EPHEMERIDES 14 JUILLET

Published by

on

EPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 14 JUILLET 2023 – 12e ANNÉE (n° 3922)

FÊTE NATIONALE Bonjour à tous !

ILLUSTRATION :.

FÊTES :

C’est le jour de la saint CAMILLE dont le prénom est porté par 153 000 personnes et le nom par près de 800.
Saint CAMILLE – et non sainte Camille – a bien existé, il naquit en 1550, connut une jeunesse frivole et mouvementée avant qu’un ulcère inguérissable à la jambe lui fasse découvrir la foi. De ce moment et jusqu’à sa mort en 1614, il se fit infirmier à Rome où il fonda l’ordre des Camilliens.

Le 14 juillet, fête nationale depuis 1880, jour anniversaire de la prise de la Bastille en 1789 et de la fête de la Fédération en 1790, avait été choisi par le calendrier révolutionnaire pour être le jour de la SANGSUE OFFICINALE.
Le 6 juillet 1880, la proposition de loi pour adopter le 14 juillet comme Jour de Fête nationale annuelle est promulguée. Si le texte de loi précise qu’il s’agit d’une manifestation militaire, il ne mentionne aucune année de référence. S’agit-il du 14 juillet 1789, date de la prise de la Bastille, ou du 14 juillet 1790, date de la Fête de la Fédération? Commémore-t-on un événement violent ou pacifique? La fin de l’absolutisme ou l’union républicaine?
Jusqu’en 1914, le défilé militaire se déroule à l’hippodrome de Longchamp, et non plus au Champ-de-Mars où s’est déroulée la Fête de la Fédération en 1790. L’événement se nomme alors la «Revue de Longchamp». Le président du Conseil des ministres est présent, tout comme celui de la Chambre et du Sénat. La fête est militaire, républicaine et anticléricale. Feux d’artifices, orchestres, bals sont organisés.
Aux lendemains de la Grande Guerre, une nouvelle tradition s’instaure: le défile militaire s’installe sur les Champs Élysées. Les maréchaux vainqueurs – Joffre, Foch et Pétain – remontent l’avenue, accompagnés des soldats. À partir de 1921, le défile cesse de traverser l’Arc de Triomphe. Désormais, la tombe du soldat inconnu gît sous le monument.
Le choix du lieu pour le défilé militaire ne s’est cristallisé que récemment. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, il se déroule Place de la Bastille. Tout au long de son mandat, Valery Giscard D’Estaing hésite entre Place de la République, l’École Militaire et les Champs-Élysées. C’est François Mitterrand, en 1981, qui instaure définitivement cette tradition des Champs-Élysées.

UN DICTON : « De juillet chaud vient un automne pendant lequel souvent il tonne ».

EPHEMERIDES

1079 – 14 juillet : Roca fortis (cartulaire Saint-Victor, ne 843). Roquefort – canton de La Ciotat. — Les montagnes qui forment la vallée de Roquefort partent du plateau des plaines de Cuges et se divisent en deux branches au haut de la vallée ; elles sont sillonnées de vallons où coulent quel­ques ruisseaux. Il n’y a point d’agglomération dans la com­mune de Roquefort ; la population habite les hameaux et bastides disséminés sur le terroir. L’ancien château de Roquefort ou Roquefort le vieux était bâti sur une espla­nade, au sommet d’un rocher taillé à pic, vis-à-vis l’église neuve actuelle. Il existe encore des ruines d’un château fortifié, d’une église et de quelques maisons. Dans le seizième siècle, la population se transporta un peu plus bas î cette seconde paroisse, qui avait 18 habitants, fut encore abandonnée par la population, et les maisons en furent démolies vers 1744.

1212 – 14 juillet : Castrum Roche fortis (ibid., n° 930). Roquefort – canton de La Ciotat.

1231 – 14 juillet : Arles. Promesse par le podestat et les syndics d’Arles au nom de la commune, de payer à Raimond Bérenger V, comte de Provence, 1.000 marcs d’argent pour Hugues de Baux, si n’ayant pu, pour la fête de Saint-Gilles au début de sep­tembre, établir une trêve entre les comtes de Toulouse et de Provence, ou si d’ici là le comte de Toulouse avec son armée ayant franchi le Rhône et envahi la Provence, ledit Hugues ne veut pas retourner en sa prison d’Aix. (Acte 472 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf.  A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 16, fol. 69. c. Papon, Histoire générale de Provence, t. TT, preuves, 110 L. Ind. : Dr Barthélemy, n° 243. — Bœhmer-Ficker, Regesta, I. V n° 13073).

1264 – 14 juillet : Peras (charte aux archives des Trinitaires). Le Péras – quartier rural de la commune de Marseille en 1872, quartier de Saint- Jérôme, du ruisseau de Jarret jusqu’à Saint-Mitre.

1289 – 14 juillet : Rieti – Le pape Nicolas IV adresse au chanoine sacristain de l’église de Marseille une lettre par laquelle il le charge d’arbitrer un différend entre les chartreux de Montrieux, d’une part, et Hugues de Solliès et son fils Guillaume, d’autre part, ces derniers étant accusés d’avoir violés les droits du monastère sur diverses terres et divers pâturages (Boyer R., 1980, p. 661 : acte 383, non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux).

1318 – 14 juillet : Le prieuré d’Eoures dépendait autrefois de l’église de Saint-Sauveur d’Aubagne : par une sentence de 1289, confirmée le 14 juillet 1318, l’église d’Eoures fut mise à la prébende de Saint-Cyr (Sancti Tircii), pour ne former qu’un seul prieuré. Eoures – hameau, commune de Marseille, quartier  des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872).

1348 – 14 juillet : Casanova, (acte notarié). Caseneuve –lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Saint- Mitre.

1378 – 14 juillet : Vallon den Auruola (acte notarié). Vallon de l’Oriol lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde. A pris son nom d’Honoré L’Auriol et de ses auteurs, qui y possédaient anciennement un bien considérable, ainsi qu’il résulte d’un acte d’investiture accordé par l’abbaye de Saint-Victor, le 15 décembre 1636 (Mémoire de Louis de Villeneuve, carton Nicolaï, n* 30). — Il y a à l’extrémité de ce vallon, vers le bord de la mer, une source que l’acte du 31 octobre 965-967 (cartulaire Saint-Victor, n* 23) appelle Fons Gardie. Elle prend dans les derniers temps, le nom de Fontaine de l’Auriol (rapport de partage des églises de Marseille, du 2 septembre 1688 entre les Trinitaires et les PP. de la Mercy, à raison de la quête pour les esclaves).

1506 – 14 juillet : Jean de Cuers renonce à l’élection d’évêque de Marseille faite en sa faveur et reste prévôt du chapitre jusqu’à sa mort (Gallia Chr. Nov. II n° 835, p. 507). C’est donc Antoine du Four qui est élu évêque de Marseille (Gallia Chr. Nov. II n° 839 : acte rédigé à Signes)

1618 – 14 juillet : ARRET QUI DECLARE LES TAILLES VIEILLES : Les consuls des communautés d’Ollioulles (Ollioules), Six-Fours, la Garde, le Revest et Evenes (Evenos), par leur placet donné au roi, leur auraient très humblement remontré que les habitants de Tollon (Toulon), en vertu de certains privilèges, avaient refusé de payer les tailles, tant de sa majesté, que du pays, aux susdits lieux, présupposant, que par leur privilège, ne pouvaient être aucunement contraints, et que lesdites tailles se devaient pour les biens qu’ils avaient auxdits lieux à la ville de Tollon, lieu de leur habitation. A quoi lesdites communautés plaignantes soutenaient, qu’étant à la disposition du droit écrit, les tailles sont réelles et non personnelles, et par ainsi, qu’elles devaient être payées où les fonds son situés. Ce qui causa un procès par-devant la Cour des Comptes. Laquelle, par son arrêt, attendu qu’il s’agissait de privilège confirmé par les feus Rois, ainsi que lesdits de Tollon avançaient, les parties furent renvoyées au Roi, qui depuis sa majesté, les renvoya à ladite Cour des Comptes. (…) A la poursuite duquel procès, le Grand Conseil du Roi fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete (La Vallette), payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis (Jean Denans, 1713).

1755 – 14 juillet : PASCAL PAOLI EST ELU GENERAL EN CHEF DE LA NATION CORSE (Jacques Godechot, Les Institutions de la France).

