ÉPHÉMÉRIDES DU 22 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 22 AOÛT 2023 – 12e ANNÉE (n° 3960)

Plan :

  1. Illustration
  2. Fêtes / Dicton du jour / Mot du jour.
  3. Éphémérides
  4. En direct de notre bibliothèque : extraits portant sur Sanary et sur le terroir Marseillais.
  5. Une blague pour la route

ILLUSTRATION : Bandol et l’île de Bendor (carte postale CIM, coll. H. Ribot)

FETES

Le 22 août, nous souhaitons une bonne fête à Fabrice et à tous ceux qui portent ce prénom qui commença à connaître le succès après la seconde guerre mondiale. Je sais, certains me diront “et Fabrice del Dongo ?” le héros de la “Chartreuse de Parme” (1839) ? Il n’empêche que ce prénom a culminé dans les années 1970. Aujourd’hui, il est moins répandu. Dommage ! Car Fabrice a été l’incarnation des idées de Stendhal qui trouva son inspiration dans un modèle historique, celui d’Alexandre Farnèse devenu pape sous le nom de Paul III : charmant, enthousiaste et traversant le monde en quêtant le bonheur avec une aisance aristocratique.

Pourtant ce ne fut pas ce pseudo-Fabrice qui fut canonisé par Rome, ce fut un autre, Fabrice de Tolède, le premier évêque de Porto (au Portugal), martyrisé en 417. Aujourd’hui, il reste encore quelques 130 590 personnes survivantes sur les 134240 qui ont été prénommées Fabrice depuis 1900. C’est dire l’extrême jeunesse du nom !

Le 22 août, on fête aussi saint Symphorien à Lançon-de-Provence où, autrefois, les pèlerins venaient des environs et même du Comtat. Il y eut même des miracles. Aujourd’hui encore, la fête votive de Saint-Symphorien bat son plein entre les 17 et 22 août, avec, au programme, fête foraine, manèges, stands, attractions, formations musicales, danses, restauration, buvette. A 19h tous les soirs : Les Apéritubes de la buvette Les Mourguettes, à 22h, bal et grand aïoli le dimanche à 13h. Tous les jours, concours de boules (programmation 2017, à Lançon).

Mais la plus belle fête se déroulait à Vernègue. La veille la statue était portée en procession, de l’église paroissiale à l’église romane, près du temple romain. La nuit, procession aux flambeaux. On invoquait les saints pour la guérison des maladies. On portait des ex-voto, images de fer blanc, représentant des hommes, couchés sur le dos. On mangeait des gâteaux bénits, en forme de poule, faits de farine et de safran. On demandait au saint la guérison de la goutte et des rhumatismes, et aussi la protection contre les naufrages en Durance, au Rhône ou en mer. Le saint permettait d’éviter les coups de fusil, arrêtait les chevaux et mulets emballés, protégeait les mamans et faisait marcher droit les petits enfants. Le saint est devenu par la suite un saint de protection agraire qui donnait la pluie au point qu’on lui composa un “Cantique du Parapluie” qui disait « Gardas nosti coucourdo e nosti faiou blanc ». Les pèlerins en 1876 vinrent avec un parapluie car, depuis des mois, il n’était pas tombé une goutte d’eau. Après le cantique, il leur fallut ouvrir les parapluies qui ne furent refermés qu’un fois rentré chacun chez soi à cause de la chavane qui venait d’éclater. En 1942, le saint était encore le patron des maraîchers des bords de la Durance où le pèlerinage était suivi. Un prêtre zélé, l’abbé Jourdan, y donnait de bons soins. A Blieux, la jeunesse en armes offrait, à l’occasion et à la pointe de l’épée, une pomme entaillée et portant des piécettes. A Arles, chose surprenante, le saint est le patron des traceurs de pierre et des carriers.

Si le calendrier républicain a fait table rase des divers saints que l’on fêtait le 22 août, ce fut pour les remplacer par le saumon auquel ce 5e jour de fructidor de l’An II fut dédié. Sic transit gloria !

LE DICTON DU JOUR

qui dit “Pluie de saint Fabrice ne rend pas le paysan riche” n’est pas à la hauteur du personnage initial.

LE MOT DU JOUR

« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers la lumière » (Victor Hugo, Les Contemplations, V, 3).

ÉPHÉMÉRIDES

1091 – 22 août : Donation par le vicomte de Marseille Pons Maunier, sa femme Salomé, ses fils Guillaume et Fouque, et son frère Geofroi, à l’église du Saint-Sépulcre, de Notre-Dame et de Saint-Pierre Inter Aquas, des dîmes de Vidauban. (acte 210 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Templiers, liasse 123. a. Albanès, Gallia .. . Aix, Instr., col. 200, n° VIII). Note : c’est à partir de 1079 seulement que Pons porte le surnom de Maunier (Malnerius).

Rappel : vers 1079 – Restitution à Saint-Victor, par Geofroi, fils de Geofroi, vicomte de Marseille, de ce qu’il avait sur les vignes que Pierre Nodolia avait enlevées à l’autel de Saint-Pierre-de- Paradis. Vente par Pons Maunier ? et son frère Geofroi, cousins dudit Geofroi. de leurs droits sur ces vignes sises entre le jardin de Saint-Victor et la rive du Jarret (acte 204 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 25. a. Guérard, n° 84). Note : c’est à partir de 1079 seulement que Pons porte le surnom de Maunier (Malnerius). M. de Guigné (Généalogie …, p. 241) dit qu’il ne porta jamais le titre de vicomte ; l’acte du 22 août 1091 prouve le contraire.

1177 – 22 août : Raimond de Cervières, ses frères, Foulques et Bertrand, et leur oncle paternel, Bertrand de Méounes, donnent aux chartreux de Montrieux leurs droits sur une terre située à Vidil, dans les limites des possessions du monastère (in terra de Vidilio, que est infra terminos eorum,…), et abandonnent leurs revendications concernant cette terre (Boyer R., 1980, Acte n°  122, cartulaire de Montrieux p. 515-516. Original parchemin,  A.V. 1H1795 ; copie Capus p. 243 ;  IND. A.V. 1H2969  fol. I ;  A.V. 1H29618  fol. I ;  A.V. 1H29622  fol. 4 ;  Belsunce, I, p. 433 ; Teissier, fol. 14.).

1297 – 22 août : MORT DE Louis, second fils de Charles II et de Marie de Hongrie. Nommé évêque de Toulouse le 27 décembre 1295, il mourut deux ans plus tard à Brignoles, le 22 août 1297. Son corps fut transporté à Marseille au couvent des Frères Mineurs, situé alors à l’emplacement où se trouve aujourd’hui le cours Saint-Louis. Il en fût enlevé en 1423 par Alphonse d’Aragon.

1471 – 22 août : lieux-dits cités dans un acte aux archives de l’Evêché de Marseille.

1. Plan dau Puech(registre aux archives de l’Evêché). Plan du Puits lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel (1872).

2. Val Juec. Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. — C’est dans cette vallée que s’est établi le hameau des Rampauds. Première mention : — Val Juzet, 22 décembre 1191 (charte aux archives municip.).

