EPHEMERIDES 23 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 23 JUIN 2023 – 12e ANNÉE (n° 3830)

ILLUSTRATION : une belle soirée au théâtre Galli, Sanary.

FÊTES :

Nous fêtons les 140 000 Audrey de France. Leur prénom signifie « noble de bon conseil ». Sainte Audrey est née vers 630 et morte le 23 juin 679. C’est une sainte anglo-saxonne très populaire.

Au calendrier républicain, c’est le jour de la mule.

DICTON et LOCUTION PROVENçALE MÊLÉS: pour caractériser les politiciens véreux, les Provençal emploient l’expression très imagée suivante : « En tem d’ouragi leis estrouen nèdoun » (En temps d’orage, les étrons nagent ».

LE MOT DU JOUR : « La révolution n’est pas la révolte. Ce qui a porté la Résistance pendant quatre ans, c’est la révolte. C’est-à-dire le refus entier, obstiné, presque aveugle au début, d’un ordre qui voulait mettre les hommes à genoux. La révolte, c’est d’abord le cœur » (Albert Camus, 19 septembre 1944, « A Combat »).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

(la pêche au thon à Bandol, tableau peint par Joseph Vernet, Bandol en 1754)

49e livraison : Bandol, Sanary et Boyer.

Etienne Boyer, natif d’Ollioules, commerçant en huile d’olives, prêteur d’argent et possédant une barque dans le port de Sanary en 1571, devenu capitaine, participa aux guerres de religion. Proche du roi Henri IV, celui-ci, pour les services rendus au pays, lui octroya en 1603 le privilège des madragues pour la pêche au thon. Par mariage, il était apparenté à la famille des comtes de Vintimille, seigneurs d’Ollioules, d’Evenos et de Sanary. Par héritage enfin, il possédait deux maisons à Sanary, l’une sur le port avec un magasin de pêche, l’autre dans le bourg qui comprenait 36 maisons, 200 familles et, depuis 1570, son église à l’emplacement de l’ancien prieuré de Saint-Victor sous le vocable de Saint-Nazaire.

.Ce don royal des madragues sera d’ailleurs renouvelé par Louis XIII et Louis XIV. Un tableau de Vernet immortalisa ce geste. Pour ce qui concerne notre propos, il y aura trois emplacements de madrague l’une aux Embiers, une autre à Saint-Cyr et la troisième à Cépet.

Antoine de Boyer, fils et petit-fils de négociant Ollioulais était ainsi récompensé et anobli.

Avec ce qui lui rapporta la seule exploitation des madragues, Boyer fit construire en 1610 son château dans l’enceinte fortifiée de la motte de Bandol.

Toutefois, alors que Sanary et son port envisageait de se détacher d’Ollioules, Bandol n’était encore qu’un simple point d’appui sur la côte, doté certes d’un château, d’un fort et d’une île inhabitée, mais sans hinterland et encore moins de port, situation qui était celle de Sanary avant que des Ollioulais s’installassent près de la tour.

(à suivre)

MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).

-249e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

SAINT-ANTOINE (à 8,370 km, banlieue nord).

C’était autrefois le quartier des « Baumes », à cause de ses grottes creusées dans le tuf. Il s’y trouvait, dès le XIIe siècle, une petite chapelle connue sous le nom de Sancta Maria de Balma. Les religieux Antonins, fondés par le pape Boniface VIII en 1297, acquirent une maison aux Baumes. Ils avaient pour mission de soigner les malades atteints de la lèpre, maladie connue sous le nom de « feu d’enfer ». L’agglomération devint, de ce fait, les Baumes de Saint-Antoine (actes de 1480 et 1693). En 1850, les paysans disaient encore qu’ils allaient « aux Baumes ». La communauté des Antonins fut dissoute en août 1777 ; ses biens passèrent à l’ordre de Malte. Sa maison existait encore, dit-on, au milieu du XIXe siècle, sous le nom de « Capelans ».

Les mariages et les baptêmes ne pouvaient être célébrés à l’église des Baumes (ces cérémonies avaient lieu à la cathédrale). Sur la demande des habitants l’évêché y autorisa la célébration des mariages en 1778. Mais les baptêmes n’avaient pas été compris dans cette autorisation, l’église n’ayant pas de fonts baptismaux. Les habitants, derechef, adressèrent une protestation à l’évêché, représentant que « les enfants des Baumes sont obligés de voyager en naissant et de sortir de Jérusalem pour aller chercher à Siloé la piscine du salut ». L’évêque accorda des fonts baptismaux en 1780.

La population des Baumes vivait du roulage. Le charroi était déjà intense sur cette route d’Aix et créait, dès la fin du XVIIIe siècle, un danger de la circulation. En 1780, une pétition signale « l’immense quantité de voitures qui obsèdent sans cesse la voie publique et la rendent périlleuse pour les habitants ».

La sécheresse était grande aux Baumes avant la création du canal de la Durance. Aussi, après les pluies du printemps et de l’automne, la population allait-elle épier impatiemment, dans un vallon, les premiers bouillonnements de la source des Bouillidous qui donne naissance au ruisseau Caravelle.

Sur le plateau de Verduron, auprès de Saint-Antoine, on a découvert, il y a quelques années, les vestiges d’un oppidum préromain, dit le « Pain de Sucre ».

EPHEMERIDES :

1197 – 23 juin : suite du différend entre l’évêque de Marseille et Montrieux concernant un bien de Pierre d’Orves [Acte n° 51, cartulaire de Montrieux, Boyer, 1980, p. 441-442: Marseille, in domo domini episcopi – Hugues Raimond, prévôt du chapitre d’Aix, arbitre un différend entre Rainier, évêque de Marseille, d’une part, et les chartreux de Montrieux, d’autre part, concernant un bien vendu par Pierre d’Orves à Foulques de Thorame, évêque de Marseille, agissant au nom des chartreux, pour la somme de 1700 sous. Acte passé sous les sceaux de l’évêque du prévôt.]

De concordia domini episcopi Massiliensis et heremitarum. [Parmi les témoins:] …Desiderius, episcopus Tolonensis; Willelmus de Revest, capellanus ejus; Boso de Areis; …; Barnerius, sacerdos de Evena; …

[Gallia Chr. Nov. : Marseille, 23 juin 1197. Rainier, évêque de Marseille, abandonne au prieur de la chartreuse de Montrieux ses droits au terroir d’Orves.] … controversia erat inter dominum R. Massiliensem episcopum, ex una parte, et Ber. Priorem et frates Montisrivi, ex altera, de honore Petri de Auroneves, milite, posito in territorio de Auroneves, quod est medietas territorii … M et DCC solidis … et ea que a Guillelmo de Signa, et a Guillelmo Martino jam acquisierant … pro decima universarum possessionam quas habebant in territorio de Auroneves, sovant episcopo Massilie unum modium frumenti in area magis castro de Baucet vicina, ad mensuram Massilie.