1789 – 14 juillet : HUIT JOURS APRES LA FORMATION DU COMITE DE CONSTITUTION, LE PEUPLE DE PARIS S’EMPARAIT DE LA BASTILLE, FORTERESSE ROYALE, ET SURTOUT SYMBOLE DE L’ABSOLUTISME MONARCHIQUE. Un nouveau comité de constitution était élu au sein de l’assemblée constituante (Jacques Godechot, Les Institutions de la France).
Le matin, la foule accompagne l’envoyé du Comité permanent chargé de réclamer les armes promises. Mais le gouverneur des Invalides tarde à répondre. La foule envahit alors l’hôtel et s’empare de 4 canons et 32000 fusils. Le peuple se rend ensuite à la Bastille — très mal gardée — pour y trouver de la poudre ; des pourparlers s’engagent, provoquant des malentendus. Le gouverneur de la forteresse, de Launay, persuadé que la foule attaque la prison, fait tirer sur les émeutiers dont les canons sont braqués sur le pont-levis. Finalement, de Launay doit se rendre, pendant que la foule, qui pense avoir été trahie, se rue à l’intérieur de la forteresse, massacrant 3 officiers, 3 soldats, ainsi que de Launay et Flesselle, prévôt des marchands. Leurs têtes, fixées sur des piques, sont portées en triomphe au Palais-Royal (Larousse / Laffont – 1789-1989, agenda du Bicentenaire, MARDI 14 JUILLET).

Le 14 juillet 1789, le vicomte de Barras est à Paris pour voir prendre la Bastille (Mory Fernand, Destins varois de Peiresc à Clemenceau, Privat, Toulouse, 1972, 270 p. Barras : (Paul-François-Jean-Nicolas- vicomte de) né à Fox Amphoux (Var) le 13 juin 1755, mort à Chaillot (Seine) le 29.1.1829 – Sous-lieutenant au régiment du Languedoc – 1775, en campagne à l’Ile de France et dans l’Inde. Revient à Paris dissiper joyeusement son patrimoine. Accepte la Révolution avec enthousiasme – Prend part à la prise de la Bastille – Abandonne le Roi et la Reine quand il les voit définitivement perdus – S’affilie aux Jacobins – Administrateur du Var en 1791 – Elu à la Convention en 1792 – Montagnard – En mission auprès de l’armée d’Italie. Se rend à Toulon où Dugommier lui confie l’aile gauche assiégeante. Prépare le 9 thermidor et avec les troupes assiège l’hôtel de ville, se saisit de Robespierre et ses partisans, oublie qu’il a été Montagnard – Joue une double politique, attaque d’une part les émigrés et poursuit les derniers Montagnards – mitraille les sections révoltées le 13 vendémiaire – En brumaire an IV élu par le Conseil des anciens membre du Directoire exécutif, va habiter le Luxembourg – Fait épouser Joséphine à Bonaparte, lui fait donner le commandement de l’armée d’Italie – Conspire le 18 fructidor contre les royalistes mais entretient des relations clandestines avec Louis XVIII – Sa carrière politique est brisée le 18 brumaire – Se retire à Bruxelles, revient à Marseille en 1805 pour y conspirer encore. Barras fut le seul régicide excepté par la loi du 18 janvier 1816.).

Le régiment des gardes françaises, qui a coopéré à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, sera dissous à la date du 30 août de la même année ; les soldats de ce corps, versés d’abord dans la Garde nationale soldée à Paris, (formée en août 1789), serviront, après le licenciement de cette formation, en septembre 1791, à former trois régiments d’infanterie, deux bataillons d’infanterie légère et trois divisions de gendarmerie (Louis Baudoin, 1965, p. 334 : Ces unités devinrent : les 102e, 103e, 104e régiments d’Infanterie, les 13e, 14e bataillons d’Infanterie légère et les 29e, 30e, 31e divisions de Gendarmerie).

1790 – 14 juillet :

1. FETE DE LA FEDERATION CELEBREE AU CHAMP DE MARS, A PARIS (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Viguier, 1993). Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français commémorent en grande pompe le premier anniversaire de la prise de la Bastille. La Fête nationale du 14 juillet perpétue le souvenir de cette fête, qui, elle-même, commémorait la prise de la Bastille.
Pour des motifs divers, chacun dans le pays est désireux de clore la Révolution entamée de façon pacifique avec l’ouverture des Etats généraux. Les députés, qui se sont depuis lors érigés en assemblée nationale constituante, ont beaucoup légiféré, modernisé les structures administratives et mis sur pied un projet de monarchie constitutionnelle.
Le roi Louis XVI, son épouse Marie-Antoinette et la cour s’en accommodent contraints et forcés. Il s’agit de célébrer ce grand moment d’unité retrouvée
Des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements ont inspiré l’idée de cette grande fête d’union nationale aux députés de l’Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi.
Les députés et les délégués de tous les départements, les «Fédérés» forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars
Dans les tribunes, sur les côtés de l’esplanade, on compte 260.000 Parisiens auxquels s’ajoutent une centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.
La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. À l’autre extrémité, un arc de triomphe. Au centre de l’esplanade, Talleyrand, évêque d’Autun (qui ne se cache pas d’être athée), célèbre la messe sur l’autel de la patrie, entouré de 300 prêtres en surplis de cérémonie.
Ensuite vient la prestation de serment. La Fayette, commandant de la garde nationale, prononce celui-ci le premier, au nom des gardes nationales fédérées : «Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l’intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu’elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité».
Après La Fayette, c’est au tour du président de l’Assemblée de prêter serment au nom des députés et des électeurs.
Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles : «Moi, roi des Français, je jure d’employer le pouvoir qui m’est délégué par la loi constitutionnelle de l’État, à maintenir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois». La reine, se levant et montrant le Dauphin : «Voilà mon fils, il s’unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments».
Malgré la pluie qui clôture la journée, le public retourne ravi dans ses foyers
2. PASCAL PAOLI RENTRE EN CORSE en juillet 1790. La Corse, département français, reçoit la même administration que les autres départements. Paoli cumule les fonctions de président du Conseil général et de commandant de la garde nationale. Son adhésion à la France et à son nouveau régime est sincère. Il fait appliquer la constitution civile du clergé, mais est incapable de faire rentrer les nouvelles contributions, alors que la Corse reçoit de Paris des subsides importants. En fait, Paoli ne gouverne pas ; malade, retiré à Corte, il est débordé par la rivalité des clans, mais porte la responsabilité des nombreux troubles qui se produisent (Ambrosi C., 1971, « Corse. 2. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 105). Paoli, surnommé le Babbu, considéré comme un héros de la résistance face à la tyrannie des rois, débarque au Cap Corse, après plus de 20 ans d’exil. Il déclare : « ô ma patrie, je t’ai laissée esclave, je te retrouve libre. » Il devient Président du Département (Lexilogos / corse histoire).
3. L’ANNEE 1790 FUT ASSEZ CALME A TOULON, IL Y EUT DES MOMENTS VERITABLEMENT IDYLLIQUES COMME LA FETE DE LA FEDERATION, LE 14 JUILLET. Les troupes de la garnison étaient rangées sur le Champ de Bataille, aujourd’hui place d’Armes. La population assista à quatre messes solennelles célébrées simultanément sur un autel à quatre faces élevé au centre de la place et les assistants prêtèrent le serment prescrit par l’Assemblée constituante. Très sincèrement, on fraternisait. Au cours de la cérémonie, le commandant de Glandevès, successeur du comte de Rions, s’avança de lui-même dans la foule pour serrer des mains. Deux mois plus tôt, des manifestants l’avaient enfermé dans l’hôtel de ville, mais cette péripétie était oubliée. On avait vraiment l’impression que, selon l’expression du duc de la Rochefoucauld-Liancourt, la révolution était voulue par tous (Georges Blond, Toulon, 1967).
4. A OLLIOULES, LA MILICE NATIONALE EST CONVOQUEE A 11 HEURES SUR LA PLACE DES AIRES pour assister à la messe célébrée par M. Martelly, prêtre, et à un te deum chanté en signe de réjouissance pour la conquête de notre liberté. [En suite de quoi, le Maire, les officiers municipaux et le commandant de la milice prêtèrent le serment civique suivant :] Nous jurons de rester à jamais fidèles à la loy, à la Nation et au Roy, de maintenir de tout notre pouvoir la constitution décrétée par l’Assemblée Nationale et acceptée par le Roy, de protéger, en particulier, les propriétés individuelles, la libre circulation des subsistances, la perception des impôts et de demeurer réunis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité (Castellan E., 1937, p. 212-213).