1638 – 22 août : le chevalier Paul – Recommandé à Richelieu qui cherchait des cadres pour  la marine qu’il créait, le chevalier Paul fut nommé capitaine vaisseau et reçut le commandement du Neptune à Brest. Il rallia aussitôt l’escadre commandée par Sourdis sur les côtes d’Espagne et prit, le 22 août 1638, une part déterminante à la victoire de Guetaria où l’escadre espagnole fut presque détruite. (“Biographie du Chevalier Paul – netmarine.net”)

Qui était le Chevalier Paul ? Né en rade de Marseille, en 1598, d’une lavandière protégée par le gouverneur du château d’If, Paul de Fortia, qui était peut-être son père. Il commença à naviguer au commerce à l’âge de douze ans. Vers 1614, il s’embarqua à La Ciotat sur un brigantin de l’ordre de Malte et passa alors dans la marine de la Religion où il donna rapidement les preuves d’une valeur exception­nelle qui lui fit pardonner ses incartades. Lors d’une rixe à La Valette, il tua un sergent qui l’avait insulté, fut gracié et se distingua peu après dans un combat contre 2 galères turques. Son capitaine ayant été tué, il le remplaça, cou a un des navires ennemis et prit l’autre à l’abordage. Confirmé dans son commandement par le grand maître de l’Ordre, il établit alors sa base . « Mytilène pour y faire la guerre au commerce ottoman et livra de nombreux combats. » (“HISTOIRE : Chronique culturelle du 20 décembre – Theatrum Belli”) Ses faits d’armes lui valurent d’être nommé en 1637 che­valier de l’Ordre, malgré sa bâtardise. Recom­mandé à Richelieu qui cherchait des cadres pour la marine qu’il créait, il fut nommé capitaine vaisseau et reçut le commandement du Neptune à Brest. Paul rallia aussitôt l’escadre commandée par Sourdis sur les côtes d’Espagne et prit, le 22 août 1638, une part déterminante à la victoire de Guetaria où l’escadre espagnole fut presque détruite. Entré ensuite en Méditerranée il prit un corsaire turc. (“Biographie du Chevalier Paul – netmarine.net”) Commandant la Licorne en 1639 dans l’escadre de Sourdis, il fit à nouveau campagne sur les côtes d’Espagne (attaques Santona et de Larreda). Passé en 1643 au commandement du Grand-Anglois, il joua un rôle essentiel à la bataille de Carthagène (4 septembre), puis participa en 1644 et 1645 aux opérations sur les côtes de Cata­logne. Dans l’escadre de Maillé-Brézé en 1646 Paul dirigea le 22 mai le débarquement de Taramone en Toscane et le 14 juin se distingua au combat d’Orbitello où il mit hors de cours 2 frégates ennemies. L’année suivante, il effectua le 3 avril un coup de main sur Naples attaqua une escadre de 6 vaisseaux et réussit, quatre jours de violents combats, à échapper à des forces très supérieures. Dans les mêmes eaux en 1648, il livra le 19 décembre devant Castelamare un vif combat au cours duquel 5 vaisseaux et 5 galères espagnols furent détruits. En janvier 1649, Paul coula en Méditerranée un bâtiment anglais et engagea à nouveau l’escadre ennemie. (“Biographie du Chevalier Paul – netmarine.net”) Anobli et promu chef d’escadre en novembre suivant, il mit en 1650 son pavillon sur la Reine et, le 13 avril, dispersa une division espagnole au large du cap Corse. Lieutenant général en mars 1654, il fit une nouvelle campagne dans les eaux napolitaines et protégea le débarquement à Castellamare. Commandant de division sur le César en 1655, Paul fut gravement blessé lors des combats des 29 et 30 septembre devant Barcelone. Commandeur de l’ordre de Malte en 1659, il effectua en 1660 et en 1661 des croisières de protection du commerce devant Tripoli, Alger, Tunis et prit 2 corsaires algériens en février 1661. Commandant en 1663 une division avec pavillon sur l‘Hercule, il lança un coup de main sur La Goulette, captura le navire amiral algérien et repoussa les attaques d’une escadre tunisienne. Conseiller du duc de Beaufort sur la Royale en 1664, il participa active­ment le 23 juillet au débarquement de Djidjelli et livra bataille le 24 août devant Cherchell à une escadre algérienne qui fut pratiquement détruite. (“HISTOIRE : Chronique culturelle du 20 décembre – Theatrum Belli”). Paul commanda l’année suivante une division dans l’escadre de Beaufort en Manche sur le Vendôme puis sur le Neptune. Après une dernière campagne en Méditerranée en 1666, malade, il se retira à Toulon où il mourut le 20 décembre 1667, laissant le souvenir d’un marin d’une audace et d’une maîtrise exceptionnelles. (“HISTOIRE : Chronique culturelle du 20 décembre – Theatrum Belli”)

1674 – 22 août : arrêt de la cour de Bourgogne condamnant de Vintimille, seigneur d’Ollioules, à remettre les fours banaux en état et le condamnant aux frais et dépens (Castellan E, 1937).

1707 – nuit du 21 au 22 août : SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE – A Toulon, pour éloigner les galiotes on établit dans la nuit du 21 au 22 août une batterie sur la hauteur à côté de la Grosse-Tour, aujourd’hui la Tour royale. A la pointe du jour la batterie ouvrit 1e feu ; mais les galiotes s’écartèrent et toute la grande flotte anglaise leva l’ancre, tandis que l’armée du duc de Savoie se retirait par la route de Solliès. La joie éclata partout dans Toulon : le siège de la ville était levé et l’ennemi vaincu. Grâce à une héroïque résistance des défenseurs, au patriotisme de tout un peuple, et à la venue du maréchal de Tessé ayant amené, par les hauteurs du Revest, dix-huit bataillons de forces royales, l’armée et la flotte ennemies durent, la rage au cœur, lever le siège après un bombardement furieux qui, paraît-il, détruisit dans Toulon une centaine de maisons (22 août 1707). Comme le front de terre, le front de mer aura tenu (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

1789 – 22 août : LIBERTE DES CULTES – A l’assemblée, Mirabeau se prononce en faveur de la liberté des cultes, dans la mesure où ils ne dérangent pas l’ordre public. Cette question ne semble pas soulever d’opposition. (Agenda du bicentenaire, LUNDI 22 AOÜT).

1792 – 22 août : EMEUTES ROYALIISTES – émeutes royalistes en Vendée, Dauphiné, Bretagne (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1793 – 22 août :

1. LES FEDERALISTES DU MIDI TENTENT DE S’ENTENDRE AVEC LES ANGLAIS – Les Marseillais vaincus redoutèrent aussitôt les représailles et cherchèrent à entrer en contact avec la flotte espagnole ou anglaise. Le 22 août leurs émissaires rencontrèrent cette dernière et, montant à bord du navire amiral de Hood, le supplièrent d’entrer dans leur rade et de protéger leur ville… L’amiral leur répondit que sa flotte ne serait pas à l’abri de la mer dans leur rade, ouverte au large, et que leur ville, n’étant pas fortifiée, ne pourrait pas soutenir un siège contre l’armée française… Dans ces conditions, il ne pouvait envisager d’intervenir… qu’en rade de Toulon… si les Toulonnais y consentaient… saisissant ainsi, au vol, l’occasion d’atteindre l’objectif stratégique historique de son pays en Méditerranée! (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 254-255)

2. DEROUTE DES CONVENTIONNELS – Les partisans de la Convention abandonnent Bordeaux et se réfugient à La Réole (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1188).

1795 – 22 août :

1. CONSTITUTION DE L’AN II – 22 août : la Convention adopte la Constitution de l’an II qui sera proclamée le 23 septembre (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France » dans Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997.).

La Constitution de l’an III abandonne le suffrage universel. Seuls sont citoyens ceux qui payent un impôt direct. Boissy d’Anglas déclara qu’il fallait que la France fût gouvernée par les « meilleurs », c’est-à-dire, selon lui, « les plus instruits et les plus intéressés au maintien des lois », donc « ceux qui possédaient une propriété ». Daunou se joignit à lui et fit l’apologie du régime censitaire : « II est impossible que tous les hommes jouissent de leurs droits politiques ». Il faut donc « écarter ceux qui n’ont rien », car, « en général, l’indigence suppose la fainéantise ou la paresse ». (“La religion dans les constitutions de la France depuis 1789 (3)”)

Il y eut peu de protestations. Le député Souhait (des Vosges) fit connaître la sienne par écrit : « Cette classe d’hommes que l’on appelle prolétaires s’est armée avec enthousiasme pour la liberté commune… Qui peut douter que la Révolution ait été faite par le peuple? » et il demandait le maintien du suffrage universel.