1326 – 23 juin : Insula Rivi. – île de Riou, commune de Marseille ; il y avait autrefois une vigie dont la tour est aujourd’hui en ruines (Mortreuil, 1872). L’île de Riou est mentionnée généralement en raison de la présence d’un farot à son sommet (Farossium ad insulam de Riou, 30 juin 1302 dans le registre Rubey de la Cour des Comptes, fol. 74). C. Rostaing (1950, 87, 242) fait venir son nom d’un oronyme Rivus, cas que nous retrouvons à l’origine de celui de Montrieux (Var), d’après Raymond Boyer, 1980. Première mention en 1250 par le Compasso qui, dans son itinéraire descriptif, note : l’altra isola a nome Reo (Motzo 1936-1947, 12).

1347 – 23 juin : Puech Rascas, (charte aux archives de la Major). Pierrescas, colline, commune de Marseille, quartier de Montredon (1872). Première mention le 3 août 1304 : Montanea Podii Rascacii, (charte aux archives municipales).

1352 – 23 juin : Orleta, (acte no­tarié). Massillon, jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez, commune de Marseille. Première mention au XIe siècle : Ortus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 89).

1347 – 23 juin : Puech Rascas (charte aux archives de la Major). Pierrescas, colline, commune de Marseille, quartier de Montredon (1872). Première mention le 3 août 1304 : Montanea Podii Rascacii, (charte aux archives municip.).

1352 – 23 juin : Orleta, (acte notarié). Massillon, jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez, commune de Marseille. Première mention au XIe siècle : Ortus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 89).

1401 – 23 juin : Lo Mortier (charte aux archives de la Major). Lieu-dit Mortier,  commune de Marseille, quartier de Saint-Jean- du-Désert. Première mention le 8 mai 1365 : Morterium, (charte aux archives mu­nicipales).  Notons que le 10 janvier 1791, le lieu est dit Milonis ou Massillon (registre des biens d’émigrés).

1441 – 23 juin :  Lo Sauzet (acte aux archives de la Major). Lieu-dit Sauset, commune de Marseille, quartier de Saint-Just. Première mention le 23 octobre 1398 : Al Sauset, (acte aux archives de la Major).

1584 – 23 juin : Le capitaine Antoine de Boyer, d’Ollioules, père d’Antoine de Boyer, premier seigneur de Bandol, déclare dans son testament du 23 juin 1584 reçu par Claude Portalys, qu’il « veut estre ensevely dans l’esglise ja commencée de l’observance Saint François du dict lieu, à laquelle sépulture veust estre acompaign avec les bons pères religieux du disct couvent et treize pauvres vesteus de demi-canne cordeillat pour chascun portant une torche allumée dans leurs mains. » (Magloire Giraud, Notice historique de l’Eglise de Saint-Cyr (Var), Toulon, 1855, p. 369).

1645 – 23 juin : VOYAGE EN EGYPTE DE GABRIEL BREMOND (1643-1645) – Parti de Marseille le 27 Octobre 1643, l’auteur de la relation de ce voyage rembarqua à Alexandrie le 23 juin 1643 pour regagner la France. En Egypte, il avait visité, outre Alexandrie et Rosette / Aboukir, le Caire, les sites de Giseh et de Saqqara puis s’était rendu à Gaza, au Monastère de Sainte-Catherine et vu le Mont Moïse.

1660 – 23 juin : VISITE DE L’EVEQUE DE TOULON A SANARY – Si dans les chapelles du terroir l’office de la Sainte Messe peut être célébré en semaine avec l’aide d’un prêtre rémunéré par les habitants du quartier, ainsi qu’à Sainte Ternide, à la chapelle de La Millière, à la chapelle des Pénitents, à la chapelle Saint Louis de la Tourelle, à la chapelle de N.D. de Pitié, la célébration de la Messe du Dimanche doit se faire obligatoirement à l’église principale du lieu-.

Cela avait été rappelé lors de la visite de monseigneur PINGRE évêque de Toulon à l’église Saint-Nazaire le 23 Juin l660.

Pour les baptêmes et les inhumations, l’autorisation de l’Evêque de Toulon était indispensable.

Nous indiquons les actes de sépultures ou de mariage retrouvés dans les registres paroissiaux d’Ollioules ou de Saint-Nazaire (Voir Barthélemy Rotger  » DE SAINT-NAZAIRE A SANARY, Contribution à 1’histoire locale de SANARY sur mer, des origines à 1900 », 1984).

1663 -23 juin : lieu-dit La Castagne, commune d’Allauch (acte notarié, à Allauch).

1665 -23 juin : LA PESTE EST A SANARY – Cas mortels de charbon à Sanary, barrières et bureau de Santé. Peste à Ollioules, sarrade et mise en place de barrières ; 3 victimes à Sanary qui construit la chapelle de Saint-Roch. Elle est située à un carrefour important du Chemin de la Croix qui vient de la ville (actuelle Avenue 2ème Spahis), du Chemin de la Buge qui en traversant la Reppe au gué du Pas de Puget (actuel Rond-Point Bad Sackinghem) rejoint Six-Fours par la Calade de Sainte-Madeleine, du Chemin de l’Huide qui, en longeant le canal d’amenée d’eau de la fontaine (oïde ou uide/huide en provençal) rejoint l’Ancien-Chemin de Toulon à La Ciotat en direction de La Ciotat, du Chemin de la Baou qui rejoint le même chemin en direction de Toulon. A proximité passait aussi le Vallat Daumas (sous l’actuelle Rue Guy Mocquet qui faisait à l’époque la limite est des maisons du village. C’était donc, dès le départ, une chapelle de carrefour. De nos jours. l’appeler chapelle rurale fait sourire étant donnée l’extension qu’a pris Sanary. Mais le carrefour est toujours aussi important, même Si les routes ont changé. Une autre raison de ce choix de situation est que le «roumérage » de Sainte-Madeleine (pèlerinage provençal) qui partait de Six-Fours et allait jusqu’à la Sainte-Baume en prenait au passage les pèlerins de tous les villages, tous ceux de Sanary à cet endroit, après que ceux des campagnes d’Ollioules l’avaient rejoint au gué du Pas de Puget. Rien de plus commode donc que d’attendre la procession à l’abri de la chapelle (Castellan, 1937, p. 67-38 ; Bottin 1896 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 82 et suiv)

1666 – 23 juin : LES NON-RESIDENTS DE SIX-FOURS PAIERONT DORENAVANT LES IMPÔTS – Par arrêt du Conseil d’état du Roi, du 23 juin 1666, serait (aurait) été dit que les forains contribueraient, à l’avenir, à toutes les charges des communautés, foulle de gens de guerre, dettes, comme les habitants sans déduction d’imposition. Au moyen de quoi, tous lesdits forains ont été rendus contribuables à toutes les charges de la communauté, ce qui est suivi et exécuté (Jean Denans, 1713).