5. Le procureur de la Verne célèbre la messe à Sainte Madeleine de la Môle – Chanoine Marès, registre des délibérations de la Môle : En vertu de l’ordonnance de Monseigneur de Beausset, évêque de Fréjus, Dom Marbaud, procureur de la Verne, est venu lui-même au château de la Môle pour célébrer la messe. C’est encore lui, le 14 juillet 1790, qui la célèbre à Sainte Madeleine devant le Maire, les conseillers et la population. C’est pour la prestation du serment civique que cette cérémonie a lieu.  Le procès-verbal avait été dressé avant l’office. Si bien que le « très révérend père Dom Marbaud », n’ayant pas voulu prêter serment est rayé dans le registre des délibérations.

1792 – 14 juillet : DES BEAUSSETANS SE RENDENT A PARIS POUR LA FETE DE LA FEDERATION – Avec leurs deux collègues délégués par la société patriotique du Beausset (Eynaud et Penon), seuls trois autres beaussetans devaient se rendre à la « fédération générale du 14 juillet » à Paris. Ils ont pour noms : Eloi Bernard Hermitte, Etienne Arnaud et André Brémond (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1793 – 14 juillet :

1. CARTEAUX CONTINUE D’ETOFFER SA TROUPE – Le 14, après avoir pris connaissance d’une lettre de Carteaux, écrite le 12, du camp de la Palud, le conseil de la Drôme ajouta aux deux compagnies de la Drôme, se trouvant à Valence, les gardes nationales de Valence, Romans et du Bourg-de-1’Unité. A ce moment-là parvint une autre lettre écrite par Carteaux de la Palud, à la date du 13, apportée par un courrier extraordinaire et demandant le concours de toutes les gardes nationales du département en état de porter les armes, estimées à 4o.ooo ou 5o.ooo. Le conseil décida de demander des explications à Carteaux au sujet de l’importance de ces troupes et autorisa les deux compagnies de la Drôme, mises aux ordres de Carteaux, à Montélimar, à se donner un commandant provisoire en présence de Boveron-Pontignac, chef de légion (14 juillet), etc., etc. Tels sont dans leur ensemble, les rapports entretenus par Carteaux avec le directoire de ce département (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; arrêtés et procès-verbaux du département de la Drôme, fs 96 et s., Archives départementales de la Drôme, L 44).
2. ON CONSTITUA A TOULON UN COMITE GENERAL DES DELEGUES DES SECTIONS APPARTENANT A LA CITE ; de tendance girondine, à l’origine, le mouvement devint rapidement anti-conventionnel. Les sections des localités environnantes furent invitées à se faire représenter au sein du comité général toulonnais. Pour La Seyne, nous trouvons comme délégué des sections locales un nommé Vincent Michel, ménager (cultivateur) de son état, qui participera aux délibérations de l’Assemblée générale sectionnaire qui se tiendra à Toulon le 25 août suivant. Parmi les autres membres du mouvement anti-montagnard seynois se rencontrèrent des citoyens appartenant à divers milieux de la société qui étaient las du désordre et de la tyrannie ; après le siège, ces citoyens seront les victimes de ce que l’on nommera plus tard : « Le drame de Toulon. » (Louis Baudoin, 1965, p. 340).

A Toulon, le 14 juillet, le Club des Blancs fut dissous. On voyait errer tristement dans la ville les deux Conventionnels Baille et Beauvais, qui avaient marché fièrement en tête de la procession civique (cf. le 15). Ils allaient répétant que certes ils ne méconnaissaient pas les torts des clubistes, mais ils espéraient que Toulon ne se brouillerait pas avec la République. Ils demandèrent à Roux l’autorisation de prendre la parole devant les sections afin de présenter la nouvelle constitution votée par l’Assemblée et tranquilliser ainsi tous les bons citoyens. Roux leur répliqua : « Vous avez décrété la souveraineté du peuple en France après avoir illégalement déposé et assassiné lâchement le plus juste et le plus vénéré des rois. La constitution nouvelle n’est l’ouvrage que d’une poignée de factieux régicides. Je défends, en conséquence, que lecture en soit donnée dans cette enceinte. J’ordonne qu’un exemplaire en soit déposé sur le bureau et, plus tard, je proposerai qu’une délibération soit prise pour que cette constitution soit lacérée par l’exécuteur des hautes œuvres et les débris livrés aux flammes. » La garde nationale s’était ralliée, mais les ouvriers de l’arsenal se taisaient, serrant les poings dans leurs poches. Demeuraient aussi sur la réserve, quoique moins hostilement, quelques gros bonnets, désireux de ne voler au secours que d’une victoire assurée, ou encore vexés parce que le bourrelier avait réussi sans eux. Roux comprit qu’il devait constituer au plus vite un gouvernement local, capable de mater toute indiscipline, et y faire entrer le plus possible de sommités, afin de compromettre les attentistes et de gagner les susceptibles. D’anciens fonctionnaires, des aristocrates, des administrateurs, des officiers de terre et de mer furent invités à siéger au Comité général, à qui les huit sections confiaient le pouvoir exécutif, elles-mêmes se réservant de ratifier toute décision. A peine invités, on vit les susceptibles comblés et les prudents rassurés. Ceux-ci allaient même disant que le vent contre-révolutionnaire était maintenant bien établi. — Dans quelques jours, la province aura ramené Paris à la raison. Les sectionnaires créèrent un tribunal populaire, dit « Comité martial » qui devait juger dans les vingt-quatre heures tous ceux qui seraient « accusés d’avoir tramé quelque complot contre les sections, tribunaux et autorités reconnues ou instituées par le peuple ». Fut institué aussi un « Comité de surveillance » qui devait « toujours avoir l’œil ouvert sur les hommes que l’on pouvait croire occupés à ourdir en secret de nouvelles trames » (Georges Blond, Toulon, 1967).
3. LE COMBAT DE PONT SAINT-ESPRIT – Les troupes républicaines après une marche victorieuse engagèrent le 14 juillet avec les Marseillais un violent combat (Gabrielle Castellari, 1945). Partie de Valence le 8 juillet, le 14, l’armée conventionnelle du général Carteaux est à Pont-Saint-Esprit (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 », tiré à part extrait du Bulletin du Vieux Toulon et de sa région, 1977, p. 4-5) où elle disperse les troupes fédéralistes du département du Gard (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », dans Histoire de la Provence (dir. E. Baratier), Touliuse, Privat, 1969).

1794 – 7 mai (18 floréal an II) :

1. L’HOMME EST LE PLUS GRAND OBJET QUI SOIT DANS LA NATURE, ET LE PLUS MAGNIFIQUE DE TOUS LES SPECTACLES EST CELUI D’UN PEUPLE ASSEMBLE – « II est une sorte d’institution, disait Robespierre, qui doit être considérée comme une partie essentielle de l’éducation publique, je veux parler des fêtes nationales…. L’homme est le plus grand objet qui soit dans la nature, et le plus magnifique de tous les spectacles est celui d’un peuple assemblé ». Dans la séance du 18 floréal, an II (7 mai 179fc), Robespierre fait adopter le culte de l’Être suprême. Le même décret portait qu’il serait institué des fêtes pour rappeler l’homme à la pensée de la Divinité et à la dignité de son être. Ces fêtes emprunteront leurs noms aux événements de la Révolution ou aux vertus les plus utiles à l’homme. Outre les fêtes du 14 juillet, du 10 août, du 21 janvier et du 31 mai, la République célébrera successivement tous les jours de décadi les 36 fêtes suivantes : A l’Être suprême, — au genre humain, — au peuple français,— aux bienfaiteurs de l’humanité, — aux martyrs de la liberté, — à la liberté et à l’égalité, — à la République, — à la liberté du monde, — à l’amour de la patrie, — à la haine des tyrans et des traîtres, — à la vérité, — à la justice,— à la pudeur,— à la gloire,— à l’amitié,— à la frugalité, — au courage,— à la bonne foi, — à l’héroïsme,— au désintéressement, — au stoïcisme, — à l’amour, — à la foi conjugale, — à l’amour paternel, — à la tendresse maternelle,— à la piété filiale, — à l’enfance, — à la jeunesse, — à l’âge viril, — à la vieillesse, — au malheur, — à l’agriculture, — à l’industrie, — à nos aïeux, — à la postérité, — au bonheur. Daunou considérait aussi les fêtes nationales comme un, puissant moyen d’éducation, et c’est sur sa proposition •que la Convention institua sept fêtes nationales qui arrivaient, chaque année, à dates fixes : de la fondation de la République (1er vendémiaire) ; de la Jeunesse (10 germinal) ; des Epoux (10 floréal) ; de la Reconnaissance (10 prairial) ; de l’Agriculture (10 messidor) ; delà Liberté (9 et 10 thermidor) ; des Vieillards (10 fructidor). Pour les faire célébrer partout dignement, François de Neufchâteau eut la pensée de préparer un Manuel des Fêtes Nationales. « Je fais dépouiller exactement, dit-il dans une circulaire, la masse immense des procès-verbaux de la célébration des fêtes nationales qui se trouvent dans les cartons du ministère de l’intérieur ; on a soin d’en extraire les meilleurs discours qui ont été prononcés dans ces occasions solennelles, les morceaux de poésie les mieux faits, les chants les plus patriotiques et les plus poétiques à la fois, auxquels ces fêtes ont donné lieu. Du triage de toutes ces pièces on composera un volume exquis qui pourra être le manuel des fêtes nationales dans tous les cantons de la République. » (Séance de la Convention du 18 floréal, an II.)
2. MEHUL ET « LE CHANT DU DEPART » – La musique ayant été appelée à jouer un grand rôle dans les fêtes nationales, Méhul composa un hymne longtemps populaire, le Chant du Départ (« Le chant du départ, hymne de guerre de 1793 »), mais sans égaler la « Marseillaise » de Rouget de Lisle.

