ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 30 JUIN 2023 – 12e ANNÉE (n° 3836).

ILLUSTRATION : chapelle des Oratoriens à Ollioules (anonyme, merci Didier).
Bienvenue à tous en ce dernier jour du mois de juin.
LES FETES :
Jour de l’artichaut au calendrier républicain, le 30 juin est le jour de saint Martial, le premier évêque de Limoges. Bonne fête aux Martial, donc à Martial Lescure.
LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES : Hier, la part dédiée aux traditions provençales était telle que je n’ai pas pu évoquer certains aspects des fêtes de Saint Loup et de sainte Marthe. Je rattrape donc ce retard.
Le 29 juin, la saint Loup était à Marseille la « Pegotarie », fête de des savetiers aux Grands Augustins – le nom de « pegotarie » vient de la poix qu’utilisaient les savetiers ou « pegots ». La sainte Marthe était, à Marseille encore, la fête de la Confrérie des hôteliers ou hôtes cabaretiers, bouchonnistes, cuisiniers, traiteurs, gargotiers et escandaliers, aubergistes ou chambristes. L’escandalier était à l’origine le mesureur public de vin puis le terme désigna celui qui vendait du vin au pot et à la pinte, soit le marchand de vin au détail. Partout d’ailleurs la sainte bonne ménagère était la patronne de qui traitait les visiteurs.
Le 19 juin 1941, la Tarasque sortit à nouveau pour la fête de la patronne de Tarascon. La procession fut belle. Le Sous-Préfet d’Arles, Jean des Vallières, y participa en uniforme. La Tarasque fut flattée et fit des démonstrations de satisfaction.
Si lors des fêtes de Pentecôte, la Tarasque se livrait à des folies, à des jeux un peu dangereux surtout avec les serpenteaux en feu crachés par les narines, pour la fête de Sainte Marthe, le monstre se fait bénin. Une douce jeune fille représentant la sainte qui conduit la dévoreuse assagie par un ruban de soie. Cependant la demoiselle conserve à la main un bénitier et un aspersoir. Si par malheur, le mauvais sang refluait, la jeune fille aspergerait d’eau bénite la bête folle. Car ce fut avec l’eau bénite que la sainte dompta le monstre. La figuration évoque ce souvenir.
LE MOT DU JOUR : « Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action » (Henri Bergson).
En direct de notre bibliothèque :
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.
55e livraison : SAINT-NAZAIRE DES ORIGINES (Cahier de l’Ouest varois, n°10)

Saint-Nazaire (aujourd’hui Sanary), qui devait être relié au castrum de Six-Fours par la montée de la Calade, devait son existence à un concours de circonstances qui rendirent son occupation pérenne. Indubitablement, s’il est placé en bord de mer – tout comme le prieuré de Saint-Victor des Embiez -, c’est aussi et surtout le premier port de Six-Fours avant le franchissement du Cap Sicié, et le mieux protégé des vents du nord, comme en font foi les vestiges découverts dans ses eaux. Près de lui, chose rare donc chère, un cours d’eau, le Vallat-Daumas, alimenté par les deux réseaux hydrologiques de la Piole et du Lançon, draine les sources nombreuse coulant à l’époque au pied du Gros Cerveau. Ces apports souvent irréguliers, dus au régime torrentiel des pluies et à la résurgence vauclusienne du Gour qui appartient au Lançon, donnent de temps en temps, mais toujours de façon catastrophique. Heureusement, la source de Mortier qui coule en permanence à partir de la hauteur de Châteauvert, alimente un cours partiellement souterrain qui passe aujourd’hui encore sous le château de la Vernette et sous celui de la Millière. De ce fait, le Vallat-Daumas, hormis quelques crues excessives, reste-t-il le cours d’eau tranquille où les moines et leurs serviteurs peuvent à tout moment aller chercher l’eau potable ; quant aux navires, ils utilisent cette aiguade depuis la plus haute Antiquité. Pour le reste, les habitants peuvent utiliser l’eau des puits situés à proximité de la chapelle, mais ceux-ci sont réputés saumâtre et n’ont qu’une utilité toute relative. Barthélemy Rotger et Gérard Delattre ont écrit à ce sujet : « Lors de la querelle qui opposera plus tard Sanary et Ollioules au sujet de l’approvisionnement en eau du bourg, un expert désigné, écrira dans son rapport daté de 1661, qu’ il n’y a pas d’eau à Saint-Nazaire en dehors de quelques puits d’eau saumâtre. »
Le prieuré de Saint-Nazaire devait donc vivre à l’écart du monde laïque, bien protégé des mauvais vents et alimentés en eau par un ruisseau permanent – le Vallat Daumas -. Quant à son statut, nous pouvons supposer que la terre est issue d’une donation des vicomtes, ces derniers en conservant la seigneurie majeure. Jusqu’en 1156, l’ensemble des terres des Marseille sont en indivision (Six-Fours leur échappera en 1156 pour passer à Saint-Victor, et Ollioules en 1184 pour passer aux Marseille-Signes). Liés tout à la fois aux seigneurs laïcs et ecclésiastiques, les moines des prieurés bénédictins avaient certainement plus de liberté qu’on le croit. (à suivre)
MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud et autres références).
-255e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS
SAINT-JOSEPH ( à 6,280 km, banlieue nord).
Ce village doit son nom à une chapelle établie à la fin du XVIIme siècle, sous le vocable de « Saint-Joseph », dans le quartier autrefois appelé « Vallée Juive » (Vallis Judaica). L’intérêt de Saint-Joseph réside dans l’histoire de son château, grande bâtisse carrée où est installé maintenant le Grand Séminaire du diocèse. Il fut construit vers 740 sur les plans d’un architecte marseillais, Balthazar Dreveton, qui donna également les plans du couvent des Bernardines, pour le marquis Louis-Sauveur de Villeneuve, ambassadeur àConstantinople. Les enfants du marquis de Villeneuve vendirent cette « grande bastide en 1770 à un négociant armateur, Jean Hugues l’aîné. La propriété était alors d’une superficie de vingt hectares environ et le château, richement meublé, possédait de beaux marbres et des glaces àtrumeaux. On y voyait aussi un curieux missel maroquiné offert par le cardinal Fleury, ainsi que des portières et tapis de Turquie rapportés de Constantinople par l’ambassadeur, le marquis de Villeneuve. Celui-ci avait pris l’habitude de fumer «une pipe de vingt pieds de long » lorsqu’il s’entretenait avec le grand vizir. Dans ce souvenir, il avait établi à Saint-Joseph un « cabinet turc » à usage de fumerie. (à suivre)
EPHEMERIDES

–1030 – juin : Saint-Jean-de-Garguier – Vallis Garjania – Aubagne. Donation par [les vicomtes] Guillaume II et Fouque, et par leurs femmes, d’une pièce de terre à la basilique de Saint-Jean-de-Garguier (Acte 78 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 16 v°. a. Guérard, n° 48). Saint-Jean-de-Garguier, hameau, commune de Gémenos (1872) , mentionné pour la première fois comme Gargarius locus par une inscription romaine du Ve siècle (Belsunce, I, p. 108 ; Papon, 1, 90 ; Bouche, I, 334). Les administrateurs du temporel de l’église de Saint-Jean, prieuré victorin en 1070, étaient choisis parmi les charpentiers et calfats de Marseille (Achard, Dict. géogr.).