1673 – 23 juin : RHABILLAGE DES FONTAINES DE LA SEYNE – en été, durant les périodes de sécheresse, la ville de La Seyne manque d’eau potable. Les fontaines et puits existant dans les divers hameaux qui constituent la Communauté sont en mauvais état : de nombreuses délibérations parlent du problème de leur entretien et des réparations à envisager. Lors des délibérations où le trésorier présente ses comptes, on peut avoir parfois une idée des sommes engagées : ainsi, le 2 juillet 1673, le conseil ratifie les dépenses suivantes : « mandat de quatre livres seize sous, payé à Nicolas Bues pour travail à la fontaine Saint-François, du 11 décembre » « parcelle et mandat de vingt-six livres six sous, payé à Claude Augarde pour le radoub de la fontaine du Courton, dudit jour (= 13 juin) » « parcelle et mandat de quatre livres dix sous, payé à Claude Augarde pour le ‘rhabillage’ de la fontaine Saint-François, dudit jour (= 23 juin) » « parcelle et mandat de onze livres treize sous six deniers, payé audit Augarde pour le ‘rhabillage’ de la Bette (sic) dudit jour (=23 juin) » (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004).

1689 – 23 juin –  A. D. Var, 1 G 23, f° 110-112. : 1689, 23 juin –  Insinuation de titres pour Mre Joseph Rounier, prebtre prieur et archiprebtre de la parroisse de la Molle (A. D. Var, 1 G 23, f° 110-112). Annexe :

Louis par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront salut. :

Veu par nos amez et feaux, les gens tenans nostre cour de parlement de Provence la requeste présentée par mre Jean Guinaud, prebtre docteur en ste théologie du diocèse de Sisteron, tendant aux frais d’avoir annexe pour l’exécution de la signature par lui obtenue de notre st père le Pape portant provision en sa faveur du prieuré séculier curé de la paroisse du lieu de la Molle, diocèse de Fréjus, comme apert de ladite signature cy joincte,

Veu aussi la responce de nostre vicaire général n’empeschant scavoir, faisons que nostre acte conu par son ordonnance du jour et datte des présantes, a octroyé comme nous octroyons audit mre Guinaud, l’annexe par lui requise sans abus, et tesmoins de quoy nous avons fait mettre le seel à ces présentes.

Donné à Aix en nostre parlement, le dixiesme juin l’an de grâce mil six centz quatre vingt neuf et de nostre règne le quarante septiesme par la cour, ainsi signé deubement sellées.

Mise de possession

L’an mil six centz quatre vingt neuf et le vingt trois juin après midi, par devant moy notaire royal du lieu de Roquebrune au présant terroir de la Molle où il n’y a aucun notaire establi, constitué en personne mre Jean Guinaud, prebtre docteur en ste théologie du diocèse de Sisteron, lequel ayant la présance de mre Jean Thouret, bachelier en ste théologie, curé dans la paroisse Ste-Marie-Magdalaine de la ville d’Aix, lui auroit remonstré qu’il auroit esté pourveu par nostre st père le Pape, du prieuré ou archiprebtre de l’église parrochialle du lieu et terroir inhabité de la Molle, diocèse de Fréjus soubs le titre Ste-Magdalaine, ensuite de la résignation faitte en sa faveur dudit prieuré par mre Joseph Rounier, dernier possesseur dudit prieuré, ainsi qu’il auroit fait apparoir par la signature de provision dudit prieuré donné à Rome le troisiesme des calendes de mai dernier et par les lettres d’annexe d’icelle abrogés par nos segneurs de la souveraine cour de parlement de ce pays, le tout en bonne et deube forme. Laquelle signature et lettres d’annexe deubement selées, il auroit remises audit mre Thouret et requis icelui de se vouloir mettre en possession réele, actuelle et corporele dudt prieuré et de tous les droitz en dépendantz. Sur quoy ledt mre Thouret comre, après avoir receu ladite signature et lettres d’annexe avec l’honneur et révérance qu’il appartient, il auroit prins par la main ledit mre Guinaud, prieur et archiprebtre et après s’être tous transportés au devant ladte église Ste-Magdalaine pour entrer dans icelle et faire les cérémonies et formalités en tel cas requises, ont treuvé la porte de ladite église fermée à clef sans avoir treuvé personne pour la recouvrer, ce qui auroit obligé ledt mre Thouret, comre de faire mettre à genoux ledt mre Guinaud avec lui pour faire leurs prières. Après lesquelles ledt me Guinaud a touché et pousser la porte de ladte église sans avoir peu faire les autres cérémonies et formalité de réelle, actuelle et corporelle possession dudit prieuré n’ayant compareu personne pour s’y opposer. De quoy ledt me Guinaud, prieur et achiprebtre nous a requis acte pour l’effet de la présante résignation mise de possession, jouir dudit prieuré droits et revenus en dépendantz que nousdit notaire lui avons concédé.

Fait et publié au devant l’église Ste-Magdalaine au terroir de la Molle environ les six hures après midy, en présances de Jaques Cauvin, mulatier du lieu de Cogolin et de Jean Aubert, mesnager du lieu de Reillane, habitant audit lieu et présance aussi dudt mre Rounier, prebtre servant la parroisse dudit Cogolin, témoins requis et signés avec lesdits mres Guinaud et Thouret sauf ledit Cauvin tesmoin qui a déclaré ne scavoir escrire.

Signé : Thouret prebtre, Guinaud prebtre, Rounier prebtre, Aubert et nous Viallis notaire à l’original, estant rière nous Sperit Viallis, notaire royal du lieu de Roquebrune, diocèse de Fréjus, soubzsigné Viallis notaire ainsi signé.

Insinué et enregistré au greffe des insinuations ecclésiastiques de l’évêché et diocèse de Fréjus toutes les susdites pièces à la requeste dudit messire Guinaud, prieur par moy soussigné commis audit greffe, le vingt sept juin 1689.

Signé Maurine.

1694 – 23 juin : Gatt Mouert (registre de l’Ecritoire). Gat-Mort, quartier rural, commune de Marseille, quartier des Crottes (1872). Première mention au XIe siècle : Gatus Mortuus (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

1726 – 23 juin :Castellan, 1937 :] 23 juin 1726 Vu l’état des charges de la Communauté et la misère des habitants, le Conseil d’Ollioules supplie l’intendant de surseoir au peiment des sommes dues aux créanciers ; acception de la pièce de la Rouvière en paiement de la dette de Pierre Fabre.

1768 – 23 juin : Le Curand – propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols, vers la Salle. Mention dans registre aux archives de la Major.

1789 – 23 juin : LE SOUVERAIN DÉCLARE QU’IL ACCEPTE L’IMPÔT ET LES EMPRUNTS CONSENTIS PAR LES ÉTATS GÉNÉRAUX, LA LIBERTÉ INDIVIDUELLE ET CELLE DE LA PRESSE ET LA DÉCENTRALISATION ADMINISTRATIVE – La séance royale est une véritable injure l’Assemblée nationale. Necker, qui défendait ses thèses, en est d’ailleurs absent. Le souverain déclare qu’il accepte l’impôt et les emprunts consentis par les États Généraux, la liberté individuelle et celle de la presse et la décentralisation administrative. Il forme le vœu que les privilégiés acceptent la proposition d’égalité fiscale. Cependant, il ne dit rien sur l’admission de tous à tous les emplois, de même qu’il n’envisage le vote par tête qu’à l’occasion de problèmes ponctuels. Quant aux réformes, il n’acceptera que celles auxquelles consentira l’aristocratie. Le discours de clôture du souverain laisse planer la menace d’une dissolution (Agenda du Bicentenaire, MARDI 23 JUIN).

1792 – 23 juin : LES FRERES DES ECOLES DE TOULON SONT DECLARES « PATRIOTES » – Le 23 juin 1792, les frères des écoles de Toulon furent déclarés patriotes dans une séance du Conseil général de la ville (arch. comm. de Toulon, registre D 5) établissant « que depuis le commencement de la révo­lution, ces citoyens n’ont cessé de donner des preuves de leur patriotisme, malgré tous les écueils dont ils étaient environnés par l’incivisme de leurs collègues des autres villes » (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18).

1793 – 23 juin : UN GIRONDIN EVADE SE CACHE DANS UN GRENIER – Le député girondin Lanjuinais, évadé le 23 juin 1793 par suite du coup d’Etat des Montagnard, refusera de participer à la révolte fédéraliste et vivra plusieurs mois caché  dans un grenier à Rennes où il s’était réfugié (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1177-1178).

1793 – 23 juin : DECLARATION DES DROITS DE l’HOMME – Le députéHéraut de Séchelles présente une nouvelle rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen à la Convention qui l’adopte (Yann Fauchois, id., p. 1180).

1795 – 23 juin (5 messidor) :

1. PROJET DE CONSTITUTION – Rapport de Boisy d’Anglas â la Convention sur le projet de constitution dont le principal rédacteur est Daunou (Yann Fauchois, id.,).

2. DEFAITE SUR MER : Armée – Guerre – International – Population – Société – Villaret de Joyeuse est battu par la flotte anglaise de l’amiral Warren transportant des émigrés qui vont débarquer quelques jours plus tard dans la région de Quiberonoù se regroupent les chouans(Yann Fauchois, id.)

3. Les principaux meneurs de la bataille du Beausset sont jugés, condamnés à mort et fu­sillés à Toulon – Après jugement par la commission militaire de Toulon, Félix Peillon, 28 ans, qui, à la tête de montagnards toulonnais, avait participé en 1792, à la Roquebrussanne, au massacre du royaliste Saqui, ainsi que Joseph Suffren, 41 ans, qui commandait en 1793 le bataillon du Beausset ayant mis à mort, à Méounes, le notaire Barry, furent exécutés le 5 messidor sur la place d’armes  (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

Les principaux meneurs de la bataille du Beausset sont jugés, condamnés à mort et fu­sillés à Toulon. C’est le cas dès le 25 messidor (23 juin 1795) de Félix Peillon, ex-commandant en second du bataillon beaussétan de 1793, et de Joseph Suffren, maire du Castellet de 1791 à 1793, qui avait joué un rôle auprès de Joseph Xavier Portal au sein du 2ème bataillon beaussétan (Gérard Delaforge, 1995, p. 110).

1795 – 23 juin (5 messidor) :  JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPEDITION FRANCAISE 1798-23 JUIN – Dimanche 19 jour du mois de Muharam 1274  [23 juin 1799] – Décès de Mikhâ’îl Kahîl, chrétien syrien. Il faisait partie du Dîwân restreint. Il est mort subitement à la suite d’une grave contrariété. Les Français l’avaient obligé à un prêt de 6 000 riyâl farânsa. Il s’était mis à rassembler cette somme, quand il apprit qu’Ahmad Pacha al-Jazzâr avait arrêté son associé en Syrie et avait pris tout ce qu’il avait trouvé chez lui. La nouvelle lui parvint alors qu’il conversait au cours de la nuit avec ses frères. Il mourut sur le coup.

1801 – 23 juin : Mort de Dieudonné (Déodat) de Gratet de Dolomieu, géologue, minéralogiste et volcanologue français, chevalier, puis commandeur, de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Né le 23 juin 1750 au château des Gratet à Dolomieu, en Isère, Fils de François de Gratet (1720-1778), 3ème marquis de Dolomieu, capitaine de dragons puis président de la Cour des comptes du Dauphiné, et de Marie-Françoise de Bérenger, il est le 2ème garçon d’une famille de 11 enfants. Son père achète pour lui le titre de chevalier de Malte lorsqu’il a 2 ans. Carabinier à 14 ans, officier à 16 ans, il fait son noviciat sur les galères de l’Ordre. A l’âge de dix-huit ans, il tue en duel un de ses camarades de l’ordre de Malte. Condamné à mort, il est gracié par le grand maître. Il est ensuite en garnison à Metz où il s’intéresse aux Sciences, et notamment au volcanisme. Dolomieu quitte alors le service militaire (1775) pour se consacrer aux sciences : au cours de plusieurs voyages, effectués pour son ordre, il fait de nombreuses et importantes observations géologiques. L’Ordre de Malte le fait commandeur en 1780. Il publie (1784) des études sur les tremblements de terre, puis différents mémoires sur le basalte, sur les calcaires auxquels on a donné depuis le nom de dolomie puis dolomite. Proscrit, il doit se cacher pendant la Terreur (1793-1794). Réhabilité, il est nommé, en l’an III, inspecteur des Mines, professeur de géologie à l’Ecole des Mines, et il devient membre de l’Institut (1795). Dolomieu fait partie de l’expédition d’Egypte, où il séjourne deux ans. A son retour (mars 1799), poussé par une tempête dans le golfe de Tarente, il est fait prisonnier et transféré à Messine. La reine des Deux-Siciles veut le faire exécuter, mais la communauté scientifique internationale se mobilise en sa faveur. C’est pendant cette captivité qu’il écrira son Introduction à la philosophie minéralogique (1801). Libéré en mars 1801 à la suite du traité de Florence et sur demande exprès de Napoléon, il est nommé professeur de minéralogie au Muséum, fait un dernier voyage dans les Alpes et meurt peu après au château de sa soeur Alexandrine, marquise de Drée. Décédé le 16 novembre 1801, son cœur fut déposé dans une urne qui fut déposée à l’entrée de la galerie de minéralogie du Muséum jusqu’en 1850, puis transportée avec les restes de sa soeur dans le tombeau des Gratet au cimetière Dolomieu où un monument fut construit en 1874(Georges GUEUGNON). Dans l’ouest varois le plateau d’Agnis, la Loube et les Morières sont les massifs les plus caractéristiques de ce type de roche.

1815 – 23 juin : LES SEYNOIS PRENNENT CONNAISSANCE DU DESASTRE DE WATERLOO – A La Seyne, on apprenait le désastre de Waterloo survenu le 18 juin. C’était à nouveau l’invasion et l’Empereur se trouvait contraint l’abdiquer une seconde et dernière fois. A nouveau aussi, les passions politiques étaient réveillées, la guerre civile montrait encore son triste visage. Marseille, en effet, où les partisans des Bourbons étaient nombreux, s’était soulevée à l’annonce de la défaite (Louis Baudoin, 1965, p. 452-453).

