EPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 15 JUILLET 2023 – 12e ANNÉE (n° 3923)
Bonjour à tous !

Bienvenue à saint Donald dont le nom, en France, est porté par 11 personnes et le prénom par moins d’un millier. Donald d’Ogilvy naquit et vécut en Ecosse. Sa femme mourut en le laissant avec neuf filles et en lui recommandant de trouver un bon parti à chacune. Comme elles souhaitaient devenir toutes religieuses, il en fit des épouses de Jésus-Christ – et transforma sa maison en couvent dont il devint abbé. Après sa mort, ses filles entrèrent au monastère d’Abernethy.
Hormis l’acariâtre canard de Walt Disney – acariâtre mais sympathique – il est un autre Donald qui…, mais, basta, laissons cela, je sens la colère monter face à l’outrecuidance du personnage qui n’a même pas l’excuse d’être un comique !
Un dicton : « A la mi-juillet, pluie et vent font mal au froment », dicton que le calendrier républicain négligea puisqu’il dédia à l’ail – la plante et pas l’âne – ce 27e jour de Messidor.
LE MOT DU JOUR : « Le grand inconvénient des livres nouveaux, c’est qu’ils nous empêchent de lire les anciens. » (Joubert, « Pensées, Maximes et essais » (1754-1824).

EPHEMERIDES
–1099 -15 juillet : Première croisade (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991). Prise de Jérusalem (Boudet J., p. 92). L’armée des Provençaux est conduite par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, marquis de Provence (Busquet R., Histoire de la Provence). Depuis 1096, les comtes de Toulouse, Raimond de Saint-Gilles et Alphonse Jourdain, sont absorbés par la croisade (Agulhon M., Coulet N.1987).
–1209 – 15 juillet : LA Croisade contre les Albigeois S’IMPOSE A ARLES : arrivée dans la cité d’Arles vers le 15 juillet, l’armée des croisés impose sa loi et le parti anticlérical arlésien est alors sévèrement châtié : le château des Porcelet érigé sur l’île de la Cappe est par exemple démantelé (histoire de l’archevêché d’Arles).
–1352 – 15 juillet : MARSEILLE – Los Guifrens (acte notarié). Les Griffens – quartier rural en 1872 de la commune de Marseille, au quartier de la Capelctte. Première mention : Ortus Griffedorum, 28 août 1296 (charte aux arch. de l’Evêché).

(Ruines d’un moulin à vent de Six-Fours, cl. H. Ribot)
–1554 – 15 juillet : Les moulins à eau et à vent DE SIX-FOURS étaient banaux et appartenaient d’ancienneté aux Comtes de Provence ou aux Vicomtes de Marseille, comme il apert de la donation qui fut faite par Gaufredi, Vicomte de Marseille, au monastère de St Victor les Marseille, en l’année 1070, et par la donation qui en fut aussi faite par Bertrand, Comte de Provence, à son fidèle fils Fulco (erreur : c’est un fidèle, mais non son fils, HR), Vicomte de Marseille et à sa femme Odille (ou ollide ), de tout ce qu’il possédait à Six-Fours. C’est à dire, tout ce qui est champs, vignes, terres, cultes et incultes, garrigues, moulins, prés et salines, et toutes les choses qui lui appartenait audit Six-Fours, afin qu’ils participent à l’aumône qu’ils faisaient pour leurs âmes, de cet allode, et qu’ils donnaient au grand dieu tout puissant, à St Victor, son martyr (Jean Denans).
Lesquels moulins, qui étaient pour lors en état, en vertu des achats faits par la communauté de plusieurs biens et droits seigneuriaux des seigneurs abbés, par les transactions de 1552, 1571, 1583, le tout rapporté ci-dessus, ont toujours été possédés, tant par la communauté, que les particuliers qui, à la suite, les ont acheté d’icelle. Etant, les susdits moulins, obvenus à la communauté, au moyen des achats par elle fait des seigneurs abbés, par les susmentionnées transactions, aurait fait procéder aux enchères, sur l’arrentement desdits moulins, le 15 juillet 1554. Savoir : des deux moulins à eaux du quartier des Mollières, et des deux moulins à vent du quartier des Lombards et du moulin à vent du quartier de la Brugaille. Lesquels furent délivrés, savoir : les deux moulins des Mollières, à Guilhem Rebouy, moyennant 36 charges, 6 panals de blé, les deux moulins à vent du quartier des Lombards, à Hugues Isnard, à 19 charges de blé, et celui de la Brugaille, à Blèze (Blaise) Aube, à 11 charges et demie. Tout lequel blé fut vendu à l’enchère, faite au pied de celle dudit arrentement, et délivré, savoir : 6 charges à Hugues Pascal au prix de 8 florins un sol 6 deniers la charge, 3 charges à Louis Vidal, à 8 florins, 4 sols, 7 patacs la charge, et 3 charges à Hugues Pascal, à 8 florins, un sol et un liard la charge. Le 22 dudit mois de juillet, fut délivré deux charges à Anthoine Gaimard, à 9 florins, un sol la charge, deux charges à Barthélemy Aycard, à 9 florins, deux charges à Louis Bellair, à 9 florins, un sol, deux charges à Jean Vidal à 9 florins. Le deux septembre audit an 1554, fut encore délivré deux charges à Monsieur le Baille, à 9 florins, un sol. Tout ce que dessus, tant pour l’arrentement des moulins, que pour la vente du blé, est justifié par les procédures, comme apert de la pièce originale, bien et dûment signée qui porte que la mouture était au vingt quatrain (Jean Denans). La communauté de Six-Fours met aux enchères, le 15 juillet 1554, « l’arrentement » des moulins à eau des Moulières ; l’adjudicataire fut Gilhem Reborg moyennant trente-six charges, six panals de blé. Acte passé devant Me Joseph Lieutaud, notaire de Six-Fours.