Plusieurs Conventionnels contestèrent la nécessité d’une déclaration des droits de l’homme. (“La religion dans les constitutions de la France depuis 1789 (3)”) Ils craignaient qu’elle ne servît de référence aux démocrates et ne fût un prétexte d’agitation perpétuelle. Mais pouvait-on se passer de déclaration, alors que les deux Constitutions qu’on prétendait remplacer en possédaient ? On en rédigea donc une, qui reproduisit la plupart des principes de 1789. Ceux-ci furent pourtant corrigés. Ainsi l’article le plus significatif : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » fut éliminé. On craignait qu’il ne donnât prétexte à une réclamation de l’égalité économique. La liberté et l’égalité furent définies très sèchement; la liberté est « le droit de faire ce qui ne nuit pas à autrui », l’égalité est l’absence de « toute distinction de naissance », de « toute hérédité de pouvoir » : on ne pourrait plus au nom de la déclaration des droits, demander à l’état de réduire l’inégalité des fortunes. La déclaration n’affirme plus, comme celle de 1793, que le bonheur commun est le but de la société. Elle ne mentionne, ni le droit au travail, ni le droit à l’assistance, ni le droit à l’instruction, ni, bien entendu, le droit à l’insurrection. La liberté de pensée, de parole, d’opinion, de la presse, ne figurent pas dans la déclaration, mais on les trouve mentionnées dans le titre XIV de la Constitution. Une seule disposition « sociale » de la déclaration de 1793 est passée dans celle de 1795, c’est l’interdiction de l’esclavage (art. 15). La déclaration des devoirs forme une sorte de catéchisme destiné, dans l’esprit de ses rédacteurs, à être récité au cours des cérémonies décadaires. Elle se compose de neuf articles d’une banale philosophie; notons cependant que l’article 8 insiste sur le devoir de respecter la propriété d’autrui et que l’article 9 expose un devoir nouveau, né de la Révolution, le devoir militaire. La Constitution proprement dite commence par l’affirmation de l’unité et de l’indivisibilité de la République. Puis elle définit la souveraineté, qui réside, non pas dans « la nation », comme l’avaient précisé les Constitutions de 1791 et 1793, mais dans « l’universalité des citoyens » : or seuls, rappelons-le, sont citoyens ceux qui payent un impôt direct. Encore ces citoyens n’ont-ils que des pouvoirs réduits. L’initiative législative a, en effet, disparu, ainsi que le référendum, sauf en matière constitutionnelle. Pour la première fois une constitution française fixe les limites du territoire de la République, colonies comprises. Il faut remarquer à ce propos que la Constitution de l’an III ne mentionne pas la Belgique, de sorte qu’on pourra douter de la validité de son annexion, votée par la Convention trois jours après la clôture du référendum.

La Constitution confie la réalité du pouvoir, non aux citoyens qui se réunissent dans des Assemblées primaires de 900 membres au maximum, mais aux électeurs élus par celles-ci et qui ne sont que 30000 environ pour l’ensemble de la France, deux fois moins qu’en 1791. Ceux-ci, réunis en Assemblées électorales au chef-lieu du département, élisent sans condition de cens le Corps législatif. Celui-ci, pour la première fois en France, est divisé en deux chambres ayant des pouvoirs à peu près égaux, élues pour trois ans et renouvelables par tiers chaque année. Les différences entre les deux chambres ne portent que sur le nombre des députés (500 dans l’une, 250 dans l’autre) et l’âge : les 250 « Anciens » devaient avoir plus de 40 ans, être mariés ou veufs, les membres du conseil des Cinq-Cents, plus de 30 ans. Le Conseil des Cinq-Cents avait l’initiative des lois, celui des Anciens les approuvait ou les rejetait. Il ne pouvait les amender. L’article 102 a pris une grande importance, car c’est lui qui a permis la réalisation du coup d’état du 18 brumaire : il autorise le Conseil des Anciens, seul, à modifier la résidence du Corps législatif. A la suggestion de Bonaparte, il la transporta à Saint-Cloud, ce qui permit le coup de force. L’article 69, au contraire, empêcha un coup de force contre les royalistes en juillet 1797 : il interdit au Directoire de « faire passer ou séjourner aucun corps de troupes dans la distance de six myriamètres (60 kilomètres) de la commune où le Corps législatif tient ses séances » : les troupes du général Hoche avaient franchi ces limites. Les députés royalistes protestèrent, les troupes durent se retirer. Enfin l’article 43 permit les coups d’État du 18 fructidor an V (septembre 1797) et 22 floréal an VI (n mai 1798). En effet, il stipule que le Corps législatif « prononce seul sur la validité les élections » : cette disposition permit aux Conseils de casser, le 19 fructidor an V, les élections de 177 députés royalistes, et le 22 floréal an VI (11 mai 1798), celles de 106 députés jacobins. Une indemnité parlementaire, équivalente à « 3000 myriagrammes de froment » était accordée aux membres des deux Assemblées : la dévaluation accélérée de l’assignat avait obligé la Convention à fixer cette indemnité en nature.

Le Pouvoir exécutif ne fut pas confié à un président, par crainte d’une dictature, voire de l’élection d’un Bourbon. Les « thermidoriens » préférèrent perpétuer le Comité de Salut public sous la forme réduite d’un « Directoire » de cinq membres âgés de 40 ans au moins, et élus par le Corps législatif. Pour cette élection, le Conseil des Cinq-Cents établissait une liste de présentation de dix candidats pour chaque place vacante. Les Anciens choisissaient par un vote au scrutin secret. Mais pour forcer le choix des Anciens, les Cinq-Cents présentèrent, généralement, une liste de neuf candidats médiocres et d’une personnalité qui s’imposait. Les Directeurs étaient élus pour cinq ans, et le Directoire renouvelable chaque année par cinquième, un Directeur ne pouvait être réélu qu’après un délai de cinq ans. Chaque membre du Directoire assurait à tour de rôle, pendant trois mois, la présidence du gouvernement. C’était le Directoire en corps (c’est-à-dire les trois membres de sa majorité) qui gouvernait. Il disposait de grands pouvoirs : emploi des forces armées, nomination et révocation des généraux en chef, nomination et révocation des commissaires auprès des tribunaux, nomination et révocation des agents diplomatiques, des receveurs départementaux des impôts directs et de toutes sortes d’autres fonctionnaires. Le Directoire avait aussi le droit de décerner des mandats d’amener et des mandats d’arrêt contre les individus soupçonnés de tramer une conspiration contre la sûreté intérieure ou extérieure de l’Etat. Le Directoire jouissait également du droit de nommer à toutes les places électives, vacantes par décès, démission, destitution, suspension. Ce qui permettait notamment au Directoire de nommer les juges, dans certains cas, et contrevenait à la séparation des pouvoirs. Ainsi le Directoire disposait-il de moyens d’action considérables. Toutefois, et c’est très important, la Trésorerie lui échappait complètement : elle était confiée à cinq commissaires élus de la même manière que les Directeurs, et complètement indépendants de ceux-ci. Le Directoire est aussi dépourvu de l’initiative législative, mais il peut, par message écrit, inviter le Corps législatif à prendre un objet en considération.

La Constitution comporte des garanties contre les abus de pouvoir que pourraient tenter les Directeurs : ceux-ci peuvent être mis en accusation devant la Haute Cour, et pour qu’ils ne puissent échapper à un éventuel ordre d’arrestation, ils sont astreints à des conditions très strictes de résidence. En compensation ils sont logés dans un « palais » national et dotés d’un magnifique costume qu’ils doivent porter « en public et en particulier ». Ils sont accompagnés d’une garde à pied et à cheval et ont droit aux « honneurs militaires supérieurs ». Les Directeurs jouissent chacun d’un gros traitement : « 50000 myriagrammes de froment » (120 à 125 000 francs-or). La Constitution prévoit que le Directoire est, pour gouverner, aidé de six à huit ministres. Ceux-ci sont nommés et révoqués par les Directeurs, ils ne forment pas de conseils, ne sont pas solidaires, et n’ont pas de responsabilité parlementaire. En fait, il y eut sept ministres qui furent les commis des Directeurs à l’intérieur, aux relations extérieures, à la guerre, à la marine, à la justice, aux finances, à la police (c’était là une innovation qui durera). Le Directoire nomma aussi un secrétaire général qui n’était pas prévu par la Constitution : celui-ci tint, avec beaucoup d’ordre, les archives du Directoire, et dirigea ses « bureaux », analogues à nos « cabinets » ministériels.