1835 – 23 juin : PREMIER CAS DE CHOLERA A TOULON – Le premier cas de choléra est signalé à Toulon le 23 juin, à la Seyne le 27. Dès le début de juillet, il y a à Toulon 48 décès le 4, 69 le 5, 91 le 6, 108 le 11 (chiffre maximum pour un jour). Beaucoup de Toulonnais se réfugient  Marseille… où le fléau sévit également. L’épidémie s’étend à Grasse, dans les Bouches-du-Rhône, dans les Alpes de Haute-Provence, dans les Alpes Maritimes jusqu’à Villefranche. Le 11 juillet, le sous-préfet de Toulon demande la révocation de 3 juges qui ont abandonné leur poste. Quant aux médecins de village, on n’en a pas une haute opinion. On ignore alors le rôle des microbes pathogènes, ainsi que celui de l’eau dans la transmission de la maladie. L’épidémie sévit durant les mois de juillet et d’août. Le dernier décès dans le Var est daté du 31 août à la Seyne (Cyril Castelbou. / la Seyne / chronologie ; Georges Ortolan, 1989 ;  Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990 )

 –1836 – 23 juin : ORDONNANCE ROYALE SUR LES ECOLES DE FILLES – La loi organique du 28 juin 1833, comme l’ordonnance de 1816, n’avait visé nommément que les écoles de garçons ; l’ordonnance royale du 23 juin 1836 en étendit le bénéfice aux écoles de filles.  L’autorité préfectorale s’empressa d’intervenir auprès des municipalités. (…, à Ollioules, en 1843,) «  le Conseil municipal considérant que les moyens d’instruction pour les jeunes filles manquent complètement dans cette localité, vote un crédit de 300 francs pour l’indemnité de logement de trois religieuses, y compris le local destiné à l’école, et émet le vœu qu’un certain nombre de filles pauvres soient instruites gratuitement. » (Louis Bourrilly, 1895).

A Sanary, à la suite de l’ordonnance du 23 Juin 1836, sur les écoles de filles, la commune eut à délibérer sur sa participation financière au fonctionnement de cette école. Considérant que la commune avait sur son territoire trois institutrices primaires, qui étaient plus que suffisantes pour sa population et donnaient à quatre-vingts filles, moyennant une rémunéra­tion modique de un franc vingt-cinq centimes par mois. Considérant qu’elle donnait déjà 6000 francs pour le curage du port, elle ne pouvait pourvoir à l’entretien d’une école de filles, dépense au-dessus des moyens de la commune, le port ayant une absolue priorité. Quant aux quelques filles de familles indigentes, on ne pouvait les prendre à titre gratuit (B. Rotger, 1984).

1868 – 23 juin : Déluge de 110 mm en une demi-heure à Villeneuvette, Hérault (la climatologie / intempéries / tableau 4).

1875 – 23 juin : 1400 maisons détruites et 200 victimes à Toulouse – Il y a eu une inondation importante à Toulouse, 1400 maisons détruites et 200 victimes. L’eau de la Garonne est montée de 8,32m se fût la pire inondation de la Garonne. Le village de Valentine, près de Saint-Gaudens, est sous l’eau. Le Salat, a défoncé le chemin de fer de Saint Girons. Toute la plaine de Muret est inondée. À Cazères, on ne circule dans la ville basse qu’en bateaux, et le sauvetage s’opère par les fenêtres des maisons. À Carbone, l’eau s’élève à 4,40m au-dessus de l’étiage et à Foix, l’Ariège monte à 2,70 m au-dessus de son niveau d’étiage (la. Climatologie / intempéries / tableau 4).

1891 – 23 juin : HOPITAL DE LA SEYNE – Par une délibération du 23 juin 1891, le conseil municipal de La Seyne vote l’expropriation à la Gâtonne d’un important domaine d’une superficie de plus d’un hectare comportant maison de maître à deux étages, maison d’habitation du fermier, d’un étage sur rez-de-chaussée, de deux hangars, d’une noria fixée sur un puits de dix mètres de profondeur. L’hôpital se construisit lentement. Il comportait de vastes bâtiments, ceux occupés de nos jours par le collège Marie Curie (Marius Autran, vol.2, 1990).

1904 – 7 juillet : A L’ASSEMBLEE, DEBUT DU DEBAT SUR LA DISSOLUTION DES CONGREGATIONS ENSEIGNANTES – Début d’un violent débat (23 juin – 5 juillet) à l’issue duquel une majorité se groupa autour d’Emile Combes pour voter l’acte de dissolution de toutes les congrégations enseignantes (J. Palméro, 1958, p. 352-353).

1918 – 23 juin : LE SOUS-MARIN “ARTEMIS” EST ATTAQUE PAR DES AVIONS ANGLAIS – L’Artémis (type Amarante / Clorinde modifié), appartenant à la 1ère escadre de sous-marins de la division de l’Adriatique, est  attaqué (méprise) par des avions anglais d’Otrante.

1927  – 8 au 23 juin : Le porte-avions « Béarn », en voie d’achèvement, est aux appontements de Milhaud du 8 au 23 juin puis est remis sur rade ce dernier jour à 9 h (Jean Moulin, Lucien Morareau, Claude Picard, 2001).

1934 – 23 juin : L’inauguration de la plaque commémorant le passage à la Closerie des Lilas du capitaine Bonaparte, en décembre 1793, a été fort brillante. A l’appel de la maîtresse de céans, Mme Poilroux, la très active présidente du comité toulonnais des Dames Françaises, avait répondu une assistance nombreuse autant qu’élégante parmi laquelle nous avons noté: Général Lenoir, générale Arlabosse, colonel Pluchon, colonel et Mme Revol, commandant P. Nel, qui fit une charmante causerie sur Bonaparte au siège de Toulon, docteur et Mme Quentel, Mmes Gavaille, Cosse, Dubois, Géo-Roussel, Sauvaire-Jourdan, Roche, Charnut, etc. Réception chez une dame de la cour, avec un Napoléon très bien incarné par M. M. Draveton, concert, danses, assaut d’armes, comédie, tout concourut à. l’éclat de cette fête qui valut à Mme Poilroux et à ses collaborateurs, les plus chaleureuses félicitations ». (article publié dans « Je dis tout » du samedi 23 juin 1934, p 11).

1936 – après le 23 juin : LE CURE DE SAINT-MANDRIER S’INSTALLE AUX SABLETTES – Après la fermeture de l’hôpital de Saint-Mandrier, le 23 juin 1936, et la suppression de l’aumônerie, le curé de Saint-Mandrier a quitté le presbytère délabré qui appartient à M. le Chanoine Garcin. Une maison a été restaurée par les soins de l’évêché et du curé auxSablettes. Le curé exerçait le culte dans les deux paroisses. La messe était dite à 9hl5 à Saint-Mandrier où se rendait en auto le dimanche et à bicyclette en semaine (Gisèle Argensse, 1989, p. 222).

