ÉPHÉMÉRIDES DU 23 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 23 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3961)

Plan :

  1. Illustration
  2. Fêtes / Dicton du jour / Mot du jour /Alerte météo.
  3. Ephémérides
  4. En direct de notre bibliothèque : extraits portant sur Sanary et sur le terroir Marseillais.
  5. Une blague pour la route

ILLUSTRATION

Août 1944 – Les Allemands font sauter les quais de St Tropez.

FETES

Dans la Rome antique, le 23 août, à l’occasion des Volcanalia célébrées en l’honneur du dieu Vulcain, on jetait dans le feu de petits poissons (il s’agit, vraisemblablement, d’un « sacrifice de substitution »: la mort des petits poissons rachète la vie des êtres humains qu’ils sont censés représenter.)

Aujourd’hui, à cette date, nous fêtons les Rose, prénom qu’ont porté plusieurs de mes parentes et qui est encore celui de près de 45000 personnes en France.

Comprenne qui pourra, alors qu’il avait un nom de fleur sous la main, Fabre d’Églantine ne l’a pas gardé pour son calendrier républicain et lui a préféré celui de la tubéreuse qui vient du Mexique mais sert toutefois dans la parfumerie.

Dommage pour Rose qui tient son origine d’Isabelle de Florès dite Rose, morte à Lima (Pérou) en 1617. Elle a passé sa vie au service des Indiens, des enfants abandonnés, des vieillards, des infirmes et des malades.

Alerte météo : Ce mercredi, 19 départements sont placés par Météo France en vigilance rouge canicule et 37 en orange. Des records de chaleur ont été battus mardi, certaines communes enregistrant des températures supérieures à celles de 2003. Lundi a été, selon Météo France, la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le pays après un 15 août, avec des températures peinant à baisser la nuit, comme à Nice avec 29,6 °C comme minimale. Depuis 2003, « ce n’est que la sixième fois que le niveau (de vigilance) rouge est activé, et jamais on ne l’avait activé aussi tardivement « , a souligné hier soir le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu sur BFMTV.

LE DICTON DU JOUR

n’est pas à la hauteur de la beauté du nom : « A la sainte Rose, pour les travailleurs, pas de pause ! ».

LE MOT DU JOUR

« Dans la paix, les fils ensevelissent leur père, dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils » (Hérodote, « Histoires », I, 87).

ÉPHÉMÉRIDES

1944 : les champs de mines de la commune de Sanary.

1234 – 12 et 23 août : Testament de Guillelme de Blacas, EPOUSE DU SEIGNEUR DE TOULON

– Toulon. Testament de Guillelme de Blacas, femme de Gaufridet, seigneur de Toulon. Elle élit sa sépulture au cimetière de la Celle et lègue au monastère 3000 sous, au monastère du Thoronet 1000 sous, et à ceux de Montrieux et de la Verne 500 sous chacun. Ces 5000 sous seront payés par son oncle Blacas, qui les lui devait en dot. Elle lègue en outre à l’église Notre-Dame de Toulon 1000 sous, à l’hôpital de Cuers 1000 sous, aux religieuses de l’Almanarre 500 sous et pareille somme à celles de Saint-Pons, plus 2000 sous pour dettes ou dommages. Ces 5000 sous sont à prendre sur les 15 000, partie de sa dot reçue par son mari. Elle institue héritière universelle sa fille Sibille pour les 10 000 sous restants de sa dot et tous ses biens meubles et immeubles […] (de Gérin-Ricard, acte 491 des vicomtes de Marseille : B. Bibl. de Carpentras, ms. n° 1859, fol. 225; a. Albanès et Chevalier, Gallia… Toulon, n° 174 et 180. Raymond Boyer cite l’acte 492 des vicomtes de Marseille, daté du 23 août 1234, qui fait part de la mort de Guillelme de Blacas, femme de Gaufridet de Trets. Note : l’inscription de son tombeau la fait mourir le 22. (Boyer R., 1980, p. 641 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1247 – 23 août : Lineriœ (acte n° 1126, cartulaire de Saint-Victor). Les Lignières – quartier rural,  commune d’Aubagne (1872).

1325 – 23 août : La Romeguiera (acte notarié). Fournery – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier de Saint- Marcel, à la Tuilière. L’appellation Fournery, apparaît pour la première fois le 8 septembre 1699 dans un registre aux archives de l’Evêché de Marseille. Notons la graphie Romiguiera, le 9 septembre 1357 (acte notarié).

1568 – 23 août : troisième guerre de Religion en France

– La troisième guerre de Religion en France débute le 23 août 1568 lorsque Condé et Coligny fuient la Bourgogne pour la ville de La Rochelle. Les tensions entre catholiques et protestants sont telles que la Paix de Longjumeau devient caduque. Les batailles se déroulent à l’ouest de la France et au sud de la Loire. Les protestants subissent plusieurs revers et Condé est tué le 13 mars 1569 lors de la prise de Jarnac

1611 – 23 août : DETTES DE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A SES CREANCIERS –

En exécution de l’arrêt du conseil du 22 mars 1639, rendu entre les communautés de cette Province et les créanciers d’icelle, portant que lesdites communautés payeront les créanciers. Savoir : […] deux mil quatre cents livres, aux dames religieuses du couvent de Saint Bernard d’Yéres, comme cessionnaires de Jean Martinenq, par acte du 23 août 1611, notaire, Maître Mestre, (…) (Jean Denans, 1713).

1615 – 23 août : Les Acates de l’évêque de Marseille(terre agricole, registre aux archives de l’Évêché de Marseille) – lieu-dit La Vigne-Blanche depuis le 6 juillet 1541, commune de Marseille, au quartier de Saint-Louis. Première mention : La Vigne Blanche, 6 juillet 1541 (registre aux archives de l’Évêché).

1712 – 23 août : SANARYENS MORTS EN mer – Nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin de Sanary mort en mer, le nom de ACHARD François (Rotger B., 1984).

1768 – 23 août : La Gaillote – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien (mention dans un registre aux archives de la Major).

1789 – 23 août : L’Assemblée nationale proclame la liberté des opinions religieuses. Mais les articles touchant à l’essentiel (les droits, la naissance, etc.) sont infiniment plus dif­ficiles à rédiger (Agenda du Bicentenaire – DIMANCHE 23 AOÛT).

1791 – 23 août : A TOULON, AFFRONTEMENT ENTRE MILICIENS ET MILITAIRES Le baptême révolutionnaire du sang eut lieu à Toulon ce 23 août 1791, au cours d’un affrontement que les témoignages ne permettent malheureusement pas de reconstituer avec toute la précision désirable. Sur la place de l’Hôtel-de-Ville, pour appuyer le refus de la municipalité de rendre le pouvoir aux militaires, six cents miliciens en armes. En face, quatre cents « mili­taires et réactionnaires ». Quelles consignes ont exacte­ment les militaires, pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux, cela n’est dit nulle part. Selon des historiens plus ou moins royalistes du siècle dernier, les miliciens auraient feint de vouloir fraterniser avec les militaires et se seraient dirigés vers eux crosse en l’air, précédés des municipaux ceints de leurs écharpes. Et, « comme les militaires et les membres du Club des Noirs brandissaient déjà leurs bras pour une étreinte cordiale », soudain un ordre, des coups de feu, des morts et des blessés (…). Il est vraisemblable que le premier coup de feu vint des patriotes, plus déterminés que ceux d’en face. Des morts et des blessés des deux côtés, c’est certain, encore que leur nombre ne soit pas dit. On ne parle que d’« un témoin inoffensif, M. de Beaucaire, tombé frappé d’une balle dans le dos » (Georges Blond, Toulon, 1967).

