1399 – UN TRAITE CONCLU A MARSEILLE

–1399 – 7 juillet : traité conclu à Marseille – LA PAIX REGNE ENFIN EN PROVENCE : Par la signature de la Paix entre le nouveau comte et Raymond de Turenne, la Provence connaît enfin le calme après un demi-siècle de guerres intestines (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille, 1928 ; Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005. « Chronologie » : Guerre de Raymond de Turenne). Après 1385, un seul grand de Provence persista dans la résistance au nouveau comte, il se nommait Raymond de Turenne. A la tête de bandes armées…, il ravageait le pays… Les Etats demandèrent au pape d’Avignon d’intervenir… On fit appel au roi de France, Charles VI. Celui-ci envoya en Provence le maréchal de Boucicaut, beau-père de Raymond. Ce dernier… consentit à faire la paix, et le traité fut conclu à Marseille le 7 juillet 1399 (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille, 1928).
M. Agulhon, N. Coulet, 1987 : La fin de la guerre d’Union d’Aix ne met pas un terme à l’insécurité. Durant dix ans, un aventurier va «tenir enténébré le pays» selon les termes d’un marchand italien d’Avignon. Sous prétexte de revendications de fiefs et de droits, Raymond de Turenne mène la guerre contre le pape et contre le comte. Maître de nombreux châteaux dans les Alpilles et le val de Durance, il pille et dévaste la Basse-Provence occidentale ; à nouveau, les Etats, devant l’inefficacité de la reine et de ses officiers, prennent en main la défense du pays. Leur détermination, renforcée à partir du siège, de Pertuis (1397), finit par avoir raison de l’ennemi public (1399) (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).
Pendant 10 ans, de 1389 à 1399, la province allait connaître les horreurs de la plus cruelle des guerres civiles Raymond de Turenne, ennemi acharné de la Maison d’Anjou, s’entoura de tous les bandits qui pullulaient et ravagea la Provence. Le vicomte de Turenne se noya en traversant le Rhône, et sa mère signa la paix (Maurel P., 1945).
C’est dans ce contexte que se situe une histoire légendaire qui concerne la tour de Taradeau qui est désignée dans un texte comme la Tour de Moussu Albanel. La tradition veut qu’au temps où le pays était ravagé par Raymond de Turenne, cette tour fut illustrée par un nommé Aubanet ( ou Albanel ou Aubanel) qui y résista courageusement. Les survivants se réfugièrent aux Arcs, y tenant leurs assemblées municipales jusqu’au 19 Février 1754, date à laquelle , pour la première fois, fut rétablie à nouveau une maison de ville dans le terroir de Taradeau.
1737 – LA CHASSE CONSTITUAIT UN APPORT IMPORTANT DANS L’ALIMENTATION

–1737 – 7 juillet : La Chasse constituait à cette époque un apport important dans l’alimentation et permettait de varier un peu, l’ordinaire. A différentes reprises, le droit de chasse pour les particuliers dans les terres gastes avait été reconnu par les seigneurs. Cependant, de nombreux braconniers chassaient en tout temps sur les terres d’autrui. Les habitants de Saint-Nazaire (Sanary) s’en plaignirent et les consuls en référèrent au seigneur.
Le comte du LUC leur répondit en ces termes : « Le 7 juillet 1737-La lettre que vous m’avez écrite messieurs m’apprend votre installation aux charges municipales, j’espère que l’usage que vous en ferez vous méritera l’estime générale et la bénédiction du pauvre peuple, vous me trouverez toujours disposé à vous donner des marques de mon amitié tant en générai qu’en particulier. Je ne perds pas de vue les affaires de votre port et vous devez vous reposer sur les attentions de la comtesse de VINTIMILLE, ma nièce, et mes soins ; le zèle de Monsieur DECUGIS (de la TOURELLE) sur cet article ne vous est pas inconnu non plus que sa capacité. J’écris par ce même courrier au sieur BESSON (fermier du seigneur) pour qu’il exécute vos vues au sujet de la chasse, il vous communiquera en original ma lettre à laquelle il faut, s’il vous plaît, vous conformer car vous comprenez que votre seigneur n’a pas besoin du gibier de SAINT NAZAIRE pour vivre et qu’il voudra toujours que ses vassaux jouissent d’une honnête liberté, mais comme il vous paraît qu’on en abuse au préjudice des particuliers, il faut les défendre, mais il faut que la chose s’exécute dans la dernière rigueur sans quoi le nom du roy et le mien seraient honnis et cela n’arrivera jamais tant que la chose me .sera possible. Je suis messieurs votre très humble et affectionné serviteur. du LUC. »
Il institua un garde-terres pour interdire la chasse pendant l’époque des fruits, soit de septembre à octobre, et la communauté contribua à cette dépense pour trente et une livres, car c’est ce qu’elle avait souhaité (Rotger B., 1984)
1867 – LES PREMIERES REGATES DE SANARY

–1867 – 7 juillet : AGENDA D’HENRI fLOTTE – 7. Ste Aubierge. Le maire de Sanary, Marius Michel, avait profité de ses relations à PARIS pour obtenir des prix pour ces régates qu’il désirait organiser pour le bon renom de SAINT-NAZAIRE. Ayant obtenu satisfaction des ministères et du gouvernement, il obtint l’appui de la Société Nautique de Marseille. Le dimanche 7 Juillet 1867, fut installée la commission des Régates. Les dix membres furent: Joseph FLOTTE, capitaine au long cours, Président Baptistin FOURNIER, capitaine caboteur, Spiridion MORIANI, capitaine au long cours, ROMAN capitaine au cabotage, FOURNIER fils de Baptistin, capitaine au long cours, BARLATIER, premier maître de manœuvre retraité, REBOUL aîné, fils du pilote, capitaine au cabotage, MARTINENQ charpentier, ROUX fortuné, capitaine au cabotage, FOURNIER aîné (dit He) patron pêcheur. Les premières régates furent fixées au 29 juillet, lundi, deuxième jour de la fête de Saint-Nazaire. Les prix furent offerts par le Cercle Le Progrès, 500 francs; le Cercle LA GAITE, 500 francs; le Cercle LA PAIX, 10 francs; la Société SAINT-JOSEPH, 50 francs; de plus le Cercle LE PROGRÈS avait souscrit pour le Jeu de Paume la somme de 60 francs. Les cartes d’invitation à participer à ces régates sont envoyées aux villes de Marseille, Toulon, la Seyne, Cannes, Agde, Cette, Antibes, Martigues, Saint-Tropez, Nice, La Ciotat, Bandol, Cassis, Saint-Raphaël et Fréjus. Deux bateaux de l’Etat viennent assister à ces régates. Ce sont le DAIM commandé par le baron ROUSSIN (bateau à vapeur), le FAVORI (autre bateau à vapeur) commandé par le lieutenant de vaisseau CAILLE. La fête de Saint-Nazaire est une grande manifestation. Les quais sont encombrés de toutes sortes de barraques et d’un bout à l’autre une forêts de mâts portant oriflammes, donnent à notre port un air de fête exceptionnel. Une grande messe est chantée par l’ORPHEON que dirige Hilarion CROZE. C’est une musique dont il est l’auteur. Il y a tellement de monde que l’on a de la peine à circuler sur les avenues du port. Il y a même une grande barraque foraine avec des bêtes féroces». On y voit aussi la grande barraque du THÉÂTRE DES VARIÉTÉS dirigé par le sieur MICHEL. L’hôtel COURRAU (qui deviendra Hôtel Saint-Nazaire BEAUPORT) ne peut suffire à nourrir tous les clients affamés. Encore devant l’hôtel a-t-il établi une salle verte qui forme une annexe à son hôtel. Sur les quais, des mâts de cocagne pour hommes et enfants; le soir, une belle illumination. Tous les bateaux qui doivent courir le lendemain sont là. Ils sont au nombre de trente. Le soir, un grand feu d’artifices offert à la ville par Monsieur MICHEL, maire, fera plaisir à toute la population. Parmi les bateaux venus pour les régates, on notera: « Fille de l’air de M. SAUTT de Toulon (3e série), « Exinène » (1ère série) de Monsieur ARGHALIER de MARSEILLE, « Le Phocéen » (2e série) de Monsieur LASSERRE de TOULON. Il y aura, venant du côté de Marseille, une véritable escadrille de bateaux de plaisance, de bateaux de pêche de La Ciotat et bien d’autres. Les bateaux de TOULON seront empêchés par le vent d’Ouest qui domine. Le lendemain, régates. Tout le monde a été content de la course malgré le vent fort et le ciel couvert (Carnet d’Henri Flotte 1867).
1901 : LIMITATION DE LA VITESSE A 10 KM/H A MARSEILLE

–1901 – 7 juillet : LIMITATION DE LA VITESSE A 10 KM/H. Marseille, 7 juillet. Après un grave accident causé par un véhicule, le maire a pris un arrêté interdisant aux automobiles de dépasser les 10 km/h en ville. Le 13 septembre, un décret ministériel décidera de l’immatriculation des véhicules roulant à plus de 30 km/h (Chronique du XXe siècle, éditions Chronique, 2000).
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