–1230 – 30 juin : MARSEILLE – Tenementum de Carvillan (cartulaire de Saint-Victor, charte n°917). Carvillan – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marguerite (1872). En 840, la villa de Carvillan (Villa quœ dicitur Carvilianus in suburbio Massiliense, cartulaire de Saint-Victor, charte n°28) comprenait, dans les temps anciens, une partie notable du territoire de Marseille. Elle s’étendait, en longeant l’Huveaune au nord, depuis l’endroit appelé Valbarelle jusqu’au monument de la Penne, et ses limites du côté du midi remontaient jusqu’aux premiers sommets des collines de Saint-Marcel. Le territoire désigné aujourd’hui sous le nom de Carvillan n’embrasse qu’une partie du quartier de Sainte-Marguerite. Le monastère de sainte Marie-Marguerite fut donné à Saint-Victor en 1072 (cartulaire Guérard 86).
–1248 – 30 juin : MARSEILLE – La Pineda, (charte aux archives municipales). Première mention de la Pinède – cap, commune de Marseille, quartier de Séon.
–1278 – 30 juin : MAESEILLE – Val Juzequa, (acte notarié). Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Mentionné pour la première fois vers 965-977 (30 octobre) sous la forme Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).
–1302 – 30 juin : FAROTS DE MARSEILLE ET DE LA CIOTAT –
1. Farossium ad insulam de Riou (registre Rubey de la Cour des Comptes, fol. 74). Première mention du farot qui se trouvait sur l’île de Riou (commune de Marseille) ; la tour de vigie était en ruines en 1872 (Mortreuil). L’île de Riou (citée en 1250 par Le Compasso dans son itinéraire descriptif comme : l’altra isola a nome Reo , cf. Motzo 1936-1947, 12) est mentionnée généralement en raison de la présence d’un farot à son sommet
. C. Rostaing (1950, 87, 242) fait venir son nom d’un oronyme Rivus, cas que nous retrouvons à l’origine de celui de Montrieux (Var), d’après Raymond Boyer, 1980. L’île de Riou fait partie de ce réseau de farots fonctionnant entre l’Espiguette (Camargue) et La Turbie (Alpes-Maritimes) : Item, debet fieri farotium sive gardia a dicto loco de Masselha Veyra quod respondere debet ad insulam de Rieu. Item, debet fieri farotium sive gardia in dicta insula de Rieu quod respondere debet a l’Aquila ante Civitatem [le Bec de l’Aigle à La Ciotat] (B 5 f° 230v°, ADBdR ; Giraud ; 9). Ces signaux n’étaient pas permanents comme les phares d’aujourd’hui ; dès qu’un gardien apercevait un ou plusieurs navires suspects s’avançant vers la côte, il allumait un fagot de bois toujours préparé à côté de lui ; le signal, donné par la flamme pendant la nuit et par la fumée dans le jour, se répétait de proche en proche tout le long de la côte et faisait redoubler de surveillance.
2. Farossium de l’aquila ante civitatem (registre Rubey, de la Cour des Comptes, f° 226). Cap de l’Aigle, promontoire, commune de La Ciotat (1872).
3. Signum quod Faro vulgariter nuncupatur (lettre du Sénéchal de Provence du 30 juin 1302, registre Rubey de la Cour des Comptes). Première mention du Farot, butte à l’entrée du port de Marseille où se trouvait autrefois une vigie.
4. Farossium in loco de Masselha veyra (registre Rubey de la Cour des Comptes, pl. 78). Marsillavèire (1872), Marseilleveire, montagne qui borne au sud le golfe de Montredon, commune de Marseille
–1305 – 30 juin : lieu-dits de marseille – Corgnanoves, 30 juin 1305 (charte aux archives municipales). Cornanèves – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe, en dessus de la Mascaronne (1872). Première mention Corgnaneves, le 27 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
–1310 – 30 juin : *Colle d’Isnard-Guillaume – lieu-dit disparu de la commune d’Allauch (acte notarié).
–1311 – 30 juin : LIEUX-DITS DE BELCODENE –
1. Castrum de Belcodinis (acte notarié). Belcodène – canton de Roquevaire. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Au IXe s., : sous le nom de Cavadenis, (polyptique de Wadalde), la seigneurie de Belcodène appartenait à la famille de Sabran par suite du mariage de Darde avec Jean de Sabran, avec droit de juridiction, sous la mouvance du comte de Provence, qui avait les cas royaux, les appels et les dénis de justice. Au XIe s., la seigneurie est aux vicomtes de Marseille qui partagent le territoire entre les abbayes de St-Victor et de Montmajour (AHP, 1969).
2. La Cambeta – lieu-dit, commune de Belcodène (acte notarié).
3. Ecclesiœ Beatæ Mariæde Sauzillo (acte notarié). *Notre-Dame-de-Sault, église, commune de Belcodène (ou Peypin).
4. Eccl. S. Jacobi (acte notarié) – Saint-Jacques, église rurale mentionnée en 1281 comme dépendant de l’aumônerie de Saint-Victor, commune de Belcodène ; déjà donnée comme détruite au XIXe siècle.
5. Vallis croza (acte notarié). Valcros – lieu-dit, commune de Belcodène.
6. Lo Vivier (acte notarié). Viviés – quartier rural, commune de Gréasque, qui dépendait autrefois de Belcodène. L’église St-Pierre avait été donnée à Saint-Victor en 1035 (Guérard, 123).
–1451 – 30 juin : Guerre de Cent Ans – Reprise de Bordeaux par les Français.
–1501 – 30 juin : LIEU-DIT D’AUBAGNE – Bore d’Amnibal (registre aux archives de l’Evêché). Première mention : Burgum domini Barralis, le 15 mai 1476 (ibid.). Saint-Eutrope – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Beaudinar.

–1599 – 30 juin : ARSENAL DE TOULON – L’arsenal de Toulon fut créé en 1595 par Henri IV pour la façade méditerranéenne. La ville devenait ainsi citadelle. Cette année-là, Henri IV, reconnaissant que les habitants avaient, à leurs frais, élevé les murailles qui protégeaient la ville, leur accorda l’usufruit à perpétuité des fossés et terrains à gagner sur la mer. On peut voir dans cette concession la naissance de l’arsenal. En 1599, un arrêt rendu par le Parlement de Provence précise, le 30 juin, qu’une partie de ces terrains est « destinée à servir à la construction, à fabriquer des vaisseaux et pour bâtir un arsenal« .En 1610, les premières galères s’installeront à Toulon. Marseille restera encore le principal port de guerre méditerranéen du Royaume mais plus pour très longtemps.
–1643 – 30 juin : Jean-Baptiste Poquelin fonde l’illustre théâtre. Le 30 juin 1643, Jean-Baptiste Poquelin fonde avec quelques amis dont une célèbre comédienne, Madeleine Béjart, une troupe de théâtre baptisée L’Illustre-Théâtre. Cette troupe itinérante va patienter 16 ans avant de triompher à Paris, le 18 novembre 1659, avec Les Précieuses ridicules. L’auteur deviendra immortel sous le nom de Molière.