1793 – 23 août :

1. levée en masse DE 800 000 hommes –  A la suite de défaites dans le Nord, la Convention décrète la levée en masse (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Jean-Charles Volkmann, 1997).

L’action révolutionnaire des masses populaires suggérait au gouvernement jacobin des procédés et des méthodes de lutte nouveaux contre les forces supérieures de la contre-révolution. Ce fut ainsi que sur l’initiative d’en bas, sur celle des assemblées primaires, naquit l’idée de la mobilisation générale et universelle du peuple français, de toute la nation pour la défense de la patrie. Les délégués des assemblées primaires, affluant à Paris de tous les coins du pays en août 1793, réclamèrent la levée en masse contre l’envahisseur. Cette initiative des masses populaires fut immédiatement saisie par les Jacobins et leur Comité de Salut public. Sur la proposition du Comité, la Convention rendit le décret de levée en masse. L’article 1er déclarait : « Dès ce moment, jusqu’à celui où les ennemis auront été chassés du territoire de la République, tous les Français sont en réquisition permanente (Bûchez et Roux, op. cit., t. XXVIII, p. 469). »

Ceci voulait dire que la France entière était mobilisée pour la guerre. Le décret définissait clairement les obligations de tous les Français, célibataires ou mariés, — des hommes, des femmes et même des enfants, qui devaient « mettre les vieux linges en charpie », des vieillards qui devaient « se faire porter sur les places publiques pour enflammer le courage des guerriers, exciter la haine contre les rois et recommander l’unité de la République ». Cette mobilisation sans exemple de tout un peuple n’était possible que dans une juste guerre, une guerre de libération, inspirant le patriotisme à la majorité de la population. Le peuple français, défendant sur son sol les conquêtes de la révolution, fit preuve de cet héroïque amour de la patrie. Le peuple salua avec joie le décret du 23 août. La première levée fut effectuée dans un délai très bref, donnant à la Répu­blique une armée de 420 mille hommes. Ceux qui restaient dans leurs foyers travaillaient aux arsenaux, forgeaient des armes, extrayaient des murs le salpêtre pour faire la poudre. Aux portes apparurent des inscriptions de ce genre: « Les citoyens habitant cette maison ont fourni leur part de salpêtre pour anéantir les tyrans. » Chacun voulait contribuer à l’œuvre de la défense. Le pays tout entier, soulevé d’un élan héroïque, brûlait de vaincre à tout prix. Le fils unique d’un pauvre vieux vinaigrier d’Angers étant venu le voir du front, le vieillard refusa de le laisser entrer. « Mon fils est à la frontière, devant l’ennemi … je n’ouvre pas », — répondit-il à l’appel de son fils (A. Manfred, 1961).

Le rapport défendu à La Convention par Barère le 23 août 1793 décrétait la levée en masse. Les jeunes gens non mariés ou veuf de 18 à 25 ans formèrent la première levée, la génération de 25 à 30 formait la seconde, le reste jusqu’à 60 ans était disponible au gré des représentants pour régulariser ces levées. Pour l’habillement Lindet fit décréter que chaque district habillerait un bataillon ou un escadron, pour le grain des réquisitions furent organisés, pour le train, et les charrois la République réquisitionnait le 25ème cheval et le 12ème mulet. Pendant ce temps Prieur donnait l’ordre aux différentes manufactures d’armes et de poudres de produire des munitions et des armes de tout calibre. Les cloches des églises étaient fondues pour faire des canons.

Parallèlement à cette réorganisation des armées françaises, les coalisées hésitaient et dispersaient leurs forces ce qui allait redonner l’avantage à la République. Depuis fin août les Anglais du duc d’York ne voyant que leurs intérêts assiégeaient Dunkerque laissant seul Cobourg qui assiégeait et prenait Le Quesnoy. Sur le front de l’Est, Wurmser et Brunswick se jalousaient (révolution 1789 / Campagnes 1793).

En France, entre la levée de 300 000 hommes en février – qui provoqua le début de la guerre civile dans les départements de l’Ouest – et la levée en masse en juillet, un changement essentiel s’opère : dès lors, l’obligation militaire n’est plus définie en fonction de l’appartenance communale – le gouvernement faisant appel aux départements et cantons pour qu’ils fournissent un certain nombre de soldats – mais découle directement de la qualité même de citoyen. Le service militaire instaure donc une relation d’appartenance et de service personnel entre l’individu et l’État. L’idée d’une levée en masse émergea en effet dans les sections des sans-culottes parisiens au printemps 1793 et s’inséra dans tout un réseau de revendications concernant le contrôle politique de l’économie, la fixation des prix, la régénération nationale par l’extermination des rebelles, et une sorte d’institutionnalisation du droit à l’insurrection populaire (Albert SOBOUL, Les sans-culottes parisiens en l’an II : Mouvement populaire et gouvernement révolutionnaire, 2 juin 1793 – 9 thermidor an II, Paris, Clavreuil. 1958, p. 109.).

La levée en masse d’août 1793 permit de constituer une armée 800 000 hommes. De jeunes généraux, comme Jourdan et Hoche firent des prodiges, et dès l’automne 1793 les frontières françaises étaient dégagées (Lucien Béry, Histoire de France).

2. A MARSEILLE, le mouvement sectionnaire s’était mué en un mouvement fédéraliste dont s’emparèrent les forces aristocratiques et royalistes. Un comité de sûreté et d’exécution avait été mis en place le 15 août 1793 avec Antoine Castelanet, Pierre Peloux, Raymond fils aîné, Pierre Laugier et Jean Abeille, un royaliste notoire, comité qui prit deux jours plus tard, le nom plus de comité de salut public et remplaça Laugier et Raymond par deux autres royalistes, Bruniquel et Poyard. Sous prétexte d’assurer l’approvisionnement alimentaire de la population marseillaise, la tâche principale de ce comité fut de prendre contact avec les représentants de deux états en guerre avec la France, les amiraux Hood, commandant de l’escadre anglaise, et Langora, commandant de l’escadre espagnole. À la suite de troubles, les troupes républicaines du général  Carteaux furent envoyées en expédition punitive et les députés de la Convention Barras et Fréron vinrent faire respecter les lois dans Marseille désormais baptisée « Sans-Nom ». Sur l’ancienne place royale devenue place de la Liberté, sur la Canebière, plus de 400 têtes tomberont. Sur la place Daviel, du balcon du Palais de justice (aujourd’hui Recette municipale) étaient lues les sentences du Tribunal révolutionnaire au public. Augustin Robespierre présida des séances dans l’Hôtel de Ville de Marseille.

