co-voyageurs me remirent en mémoire un mot de Balzac : « Les jeunes gens comme il faut, qui sont bêtes , ont cet avantage de l’être comme il faut. » Ainsi que César, j’acceptai mon destin, et, m’enveloppant dans mon paletot, je m’endormis.
…
(A suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
Dans une oasis, en plein désert donc, un message parvient, envoyé par un avion.
-Avons vu ce qui semble être un homme comme écrasé sur le sable d’une dune. C’est peut-être un parachutiste ? »
-Message reçu ! envoyons hélicoptère !
L’hélico s’envole et, peu après, se pose à proximité de ce qui semble être un étrange corps humain : c’est un plongeur sous-marin avec son équipement complet, masque, palmes, bouteilles, rien n’y manque. Intrigué le pilote descend de l’appareil et s’approche de l’homme qui semble totalement sonné et ne peut dire que ceci :
-Plutôt brutale l’évaporation !

Je vous souhaite un excellent lundi !

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber et Olivier.
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