Le Chant du départ, Hymne de guerre pour solistes, chœur et orchestre d’harmonie, sur un poème de M. J. Chénier, fut composé du 4 et 14 juillet 1794. Robespierre le qualifie « de poésie grandiose et républicaine qui dépasse tout ce qu’a fait ce girondin de Chénier. ». Il en fait changer le titre original Hymne à la liberté pour celui qu’on connaît. Il est immédiatement imprimé à 18 000 exemplaires et distribué aux armées… En 1796, le Directoire imposait aux théâtres parisiens de jouer l’hymne avant toute représentation. Il fut l’hymne officiel du Premier Empire. En 1848, l’hymne est repris par les jeunes enthousiastes des journées de février… Le premier couplet est encore dans toutes les oreilles : « La victoire en chantant, nous ouvre la barrière, la liberté guide nos pas… » (Cosmovisions / musique France Chrono)
3. SALICETI NOMME JEAN PIERRE SENES LE JEUNE, AGENT NATIONAL AU BEAUSSET – Le 26 messidor (14 juillet), en remplacement de Dauphin, démissionnaire, Saliceti nomme Jean Pierre Sénés le jeune, agent national au Beausset. Il sera sous-préfet de Toulon sous Bonaparte (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1795 – 14 juillet (26 messidor an III) : LA MARSEILLAISE EST DECLAREE CHANT NATIONAL le 14 juillet 1795 sur proposition du député Debry (Yann Fauchois, 2001).

1796 – 14 juillet (26 messidor an IV) : le calendrier républicain survit à la secousse de Thermidor. Mais la proclamation de la liberté des cultes et la réouverture des églises portent un coup terrible à l’autorité du Décadi. Une lutte commence et les citoyens se partagent entre les honnêtes gens ou royaliste et les gens honnêtes ou républicains, comme on peut le lire à la date du 14 juillet 1796 dans le « L’Observateur du Midi ou Le Marseillais en Vedette » :. « À Marseille, la masse des gens honnêtes de tout âge et de tout sexe fait tout l’ornement des promenades publiques : ce sont les républicains. On les reconnaît à la simplicité de leur habillement, au langage expressif de la franchise citoyenne, au tutoiement fraternel qui rappelle à l’égalité républicaine. En revanche le jour du dimanche, les honnêtes gens étalent insolemment sur les allées un luxe qui est une insulte à la misère du peuple. » (Félix Tavernier, 1973)/

1804 – 14 juillet : PREMIERE ATTRIBUTION DE LA LEGION D’HONNEUR.

1828 – 14 juillet : CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête d’Alger, six nouvelles compagnies s’ajoutent aux troupes déjà cantonnées à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 294).

1837 – 14 juillet : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement du 66ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique : 300 hommes (Castellan E., 1937, p. 294).

1852 – 14 juillet : LE VAR. ORGANISATION ADMINISTRATIVE. Commission consultative des bâtiments communaux créée par M. le Préfet du Var par arrêté du 14 juillet 1852. Elle est chargée d’examiner les projets de travaux des communes et des établissements de bienfaisance soumis à l’approbation préfectorale : MM. de Biancour, Camme, Reibaud, Coulomb, Théus, Hoslin, Jourdan, Guérin, Aubin (Jean Aubin, Annuaire administratif et statistique du département du Var pour 1863).

1880 : LE 14 JUILLET EST DECRETE FETE NATIONALE par la toute jeune Troisième République.

1889 – 14 juillet

1. LA POPULATION SEYNOISE FUT INTERESSEE AU CENTENAIRE DE LA REVOLUTION DE 1789 pour lequel une subvention de 1200 francs fut accordée (Marius Autran, tome 2, 1988).

2. Saint-Nazaire (Sanary) commémore le centième anniversaire de la Révolution française en organisant une grande fête dont nous avons retrouvé le programme : – Salves de boîtes, musique, défilé, banquet « national », boules, courses de bateaux à l’aviron et à voiles, illuminations, bal. En résumé, une grande liesse à laquelle participa toute la population (affiche de l’époque)..

1897 – 23 février – CONSTRUCTION DE LA NOUVELLE MAIRIE DE SAINT-MANDRIER – L’emplacement de la nouvelle mairie de Saint-Mandrier étant conservé, à la première heure, l’entrepreneur de maçonnerie Bonal et son équipe d’ouvriers donnaient les premiers coups de pioche sur la place centrale pour préparer les fondations devant recevoir la construction du nouvel édifice communal dont l’inauguration est prévue pour le 14 juillet 1897 (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).

1898 – 14 juillet : LES TARGAIRES FONT HONNEUR A LA PRESQU’ILE DE CEPET. Victor Estienne retourne victorieux de Marseille avec un premier prix de 500 F. A Toulon, Pierre Clérian remporte le 1er prix qui est de 60 F (id., p. 116).

1902 – 14 juillet : LA TOUR SAINT-MARC S’EST EFFONDREE – Venise, 14 juillet. Un désastre s’est produit : la tour Saint-Marc, haute de 98,6 mètres, s’est écroulée ce matin à 9 heures et demie. Déjà, il y a deux jours, une lézarde était apparue au pied de la bâtisse, inquiétant des autorités impuissantes. Les décombres occupent les trois quarts de la magnifique place et obstruent les voies de circulation entre la place et la Piazzetta. La colonne dite du Brando a, elle aussi, été renversée. Si les grilles en bronze de la loge de Sansovino sont restées presque intactes, il n’en est pas de même pour les murs de la loge, dont des pans gisent sur le sol ! On espère sauver les tableaux de Tintoret et de Schiavone qui sont encore dans ce qui reste debout. L’ange d’or qui surmontait le clocher a été déposé en sécurité dans l’église Saint-Marc. Au moment de la catastrophe, des passants se sont enfuis, affolés, et certains se sont même jetés à l’eau. Ce soir, la place du Dôme restera dans les ténèbres, les conduites de gaz ayant été rompues par la force de l’éboulement. De tous côtés, des dons parviennent au maire de Venise pour la reconstruction de la tour. Le travail de déblaiement sera énorme, car la tour pesait 18 000 tonnes ! On évalue déjà à environ six millions la somme qui serait nécessaire pour reconstruire le campanile ainsi que la petite loge de Sansovino. Le clocher, tel qu’il se dressait encore hier, monument historique, datait de 1540.

1913 – 14 juillet : LES SPAHIS SENEGALAIS DEFILENT DEVANT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Le 14 juillet 1913, les spahis sénégalais participent aux cérémonies de la fête nationale à Longchamp, près de Paris. Un peloton défile au galop devant le Président de la République française (Pierre Rosiere, Des spahis sénégalais à La Garde Rouge).

1914 – 14 juillet : JEAN JAURES SE MONTRE CONFIANT DANS LA VOLONTE DE LA CLASSE OUVRIERE DES PRINCIPAUX PAYS DE S’OPPOSER AU CONFLIT QUI S’ANNONCE – Le 14 juillet, au congrès extraordinaire de la SFIO qui se réunit jusqu’au 19, il se montre confiant dans la volonté de la classe ouvrière et de ses représentants dans les principaux pays de s’opposer au conflit, y compris en utilisant l’arme de la grève générale. Il soutient la motion Keir-Hardy-Vaillant, des noms d’un socialiste britannique et d’un français, qui préconisait l’appel à la grève en cas de conflit imminent : « plutôt l’insurrection que la guerre », à quoi Jaurès ajoute que cette grève devra être « simultanément et internationalement organisée ».