3. Proclamation des députés toulonnais envoyés auprès des anglais – Des députés toulonnais envoyés auprès des anglais arrivent sur les navires. Il y restèrent 3 jours sur l’escadre anglaise, puis ils se firent mettre à terre sur la côte, à une lieue de Toulon. Ils entrèrent dans la ville et se rendirent au Conseil général pour lui communiquer les propositions qu’ils avaient faites aux Anglais et les réponses qu’ils en avaient reçues. Entre autres, l’amiral Hood avait pris l’engagement solennel de considérer Toulon comme un dépôt qu’il rendrait à la France sitôt la paix conclue ? Proclamation du 23 août (Paul Maurel, 1945, d’après les mémoires de l’émigré Louis Richaud, dans E. Coulet, Les fugitifs de Toulon et les Anglais dans la Méditerranée après la rébellion de 1793).

4. L’insurrection fedéraliste ne peut s’implanter dans la campagne varoise – Comme on pense, l’insurrection toulonnaise avait eu un immense retentissement dans toute la France; les « patriotes » condamnaient Toulon, qu’ils qualifiaient de ville infâme ; les autres félicitaient la cité révoltée à laquelle ils promettaient des secours, des appuis, qui ne vinrent pas. Afin de se donner de l’air, et d’obtenir grains et bestiaux, les chefs de l’insurrection tentèrent de gagner tout le Var à leur mouvement ; une milice mobile fut créée sous le nom de garde départementale. Une petite colonne partit de Toulon, et, se grossissant des volontaires recrutés sur la route, arriva à Brignoles, forte de 1.200 hommes. Les républicains de Brignoles et de sa banlieue accoururent pour combattre leurs adversaires ; les recrues des  « sectionnaires » se débandèrent aussitôt ; la petite troupe réduite à 250 hommes se rangea en bataille sur la place Caramy; les républicains laissèrent partir les Toulonnais sans les inquiéter ; ils rentrèrent dans la ville (23 août) «leur  mission  imparfaitement  remplie». Il restait acquis que l’insurrection ne pouvait s’implanter dans la campagne varoise et qu’elle allait être comprimée entre les murs de Toulon (id.).

5. SOUSCRIPTION POUR L’ACHAT DE BLE – La municipalité décida l’ouverture d’une souscription pour parvenir à l’achat, à Saint-Maximin (Var) ou ailleurs, de 100 charges de blé (23 août 1793). Pierre Fournier, propriétaire ou ménager et dont le nom mérite d’être conservé, souscrivit la somme de 1.200 livres (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 (Registre des délibérations, s 351-1-2)).

6. LES TOULONNAIS DOIVENT CHOISIR ENTRE LA MORT ET LE PAIN – Le 23 août, la frégate anglaise Conflagration mit en panne à une portée de canon du sémaphore du cap Sicié, en arborant le pavillon parlementaire. A la nuit, un canot de cette frégate se présenta à la chaîne qui barrait la rade. Une silhouette se dressa. —  Je suis le lieutenant Cook. Je suis déjà venu il y a quatre jours voir le commandant de la place. J’apporte aujourd’hui un message urgent de l’amiral Hood pour le Comité général. —  Attendez ici, dit le gardien de la chaîne. Une heure plus tard, le Comité général réuni d’ur­gence entendit lecture de la mémorable lettre de l’amiral, rédigée en français :

« Si l’on se déclare franchement et clairement en faveur de la monarchie à Toulon et à Marseille, si l’on se décide à arborer l’étendard royaliste, à désarmer les vaisseaux de guerre qui sont à Toulon, à mettre provisoirement les forteresses à ma disposition pour nous laisser entrer et sortir en liberté, le peuple de Provence aura tous les secours que l’escadre de Sa Majesté britannique placée sous mes ordres pourra fournir. Je déclare qu’il ne sera touché en aucune manière aux propriétés, qui, bien au contraire, seront toutes scrupuleusement protégées, n’ayant d’autres vues que de rétablir la paix chez une grande nation sur un pied juste et honorable. Ces condi­tions doivent être la base du traité. Lorsque la paix sera faite, ce que j’espère bientôt, le port de Toulon avec les vaisseaux qui s’y trouvent ainsi que toutes les forteresses et toutes les forces qui y sont réunies seront rendus à la France d’après l’inventaire qui en aura été fait. Donné à bord du vaisseau de Sa Majesté Britannique La Victoire, à Toulon, le 23 août 1793. Hood. A ce texte, qualifié de déclaration préliminaire était annexée une proclamation adressée aux habitants des villes de provinces du sud de la France : Pendant quatre ans, vous avez été enveloppés dans une révolution qui vous a plongés dans l’anarchie et vous a rendus la proie de quelques factieux… Français, vous gémissez sous le poids de maux et de besoins de toute espèce. Votre commerce et votre industrie sont anéantis, votre agriculture languit et le manque de subsistances vous menace d’une horrible famine. Voilà le tableau fidèle de votre malheureuse condition. Une situation aussi effrayante a sensiblement affligé les puissances coalisées. Elles ne voient d’autre remède à vos maux que le réta­blissement de la monarchie française. Décidez-vous donc définitivement et avec précision. Expliquez-vous et je vole à votre secours pour briser les chaînes qui vous accablent et pour être l’instrument d’un bonheur durable qui suc­cédera aux quatre années de misère et d’anarchie dont votre infortuné pays a été la victime ».

Voici une  synthèse de la discussion qui se déroula ensuite cette nuit-là au sein du Comité.

— L’amiral Hood n’a pas le droit de nous parler ainsi. Rétablir la monarchie, nous le voulons. Mais désarmer nos vaisseaux, livrer la place et les forts à une puissance étrangère serait trahison et déshonneur.

— Un moment. Vous oubliez que la Convention a cessé, même du point de vue du droit républicain, de représenter le pouvoir légal en France. Cela depuis le 2 juin, jour où elle a ordonné la mise en arrestation de vingt-neuf de ses membres. Et bien d’autres Conventionnels ont été proscrits depuis. Une assemblée ainsi amputée devient caduque.

—  Ce  n’est  pas  une  raison pour livrer Toulon  à l’étranger.

—• II ne s’agit pas de dire oui à tout ce que demande l’amiral Hood. Nous pouvons discuter. Quant à ceux qui ici s’indignent d’une entente avec l’étranger, ils oublient qu’au XVIe siècle, ni les catholiques ni les huguenots n’ont hésité à chercher des alliés, les premiers en Espagne, les autres en Angleterre. En combattant la République, nous ne conspirons pas contre l’intégrité de notre patrie. Une assemblée illégale nous opprime. C’est contre cette puissance usurpatrice et factieuse que nous combat­tons, et nous ne devons rien négliger pour vaincre. — La famine nous menace. Seul l’amiral anglais peut nous faire livrer du blé. Marseille va en recevoir. — Les Républicains sont aux portes de Marseille. S’ils y entrent, la répression sera terrible. Et ensuite, ce sera notre tour.

Un huissier vint parler au président : —  Une délégation demande à être introduite. On vit entrer un groupe d’hommes aux vêtements pou­dreux, aux visages marqués par la fatigue et par l’an­goisse. C’étaient, officiers et soldats mêlés, des rescapés de l’armée de Villeneuve battue à Salon. — Messieurs, seules les flottes alliées peuvent sauver Toulon et Marseille de la fureur des armées républicaines. Ces démons fusillent les prisonniers. Hâtez-vous d’accepter l’offre providentielle de l’amiral Hood ! Les cris, le tumulte durèrent. Des membres du Comité général quittèrent la salle furieusement, d’autres disaient qu’ils sortaient pour demander son avis au peuple.

—  Le peuple est pour l’entente avec les Anglais! A la quasi-unanimité des présents, le Comité décida d’accepter l’offre anglaise, mais sous conditions. La pre­mière était celle-ci : la garnison de défense de Toulon serait composée d’un nombre égal de troupes françaises et anglaises. Et aussi : la Constitution actuelle serait rejetée et remplacée par le gouvernement monarchique tel qu’il avait été organisé par l’Assemblée constituante en 1789. Les fonctionnaires et les militaires de Toulon conserveraient leur poste, les approvisionnements seraient assurés (Georges Blond, Toulon, 1967).

A Toulon, le 23 Août, à 10 heures du soir, un parlementaire anglais se présente à la chaîne qui ferme le port, il s’agit du lieutenant de vaisseau Cook, le neveu du célèbre navigateur. Il est porteur d’un pli à l’adresse du Comité Général des Sections ; ce pli contient une proclamation de l’amiral Hood, qui fixe les conditions nécessaires à une assis­tance anglaise.

« Si l’on se déclare franchement à Toulon, et que l’étendard royal soit arboré, les forts et les vaisseaux mis à ma dis­position, le peuple de Provence peut compter sur tous les secours et toute l’assistance que la flotte de sa Majesté Britannique pourra lui procurer. Dès que la paix sera faite, car je la crois prochaine, tous les vaisseaux et les forts seront rendus à la France. Donné à bord du vaisseau de sa Majesté Britannique « Victory », le 23 Août 1793 ».

A remarquer que le 23 Août, l’Amiral Hood croit la paix prochaine, implicitement, par la chute de la République. La Corse était aux mains des Anglais, les Espagnols étaient entrés en Roussillon, les Vendéens tenaient les faubourgs de Nantes, les Anglais assiégeaient Dunkerque, les Autrichiens venaient de s’emparer de Valenciennes et de Condé, les Prussiens envahissaient l’Alsace, une armée austro-sarde se massait sur les Alpes, 60 départements, les trois-quarts de la France, étaient en insurrection. Cette situation sera inversée en décembre, et de ce fait, bien des choses devront s’envisager autrement. A Toulon, les propositions anglaises avaient serré bien des cœurs ; à Toulon, on n’aime pas les Anglais, tous les marins les ont combattus, toutes les familles depuis des siècles portent des deuils qui leur sont dus. Il n’y a pas si longtemps, le 23 Août 1707, que leurs galiotes à bombes embossées dans l’anse Saint-Louis ont brûlé plus de cent maisons dans la ville. Des hommes éminents dont l’intelligence et la raison sont connues de tous disent : « Ils veulent profiter de nos dissen­timents, détruire nos vaisseaux et notre arsenal, et nous abandonner ensuite, gardez-vous d’eux ». D’un autre côté, l’on a appris que dans les villes libérées la guillotine avait été dressée sur les places publiques, l’on n’a plus de vivres, plus d’argent, avec des milliers de réfugiés, et Carteaux vient de franchir les portes de Marseille. Nous eûmes à choisir, dit un témoin, entre la mort et le pain (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 4-5.).

1795 – 23 août (6 fructidor) :

1. clubs ou sociétés populaires – Mailhe fait voter la dissolution des clubs ou sociétés populaires subsistant encore (Yann Fauchois, 2001).

2. VENTE DE CHAPELLES – A Sanary, Antoine BOYER achète l’ex chapelle des pénitents (ou du Coquillon)°par acte passé par l’administration cen­trale du département du Var en date du 6 fructidor an 4, au prix de 2412 F, en mandats territoriaux ou promesse de mandat ;   La chapelle de l’Enfant Jésus (aujourd’hui salle de musique, rue Barthélémy de Don) sera acquise par le sieur Roch GRANET, par acte passé par l’administration ci-dessus nommée le 7 fructidor an 4, au prix de 668, 10 F, en mandats territoriaux ou promesse de mandat. La chapelle Sainte-Catherine (maintenant n° 14, Boulevard Courbet) sera acquise par le sieur Jean Pierre MARTIN, par acte de la même administration le 24 fructidor an 4, au prix de 108 F comme dessus. (Rotger B., 1984, p. 310).

1799 – 23 août (6 fructidor an VII) : DES TROUPES CONTRE LES DESERTEURS – Le 6 Fructidor an 7 (23 août 1799), devant l’ampleur des désertions, SAINT-HILAIRE, Général de brigade commandant le département du Var, envoie un détachement de la 78e brigade dans les cantons d’OLLIOULES, SAINT-NAZAIRE, La CADIÈRE, SIGNES et La ROQUEBRUSSANE, pour arrêter tous les requis qui n’ont pas rejoint leur affectation. Les réquisitions de vivres, vins, animaux, et autres, se font de plus en plus pressantes car on prépare une expédition. Cependant, elle sera retardée à cause de la déser­tion qui devient importante, à preuve la note ci-après: « Les représen­tants du peuple envoyés par la Convention nationale aux armées d’Italie et des Alpes. « Considérant que l’expédition se trouve principalement retardée par l’absence d’un nombre considérable de matelots de leurs bords d’où le devoir et l’honneur leur prescrivent de ne pas s’écarter, des mesures coercitives peuvent seules suppléer à ce mal. La loi impose aux municipalités la tâche de ramener à leur poste ceux qui ont la lâcheté de s’en écarter… » Des gendarmes aux ordres du citoyen BOURGAIN parcourent les communes de LA VALETTE, HYÈRES, BORMES, PIGNANS, HERA­CLÉE (Saint Tropez), LE LUC, FRÉJUS, pour l’arrondissement côté Est ; OLLIOULES, LE BEAUSSET, LA CIOTAT, AUBAGNE, CASSIS et BANDOL, pour l’arrondissement côté Ouest. Une recherche scrupuleuse des marins cachés dans les maisons devait être faite à laquelle tous devaient concourir. Devant l’ampleur des désertions, le 6 Fructidor an 7 (23 août 1799), Louis Joseph SAINT-HILAIRE, Général de brigade commandant le département du Var, enverra un détachement de la 78e brigade dans les cantons d’OLLIOULES, SAINT-NAZAIRE, La CADIÈRE, SIGNES et la ROQUEBRUSSANE, pour arrêter tous les requis qui n’ont pas rejoint leur affectation. On en profitera aussi pour arrêter les émigrés, les brigands, et vérifier que les communes ont bien procédé aux réquisitions qui leur ont été imposées. La troupe sera logée chez les parents des rebelles et à leur charge, ou encore chez les contri­buables qui sont en retard dans le paiement de leurs impositions (Rotger B., 1984, p. 307).

1812 – 23 août :sémaphore de Six-Fours Le sous-commissaire de la marine, à La Seyne, entretient le préfet maritime du besoin de changer le mât du sémaphore de Six-Fours (Louis Baudoin, 1965, p. 440-441).