Le pouvoir judiciaire devait, selon la Constitution, être entièrement indépendant. Les juges sont donc tous élus. Mais nous l’avons dit, le Directoire peut dans certains cas nommer leurs remplaçants. Au sommet de la hiérarchie des tribunaux, le Tribunal de cassation, créé en 1790, est maintenu et il y a une Haute Cour de justice qui se réunit seulement lorsque le Conseil des Cinq-Cents en proclame la formation. Elle est formée de cinq juges du Tribunal de cassation choisis selon une procédure compliquée, et de hauts-jurés élus par les Assemblées électorales de départements. La Constitution ne prévoit aucun organe chargé de juger de la constitutionnalité des lois. Les Conventionnels (comme les Constituants) pensaient avoir réalisé un chef-d’œuvre. Aussi prirent-ils toutes les précautions possibles pour le rendre durable et empêcher sa révision : celle-ci nécessitait une procédure s’étalant sur neuf années. Cette disposition menait droit au coup d’État, et la Constitution de l’an III, si elle dura plus longtemps que celles de 1791 (un an) ou de 1793 (non appliquée) ne doubla même pas le cap des cinq ans (Jacques Godechot, Les constitutions).

2. RETOUR D’EMIGRES –

BARRALIER Madeleine, née TORTEL. Citoyenne de La Seyne émigré.. S’était rendue à Toulon vers le 25 août 1793 « à la suite d’un ordre du général Carteaux qui enjoignait les habitants d’évacuer La Seyne dans les vingt-quatre heures sous peine de mort ». Rentrée le 5 fructidor an III par un navire vénitien qui fut visité par des frégates anglaises.

TORTEL Pierre-Honoré. Citoyen de La Seyne émigré. Rentré le 5 fructidor an III (Louis Baudoin, 1965).

               3. Le même jour, le Conseil de Sanary reçutune demande du Capitaine Jean Louis LYON, capitaine d’Infanterie de ligne, propriétaire dans cette commune depuis le trente frimaire et qui déclarait vouloir fixer sa résidence définitive dans la commune avec sa famille. Le Capitaine FERRANTE, qui venait d’être admis à la retraite, avait demandé lui aussi à se retirer à SANARY.

1797 – 22 août : DESTITUTION DE MOYNAT D’AUXON – La destitution du général Moynat d’Auxon, qui suit les événements du 17 messidor, est saluée avec allégresse et vaut à Barras une lettre de remerciement des Toulonnais : « Grâces vous soient rendues, vous venez de museler la bête féroce qui depuis neuf mois désolait le département du Var en retirant à Moynat d’Auxon les pouvoirs que vous lui .aviez confiés. Vous rendez la vie à une foule de républicains qu’il persécutait avec fureur… » (Archives Municipales de Toulon, D III 95 bis – 11 – correspondance générale). Peut-être cette mesure qui date du 5 fructidor an V est-elle une décision en concordance avec les événements antiroyalistes du 18 fructidor (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1806 – 21 et 22 août : MORT DE FRAGONARD – Décès de Jean Honoré Fragonard, alors enfant du Var puisque Grassois (rappelons que le quatrième arrondissement du Var, celui de Grasse, ne sera rattaché au nouveau département des Alpes Maritimes qu’après l’annexion du comté de Nice à la France, en 1860).

Voici ce qu’en écrit André Castelot :

“Le soir du 21 août 1806, à Paris, par un très chaud après-midi, un petit vieillard aux bonnes joues rouges, un petit vieillard “ rond, replet, fringant”, vêtu d’une roquelaure en drap gris — un genre de houppelande — était en train de manger une glace chez Véry, le fameux glacier du Palais-Royal, alors palais du Tribunat. Ses yeux pétillants regardaient les passants… et, si ce regard semblait les déshabiller, c’est que pour lui, toute jolie femme était d’abord un modèle. Car le petit vieillard, avançant une lèvre gourmande, qui savourait une glace ce jeudi 21 août 1806 chez Véry, avait nom Jean-Honoré Fragonard, l’exquis, le charmant, l’adorable Frago. Frago ! C’est ainsi qu’on l’avait appelé durant un demi-siècle !

Sans doute, aujourd’hui, en ce début de l’Empire, ces toiles délicieuses, ces modèles blonds et potelés semblent-ils un peu démodés, mais Frago est toujours une manière d’enfant chéri de Paris. Un enfant chéri aux cheveux blancs, mais si ébouriffés que l’on ne parvient pas à considérer Monsieur Frago comme un vieillard. N’est-il pas aussi insouciant qu’à vingt ans, lorsqu’il était élève de Boucher ? Veut-on entendre sa jolie petite belle-sœur Marguerite Gérard parler de lui ? Il l’a aimée — et l’aime encore — et peut-être la jeune fille a-t-elle eu, sans le savoir, pour le vieux mari de sa sœur, un peu plus que de l’amitié.

Tout à l’heure, en se promenant au Champ-de-Mars, Monsieur Frago a-t-il relu le billet que la petite ensorceleuse lui écrivait il n’y a pas si longtemps ? “ Quand mon ami me demande que je lui écrive quelque chose d’agréable, je ne connais qu’un sujet. C’est de lui que je parle. De lui, parce que lui me paraît le plus aimable des sujets. Si je voulais peindre d’un enfant la joie, la gaieté et le caprice, les caresses, le bonheur, je le prendrais pour modèle. Si je voulais peindre de l’amitié les caractères, la douceur, la complaisance, les soins, la tendresse, je le prendrais encore pour modèle. Des philosophes le plus aimable, des peintres le plus ingénieux et le plus gracieux, des amis le plus tendre et le plus constant, des maîtres le plus soigneux et le plus attentif, voilà le portrait de mon ami. ” La brune Marguerite ! L’aguichante petite Provençale de seize ans, aux jolies fossettes, avait été son dernier amour…

Tout en savourant sa glace de Véry — il n’y en avait point de meilleure à Paris — Monsieur Frago a-t-il pensé ce jour-là à sa vie joyeuse ? A ses soixante-quinze années d’impertinence, de verve, d’esprit et d’amour ? D’amour surtout, car il suffit de regarder un de ses dessins pour être convaincu que Fragonard a dû aimer — ou désirer — tous ses modèles.

Ce soir du 21 août 1806, Monsieur Frago regardait avec gourmandise passer et repasser devant lui des filles du Palais-Royal… et avec tout autant de gourmandise, il achevait sa glace délicatement parfumée. Il souriait… il souriait à cette vie qui lui avait apporté tant de joie… Soudain, la main qui portait à sa bouche une dernière cuillerée de crème glacée retomba. Jean-Honoré Fragonard venait d’être frappé de congestion. Il rendit le dernier soupir sans avoir repris connaissance, quelques heures plus tard, à l’aube du 22 août, un sourire encore aux lèvres”.

1811 – 22 août : PREFECTURE DU VAR – Le préfet en fonctions jusque-là, baron d’Azémar, fut remplacé le 22 août par le préfet Leroy, qui résida à Draguignan du 24 août 1811 au 17 juillet 1814 (Louis Baudoin, 1965, p. 433).