1940 – 23 juin :

1. Lutte désespérée des armées françaises. Pendant que se déroulent les négociations les troupes françaises continuent une lutte désespérée mais non inutile. Au coure des parole préliminaires à la remise des proposition^ allemandes d’armisti­ce, von Keitel a rendu hommage à la résistance héroïque des armées françaises, Celles-ci continuent leur sanglant sacrifice et s’efforcent de mainte­nir la .pénétration allemande en territoire .français. Sans doute les forces du Reich ont-elles pénétré profondément dans l’intérieur de la France, partout cette progression est le signal de violents combats mais partout où subsistent des unités constituées les soldats fran­çais- continuent à disputer le ter­rain, à l’ennemi. Dans l’Est, l’armée d’Alsace-Lorraine, formée en carré, continue à disputer le terrain à l’ennemi et est môme passée à la contre-atta­que. L’adversaire n’est pas encore parvenu à couper les communica­tions entre l’armée de l’Est et- du Sud-Est qui fait front aux trompes italiennes, sur les Alpes, tout en contenant les éléments motorisés allemands au Sud de Lyon. Les combats favorables livrés hier soir entre. Lyon et Valence par une unité française de cavalerie contre une unité allemande blindée montrent que les troupes d’élite des Alpes constituent une réserve précieuse. Malgré la menace allemande sur la Vallée du Rhône, l’armée des Alpes interdit toute pénétration à l’armée italienne. Les combats continuent dans la région : immédiate entre la rive Sud de la Loire et le cours du Cher. Sur la Loire inférieure le fleuve n’a pas ‘encore été dépassé. Sur le Sud l’adversaire a mené un- effort identique. La résistance française ne peut que retarder la progression allemande. Les soldats sont épuisés, beaucoup parmi eux n’ont encore pris aucun repos. Les forces aériennes et navales continuent à participer brillamment à la lutte, notamment. en Méditerranée avec toutes leurs forces intactes. Précisons que le dernier bombardement de Marseille et de Beausoleil a fait un certain nombre de victimes parmi lesquelles il y a eu beaucoup d’Italiens (Le Petit Var du dimanche 23 juin 1940).

2. L’armistice entre la France et l’Allemagne a été signé hier soir à 18h 50 en forêt de Compiègne

Le Petit Var du 23 juin 1940 : L’armistice entre la France et l’Allemagne a été signé hier soir à 18h 50 en forêt de Compiègne. Les hostilités cesseront six heures après que le gouvernement italien aura décrété que l’armistice est intervenu également entre la France et l’Italie. Pendant que se poursuivent les négociations, il convient d’accueillir avec la plus extrême prudence les bruits multiples qui circulent sur la teneur des conditions d’armistice.

Bordeaux 22 juin : «Bordeaux, 22 juin — C’est en forêt de Compiègne qu’Hitler a reçu, ven­dredi à 15 h. 30, en présence du com­mandant en chef des différentes for­mations d’armées, du chef du haut commandement des: armées, du minis­tre des Affaires Étrangères, de Rudolph Hess, la délégation française venue prendre connaissance des con­ditions d’armistice. La remise des con­ditions se déroula dans le même wa­gon où, le. 11 novembre 1918, fut si­gné l’armistice. Le général, von Keitel lut, par ordre d’Hitler, le préambule suivant aux conditions d’armistice : « Confiante dans les assurances faites au Reich par M. Wilson et con­firmées par les puissances alliées, l’armée allemande déposa les armes, le 11 novembre 1918. Ainsi prit fin une guerre, que le peuple allemand et son gouvernement n’avaient pas « vou­lue et où l’adversaire, malgré sa supériorité énorme, n’avait pas réussi à vaincre l’armée allemande, l’a marine de ‘ guerre, ni l’aviation allemande d’une manière décisive quelconque. Dès l’instant où arrivait la Commission allemande d’armistice la pro­messe faite ainsi solennellement com­mença à être violée. Le 1er novembre 1918 s’ouvrit pour le peuple allemand! dans ce même wagon qui nous réunit aujourd’hui, une ère de souffrance, une période de restriction, d’humiliation. de vexations, de souffrances hu­maines, matérielles terribles pour un peuple : violation de parole et par­jure furent ce qu’on, offrit à un peuple qui .pendant plus de quatre ans, après une résistance, héroïque, eut le seul tort de croire aux promesses des hom­mes d’Etat démocratiques. Le 3 septembre 1939, vingt-cinq après, au début de l’a guerre, l’Angle­terre et la France ont, sans raison, de nouveau déclaré la guerre à l’Allemagne. La décision des armes est intervenue : la France est vaincue. Le Gouvernement français pria le Gouvernement du Reich de lui faire con­naître les conditions allemandes pour l’armistice. Si la forêt historique de Compiègne fut choisie pour la remisé des. conditions, c’est qu’il fallait, par cet acte de justice, éteindre une fois pour toutes un souvenir qui, pour la France, n’est pas une page de gloire de son Histoire, mais qui fut toujours considéré par le peuple allemand comme la « plus profonde honte de tous les temps. La   France,   vaincue, s’effondre après une résistance héroïque et à la suite de nombreuses batailles sanglantes. L’Allemagne n’a pas l’intention cependant, de donner aux • conditions de l’armistice et aux pourparlers, un caractère d’ignominie à l’égard d’un adversaire aussi brave. Le but des exigences allemandes est : 1° D’empêcher la reprise de la lutte; 2° De donner à l’Allemagne toute sécurité pour que puisse se poursui­vre, comme on l’y force, la guerre contre l’Angleterre ; 3° De créer les conditions nécessai­re,; à la construction d’une nouvelle paix dont le contenu le plus essentiel sera la restauration de l’injustice faite au peuple allemand lui-même par la violence. ». Après lecture, Hitler quitta le wagon, tandis que l’hymne national allemand était exécuté. C’est ce matin, dans un conseil sous la présidence de M. Lebrun que les membres du gouvernement ont reçu communication des conditions formulées par le Reich. (…) A 15h 15, communiqué du Ministre de l’intérieur, M. Charles Pomaret :  « Le Conseil des ministres a délibéré pendant une partie de la matinée et au début de l’après-midi sur les textes remis hier soir par M. le général von Keitel aux plénipotentiaires français. De nouvelles réunions du Conseil des ministres sont à prévoir ayant qu’un résultat d’ensemble puis­se; être obtenu: Les négociations doivent en effet se poursuivre et se ter­miner d’abord avec la délégation allemande; Ensuite, les plénipotentiaires français rejoindront, par avion en Ita­lie, les  » plénipotentiaires italiens. Ce n’est qu’après discussion avec ces derniers que le Gouvernement pourra porter un jugement définitif et d’en­semble sur la double négociation, et prendre ‘les «décisions que comporte l’intérêt du Pays. L’Assemblée a pré­senté des contre-propositions dont l’étude a été le but essentiel de la négo­ciation qui s’est déroulée cet après-midi. Tous les Français doivent accepter l’attente, et avoir une foi invin­cible dans la destinée de la Patrie. » (Le Petit Var du dimanche 23 juin 1940).