–1653 – juin à décembre : PEUT-ON COMMERCER AVEC UN PAYS CONTRE LEQUEL NOUS SOMMES EN GUERRE ? Considérant que la guerre n’interdit pas le commerce, les Marseillais s’opposent à la guerre de course, comme le montrent leurs réaction à l’arraisonnement, par les corsaires français dont le cadiérenc Martinot, de navires génois sur lesquels ils ont des marchandises, entre juin et fin décembre 1653 (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982) : Les Marseillais se montrent très hostiles à tous les corsaires, qu’ils soient au service du roi d’Espagne ou au service du roi de France. En particulier, ils n’admettent pas que de corsaires français arraisonnent les bateaux génois, et qu’ils y saisissent des marchandises qui leur appartiennent. Ils n’admettent guère davantage qu’ils s’y emparent de marchandises appartenant à des négociants de pays ennemis : ces prises, fructueuses pour les corsaires, risquent d’entraîner, de la part des Espagnols, des représailles dont eux-mêmes feront les frais. Les Marseillais protestent contre la course auprès de Serroni, évêque d’Orange, qui a l’intendance et la direction générale de l’armée navale, et à Paris même (Hyacinthe Serroni, ancien Dominicain, doit ce siège d’Orange et cette intendance à l’amitié de Mazarin. En janvier 1654, il est chargé de présenter la demande de «don gratuit» du roi à l’Assemblée des Communautés de Provence réunie à Brignoles. Puis il est nommé «visiteur général» auprès de l’armée de Catalogne). Ils réaffirment que le commerce avec l’Espagne «n’est point défendu, au contraire loisible et permis par les déclarations et arrêts» (MARSEILLE, Archives communales [ACJ, BB 251 B, f. 306), et surtout que «rien ne préjudicie plus notablement au commerce que les courses et les prises que les armateurs font sur la mer» (PARIS, Archives du Ministère des Affaires Etrangères [AAEI, Mémoires et documents, MD], France, 1718, f. 172). Cette hostilité profonde à la capture ou à l’arraisonnement des navires neutres se manifeste plusieurs fois, notamment fin 1653et fin 1655. Déjà, fin juin 1653, il se produit un incident dépourvu de gravité, mais qui annonce l’avenir: une «petite esmotion» contre un patron qui a armé en course, très probablement un certain Jean Martinot, de La Cadière – agglomération située non loin de La Ciotat (BOUCHES-DU-RHÔNE, Archives départementales [ADI, IX 132, f. 909).
–1664 – 30 juin : EXPÉDITIONS CONTRE LES BARBARESQUES D’ALGER – Les principales expéditions de la France contre les puissances barbaresques, et en particulier contre Alger, eurent lieu sous le règne de Louis XIV. Elles prirent place entre 1663 et 1688 et eurent pour but de réduire la régence d’Alger à subir les traités que le roi leur imposa et à les respecter.
Dès 1663, le duc de Beaufort avec six vaisseaux de ligne et six galères avait donné la chasse aux corsaires algériens. Il avait été précédé sur ces mers par des chevaliers qui, continuant ceux l’ordre de Malte déjà dans son déclin, armèrent à Marseille quelques bâtiments pout réprimer l’insolence des corsaires. Ce fut ainsi que Tourville commença sa carrière maritime.
Mais ce fut jugé insuffisant par Louis XIV qui conçut de conquérir sur la côte d’Afrique une position militaire et maritime assez forte pour protéger le commerce et les intérêts de la France.
Le point choisi, d’après les avis de l’ingénieur Clerville, fut Djijelly (Gigeri ou Gigel, chez les auteurs du XVIIe siècle), situé entre Alger et Tunis.
L’affaire, bien conçue et vigoureusement commencée fut mal conduite après des succès au début. L’expédition qui se composait de huit galères, dix-sept vaisseaux et soixante barques, portait six mille hommes de débarquement. Il avait pour généralissime et amiral le duc de Baufort ; le commandant des troupes de terre était M. de Gadagne ; l’ingénieur Vlerville leur avait été adjoint comme maréchal de camp, membre du conseil et chef des ingénieurs, parmi lesquels se trouvaient Deshoulières et Mesgrini. L’unité de direction manquait à l’expédition, par suite de cette composition de l’état-major.
Le gros de la flotte fit voile de Toulon le 30 juin 1664 ((Alfred Nettement – Histoire de la conquête d’Alger, Editions Assala Culture, Alger, 2013, p. 103 et sq)).
–1673 – 30 juin : Vauban conduit le siège de Maëstricht en présence du roi Louis XIV. Les Hollandais résistent dans cette ville qu’ils ont annexée en 1632. Mais Louis XIV veut venir à bout de “ cette république de marchands de fromages ”. Au cours de l’un des assauts, d’Artagnan meurt.
–1708 – du 4 mai au 7 juillet : interdIction d’empoisonner les eaux de la rivière pour prendre du poisson – Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 22 : Requête du seigneur de la Molle et arrêt du 4 mai 1708 de la Chambre des eaux et forêts interdisant aux habitants de Cogolin, Grimaud et Gassin d’empoisonner les eaux de la rivière pour prendre du poisson. Exploit et défenses transmis aux consuls de Cogolin le 9 juin, aux consuls de Gassin le 30 juin, le 7 juillet aux consuls de Grimaud.
–1721 – 30 juin :
1. EN PERIODE D’EPIDEMIE DE PESTE ON PEUT ENCORE MOURIR DES SUITES D’UNE OPERATION – Le décès de Claire Martelly fut immédiatement suivi d’une intervention du chirurgien Aysse, de la Communauté, vu l’état de grossesse de la défunte.] Le 30 juin 1721 est morte demoiselle Clère Martelly, épouse de Joseph-Louis de la Bourlasque, enceinte de plus de 7 mois, a été ouverte par le chirurgien entretenu par la Communauté, le sieur Aysse. Etaient présents Lieutaud dit Bernardin, Elizabeth Eyguiéren, Françoise Lardier, Rose Guillotin, qui nous ont dit et rapporté que l’enfant qui a été retiré de la mère a été mis à côté de la mère par le dit Aysse, chirurgien, lequel était sorti et après quelques moments, elles se seraient apperçues que la tête et le bras de l’enfant auraient remué, sur quoi la nommée Eyguierre étant courue à chercher de l’eau et le baptisa sous le nom de Jean…Appelé à s’expliquer, le dit chirurgien a dit et juré sur son âme et conscience que l’enfant a été tiré mort [depuis] plus de quatre jours avant que sa mère expire, et que s’il a dit aux témoins de dire qu’il était en vie et qu’on y avait donné les eaux du baptême, c’était pour ne point donner… de la frayeur au public, en foy de quoi il afait le présent rapport que nous avons signé avec lui : Aysse et Bonnonaud, greffier (Castellan, 1937, p.146)
2. A Toulon, l’épidémie de peste décroît à la fin du mois de juin 1721 (Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980).
–1741 – 30 juin : UN MARIN SANARYEN MEURT DURANT UN TREMBLEMENT DE TERRE – Un marin de Sanary, Hipolitte PISTRE, trouve la mort en Crête par suite d’un tremblement de terre, daté de juin 1741 (Rotger B., 1984)
–1743 – 30 juin : CONSEIL GENERAL D’OLLIOULES (Castellan E., 1937, p. 170-171-172)
1. Délibération d’achat des charges municipales par Ollioules (Depuis le jour où le roi vendit les charges municipales pour combler le vide de ses coffres et faire face à ses dépenses personnelles, ce ne fut dans le corps des habitants alivrés, c’est-à-dire ayant voix délibérative, du fait de payer une quote de 40 ou 50 livres d’impôts à nommer les Consuls et y pouvoir remplir les dits offices, que des protestations. En effet, Louis XV retirait ainsi aux manants et habitants la liberté d’élire et d’appeler les plus méritants à ces charges.] Le sieur Lemère ayant voulu acheter à Sa Majesté toutes charges pour les attribuer à qui bon lui semblerait, le Conseil général du 30 juin 1743, Aubert, premier Consul, a proposé … de prendre toutes les mesures convenables pour tâcher de procurer à la Communauté la préférence… [Comme pour les Communautés du voisinage] la liberté des élections … intéresse tous les habitants… Le Conseil, par délibération, décide d’acheter toutes les charges municipales, à condition que les dites charges ne pourront excéder 14 795 livres.)
2. Vote de 259 livre en remboursement des harnais et la conduite à Aix des 16 mulets nécessaires au service du Roi, et de 12 livres pour les porteurs à Aix des ordres de logement du bataillon de Castelnaudary et des 2ème et 33ème bataillons du régiment du Lyonnais.
3. Réparation du pavage de la montée du Saint-Esprit, allant au Lançon jusqu’à la tour, vis-à-vis de la maison de M. de Bandol (angle de la rue Curie et avenue des écoles, anciennement rue Clastre).
4. La Communauté se débarrasse de biens qu’elle avait saisis.
5. Mise aux enchères des arrérages des capages de 1726 à 1729 et de 1736 à 1743, et de la capitation depuis 1726 jusqu’en 1729.
6. Arrachage et renouvellement de trois ormeaux morts de la place des Aires.
–1755 – 30 juin : BARRAS – naissance à Fox Amphoux (Var) de Paul-François-Jean-Nicolas vicomte de Barras dit Barras ; mort à Chaillot (Seine) le 29 janvier 1829. Il est le seul régicide excepté par la loi du 18 janvier 1816.
–1760 – 30 juin : Impôts dus par le seigneur à la Communauté d’Ollioules – … sur les biens acquis … après la transaction de 1685 comprise et estimée au cadastre moderne de cette Communauté … le dit seigneur n’aurait jamais payé la taille à laquelle il a été condamné par l’arrêt de la Cour du 30 juin de l’année dernière avec les arrérages depuis 29 ans jusqu’à ce jour ; que la demande lui en a été faite en 1757, lesquels biens consistent en terres appelées : Bercellonne, La Verlaque, La Rancienne, la Deprade avec un pré et mûriers attenant, la Chaupine, et un coin de terre acquis allieurées, à un total dans le cadastre 2 livres grosses, 36 petites et demi, ce qui forme un objet important… L’arrêt rendu par la Cour des Comptes réglant la transaction date du 30 juin 1760 (Castellan E., 1937, p. 193)
–1764 – 30 juin :
-LIEU-DIT DE MARSEILLE – Gamaton (charte aux archives du Chapitre). La Gamato – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, citée en 1732 (registre aux archives de la Major).
-LA BETE DU GEVAUDAN – Le 30 juin 1764, sur les rudes plateaux du haut Vivarais (au sud du Massif Central), Jeanne Boulet, une petite bergère de 14 ans, meurt victime d’une « bête féroce », selon le curé qui l’enterre. À partir de là, les agressions de jeunes bergers vont se multiplier en dépit de grandes battues. La psychose se répand dans cette région appelée Gévaudan, qui correspond à l’actuel département de la Lozère. La mystérieuse « bête du Gévaudan » fait même parler d’elle à la cour du roi Louis XV, à Versailles. On lui attribuera au total 80 à 100 décès.
–1775 – 30 juin : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Gamaton (charte aux archives du Chapitre). La Gamato – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, mentionnée en 1732 (registre aux archives de la Major). —.
–1789 – 30 juin : Les gardes-françaises, emprisonnées, sont libérées par la foule et fêtées au Palais-Royal. Ce corps d’élite bascule du côté de Paris au moment même où le roi tente de s’appuyer sur l’armée pour endiguer le mouvement révolutionnaire. A présent, la situation est entre les mains du roi : l’Assemblée nationale s’apprête à partager le pouvoir avec le souverain et à gouverner avec l’aristocratie libérale. En aucun cas, la nouvelle souveraineté ne veut cependant se substituer à kantienne (Agenda du Bicentenaire, MARDI 30 JUIN).
–1792 – fin juin :
1. une mesure d’économie monétaire préoccupe les élus beaussétans. Vu que « les espèces monnayées frappées au coin de la nation deviennent toujours plus rares ; que la généralité des habitants, pour se procurer les objets de première nécessité sont obligés défaire des pertes considérables sur les assignats qu’ils échangent encore difficilement… « , Le conseil décide des mesures « pour rendre facile la circulation des assignats pour leurs besoins journaliers et faciliter les appoints ». C’était là un problème important. En période de crise, chacun essaie de se constituer un « trésor de guerre » en thésaurisant. Et selon la fameuse loi de Gresham, en vertu de laquelle « la mauvaise monnaie chasse la bonne », il se produisait une raréfaction des espèces métalliques de bon aloi. Les assignats se multipliaient, mais la confiance en eux était plus que modérée, et les gens étaient réticents à les employer. De toute façon, ils étaient dépréciés, quand ils étaient utilisés. Et on leur accordait non pas leur valeur nominale, mais leur valeur réelle du moment. La pénurie de monnaie métallique rendait donc difficiles les achats de la vie courante. En outre, la plus petite valeur en assignat était de 15 sols, il n’y avait pas de coupure en denier ou sol. Aussi le 22 juin 1792, le conseil municipal du Beausset « considérant que les autorités doivent faciliter la circulation des assignats qui ont sauvé l’empire et affermi la constitution », décide de taxer le pain aux boulangers et la viande aux bouchers aux prix suivants : 3 sous 9 deniers la livre de pain blanc, 3 sous 3 deniers la livre de pain bis, 9 sous 6 deniers la livre de mouton, 7 sous 6 deniers la livre de grosse viande, et « pour ôter tout espoir aux agioteurs, prévenir toute difficulté dans les marchés et rendre les appoints faciles, les billets de confiance de la ville de Toulon auront cours pour leur valeur dans le canton, attendu que les habitants pourront échanger quand ils le voudront les dits billets contre des assignats, vu la proximité de ladite ville » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
2. ESTIMATION DES DOMMAGES CAUSES PAR LE FROID – Une commission municipale du Beausset est chargée d’estimer les « dommages causés aux vignes, oliviers, arbres fruitiers par le froid excessif du mois de février dernier » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
–1793 – 30 juin :
1. A Sanary, chaque garde national n’avait pas deux cartouches à balle à sa disposition et la plus grande partie d’entre eux ne possédait que des fusils de chasse (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 200).
2. Les montagnards toulonnais, par esprit de conciliation, relÂchent les notables emprisonnés (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). Parmi ces soixante-treize notables prisonniers au fort Lamalgue depuis mai, la plupart sont à la tête de l’escadre et royalistes avérés. Par ce geste, la contre-révolution toulonnaise retrouve ses chefs les plus ardents. En même temps, le directoire du Var, mis en alarme par les atermoiements qu’il devine chez les Beaussétans, les met en demeure de rester dans la République une et indivisible.
3. « De notre union et de notre tranquillité dépend la destinée des départements méridionaux ! » – Fin juin, le directoire du district de Toulon, encore sous influence jacobine, écrit à la municipalité du Beausset : « Des agitateurs se répandent dans diverses municipalités et y publient que plusieurs départements ont déclaré ne plus vouloir reconnaître la convention nationale… Il faut les arrêter… Partout on se loue de la bonne conduite des habitants du Var… Nous devons conserver notre département à la République, Une et Indivisible », et « en attendant que le peuple de Paris se calme, nous ne devons pas contribuer à augmenter les mouvements qui se font déjà sentir dans quelques départements. Nous devons rester paisibles dans ces grands orages… De notre union et de notre tranquillité dépend la destinée des départements méridionaux… » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
4. « Réunissez les sections! Les sections sont le peuple! » – Vers la fin du mois, on vit des inscriptions sur les murs de Toulon : « Réunissez les sections! Les sections sont le peuple! » Des groupes se formaient dans les rues (Georges Blond, Toulon, 1967).
–1795 – 30 juin (12 messidor) : ECHEC DES EMIGRES A VANNES – Les émigrés échouent à prendre Vannes et sont refoulés par Hoche vers la presqu’île de Quiberon qu’il bloquera dès le 7 juillet (Yann Fauchois, 2001).
–1803 – 30 juin : REORGANISATION DES CANONNIERS GARDES-COTES. Sous le Consulat, en 1802, l’arrêté du gouvernement de la République Française, en date du 8 prairial an XI, organisa à nouveau les canonniers garde-côtes en ce qui touchait le Languedoc, la Provence et la Corse ; 100 compagnies de canonniers furent créées dont dix-neuf dans l’arrondissement de Toulon. Leur uniforme se composait d’un habit de drap bleu national, à parements bleus, revers et retroussis vert de mer, doublure de serge et blanc, gilet et culotte de tricot vert de mer. Le chapeau était bordé de laine noire, les boutons de l’habit en métal, timbrés d’une ancre, d’un canon et d’un fusil. Enfin, l’armement devait comprendre un fusil, avec baïonnette, une giberne du type infanterie. Cet uniforme devait être porté les jours de service et de revue ; le reste du temps, il devait être déposé à la maison commune de la localité (mairie) avec les armes des hommes, le tout sous la responsabilité du maire en exercice ou de son adjoint. La circonscription territoriale de ces unités était fixée à vingt-cinq kilomètres à l’intérieur du Var, distance comptée depuis la ligne du rivage. Voici quelles furent, à cette époque, les localités du Var qui en firent partie, le chiffre du contingent qu’elles avaient à fournir ainsi que celui de leur population sous le Consulat (arrêté du préfet daté de Draguignan le 13 messidor an XI de la République française, fin juin 1803). La Seyne 4.895 habitants (43 hommes) ; Six-Fours 2.600 (23) ; Saint-Nazaire (Sanary) 2.310 (21) ; Toulon 22.000 (191) ; Saint-Tropez 3.156 (29) ; Antibes 5.720 (50) (Louis Baudoin, 1965, p. 429-431, donne 1802 alors que l’ordonnance date de 1803).
–1815 – fin juin : DUPERRÉ CÊDE LA PLACE DE GOUVERNEUR DE TOULON Â BURGUES DE MISSIESSY – Fin juin, le fidèle Duperré, toujours à son poste, s’inquiétait du sort de l’arsenal et de la flotte qui s’y abritait. « Des esprits se refusent à croire à d’aussi fatales nouvelles. Mon plus ardent désir, comme mon devoir, est de conserver à la France l’important dépôt de l’arsenal de Toulon : mais tout ce qui entoure cette ville est d’un esprit différent. Je ne négligerai rien pour que l’étranger n’y mette pas les pieds. » Et le Ministre Decrès lui répondait : « Les hommes passent, la Patrie seule est immortelle et c’est à elle que se rattachent tous nos devoirs. Redoublons de zèle et de courage. » Pour défendre la rade et les abords de Toulon, Duperré eut le temps d’organiser les vaisseaux en batteries flottantes et céda la place au vice-amiral de Burgues de Missiessy, nommé Préfet Maritime de Toulon[1].
–1859 – 30 juin :
1. Le Français Charles Blondin traverse les chutes du Niagara sur un câble tendu entre les deux rives.
2. PROMENADE SUR LE CHEMIN DE FER DE MARSEILLE A TOULON, par Adolphe MEYER (copie d’après l’original). Premier épisode : BANLIEUE. – AUBAGNE (3e partie)
Ce qui me charme, pour le moment, c’est la grande quantité d’arbres fruitiers que nous rencontrons, tout poudrés à blanc par saison des fleurs.
Nam sen mobilibus veris inhorruit
Ad ventun foliis.
Je viens de voir deux marronniers d’un vert clair et tendre. dont les cinq feuilles, encore étroites. se découpent, à toutes les branches, sur l’ombre suavement profonde d’une allée s’enfonçant derrière eux. C’est d’une netteté et d’une élégance délicieuses ; jamais eau forte de Wanloo ou de Jean Both n’a incisé pareille précision et jamais palette, même celle d’Hobbema, n’a trouvé pareille fraîcheur de nuance.
Deux femmes et un homme passent sur un chemin montueux ; nous les saluons avec gravité ; ils ne nous remercient pas ; ils ne nous rendent pas notre salut, mais nous regardent avec l’air méfiant et narquois que le paysan provençal ne quitte guère. Les villas augmentent, la jolie culture aussi . et la colline de l’Évêque est presque sur notre tête ; il y a partout plus de détails et de mouvement : nous approchons d’une ville ! Le convoi s’arrête : nous descendons à Aubagne (à suivre).
–1867 – 25 et 30 juin : Organisation de courses de chevaux et de bals sur le port de Sanary – « Vent d’est, jolie brise on célèbre la fête de Saint Pierre ; C’est aussi l’octave de la fête-dieu : ce matin c’est la procession de Saint Pierre. Ce soir après les vacances ce sera la protection du saint-sacrement. Hier le sultan a été reçu à sa descente du bord à 10h 00 du matin, et accueilli d’une manière impériale par toutes les autorités de Toulon et du département. Messieurs les préfets les sous-préfets y assistaient. Il est parti par le train impérial des chemins de fer vers les 4 h de l’après-midi. Il arrivera aujourd’hui à Paris vers les 4 h de l’après-midi. Marius Michel se trouve à PARIS où il fait visiter la ville à des amis. Toutes les grandes baraques sont installés pour la fête de Saint Pierre et elles sont sur le quai bien rangées au nombre de 12 ; elles sont accompagné d’un grand nombre de petits bâtiments Pour la première fois, on danse sur le quai des Palangriers tout neuf (photos ci-dessous). »

Note de Barthélémy Rotger : « On a peine à s’imaginer aujourd’hui que la mer arrivait au ras des maisons construites sur le quai Général de Gaulle où se trouvent aujourd’hui plusieurs commerces, glacier, crêperie, et d’autres boutiques. Ce groupe de maisons s’appelait autrefois « ‘l’ILE » ». Le pauvre Barthé serait bien surpris, s’il revenait, de voir que l’île et ses commerces ont disparu lors d’une terrible explosion qui a tout ravagé.

–1881 – 30 juin : Loi Jules Ferry sur la liberté de réunion publique.
–1899 – 30 juin : NOTRE MARINE EN ESPAGNE – Après l’Italie, l’Escadre de la Méditerranée se rend en Espagne le 30 juin. Elle y reçoit un accueil enthousiaste.
–1900 – 30 juin : GRANDES MANŒUVRES NAVALES EN MEDITERRANEE – À l’occasion des grandes manœuvres de juin 1900, le C.E.C. Gervais réunit sous ses ordres l’Armée Navale composée de l’Escadre du Nord et de l’Escadre de la Méditerranée au large des côtes de la Bretagne. Appareillant de Toulon le 21 juin, l’Escadre de la Méditerranée rallie l’Armée Navale le 30 juin. Pendant dix jours, le C. E. C. Gervais et les vice-amiraux Fournier et Ménard (vice-amiral Ménard, commandant l’Escadre du Nord) font manœuvrer leurs forces au large de la Bretagne.
–1902 – 30 juin : Les habitants de Saint-Mandrier étaient défavorisés dans le fonctionnement des pompes funèbres. Depuis de nombreuses années ils réclamaient un corbillard pour ne plus porter les morts sur les épaules, le chemin grimpant sur la colline étant si difficile Le 30 juin 1902 ils se plaignaient de ne pas avoir de régisseur de pompes funèbres dans la localité et encore moins d’employés. Si un décès se produisait dans la section, il fallait qu’un parent ou un membre de la famille affligée, se détache et se rende à La Seyne prévenir l’administrateur, qui alors mandait un fossoyeur pour faire le nécessaire au cimetière de la presqu’île. Mais tout ne se bornait pas là. Quand sonnait l’heure des obsèques, il fallait aussi que les mêmes parents ou amis aillent s’enquérir du matériel pour la cérémonie, qui était déposé à l’église (Gisèle Argensse, 1989, p. 88).
–1905 – 30 juin: VOUS AVEZ DIT « T.S.F. » ? – A Paris, Edouard Branly donne une conférence sur la télégraphie sans fil (la TSF).
–1908 – 30 juin : La météorite de la Toungouska, estimée à 40 000 tonnes, creuse plus de 200 cratères et détruit 60 km2 de forêts, près du lac Baïkal en Sibérie. Info Dominique Glade du 30 juin 2022) : « contrairement à la chute de la météorite de Sikhote Aline en Sibérie en 1947 qui avait laissé de nombreux cratères d’impact et de nombreux fragments de la météorite (j en possède un), il semblerait qu’en 1908 les cratères d’impact observés soient ceux d’objets arrachés à la terre et retombés sur celle-ci. D’après les études de scientifiques russes il semblerait, qu’une gigantesque météorite ait rebondi sur l’atmosphère terrestre pour se diriger vers le soleil les immenses dégâts causés étant dus à l’onde sonore et au souffle qui a tué quelques personnes.
–1909 – mai : La société sportive «Vélo Sport Mandrieren» est remplacée par «l’Etoile de Cépet». Elle se réunit au Bar de la Plage et constitue un bureau : M. Rodiac est président, J. Coppola vice-président, Bonal trésorier et J. Moscotty secrétaire. La première sortie est décidée pour fin juin et les sociétaires iront à La Ciotat, avec retour par Les Lecques (Gisèle Argensse, 1989, p. 131).
–1910 – 30 juin : CONSEQUENCE DES ACCIDENTS DE SOUS-MARIN – Le 30/06, après l’accident du sous-marin « Pluviôse », l’Assemblée nationale réclama que l’on interdise dorénavant aux sous-marins de manœuvrer dans les ports de commerce.
–1911 – mars à fin juin : Usine-succursale du Creusot de Saint-Mandrier – Une succursale de l’usine du Creusot va être élevée à proximité des ateliers pour faire office de casernement aux équipages – seraient-ils internationaux – des petits navires qui, vers fin juin, se présenteront les premiers à l’embossage du solide appontement qui leur est destiné, lorsqu’ils auront besoin d’être réparés ou d’un chargement d’accumulateurs, etc. (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 144).
–1919 – 30 juin : L’Allemagne adopte la constitution de Weimar.
–1932 – 30 juin:
1. En Allemagne : triomphe du parti National-socialiste au Reichstag. Les jours de la république de Weimar sont comptés. Les nazis emportent 230 sièges et 39% des voix, devenant ainsi le parti le plus puissant d’Allemagne. Toutefois, aucune majorité ne pourra se constituer.
2. EN ATTENDANT LA FUTURE B.A.N. DE SAINT-MANDRIER -A partir du 10 juin la 7B2 du Commandant Teste est débarquée à Bizerte et basée à Karouba pendant une dizaine de jours, elle effectue de nombreux vols et surtout ses premiers exercices de lancement clé torpille. Le 30 juin, après le retour du Commandant Teste à Toulon, les escadrilles regagnent l’étang de Berre. Ce sera l’un des rares déploiements où le groupe aérien embarquera en totalité. Pendant le reste de l’année 1932 et en attendant la mise en service de la BAN de St. Mandrier, les deux unités vont continuer à faire des navettes entre Berre/Marignane et la rade de Toulon. En octobre, la flottille s’augmente d’une nouvelle formation, une section d’entraînement, point de passage obligatoire pour les pilotes nouvellement affectés à l’une ou l’autre des escadrilles opérationnelles (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001)
–1933 – du 9 mai à fin juin – B.A.N. DE SAINT-MANDRIER
– DERNIERS VOLS DES PL 14 DU « COMMANDANT TESTE » – Le 9 mai, le LV de Montaudry rejoint Toulon avec une section de trois Levasseur et embarque sur le Commandant Teste qui vient de rentrer de Djibouti et s’apprête à repartir vers Oran, le Maroc et l’Atlantique. Les appareils sont mis à l’eau et volent à Arzew, Casablanca, Kénitra (future Port-Lyautey), au large de Lagos en Espagne et finalement à Lorient à la fin du mois de juin. Ce seront les derniers vols des PL 14 à la 7B2, car la décision de les retirer du service vient d’être prise et ce, après seulement une année en escadrille (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
– TRANSFERTS D’HYDRAVIONS DEPUIS BERRE – L’escadrille 7S2 jusque-là regroupée à Berre emménage sur la BAN de Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1934 – nuit du 29 au 30 juin : « nuit des Longs Couteaux » – En Allemagne, Hitler ordonne la mise au pas des Sections d’Assaut du partir nazi. C’est la nuit des Longs Couteaux au cours de laquelle les S.S. de Heinrich Himmler massacrent les chefs S.A. accusés de vouloir faire un putsch : le capitaine Röhm, chef des S.A. et sept grands de cette organisation sont fusillés. On évalue à 85 le nombre d’assassinats. Parmi les victimes figurent surtout des nazis de la première heure : Ernst Röhm, chef des SA, Kurt von Schleicher, Karl Ernst, Gregor Strasser,… mais aussi des opposants catholiques : Erich Klauser, secrétaire général de l’Action catholique, Edgar Jung, autre dirigeant de l’Action catholique, Adalbert Probst, directeur national de l’Association sportive des Jeunesses catholiques, Fritz Gerlic, directeur de l’hebdomadaire catholique Der gerade Weg.
–1938 – 17 au 30 juin – DES HYDRAVIONS DE LA B.A.N. RALLIENT LA TUNISIE SANS ESCALE – Le 17 juin, la HS1 part pour la Tunisie, mais une fois n’est pas coutume, elle s’y rend par ses propres moyens. Les Loire décollent de St. Mandrier et se posent à Karouba après 5 h 30 de vol sans escale. Le 23 ils sont à Bougie et Bône et le 26 à Alger et retour à Bougie. Les appareils regagnent leur base toulonnaise le 30 après une escale le 29 à Aspretto (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1939 – 30 juin : La tour de guet de Sicié et le sanctuaire de Notre-Dame de Bonne Garde sont classés monuments historiques par décret du 30 juin 1939 (Louis Baudoin, 1965, p. 109). H. Ribot pense qu’il ne doit pas s’agir d’un classement mais d’une inscription (en 2010, sont classés dans le Var : Edifices classés : BRIGNOLES – Hôtel Clavier ; DRAGUIGNAN – Dolmen dit de la Pierre de la Fée ; ENTRECASTEAUX – Château ; FREJUS – Aqueduc antique, Cathédrale, Baptistère et cloître Saint Léonce, Mosquée de Missiri ; HYERES – Villa Noailles ; MAZAUGUES – Glacière du Gaudin ; RAYOL CANADEL SUR MER – Villa Potez ; SAINT MAXIMIN LA SAINTE BAUME – Basilique Sainte Marie Madeleine ; SIX FOURS LES PLAGES – Collégiale Saint Pierre aux liens ; SOLLIES PONT – Four à cade des Pousselons ; LE THORONET – Abbaye ; TOULON – Ancienne porte de l’arsenal ; Porte de l’ancien hôpital de marine).
–1940 – 30 juin : PETAIN AU POUVOIR – Depuis hier, le gouvernement français, présidé par le maréchal Pétain, est définitivement installé à Vichy (Puy de Dôme).
–1942 – 30 juin : FRONT D’AFRIQUE DU NORD : A El Alamein, Rommel veut rééditer le plan d’attaque qu’il avait utilisé à Tobrouk et à Marsa Matrou ou comment une décision du feld- maréchal Erwin Rommel modifia complètement le destin de l’Afrika Korps.
Le plan que Rommel fit connaître le 30 juin à ses officiers était une répétition de la tactique qu’il avait employée à Tobrouk et à Marsa Matrou. L’Afrika Korps devait, une fois de plus, marcher vers le sud en direction de la vallée de Kattara comme s’il voulait briser le front d’El Alamein, au sud. Mais, à la tombée de la nuit, il devait remonter vers le nord-est et se frayer un chemin en combattant, sur vingt kilomètres, vers la station de chemin de fer d’El Alamein. Sous la protection de la nuit, les divisions de l’Afrika Korps devaient ensuite passer à travers le front entre les points d’appui d’El Alamein et de Deir el Abyad et frapper les Anglais dans le dos. La 90e Division légère devait également, comme à Marsa Matrou, faire le tour d’El Alamein par le sud, atteindre la route côtière, la bloquer et encercler de la sorte le point d’appui. « Lorsque El Alamein sera encerclé et quand nos divisions blindées seront dans le dos des forces ennemies articulées au sud, l’adversaire s’effondrera comme il s’est effondré à Marsa Matrou», dit Rommel.
En considérant l’expérience de Marsa Matrou, cette opération offrait une véritable chance de victoire. Mais, soudain, le destin joua contre Rommel. Les télégrammes que l’attaché militaire américain au Caire envoyait tous les jours à Washington et que le service d’espionnage allemand réussissait à déchiffrer ne purent plus être compris. Très exactement le 29 juin, ces télégrammes furent tout à coup chiffrés avec une nouvelle méthode. Les Anglais avaient eu connaissance des déchiffrages allemands et aussitôt ils avaient changé leur code.
Ainsi, une importante source d’informations était tarie. Mais un malheur ne vient jamais seul. L’Afrika Korps ne réussit pas à tenir son horaire parce que la marche de El Quseir jusqu’au point pivot devant El Alamein fut effectuée sur un terrain difficile et fut gênée par des tempêtes de sable. Lorsque les divisions blindées parviendront, le 1er juillet, à Deir el Abyad, elles ne trouveront pas de point d’appui occupé par les Anglais, mais elles constateront, grâce à leurs reconnaissances, que les Britanniques tiennent solidement un vaste point d’appui garni de mines à Deir el Shein. Comme les reconnaissances de Nehring rapporteront qu’une autre fortification anglaise au nord de la crête de Ruweisat était tenue par la 1ère Brigade sud-africaine, il n’y aura pas d’autre solution que d’attaquer Deir el Shein, de façon à obtenir une brèche d’une largeur permettant de continuer les opérations. Rommel donnera alors son accord. (Paul Carell, Afrika Korps). Nous verrons demain les conséquences de cette décision di chef de l’Afrika Korps.
–1943 – 9 septembre à fin juin 1944 : UN TORPILLEUR SABORDE A TOULON EST INCORPORE DANS LA MARINE DE GUERRE ALLEMANDE – Le torpilleur La Bayonnaise, classe La Pomone, 2ème tranche, construits par les CM du Sud-Ouest et mis en service en 1938, est relevé le 28 avril 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Saisi Italiens, il est renommé FR44. Le 9 septembre, saisi Allemands,il est nommé TA 13. Remise en état par les FCM La Seyne. Le délai de livraison prévu pour fin juin – en récupérant des pièces sur la Poursuivante – ne peut cependant être respecté et le bâtiment est encore au chantier à la veille de la libération. Les torpilleurs Intrépide et Téméraire sont saisis aux Chantiers de La Seyne par les Allemands qui n’envisagent pas de les terminer et se contentent de récupérer une partie du matériel d’armement (TLT et pseudo tourelles) et d’approvisionnement (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).
–1944 – 20 janvier : La loi du 20 janvier 1944 qui instaure les cours martiales donne aux chefs miliciens une arme terrible. En vigueur jusqu’au 30 juin et prorogée, elle suspend les garanties judiciaires de droit commun. Elle s’applique aux « individus, agissant isolément ou en groupes, arrêtés en flagrant délit d’assassinat ou de meurtre commis au moyen d’armes ou d’explosifs, pour favoriser une activité terroriste ». L’accusé est immédiatement déféré à une cour martiale réunie à l’initiative de l’intendant de police, formée de trois membres, magistrats ou non magistrats, désignés par le secrétaire général au Maintien de l’Ordre. Pas d’avocat, pas de défense et, pour ainsi dire, pas d’accusation. Deux cas : l’accusé est justiciable de la cour martiale, il est passé par les armes ; l’accusé n’est pas justiciable de la cour martiale, il est déféré au parquet. Cette loi du 20 janvier ne fait pas de différence entre celui qui tue par surprise un Allemand ou un collaborationniste, en pleine rue, en pleine ville, et celui qui ouvre le feu à la mitraillette ou au fusil mitrailleur contre un convoi allemand, en embuscade au bord d’un chemin du Limousin ou du Vercors. Dans les deux cas, la sanction est le peloton d’exécution. (…) Le flagrant délit est rarement respecté. ( …) Dans la très grande majorité des cas, l’accusé est en fait condamné à mort AVANT d’avoir comparu devant ses juges. C’est le cas de tous les maquisards capturés les armes à la main : flagrant délit. Mais c’est aussi le cas de tous ceux qui sont détenus que les chefs du Maintien de l’Ordre désirent faire exécuter : aucun recours n’est possible. L’affaire est réglée en quelques minutes. Souvent la cour martiale se borne à demander à l’accusé de confirmer son identité (…. Parfois un bref interrogatoire a lieu. (…) Quelques heures plus tard, les juges repartiront et ce sera la salve, le plus souvent par des gardes mobiles, dans une cour de prison (Jacques Delperrie de Bayac, 1969).
–1944 – 30 juin :
1. Sturmbrigade SS « Frankreich » – Le 30 juin 1944, les effectifs de la Sturmbrigade s’élèvent à 1688 hommes, sans compter les nouveaux engagés encore en entraînement à Sennheim. Il est à noter qu’au moins une cinquantaine de Français a été envoyée au printemps 1944 dans les formations spéciales d’Otto Skorzeny; on ne sait rien de ces Français-là (Sturmbrigade SS Frankreich).
2. Installation de la mission Sampan d’antisabotage du port de Toulon. Commandée par de la Ménardière, elle a été parachutée dans le Vaucluse à la mi-juin (guerre / chrono).
–1945 – 30 juin : Le gouvernement français promulgue une ordonnance sur le blocage des prix.
–1946 – 30 juin : EXTRÊME-ORIENT – En Chine, après l’échec des négociations entre communistes et nationalistes, les hostilités reprennent tandis qu’en Indochine, les Français sont inquiets, voire découragés, par une politique d’abandon que traduit la reconnaissance d’une république du Viêt-Nam, présidée par Hô Chi Minh, comme Etat indépendant à l’intérieur de l’Union française, république à laquelle le Tonkin, la Cochinchine et l’Annam pourront se rattacher si leur population respective en manifeste le désir par plébiscite.
–1948 – 30 juin : RUPTURE ENTRE STALINE ET TITO – La presse fait état de la rupture annoncée hier entre la Yougoslavie du maréchal Tito et Staline. Aussitôt, le Kominform « excommunie » Tito.
–1953 – 30 juin : 600 millions de chinois – La Chine populaire, gouvernée par le parti communiste, vient de faire son premier recensement : le pays compte 600 millions d’habitants.
–30-06-1958 : Naissance d’un champion. Pelé offre la coupe du monde de football à son équipe du Brésil.
–1968 – 30 Juin : raz de marée gaulliste. Les élections législatives tournent à l’avantage des partis de droite. Dans la 4ème circonscription, Toussaint Merle perd son siège. Ainsi s’achève sa carrière parlementaire et, chose curieuse, le caprice des évènements et des situations politiques complexes a fait qu’il n’a pu terminer aucun des trois mandats parlementaires qu’il détint : Conseiller de la République (1946-1948), Député (de 1956 à 1958), Député (1967-1968) (Marius Autran, tome 2, 1988). A Saint-Mandrier. : Inscrits 1789 ; votants 1305 ; exprimés 1253.
Marcel Bayle : 795 voix Toussaint Merle : 458 voix (Ken Nicolas, vol. 2, p. 292).
–1970 – 30 juin : L’Assemblée nationale vote la première loi antidrogue.
–1971 – 30 juin : Drame à bord de « Soyouz 11 ». Les 3 cosmonautes meurent des suites d’une dépressurisation lors des manœuvres de rentrée vers la terre.
–1979 – 30 juin : Jean-Paul II crée les 15 premiers cardinaux de son pontificat. Parmi eux l’archevêque Etchegaray de Marseille, et Macharski, son successeur à Cracovie.
–1988 – 30 juin : Schisme au sein de l’église catholique. Mgr Lefèbvre est excommunié après avoir consacré quatre évêques.
–1991 – 30 juin : Abolition de l’Apartheid en Afrique du Sud.
–2008 – 30 juin : La Ville de Marseille a adhéré par délibération du conseil municipal du 30 juin 2008 à l’Association des villes thermales. Elle totalisait la même année 61 000 journées de curistes, soit 311 000 soins. Elle est ouverte du 1er mars au 4 décembre.
–2017 – 30 juin : DECES DE SIMONE VEIL – Ancienne déportée, avocate, femme politique française et européenne… Simone Veil, née Simone Jacob, a eu une vie riche bien trop souvent résumée à la loi du 17 janvier 1975 sur l’interruption volontaire de grossesse (la bien-nommée loi Veil). Cette loi voulue par le président Giscard d’Estaing (centre droit) finit par être votée le 17 janvier 1975 par 284 voix contre 189.
–2018 – 30 juin :
1. HIER SOIR, AU THEÂTRE « JULES VERNE » DE BANDOL, C’ETAIT LA SOIREE DE GALA DE LA SECTION DANSE DU « FOYER PIERRE SINGAL » sur le thème d’une « VISITE AU MUSEE » chorégraphiée par Valérie Baudin, Jennifer Luci et Benoît Le Bars. Le président de l’association a adressé ce matin à l’ensemble de la troupe le message suivant : « Excellente soirée ! très certainement la plus réussie de toutes celles qu’il nous a été donné de voir. Cette visite au Musée n’a pas seulement ravi les muses – qui se pressaient dans la salle à n’en pas douter – mais aussi leurs serviteurs – artistes et spectateurs – désireux de célébrer la beauté de la musique, du chant, de la sculpture, de la photographie, du cinéma, afin de leur permettre durant quelques heures – hélas trop vite passées – d’oublier leurs soucis et leurs chagrins. Clio était là, qui savait conter des histoire, Terpsichore, qui menait la danse, Melpomène, porteuse de tragédie, Thalie, soutien de la comédie, … Orphée ainsi que Dionysos. Un régal pour les yeux, un régal pour l’oreille, un régal tout court. Et cette joie que l’on ressentait à tout moment, ce plaisir partagé de jouer et de donner de la joie. Ces rires, ces sourires et ces regards complices ! c’était merveilleusement beau. Le public était subjugué par l’harmonie qui ressortait de ce spectacle où, de la très jeune danseuse à l’adulte accomplie, toutes les générations se confondaient en un tout. Combien a-t-il fallu de répétitions, de prise de tête, de tensions et de moments d’abattement pour parvenir à une telle réussite ! 2 heures 30 pour une année de préparation ! Bravo et encore bravo !
2. COUPE DU MONDE DE FOOT-BALL – Après un jour de pause, c’est reparti ! À partir de maintenant, la Coupe du monde entre dans une nouvelle phase où tout faux pas est interdit. Les matches à élimination directe débutent, avec un niveau plus homogène, mais toujours porteurs de suspense et souvent de beau jeu. Et quoi de mieux pour entamer cette deuxième phase qu’un choc avec les Bleus comme acteurs : France-Argentine, à 16 heures. À 20 heures, Uruguay-Portugal, ou le choc Cavani-Ronaldo.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE ! Aux urgences :
-Mon copain est tombé, je crois qu’il est mort ! Qu’est-ce que je fais ?
Un médecin lui répond:
-D’abord, assurez-vous qu’il est bien mort.
Après un silence, le médecin entend un coup de feu.
Le chasseur lui dit:
-Bon, c’est fait. Et maintenant, je fais quoi ?

Bonne dernière journée de juin à tous.
J’arrête ici mes éphémérides pour un mois à compter de ce jour et vous donne rendez-vous le 1er août. Vous trouverez chaque mardi, en page Métropole de Var-Matin, les épéhérides de la semaine.

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