1918 – 14 juillet :

1. OFFENSIVE ALLEMANDE EN CHAMPAGNE (15-19 JUILLET 1918) : Le 14 juillet 1918, la machine allemande est au point. Renforts et matériel ont été accumulés à pied d’œuvre ; chars d’assauts, pièces de tous calibres, dépôts de munitions jusque dans les tranchées de première ligne; matériaux pour la construction de passerelles sur la Marne, abrités dans les bois, au nord de Dormans et de Jaulgonne. Une nouvelle base d’attaque contre Paris sera ainsi créée, loin du massif dangereux de Villers-Cotterêts, et peut-être que devant cette formidable menace, le moral de la France s’écroulera. Le 15 juillet, à minuit, une préparation d’artillerie, avec obus toxiques et large emploi d’ypérite, ébranlera le sol sur plusieurs centaines de kilomètres (chimiste. / batailles 14-18 / 1918 Champagne).
2. LE SOUS-MARIN ARTÉMIS (type Amarante / Clorinde modifié), de la 1ère escadre de sous-marins de la division de l’Adriatique, est attaqué (méprise) par 2 contre-torpilleurs anglais .

3. TORPILLAGE DU PAQUEBOT « DJEMNAH » des Messageries Maritimes au sud de l’île de Crète par un sous-marin allemand. Il était parti du port de la Joliette (Marseille) le 6 juillet. On déplora 548 victimes.

Troisième d’une série de 5 paquebots sur plans de Vésigné (Iraouaddy, Anadyr, Djemnah, Yang Tse, Oxus) destinés à la ligne d’Extrême Orient aux caractéristiques identiques aux 4 paquebots de type Orénoque construits pour la ligne d’Amérique du Sud, mais avec des emménagements différents, en particulier l’absence de dunette.

Premier départ de Marseille le 14 avril 1875.

Le 6 novembre 1878 sortant de Marseille par fort mistral il s’échoue sur le Fort Saint Jean à la suite d’une avarie de drosse. Déséchoué par l’Eridan, passagers et courrier sont transbordés sur le Sindh.

Installation de l’électricité, de nouvelles chaudières et transformation de la machine en triple expansion en 1887.

Affecté en 1892 à la ligne Egypte – Syrie, puis repeint en blanc, à celle de Madagascar.

Ramène en 1899 le général Galliéni après la « pacification » de Madagascar.

Le 14 décembre 1899, éprouvé par un cyclone, il est remorqué à Diego Suarez par Caravellas des Chargeurs Réunis.

En 1907 le mât d’artimon est enlevé.

Réquisitionné en 1914 pour assurer le service postal.

Le 14 juillet 1918 se rendant à Madagascar en convoi avec un millier de soldats, escorté par HMS Mallow et trois chalutiers armés, Djemnah est torpillé au sud de la Crète par le sous-marin allemand UB 105. Atteint par le travers de la cale à bagages tribord, coupé en deux, il disparait en deux minutes avec 489 passagers et 59 membres d’équipage dont le commandant Charles Méric et le chef mécanicien François Mailhol.

Les rescapés ont été débarqués à Alexandrie d’où, le 18 Juillet 1918, le capitaine Toussaint FILIPPI, capitaine au long cours, second du Djemnah, survivant à la mort du capitaine MERIC dans le naufrage, établit le rapport circonstancié sur le torpillage (Réf. Jean-Marie Olivier – Les paquebots des Messageries Maritimes).

-1932 – 14 juillet : DISPARITION DU SOUS-MARIN PROMÉTHÉE (TYPE 1 500 T) – L’IDÉE DU RENFLOUEMENT EST ABANDONNÉE – 8 juillet, au large de Cherbourg, noyage du bâtiment (erreur humaine et/ou matérielle) 63 morts 7 survivants dont le Commandant (suite) : Le 14 juillet 1932, l’idée du renflouement est officiellement abandonnée. Cette tragédie coûta la vie à 38 membres de l’équipage et à 25 ingénieurs et techniciens embarqués pour les essais ; seuls sept survivants furent sauvés, parmi lesquels le commandant. Pour mémoire, rappelons qu’un autre bâtiment de la même série, le « Phénix » subira le même sort le 15 juin 1939 (d’après Georges Kévorkian, Accidents des sous-marins français 1945-1983, Marines éditions, 2005). 3 et 4-11-1932 : LV Amaury Couespel du Mesnil en conseil de guerre 3-11-1932 ; acquitté à l’unanimité le 4-11.

l937 – 14 juillet : AU DEFILE DU 14 JUILLET A PARIS, ON CONSTATE UNE CERTAINE DISSONANCE. Les socialistes scandant : « Unité! » Et les communistes répondant: « Blum à l’action! ». Il n’est que le vice-président d’un cabinet Chautemps (Charles Galfré, 2003).

1940 – 14 juillet :

1. LE 14 JUILLET 1940 EST CELEBRE SOUS LE SIGNE DU DEUIL NATIONAL ET DU RECUEILLEMENT. Il n’y a pas de festivités dans la section de Saint-Mandrier, seule une gerbe est déposée au monument aux morts (Gisèle Argensse, 1989, p. 214).

2. KLAUS MANN, « LE TOURNANT » , carnet : Brentwood (près de Los Angeles, Californie) ; 14 juillet. Sans aucun doute, ce qui s’est fait en Angleterre depuis les terribles journées de Dunkerque tient du miracle. Toutes les nouvelles donnent à penser que cette nation-là, au moins, est unie dans sa volonté de résister. Et donc, Hitler va échouer ! Sa seule force a toujours été de savoir exploiter la faiblesse des autres. La fermeté morale dont fait preuve à présent le peuple anglais est un facteur avec lequel il n’a sans doute pas compté et qui va contrarier ses ignobles projets de façon décisive. Combien je comprends le désir d’E. de partir bientôt pour Londres ! Duff Cooper, qui est maintenant à la tête du Ministry of Information, veut qu’elle prenne la parole à la BBC.

1941 – 14 juillet : ACCORDS D’ARMISTICE DE SAINT JEAN D’ACRE ENTRE LES BRITANNIQUES ET VICHY A PROPOS DE LA GUERRE DE SYRIE.

1942 – 14 juillet :

1. LA FRANCE LIBRE DEVIENT LA FRANCE COMBATTANTE (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. DES CORTEGES, PATRIOTIQUES CEUX-LA, LES 14 JUILLET ET 11 NOVEMBRE SUIVANTS, EN PARTICULIER DANS LES REGIONS DE TOULON ET DE DRAGUIGNAN, SONT ENCORE PLUS SIGNIFICATIFS DU CHANGEMENT ACCOMPLI (AU SEIN DE LA REISISTANCE) (Jean-Marie Guillon, mardi 8 juin 2004).
Manifestations patriotiques organisées à l’appel de Londres par la Résistance à Toulon (1 500 personnes place de la Liberté), Saint-Mandrier, Les Arcs, Saint-Raphaël, La Garde, Carqueiranne, Ollioules. On se remémore l’émouvante manifestation du organisée par Marc Baron et Roger Remay à Saint-Mandrier. Plus de deux cents personnes, arborant des cocardes tricolores confectionnées avec les moyens du bord, se massent devant la mairie vers dix-huit heures trente. Tous entonnent une vibrante Marseillaise venue du « fond des tripes ». Puis, la foule, de plus en plus compacte, se dirige vers le monument aux morts tout proche aux cris de « Vive la République, vive la France » (Ken Nicolas, vol. 1).
Sous l’impulsion d’Yvonne et de Marc Baron, de MM. Remay, Beaudouard, Champanay, Ossemond, 200 personnes arborant chacune une cocarde tricolore, ont déposé une gerbe au Monument aux Morts. Elles chantèrent la Marseillaise sous le nez des Occupants et crièrent « Vive la République » et « Vive la France ». C’est pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes que la place des Droits de l’Homme fut baptisée Place des Résistants en 1951 (Gisèle Argensse, 1989, p. 218 et 220).
3. FRONT D’AFRIQUE : Avec acharnement, Rommel fit attaquer la division le 14 juillet. Vers le soir, les chars se lancèrent à l’attaque et les escadrilles de combat de Kesselring bombardaient leur cheminement devant eux. La route côtière fut atteinte avec difficulté. Une attaque de flanc des Australiens sortant d’El Alamein fit échouer cette tentative (Paul Carell, Afrika Korps).