La République du Var du 23 juin 1940 : Bordeaux, 23 juin – L’armistice entre la France et l’Allemagne a été signé hier soir à 18h 50 en forêt de Compiègne. Toutefois les hostilités n’ont pas pris fin ; elles ne cesseront que six heures après que le gouvernement italien aura décrété que l’armistice est intervenu également entre la France et l’Italie. Les conditions allemandes sont donc connues de notre gouvernement, mais elles ne seront communiquées qu’ultérieurement. L’agence officieuse allemande mande de Berlin : Après que la signature des représentante de la France et l’Allemagne ait été apposée sur la convention d’armistice, le général von Keitel prit la parole : « Je prends acte, a-t-il dit de la déclaration de la délégation française, comme quoi elle est disposée à proposer au gouvernement français de ratifier l’armistice. Von Keitel invita les deux délégations à se lever, et déclara ensuite « Je rends hommage à la bravoure du soldat français, et nous devons, de part et d’autre, honorer la mémoire de ceux qui ont versé leur sang pour leur patrie. Il y a honneur pour le vainqueur à honorer le vaincu. » Certes, les conditions de l’armistice sont dures, et il ne saurait être question de le cacher, mais le gouvernement du maréchal Pétain s’est prononcé en toute liberté, hors la pression immédiate de l’adversaire. Il était impossible de poursuivre la lutte. Un seul fait pouvait arriver : que les conditions allemandes ne soient pas compatibles avec l’honneur français. Nous devons faire confiance absolue au maréchal Pétain. La situation militaire nous a imposé les conditions l’armistice. Les Allemands avaient conquis la moitié du territoire français. Nos armées se battaient admirablement, elles se battent encore. La bataille de Tours a retardé considérablement l’avance de l’ennemi. Notre armée d’Alsace et Lorraine formée en carré l’a retardé également. Notre armée des Alpes a été également une base splendide, mais devant l’absence de matériel il était impossible de continuer. On ne saurait assez rappeler le discours du maréchal Pétain : « la lutte est impossible et il faut tirer la leçondes batailles perdues. » A côté du redressement économique et financier qui demandera des années de travail intense, il faut penser au redressement moral. La difficulté de ces entreprises devra renforcer lesénergies  et les volontés françaises. Il s’agit maintenant de refaire une France par un travail qui ne connaîtra pas de répit, malgré les plus dures conditions qui pourront nous être faites. Même à l’heure actuelle, notre magnifique armée continue la lutte ainsi qu’en témoigne le communiqué de ce matin (La République du Var du dimanche 23 juin 1940).

3. PREMIERES REACTIONS BRITANNIQUES APRES LA PRISE DE CONNAISSANCE DE LA TENEUR DE L’ARMISTICE FRANCO-ALLEMAND – Ayant eu connaissance de la teneur des propositions d’armistice entre la France et l’Allemagne, M. Alexander, ministre de la Marine britannique, et l’ami­ral de la Flotte Sir Dudley Pound font parvenir le 23 juin à l’amiral Darlan, par un torpilleur britannique venu, deux télégrammes dont la lecture le remplit de perplexité.

Le ministre de la Marine britannique offrait à son col­lègue français le choix entre « continuer la lutte à nos côtés ou envoyer la flotte dans nos ports ». Le First Sea Lord s’élevait contre les dispositions de l’article 8 de la convention d’armistice, signalait le danger de voir nos quatre navires de ligne modernes utilisés par les Alle­mands et rappelait que la condition mise par la Grande- Bretagne à un armistice franco-allemand était que « la flotte fût envoyée au préalable dans les ports anglais pour qu’on soit certain qu’elle ne tomberait pas aux mains de l’ennemi ». A première vue, Darlan se demande si ces textes, de rédaction assez confuse ne s’apparentent pas aux démarches qui se déroulent à la même époque au Maroc et dans l’empire français pour en débaucher les chefs. Or, Darlan a donné des ordres très précis à ses subordonnés, entre autres que nos bateaux ne seraient pas utilisés par les Allemands « La flotte restera française ou périra »). Quant à l’Armistice, il est signé depuis la veille : c’est trop tard pour le rejeter. A moins de rejoindre De Gaulle à Londres en prenant le torpilleur britannique, Darlan ne voit pas ce que l’on attend de lui (amiral Auphan et Jacques Mordal, La Marine française dans la seconde guerre mondiale, 1967).

4. UN TORPILLEUR EST EN ACHEVEMENT AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – le torpilleur d’escadre Casque, classe Le Hardi, tranche 1936, est en achèvement à flot aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Il sera mis en service. Le torpilleur d’escadre Le Flibustier, classe Le Hardi, tranche 1937, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne, est en armement à Toulon. Le Flibustier est alors le bâtiment le plus avancé de sa tranche. Il est présenté aux essais et admis au service à cette même date, bien qu’il ne soit alors qu’à 75% d’achèvement. 25/06 : Les travaux sont suspendus après la signature de l’armistice. En avril 1941, il est rebaptisé Bison, reprenant le nom du contre-torpilleur coulé par la Luftwaffe pendant la campagne de Norvège (Salou Ch. – Les torpilleurs d’escadre du type « Le Hardi » 1932-1943. Lela Presse, sd).

5. BULLETIN de DEFENSE PASSIVE – 1. – Le contre-amiral directeur urbain de la défense passive (C-A. Mouren) porte à la connaissance de la population les mesures complémentaires prises pour assurer la dispersion de certaines catégories de personnes de la commune de Toulon, 2.  — La dispersion a été commencée les jours précédents en utilisant des bons de transport individuels délivrés aux enfants de moins de 6 ans, aux femmes enceintes et aux vieillards. 3.  — La dispersion sera continuée le ‘dimanche 23 juin et le lundi 24 pour les catégories de personnes suivantes : a) personnes  munies de « bons de transport Individuels » qui n’ont pu bénéficier des moyens de transport prévus les 21 et 22 juin ; b) Personnes ayant reçu des bons pour le 23 ; c) Femmes isolées (et non employées dans un service public ou d’intérêt général) ; d) Jeunes gens non mobilisables ; e) Malades pouvant marcher ; 4. — Les familles directes de personnes appartenant aux catégories définies au paragraphe 3 ci-dessus peuvent les accompagner sous réserve de  ne pas être fonctionnaires ou de ne pas faire partie des services publics ou d’intérêt général. 5.  — Les personnes munies de bons de transport doivent se présenter au point et à l’heure indiqués sur leur bon de transport. 6. — Les personnes envisagées aux paragraphes c, d et e n’étant pas munies de bons de transport devront se présenter aux points et aux heures indiqués ci-après  : A.  — Point de ralliement des personnes habitant le Mourillon : gare des Chemins de fer de Provence (Port-Marchand). Départs : à 6 h. 15 pour les noms (commençant par A, B, C, D, E ; A 8 h. 15 pour les noms commençant par F, G, H, I, J, K, L, M. ; A 10 h. 30 pour les noms commençant par N, O, P, Q, ; A 13 heures pour les noms commençant par R, S, T, ; A 15 heures pour les nomscommençant par U, V, W, X, Y, Z. B.  — Point de ralliement pour les personnes habitant à  l’Est du cours Lafayette et du prolongement de ce cours : place du Champ- de-Mars. C.  — Point de ralliement pour les personnes habitant à l’Ouest de la ligne suivante : Palais de Justice, place Foch, avenue Lazare-Carnot, avenue de Claret, place du Colonel-Bonnier (place d’Espagne). D.  — Point de ralliement pour les personnes habitant entre les deux limites définies ci-dessus : terrains des anciens remparts {Nord de l’Observatoire). Pour les trois points de ralliement B, C, D, départs à : 7 h. 30, 10 heures, 15 heures. Les noms commençant par A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, partent à 7 h, 30. Les noms commençant par K, L, M, K, O, P, Q, R, partent à 10 heures. 7. Les personnes qui ne pourraient partir le 23 juin trouveront les mêmes moyens, aux mêmes heures, le 24. 8 — Se munir seulement de bagages à main, réduits, et de deux jours de vivres. Les opérations de dispersion seront très grandement facilitées si chacun continue d’y apporter son calme et sa bonne volonté. Le contre-amiral, directeur urbain de la défense passive, recommande à la population de profiter des moyens qui sont à sa disposition pour s’éloigner de Toulon actuellement ; mais il rappelle que la dispersion n’est pas obligatoire (La République du Var du dimanche 23 juin 1940).