1867 – 23 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Vendredi 23 août. Saint Sidoine. Beau temps le matin ; il y avait apparence d’orage, il s’est même teinté d’un peu de pluie. Quelques tonnerres puis tous s’est dissipé le temps est resté au beau avec une jolie brise d’ouest – Vers le soir le vent tombe, il reste peu de me, ce qui me fait croire que le vent veille au dehors et fait pronostiquer pour demain la même brise qu’aujourd’hui, et peut-être plus forte – Le thermomètre marquait 25 à l’intérieur.

1869 – 23 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Lundi 23 août. Sainte Jeanne. Beau temps – petite brise de l’ouest. Ce matin un grand nombre de bateaux pêcheurs sont arrivés chargés de poissons. On en a pris beaucoup ! ça dure déjà depuis quelques jours ! un poisson bien connu pour ne pas être fameux. C’était la 2e fête de Reynier ; beaucoup de personnes y sont encore le soir pour le bal qui méritait d’être vu/ Monsieur Michel, directeur des docks de Marseille, est venu voir monsieur Michel, notre maire, à l’occasion du bassin qu’on doit construire ici à Saint-Nazaire ; il est reparti l’après-midi.

1902 – 23 août : Etats-Unis – Théodore Roosevelt, protecteur de la nature, charge Buffalo Bill de sauvegarder l’espèce des bisons en voie de disparition (Alain Peyrefitte, 1986).

1912 – 23 août : Le gouvernement français condamne la formation du syndicat des instituteurs (Alain Peyrefitte, 1986).

1914 – 23 août :

1. LES BRITANNIQUES TIENNENT BON : Dernier combat de la bataille des frontières, les troupes britanniques de Sir John French affrontent la première armée allemande menée par Alexandre von Kluck, à Mons. Grâce à une bonne résistance en infériorité numérique, les Britanniques ne reculent que très peu sous les assauts allemands. Mais ils sont obligés de prolonger leur retraite pour suivre la cinquième armée française et rester ordonnés, dans la Retraite de la Marne, dite Grande Retraite.

2. FRONT DE L’EST : Ce même 23 août, mais sur le front de l’Est,  l’Autriche-Hongrie essaye d’entrer en Pologne pour couper un axe stratégique de ravitaillement russe entre Varsovie et Kiev. C’est à Krasnik, en Galicie, que la première armée austro-Hongroise, menée par Victor von Dankle, affronte la quatrième armée russe du Baron Salza. La bataille est très meurtrière pour les deux camps. En supériorité numérique, l’armée d’Autriche-Hongrie remporte sa première victoire dans le conflit le 25 août et progresse en Pologne.

3. LE JAPON DANS LA GUERRE : Enfin, bonne nouvelle pour les Alliés, l’empire du Japon entre dans le conflit en déclarant la guerre à l’Allemagne le 23 août 1914. Dans un premier temps, le Japon est chargé d’occuper les colonies allemandes du Pacifique, principalement des îles, et les concessions allemandes de Chine. L’empire japonais profite d’ailleurs de la guerre pour renforcer ses positions en Asie. Par la suite, il est chargé d’escorter des bateaux en Méditerranée. Au total, 788 navires et 700 000 soldats du Commonwealth profiteront de la protection japonaise.

1916 – 23 août : GUERRE SUR MER – Retour triomphal du Deutschland à Brême. C’est le premier sous-marin cargo qui a réussi à forcer le blocus de l’Atlantique.

1919 – 23 août : La presse se fait l’écho d’un pogrom antisémite qui s’est déroulé dans la province de Podolie en Ukraine où plus de 5000 juifs ont été massacrés.

1920 – 23 août : première édition du festival de Salzbourg – La première édition du festival de Salzbourg, en Autriche, se tient du 22 au 26 août 1920. Faute de moyens, seule la pièce Jedermann de Hofmannsthal est représentée en plein air. Mais dès 1925, spectateurs et journalistes étrangers afflueront. Un succès qui ne se démentira jamais (Amélie Charnay, Université de Paris I Panthéon Sorbonne).

1921 – 23 août : Les Britanniques installent en Irak la première monarchie constitutionnelle. Fayçal 1er, de la dynastie Hachémite, monte sur le trône.

1924 – 23 août : raid Paris et Tokyo – Le général Pelletier-Doisy et son mécanicien, Besin, rentrent triomphalement à Paris après le raid qu’ils viennent de réaliser entre Paris et Tokyo.

1926 – 23 août : MORT DE Rudolph Valentino – Des scènes d’hystérie ont lieu devant la clinique de New-York où vient de mourir, foudroyé par une péritonite aiguë, la star des films muets, Rudolph Valentino. D’origine italienne, il s’était embarqué pour le Nouveau Monde à l’âge de 18 ans et avait exercé de nombreux petits métiers, avant de devenir célèbre au cinéma. Des « Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » au « Fils du cheik », son dernier film, il incarne le séducteur idéal et laisse derrière lui des milliers de fans inconsolables. Le Figaro du 25 août rapporte « à New York, durant toute la nuit dernière et toute la journée d’aujourd’hui, des milliers de personnes, en majeure partie des femmes, ont défilé devant la dépouille mortelle de Rudolph Valentino. Un grand nombre d’entre elles se sont trouvées mal. La célèbre vedette de l’écran … que la réclame présentait volontiers comme « le plus beau garçon du monde », était assurément un des artistes les plus populaires du cinéma. » (Le Figaro du 25 août 1926)

1927 – 23 août : Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti sont exécutés – Les anarchistes italiens Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti sont exécutés sur la chaise électrique à Boston pour le meurtre de deux hommes lors d’un vol commis dans une manufacture de chaussures le 15 avril 1920. La condamnation à mort, prononcée il y a six ans, ne repose pourtant sur aucune preuve tangible. Les manifestations aux Etats-Unis et à l’étranger, l’appel du pape et de Mussolini ne sont pas parvenus à infléchir la justice américaine. Ils seront réhabilités en 1977.

1929 – 23 août : MASSACRE DE JUIFS À HEBRON ET SAFED – Hébron et Safed sont des villes sacrées dans la religion juive. Dans les années 20, les tensions israélo-palestiniennes atteignent leur apogée en 1929, et les deux villes sont envahies : 67 Juifs sont assassinés à Hébron, 18 à Safed. On recense en tout 133 morts et 300 blessés par suite des massacres palestiniens de cette journée. Les villes d’Hébron et Safed seront ensuite vidées de leur population juive pendant trente-sept ans, jusqu’à la guerre des Six Jours.

-1935 – 23 août : NEUTRALITÉ DES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE – Les journaux diffuse dans le monde entier la loi de neutralité que viennent d’adopter les États-Unis. Cette loi interdit de vendre et de livrer des armes à des pays en guerre.

1939 – 23 août :

1. B.A.N. DE SAINT-MANDRIER –  – Le 23 août, l’escadrille HB1 de Saint-Mandrier embarque sur le Commandant Teste qui appareille le lendemain pour Oran (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

2. pacte de non-agression GERMANO-SOVIÉTIQUE – L’URSS représentée par Molotov et l’Allemagne par von Ribbentrop signent à Moscou un pacte de non-agression valable pour 10 ans. Un protocole secret répartit leur zone d’influence en Europe de l’Est. Hitler, qui obtient ainsi la neutralité de l’URSS, déclarera la guerre à la Pologne le 1er septembre. Staline en profitera alors pour agresser la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie. Ce pacte sera rompu lorsque Hitler lancera une attaque contre l’URSS le 22 juin 1941. A partir de cet accord entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique, la méfiance est à l’ordre du jour en France. Les communistes et les étrangers à la commune de Six-Fours en font particulièrement les frais. Après la dissolution du parti communiste qui s’ensuivra et l’arrestation de ses deux députés du Var, les militants signalés font l’objet d’enquêtes ordonnées par la préfecture. Le 25 août, Londres et la Pologne signeront à leur tour un accord d’assistance réciproque. La seconde guerre mondiale est en marche !

1940 – 23 août :

1. B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le journal de bord de la BAN s’arrête ; il sera temporairement réactivé le 8 février 1941, jour de la prise en charge par la Commission Italienne d’Armistice (C.I.A).

2. MORT DE TROTSKI – Du Mexique : Léon Trotski n’a pas survécu aux blessures reçut lors de l’attentat commis contre sa personne par Ramon Mercader.

1943 – 23 août :

1.  LA BBC PARLE ENFIN DE L’insurrection du ghetto de Varsovie

Jewish civilians. Copy of German photograph taken during the destruction of the Warsaw Ghetto, Poland, 1943. (WWII War Crimes Records) Exact Date Shot Unknown NARA FILE #: 238-NT-282 WAR & CONFLICT BOOK #: 1280

– Le 19 avril 1943 marqua le premier jour de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Les combattants de l’organisation juive de combat s’opposaient les armes à la main à la déportation vers le camp d’extermination de Treblinka. Ce n’est que le 23 août, alors que les Russes réoccupent Kharkov, que la BBC, dans son émission « Les Français parlent aux Français » donne des informations sur l’insurrection et le suicide d’Adam Czerniakow, président du Judenrat, le Conseil juif de Varsovie.

2. nouvelle réglementation de la distribution d’eau – Le service des eaux informe la population de Saint-Mandrier d’une nouvelle réglementation de la distribution d’eau dans la localité mise en application immédiatement. Elle se fera les mercredi de 9h à 19h, vendredi de 7h à 19h et dimanche de 7h au lundi 19h ; mardi, jeudi, samedi pas d’eau (Gisèle Argensse, 1989, p. 218).

3. DE L’EAU DANS LE GAZ ENTRE ITALIENS ET ALLEMANDS – A Toulon, le général Farina, chef d’état-major italien adjoint à l’Amiral Matteucci, annonce au Préfet maritime, l’amiral Danbé, le rapatriement de ses troupes. Il ajoute au cours de la conversation que rien ne sera changé à l’organisation du commandement militaire de Toulon. Trop de mouvements font cependant croire le contraire et laissent supposer que les Allemands n’attendront pas que les Italiens partent d’eux-mêmes (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

1944 – 23 août : CAMPAGNE DE France – la 3ème D.I.A. et la 1ère D.F.L. devant se regrouper pour participer aux derniers combats autour de Marseille, la réduction des dernières défenses allemandes  de Toulon est confiée à la 9ème division d’infanterie coloniale du Général Magnan (9e D.I.C.), dont les trois derniers régiments ont enfin été mis à terre. Parmi ces derniers, se trouve le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais dont fait partie Jacques Glade, le père du docteur Glade que les Sanaryens ont bien connu.

Appuyés par la 4e division de croiseurs composée du « Montcalm », de la « Gloire » et du « Georges Leygues », le croiseur léger « Le Fantasque » force les Salins d’Hyères et arrive à moins de 4 km de la Capte. La Lorraine, pour sa part, porte son action sur l’ouvrage de Sainte-Marguerite qu’elle arrose de ses 340 mm, Castigneau, Saint Roch, le Clos Fleuri, le Champ de Mars, et le fort d’Artigues afin de soutenir, à l’est, les blindés isolés qui, aux abords de Toulon durant 48 heures, viennent enfin de recevoir les renforts des éléments de la 9e D.I.C. pénétrant dans les faubourgs Est de Toulon et ils arriveront rapidement place de la Liberté tandis que la Marine tire sur les forts de Six-Fours et du Faron et que Saint-Mandrier est toujours bombardé.

A La Seyne, les batteries du Pêle-Mêle flambent. Au point du jour, les alliés sont à La Seyne et la journée sera chaude pour Reynier que tous les habitants ont quitté, quelques-uns depuis quinze jours, pour vivre dans les bois. Les soldats polonais se  révoltent. Deux mitrailleuses allemandes se désintègrent sous la pression des éléments motorisés des libérateurs.

1. LIBÉRATION De Sanary – A l’ouest, les forces françaises de libération sont sur les collines d’Ollioules. Une batterie française installée à Camp Laurent tire sur le fort Napoléon. Au matin, la batterie allemande de Pierredon a encore tiré à deux ou trois reprises, de même que celles de La Verne et Saint-Elme qui arrosent Toulon. Les Français sont à Bandol.

Au matin, à Sanary, la batterie de Pierredon a encore tiré à deux ou trois reprises différentes. Les Français sont à Bandol. On dit à Sanary que la batterie allemande du Colombet se serait rendue mais que en revanche celle de la Cride ne veut rien savoir. Tout n’est pas encore fini (Témoignage de Me Granet recueilli par B. Rotger).

Le lieutenant-colonel Van Hecke qui commande le 7e chasseurs d’Afrique part de Bandol le 23 août 1944 à 8h00 en direction de Sanary toujours occupée par 300 soldats allemands. Mais ces allemands veulent se rendre comme le dit M. Muhlethaler : « J’espérais que le Commandant d’Infanterie de la Région, FEDKE, très lié avec les officiers de la 8ème Batterie se rendrait en même temps, ce qui fut le cas quand je montai avec les chars Français pour la reddition de la 8e Batterie. En effet, quelques minutes après notre arrivée, le Cdt FEDKF vint vers moi proposant sa reddition avec celle de son ami HARTMANN, s’il pouvait obtenir les mêmes conditions. J’acceptai en lui demandant un écrit, rédigé de la façon suivante : J’atteste que M. W. MUHLETHALER a négocié la reddition de la 8ème batterie et qu’on peut avoir une entière confiance dans sa parole. »

(route de Sanary, 1944 (coll. Meurey)

Après un entretien avec le Colonel VAN HECKF, dans le courant de l’après-midi, celui-ci me demanda d’essayer d’obtenir la reddition de la Cride – cet ouvrage gênait beaucoup les opérations en cours. Mon voisin et ami, A. ROETHLISBFRGER (nommé par le Consul Suisse pour défendre les intérêts de ses compatriotes auprès des autorités allemandes) accepta sur mes instances de prendre part à ces démarches. M ROETHLISBFRGER connaissait très bien les officiers allemands des -autres secteurs, et, de ce fait, facilita la tâche dans une très grande mesure.). A 10h00 la ville de Sanary est libérée, les allemands se sont rendus.

Le lieutenant allemand Oswald Hartmann de la 8ème Batterie (Rotger B., 1994 : reddition de la 8e Batterie 23 à 11 heures) protégea notre ville de la destruction massive comme le commandant de Paris Dietrich Von Choltitz qui refusa d’exécuter l’ordre de détruire Paris. Soldat allemand venu du front Russe à Sanary le 8 janvier 1944. Il coupa le fil reliant le détonateur aux mines posées par les Allemands, évitant ainsi la destruction du port et de la ville. Les habitants de Sanary le placèrent ensuite à la tête d’un commando de civils pour déminer la ville. A la tête d’une soixantaine d’hommes ils détruisirent durant 2 ans et demi près de 90 000 mines. Une section du 2ème spahis et la section Cattanéo du 3e tirailleurs restent pour occuper la ville de Sanary. Les places fortes allemandes de Pierredon et de la Cride se rendent aussi (Paul Gaujac).

               Des Allemands tirent encore entre les deux collines des Playes. Et puis, vers la fin de l’après-midi, des soldats français apparaissent. Du côté de BANDOL, à l’ouest, c’est le peloton du Lieutenant CANIOT, du 2ème régiment de Spahis ; vers LA SEYNE, c’est le 13ème régiment de Tirailleurs sénégalais (Auquel appartient Jacques Glade depuis le 16 juillet 1942). La 1ère Armée française commandée par le Général De Lattre de Tassigny grossie par les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) ont libéré la ville de Sanary sur mer.

17 h : Un convoi allemand venant de Toulon est capturé à Sanary (Rotger B., 1994).

Entre 21 h et 22 h, les navires alliés ont repris le tir sur la batterie de La Cride tandis que des obus tirés de Sanary vers le fort du Peyras passent au-dessus des Six-Fournais.

La Seyne, fort du Peyras : La porte vue extérieure

A Toulon, en fin d’après-midi, les premiers blindés de la 3° DIA sont sur la place de la Liberté. Reste à s’emparer des forts avec la 9° DIC, les FFI participent à ces opérations grâce à leurs connaissances de l’ennemi et du terrain.

La délégation municipale d’Ollioules se met au travail et s’efforce d’organiser le ravitaillement d’une population affamée comprenant les 4.000 habitants d’Ollioules auxquels se sont ajoutés 3.000 réfugiés dans les gorges en provenance de La Seyne et Toulon. Tâche immense où chacun apportera comme dans la clandestinité le meilleur de lui-même.

Ollioules : le clocher de l’église et la Mairie (cliché Frédéric Morchio).

Les radios des différentes unités à terre et en mer, qui se sont relayés toute la journée pour suivre la bataille de Paris, apprennent dans la soirée que la capitale de la France s’est libérée. L’information est tellement belle, tellement incroyable que beaucoup veulent attendre sa confirmation avant de laisser exploser leur joie. Le 24, au matin, ce sera chose faite, lorsque les navires alliés se présenteront au combat en arborant le petit pavois, signe de victoire. A partir de là, chacun fera montre d’une audace décuplée.

2. LIBERATION DU VAR – Témoignage de Me Granet : « Mercredi 23 août, vers 14 heures, MISTRE arrive, il m’apporte enfin des nouvelles de Pontevès et de ma famille. Nous qui pensions que leur situation avait été très calme. Il se trouvait au contraire qu’on s’est battus sur les abords même de la maison ou ils sont logés. Cette maison a été occupée par les troupes américaines. De nombreux prisonniers allemands ont été faits prisonniers dans ce secteur, mais que les troupes de débarquement ont été parfaitement maître de la situation. Eux sont donc libérés, nous ne le sommes pas encore. Je voudrais partir pour rassurer ma famille qui n’a aucune nouvelle de moi. Mais ce qui restait d’allemands a fauché et pillé tout ce qui était moyen de transport quelconque, Si bien qu’il est impossible  de  rouler  et  Pontevès  est à  près de cent  kilomètres, impossible de les faire à pied. Avec Mistre on fait le point de savoir quels sont les passages possibles, ceux qui sont occupés par les Allemands et ceux qui sont occupés par les armées américaines, mais à Sanary, la pagaille commence. On a arrêté le Maire. On vient d’arrêter M. Bureau, M. Suc, M. Giraud, M. Sassua, M. Georges, etc. Un groupe de jeunes assez débraillés, revolver ou mitraillette au poing, je crains un peu que sous un prétexte ou un autre mon tour ne vienne. C’est M. Grieu qui a la liste des gens à arrêter, ce n’est pas beau à voir…»  (Témoignage de Me Granet recueilli par B. Rotger).

3. MARSEILLE – Le 23 dès l’aube, le l/7e RTA quitte Saint-Julien, acclamé tout au long par les Marseillais. Un escadron de chars démarre à son tour et rattrape la colonne. 6H30. Les Marseillais, qui attendent comme chaque jour les troupes allemandes, voient avec bonheur les troupes du Colonel Chapuis traverser la ville. Puis débouchant du boulevard de la Blancarde, tirailleurs et cuirassiers arrivent au carrefour de la Madeleine à 0800, entourés d’une foule en délire. Sur ordre de Chapuis, le bataillon se porte vers le Vieux-Port et la Préfecture, et un motard est envoyé à la Division pour rendre compte du mouvement.

23 août 1944 au petit matin, halftrack dans Saint-Julien.

A 0900, alors que les chars et les tirailleurs descendent la Canebière, l’artillerie allemande donne de la voix.

A 10H, c’est Monsabert qui est en ville. Il envoie une sommation au général Allemand qui ne répond pas.


Pour Monsabert, il n’est pas question de laisser un de ses bataillons isolé et il convient avec le général du Vigier de conserver provisoirement la tota­lité du CC 1. Les Sherman reçoivent donc l’ordre de revenir à leur point de départ. Puis Monsabert rejoint le collège Michelet et donne ordre au général Sudre d’engager ses moyens au cen­tre de Marseille, en appui de l’infanterie.

Dans cette matinée, Monseigneur Borel, recteur de la basilique de Notre Dame de la Garde, descend, pour la deuxième fois en quelques jours, consulter son évêque Mgr Delay, dans sa résidence, juste en bas, dans le haut de la rue Vauvenargues. Que Faire ? Il craint pour la vie des religieuses qui sont restées dans la basilique. Monseigneur laisse les religieuses libres de leur choix. A son retour, elles décident une fois encore de rester. Le commandant allemand du fort Villars (nom officiel du fort de Notre Dame de la Garde) leur conseille de partir, mais la réponse est la même. Les missionnaires vont alors s’abriter derrière l’autel de la crypte. Dans l’après-midi, le mitraillage est devenu intense et le sanctuaire vogue dans la tourmente.

Une trêve est accordée à 15 h, mais les négociations tournent court et les hostilités reprennent à 19h 15.

A partir de ce moment, deux batailles se dérouleront simultanément : l’une à la périphérie pour achever l’encerclement et faire sauter les résistances qui tiennent encore, l’autre dans les murs pour réduire les points d’appui ennemis (Paul Gaujac, 2004 pour le fil des événements).