1815 – 22 août : ARRESTATION D’ANTI-ROYALISTES – dans un rapport adressé par le maire de La Seyne au sous-préfet de Toulon et en date du 23 août 1815, nous lisons ce qui suit : « A 3 heures de l’après-midi, hier 22 août, des volontaires royaux du 3e bataillon stationné à La Seyne vinrent à la mairie avec M. Legros, capitaine de vaisseau, son frère et un ami, M. Daubencourt, médecin. « Les volontaires étaient porteurs de deux fusils qu’ils disaient avoir trouvé dans des maisons de campagne dudit M. Legros. Ils ajoutaient, en outre, que les gens en question avaient refusé de crier « Vive le roi » et qu’une femme, de chez eux, avait même crié « Vive l’empereur » ; ce disant, ils montraient une cocarde tricolore trouvée dans une des bastides. MM. Legros et Daubencourt ont nié énergiquement tous ces faits. S’étant rendu chez M. de Sinéty, commandant du bataillon, pour le mettre au courant de ce qui se passait et ne l’ayant pas trouvé chez lui, le maire a vu l’adjudant de bataillon et lui a rendu compte. Durant ce temps, un gros rassemblement de personnes s’était formé devant l’entrée de la mairie et paraissait menacer M. Legros. Alors, M. Fauchier mit des sentinelles à la porte afin d’empêcher des insultes à ses administrés. Enfin, M. de Sinéty arriva de Toulon vers 6 heures du soir et se rendit aussitôt à l’hôtel de ville. Là, il interrogea longuement tout le monde. Toutefois, le tumulte allant croissant, il importait d’en finir et, au milieu des cris, on enferma les prisonniers. Vers 4 heures du matin, les gens s’étant éloignés, un officier accompagna MM. Legros et Daubencourt sur le port et les fit embarquer pour Toulon pour les présenter au comte de Gardenois, commandant de la place. Ce qui, conclut le maire, a été exécuté (Arch. comm. de La Seyne : Corresp. avec le sous-préfet. Note de Louis Baudoin, 1965, p. 457 : Nous ignorons la suite de cette affaire ; on se livra à la recherche de présumés complices, vraisemblablement des militaires)339. »

1867 – 22 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Jeudi Saint Symphorien – Continuation d’un temps splendide avec forte chaleur . Le thermomètre marque tous les jours de 25 à 30 degrés. Il le fallait pour faire comprendre que nous étions dans l’époque de la Canicule car depuis le début de l’été nous n’aviona pas vu de fête de saint-Nazaire aussi froide. Il faut cependant dire à celui qui lira cet article que la fête n’a pourtant jamais été aussi belle. J’ai oublié de dire que nous avons mesuré la hauteur de la tour et que nous avons trouvé 22 mètres.

1869 – 22 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Dimanche Saint Symphorien. Pleine lune. Beau temps – petite brise du large – temps qui fait dire : il fera chaud aujourd’hui -. C’est la fête de Reynier. Joli petit romerage à 4 kilomètres de chez nous. Beaucoup de personnes y vont de Saint-Nazaire et l’après-midi c’est la promenade. Il y a aussi les voitures pour lesquelles on peut aller en donnant 50 centimes.  – Ce soir, le bal a été bien charmant avec beaucoup de beau sexe indigène et étranger, de Toulon surtout. On y vient en famille manger la pastèque dans les pins.

1894 – 22 août : MARIUS MICHEL DEMISSIONNE DE SA CHARGE DE MAIRE DE SANARY.

Le 20 juillet, le Conseil Municipal de Sanary unanime, la Prud’homie des pêcheurs, tous adressent aussi la démission de leurs fonctions. Cette démission du Maire sera longue à être acceptée, il sera contraint de la renouveler le 22 Août. Joseph SOLEILLET, resté à sa place,- à la demande de Marius MICHEL, écrit le 20 Août au Ministre de la Marine. Il essaie encore d’obtenir une modification de l’injuste partage des eaux entre les prud’homies du Brusc et de Sanary. Il propose au Ministre la communauté des eaux de pêche pour les deux prud’homies.] « Ce serait, dit-il, un moyen d’apaiser le mécontentement des pêcheurs et des habitants de SANARY. Tout est suspendu dans la commune, rien ne va plus. Au nom de la paix et de la tranquillité, veuillez, Monsieur le Ministre, ¬prendre ma demande en considération » (Rotger B., 1984, p. 462-463).

Marius Michel démissionne de sa charge de Maire de Sanary : il éprouva de nouvelles déceptions qui le poussèrent à abandonner son second mandat de Maire de Sanary. En voici les raisons : un conflit opposait les pêcheurs de son village à ceux du Brusc pour la fixation des zones de pêche. Il défendit âprement la cause des siens, convaincu de leurs bons droits. N’ayant pu réussir à fléchir les autorités dans le sens qu’il souhaitait, il préféra donner sa démission par une lettre dont voici le texte intégral.  » J’apprends aujourd’hui 24 Juillet 1894 que les réclamations des Sanaryens ont été rejetées et qu’il ne reste plus aucun espoir de faire revenir le ministre sur sa décision, qui paraît lui avoir été dictée par certaines influences. Dans ces conditions et pour la raison que je n’ai pu faire prévaloir auprès de l’autorité supérieure une cause éminemment juste, je ne pourrai plus assurer une fonction de Maire avec tout l’ascendant et l’autorité que le premier magistrat doit légitimement posséder sur ses administrés. Je vous prie, M. le Préfet, de bien vouloir agréer ma démission de Maire et de Conseiller municipal  » (Ortolan, 1989 donne le 24 juillet pour cette démission).

1935 – 22 août : PORTE-AVIONS « BEARN » – Le porte-avions « Béarn » est en grande refonte à La Seyne depuis le 23 février 1934. En fin de travaux, le 22 août 1935, l’essai officiel en route libre est combiné avec un essai d’endurance de 6 h pour la chaufferie avant. Trois parcours sur la base des îles d’Hyères sont réalisés. La vitesse moyenne relevée est de 18,162 nœuds pour une puissance de 21 352,9 ch (15 713 kW). Le même essai est refait le lendemain, mais pour la chaufferie arrière. La vitesse est de 18,5 nd avec une puissance de 22 863,7 ch (16 825 kW) (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

1940 – 22 et 26 août : PAUL NIPKOW INVENTEUR DE LA TÉLÉVISION – “Paris-Soir”, lundi 26 août : Paul Nipkow inventeur de la télévision meurt subitement. Berlin, dimanche 25 août. L’inventeur de la télévision, Paul Nipkow, qui venait de fêter son 80e anniversaire le 22 août, avait reçu, à cette occasion, de nombreuses félicitations et marques d’honneur. Le soir de son anniversaire, l’inventeur avait glissé et fait une chute sur le parquet de son appartement, à Berlin- Pankow. Vendredi il avait été transporté à la clinique Saint- Lazare pour y passer la radiographie. Hier matin, de bonne heure, une embolie a provoqué la mort subite du grand inventeur (Paris-Soir, lundi 26 août 1940).

1942 – 22 août : LEGION DES VOLONTAIRES – Cérémonies légionnaires du prélèvement de terre pour Gergovie (au Fort Napoléon à La Seyne, en particulier). (“accueil”)

1944 – 22 août :

1. LA BATAILLE DE NORMANDIE EST TERMINEE : Le Haut commandement allemand s’était figuré qu’avec trois divisions de la XVe Armée il arriverait à mettre Paris à l’abri d’une surprise et à couvrir le repli de ses troupes au-delà de la Seine. Une fois de plus, une telle mesure se révéla à la fois trop tardive et trop mince. Patton arrivait à toute allure avec trois divisions blindées et trois divisions d’infanterie, motorisées à 100%. Par chance pour la retraite allemande, le temps demeura bouché. Les Jabos ne purent prendre l’air. Grâce à quoi les restes du 2e Corps de parachutistes parvinrent à franchir la Seine à Louviers. De son côté, le major-général Kurt Meyer, quand il se présenta lui aussi, avec les restes de sa 12e D.B. S.S., au P.C. du 1er Corps cuirassé, y fut accueilli comme un véritable revenant. Tout ce qui avait échappé à la « chaudière » de Falaise fut transféré, par Rouen, au moyen de radeaux et d’embarcations, sur l’autre rive de la Seine. Les éléments les moins éprouvés, qui avaient déjà gagné antérieurement cette zone de rafraîchissement, servirent de couverture à l’opération. Du 6 juin jusqu’à la fin d’août, les forces du Groupe d’armées B ont perdu : 1 300 chars, 20 000 camions, 500 canons d’assaut, 1 500 canons de campagne ou obusiers, plusieurs milliers de pièces antichars ou de tubes de D.C.A. Les pertes de la troupe se sont élevées à 400 000 hommes, tant blessés que tués ou que prisonniers. 200 000 prirent le chemin des camps de P.O.W. (1) de l’Angleterre, du Canada, ou des États-Unis (Paul Carell, Ils arrivent).

2. OPERATION « ANVIL »

1. LA BATAILLE DE NORMANDIE EST TERMINEE : Du 6 juin jusqu’à la fin d’août, les forces allemandes du Groupe d’armées B ont perdu 1 300 chars, 20 000 camions, 500 canons d’assaut, 1 500 canons de campagne ou obusiers, plusieurs milliers de pièces antichars ou de tubes de D.C.A. Les pertes de la troupe se sont élevées à 400 000 hommes, tant blessés que tués ou que prisonniers. 200 000 prirent le chemin des camps de P.O.W. (1) de l’Angleterre, du Canada, ou des États-Unis (Paul Carell, Ils arrivent).

2. OPERATION « ANVIL »

– SECTEUR DE BANDOL-SANARY – La batterie de Pierredon tire à nouveau. On se bat à Reynier, ainsi qu’à Ollioules et Toulon (Témoignage de Me Granet recueilli par B. Rotger). Gaujac P. : Dans la nuit, un peloton de l’escadron de reconnaissance rejoint le PC du régiment Van Hecke près du viaduc de Bandol.] (“AU FIL DES SIÈCLES – PressReader”) [Témoignage de Me Granet :] « Mardi 22 août, nuit très agitée, on a entendu la canonnade des canons de campagne toute la nuit. Il y a eu une très grosse explosion à sept kilomètres environ en direction de Toulon. . La batterie de Pierredon a tiré une partie de la nuit, si bien que pendant que j’étais de quart, deux dormeurs réveillés sont montés voir ce qui se passait et pour plus de prudence tout le monde est descendu à l’abri. Ce tir a duré une bonne heure. Quand il s’est arrêté, on est monté se recoucher. ».

– SECTEUR OUEST – Le cuirassé français « Lorraine » tire à nouveau sur Porquerolles et sur Cépet qui réplique et manque de peu le croiseur américain « Aurora ». L’amiral Davidson envisage même de recourir à une opération de commando avec le groupe naval d’assaut. Finalement, il faudra 8 jours pour réduire les 340 mm de Cépet.

Au matin, une patrouille du 7e RCA est envoyée en direction de Saint-Cyr-La Ciotat, où elle s’installe en fin de journée.

Vers 8 heures, la « Résistance » attaque Six-Fours avec des revolvers, les Allemands ripostent avec quelques rafales de mitrailleuse et un coup de canon sur Reynier. La maison du docteur, l’église, la Mairie et le quartier vieux ont été touchés, il y a eu pas mal de blessés Les mairies de La Seyne et Reynier ont été à nouveau occupées par les Allemands. Depuis ce matin, la canonnade n’a pas cessé, en ce moment un bâtiment tire du large sur Six-Fours.

De 10 h à 11 h, à Sanary, l’éclairage du peloton Caniot pousse une reconnaissance sur la colline de Sainte-Trinide d’où il peut observer et renseigner sur l’activité ennemie, tandis que des auto-mitrailleuses pénètrent dans Sanary où elles désarment plus de cinquante Allemands.

Vers 11 heures, à Six-Fours, d’autres obus tombent sur Reynier où ils atteignent l’église, trois maisons et la place de la mairie et blesse des habitants.

Après 11h, toujours à Sanary, une patrouille du peloton Caniot coupe le fil téléphonique reliant l’observatoire d’artillerie installé sur le côté nord de l’ouvrage de la Pointe du Cerveau aux batteries allemandes. A partir de ce moment le tir ennemi se disperse.

Dans l’après-midi, à Sanary, une batterie allemande comprenant une centaine d’hommes venant de Saint-Raphaël s’arrête devant le Colombet ; M. Muhlethaler les conduit à la « Millière » et avertit l’armée française pour venir se saisir d’eux.

Vers 16 h, à Sanary, le tir de l’artillerie ennemie est enfin suspendu. En fin d’après-midi, une patrouille du 2ème spahis ramène 18 Allemands capturés près de la Millière.

A 19 h 45, à Sanary, après des pourparlers conduits par M. Muhlethaler, le lieutenant Hartmann signe, au quartier général du lieutenant-colonel Van Hecke, la reddition de la 8ème Batterie implantée à la Millière pour le lendemain 23 à 11 heures.

A La Seyne même, fortement canonnée, des obus sont tombés près des chantiers (FCM) et de l’avenue François Durand, au total, on comptera 15 impacts. Les collines brûlent. En représailles aux trois morts du poste de police, aux « Quatre Moulins », deux collaborateurs seynois, bien connus et deux prisonniers allemands sont fusillés.

Alors que se déroulent ces événements dans l’ouest toulonnais, les commandos du Bataillon de Choc (1° compagnie du capitaine Carbonnier) s’infiltrent jusqu’au centre-ville de Toulon, soulageant les Résistants qui commencent à manquer de munitions.

En fin de soirée, l’amiral Ruhfus, commandant en chef la défense allemande, peut enfin traverser la grande rade et rendre compte par radio à 22 heures qu’il assure dorénavant son commandement à partir de la Croix-des-Signaux, le plus haut sommet de Cépet.

Durant cette journée, à des centaines de kilomètres de là, les Parisiens se soulèvent et barricadent leurs rues.

– marseille –

Résumé des journées précédentes – Dès le 19 au matin, les patriotes résistants de Marseille déclenchent la grève générale, prélude à l’insurrection contre les forces d’occupation. Du fait que la situation évoluait rapidement dans les secteurs orientaux de « Anvil », le général De Lattre de Tassigny décide de hâter l’intervention sur la ville et le port  en ne conservant sur Toulon que les seuls moyens mis en œuvre. Dans la nuit du 19 au 20, le général de Monsabert reçoit donc l’ordre  de « pousser sur la direction Méounes, Signes, le Camp, Aubagne, tout en menant une action de débordement de Toulon par le mont Caumes et le Croupatier ». Il doit donc mener cette action l’action en direction de Marseille tout en poursuivant le débordement sur Toulon par le nord et le nord-ouest. C’est ainsi que le 3e bataillon du 7e Régiment de Tirailleurs algériens a quitté Cogolin pour Collobrières, Pierrefeu, Cuers, Garéoult et Méounes à la suite des chars légers des Spahis. Cuges dépassé, ils ont atteint le col de l’Ange mais la route d’Aubagne est verrouillée par des abris bétonnés et un barrage antichar. Le 21 à 4h, après que les chars Sherman eurent dégagé le bouchon, Gémenos est atteint puis St Pierre et l’Etoile à 9 h. Monsabert vient de décider d’investir Marseille avant de prendre Toulon et d’attendre d’autres renforts. C’est ainsi que des opérations simultanées d’enveloppement de la ville sont conduites par le sud, l’est et le nord par Roquevaire, Allauch, la vallée de l’Huveaune par Aubagne, le chaînon de l’Estaque, la chaîne de Saint-Cyr et le littoral par Cassis et la Gineste.

Le 22 août, à 6 h le bataillon file vers Olive qu’il atteint à 8h 30 sous le feu de l’artillerie allemande qui ne faiblira que vers 17 h. Alors que l’on apprend que le bouchon d’Aubagne vient de sauter et que, vers 19h, une colonne de blindés guidée par des FFI à vélo est signalée vers les Trois Lucs et à St-Julien. Monsabert a décidé de brusquer l’assaut car des résistants viennent de lui annoncer que la population marseillaise s’est soulevée. Dans la soirée, l’encerclement de Marseille est achevé avec la prise du château Gélade et le carrefour de la Bédoule.  Les Allemands ayant reçu l’ordre de tenir Marseille coûte que coûte, la route de Martigues, la seule encore libre, ne sera pas utilisée par eux pour s’échapper.

De Lattre a reçu de protéger le flanc gauche des troupes américaines en route vers la vallée du Rhône et il s’oppose à une entrée prématurée de ses troupes dans Marseille car elle courent le risque d’être noyées au milieu du soulèvement populaire et engagées dans des combats de ville alors que l’investissement ne pourra être réalisé qu’après la chute de Toulon et les troupes ainsi dégagées.  De Lattre, en présence de Larminat et de Guillaume, convoque donc  Monsabert au PC à Gémenos et lui interdit d’entrer dans Marseille. A 21h, cet ordre est doublé par écrit. Or, la nouvelle de l’arrivée des troupes françaises a fait le tour de la ville et des centaines d’hommes et de femmes se portent au-devant des tirailleurs et des cuirassiers. Monsabert juge qu’il ne peut rester l’arme au pied. Il lui faut répondre à l’enthousiasme de la population.

Jean-André ROUSSEAU, tué par les Allemands par une rafale de mitraillette alors qu’il venait d’enlever et jeter à la rivière avec succès les charges d’explosifs posés sous le pont du chemin de fer à St Marcel Marseille. Ce n’était pas sa première intervention … Engagé depuis l’âge de 16 ans (il s’était fait renvoyé du Collège car il refusait de « faire le salut à Pétain  » C’était le 22 Août au soir. Au petit matin il est porté au Cimetière alors qu’à 10 h. les chars et soldats Français font leur entrée à St Marcel. Il a reçu le titre de sergent-chef avec Médaille d’Argent. Inhumé dans notre cimetière du Cuges les pins je remercie France Leroy qui lors de son discours concernant la libération de notre village de Cuges a toujours une pensée pour lui (témoignage de Jeanne, de Cuges, 2021))

Ce fut ainsi que, le 22 août, Peypin fut investie par les CC1 (partiel), CC2 et le 1er GTM. Une autre colonne du 7e RTA, la 11e est acheminée au carrefour de la pomme (La Bouilladisse) par camion puis gagne Mimet où il passe la nuit. Le lendemain, un parti passe la crête à dos de mules au niveau du pilon du Roi et contourne le verrou de la route des termes en passant la chaîne de l’étoile par Mimet et redescendra sur Plan de Cuques direction les Chartreux, tandis que le deuxième bataillon se porte sur la Gavotte et Septèmes (“Bataille de Marseille — Wikipédia”).

Ce même jour, outrepassant les ordres, le colonel Chapuis avec le 1er bataillon du 7e RTA et les chars d’un escadron du 2e RC s’introduisent dans Marseille. Les 2e et 3e bataillons du 7e RTA sont quant à eux sérieusement accrochés respectivement au nord et au nord-est de la ville : les troupes passée par Simiane sont bloquées à Septèmes par une petite garnison, jusqu’à ce que les troupes passées par les cols à l’Est du massif ne les prennent à revers (d’après Bataille de Marseille, Wikipedia).

Malgré le soulèvement FFI et la pénétration du 7e RTA et du 2e RC jusqu’au centre de la ville (carrefour de la Madeleine), les Allemands résistent et leurs défenses restent intactes notamment en périphérie. (“Traces de combats Notre Dame de la Garde Marseille – KilRoyTrip”)

1950 – 22 août : GRAVE ACCIDENT DE PLONGEE, RADE DE TOULON – Un grave accident s’est produit mardi après-midi, 22 août, dans la rade de Toulon, côté Saint-Mandrier. «Un scaphandrier de l’entreprise Serra était occupé à découper au chalumeau des caisses à mazout se trouvant sur l’épave du torpilleur le Foudroyant, reposant à trente mètres de profondeur. Soudain, une violente explosion ébranlait l’eau. Du bateau-pompe, on hissa aussitôt le scaphandrier. Mais l’on ne devait remonter qu’un corps affreusement mutilé par la déflagration. La victime âgée de quarante-trois ans, habitant le Mourillon, était mariée et père de trois enfants. De l’enquête aussitôt ouverte, il ressort que des poches de gaz ont pu se former sous l’action de la chaleur à l’intérieur des caisses de mazout. C’est de l’explosion de celles-ci que devait mourir le malheureux plongeur » (République de Toulon et du Var du mercredi 23 août 1950. Ken Nicolas, p. 11-12).


1958 – 22 août : Mort de ROGER MARTIN DU GARD, écrivain et prix Nobel de Littérature. A lire : La « petite histoire de l’attribution du prix Nobel à Roger Martin du Gard, lauréat 1937 » par le Dr Kjell Strömberg. « Discours de réception » prononcé par Per Hallström lors de la remise du prix Nobel de littérature à Roger Martin du Gard le 10 décembre 1937. »La vie et l’œuvre de Roger Martin du Gard », par André Berne-Joffroy, 1967, 428 p.

1959 – 22 août : ACCIDENT SANS GRAVITE PRES DE LA GRANDE PASSE DE LA RADE DE TOULON – « Deux marins de Saint-Mandrier, Messieurs Victorin Nicolas, pilote, et Jean Coppola, matelot de la vedette des frères Davin, ont sauvé mercredi vers dix-sept heures, près de la grande passe, les occupants, trois hommes et une fillette, d’un voilier de modèle « Vaurien » qui avait chaviré sous une rafale de vent. Les passagers qui ne savaient pas nager étaient agrippés à la coque du voilier. Le papa de la gosse tenait l’enfant hors de l’eau. Une vedette de la marine a ramené à terre les naufragés, des Toulonnais demeurant à Saint-Jean du Var » (Le Petit Varois du samedi 22 août 1959).

1962 – ATTENTATS FAISANT SUITE A L’ECHEC DES GENERAUX D’ALGER – Après l’échec du putsch des généraux à Alger en avril 1961, le général de Gaulle a été la cible de dizaines de complots ou d’attentats manqués jusqu’au dernier, en mai 1965. Jean-Marie Bastien-Thiry, polytechnicien, ingénieur militaire, et chef du commando, avait organisé l’opération et donné le signal de l’opération « Charlotte Corday », plus connue sous le nom de « l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, Président de la République ». « Cent cinquante balles de fusils-mitrailleurs et de pistolets-mitrailleurs furent tirées. ». Une vingtaine de projectiles touchèrent la DS 19 dans laquelle se trouvaient le général et Yvonne de Gaulle qui, miraculeusement, ne furent pas touchés. Moins d’un mois plus tard, tous les conjurés, présents ou non au Petit-Clamart, étaient identifiés. Neuf furent arrêtés et six entrèrent dans la clandestinité, certains pour de longues années. Deux seulement échapperont à la justice. Arrêté le 17 septembre, Bastien-Thiry comparaît avec huit autres conjurés devant la Cour militaire de justice en janvier 1963. Quatre condamnations à mort sont prononcées, dont une par contumace. Deux condamnés sont graciés par le général de Gaulle. (“Il y a 50 ans, l’organisateur de l’attentat du Petit-Clamart … – L’Obs”) Bastien-Thiry, 35 ans, père de trois petites filles, sera passé par les armes le 11 mars 1963. A la suite de cet attentat, le 20 septembre 1962, le général de Gaulle annoncera son intention de modifier la Constitution « pour assurer la continuité de l’État » en cas de décès du président de la République (d’après Le Point du 22 août 2014). De Gaulle annoncera ainsi un référendum pour modifier la Constitution et autoriser l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

1967 – 22 août : RIBOT Henri, Jean, Louis. Mers el-Kébir, le 22/08/1967. A Mme et M. Ribot Amédée, lycée mixte, 83 La Seyne-sur-Mer. Mes chers parents, j’ai reçu ce matin deux lettres de vous et, samedi, le mandat de 5000 francs. Merci, mais ne croyez surtout pas que j’étais à court d’argent. Pas du tout ! j’ai reçu des précisions au sujet du voyage. Il semble que ce soit bien l’horaire que vous donnez : en effet, nous arriverons à Marseille à 15 h le 6 septembre. Donc pas de problème. Tenue de départ de la base : treillis. Mais à bord , pour déjeuner : tenue n° 1, soit veste et pantalon de tergal, chemise blanche et cravate noire (eh oui !, il paraît qu’on ne la fournit qu’aux troupes d’outre-mer, pas en France). J’ai reçu une lettre de Sarrelouis me donnant tous les renseignements nécessaires, entre autres l’adresse : secteur postal 695999 FFA (c’est tout). Je pense qu’à Marseille nous aurons droit à quelques jours de permission une fois tout terminé. Je vous embrasse. Henri.