La dispersion des enfants des écoles de Toulon et de La Seyne – Les enfants qui se sont fait inscrire pour être évacués sous la conduite de leurs – instituteurs ou institutrices devront se rendre à leur école respective le dimanche 23 juin,. à 13 heures. Les instituteurs conduiront ces enfants aux cars qui partiront à 14 heures des lieux de rassemblement suivants : 1. Ecoles de Siblas, de Font-Pré, de Valbourdin et de Claret : place Noël-Blache ; 2.  Ecoles du Pont – du-Las, du Pont-Neuf et du Fort-Rouge : à l’école de garçons du Pont-du-La» ; 3. Ecole de la Rivière-Neuve : à l’école du même nom ; 4. Ecoles de St-Roch, du boulevard Dutasta, de St-Jean-du-Var, du Mourillon :  à l’école du boulevard Dutasta ; 5. Ecole Martini : à l’école du même nom ; 6. Ecoles de St-Mandrier, de Six-Fours, de La Seyne François- Durand et des Sablettes : à l’école François-Durand. Les enfants devront emporter des provisions et du linge. L’inspecteur primaire, Lafosse (Le Petit Var du dimanche 23 juin 1940 qui ajoute cette consigne de l’inspecteur primaire à la suite de celles du contre-amiral, directeur urbain de la défense passive).

6. Flotte Française- le 23 juin 1940, Darlan aux grands subordonnés : La flotte restera française ou périra (Antier Jean-Jacques, 1972).

1943 – 23 juin : RETOUR DE PATROUILLE DU SOUS-MARIN ‘CASABIANCA” – Ayant achevé sa patrouille commencée le 18 juin 1943, le sous-marin “Casabianca” arrive à Alger le 23. Le commandant Jean L’Herminier est immédiatement convoqué par les services secrets. Il doit repartir avec son bâtiment, aussitôt prêts, pour une importante mission en Corse. Le temps est en effet proche où l’on va passer à l’action et chasser l’occupant italo-allemand de l’île. Pour cela, il faut armer les patriotes en vue de leur soulèvement (Commandant L’Herminier, Casabianca).

1944 – 23 juin :

1. Campagne de France : Front de Normandie. Le 22 juin, les Américains ont réussi à pénétrer profondément dans les positions allemandes à l’ouest et au sud de Cherbourg. Le 23, les régiments d’assaut du général Collins sont déjà parvenus à enfoncer quatre coins importants dans la ligne principale de résistance des défenseurs de la place. Puis celle-ci, disloquée, cède en plusieurs endroits. Des chars font irrup­tion dans les quatre secteurs défensifs et poussent jusqu’aux positions de batterie où les artilleurs allemands doivent se défendre contre eux à bout portant. Le 24, l’assaillant parviendra aux abords immé­diats des faubourgs de Tourlaville et d’Octeville, ainsi que du fort du Roule. Le poste de commandement souterrain du général von Schlieben et de l’amiral Hennecke se trouveront désormais directe­ment sur la ligne de feu (Paul Carell, Ils arrivent).

Dans la nuit du 23 au 24 juin se déroulera un engagement très dur aux environs des îles anglo-normandes (Jersey-Guernesey). 6 vedettes rapides de la 23e MTB française rencontreront inopinément deux forces de 3 petits bâtiments allemands fortement armés. Les MTB sont groupées en deux divisions (la 1ère avec les MTB 98 du LV Ielhe, 239 et 91 ; la 2e avec les MTB 96 du LV Bourcy, 94 et 92). La grande difficulté de l’opération vient du fait qu’elle s’étend en partie dans la journée. Dès le début de la nuit du 23, les deux divisions quittent leur point de regroupement situé à quelques 10 nautiques de la côte. La suite à demain (M. Masson, CV Muracciole, CF de Villardi de Montlaur, 1969).

2. LE DEBARQUEMENT EN MEDITERRANEE EST DECIDE – le Comité des Chefs d’EM à Londres prend la décision de lancer Anvil en Méditerranée, sans remettre en cause la campagne d’Italie, car Overlord piétine (M. Masson, CV Muracciole, CF de Villardi de Montlaur, 1969).

1946 – 23 juin : Georges Bidault chef du Gouvernement provisoire (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1957 – 23 juin : JOUTES A SANARY – A l’occasion de la Saint-Pierre du dimanche 23 juin, le tournoi de joutes (Bandol, Cassis, Saint-Mandrier) qui s’est déroulé à Sanary s’est soldé par la victoire de Cassis. Pour ce qui concerne le duel Bandol-Saint-Mandrier, notons que les Bandolais sont entraînés par M. Bonnafoux, transfuge mandréen. Amy (Bandol) prend le dessus sur Georges Esposito, champion de France 1954. Bonnafoux (Bandol) expédie Dominique Davin dans les eaux chaudes du port sanaryen. Ajello bat Adam (Bandol), après avoir cassé sa lancette. Pimpin et Panico (Bandol) envoient respectivement à la mer Bianco et Maretto. Tonin Guerry sauve l’honneur quelque peu bafoué des Mandréens en « déquillant » tour à tour Roux, Pimpin, Panico, Amy, Huet et le Bonnafoux. Seul le Cassiden Emile Néri met un point final aux exploits de Guerry (Ken Nicolas, vol. 1, p. 312, d’après les résultats recueillis dans République de Toulon et du Var du 24 juin 1957).

1959 – 23 juin : Mort de Boris Vian, écrivain, ingénieur, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz. .

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

selon Pierre DAC.

« Dispositif pour écrire à la main, se compose d’un bâtonnet creux pouvant se remplir de liquides colorés, s’écoulant par l’entremise d’un morceau de métal taillé en pointe, adoucie à son extrémité, laquelle reposant légèrement sur un papier peut tracer des mots en n’importe quelle langue, suivant l’individu. Modèle à réservoir, 16,95 €. En prime, un flacon de liquide pour écrire. Coloris au choix ».

A demain !

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