-1943 – 14 juillet :

1. A L’OCCASION DU 14 JUILLET, LE PRESIDENT ROOSEVELT S’ENGAGE A NE RECONNAITRE UN GOUVERNEMENT FRANÇAIS SOUVERAIN « QUE LORSQUE LA FRANCE SERA LIBEREE et que le peuple français pourra à ce moment établir le gouvernement de son choix ». Il est un fait que la fiction entretenue par le gouvernement de Vichy est en train de voler en éclat quand, par décret du 22, il autorise l’engagement de citoyens français dans la Waffen SS (SS combattante) et que Darnand, le chef de la Milice, donne l’exemple en s’y engageant lui-même.

2. FRONT DE L’EST : Au même moment, du 12 au 17 se déroule sur le front de l’Est la terrifiante bataille de Koursk dont nous avons déjà parlé, au cours de laquelle 100 divisions allemandes sont mises hors de combat et réduit désormais la Wehrmacht à la défensive alors que, le 23, débute la contre-offensive russe qui, pratiquement ne cessera plus.
3. AVISO « COMMANDANT BORY » – Du 26 avril au 14 juillet, l’aviso est pris en charge par les Britanniques qui lui font subir une modernisation aux Bermudes. Après avoir reçu radar (type 271 avec sa lanterne), sonar (127 C), et D.C.A (6 canons de 20 mm Oerlikon) et un télémètre de 1,5 m, il est envoyé à Alger, d’où il accomplit des missions d’escorte, vers la Corse notamment

1944 – entre le 11 et le 14 juillet :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : L’heure est malgré tout au combat presque ouvert en dépit d’une répression accrue. Les actions armées se multiplient, œuvres du Groupe franc Bruschini à Toulon, de la Brigade des Maures (FTP-AS) entre Sainte-Maxime et Le Lavandou, des camp FTP du Haut-Var, visant « collaborateurs » et occupants isolés. Le détachement FTP-MOI de Toulon se replie vers l’intérieur dans l’attente de la désertion d’éléments « allogènes » (Arméniens) des troupes d’occupation stationnées sur la côte en contact avec leur organisation. L’action culmine dans la semaine qui encadre le 14 juillet : manifestations de ménagères, grèves à partir du 11 à Toulon, La Seyne et Draguignan, coups de main des maquisards, diffusions de tracts et journaux accompagnent les manifestations patriotiques du 14 qui ont lieu dans plusieurs localités. La plus spectaculaire se déroule à Hyères, avec plusieurs milliers de participants.

René Laffaurie, un jeune ingénieur de l’armement est affecté au service de l’entretien de la batterie de Cépet sous contrôle allemand. Il effectue un premier sabotage sur la tourelle ouest le 14 juillet. Les dégâts sont modestes (Ken Nicolas, p. 100).

Nombreuses manifestations patriotiques (La Seyne, Draguignan, etc.) et surtout à Hyères (4 à 5 000 personnes). Grèves. Raids FTP dans le Haut-Var (var 39-45 / guerre / chrono).

2. René laffaurie effectue un premier sabotage de la tourelle ouest de Cépet – En 1944, René Laffaurie, un jeune ingénieur de l’armement est affecté au service de l’entretien de la batterie de Cépet sous contrôle allemand. Il effectue un premier sabotage sur la tourelle ouest le 14 juillet. Les dégâts sont modestes. La méfiance de l’occupant à son encontre commence toutefois à se manifester sous la forme d’un interrogatoire énergique. René Laffaurie s’en tire grâce à de nombreux arguments techniques qui laissent ses interlocuteurs dans l’expectative

2. LE DÉFILÉ DU 14 JUILLET : On s’était donné rendez-vous à 15 heures sur le port, à l’angle de la rue Cyrus Hugues. Bien sûr, le matin c’était la grève quasi totale. Bien avant 15 heures, aux alentours, des gens se “promenaient”, beaucoup pour “voir” ce qui se passait, combien on serait et aussi pour voir si “c’était tranquille” ; autrement dit, s’assurer de l’absence de la police ou des Allemands. A 15 heures, la direction syndicale et d’autres, se rassemblent à l’angle de la rue. “Venez”, “Allons-y”, “n’ayez pas peur”, ces cris s’adressent à tous ceux qui sont autour. Bientôt nous sommes 300, peut être plus. 300 sous l’occupation, à quelques dizaines de mètres des chantiers où se trouvaient les cadres et les personnels allemands qui peuvent avertir les troupes ! 300 ça peut paraître dérisoire ! Il fallait y être pour comprendre ce que représentait 300 personnes qui défilent à travers le cours Louis Blanc, le boulevard du 4 Septembre, avec “La Marseillaise ”et même “L’Internationale” qui éclatent, timide d’abord, puis très fort. La voix assurée, on se “gonfle” les uns les autres. Et nous arrivons ainsi dans l’école Curie où s’étaient installés les dirigeants de la mairie, ces “édiles” pétainistes. De maire, d’adjoints ? Point ! Seulement le chef de la police et quelques petits gradés. “La Marseillaise” retentit. Alors, Marius TRAVERSA, le secrétaire du syndicat, s’interpose entre les “officiels”, indécis, impassibles, et la foule. Dans un discours improvisé, il relate la grande lutte des ouvriers des chantiers, le débarquement, l’avance des alliés partout, la libération prochaine et il conclut à peu près ainsi : “A partir d’aujourd’hui, nous sommes tous des FFI, préparons la grève insurrectionnelle pour chasser l’occupant et les collabos à sa botte”. Un tonnerre d’applaudissements de mains et de cris accueille son appel. Nous sommes retournés vers le port après avoir embrassé Marius qui, sur ordre “supérieur” fut retiré de la circulation. On ne devait se retrouver qu’en septembre. De nombreux groupes continuèrent à se promener sur le port sans que la police absente ne songe à intervenir. Ce 14 Juillet a fait la démonstration qu’à La Seyne, désormais, le pouvoir était vacant. Plus d’édiles municipaux, plus de police et aucune réaction des troupes allemandes. Ou bien nous sous-estimions nos forces, ou bien ce sont nos adversaires qui les surestimaient. La grève continua aux chantiers les 15, 16 et 17 Juillet : certains en profitèrent pour se retirer de La Seyne qui se vida encore un peu plus ; le chantier n’était pratiquement plus au travail (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).

4. un immeuble est démoli à Sanary, ce qui porte à 27 le nombre d’immeubles démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune, entre le 29 juin et le 14 juillet 1944.

1947 – 14 juillet : MARC BARON PRONONCE UN DISCOURS DU BALCON DE LA MAIRIE DE SAINT-MANDRIER, il réclame l’union de tous les Français. Un bal populaire est organisé avec la participation de la société musicale « La Conciliation » reconstituée. M. Jeannot est chef de musique et M. Beaudouard vice-président (Gisèle Argensse, 1989, p. 228.). Maurice Jeannot est directeur de l’école de garçons et violoniste émérite (Ken Nicolas, vol. 1, p. 55)

1948 – 14 juillet : ACCIDENT D’AVION A SICIE -: La catastrophe aérienne du Cap Sicié. Le 14 juillet 1948 à 9 heures 38 (selon courrier British Airways du 28 juillet 2000 à Dorien Clifford) un avion civil anglais « DAKOTA » de type DC3 immatriculé G-AGKN qui assure le transport de courrier Le Caire-Londres avec escales à Malte et Marignane, s’écrase contre les rochers du Cap Sicié, commune de La Seyne. Il appartient à la société BOAC (British Oversea Aircraft Corporation), représentée en France par M. Evans, à l’aéroport de Marignane (rapport de la gendarmerie de Toulon du 15 juillet 1948). L’avion est parti vers les huit heures de Malte et doit faire escale à Marignane vers 9 heures 30.

Des pêcheurs du Brusc et de Fabrégas ont leur attention attirée par un gros avion qui survole la mer à 250 mètres d’altitude environ et se dirige, gêné par une légère brume et des couches de nuages, vers l’ouest en direction du Cap Sicié. L’appareil ne peut pas prendre de la hauteur et vient se fracasser à 50 mètres plus bas que le sommet, sur les falaises du promontoire entre le sémaphore de Sicié et Notre-Dame du Mai dans une puissante explosion, suivie d’un « bruit de casseroles » dégringolant la pente de la colline.

Les pêcheurs alertent aussitôt la Gendarmerie et la Préfecture Maritime de Toulon. Les secours s’organisent sur le champ. L’Amiral Lambert, Préfet Maritime de Toulon, dépêche par mer deux remorqueurs ayant à bord médecin, infirmières et personnel ambulancier, cependant que la base de Saint-Mandrier fait sortir une vedette rapide.