1945 – 23 août : Première audience du PROCES PETAIN – Première audience du procès du maréchal Pétain devant la Haute Cour de justice. « J’ai usé de mon pouvoir, déclare le maréchal, comme d’un bouclier pour protéger le peuple… Pendant quatre années, le couteau sous la gorge, j’ai maintenu la France, une France douloureuse mais vivante. » (Le Figaro du 24 août 1945)

1950 – 23 août : République de Toulon et du Var du mercredi 23 août «  Un grave accident s’est produit mardi après-midi, 22 août, dans la rade de Toulon, côté Saint-Mandrier. «Un scaphandrier de l’entreprise Serra était occupé à découper au chalumeau des caisses à mazout se trouvant sur l’épave du torpilleur le Foudroyant, reposant à trente mètres de profondeur. Soudain, une violente explosion ébranlait l’eau. Du bateau-pompe, on hissa aussitôt le scaphandrier. Mais l’on ne devait remonter qu’un corps affreusement mutilé par la déflagration. La victime âgée de quarante trois ans, habitant le Mourillon, était mariée et père de trois enfants. De l’enquête aussitôt ouverte, il ressort que des poches de gaz ont pu se former sous l’action de la chaleur à l’intérieur des caisses de mazout. C’est de l’explosion de celles-ci que devait mourir le malheureux plongeur ».

1956 – 23 août : crise de Suez  – Fin de la conférence réunie à Londres sur la crise de Suez ; un comité des Cinq est chargé de présenter des propositions à Nasser qui a nationalisé le canal de Suez le 27 juillet.

2009 – 23 août : SEISMES EN PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR – Dans le Sud-Est de la France, la terre a tremblé 4 fois en 2 mois : les 9 juillet, 22 et 23 août et 2 septembre. Un phénomène jugé anormal par les spécialistes, seulement 3 séismes de magnitude supérieure à 3 se produisant chaque année dans le grand Sud-Est. Le dernier séisme important, en octobre 2007, était de 3,3 dans le Briançonnais. Celui ayant marqué les populations remonte à 1959 (La provence / article / region / seismes-la-provence-sous-haute-surveillance).

2012 – 23 août : Télévision – Décès de Jean-Luc Delarue, animateur et producteur français de télévision.

2023 – 23 août : rendez-vous le 23 août pour la Fête de la Libération à Sanary sur Mer. Cérémonie patriotique : 79ème anniversaire de la libération de Sanary. Une journée de commémoration, de recueil et de devoir de mémoire. Rassemblement parvis de la Mairie, défilé et rassemblement au Monument de la Victoire. Cérémonie à 18H45 devant l’Hôtel de Ville, défilé jusqu’au Monument de la Victoire. Pour l’Anniversaire de la Libération de Sanary, retrouvez mercredi 23 août à 22h un bal au Kiosque à musique. Feu d’Artifice à 22h :  Rendez-vous à 22h le soir pour le feu d’artifice sur  le Port de Sanary.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 76e livraison : « Promenade avec le chemin de fer de Marseille à Toulon, par Adolphe Meyer, 1859).

SAINT-NAZAIRE (suite)°

Saint Nazaire est la patrie du brave Barthélemy de Don, d’abord simple matelot que sa valeur éleva au grade de capitaine de vaisseau. Il fut tué en 1710 en se rendant maître d’un navire de guerre anglais

En parlant des femmes de La Ciotat, les historiens marins s’écrient lorsqu’elles se promènent en foule les jours de fête qu’on croit être transporté dans les bois d’Idalie ou dans les avenues du temple de Cnide. Il y en a plusieurs parmi lesquelles Praxitèle, en cherchant un modèle pour former sa Vénus, n’eut été qu’embarrassé du choix ». En 1780 on comparait tout au bois d’Idalie, au temple de Cnide et de Paphos dont on se faisait une fausse idée ; mais le suprême de la galanterie chantait éternellement ses notes uniformes et par trop conventionnelles. En parlant des femmes de Saint-Nazaire, j’aime mieux dire qu’elles se mettent avec un goût parfait, que leur désinvolture est charmante et que plusieurs d’entre elles sont d’une véritable beauté. Dans l’après-midi, quelques heures avant la procession qui devait avoir lieu ce jour-là, elle se promenait par petits groupes sur la plage. L’ombre projetée par leur grand chapeau de paille souple prêtait à leur tête brune un relief vigoureux. Leur opulente chevelure noire s’arrondissait au-dessus d’un cou élégant et leurs grands yeux bruns et veloutés avaient un éclat et une douceur saisissants. Campé sous l’ombrage transparent d’un acacia, je les voyais allez et venir avec ravissement.

Je ne veux point quitter Saint-Nazaire sans vous raconter une histoire touchante qui se rapporte à la fondation d’une petite chapelle du territoire ; cette chapelle se nomme Notre-Dame d’Espaïmé, mot provençal qui signifie frayeur subite, évanouissement.

 (à suivre)

MARSEILLE – 276e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

 (Suite) –

Cassien reste à Marseille jusqu’à sa mort entre 433 et 435. Il rassemble des disciples et écrit d’importants ouvrages qui servent de règle de vie et de base de réflexion à ceux qu’attire le monachisme. Ainsi les instructions cénobitiques ou les conférences des pères. Ses œuvres connaissent un fort retentissement et ont été recommandées par saint Benoît à ses disciples. S’il n’est pas le créateur des monastères en Gaule, puisqu’Honorat d’Arles en avait fondé un à Lérins vers 410 ou saint Martin dans le Nord, comme Ligugé près de Poitiers (361) ou Marmoutier près de Tours (372), il est toutefois le premier à les situer en milieu urbain. Il aurait fondé à Marseille deux monastères : un pour les femmes, l’abbaye Saint-Sauveur qui se situait au sud de la place de Lenche, l’autre pour les hommes au sud du Vieux-Port, l’abbaye Saint-Victor. Pour certains historiens, l’emplacement exact de ces monastères n’est pas connu ; ces installations sont possibles mais pas prouvées. En revanche, ce qui est certain, c’est l’élévation au Ve siècle sur le site de Saint-Victor d’un bâtiment de pèlerinage. Leur vocation urbaine, leur visibilité, en ont rapidement fait des lieux de formation importants et prestigieux, contribuant à la renommée de la vie spirituelle de Marseille au Ve siècle. Les positions doctrinales, inspirées par le semi-pélagianisme, ont contribué à créer une véritable école des prêtres de Marseille et susciter de nombreux débats théologiques. La richesse spirituelle de la ville, le retentissement de ses débats qui après les discussions soulevées par Cassien, portent sur les doctrines de Salvien de Marseille ; tout ceci se produit au cœur d’une cité qui continue à se développer au temps des barbares, au long du VIe siècle.1

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

ça fait trente jours qu’il pleut – heureux temps – et, dans l’Arche, les animaux s’ennuient à en mourir. Noé voir arriver dans son bureau l’éléphant et la souris blanche. L’éléphant lui dit :

-Voilà ! Nous voudrions nous marier !

-Mais vous êtes devenus fous, dit Noé. Vous n’y pensez pas !

-Si, dit l’éléphant, nous nous aimons beaucoup !

-Mais enfin, dit Noé, je ne peux pas célébrer un tel mariage qui est contre nature …

Alors la petite souris blanche s’avance et d’une voix très humble avoue à Noé :

-Ce que, voyez-vous, c’est trop tard ! Maintenant nous sommes obligés….

Il est 6 heures, je vais donc vous quitter. A demain donc pour notre entretien journalier. Je vous souhaite un bon MERCREDI.

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