EPHEMERIDES 24 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 24 JUIN 2023 – 12e ANNÉE

(n° 3831).

ILLUSTRATION : EN BALADE SUR LA CANEBIERE

FÊTES  :

Le 24 juin, c’est la Saint-Jean, ou, plus exactement, la saint Jean Baptiste, du nom de l’un des personnages clefs du nouveau testament, qui fut prédicateur en Palestine au temps de Jésus de Nazareth.

La nuit de la saint Jean (d’été) est la plus courte de l’année.

Jusqu’à la dernière guerre, la fête de la Saint-Jean avait gardé une vigueur merveilleuse en Provence où, dans la plupart des communes, on allumait de grands feux qui assainissaient et chassaient le diable. A Orange, il était d’usage de brûler les branches sèches des mûriers dont les feuilles ont nourri les magnans. A Apt, le feu brûlait des serpents. A Signes, le feu était béni et allumé puis combattu par les prieurs et les bravadiers. A Barbentane, le feu était mis par le maire, le Conseil et les prieurs. A Champoleon (Alpes de Haute-Provence), on brûlait « la Vieille ». On sautait partout le feu. Parfois on y mêlait des gousses d’ail. Dans le Gard, les enfants cherchaient dans les cendres les cheveux des masco (sorcières). Trets, qui possédait une parcelle du doigt et du foie de saint Jean, avait une confrérie qui assurait feu et fête à l’ermitage.

La vieille Provence avait des baignades rituelles : l’eau de Saint-Jean préservait à Vitrolles des maladies de peau, à Fours, de la gale. Les conscrits se jetaient à la mer à la Ciotat. On se baignait aux Saintes Maries.

A Aix, on allait voir le soleil se lever à Sainte Victoire.

A la Sainte Baume et sur les collines en général, on confectionnait le bouquet de Saint Jean. Voici sa composition telle qu’elle était à Moustier en 1941 : clochettes du saint, feuilles de noyer, chèvrefeuille, mauve, fenouil, thé des Alpes, camomille, centaurée, céleri. Ces bouquets n’étaient pas bénis sauf à Colmars où 80 le furent en 1939.

De grandes festivités se déroulaient à Saint Jean de Garguier, à Colmar. A Valréas, le char de l’agriculture transportait un enfant habillé en petit saint précédé d’un adulte qui mimait le geste du semeur. Entrevaux avait sa confrérie de saint Janiste allant au Désert. A Marseille, enfin, c’était le jour de la foire à l’ail et aux tarraiettes.

DICTON et LOCUTION PROVENçALE MÊLÉS :

Une coutume provençale veut que « si on mord dans une noix verte ce matin-là on n’aura pas mal aux dents dans l’année », tandis que « la rosée de ce matin assure le teint frais ».

Dans le calendrier républicain, ce sixième jour du mois de messidor An II était dédié au romarin.

LE MOT DU JOUR : « Après sa mort ; les médias ont salué les 1000 vies de Denis Kessler, qui a été vice-président du Medef, professeur, président du groupe de réassurance Scor, fan d’opéra, habitué des cocktails du CAC 40, en oubliant le début de sa carrière politique commencer avec les admirateurs de Mao. Quand on a salué le père de la longue marche on peut passer sans difficulté de l’ultra gauchisme à l’ultralibéralisme.» (Marianne, 22 au 28 juin, p. 42).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

50e livraison : déplacement du cimetière.

            Le 24 juin 1709, décision de l’évêque de Toulon de transférer devant l’église (aujourd’hui « place Michel Pacha ») le cimetière de Sanary, situé jusque-là sur le port. Le nouveau cimetière sera implanté au nord de la rue et place Saint-Pierre (actuelle rue de la Prud’homie). On décida d’y faire transporter la terre de l’ancien cimetière qui de temps immémorial et vraisemblablement du temps du « cellam Sancti Nazarii » (prieuré Saint-Nazaire) se trouvait au-devant de l’église et face au port. On en abattra les murailles dont on fera charrier les pierres et les débris de façon que la place qui prendra sa suite, vis-à-vis la porte de l’Eglise, soit régulière. Ce transfert fut autorisé par monseigneur l’Evêque de TOULON. Cette place qui sera la place de la paroisse, puis plus tard place Victor Hugo, sera la place Michel Pacha que nous connaissons aujourd’hui. C’est au bout de cette place, en avant du port, que se trouvait la fontaine de SAINT-NAZAIRE, alimentée par la source de Mortier et qui y fut construite en 1663-1664. D’après la relation de cette visite, l’ancien cimetière faisait coin devant la porte de l’église paroissiale et tout contre la maison de messire Joseph INFERNET, vicaire du lieu. Il était de peu de contenance. Le vicaire eut à payer le prix des places des maisons où fut installé le nouveau cimetière, la communauté n’eut à sa charge que la construction de la clôture.]

(à suivre)

MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).

-250e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

SAINT-BARNABE 3,250 km, banlieue est).

(Marseille, quartier de Saint-Barnabé. Avenue Montaigne), studio Ary, fin des années 1940 (coll. H. Ribot).

Ce village est encore isolé de l’agglomération urbaine par un certain nombre de grandes propriétés vouées au morcellement (écrit en 1969). On y arrive par le carrefour des Cinq-Avenues. Une découverte de tombeaux romains, en 1860, a prouvé que cette partie du terroir marseillais était habitée dans l’antiquité (note : des fouilles archéologiques à la campagne des Lierres ont permis, en 1860, de mettre à jour plusieurs tombeaux sous tuiles).

Au XIIIe siècle son nom était Fons ou Vallis des Paizac ; dont on fit, en 1790, Fond des Paillards. Au XVe siècle, un notaire marseillais, Barnabé Capelle, qui avait acquis une terre à cet endroit, fournit la somme nécessaire pour l’établissement d’un retable dans la chapelle. En souvenir de cette générosité, la chapelle reçut la dédicace du patron du notaire, saint Barnabé. Ce n’est que beaucoup plus tard que ce nom fut étendu au quartier. Une nouvelle église de style roman byzantin fut bénie, le 25 septembre 1846, par Mgr de Mazenod (le clocher n’a été terminé qu’en 1896). A côté de l’église (102, rue Montaigne) : château de Saint-Barnabé, ancienne bastide des évêques de Marseille, transformée en pension de famille. Restauré par la Municipalité afin d’abriter une crèche.

L’ancienne église existe encore avec son clocher carré. Dans ses livres on peut lire ce paragraphe, à la date du 21 septembre 1777 :Recettes pour les pauvres : Pour autant que nous avons trouvé dans le tronc en présence de M. le curé 199 l(ivres). 8 s(ous) ; à déduire pour des pièces qui se sont trouvées fausses 2 l(ivresà 2 s(ous).

(à suivre)

EPHEMERIDES :

840 – 24 juin : un très ancien lieu-dit de marseille – Villa quœ dicitur Carvilianus in suburbio Massiliense, (cartulaire de Saint-Victor, charte n°28). La villa de Carvillan comprenait, dans les temps anciens, une partie notable du territoire de Marseille. Elle s’étendait, en longeant l’Huveaune au nord, depuis l’endroit appelé Valbarelle jusqu’au monument de la Penne, et ses limites du côté du midi remontaient jusqu’aux premiers sommets des collines de Saint-Marcel. Le territoire désigné aujourd’hui sous le nom de Carvillan – quartier  rural en 1872, commune de Marseille – n’embrasse qu’une partie du quartier de Sainte-Marguerite. Autre mention vers 1020 : Villa quœ Carbillianus dicitur (cartulaire de Saint-Victor, charte n°27).

1065-1079 – juin : UNE ANCIENNE CHAPELLE ENTRE AURIOL ET SAINT-ZACHARIE – Ecclesia Sancti Victoris quœ vocant Savard, juin 1065-1079 (cartulaire de Saint-Victor, n° 104). Saint-Victor de Savard – chapelle entre Auriol et Saint-Zacharie c’était autrefois une possession plus importante qui appar­tenait au monastère de Saint-Victor et dont l’église est aujourd’hui détruite (1872). Première mention : Rivus Savardus, janvier 1033 (cartulaire de Saint-Victor, n° 101).

1185 – juin : Marseille – Guillaume le Gros et Raimond Geofroi Barral, vicomtes de Marseille, interviennent à l’accord passé entre Fouque, évêque d’Antibes, et le monastère de Saint-Victor, an sujet des immeubles de cette abbaye que l’évêque avait dégagés de la main des Juifs moyennant 84.000 sous, et qu’il garde en nantissement de son prêt avec le château de Six-Fours et la sacristie de l’abbaye. (Acte 276 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Saint-Victor, chartes originales, n° 265. a. Guérard. n° 1111. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CXII.

1192 – juin : VILLE DE MARSEILLE – Acte passé à Aix. Convention entre Ildefonse II, roi d’Aragon, comte de Barcelone et marquis de Provence, et les frères Hugues et Guillaume des Baux : le roi concède à Hugues la moitié de la ville de Marseille et de ses revenus, qui lui a été promise en dot par Hugues Jofroi et Raymond son frère. L’autre moitié restera indivise entre le roi et Hugues des Baux à l’exception du mont Babon que le roi se réserve, et des biens des seigneurs de Trets laissés à Hugues. La suzeraineté demeurera au roi comme il l’eut des seigneurs de Marseille. Tous deux s’entraideront à acquérir ces biens. Si Hugues venait à mourir avant son mariage avec la fille d’Hugues Geofroi ou s’il refusait de l’épouser, le roi la marierait au fils de Bertrand de Baux ou au fils dudit Guil­laume. Hugues et Guillaume jurent d’aider le roi à acquérir non seulement la ville de Marseille, mais encore tous les châteaux et fiefs qui appartinrent à Guillaume le Gros et à Barrai. Le roi leur fera remise de la dette que Hugues Geofroi et son frère Raimond avaient contractée envers Guillaume le Gros et Barrai en leur engageant leur part de Marseille ; si ledit mariage venait à être attaqué, il défen­drait leur part, et s’il venait à être rompu, il les rembour­serait, après arbitrage, des dépenses qu’ils auraient engagées pour acquérir Marseille.  (A. Archives départementales des Bouches du Rhône, B 294. A. Papon, Histoire de Provence, t. II, preuves, n° XXVIII. IND. : Barthélemy, Inventaire des chartes de la maison des Baux, n°96).

1202 – juin : CHÂTEAU DES PENNES – Tholonée de Marseille. Ildefonse II, comte et marquis de Provence, rend le châ­teau des Pennes au chanoine Lambert [de Alsouis]. Parmi les témoins : Roncelin et Giraud Adémar. [vicomtes de Marseille]. (Acte 312 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. La Major de Marseille, chartes originales, n° 21).

1203 – 24 juin : QUATRIEME CROISADE – Corfou fut dévastée par les croisés et la flotte regagna le large le 24 mai 1203, cette fois-ci pour se rendre directement à Constantinople. Ils y arrivèrent le 24 juin, le jour de Saint-Jean, et s’installèrent sur la rive opposée du Bosphore. Naturellement, l’émerveillement des croisés à la vue de Constantinople fut grand. La ville impériale était après tout l’une des plus riches et mieux fortifiées de l’époque. «  Sachez qu’il n’y eut homme si hardi à qui la chair ne frémît; et ce ne fut pas merveille; car jamais si grande affaire ne fut entreprise par nulles gens, depuis que le monde fut créé. » (Geoffroi de Villehardouin, Histoire de la conquête de Constantinople, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1870, p. 44. Traduction par Natalis de Wailly.)

1209 – juin : Trinquetaille – Reconnaissance par Raimond Aureille et sa femme Douer à Barrale de Marseille, son mari Hugues de Baux et sa mère Adelaïde Porcellet. (acte n° 337 :  Enquête de 1269 : Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 1069. fol. 231. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 138).

1209 – 24 juin : Fait à Meyrargues. Donation par Raimond de Baux, vicomte de Marseille, à la prieure du monastère de Bertaud, de la faculté de faire passer sur ses domaines le sel et le cuir nécessaires à ce couvent sans acquitter de péage. (acte des vicomtes de Marseille n° 340, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :  B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 78, fol. 427. Ind. : I)r Barthélemy, Inventaire, n° 141). Le Monastère de Bertaud était une chartreuse située sur l’actuelle commune de Gassin (Var), arrondissement de Draguignan.

1279 – 24 juin : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Cornavenes (acte notarié). Cornanèves – lieu-dit en 1872,  commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe, en dessus de la Mascaronne. Première mention : Corgnaneves, 27 novembre 1272 (charte  aux archives municipales).

1298 – 24 juin : lieu-dit de marseille – Aymon de Bordeaux, chanoine, afferme les revenusde la Villa quœ vocatur Sanctus Tirdus à P. Gervasi, prêtre, au prix annuel de 20 livres (acte notarié). Saint-Loup –  village en 1872 de la commune de Marseille. Première mention en 1057 : Eccl. sancti Tyrsi (cartulaire Saint-Victor, n° 53).

1352 ou 1353 – 24 juin : « Inféodat d’Ollioules » confirmant Bertrand de Marseille, des comtes de Vintimille, dans la possession de son fief par la Reine Jeanne. « … estimant que notre fidèle Bertrand de Marseille, seigneur d’Ollioules, est digne des plus grandes récompenses et, en toute connaissance de cause, nous lui donnons, remettons et désemparons, à lui et à ses hoirs et successeurs de l’un et l’autre sexe, quels qu’ils soient et à perpétuité, savoir tout ce que nous avons et possédons au lieu d’Ollioules et dans son district, situés dans notre Comté de Provence ; et tout ce que notre cour royale a, tient et possède en ce qui concerne les hommes et les vassaux et aussi la justice basse et mixte, la juridiction des arrières fiefs, les cens, les services, les lods et trezains, les mouillages et épaves jusqu’à quatre milles du rivage seulement, ainsi que les régales tant de la mer que de la terre et les eaux courantes, les leydes, les marchés, les fours et moulins et tous les autres droits quels qu’ils soient, appartenant ou revenant à nous et à notre cour royale, en quelque façon que ce soit, sur le lieu d’Ollioules ou de tout son district et la mer et son terroir… » C’est une confirmation sans équivoque de la propriété du terroir d’Ollioules et de son rivage Saint-Nazaire qui est ainsi accordée à Bertrand de Marseille des Comtes de Vintimille (Jacques Parès, 1938, n° 634. Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. MS à la bibliothèque de la Chambre des Députés – Paris.).

1531 – 24 juin : MARIAGE D’ANTOINE BOYER ET DE MARGUERITE MARTELLI – (Jean Broc, 1979, p. 67) Selon une copie de son contrat de mariage, faite au XVIIe siècle par le notaire Denizet, d’Ollioules ((XXF1 /1. Cette copie semble bien avoir été modifiée pour servir de preuve de noblesse. Antoine Boyer y est qualifié de « noble », ce qui ne fut jamais le cas de son vivant dans les registres de notai­res ; le notaire Denizet, rédacteur de cette copie, déclare qu’il n’entend pas le latin), Antoine Boyer avait épousé le 24 juin 1531, Marguerite Martelli, fille d’Antoine et d’Anthorone Raisson ; selon ce même contrat, Antoine Boyer était fils d’André et de Marguerite Cambe. La famille Martelli (ou Matol) était l’une des plus notables d’0llioules et les Raisson, tout au long du XVIe siècle, l’une des plus nota­bles de Toulon ; les Cambe était une famille fort ancienne d’Hyères, alliée aux principales familles seigneuriales de la région de Toulon et d’Olliou­les : les Vintimille et les Thomas de Sainte-Marguerite.

1539 – 24 juin – Nouvel édit contre les réformés (Barnavi Elie, 2001), applicable dans toute la France, qui conduira au massacre des Vaudois de Provence en 1545 puis aux guerres de Religion qui de 1560 à 1598 ensanglanteront tout le pays (Barnavi Elie, 2001 ; Ribot Henri, 2010, La conception de la guerre au XVIe siècle).

1553 – 24 juin : François Forbin avait si mal géré ses affaires de Solliès, contracté tellement de dettes que les siens l’avaient fait interdire. Il plaida contre sa famille, et obtint du Parlement un arrêt qui l’autorisait à aliéner une partie de ses biens, s’il y était autorisé par deux de ses plus proches parents. Il obtint le consentement de ses deux neveux, Antoine du Puget de Glandevès, seigneur de Pourrières, et Balthazar de Glandevès; seigneur de Montblanc, et vendit ses « terres gastes », pâturages et moulins à huile à la Communauté de Solliès.
L’acte fut passé le 24 juin 1553, « en la première saille basse de la Gallerie ».
Au début de l’acte, François Forbin, pour se garantir contre un recours des siens, énumère ses nombreuses dettes. Il était spécifié que les habitants pouvaient faire édifier d’autres moulins à eau et à sang « pour mouldre et triturer leurs olives et graignons dicelles, avec permission, liberté et faculté de pouvoir prendre l’eau de la rivière de Gapel et autres eaux du dit terroir ». Il n’était point permis aux habitants de construire des moulins à blé. La Communauté était tenue de moudre les propres olives du seigneur pendant deux années, affranchies de tout droit, au cas où il n’aurait pas encore fait construire son propre moulin.
Le seigneur vendait à la Communauté tous les droits de pâturages et herbages qu’il avait sur le terroir, « le dit sieur de Solliès pouvant user des dits herbages et pâturages comme un particulier du dit lieu avec son propre bétail, sans y commettre aucune fraude et abus. »
La vente était consentie pour le prix de 11.500 florins provinciaux, soit trois mille écus d’or sol (Paul Maurel 1936).

-1601 – 24 juin : ABBAYE DE BOSCODON – Abel de Sautereau, conseiller et aumônier du roi Henri IV, est nommé abbé de Boscodon par le pape. Il va relever l’abbaye de ses ruines. La famille de Sautereau va « régner » plus d’un siècle sur Boscodon, avec successivement Abel, François, et Michel mort à Pailherols en 1712 (Roger Cézanne, 2017).

1635 – 24 juin : Une ordonnance du cardinal de Richelieu accorde aux Arméniens de France la liberté de commerce.

1637 – 24 juin : MORT DE NICOLAS FABRI  DE PEIRESC – Le 1er décembre 1580 a lieu la naissance de Nicolas- Claude Fabri de Peiresc à Belgentier, dans la maison de campagne où sa famille s’est réfugiée pour fuir la peste qui sévit à Aix. Il est le fils aîné de Reynaud Fabri, seigneur de Callas, et de Marguerite Bompar. Sa famille est d’origine Pisane mais fixée en Provence depuis de nombreuses générations. Peiresc est un des plus grands mécènes de son époque, on peut le qualifier de savant humaniste. En effet, il s’intéresse à l’archéologie, c’est un naturaliste, un numismate et il conserve une très importante collection de médailles, d’objets d’art, de manuscrits, de pierres et d’insectes. Il s’éteint le 24 juin 1637, regretté des plus grands de son époque.

1660 – 23 et 24 juin : Visite pastorale de l’évêque de Toulon à Sanary (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : En 1661, lors de la visite pastorale du seigneur Evêque de Toulon, on comptait plus de 250 maisons habitées par plus de 1 200 âmes de communion. Les enfants qui n’avaient pas encore fait leur communion ne figuraient pas dans ce total. La communauté d’Ollioules à qui il avait été demandé, en raison de l’augmentation importante de la population, d’agrandir l’église et de la réparer, de réparer aussi le «molle» du port qui manquait d’entretien, d’établir un étal et un banc de boucherie, ainsi que la construction d’une fontaine, ne daigna pas répondre à ces demandes vitales pour l’avenir du bourg.]

1709 – 24 juin : Décision de l’évêque de Toulon de transférer devant l’église (aujourd’hui « place Michel Pacha ») le cimetière de Sanary, situé jusque-là sur le port,. Le nouveau cimetière sera implanté au nord de la rue et place Saint-Pierre, actuelle rue de la Prud’homie. (voir supra ce qui a été écrit à ce sujet à la rubrique « SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (50e livraison) ».

1720 – 24 juin :

1. LE MINISTRE APPROUVE LA NOMINATION D’UN AUMONIER A L’HÔPITAL DE LA MARINE DE SAINT-MANDRIER – La réouverture de l’hôpital maritime à Saint-Mandrier, éloigné de Toulon par les eaux de la petite rade, fut demander par le maire à l’Intendant de la marine, d’y détacher, pendant la durée de l’épidémie, un aumônier de la marine, dépendant du séminaire des Jésuites, sis rue Royale à Toulon. Cet aumônier serait adjoint au prieur de Saint-Mandrier, en raison du grand nombre de pestiférés soignés dans l’hôpital Saint-Mandrier. L’Intendant de la marine adressa cette demande au Ministre qui l’approuva le 24 juin 1720, en nommant l’aumônier de la Marine Raybaud, pour servir à l’hôpital Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 34).

2. LES BARQUES ENTRANTES DANS LE PORT DE TOULON DEVAIENT SE RENDRE AU LAZARET – A Toulon, la police maritime avait ordre de laisser les barques entrer en rade, non dans le port. Elles devaient mettre le cap sur la baie du Lazaret, à l’Ouest de la presqu’île de Saint-Mandrier. Le Lazaret était une nouvelle quarantaine. Un vaste hangar y fut provisoirement établi pour recevoir les pestiférés et les gardes de la Marine. Il fut vite surpeuplé et l’on ne peut désormais entrer dans Toulon par la mer. Les intendants de Santé siégeaient à la Consigne et appliquèrent rigoureusement les lois et règlements sanitaires ; ils imposèrent à tous les navires un régime spécial de quarantaine qu’il effectuaient dans la baie des Sablettes, à l’établissement du Lazaret de Toulon, règlements auxquels devaient se soumettre tous les commandants des navires de guerre ou de commerce entrant dans le port (Gisèle Argensse, 1989, p. 34, citant Georges Blond – Toulon, rien n’a pu les abattre, Presses de la Cité, 1967, 443 p).

 «La thérapeutique mise en œuvre contre la peste n’avait guère changé depuis le Grand Fléau de 1348. On faisait mûrir les bubons par des applications d’émollients, puis on les brûlait au cautère». L’Hôpital connut une grande activité de 1720 à 1722. Sur 5 à 600 malades hospitalisés à Saint-Mandrier, M. d’Antrechaud, premier consul de la ville (maire de l’époque), dénombre 371 décès, chiffre qu’il a relevé dans les journaux de l’époque. Quand on sait que lors de grandes épidémies comme celle-là, on appliquait la «serrade» c’est à dire l’ordre de rester au lieu où on se trouvait sans s’en éloigner, sous peine de mort, on comprend que dans ces 371 décès, il y avait très peu d’étrangers au quartier (Gisèle Argensse, 1989, p. 34).

1789 – 24 juin : Présidée par Bailly conjointement avec l’archevêque de Vienne, l’Assemblée discute encore de la séance d’hier. Dès le départ du roi, le marquis de Brézé a déclaré au Tiers : « Messieurs, vous connaissez les intentions du roi. » Mais, au sein du Tiers, trois voix s’élèvent. Bailly déclare : « La nation assemblée ne peut recevoir d’ordres. » Sieyès, quant à lui, reprend : « Vous êtes aujourd’hui ce que vous étiez hier », relayé par Mirabeau : « Nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes. » L’Assemblée décide de maintenir ses arrêtés et décrète l’inviolabilité de ses membres (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 24 JUIN).

1791 – 24 juin : LA SEYNE FOURNIT TROIS VOLONTAIRES Lors de l’envoi de gardes nationaux du département du Var à l’Assemblée nationale à Paris , pour participer « à la défense de la Constituante et de la Patrie » : Jean-Joseph Hermitte, Charles-François Donadieu et André Couret (24 juin) ; en outre, parmi les gardes envoyés par Toulon se trouvait aussi le nommé Victor Coulomb, dix-neuf ans, charpentier, de La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 315).

1792 – 24 juin : la Société des Amis de la Constitution du Beausset se réunit en séance extraordinaire. Portal (qui est aussi le secrétaire-greffier de la commune) déclare d’emblée : « Frères et amis, les dangers qui menacent la patrie deviennent tous les jours plus urgents par les intrigues des malveillants. Et leurs efforts paraissent se diriger plus particulièrement contre l’assemblée nationale dont le civisme est constaté par les décrets les plus sages et les plus conformes aux vœux du peuple ». Après discussion et mûre réflexion, la société décide de députer à Paris auprès de l’assemblée nationale deux gardes nationaux du Beausset, membres de la société, pour lui présenter « leurs bras, leur sang, leurs vies et ceux de toute la Société des Amis de la Constitution du Beausset pour la défense de la constitution… Ces gardes nationaux se réuniront à l’armée qui doit se former sous les murs de la capitale pour repousser les ennemis de l’extérieur et opposer une digue impénétrable à ceux de l’intérieur ». Un scrutin a lieu ensuite. La société était importante, puisque 300 membres prennent part au vote. Maurice Penon et Pierre Nicodème Eynaud sont élus et délégués pour faire le voyage à Paris. Il est décidé qu’ils déposeront à l’Assemblée nationale un extrait de la délibération de la Société du Beausset qui les a désignés. Document qui se trouve actuellement aux Archives Nationales à Paris. Enfin, Eynaud est chargé de déposer « une lettre pour en donner avis à nos frères les jacobins de Paris». Eynaud et Penon ne seront pas déçus du voyage, puisqu’ils vont participer à la journée historique qui verra la mise à bas de la royauté en France… Mais cela ils ne s’en doutent pas encore. Au passage, notons que le secrétaire de la Société des Amis de la Constitution du Beausset à ce moment-là n’est autre que Laugier, le vicaire constitutionnel de la paroisse !… C. Paul en est le président. Après cette décision, la société demande le même jour par pétition à la municipalité une réunion extraordinaire des citoyens actifs du Beausset. Cette pétition étant signée par 110 citoyens actifs, la clause de la loi autorisant ce type de réunion dans une commune de moins de 4.000 habitants si au moins le l/6ème des citoyens le demande est donc remplie (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1793 – 24 juin :

1. vote de la Constitution de l’an I (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Adoption du texte de la nouvelle Constitution qui ne sera jamais appliquée (Yann Fauchois, 2001, p. 1180).
Le 10 juin le comité déposa son projet. Il fut aussitôt discuté, et le 24 juin, l’assemblée l’adopta après quelques adjonctions et remaniements.

La Constitution du 24 juin 1793 s’est efforcée de traduire les aspirations profondes du peuple français. Elle est nettement démocratique dans ce sens qu’elle s’efforce de faire participer au pouvoir le maximum de citoyens, mâles, bien entendu; seules quelques voix timides réclamaient le suffrage des femmes. Mais cette Constitution s’efforce de maintenir au gouvernement les Montagnards, qui se sont emparés du pouvoir par la force. Aussi ne faut-il pas s’étonner qu’elle soit hostile au fédéralisme. Elle est également défavorable au régime parlementaire.

Déjà, la Constitution de 1791 l’avait rejeté. Celle de 1793 le repousse d’autant plus vivement que c’est le régime du pays qui est l’âme de la coalition antifrançaise, la Grande-Bretagne.

La Déclaration des droits subit quelques remaniements. Elle commence par proclamer que le but de la société est le « bonheur commun ». Mais contrairement au projet rédigé par les Girondins matérialistes, les Montagnards déistes placent la déclaration de 1793, comme celle de 1789, sous l’invocation de « l’Etre suprême ».

De même ont-ils mentionné expressément (art. 7) le « libre exercice des cultes », alors que Condorcet déclarait seulement « tout citoyen est libre dans l’exercice de son culte. »

Les Montagnards mettent l’égalité au premier rang des droits fondamentaux (art. 2).

Viennent ensuite la « liberté, la sûreté, la propriété ».

Aucune restriction n’est apportée à la liberté de l’industrie ou du commerce. Mais les Montagnards ont voulu que la déclaration fasse de « l’insurrection le plus sacré et le plus indispensable des devoirs » (art. 35)» au cas où le gouvernement violerait « les droits du peuple » ou opprimerait celui-ci, même dans la personne « d’un seul de ses membres » (art. 34).

La Constitution proprement dite est caractérisée d’abord par l’organisation du suffrage universel — des hommes s’entend, mais même des étrangers domiciliés en France depuis plus d’une année, et remplissant certaines conditions (art. 4). — Ces citoyens gouvernent par l’intermédiaire d’une assemblée de députés élus pour un an seulement. Grande innovation, les députés sont élus au scrutin uninominal direct dans des circonscriptions comptant de 39 000 à 41 000 habitants : les députés aux Etats généraux et à la Législative avaient été élus au scrutin de liste. Pour être élu, la majorité absolue des suffrages est requise au premier tour, mais la majorité simple suffit au second. La Constitution introduit donc en France le ballottage. Il n’y avait plus de suppléants afin d’éviter la menace brandie par les Girondins et les « fédéralistes » d’une assemblée de « suppléants » qui se serait dressée contre la Convention.

Pour lutter contre le fédéralisme, la Constitution diminuait le prestige des autorités locales : leurs membres sont élus au scrutin à deux degrés alors que les députés sont élus directement. La Constitution spécifie d’ailleurs que les « administrateurs et officiers municipaux n’ont aucun caractère de représentation et ne peuvent, en aucun cas, modifier les actes du Corps législatif, ni en suspendre l’exécution » (art. 82).

La Constitution contenait quelques articles fixant les principes de la politique extérieure de la République. Celle-ci ne pouvait, en effet, être la même que celle d’une monarchie. « Le Peuple français, proclamait l’article 118, est l’ami et l’allié naturel des peuples libres. Il ne s’immisce point dans le gouvernement des autres nations; il ne souffre pas que les autres nations s’immiscent dans le sien. Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans. Il ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire (art. 119, 120, 121). » II est vrai que la Constitution ne définissait pas l’étendue du territoire de la République.

Le pouvoir exécutif est faible : il est confié à 24 ministres élus par l’Assemblée, et choisis hors d’elle-même, sur une liste préparée par les assemblées électorales des départements à raison d’un candidat par département. Le ministère ne peut donc être homogène, il devait nécessairement être soumis à l’Assemblée.

Pour éviter que le pouvoir militaire dominât celle-ci, la Constitution interdisait de nommer un généralissime.

La Constitution ne prévoyait ni Cour suprême, ni Haute Cour, car ces institutions auraient pu être des rivales pour l’Assemblée.

L’Assemblée était donc toute-puissante, à cette réserve que toutes les lois (mais non les décrets) devaient être soumises à référendum. La Constitution définit de manière très précise les matières qui doivent faire l’objet de lois (art. 54) et celles qui sont susceptibles d’être traitées par décrets (art. 55). Les projets de loi votés par l’Assemblée sont envoyés aux départements : si dans un délai de quarante jours, la moitié plus un des départements n’a pas formulé d’objections, ils deviennent des lois. Si, au contraire, il y a objection, on procède obligatoirement au référendum (art. 57 à 60). Il est difficile de dire si le référendum serait ainsi devenu habituel, ou s’il serait resté exceptionnel. Il faut remarquer, toutefois, que le droit d’initiative, prévu par le projet girondin, a disparu de la Constitution montagnarde. Pour commencer, le référendum devait être appliqué à la Constitution elle-même, conformément à un décret voté dès le 21 septembre 1792. Il fut organisé durant le mois de juillet, mais à des dates variables, selon les lieux, à cause de la lenteur des communications. (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France)

2. La Convention nationale décide de la création d’un 87e département, celui du Vaucluse, regroupant les districts de Vaucluse (Avignon), de l’Ouvèze (Carpentras), d’Apt pris aux Bouches-du-Rhône, de Sault pris aux Basses-Alpes et d’Orange pris à la Drôme (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1181).

1794 – 24 juin : LE TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE DANS SES ŒUVRES – BARRALIER Michel-Joseph, capitaine marchand de La Seyne, 50 ans fit partie du premier convoi dirigé sur la capitale ; composé de trente et une personnes, il quitta Grasse le 24 juin 1794 pour Paris afin d’y comparaître devant le Tribunal révolutionnaire de la Nation (Transferts effectués en application de la circulaire de l’Accusateur public annonçant la suppression des tribunaux révolutionnaires du département du Var et des autres départements, celui de Paris excepté (lois des 27 germinal ou 18 avril 1794 et 19 floréal ou 8 mai 1794)).

1795 – 24 juin (6 messidor) : LE COMTE DE PROVENCE SE PROCLAME ROI DE FRANCE – A Vérone, déclaration du comte de Provence où il se proclame roi de France sous le nom de Louis XVIII et où il annonce la punition des régicides et le prochain retour de l’Ancien Régime (Yann Fauchois, 2001).

1798 – 24 juin (6 messidor) : visites domiciliaires et condamnations reprennent à Toulon dès le départ de Bonaparte. Elles sont ordonnées par une lettre du commissaire central du Var, le 6 messidor : La marine, la guerre, les commissaires de polices sont convoqués et se concertent sur les mesures à prendre. A 4 heures du matin une publication annonce que tout citoyen qui fera arrêter un émigré aura une gratification de 100 F. Des ordres sont donnés à la chaîne vieille pour que rien ne sorte du port. Des bateaux envoyés en rade préviennent les départs possibles. Les troupes sont rassemblées place d’armes et envoyées en patrouille dans les campagnes. Sur la corvette La Fauvette, le Sieur Fouque avec quantité d’autres individus « tant mâles que femelles », sont arrêtés et provisoirement déposés à la maison de détention. C’est qu’une lettre de Maçon a annoncé une conspiration des plus affreuses contre la république. Tout doit être mis à feu et à sang et en particulier les ports de mer. On se flatte de tromper la vigilance des autorités constituées et, avec de l’or, d’obtenir des passeports. Des conjurés sont désignés. : – Pégremont, négociant de Marseille, résidant à Paris, qui devait livrer Toulon aux anglais,- Sihi, négociant en vins, allées de Meilhan, Marseille, – Merle, général de brigade, royaliste et chouan, – Picard, père et fils, aubergistes à Aix. La lettre signée Morgan, bon patriote, arrive pendant que les Anglais patrouillent au large des côtes. La municipalité a cru devoir prendre des mesures contre quelques individus réputés dangereux. L’ordonnateur appelé parce qu’il ne faudrait pas troubler la préparation d’une deuxième expédition en Egypte considère la sécurité générale comme primordiale et 1’administration dresse un état de 17 suspects. Les hommes vont au fort Lamalgue, les femmes à l’hospice Esprit (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1799 – 24 juin : la Commission militaires de Toulon dans ses œuvres – Martin François propriétaire de Pignans, et Scias Jacques droguiste 27 ans de Toulon, sont condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues).

1830 – 24 juin : LA CONQUÊTE D’ALGER – COMBAT DE SIDI-KALEF : L’immobilité de l’armée de Staouéli, liée depuis le 19 juin à des travaux et à la continuation du débarquement des provisions et des munitions, produisit sur les Africains le même effet qu’avait déjà produit sur eux son immobilité à Sidi-Ferruch. Après s’être bornés, les premiers jours, à de légères escarmouches, ils s’avancèrent en force le 24 juin, présentant comme au combat du 19 juin, un front très étendu, mais en marchant avec moins d’ordre encore. Toutes les dispositions avaient été prises par le général en chef pour un mouvement offensif qui, succédant à l’attaque de l’ennemi aussitôt qu’il serait repoussé, devait lui faire perdre deux lieues de terrain, et M. de Bourmont s’était porté lui-même aux avant-postes pour diriger ce mouvement.

L’attaque tentée contre nos avant-postes fut repoussée en un instant. Le général Berthezène, qui avait reçu l’or­dre de marcher en avant, suivit vivement l’ennemi avec la première division. La brigade Danrémont, de la deuxième division, prit part à ce mouvement. Une batterie de campa­gne marchait avec nos troupes, et un escadron de chasseurs, dont les chevaux venaient d’être débarqués, suivait l’infan­terie pour charger au besoin. L’ennemi traversa en courant la plaine qui se trouve en avant de Staouéli, et ne s’arrêta qu’à une lieue de là, sur les hauteurs qui se lient an mont Boudjaréa et aux collines d’Alger. Au bout de cette plaine, d’une étendue d’à peu près 5,000 mètres, le Sahel s’arrête, et le Fhas commence. Le général en chef, remarquant que le pays changeait d’aspect, que les mouvements de terrain prenaient un caractère plus prononcé, résolut de profiter de l’entrain de ses troupes pour traverser rapidement ce pays de chicane, coupé de ravins et boisé, qui aurait, pu être facile­ment défendu par un ennemi moins découragé. Il lança donc vivement la division Berthezène et la brigade Danrémont an milieu des haies, des vignes, des habitations qui font de cette contrée comme le jardin d’Alger, car là commence le massif des montagnes sur lesquelles sont situées cette ville et ses maisons de campagne.

La première division ne rencontra point, de résistance sérieuse et atteignit rapidement la ligne extrême des vergers sur laquelle elle devait s’arrêter.

Pendant que le 49e abordait l’ennemi de front, les capitaines Arrighi (Antoine) et Delacroix, qui flanquaient le premier bataillon, ont habile­ment profité de tous les accidents de terrain et, en débordant l’ennemi par la gauche, ont puissamment secondé le mou­vement de leur régiment. Maître de cette position, j’ai fait occuper par les voltigeurs du capitaine Delacroix une maison carrée qui en est la clef. Vers deux heures de l’après-midi, l’ennemi, sentant l’importance de ce poste, reprit l’offensive et voulut s’en emparer. Je fis soutenir la compagnie des vol­tigeurs par les grenadiers du capitaine Arrighi, qui repoussa l’ennemi et le rejeta dans le ravin. M. Amédée de Bourmont, officier d’une grande espérance, a été grièvement blessé en abordant à la baïonnette, avec sa section, un parti nombreux qui tournait la gauche de cette position. L’ennemi ayant été forcé de repasser le ravin, j’ai couronné les hauteurs et pris position à l’extrême droite de la première division. »

Il fallut de grands efforts aux deux pièces d’artillerie qui marchaient avec cette brigade pour la suivre au milieu des difficultés sans cesse renaissantes du terrain. Le courage, l’intelligence et l’ardeur des artilleurs triomphèrent de tout. Le colonel d’artillerie d’Esclaibes et le capitaine Bonnet, de la même arme, se firent remarquer dans cette affaire. Les troupes françaises poursuivirent l’ennemi dans les quatre directions par lesquelles il se retira. Elles arrivèrent ainsi au-delà de l’Oued-el-Call. Leur artillerie, après avoir surmonté tous les obstacles, avait dispersé les groupes armés qui se présentaient encore. Elles allaient continuer leur mouvement offensif lorsqu’une explosion soudaine ébranla le sol sous leurs pieds. C’était une maison fortifiée, située sur la pente des hauteurs dont l’ennemi occupait la crête, en face de laquelle se trouvait la brigade Achard, et où les Turcs avaient établi un magasin de poudre, qui sautait avec fracas. « La détonation fut violente, écrivait le général en chef, Des nuées d’une fumée épaisse, qui s’élevaient à plus de 100 mètres et qui réfléchissaient les rayons d’un soleil d’Afrique, présen­tèrent à l’armée un magnifique spectacle ; Gudin se trouvait là, il saisit ses crayons (Rapport du commandant en chef au ministre de la guerre, daté du 25 juin). »

La journée avait été vive; on était dans la plus grande chaleur du jour; les troupes, harassées de cette ardente pour­suite, avaient besoin de repos, et on pouvait craindre, à mesure qu’on se rapprochait d’Alger, de voir les obstacles se multi­plier et peut-être des mines ensevelir des compagnies tout entières; la poudrière avait, en effet, presque éclaté sous les pieds de nos voltigeurs. Le général en chef ordonna aux trou­pes de faire halte et de prendre position en face de l’ennemi, qu’une dernière journée de combats devait refouler dans la place, car il occupait les hauteurs sur lesquelles elle s’élève. Nous nous logeâmes sur le plateau qui domine l’Oued-El- Call. La gauche de notre armée, formée des brigades Achard et Clouet, était à l’Oued-el-Larens, le centre au bois du mara­bout Sidi-Bonaza, sur la côte d’Alger ; c’était là que se trou­vaient la brigade Poret de Morvan et le général Berthezène; la brigade Danrémont, formant la droite, était en avant de Sidi- Ibrahim. Le commandant en chef, après avoir présidé à ces dispositions (elles ne purent être prises sans des engagements de tirailleurs qui prolongèrent le feu jusqu’à la nuit), porta son quartier général de Sidi-Ferruch à Staouéli, qu’il occupa avec les brigades Munk d’Uzer et Colomb d’Arcines. On appela cette affaire la journée de Sidi-Kalef, du nom d’un hameau situé sur le plateau où s’était arrêtée notre armée.

Le lieutenant général duc des Cars représentait que, chargée jusque-là de fortifier la presqu’île, de tracer la route militaire, d’élever, sous la direction de l’artillerie, les redou­tes qui la défendaient, sa division avait eu sa part de fatigues sans avoir sa part de combats et de gloire, et il réclamait l’honneur de se porter en première ligne ; le général en chef, faisant droit à sa demande, lui donna l’ordre de quitter Sidi- Ferruch avec sa division, pour venir occuper la ligne de nos avant-postes, qui avait besoin d’être renforcée. Le 48e de ligne, de la brigade Munk d’Uzer, dut se détacher sous le commandement de son colonel, M. de Léridan, pour aller former la garnison de ce point important, avec des compa­gnies tirées des équipages de la flotte.

Il fallut d’assez longs pourparlers et de vives instances pour décider le commandant de la flotte à consentir, du moins à moitié, à cet arrangement devenu nécessaire par l’exten­sion croissante des opérations de l’armée : en effet, l’armée occupait à la fois Sidi-Ferruch, Staouéli et la position avan­cée, conquise dans le combat du 24 juin, et elle devait, en outre, assurer toute sa ligne de communication avec la mer (Alfred Nettement : la Conquête d’Alger).

1881 – 24 juin : AJELLO’S SAGA – Décès à Saint-Mandrier de Cancelin Anne Josephine, 34 ans, mère de la précédente, née à Toulon, fille de Cancelin Antoine Sylvestre et Rimbaud Stéphanie, parents de Toulon, qui avait épousé Ajello Nicolas (Etat-civil de Saint-Mandrier ; Archives familiales).

1884 – juin : l’épidémie de choléra commence à défrayer la chronique. Dès le mois de juin le maire de Toulon informait la population de l’apparition de plusieurs cas dont le nombre de décès s’élevait à 17. La municipalité et la Marine s’étant rendu compte de l’intensité du fléau, des mesures énergiques ont été aussitôt prises pour le conjurer. L’épidémie était attribuée à des germes cholériques que le transport «Sarthe» aurait apportés avec lui en revenant du Tonkin. Le préfet a protesté énergiquement contre cette rumeur publique. En effet, les premiers cas de choléra se sont déclarés à la Division et non à bord de la «Sarthe». Afin de tranquilliser la population et sur la demande de M. Dutasta, Maire de Toulon, le Préfet a donné l’ordre de conduire la «Sarthe» en rade. Une commission, dite «Commission consultative de la salubrité publique» est constituée, cette commission réunie d’urgence prend des mesures immédiatement. Ainsi les corps des cholériques ne passeront plus par les églises, les cérémonies religieuses auront donc lieu soit au domicile, soit au cimetière ; les inhumations devront être faites immédiatement. Une tranchée spéciale a été ouverte au cimetière, d’une profondeur de 2m,50, dans laquelle sont enterrés tous les cholériques ; les cercueils seront recouverts d’une forte couche de chlorure de chaux. Les services de balayage et de la vidange fonctionnent en permanence. Des désinfectants sont répandus dans toute la ville. Les écoles communales et le lycée sont fermés. La population ouvrière est logée sous tentes. Le préfet Maritime prend aussi des mesures d’exception. « L’Entreprenante » qui, depuis quelque temps déjà, a été installée en bâtiment-hôpital, a été conduite aux appontements pour parer aux besoins du service. Elle sera en mesure dès le 24 juin 1884 de recevoir à son bord tous les malades des bâtiments armés ou en armement, de la réserve, des équipages de la flotte et des troupes de la marine casernées à Missiessy et au Mourillon. Le transport des malades de tous les corps se fera donc par voie de mer. Le service médical est partout assuré de jour et de nuit. Reste la question de l’évacuation des casernes. Trois des quatre vaisseaux occupés par les équipages de la flotte vont être évacués et les hommes casernes à bord de trois autres vaisseaux-pontons inoccupés jusqu’ici. Quant aux hommes de l’infanterie de marine, ils vont camper à Saint-Mandrier ; on a hésité longtemps entre divers points des environs de Toulon ; partout le manque d’eau s’opposait à un choix définitif : on s’est arrêté à la presqu’île de Saint-Mandrier, comme pouvant être plus facilement approvisionné. Les malades de -la Guerre et de la Marine» transportés d’abord sur l’«Entreprenante» pourront par la suite, s’il y a lieu, être transférés à Saint-Mandrier. Les malades de la salle 3 de l’hôpital principal ont été évacués sur l’hôpital de Saint-Mandrier. MM. Brouardel et Proust, délégués du gouvernement, et Strauss, élève de M. Pasteur, chef de la mission qui fut envoyée en Egypte en 1883, pour y étudier le choléra, se sont rendus à l’hôpital Saint-Mandrier, dans la chaloupe à vapeur du préfet Maritime, M. le docteur Thomas, directeur du service médical de cet établissement les a assistés dans leur visite. Après avoir examiné minutieusement l’état des douze cholériques soignés à ce moment-là, MM. Brouardel et Proust se sont tenus dans une réserve excessive, et n’ont rien fait connaître de leurs opinions sur la nature de l’épidémie. M. Strauss a émis l’avis qu’aucun des douze cholériques qu’il venait de voir, ne succomberait aux atteintes du choléra. L’opinion des médecins de la Marine et de Toulon se confirme, ils penchent de plus en plus pour le choléra asiatique. L’Administration de l’hôpital de la Marine avait, sur l’avis des médecins, réduit le nombre des permissions accordées aux parents des malades traités à Saint-Mandrier. Mais cette mesure de prudence qui avait pour but d’empêcher la mise en contact dans la canonnière, des visiteurs et des cholériques, n’a plus sa raison d’être, les cholériques étant transportés par une autre voie ; elle va donc être rapportée (Gisèle Argensse, 1989, p. 78-79).

1894 – 24 juin : Jean Casimir-Périer débute son mandat de président de la république française.

1901 – 24 juin : Première exposition de Pablo Picasso à Paris.

1917 – 24 juin  : La Pitié suprême aux soldats et marins morts pour la Patrie, dans les hôpitaux de Marseille, inauguré le 24 juin 1917. texte au verso daté du 29 juin 1917. Le 24 août 1916, le président du comité écrit au maire de Marseille Eugène Pierre (1864-1937) pour lui demander l’autorisation d’élever à ses frais un monument au cimetière Saint-Pierre, sur le terrain militaire. Il souhaite l’élever à la mémoire des soldats et marins morts pour la Patrie dans les hôpitaux de Marseille. Le maire lui accorde très volontiers son autorisation. Le comité confie la conception du monument au sculpteur Stanislas Clastrier (1857-1925) tandis que l’architecte en chef de la Ville Léonce Muller (1859-1935) se charge de la partie architecturale. L’artiste modèle une Gloire aux ailes déployées tendant une couronne de lauriers à un soldat blessé. C’est Marius Malan (1872-1940), sans doute praticien de Clastrier, qui met l’œuvre en place au cimetière avec le concours de Muller. Enfin, le monument est inauguré très solennellement le 24 juin 1917 : les membres de vingt-cinq sociétés militaires et œuvres de guerre défilent devant la sculpture pour honorer les héros. La Pitié Suprême est très certainement le PREMIER MONUMENT commémoratif marseillais de la GUERRE 14-18. Hélas ! Il semble qu’il ne se trouve plus aujourd’hui dans l’enceinte du cimetière Saint-Pierre. A-t-il été détruit ? A-t-il été déplacé ? Si oui, dans un autre cimetière communal ? Si quelqu’un possède des informations à son sujets ? SOURCE DU TEXTE = marseille204 (point) rssing(point)com/chan-12364991/all_p2.html.

1924 – 24 juin : Michel Ragon, né le 24 juin 1924 à Marseille et mort le 14 février 2020 à Suresnes, est un écrivain, critique d’art, critique littéraire et historien de l’architecture français. Autodidacte et libertaire, il s’intéresse en particulier à la littérature prolétarienne et à l’histoire de l’anarchisme.

1927 – 24 juin : L’essai de présentation en recette du porte-avions « Béarn » est enfin acquis. Le bâtiment est de retour sur rade à 19 h (Jean Moulin, Lucien Morareau, Claude Picard, 2001).

1940 – 24 juin :

1. DERNIER COMBAT DU 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais. Depuis le 5 juin, le 26ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais (ex 12ème RTS puis ex 12ème RIC) n’assure plus la défense de la côte entre Toulon et La Ciotat contre toute attaque italienne : ° Le 5 juin, date à laquelle les Allemands franchissent la Somme, le 26ème R.T.S. quitte la vallée du Rhône est jeté entre Somme et Seine, au côté du RICM au sein de la 8ème Division d’Infanterie Coloniale Légère (8ème D.I.C.L.) qui retraite glorieusement jusqu’à Ribérac où a lieu son dernier combat le 24 juin à 18 heures après de sanglants engagements à Mantes sur la Seine, puis de Chartres à Amboise sur la Loire, sur le Cher, sur l’Indre. »
2. RALLIEMENTS A LA France LIBRE – Les trois cents hommes valides de l’île de Sein, craignant d’être réquisitionnés pour les besoins de l’armée allemande, préfèrent s’embarquer pour l’Angleterre et s’engager dans les Forces françaises libres (André Rossel, 1985).

3. Signature de l’armistice avec les Italiens à Rome, Comme Hitler le lui a demandé, Mussolini a été très conciliant. Les combats cessent à 24 heures sur tous les fronts (André Rossel, 1985).

4. L’AMIRAL Darlan ordonne aux grands subordonnés : « Précautions secrètes d’autosabordage si ennemi ou étranger veut s’emparer d’un navire » (Antier Jean-Jacques, 1972). « Je me réfère aux clauses de l’armistice télégraphiées en clair par ailleurs. Je profite des dernières communications chiffrées que je peux transmettre pour faire connaître ma pensée à leur sujet :

Primo : Les navires de guerre démobilisés doivent rester français avec pavillon français, équipage français, séjournant dans un port français, métropolitain ou colonial.

Secundo : Précautions secrètes de auto-sabotage doivent être prises pour que ennemi ou étranger s’emparant d’un bâtiment par la force ne puisse s’en servir;

Tertio : Si commission d’armistice chargée d’interpréter les textes décidait autrement que dans paragraphe primo, les navires de guerre seront, sans ordres nouveaux, soit conduits aux Etats-Unis, soit sabordés s’il ne peut être fait autrement pour les soustraire à l’ennemi. En aucun cas ils ne devront être laissés intacts à l’ennemi;
Quarto : Navires réfugiés ainsi à l’étranger ne devront pas être utilisés à opérations contre l’Allemagne ou l’Italie sans ordre du commandant en chef. (12 h 5/24/6.) »

Quelques heures plus tard, les bâtiments de la flotte s’immobilisaient dans leurs bases respectives, les pavillons nationaux étaient mis en berne en signe de deuil, et tous les postes radio de la Marine se taisaient conformément aux obligations de l’armistice en attendant que les pourparlers aussitôt ouverts avec les Allemands permissent de reprendre le trafic.
Une page était tournée dans l’histoire navale française (amiral Auphan, Jacques Mordal, 1967).

5. A MERS EL-KEBIR, ECHEC D’UNE ENTREVUE ENTRE ANGLAIS ET FRANçAIS – Le 24 juin, l’amiral Gensoul, à Mers el-Kébir, reçoit sur le « Dunkerque » la visite de l’amiral North, commandant à Gibraltar, qui tente vainement de le convaincre de rallier la Royal Navy. L’amiral français lui rappelle qu’il n’obéit qu’au gouvernement légalement constitué du maréchal Pétain et l’assure que son escadre ne sera pas livrée aux Allemands. Il a reçu de l’amiral de la Flotte des instructions claires de sabordage en cas de coup de force de la Kriegsmarine. L’entrevue est un échec. Le lendemain, l’armistice entre en vigueur.

1942 – 24 juin : FRONT D’AFRIQUE DU NORD : Chute de Marsa Matrou, dernière place forte avant Alexandrie. Rommel s’enfonça dans le secteur de Marsa Matrou dans le but de fixer les forces blindées de l’ennemi et d’encercler son infanterie.. Ce sera ainsi que les 26 et 27 juin que les divisions allemandes passeront devant Marsa Matrou, anéantissant les 15e et 21e blindées britanniques (Paul Carell, Afrika Korps).

1944 – 24 juin :

1. AUX LONNES, « La Colline », maison de Benjamin Valloton est dynamitée par les Allemands à 20 heures (.B. Valloton, 1945, p. 193 et suiv.)

2. DERNIER RAID AVANT L’OUVERTURE DU FRONT DE PROVENCE : Le 24 juin, la 10e division de croiseurs légers (« Le Fantasque », « Le Malin », « Le Terrible ») effectue un dernier raid dans le golfe de Trieste, après quoi, le 26 juin, elle est envoyée en réparations à Bizerte en vue des préparatifs des opérations qui vont se dérouler sur les plages du sud de la France (Paul Carre, Les lévriers de la mer, 1967).

1961 – 24 juin :

1. les Francs-jouteurs de Saint-Mandrier ont frappé fort.

2. Saint-Mandrier fête la Saint Pierre avec éclat. (Ken Nicolas, vol. 2, p. 72-73).

1970 – 24 juin : DEMOLITION DU NAVIRE DE LIGNE « JEAN BART » – L’ex-cuirassé « Jean Bart » est vendu le 21 mai 1970 à Paris à la Société des Chantiers Navals Varois les Abeilles, de La Seyne. Le 24 juin, il est enlevé par cette société pour être démoli à Brégaillon (Ronarc’h P.-J. – L’évasion du Jean-Bart juin 1940).

1979 – 22 à 24 juin : Centre d’Etudes Médiévales de Nice – La chasse au Moyen Age, colloque de Nice. Evans D. – Le traité de fauconnerie en vers provençaux « Dels auzels cassadors », son intérêt culturel. Tucoo-Chala P. – L’art de la pédagogie dans le livre de chasse de Caston Fébus.  

1982 – 24 juin : Jean-Loup Chrétien est le premier astronaute français envoyé dans l’espace.

24 juin : mort de Marc Fumaroli à l’âge de 88 ans. Né à Marseille le 20 juin 1932, Marc Fumaroli était un professeur de renommée internationale, spécialiste des auteurs du Grand Siècle et du XIXe siècle. Ce chercheur et académicien avait dénoncé les menaces pesant, selon lui, sur la culture par la dissolution de l’élitisme..

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : C’est un fakir extraordinaire, il faut voir comment il hypnotise le comme le public. Il arrive sur scène, il regarde l’assistance, il dit « Riez ! » … et tout le monde s’esclaffe. Et s’il dit « Pleurez ! » … tout le monde fond en larmes. Un jour, en entrant en scène, il trébuche sur une lame du plancher et il s’étale par terre en criant un « Merde ! » épouvantable.

Eh bien, il a fallu une semaine pour nettoyer la salle.

Je vous souhaite un bon SAMEDI de saint Jean d’été ainsi qu’une excellente journée à tous.

A demain !

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