La station de sauvetage en mer de Marignane, en liaison avec la Marine, fait survoler les lieux de la tragique chute par un « Wellington » (Rapport de l’Aéronautique de la IIIème Région Maritime du 1er octobre 1948). L’équipage de cet avion de sauvetage repère des débris de l’appareil accidenté qui, accroché à la falaise entre Sicié et la Chapelle du Mai, présentent aux observateurs un spectacle de désolation. Démantelé, il gît dans un lieu presque inaccessible sur un plateau surplombant de 250 mètres la surface de la mer, jonché de débris métalliques (« La Marseillaise », journal du 15 juillet 1948).

Cet accident paraît avoir pour cause l’intensité du brouillard durant toute la matinée du 14 juillet. L’appareil est entièrement détruit dans l’accident et un incendie s’est déclaré. La carlingue s’est brisée en deux, les ailes arrachées, le poste de pilotage se trouve un peu plus bas, les deux moteurs ont roulé jusque sur la grève (« Le Provençal », journal du 15 juillet 1948).
Vers 13 heures, les autorités prévenues commencent les recherches : voiture radio de la police, ambulances, camions transportant les matelots de la BAN. Les premières personnes arrivées sur les lieux sont l’adjudant Assemat et ses gendarmes suivis des Marins Pompiers de Saint-Mandrier et un médecin de la Marine. Tout secours est inutile.

Les six membres de l’équipage sont tués sur le coup. Certains d’entre eux sont carbonisés, seul le lieutenant commandant l’appareil est identifié sur place.

Trois corps sont découverts dans le poste de pilotage (le pilote, le mécanicien et le radio). A 35 mètres de la carlingue se trouvent deux autres corps et plus loin à gauche, un autre effroyablement déchiquetés par les débris de tôle. Partout des fragments de lettres à demie brûlées sont retrouvés ainsi qu’une carte d’identité au nom de S.W. Smith (« Le Provençal », journal du 15 juillet 1948).

Les corps des malheureux aviateurs sont péniblement hissés à l’aide de cordes sur la crête vers le sémaphore par les marins pompiers. Les six cadavres retirés des débris de cet appareil sont d’abord transportés au fort de Peyras puis acheminés vers l’hôpital maritime de Sainte-Anne à Toulon par les services de la Marine. Une chapelle ardente est dressée.

Le commandant de la brigade de gendarmerie de La Seyne a pu récupérer quatre kilos environ de courrier. Parmi ce courrier se trouvent quatre plis secrets, partiellement brûlés, destinés à l’état-major de l’armée de l’Air à Paris. Le courrier destiné à des particuliers résidant en France, en Italie et en Angleterre est remis à l’inspecteur des PTT de Toulon (Rapport de la gendarmerie de Toulon du 15 juillet 1948).

Les membres de l’équipage ainsi constitués sont (selon courrier British Airways du 28 juillet 2000) :

Frank MELLING, Capitaine, E. C. WEATHERSTONE, Officier Pilote, Harold John SMITH, Officier Radio, Donald Percy TAILOR, Officier Navigateur.

Les deux passagers : Walter SAMSON. Kenneth Reid WARTON. (Wing Commander dans la R.A.F.)

Les corps des malheureux aviateurs reposent au cimetière Saint-Pierre, à Marseille, carré C47, côté Est, où sont inscrits les mots (visite au Cimetière Saint Pierre le 11 Février 2011. Texte en vieil anglais, très académique et poétique) :

” Youth cannot die – They as they flew passed death upon the wing
– Then deathless rose to immortality

Le corps de l’officier pilote Weatherstone ne figure pas sur la pierre tombale du cimetière Saint-Pierre, son corps ayant sans doute été ramené en Angleterre.
Une note de service du Sous-préfet de Toulon à l’Ingénieur des Ponts et Chaussées précise que le Maire de La Seyne demande l’enlèvement des débris de l’avion tombé sur le territoire. Le paiement des frais sera assuré par la compagnie BOAC (Claude Majastre, Archives Départementales du Var 1625 W Art2).

1956 – 14 juillet : ON TOURNE LA REVUE DU 14 JUILLET A TOULON – «Tous les matelots seront encore les plus beaux…grâce à Maurice de Canonge, qui va tourner prochainement « Trois de la Marine ». Aujourd’hui, les cinéastes tourneront la revue du 14 juillet à Toulon » (République de Toulon et du Var du 14 juillet 1956).

1958 – 14 juillet : LA PINASSE DES FRERES DAVIN EMMENE DANS SES FLANCS DE NOMBREUX VISITEURS DESIREUX D’ASSISTER AU DEFILE NAVAL DE TOULON MARQUE PAR LA PRESENCE DU GENERAL DE GAULLE, tout nouveau président du Conseil. Plus tard, vendue et transformée en yacht, elle manquera un soir la passe de Saint-Mandrier et viendra s’échouer lamentablement au beau milieu de la jetée. Direction le cimetière des bateaux (Ken Nicolas, vol. 1, p. 277).

1981 – 14 juillet : RETOUR SUR LE MASSACRE D’ORADOUR SUR GLANE – Le massacre d’Oradour-sur-Glane connaît un nouvel épisode juridique en 1983. Condamné à mort par contumace lors du procès de Bordeaux en 1953, le lieutenant SS Heinz Barth se réfugie sous une fausse identité en République démocratique allemande, à savoir l’Allemagne de l’Est. Son passé découvert, il est arrêté le 14 juillet 1981, et condamné à la prison à perpétuité par un tribunal de Berlin-Est, le 7 juin 1983, notamment pour sa participation active au massacre d’Oradour. Trois survivants du massacre témoignent lors du procès qui est suivi par la presse française et internationale. Barth est libéré, après la réunification de l’Allemagne, en juillet 1997. Sa condamnation ne l’empêche pas de percevoir, dès 1991, une pension au titre de victime de guerre, de 800 marks ! Cette pension est finalement annulée par un tribunal de Potsdam en 2000. Sa mort, le 6 août 2007, fait les gros titres de la presse française (Dominique Lormier, Histoires incroyables de la guerre 1939-1945, 2016).

1989 – 14 juillet : NOUVEAUTE A SAINT-MANDRIER – Les élèves féminines de la Marine nationale présentent les armes pour la première fois à Saint-Mandrier et c’est sous les applaudissements qu’elles défilent ce jour-là (Gisèle Argensse, 2000, p. 157).

1993 – 14 juillet : DECES DU COMPOSITEUR, POETE ET CHANTEUR LEO FERRE. Qui ne se souvient de
L’affiche rouge, Tu n’en reviendras pas, Est-ce ainsi que les hommes vivent, Il n’aurait fallu, Les fourreurs, Blues, Elsa, L’étrangère, Je chante pour passer le temps, Je t’aime tant, Verlaine et Rimbaud chantés par Léo Ferré, Paname,.. et de bien d’autres comme Les anarchistes, …

1998 – 14 juillet :

1. LES FRANÇAIS SONT CHAMPIONS DU MONDE DE FOOT-BALL – Zinedine Zidane a marqué les deux premiers buts contre le Brésil, dans la première mi-temps (28e et 43e minutes), avant celui d’Emmanuel Petit à la 90e. Pas mois de 23,5 millions de téléspectateurs français ont suivi la finale à la télévision.

2. MORT DU CREATEUR DES FAST-FOODS – A New Hampshire, meurt Richard Dick McDonald. Il était né en 1909. McDonald avait ouvert son premier restaurant, un drive-in, en 1940 avec son frère. Trouvant le service trop lent, les deux frères vont chercher à réduire la gamme des produits, se passer de serveuses et casser les prix. La formule du fast-food est lancée en 1948. Les jeunes lycéens et les automobilistes pressés qui vont asseoir leur succès. Peu de temps après, ils inventent le célèbre logo. L’arrivée d’un troisième associé, Ray Kroc, en 1955, fera le succès mondial de McDo.

2015 – 14 juillet : FOLK– Ce matin, je me suis réveillé avec , en tête, le titre d’une chanson de Johnny Cash que je recherchais avant de m’endormir : il s’agit de « Lonesome me » que Sacha Distel avait reprise avec le titre de « Oh, quelle nuit ! ». Moralité : la nuit porte conseil.