Voici le texte de Jean Denans : « vieux document latin, sans date, traduit en français, de la teneur suivante : Au nom de ce grand Dieu tout puissant, moi, Bertrand, Comte de Provence, j’espère de sa divine bonté et clémence. Par bien veillance et témoignage d’amitié, je donne, je baille et je cède à mon fidèle Fulco, Vicomte de Marseille, et à sa femme Odile, quelque chose de « Allodo mio », qui est au comté de Tollon. C’est à dire, tout ce qui, par moi, tiennent et possèdent par feu à S-F, je leur donne, « ad proprien allodon », avec toutes ses dépendances et appartenances, qui appartiennent audit bourg et à la ville ci-dessus mentionnée de S-F. C’est à dire, tout ce qui est en champs, vignes, terres cultivées et incultes, garrigues, moulins, prés, salins et tout autre chose qui appartient à ladite ville dont nous avons déjà fait mention, afin qu’ils aient le pouvoir de faire tout ce qui leur plaira, savoir : de tenir, posséder, vendre et donner. Et de rechef (derechef), je donne à mon fidèle fils Fulco et à sa femme Odille, tout ce que, par moi, tiennent par feu, au bourg de Solliers. Je le donne de « Propriun allodem », avec toutes appartenances et dépendances qui appartiennent au même bourg et à la ville ci-dessus mentionnée, de Solliers. C’est à dire, en champs et vignes, en terres cultivées et garrigues, en moulins, en prés, ports et eau courante, des mêmes eaux, arbres fruitiers et non fruitiers, et à toutes choses qui appartiennent à la même ville de Solliers. Afin qu’ils aient toute sorte de pouvoir d’en faire comme ils voudront et comme ils leur plaira, de tenir et garder et associer toutes ces choses ci-dessus mentionnées, savoir : Fulco et sa femme Odille, afin qu’ils participent à l’aumône qu’ils font pour leurs âmes, de cet « allode », et qu’ils donnent au grand Dieu tout puissant et à St Victor, son martyr et à St pierre de Paradis. Que si quelqu’un de mes parents ou autres, étrangers ou bien quelques personnes malignes et opposées, voulait rompre cette mienne donation, que je fait à mon fidèle Fulco et à sa femme Odille, qu’il soit maudit à jamais, accablé de toute sorte de malédiction et enseveli, comme Core, Dathan et Abiron, dans les entrailles de la terre et condamné aux abîmes de l’enfer avec le traître Judas. Et qui pis est, que l’ire de la colère de Dieu, descende et tombe sur sa tête, et que détenu dans les liens, paye pour amende, 20 livres d’or. Moi, Bertrand, Comte de Provence, j’ai ordonné et commandé de faire cette donation, que j’ai signée de ma propre main, et je prie qu’elle fut signée et confirmée par bons témoins. Et ainsi, signée et confirmée (Ivitermus) Majeur, Pons, Evêque (Pons II, évêque de Marseille de 1008 à 1073), son fils, Guilhem Aycard, Gaufredy Bertrand, fils de Guilheames Majeur, Pons, secrétaire, Estienne Pons, Alphandi Imbert, Delors Uville, Bucus du chapitre, Pons de la garde et ses enfants, Agnarans et ses enfants, Pierre feu Guigniran, chanoine, Isranus de Rossete, Fulco, tout signé et confirmé) ».
–1571 – 14 juin puis 8 et 15 juillet : Le sieur Armand Lombard deviEnt propriétaire des moulins à eau des Moulières avec les jardins attenants – La communauté ayant fait défant (défense) de vendre les moulins à eau et à vent, serait (aurait) été assemblé un conseil général de tout chef de maison, par Pierre Crestian, Louis Gaultier et Sauveur Vidal, consuls, le 14 juin 1571, au nombre de 164. Par lequel, pour survenir au paiement des sommes dues par la communauté, serait (aurait) été délibéré que les susdits moulins seraient vendus. Ce qui fut encore délibéré par deux autres délibérations du 8 et 15 juillet suivant. En conséquence des susdites délibérations, Honoré Martinenq dit Courchet, Anthoine Beaussier et Anthoine Martinenq, consuls dudit Six-Fours, auraient vendu à Hugues Vidal, le moulin à vent du quartier de la Brugaille, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le 25 juillet 1571, au prix de 1 735 florins, sous la rétention d’une cense d’un petit patac aux fêtes de Noël, avec le droit de lods (Jean Denans). La communauté de Six-Fours, désirant payer ses dettes, décida de vendre tous ses moulins, ceux à eau comme ceux à vent (assemblée générale du 14 juin 1571 à laquelle assistent cent soixante-quatre chefs de famille convoqués par les consuls de Six-Fours, Pierre Christin, Louis Gautier et Sauveur Vidal). Cette grave décision d’aliéner des biens de la communauté fut confirmée par deux antres délibérations en date des 8 et 15 juillet 1571 (Louis Baudoin, 1965, p. 781-782, sans référence). Le sieur Armand Lombard, bourgeois, devint donc propriétaire des moulins à eau des Moulières avec les jardins attenants, pour le prix de mille sept cent un florins. Personne ne pouvait alors imaginer l’importance et la durée des litiges qui suivirent pendant plus de deux siècles (Marius Autran, Histoire des Moulières sans référence).
–1597 – 15 juillet : CASSIS –

(cliché H. Ribot)
1. Cassis le vieux (charte aux archives de l’évêché). Cassis – canton de La Ciotat. Son territoire a toujours fait partie de l’évêché de Marseille et en dépend encore (1872). Première mention : Carsicis portus / Casicis, var. msc. (Itinéraire d’Antonin).
2. Le Château (ibid.). Pointe de rochers qui s’avance dans la mer, au quartier du Pignier, où se trouvait l’ancien Castrum qui était jadis la citadelle de Cassis ; il y avait en 1872 la batterie du Lombard. Première mention : Terra al Castel, 28 octobre 1486 (ibid.).
3. Le Coulet (ibid.). Le Collet – lieu-dit, commune de Cassis. Première mention : Al Colet, 10 mars 1301 (registre aux archives de l’Evêché). Autre mention 4. : La Colle de Caullet, 5 septembre 1597 (ibid.).
4. Costas (ibid.). La Coste – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Clauvier (1872). Première mention : Las Costas destable, 28 octobre 1486 (ibid.)
5. Valz de Domets (ibid.). Domens lieu-dit, commune de Cassis, sur la limite vers La Ciotat. Première mention : La Val de Domentz, 5 mars 1481 (registre aux archives de la Major).
6. Les Fons, 15 juillet 1597 (acte aux archives de l’Evêché). Fontaine du Chemin, quartier rural où se trouve une source abondante, commune de Cassis. Autre nom : Font des Fuisses.
–1602 – 15 juillet : MARSEILLE – Plan Cabasson, 15 juillet 1602 (acte d’atterminage). La limite du territoire de Marseille vers Saint-Marcel s’arrêtait autrefois à cet endroit. Camp-Cabasson – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur (1872). Première mention : Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales).
–1700 – 15 juillet : La Seyne reçoit ses armoiries comportant un écu, cinq pains, deux poissons – Quand La Seyne se sépara du territoire de Six-Fours en 1657, quand le 15 Juillet 1700, ses armoiries furent enregistrées par le brevet d’inscription de Charles d’Hozier, Conseiller du Roi et garde de l’Armorial général de la France, son écusson portant cinq pains et deux poissons attesta que les cultivateurs et les pêcheurs étaient bien les professions les plus représentatives du terroir seynois (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1720 – 15 juillet : La peste à Marseille – Mort d’un fripier, de sa femme et d’une tailleuse. Le 18 juillet, le docteur Sicard prévient que c’est la peste. Les échevins ne l’écoutent pas car d’autres médecins pensent que ce n’est pas la peste. (André Maurice, 1983).
–1721 – 15 juillet :
1. LES SANARYENS MORTS DE LA PESTE SONT ENTERRES A LA CAMPAGNE – Du 15 juillet inclus au 19 septembre 1721, à Sanary, 43 ensevelissements de morts de peste eurent lieu à la campagne. Sauf pendant la période où Saint-Nazaire sera atteint, soit du 15 juillet 1721 au 7 septembre de la même année, le port continuera à commercer. (Vallentin du Cheylard Roger, 2000).
2. Le conseil du bureau de Santé d’Ollioules condamne le corbeau Jean-Baptiste Geay, sa femme et deux complices, Liautaud et Montel, pour vols, larcins et recel de meuble, effets et argent. Toutefois, la communauté se trouvant ensuite dépourvue de corbeau, à cause de la mortalité qui sévissait, elle se vit contrainte de faire de nouveau appel aux services de Jean-Baptiste Geay, détenu dans les prisons de la ville. Ce dernier s’acquitta de sa charge avec zèle et dévouement et fut réhabilité. Le Conseil interroge le chirurgien Aysse au sujet d’un vol de chemisette ; défend à Pierre Coreil commis à la cantine de vendre le vin plus de 3 livres ; interdit aux quarantenaires de quitter leurs bastides sous peine de recommencer leur quarantaine ; ordonne une visite exacte des bastides Rougier, Rambaud, Taurel, Coulomb et Lardier pour les purifier ; autorise le retour en ville des quarantenaires des bastides de Bernard et de Jacques Portanier. Le courrier d’Aix pour Toulon est autorisé aux limites d’Ollioules (Castellan, 1937, p.148-152).
3. OLLIOULES : Rapport de Charles Guillot, commissaire général des parfums, contre Vivelle de la Millière, commandant, qui a permis à Pierre Garde et sa famille d’aller loger dans le magasin du septain, inclus dans le lieu et pestiférés, et qui, sur la représentation qu’il en fit, répondit à Charles Guillot que ceci est son affaire et non la sienne, que ses suppositions sont fausses. Le Conseil délibère d’envoyer le rapport à qui de droit. Procès-verbal est dressé par les intendants sur les agissements de Vivelle de Millière qui aurait traité Charles Guillot de brouillon, de petit marchand, paysan, têtu et l’aurait menacé des arrêts (Castellan, 1937, p.152-153).
–1772 – 15 juillet : Le Poirier – propriété, commune de Marseille, quartier d’Eoures (registre aux archives de la Major).
–1789 – 15 juillet : Le roi finit par céder – il vient lui- même annoncer à l’Assemblée nationale le départ des troupes qu’il avait appelées dès la fin juin. Les députés applaudissent. Sauvés de la contre-révolution par l’insurrection parisienne, ils se réjouissent du consentement royal indispensable au nouveau régime qu’ils veulent mettre sur pied : hier, un nouveau comité de Constitution a été élu, composé de 8 membres, 4 «monarchiens» et 4 «exagérés», dont Sieyès et Talleyrand (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 15 JUILLET).
–1792 – 15 juillet : manifeste de Brunswick par lequel les coalisés menacent de « livrer Paris à une exécution militaire » – Dans ces conditions, pourquoi s’étonner d’un aveuglement contre-révolutionnaire qui conduira au célèbre manifeste de Brunswick, lancé le 15 juillet, par lequel les coalisés menacent de « livrer Paris à une exécution militaire et à une subversion totale » ? (Michel Vovelle, « La Révolution ».)
–1793 – 15 juillet :

1. Napoleon Bonaparte rencontre à Valence l’adjudant-général Carteaux, que le délégué de la Convention a nommé, depuis quelques jours, général de brigade, et qui, à la tête d’une colonne de 2.000 hommes, l’armée dite des « Carmagnoles », se dispose à partir de cette ville pour le Midi. Carteaux a ordre de longer les deux rives du Rhône, afin de s’opposer à la jonction des fédérés de Marseille et de Nîmes, et Bonaparte est requis par le représentant du peuple Albitte, un des trois délégués de la Convention nationale près de l’armée des Alpes, pour servir provisoirement dans la petite armée de Carteaux (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 », tiré à part extrait du Bulletin du Vieux Toulon et de sa région, 1977, p. 6-7 : Qui était ce général Carteaux que l’on faisait à Toulon un tigre assoiffé de sang ? Jean-François Carteaux avait 41 ans, il était grand, avec une large moustache qui seyait bien à sa belle figure, quinze ans de service dans les régiments de Bourbonnais, de Penthièvre et de Saintonge lui avaient donné cette tournure militaire qui plait aux soldats. Son nom inspirait l’effroi dans Toulon épouvanté ; le chevalier de Revel le dit : « sot, vaniteux, brutal, ivrogne, sauvage, spadassin, fier à bras ». En réalité Carteaux était un brave homme, qui sous des airs bravaches cachait « un cœur » généreux. Il se garda bien d’user de rigueur contre les Marseillais vaincus, et Poultier le félicite d’avoir su ramener les esprits par un mélange de douceur et de sévérité. Au cours du siège, en de nombreuses circonstances, il fut prudent, sage et raisonnable. Il ne prit pas Toulon, car jamais il eut les moyens de le faire, et personne n’aurait pu le faire à sa place. Quand il quitta son commandement le moral de son armée était encore valable, alors que tout se prêtait à le dégrader. Ancien enfant de troupe, ancien soldat de métier, il sut garder la confiance du troupier. Se copiant les uns les autres les historiens ont décidé que Carteaux était un mauvais général. Le Comité de Salut Public n’avait pas l’habitude de montrer beaucoup d’égards envers les mauvais généraux. Les mauvais généraux étaient convoqués à la barre de la Convention ; et de la barre de la Convention à la guillotine il n’y avait qu’un pas. Lui, Carteaux, en quittant Toulon reçut le commandement de l’armée d’Italie puis de l’armée des Alpes. Arrêté à Marseille par ordre du comité de salut public, il fut transféré et renfermé à la Conciergerie le 2 janvier 1794. Rendu à la liberté après la journée du 9 thermidor, il se vit confier par le gouvernement le commandement d’un corps d’observation en Normandie, destiné à soutenir l’armée du général Hoche dans l’Ouest. Destitué peu après, il protesta énergiquement contre cet acte, fut réintégré dans son grade, et défendit la Convention au 13 vendémiaire an IV (octobre 1795). Et plus tard l’Empereur le couvrira d’honneurs et d’argent).
2. Le 15, Carteaux s’installe au camp du Pontet À deux kilomètres d’Avignon, où le capitaine Bonaparte se présente à lui. Ce jeune capitaine d’Artillerie qui a quitté Nice le 8 juillet devait se rendre à Avignon pour organiser un convoi de poudre à destination de l’armée d’Italie, mais il n’a pu dépasser Cadenet, et le voilà bien embarrassé. Il est vraisemblable que Carteaux lui proposa de rester provisoirement avec lui, et sans doute lui conseilla-t-il de s’entendre avec son camarade de promotion de l’école militaire, le capitaine Dommartin qui commande l’artillerie de sa petite armée (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 », , 1977, p. 5-6). Pont-Saint-Esprit et la basse Durance se trouvant aux mains des insurgés, Bonaparte ne put dépasser Cadenet. Il se rendit à Apt puis au camp du Pontet à quelques kilomètres d’Avignon. Le 15, il rencontre sur son chemin la division du général Carteaux, détachée de l’Armée des Alpes, qui venait de chasser mille garde nationaux de Nîmes et de Marseille, alors qu’ils se portaient au secours des insurgés de la vallée du Rhône. Avant l’évacuation d’Avignon par les fédéralistes provençaux, Bonaparte reçoit le commandement de l’artillerie d’une colonne volante, composée du 2e bataillon du 59e, destinée à opérer sur la rive droite du Rhône, en vue d’une attaque combinée sur Avignon, sous les ordres de l’adjudant-général Dours (Paul Maurin-Carcopino, 1969 ; p. 23).

–1795 – 15 juillet (27 messidor) : 2000 émigrés débarquent à Quiberon (Yann Fauchois, 2001). Le 15, une division navale arriva dans la baie de Quiberon ; c’était celle qui était allée chercher aux bouches de l’Elbe les régiments émigrés à la cocarde noire passés à la solde de l’Angleterre. Elle apportait les légions de Salm, Damas, Béon et Périgord, réduites en tout à onze cents hommes par les pertes de la campagne, et commandées par un officier distingué, M. de Sombreuil. Cette escadre apportait de nouveaux secours en vivres et munitions ; elle annonçait trois mille Anglais amenés par lord Graham, et la prochaine arrivée du comte d’Artois avec des forces plus considérables. Une lettre du ministère anglais disait à Puisaye que les cadres étaient retenus sur la côte du nord par les agents royalistes de l’intérieur, qui voulaient leur livrer un port. Une autre dépêche, arrivée en même temps, terminait le différend élevé entre d’Hervilly et Puisaye, donnait à ce dernier le commandement absolu de l’expédition, et lui conférait le titre de lieutenant-général au service de l’Angleterre. Puisaye prépara tout pour la journée du lendemain. Il aurait bien voulu différer l’attaque projetée, pour donner à la division de Sombreuil le temps de débarquer des troupes fraîches comme le lui demandait le jeune marquis ; mais tout étant fixé pour le 16, et ce jour ayant été indiqué à Tinténiac, il ne pouvait pas retarder. Le 15 au soir, il ordonna à Vauban d’aller débarquer à Carnac douze cents Chouans, pour faire une diversion sur l’extrémité du camp de Sainte-Barbe, et pour se lier aux Chouans qui allaient l’attaquer par derrière. Les bateaux furent préparés fort tard, et Vauban ne put s’embarquer que dans le milieu de la nuit. Il avait ordre de tirer une fusée s’il parvenait à débarquer, et d’en tirer une seconde s’il ne réussissait pas à tenir le rivage.
–1797– 15 juillet : premier COMITÉ DES FÊTES de SANARY – La municipalité de Sanary fit choix de citoyens réputés probes et honnêtes, capables de faire célébrer les fêtes. Ce fut le premier COMITÉ DES FÊTES de Sanary, daté du 27 Messidor An 5. Les soucis d’aider les habitants à subvenir à leurs besoins, ne faisaient pas oublier à la municipalité la nécessité d’organiser des fêtes, dérivatif nécessaire à leurs tracas de tous les jours, et qui venaient rompre la monotonie des jours. Une instruction sur la célébration des fêtes nationales fut l’occasion d’organiser une Commission chargée particulièrement des préparatifs des exercices et des jeux déchargeant ainsi la Municipalité occupée à ses travaux accoutumés d’administration de la Commune. Plusieurs ordonnateurs furent désignés pour être chargés de tous les détails des fêtes, du maintien de l’ordre et de la tranquillité publique. Cela de concert avec la municipalité afin que ces fêtes soient célébrées avec tout l’éclat de la magnificence possible, avec goût, et avec zèle. On fit choix de citoyens réputés probes et honnêtes, capables de faire célébrer ces fêtes avec toute la pompe qu’exigeait leur honorable emploi. Furent désignés: Nicolas DUGUE, Joseph ANDRAC, Jean GASSIN, Balthazar FOURNIER, Jérome PARDIGON, lesquels eurent le pouvoir de nommer les adjoints qui leur parurent nécessaires pour les jeux et amusements publics. Voici les fêtes de cette époque : Fondation de la République, 1 er vendémiaire ; fête de la jeunesse, 10 germinal ; fête des époux, 10 floréal ; fête de la Reconnaissance, 10 prairial ; fête de l’agriculture, 10 messidor ; fête de la Liberté, 9 et 10 thermidor ; fête des vieillards, 10 fructidor ; auxquelles il convient d’ajouter, bien sûr, les fêtes locales, toujours célébrées : SAINT NAZAIRE, et SAINT PIERRE, etc. Ce fut le premier COMITÉ DES FÊTES de Sanary (Rotger B., 1984, p. 313).

(Le Caire – cliché H. Ribot)
–1799 – 15 juillet : Abd-al-Rahman al-Jabarti (Journal d’un notable du Caire…) Lundi 11du mois de Safar 1214 – [Préparatifs de campagne pour Aboukir] – Des informations et des missives arrivent par messagers à certaines personnes, elles proviennent d’Alexandrie et d’Aboukir et annoncent l’arrivée de bateaux, chargés de troupes ottomanes, en rade d’Aboukir. Il devient clair maintenant que le mouvement des Français et leurs préparatifs vers l’ouest avaient pour raison cet événement. Ils prirent pour les accompagner Georges al-Jawharî.
–1800 – 15 juillet : SITÔT le Consulat proclamé, les royalistes tentent une opération avec les Anglais et leurs partisans dans les Alpes maritimes. Elle ne réussira pas. Devant le danger de voir les Autrichiens se porter de Ligurie en Provence, nouvelle campagne de Bonaparte au cours de laquelle Masséna fixe l’ennemi autour de Gênes. Défaite de l’Autriche au final. Nouvelles réquisitions dans les cantons entre les 25 avril et 15 juillet 1800. Les guerres d’Italie reprennent et avec elles, les réquisitions. Le préfet du Var est tenu de fournir pour « l’étonnante Armée d’Italie » deux cents chevaux ou mulets dans les 24 heures pour le transport de l’Artillerie d’ANTIBES à CONI. Les contingents de chevaux et de conducteurs requis fournis par les communautés sont fixés. Les mulets aussi sont requis, les plus beaux et les meilleurs du canton. L’administration centrale taxa les communes en retard. Il faut aussi de l’argent et l’administration centrale presse encore les municipalités d’avoir à verser, sous 10 jours, pour les contributions personnelles et mobilières de leur canton. La conscription pour les hommes, tous cultivateurs, la réquisition des animaux de trait et de labour, vont handicaper très sévèrement l’agriculture dans les communes et dont pourtant on attend une amélioration des subsistances et des ressources. Il en sera de même tout le temps des guerres napoléoniennes (Rotger B., 1984, p. 325-326).
–1801 – 15 juillet :
1. Signature du Concordat entre Bonaparte et le pape Pie VII (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997.).
Signature du Concordat entre le Saint-Siège et le gouvernement français (publié le 18 avril 1802) qui rendait effectif le rétablissement officiel du culte catholique qui était celui de la majorité des Français et qui consacrait enfin la pacification religieuse. Un certain nombre d’anciens évêchés, existant avant 1790, furent supprimés, dont celui de Toulon; quant au diocèse de Fréjus, qui englobera désormais tout le Var, il ne sera rétabli officiellement qu’en 1817 (concordat du 11 juin négocié par le duc de Blacas d’Aups avec le pape Pie VII). Le siège de Fréjus ne sera d’ailleurs occupé qu’en 1823 bien que son titulaire, Mgrde Richery, eût été déjà nommé à ce poste le 17 août 1817. Jusqu’à cette date, par conséquent pendant tout le Consulat, l’Empire et une partie de la Restauration, La Seyne dépendra, au point de vue religieux, du diocèse d’Aix-en-Provence qui englobait ainsi les deux départements des Bouches-du-Rhône et du Var. A cette époque, le siège d’Aix était occupé par Mgr Jérôme-Marie Champion de Cicé, né à Rennes, en Bretagne, en 1735 (Louis Baudoin, 1965, p. 421-422).
2. Au recensement, la France comprend 27 349 000 habitants (Viguier, 1993).
–1815 – 15 juillet : DES TROUPES TOULONNAISES VONT S’OPPOSER AUX ANGLAIS RENFORCES PAR DES MARSEILLAIS – Sous les ordres du marquis de la Rivière, le corps composé des gardes nationaux de Marseille, soutenus par 5.000 Anglais sous les ordres d’Hudson Lowe ; parvenait le 15 juillet au Beausset (Louis Baudoin, 1965, p. 453). De Toulon. L’amiral Duperré réclama des renforts au maréchal Brune qui lui fit parvenir le 9e de ligne (L. Baudoin, 1965, p. 455).
–1828 – 15 au 28 juillet : Nomination de Jean Baptiste Léon Blaise GRANET en qualité de notaire royal à la résidence de Saint-Nazaire. Ce fut le 28 juillet 1828 que le Tribunal civil séant à TOULON, assemblé au Palais de Justice dans la salle ordinaire de ses audiences et en présence de Messieurs TOUCAS DUCLOS, président, REVERTEGAT juge et d’ABEL DE SIBRAN juge auditeur faisant fonction de Procureur du roi, à la suite de l’ordonnance du 15 Juillet courant que maître Jean Baptiste Léon Blaise GRANET fut admis à prêter serment en remplacement de maître Jean Pascal Léon REBOUL décédé et après le décès du sieur Tropez Antoine Nicolas CAUVIN notaire à LA SEYNE. Il était précisé que l’étude de maître CAUVIN resterait fermée et supprimée par suite de son acquisition faite collectivement par les sieurs GRANET, LANTIER, FOUCARD et AUDIBERT, autres notaires du même canton, conformément aux conventions faites entre eux et les héritiers du défunt (Rotger B., 1984, p. 377).
–1859 – été : Été caniculaire (Herage / histoire climat 5). Dans la Vienne, l’été a commencé par des chaleurs très fortes, et peu à peu tropicales ; le 15 juillet, le thermomètre est allé à 36°C à l’ombre, à l’intérieur des maisons à 30°C (La climatologie / intempéries / tableau 4).
–1867 – 15 juillet : SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – Lundi Saint Henri. Vent à l’est – bonne brise – Ce soir à 5 heures, petit-grain qui ne donne que quelques gouttes d’eau ; ce qui a suffi probablement pour nous donner pour demain le vent d’ouest plus ou moins fort.
–1870 – 15 juillet :
1. Les visées de BISMARK en vue de l’unité allemande rendent les esprits soucieux. Sur le plan intérieur, l’opposition à NAPOLÉON III devient plus agressive. La fameuse dépêche d’Ems va rendre la guerre inévitable. Le 15 Juillet, elle éclate. Un bruit se répand propagé par le journal LE PROGRÈS DU VAR disant que les Saint-Nazairiens veulent jeter à l’eau les bons citoyens se disant républicains. C’est une calomnie vite démentie et qui fera l’objet du dépôt d’une plainte en justice. A SAINT NAZAlRE, les mobilisables s’en vont. La Garde Nationale est mise sur le pied de guerre. On ne notera sur 330 membres de cette Garde que quelques rares cas d’indiscipline. La Garde nationale s’entraîne. Elle reçoit cent fusils. On ne note que quatre cas de refus. Un rend son fusil, un autre ne répond pas aux convocations, deux autres sont souvent absents aux exercices. Ils écoperont de 2 jours de prison, à la tour, comme d’habitude. Plus tard, ils seront transférés à TOULON, au Fort Lamalgue. On a encore bon espoir de vaincre les envahisseurs à tel point qu’une somme de 50 francs est recueillie pour offrir une épée d’honneur au Maréchal MAC-MAHON, répondant ainsi à une souscription du « Figaro » (Rotger B., 1984 , p. 423).
Au cours de la guerre de 1870, les ouvriers des arsenaux seront de nouveaux organisés militairement et porteront l’uniforme : une chemise en molleton avec une ancre de marine rouge sur la manche gauche, un bonnet de travail, un pantalon de « fatigue » et des guêtres de toile. Le port d’administration de Toulon leur accorde une augmentation journalière de 10 centimes à compter du ler juin 1880 (Cyrille Roumagnac, 2001).
2. Le 15 Juillet, la guerre éclate. Un bruit se répand propagé par le journal LE PROGRÈS DU VAR disant que les saint-Nazairiens veulent jeter à l’eau les bons citoyens se disant républicains. C’est une calomnie vite démentie et qui fera l’objet du dépôt d’une plainte en justice. A SAINT NAZAlRE, les mobilisables s’en vont. La Garde Nationale est mise sur le pied de guerre. On ne notera sur 330 membres de cette Garde que quelques rares cas d’indiscipline. La Garde nationale s’entraîne. Elle reçoit cent fusils. On ne note que quatre cas de refus. Un rend son fusil, un autre ne répond pas aux convocations, deux. autres sont souvent absents aux exercices. Ils écoperont de 2 jours de prison, à la tour, comme d’habitude. Plus tard, ils seront transféré à TOULON, au Fort Lamalgue. On a encore bon espoir de vaincre les envahisseurs à tel point qu’une somme de 50 francs est recueillie pour offrir une épée d’honneur au Maréchal MAC-MAHON, répondant ainsi à une souscription du « Figaro »
–1882 – dans la nuit du 14 au 15 juillet 1877 : le vapeur « MARIE » s’est échoué sur les rochers du ROUVEAU. Son chargement est destiné à NICE. Deux envoyés de cette ville viendront faire leur enquête (B. Rotger, 1984).
–1882 – 15 juillet : A LA SEYNE, Il fallut réaliser la percée Daniel nom du propriétaire de terrains importants dont l’expropriation permit la création de l’avenue des Sablettes (Frédéric Mistral), puis du boulevard des Hommes Sans Peur (souvenir de la batterie de 1793) qui deviendra le boulevard Jean Jaurès et en prolongement vers l’Est naquit l’avenue Fort Caire (Napoléon plus tard), devenues aujourd’hui avenue Garibaldi et avenue Pierre Fraysse, et que les anciens désignent encore sous le nom de route de Balaguier. Cette opération d’urbanisme fut de la plus haute importance. Elle avait fait l’objet d’un décret d’utilité publique le 15 Juillet 1882 dont la ville reçut notification seulement le 25 Août 1884 (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1914 – 15 juillet : Vote de la loi des Finances instaurant l’impÔt sur le revenu.
–1915 – 15 juillet : ACCIDENT DU SOUS-MARIN « AMPERE » – L’Ampère appareille de Brindisi le 14 à 8 h, se met en plongée à Palagosa le 15, de 3h 15 à 4h 45, puis mouille après s’être fait reconnaître. Par suite d’avarie de machine, il fait route le soir même pour rentrer à Brindisi.
–1935 – juin et juillet : Une polémique s’engage au Creux-Saint-Georges en juin 1935. A l’emplacement de l’immeuble actuel « La grande Rade », sur le haut de la falaise, il y avait une petite maison appelée « Le Chalet Mathilde ». Prévoyant le nombre important de marins, consécutif à l’établissement de l’Ecole des Mécaniciens, des âmes bien pensantes désiraient installer dans cette villa une « maison publique » dite « de société ». Naturellement une grande partie de la population ne veut pas de cet établissement dans le village isolé et si tranquille ! Mais il y a des adeptes. Alors l’Adjoint Spécial informe les habitants de la section qu’ils sont invités à venir signer sur un registre approprié, au secrétariat de la mairie du 5 au 15 juillet 1935 et indiquer par là même leur volonté dans un sens ou dans un autre : « Est-il opportun ou non d’établir une maison de tolérance ? ». La commune de La Seyne – tout comme celle de Toulon – étant soumise au régime de la police d’état, seule l’autorité préfectorale peut permettre l’ouverture de pareille maison. C’est ce qui arriva, le préfet ayant donné son autorisation, Elle fonctionna pendant des années (Gisèle Argensse, 1989, p. 197).
–1940 – 15 juillet :
1. Le maréchal Pétain a complété aujourd’hui le gouvernement – « La Montagne », lundi 15 juillet, publie : « Le Conseil des ministres est convoqué pour ce soir – Le maréchal Pétain a complété aujourd’hui le gouvernement, en nommant M. René Belin, ministre, secrétaire d’état à la Production industrielle et au Travail. M. René Belin, ministre de la production industrielle et du travail, est né le 14 avril 1898 à Bourg (Ain).
“D’origine très modeste, M. René Belin travailla, dès sa prime jeunesse, dans l’industrie, avant d’entrer dans l’administration des P.T.T.
“Jusqu’à ces dernières semaines, M. René Belin était secrétaire général adjoint de la confédération générale du travail.
« Les membres du cabinet se réuniront (ce) soir, à 18 heures, en Conseil des ministres.
“Ce sera la première fois que tous ses membres se trouveront réunis ».
2. DANS LE CALME ET LE RECUEILLEMENT, la France a célébré sa fête nationale – La Montagne, lundi 15 juillet, publie également : “DANS LE CALME ET LE RECUEILLEMENT, la France a célébré sa fête nationale – A Clermont, à Vichy, et dans la plupart des villes non occupées, d’émouvantes cérémonies ont exalté le sacrifice des morts des deux guerres.
La cité bourbonnaise retrouva alors son calme.
“A Lyon – A 9 heures, M. Bollaert, préfet du Rhône ; M. Herriot, maire de Lyon, président de la Chambre des députés ; le général Touchon, gouverneur militaire de Lyon, commandant la 14e région, se sont rendus au monument des « Enfants du Rhône », morts pendant la guerre de 1870, et ont déposé des gerbes de glaïeuls et de roses.
“Ils ont accompli ensuite le même geste du souvenir au pied du monument aux morts de la guerre de 1914-1918, dans l’île des Cygnes, du parc de la Tête d’Or, où sont gravés dans la pierre les noms des 22.000 Lyonnais morts.
MM. Herriot, Bollaert et le général Touchon, étaient entourés de toutes les autorités civiles et militaires : des Assemblées élues, des corps constitués, du corps consulaire, de l’état-major, des hauts fonctionnaires de la préfecture et de l’Hôtel-de-Ville.
“Les Lyonnais s’étaient rendus en foule pour s’associer à cette cérémonie.
Toutes les associations d’Anciens Combattants, unis avec leurs cadets de 1940, étaient présentes.
“On remarquait aussi d’importantes délégations des écoles : enfants, jeunes gens, jeunes filles, portant des cocardes tricolores.
“Des cérémonies religieuses ont eu lieu le matin, à la Primatiale Saint- Jean, à l’Église reformée et au Temple israélite.”²
3. le cardinal Gerlier SE déclare très satisfait de la discipline et de la correction des soldats allemands à Paris – Lyon, lundi 15 juillet. — “À la suite de son entretien à Paris avec le cardinal Suhard, le cardinal Gerlier, archevêque de Lyon, a fait à la presse une déclaration par laquelle il s’est déclaré très satisfait de la discipline et de la correction des soldats allemands à Paris. La population parisienne, a-t-il dit, a confiance dans la normalisation de la vie et elle estime que la collaboration avec les Allemands est des plus suivies.
“Le cardinal Gerlier a conclu en soulignant que les autorités allemandes ne lui ont fait aucune difficulté au sujet de ses entretiens avec les autorités ecclésiastiques parisiennes” (Le Matin, mardi 16 juillet).
4. KLAUS MANN, « LE TOURNANT » , carnet : Brentwood (près de Los Angeles, Californie) ; 15 juillet. Cet après-midi, longue conversation avec Christopher Isherwood. Il m’est si cher, aussi proche qu’un frère, et pourtant, je ne comprends pas bien sa récente évolution. Tout comme Aldous Huxley et le philosophe Gerald Heard — ou sous leur influence — il subit de plus en plus profondément l’emprise d’une mystique hindoue qui compte parmi ses principes éthiques le refus sans condition de la violence : exactement ce pacifisme absolu contre lequel Masaryk s’élève dans ses débats avec Tolstoï. Non que je trouve le recours à la violence moins condamnable qu’un Isherwood, un Huxley ou un Heard ! Et que dire de la guerre moderne ! Qui ne serait saisi d’horreur devant son imbécillité meurtrière, son idiotie apocalyptique ? Il faut être un romantique hystérique comme Ernst Jùnger pour trouver du charme aux atrocités stériles du « combat d’artillerie lourde ». En tant qu’homme civilisé, on est naturellement pacifiste — pourrait-on ne pas l’être ?
La question est seulement de savoir si, l’automne dernier, nous avions encore le choix entre la guerre et la paix ou si, à ce moment, la décision n’était pas déjà prise depuis longtemps. Une guerre qui est devenue inévitable, on ne peut plus la « refuser », on peut seulement la gagner. Pourquoi la guerre est-elle devenue inévitable ? Comme si nous ne le savions pas ! Parce que les démocraties apportaient leur concours au fascisme, que ce fût par « pacifisme » mal compris ou pour des raisons moins nobles… En tolérant Hitler, en le finançant, en le protégeant, on compromettait inconsidérément la paix. Il ne manquerait plus ensuite qu’on le laissât être vainqueur ! Alors, la guerre serait permanente.
Est-ce là ce que tu veux, Christopher Isherwood ? Non, bien sûr que non ! Et pourtant tu prétends, et tu n’en démords pas, que la guerre est « le pire de tous les maux » ? Il y a un mal pire, my dear friend. Imagine l’« Ordre Nouveau » qu’un Hitler victorieux établirait, et tu comprendras ce que je veux dire.
La victoire des démocraties, elle, pourrait apporter la paix. (Je n’ose dire : apportera…)
Le même jour, plus tard. Comme si je ne les connaissais pas, les heures de doute, les heures de découragement ! Pourquoi ne me l’avouerais-je pas ? Parfois — ah, et ce n’est pas si rare ! — la question m’angoisse de savoir si, dans cette guerre, il s’agit vraiment d’une décision d’ordre moral. Le seul fait que le conflit ait pu devenir possible ou inévitable, signifie peut-être déjà en soi un si lamentable fiasco pour les deux partis que, du point de vue moral, cela ne fait plus guère à présent de différence, que ce soit l’un ou l’autre qui gagne. S’il en était ainsi, comment pourrait-on vivre encore ?
–1942 – 15 juillet : FRONT D’AFRIQUE – EL ALAMEIN : Le 15 juillet, à El-Alamein, les Néo-Zélandais et les Indiens crevèrent le front près des crêtes du Rouweisat. La 15e D.B. et 1es groupes de reconnaissance 3 et 33 allemands passèrent à la contre-attaque et reprirent le terrain perdu.
–1944 – 15 juillet : Le Seynois Antoine ARMANDO est déporté en Allemagne – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 : parmi eux, Esprit Laurent Antoine ARMANDO – Ouvrier métallurgiste, militant communiste, né le 6 Février 1904 à Toulon, déporté au départ de Compiègne par le convoi du 15 juillet 1944 à destination de Neuengamme (Allemagne), mort en déportation le 29 Mars 1945 au camp de Dachau (Allemagne).
–1999 – 15 juillet : LA CHINE DECLARE QU’ELLE POSSEDE LA BOMBE A NEUTRONS.
-2016 – 15 juillet : 1. (6h 30) : TERRORISME – Attentat à Nice où un camion a foncé jeudi soir dans la foule pendant le feu d’artifice du 14 juillet, faisant au moins 80 morts, l’état d’urgence prolongé. La secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux Victimes, Juliette Méadel, fait part de son choc sur Twitter : « Horreur à Nice ». Et invite les internautes à « ne pas relayer les informations non vérifiées ». «Par respect pour les victimes et leurs familles, ne contribuez pas à la diffusion de photos ou de vidéos des scènes de crime», ajoute-t-elle.
Le Plan Blanc a été déclenché à Nice. Ce plan contient des mesures d’organisations destinées à faire face à une situation exceptionnelle entraînant une activité importante dans les hôpitaux. Il permet d’organiser l’accueil et la prise en charge d’un afflux massif de victimes d’un accident meurtrier. Les victimes peuvent contacter le numéro suivant : 04.93.72.22.22.
Communiqué de Damien Allemand, journaliste de Nice_matin, il y a 6 heures :
« C’était une soirée cool. L’ambiance était bonne, le feu d’artifice plutôt chouette, les gamins jetaient des galets dans l’eau et le réseau plantait. Bref, c’était une soirée cool. La Prom’ était noire de monde. Comme pour tous les 14-Juillet. J’avais choisi de passer la soirée sur la plage au niveau du High-Club, juste à l’endroit où la Prom’ devenait piétonne. Dès la fin du show, on s’est tous levé, en même temps. Direction les escaliers, tous esquichés comme des sardines. Je zigzaguais entre les gens pour rejoindre mon scooter, garé à deux pas. Au loin, un bruit. Des cris. Ma première pensée: un malin a voulu faire son petit feu d’artifice de son côté et ne l’a pas maîtrisé… Mais non. Une fraction de seconde plus tard, un énorme camion blanc filait à une allure folle sur les gens donnant des coups de volant pour faucher un maximum de personnes. Ce camion de la mort est passé à quelques mètres de moi et je n’ai pas réalisé. J’ai vu des corps volaient comme des quilles de bowling sur son passage. Entendu des bruits, des hurlements que je n’oublierai jamais. J’étais tétanisé. Je n’ai pas bougé. J’ai suivi ce corbillard des yeux. Autour de moi, c’était la panique. Les gens couraient, criaient, pleuraient. Alors, j’ai réalisé. Et j’ai couru avec eux. Direction le Cocodile, dans lequel tout le monde venait se réfugier. Je n’y suis resté que quelques minutes mais qui m’ont paru une éternité. “Mettez vous à l’abri.” “Ne restez pas là”: “Où est mon fils? Où est mon fils?” Des mots entendus autour de moi.
« Je voulais absolument savoir ce qu’il s’était passé. Je suis alors sorti. La Prom’ était déserte. Aucun bruit. Pas de sirène. Aucune voiture. J’ai alors traversé le terre-plein pour retourner à l’endroit du passage du camion. J’ai croisé, Raymond, la cinquantaine, en larmes qui m’a soufflé: “il y a des morts partout”. Il avait raison. Juste derrière lui, des corps tous les 5m sans vie, des membres… Du sang. Des gémissements. Les plagistes ont été les tous premiers sur les lieux. Ils ont amené de l’eau pour les blessés et des serviettes qu’ils ont déposées là où il n’y avait plus d’espoir. A ce moment, j’ai manqué de courage. J’aurais voulu aider, rendre service… bref faire quelque chose. Mais je n’ai pas réussi. Tétanisé encore. Une deuxième vague de panique m’a ramené au Cocodile. “Il revient ! Il revient!” C’était faux. Le camion-tueur a fini sa course des dizaines de mètres plus loin, criblé de balles. Je n’ai entendu aucun de feu. Juste des cris. Et maintenant des pleurs. Que des pleurs.
« J’ai tracé. Tout droit. Récupéré mon scooter pour partir le plus loin de cet enfer. J’ai remonté la Prom’ et j’ai pris conscience de l’ampleur du drame. Des corps et des blessés jonchaient le trottoir jusqu’au niveau de Lenval. Les premières ambulances commençaient à arriver… Cette soirée, c’était l’horreur. »
Communiqué de M. Robert Beneventi, maire d’Ollioules, déposé il y a 5 h sur Facebook :
« Le 14 juillet en deuil à NICE et dans toute la FRANCE. Horrible carnage sur la promenade des anglais à Nice ce soir (14 juillet). Au nom de tous les Ollioulais nous pensons en premier aux victimes, aux blessés et à toutes leurs familles. Nous apportons tout notre soutien à Christian Estrosi et au maire de Nice. Notre République a été une nouvelle fois attaquée sur notre sol, à l’évidence l’état d’urgence ne suffit pas. Au delà des décisions que les autorités de l’Etat devront prendre sans délai, nous nous devons d’affirmer toute notre fraternité avec les Niçois et les élus locaux de cette commune. »
2. Message de Marie-Claude Clad : « C’est avec une immense douleur que j’informe les amis qui me l’ont demandé que les obsèques de mon mari Jean Luc se dérouleront vendredi 15 juillet à 10h30 à l’Eglise Notre Dame de la Mer à La Seyne sur Mer. » Ayons, aujourd’hui une pensée émue pour sa famille.
-2022 – 15 JUILLET :
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.
62e livraison : ACTE D’HABITATION FONDANT L’AGGLOMERATION DE SANARY DISTINCTE D’OLLIOULES (1507). Réf. Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-mer (2004).
Les actes d’habitationétaient de petites constitutions rurales, réglant entre propriétaires seigneuriaux et paysans, chefs de famille, les conditions dans lesquelles étaient concédés des terrains à bâtir, un territoire à défricher. Le roi René eut plus d’une fois l’occasion d’intervenir par l’octroi aux nouveaux villages d’exemption d’impôts pour vingt ans. Dans le moment, le profit pour le seigneur était médiocre ; mais il comptait pour plus tard sur les droits de mouture et de mutation, sur les éléments de richesse que développeraient l’accroissement de la population et le progrès du pays. Les charges du colon et les profits du seigneur étaient ainsi reportés, pour la plus forte partie, sur un avenir à long terme. Le seigneur résidait sur ses terres où il remplissait l’office de chef social, chargé de rendre à tous bonne justice, et ayant la responsabilité de maintenir la paix. Rapidement, toutes redevances foncières, cens, corvées, établis par l’acte d’habitation étaient convertis en une rente pécuniaire et annuelle et il ne restait plus au seigneur qu’un titre, avec la moyenne et la basse justice, et la banalité du four et du moulin, que ses devanciers avaient fait construire pour l’usage des habitants. Ce fut ainsi que les marécages de Cuges furent asséchés entre 1472 et 1476, à l’imitation des travaux accomplis peu de temps avant dans les régions d’Aubagne et de Gémenos, entraînant une nette amélioration du microclimat de la plaine.
A ce type de convention se rattache l’acte d’habitation passé en 1507, entre le seigneur de Vintimille et les habitants de la Tour de Sanary présents et à venir, qui furent maintenus dans la jouissance du privilège accordé aux terres gastes par l’acte de 1447 (terre inculte). Le seigneur concédait à perpétuité une partie du domaine inculte à seize nouvelles familles désireuses de s’installer dans le quartier de la Tour, moyennant une poule grosse à la Noël. Voici la liste des bénéficiaires de cet acte d’habitation : Pierre Marroy, Honoré Colomb, Jean Viguier, François Guiou, Bertrand Aycard, Jacques Mathieu, Jehan Bernard, Urany, Guillerme Conte, Catherine Reymone, Pierre Reynaud, Adrien Belgier, Antoine de Morteriis, Alphonse de Calefat, Anthoine Fournery, et Noble Jehan Chautard indivis avec Guillot de Boudouvin. Par ailleurs nous connaissons quelques-unes des familles déjà installées sur le boulevard et en avant du fossé de la Tour ; ce sont Jean Bernard, Catherine Reymone, Huguet Valtany, Jacques Estort, Guillerme Estienne, Jehan Aycard, Jehan Aycard alias Pichon, et Louis Merle.
Quelques années plus tard, une autre convention, plus générale celle-ci, mais toujours proche des actes d’habitation dans l’esprit sinon dans la forme, fut passée entre tous les habitants d’Ollioules et leurs coseigneurs. Par acte du 13 mai 1520, signé dans la maison du Saint-Esprit devenue hôtel de ville en titre, et en présence de l’universitat, représentée par tous les chefs de famille, et de Jaume Deydier, bailli des coseigneurs, Ollioules s’affranchissait de toutes les censes (biens seigneuriaux concédés à des paysans libres, moyennant un cens annuel, avec la charge de cultiver la terre), tasques (prélèvements sur les récoltes), services et corvées. Cette initiative eut lieu au moment même où, tout le long du littoral, sur de nombreux territoires nouvellement repeuplés, le Moyen Âge semblait recommencer par le régime des accensements. De toutes les charges qui pesaient sur les terres, c’était celle du cens ou des censes qui pesaient le plus à la masse de ses petits censitaires, et, surtout, aux nouveaux acquéreurs dont la plupart ne cherchaient qu’un prétexte pour ne pas les payer. En contre-partie, la commune offrit, comme rachat, un capital de 4 000 florins, et les coseigneurs gardèrent la directe universelle sur la transmission de tous les biens sur tout le territoire d’Ollioules, le droit de lods et de mutation, impôt sur la vente des biens qui s’opérait sur le territoire du fief du seigneur, et cinquante setiers de blé, à prendre sur le moulin de Trisse Rate, que par cet acte ils transmettaient à l’universitat, ainsi que sur certaines terres, Sanary entre autres. Les habitants d’Ollioules, débarrassés de tout droit de péage dans l’étendue de la Provence par leurs rois, exempts de toutes censes, de prélations ( droit de préférence en vertu duquel il était permis au seigneur de retenir pour lui, en remboursant l’acquéreur, une terre vendue dans les limites de la seigneurie), rétentions (droit de garder ou à restituer un objet, une terre, immeuble, etc., jusqu’au moment du paiement), services et corvées envers les seigneurs, commençaient à prendre figure d’hommes libres.
(à suivre).
MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).
62e livraison :
Précédemment, la rue Sainte-Barbe s’appelait rue de la Poste. (paragraphe de rappel) La poste aux chevaux y fut établie de 1611 à 1681. Avant l’établissement de cette poste, aucun service régulier n’avait été organisé à Marseille. La Ville avait des courriers extraordinaires pour porter à Aix, capitale de la Provence, les lettres et papiers officiels. Exceptionnellement, ces courriers poussaient jusqu’à Paris. On ne pouvait voyager qu’à cheval et les chemins étaient fort mal entretenus. Il fallait environ vingt-cinq jours à un courrier pour faire le voyage entre Marseille et Paris. La mort du roi Henri III, assassiné à Saint-Cloud le 1er août 1589, ne fut connue en Provence que le 27 du même mois. Les courriers extraordinaires et royaux réduisaient le trajet à huit jours ; c’est ainsi qu’une lettre du Grand Prieur Henri d’Angoulême, envoyée le 15 avril 1585, parvint au roi le 23.
Le 8 février 1610, la Chambre de Commerce décida d’établir un bureau de six courriers pour Lyon et Genève. Le maître de poste se nommait Claude Vesquin. Les six commis placés sous ses ordres prêtaient serment entre les mains du viguier et des consuls. Le prix des lettres et des paquets devaient suffire à couvrir les frais de l’entreprise ; il était de deux sous par lettre et de quatre sous l’once pour les paquets. Les six courriers effectuaient le trajet à cheval.
Le premier service régulier de courrier pour Paris fut institué à Aix par l’archevêque Richelieu, frère du cardinal, et « sur les instances de Peiresc, désireux d’entretenir avec plus de facilité son commerce de lettres avec les savants ». Puis les services de voitures s’organisèrent. Au milieu du XVIIe siècle, la poste transportait normalement des voyageurs à Paris. Les voituriers se chargeaient aussi des relations à travers la Provence et le Languedoc. Les prix étaient assez élevés. Les places de « carrosse », de Marseille à Aix (un jour de voyage) coûtaient 36 sous. La ville de Marseille ayant fait quelques réparations au chemin, ce prix fut diminué de 3 sous, y compris le « sol du droit du cocher » (c’est-à-dire le pourboire). Il y avait aussi à Marseille une entreprise pour louage de chevaux aux particuliers.
En 1662, la Ville passa un abonnement avec un commis du bureau des postes d’Aix qui lui faisait parvenir les gazettes ou « nouvelles à la main ». En 1699, on pouvait, moyennant 72 livres, souscrire des abonnements à la « Gazette de France », à la « Gazette de Hollande » et aux manuscrits des « Nouvelles du Temps », en s’adressant au commis ambulant de la poste à Marseille.
Le bureau de la poste fut transféré en 1681 dans un local dépendant de l’Hôtel-de-Ville, à quelques pas de la « Loge » ; le conseil municipal le mit gratuitement à la disposition du maître de poste. Ce changement était fait pour « la commodité publique ». Le local comprenait « deux boutiques du vieux hostel de ville, une grande et une petite, pour estre occupées par le courrier qui reçoit et distribue les lettres ». Le relais des chevaux fut établi plus tard à la rue du Relais, près du Cours.
Au milieu du XVIIe siècle, les lettres et paquets pour Marseille étaient ouverts à Aix, à l’arrivée du courrier qui, de ce fait, ne repartait pour Marseille que le lendemain, « ce qui ne doit pas estre permis ne souffert », dit le Conseil municipal dans une protestation du 18 novembre 1652.
(A suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
C’est un marin qui a ramené un perroquet de ses voyages au long cours. Sa femme lui dit :
-C’est un mâle ou une femelle, cet animal ?
-Ah ça ! j’en sais rien, dit le marin. Mais attends ! je vais aller demander au vieux Nick. Lui, il sait sûrement.
Et il s’amène chez le vieux Nick avec son perroquet sous le bras.
-Dis-donc, vieux Nick, toi, tu dois pouvoir me dire si mon perroquet est un mâle ou une femelle.
-Pour sûr, il suffit de le peser.
Nick va chercher une vieille balance sans plateau. Il accroche le perroquet à l’un des crochets et un poids de 10 kg à l’autre crochet. Le perroquet part au plafond. Nick enlève le poids et le perroquet retombe lourdement. Nick accroche un poids de 8 kg, , puis un autre de 7 kg, et un autre de 6 kg, à chaque fois le perroquet part au plafond puis retombe lourdement.
Au bout de 10 mn de ce manège épuisant, le perroquet n’en peut plus. Il bave, il a les plumes ébouriffées et il se met à crier :
-Bon ! ben, ça suffit comme ça ! vous commencez à me les casser !
-Tu vois, fais le vieux Nick au marin, c’est un mâle.

Ce sera tout pour aujourd’hui.
Bonne journée à tous et toutes.
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