1976 – 22 août : PECHE EXTRAORDINAIRE A SAINT-MANDRIER – Le dimanche 22 août, le pêcheur Jo Calone fait une entrée remarquée dans le port de Samt-Mandrier avec un requin de 2,70 ni pesant dans les 20 kg ! (Gisèle Argensse, 2000, p. 104, id. p. 117)

1979 – 22 août : VISION DE CAUCHEMAR A L’HÔPITAL COSTE BOYERE, LA GARDE – Le 22 août 1979 à 15 heures par une journée chaude, alors que la sécheresse était intense et qu’un mistral fort soufflait, une clameur s’éleva dans la ville « il y a le feu ! » En effet, très rapidement, ce qui n’était qu’une fumerole devint en quelques instants un brasier ardent qui dévora les beaux pins de la forêt de Coste Boyère.

Une immense nappe de fumée recouvre les habitations et surtout l’hôpital qui sont dans l’axe du foyer. L’évacuation des malades se fait dans le calme et le sang-froid. Les pompiers tardent à arriver car ils sont pris dans les encombrements de cette journée d’été et de vacances.

Heureusement, les « canadairs » et les DC 6 parviennent à faire un barrage aux flammes en inondant les abords de l’hôpital et des villas menacées. L’institut technologique universitaire est également entouré par les flammes. Le feu saute la route et se propage dans le quartier de la Planquette où les terrains recouverts d’herbes sèches sont rapidement consumés. Le tout n’a pas duré une heure. La forêt est entièrement détruite et offre un spectacle désolant (« La Garde en images – vingt siècles d’histoire », 1986).

1980 – 22 août : DÉCÈS DE JO DASSIN. On se souviendra, ce matin au petit déjeuner, de ses « Petits pains au chocolat ». Hier soir, 21 août 2015, la télé lui rendait hommage.

2015 – 22 août : OLLIOULES ANNULE LE BAL DE LA LIBERATION – Ollioules : annulation du bal de la Libération, ce dimanche, pour des raisons évidentes. En raison des circonstances tragiques du Gros Cerveau qui ont endeuillé la communauté Ollioulaise, la Municipalité en accord avec les agents communaux a décidé d’annuler le bal de la Libération prévu ce dimanche 23 août.

Dans un communiqué publié ce vendredi matin, le Maire précise qu’ « avec la disparition de Yohan, enfant d’Ollioules, membre du personnel communal, à peine âgé de 34 ans, la ville a souhaité reporter à une date ultérieure le bal de la Libération prévu le 23 août 2015 à 21h place Jean Jaurès ».

Cependant, la cérémonie patriotique est maintenue à 18h30 et Robert Bénéventi invite plus que jamais la population à y participer en grand nombre afin de pouvoir se recueillir devant les Monuments aux morts.

« Merci pour votre compréhension » ajoute le Maire dans son message. (F.K, le 21 août 2015)


2021 – 22 août : EN AVANT-PREMIERE : diffusion journalière d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 24 ont déjà été livrés sur ma page FB).

Chapitres 26 et 27 –

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SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 75e livraison : « Promenade avec le chemin de fer de Marseille à Toulon, par Adolphe Meyer, 1859).

SAINT-NAZAIRE (suite)°

On descend à Saint-Nazaire à l’auberge de la mère Couraou , un vieux cordon bleu qui tient cet établissement depuis une cinquante d’années. Elle vous y servira … du poisson délicieux : bouillabaisses excellentes , soles blanches et dures, rougets croquants et juteux. Sa modeste salle , dont une croisée donne à l’ouest, l’autre au sud, présente deux vues charmantes , peintes avec des variations journalières par le pinceau de la nature. D’un côté c’est le môle, la côte échancrée, Six-Fours et le cap Sicié, au loin ; puis la haute mer. De l’autre, c’est la colline en falaise, avec sa chapelle au sommet, le chantier de construction dans le creux de la base; la courbe de la plage au fond du port. Quelques barques sont amarrées dans ses eaux calmes : toutes les maisons voisines s’y réfléchissent comme dans un miroir. Un air frais traverse la salle et rien n’y vient troubler la sécurité pour ainsi dire plastique du Midi. Brillat Savarin prétend qu’il ne faut pas de croisées dans une salle à manger; il parlait pour Paris, où la vues du ciel gris et des murs en larmes est faite pour couper l’appétit le plus robuste; en face de la Méditerranée l’air le donne.

Du milieu des maisons, pareille a un géant d’un autre âge, s’élève une tour carrée dont la couleur foncée tire sur le bleu. Elle était autrefois entourée de la mer, et servait d’asile aux habitants qui s’y réfugiaient pour se défendre contre les incursions des pirates. En 1707, pendant que Toulon était assiégé par le duc de Savoie , — cette pauvre et ambition e maison a plus d’une fois tourné ses armes contre nous , cette tour, ayant six pièces d’artillerie, força la flotte anglo-sarde, à se retirer, après avoir essuyé des pertes considérables. Louis XIV récompensa le courage des habitants du pays et notamment la belle conduite de leur chef, le capitaine Granet, dont un bras avait été emporté par un boulet de l’ennemi.

 (à suivre)

MARSEILLE – 275e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

 (Suite) –

v. 45 av. J.-C. : Massilia, (César, de Bello civ.).

v. 70 ap. J.-C. : Massilia Grœcorum (Pline l’Ancien).

IIe siècle : Marseille, ville autonome, est encore federata au IIe siècle et son territoire retient le nom de Grœcia jusque sous Théodose (Tab. Peutinger). Elle conserve son auto­nomie jusqu’au moment où les distinctions établies entre tes cités de l’Italie et des Provinces n’ont plus aucune importance.

v. 150 ap. J.-C. : (Ptolémée, géogr.)

314 : Marseille – L’Église marseillaise se structure au tout début du IVe siècle ainsi qu’en témoigne la présence d’un évêque de Marseille, Oresius, au Concile d’Arles en 314.

380 ap. J.-C : (Noticia dignitatum}.

380 – 430 : Marseille – L’un de ses successeurs d’Oresius, Proculus ou Procule (380-430), construit un bâtiment constitué par l’actuelle chapelle Notre-Dame de la Confession et l’Atrium et qui sera transformé au XIe siècle en crypte par l’édification de l’église abbatiale. L’axe général de cette construction est nord-sud, donc perpendiculaire à l’orientation est-ouest de l’église supérieure actuelle. Une restitution de ce monument paléochrétien a été proposée par Michel FixotFixot 2. Proculus veut ainsi affirmer le rôle prééminent de Marseille face à Arles pourtant principale place religieuse de la province Viennoise, au sein du duché de Bourgogne. Cette rivalité religieuse et politique entre Marseille et Arles va marquer l’histoire de Saint-Victor jusqu’à l’intégration de la Provence dans le royaume de France au XVe siècle, à la mort du roi René.

416 – Marseille – Selon la tradition, le monastère de Saint-Victor est fondé par Jean Cassien. Après un long séjour auprès des moines anachorètes d’Égypte, il débarque à Marseille en 416, amené sans doute par Lazare, évêque d’Aix qu’il aurait rencontré l’année précédente en Palestine au concile de Diospolis.

428 – Marseille – Zozime invite les Marseillais à remplacer Procule, 4 mars 418 (Gallia Chr. Nov., évêché de Marseille, 1899, n°14 p.11). Zozime invite les Marseillais à remplacer Procule mort cette année-là par un évêque plus digne. En note : une lettre de St Augustin du début 423 qui raconte comment lui-même créa un évêché à Fussala près d’Hippone, mais pour le sacre, il faut le métropolitain.; mort de Procule, évêque de Marseille en 428.

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un homme retourne chez son médecin (“Docteur – Le blond lit son journal – Le secret du succès”):

-Docteur, je suis très inquiet. Votre diagnostic n’est pas le même que celui de votre confrère.

-Je sais, c’est toujours comme ça. Mais l’autopsie prouvera que c’est moi qui ai raison.

Il est 6 heures. La maison est vide … toute la famille est repartie …. Tristesse !

(Chapelle Saint Louis des Mécaniciens, Saint-Mandrier (cl. M. Quiviger)

A demain donc pour notre 3960e entretien journalier et matutinal. Bon mardi à tous quand même..

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