2016 – 14 juillet :

1. PAS DE FEUX D’ARTIFICE DANS LE VAR – Ce fichu vent, qui souffle depuis hier matin, vient d’amener la Préfecture et les municipalités à annuler les feux d’artifices de ce soir (notes personnelles).
2. ATTENTAT DE NICE, 86 MORTS ET 458 BLESSES EN 4 MIN ET 17 S – A 22 h 33, ce 14 juillet, la caméra de surveillance de la ville numéro 60 fige l’image de ce camion blanc de 19 t qui s’engage sur la promenade des Anglais. Nathalie, une Niçoise, attend le bus devant l’hôpital Lenval, lorsqu’elle remarque ce « gros camion à l’arrêt » comme pour une livraison, feux éteints : « J’ai vu le chauffeur sourire et accélérer. » Quand Nathalie se retourne, elle aperçoit « plein de corps », « des horreurs ». Le début de 4 minutes et 17 secondes en enfer, durant lesquelles 86 personnes, de multiples nationalités et de confessions diverses, perdent la vie. Le conducteur invisible roule maintenant sur le trottoir côté mer, accélérant dans une foule de plus en plus dense, semant la mort derrière lui. Kamel raconte aux enquêteurs : « J’ai vu ma femme essayer d’attraper mes petits-enfants qui dansaient et le camion les a percutés tous les trois. » Franck, lui, voit six membres de sa famille emportés. Lorine, étudiante, offre une barbe à papa à sa petite sœur lorsqu’elle entend « les bruits ». « Vous comprenez, confiera-t-elle aux enquêteurs. C’était les bruits de personnes qui tapaient sur le camion. J’ai vu un petit garçon (pleurs). J’ai vu une dame qui s’est fait renverser et un petit garçon (pleurs). » Face à l’hôtel West End, trois copines remontent de la plage. Au sol, elles portent secours à cette petite métisse, sa mère « allongée sur le ventre, morte » à son côté. « On avait vu cette maman et cette petite fille juste avant le passage du camion », se souvient Houria. « Je me suis agenouillée près d’elle », témoigne son amie Alexandra. Un os, visible sous la jupe, a ouvert l’artère fémorale. « Lorsque j’ai commencé à m’occuper de la petite, elle était vivante. Après quelques minutes, un monsieur m’a dit sans la voix en articulant juste les mots avec ses lèvres : Elle est morte. » Le papa, hagard, se tient à ses côtés, un bébé dans les bras. Devant les enquêteurs, les témoins, pour parler de la mort atroce des victimes de Nice, emploient des mots doux, « glisser », « sombrer », comme s’ils voulaient les envelopper d’une couverture de douceur. Le « camion terroriste », comme l’appellent les enquêteurs, poursuit sa course visant délibérément non la foule mais des groupes de gens, changeant de vitesses et zigzaguant. A 22 h 35, Franck, qui roule sur son Piaggio, sent le souffle du 19 t, le doublant à « 80 km/h ». Il se lance à sa poursuite : « Je n’avais qu’une idée en tête : essayer de stopper ce camion. J’étais à fond, tout en évitant les gens jonchés au sol. Je criais de rage. » Une voiture de police tente de rattraper le poids lourd. La foule qui fuit l’en empêche. Le chauffeur repère deux enfants de 6 et 8 ans environ qu’il cherche à écraser. Il les manque in extremis. En aval, les policiers voient déferler vers eux un flot de spectateurs paniqués, puis « à 60 m » cette masse blanche – « il faisait des soubresauts à cause des corps sur lesquels il roulait », dira l’un des policiers. « Arrête-toi, arrête-toi ! » hurle l’un d’eux. La vitre explose : le conducteur vient de tirer sur eux. « Devant le nombre de victimes, j’ai vrillé, reconnaît un livreur. J’ai sorti mon Opinel pour clairement le buter. » Un peu plus loin, le camion ralentit après avoir percuté une pergola entre le Negresco et le palais de la Méditerranée mais repart plus lentement. Il vise maintenant la foule qui lui tourne le dos. Un carnage. A 22 h 35 et 46 secondes, « le camion terroriste » cale. C’est Franck le pilote du Piaggio qui arrive le premier à la hauteur de la portière gauche. « J’ai frappé à plusieurs reprises le conducteur du camion qui était armé d’un pistolet automatique. » On devine enfin les traits de l’assassin. Il vise Franck, tombé au sol et le manque de peu. Les policiers vident leur chargeur, pendant plus d’une minute. « J’ai arrêté de tirer quand j’ai pu remarquer que l’individu ne bougeait plus », dit Gaëtan. Personne ne comprend. Les policiers font le tour du camion. Ils glissent sur le sang. « Tout était figé. » Par réflexe, une jeune femme masque les yeux de sa petite sœur. Et lâche aux policiers, pleine d’effroi : « Moi, j’ai vu… » (Le Parisien.)

2022 – 22 juillet :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

61e  livraison : Aujourd’hui, j’ai choisi de présenter un tableau, mais pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de celui de Lina Bill intitulé « le port de Sanary » présenté au Salon des Artistes français en 1894 et à l’exposition de Narbonne en 1985 sous le numéro 56. L’original se trouve aujourd’hui visible à la Mairie de notre ville depuis le don qu’en a fait madame Nazaire Fournier en 1922.

Il s’agit d’une huile sur toile mesurant 1,12 sur 0, 46 m, signé « L. Bill » dans l’angle inférieur droit et non daté.

Voici ce qu’écrivit à son sujet un journaliste anonyme dans « Le Petit Méridional de Montpellier » le 10 mai 1894 :

« Salle XXVII (du Salon des Artistes français). Un paysage de Madame (sic !) Lina Bill, de Gruissan dans l’Aude, supérieur à ceux exposés au dernier salon, une fort belle toile, amusant d’aspect et simple de touche : « Sanary (Var) » un petit port de pêche sous une claire lumière. Quelques maisons basses et pittoresques mourant à l’horizon. De l’eau calme et bleu, quelques barques échouées sur le sable. Des gris trop peu transparents ici et là par toute la toile. »

Dans un article paru dans la revue municipale du 5 décembre 1984 à la page 18, Barthélémy Rotger écrivait « … , la toile a connu quelques vicissitudes avec son clocher, à l’origine peint par Bill conformément à celui de l’église du 16e siècle, puis occulté au début de ce siècle pour être remplacé par le nouveau clocher de 1892, enfin gommé récemment de sa surcharge et réhabilité sous sa forme originelle du 16e siècle. »

Il semblerait que l’auteur ait représenté un Sanary qu’il n’avait lui-même pas connu – le clocher actuel étant daté de 1892 – et qu’il se soit inspiré d’un cliché photographique pour le réaliser.

MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).

61e livraison :

Au sud-ouest de la place d’Aix dévalent trois rues pittoresques, à la population bariolée et grouillante, la

RUE DES PRESENTINES

Cette rue longe le mur du couvent des Présentines (gendarmerie). On y trouve des baraques semblables à celles des bazars turcs. Devant ces baraques, circule la foule exotique des ports levantins.

La rue des Présentines débouche dans la

RUE SAINTE-BARBE

Une partie de cette rue est longée, elle aussi, comme sa voisine des Présentines, par des baraques à l’aspect oriental. La rue Sainte-Barbe doit son nom à une chapelle que la confrérie des canonniers, fondeurs et artificiers de Marseille y fit construire, en 1644, sous le vocable de sa patronne, sainte Barbe. Cette chapelle était aussi celle des Maltais, qui venaient entendre des prêches dans leur langue nationale.

Précédemment, la rue Sainte-Barbe s’appelait rue de la Poste. La poste aux chevaux y fut établie de 1611 à 1681. Avant l’établissement de cette poste, aucun service régulier n’avait été organisé à Marseille. La Ville avait des courriers extraordinaires pour porter à Aix, capitale de la Provence, les lettres et papiers officiels. Exceptionnellement, ces courriers poussaient jusqu’à Paris. On ne pouvait voyager qu’à cheval et les chemins étaient fort mal entretenus. Il fallait environ vingt-cinq jours à un courrier pour faire le voyage entre Marseille et Paris. La mort du roi Henri III, assassiné à Saint-Cloud le 1er août 1589, ne fut connue en Provence que le 27 du même mois. Les courriers extraordinaires et royaux réduisaient le trajet à huit jours ; c’est ainsi qu’une lettre du Grand Prieur Henri d’Angoulême, envoyée le 15 avril 1585, parvint au roi le 23.

(A suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Deux condamnés se trouvent dans la même cellule.

-Combien t’as pris ?

-Dix ans !

-Ben, moi, quinze. C’est toi qui sortira le premier. Tu peux prendre le lit près de la porte.

Ce sera tout pour aujourd’hui.

Bonne journée à tous et toutes.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture