EPHEMERIDES 2 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 2 JUIN 2023 12e ANNÉE (n° 3813).

ILLUSTRATION : 8 MAI 2023 – Lisbonne, la Tour de Bélem (cl. H. Ribot).

LES FÊTES.

Le 2 juin, 14e jour de prairial An II dédié à l’acacia, nous souhaitons une bonne fête aux 26 170 Blandine vivant en France, ainsi qu’aux Alcide, Erasme, Jugon, Nicéphore et Pothin.

Rappelez-vous : Blandine était une jeune femme de la première communauté chrétienne de Lyon à l’époque de l’empereur Marc-Aurèle ; elle fut martyrisée durant le mois de juillet 177.

DICTON : « Temps humide de juin fait du chagrin ».

Coutumes ET Locutions PROVENCALES : Le 2 juin, se déroulait autrefois à Boulbon la PROCESSION DES FIOLES. Dès 19 heures, une procession composée d’hommes, de tous les hommes de la paroisse, partait de l’église et se rendait à la chapelle Saint Marcellin. Chaque participant portait une bouteille de son vin de l’année précé­dente. Dans la chapelle après le panégyrique du saint, sou­vent en provençal, le célébrant en chape rouge bénissait les bouteilles. Chacun élevait sa bouteille à bout de bras puis buvait une gorgée. Le maire et le curé trinquaient. Le reste du vin de la bouteille était conservé car il serait précieux en cas de maladie. En effet, si Saint Marcellin était invoqué comme protecteur des vignes – il était d’ailleurs bon pour l’eau et pour le vin -, il guérissait aussi la fièvre et donnait de braves récoltes.

Le 2 juin, les capitaines marins de Marseille fêtaient saint Erasme ou Saint-Elme en l’honneur de qui, capitaines marins et patrons de barques entretenaient un luminaire à Saint Laurent. Ils distribuaient des tourtillons. Longtemps avant la Révolution, ce corps avait créé une Caisse de retraite, de secours, des lits à l’hôpital. Dans son trésor, la confrérie possédait un pois­son en argent (Martigues a une poutargue d’argent) et cinq branches de corail montées sur argent.

LE MOT DU JOUR : « J’ai attrapé la guerre dans ma tête. Elle est enfermée dans ma tête » (Céline, La guerre, NRF Gallimard, mai 2022, 188 p.).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE :

Ce soir, 17 h, au fort Napoléon (La Seyne), séance de signature de mon livre.

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (Cahier de l’ouest varois n°10).

28e livraison : Le grand chemin royal.

L’ancien chemin de Toulon (cl. H. Ribot)

               Comme le vieux chemin médiéval, le Grand Chemin Royal ou le chemin de Six-Fours, partiellement décrits dans le n° 7 des Cahiers de l’Ouest varois,  l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat, qui date des environs de 1400, partait de Toulon par la Porte d’Amont ou de Bonafé, et entrait dans Ollioules par le Pont Neuf (Sur le territoire ollioulais, il est appelé aujourd’hui Chemin de la Cagnarde, du nom d’une bastide, le Chateau Cagnard, construite au XXVIIIème siècle.). Il franchissait à nouveau la Reppe à la sortie d’Ollioules par un gué pavé qui existe toujours, bien qu’interdit à la circulation depuis 1991, puis rejoignait le chemin latéral qui va d’Ollioules à Saint-Nazaire par la rive droite de la rivière. Dès le Moulin dit de la Reppe, que les Sanaryens ont eu le droit d’utiliser après la séparation d’avec Ollioules en 1688, il reprend sa marche solitaire vers l’Ouest. Solitaire, car il laisse Ollioules à 1,5 km au Nord, Six-Fours à 2,5 km au Sud, et les agglomérations plus récentes de La Seyne à 3 km au Sud, et Sanary à 1200 m au Sud. C’est un chemin direct qui évite les agglomérations intermédiaires.

Du Moulin de la Reppe à la limite de Sanary, il est en partie confondu avec la déviation du quartier de la gare au Petit Plan, sur la liaison Ollioules – Sanary (D 11) réalisée en 1973 en liaison avec l’autoroute, et qui franchit celle-ci par un pont supérieur. Mais aussitôt après ce pont, on le retrouve. Il s’appelle toujours à cet endroit et pendant toute la traversée du territoire de Sanary « Ancien Chemin de Toulon » (Les Sanaryens ont oublié d’ajouter « à La Ciotat » car ils l’empruntaient et l’empruntent toujours, au moins en partie, bien plus souvent pour aller à Toulon, que pour aller à La Ciotat).

Du gué de la Reppe à la Baou, il laisse la Baume et les Côtes du Plan au Nord, et la Colline de Tante Victoire, qui domine la Chapelle ancienne de Pépiole, au Sud. Après la Baou, il passe entre les collines de Pierredon et du Colombet et débouche enfin dans la plaine, au château de la Millière construit vers 1700. Cette section, longue de 11 km, s’arrête au carrefour de la Guicharde : c’est là que le Chemin de l’Huide mène au centre de Sanary et au port. Au pied de la tour, il n’y avait au moment de sa construction que quelques magasins de pêcheurs qui seront complétées par des familles d’exploitants agricoles à partir des accords passés entre 1447 et 1520 entre le seigneur et les habitants. Jusqu’à la Révolution et même au-delà, les quartiers de Portissol, de la Cride, de la Gorguette et de la Morvenède seront des défends. Sur la colline de Portissol plus particulièrement, autour de la Chapelle Notre-Dame de Pitié, qui date de 1560, les pêcheurs faisaient sécher leurs filets (Rotger B., 1984).

A partir du XVIIe siècle, et surtout du XVIIIe siècle, cette partie de l’Ancien Chemin, de la sortie de Toulon au carrefour des Roches, où le seigneur avait une demeure particulière appelée le Châteauvert, sera bordée des bastides que la bourgeoisie urbaine fera construire : Châteaux du Colombet et de la Millière au Sud, Château de Pierredon au Nord (qui ne date que de la fin du XIXème),  – souvent établis un peu en retrait, et séparés du chemin par une allée plantée de platanes et de palmiers. (à suivre)

LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE ET AUTRES CONSIDERATIONS (A. BOUYALA D’ARNAUD).

-228e livraison :  LE TERROIR MARSEILLAIS

Îles Maire et Tiboulen de Maire, Cap Croisette (cl. H. Ribot, mai 2023)

LE CAP CROISETTE

(suite) Les calanques sont dominées de plus de 400 mètres par la « Grande Candelle » (du provençal « chandelle »). C’est le roi de tous ces rochers. Il épouse l’atmosphère ; ses arêtes et son sommet sont aériens et, en s’en approchant, il ne semble pas que l’on doive se heurter à la pierre, mais plutôt pénétrer dans un temple de lumière.

Le Romantisme a mis, lui aussi, son empreinte sur cette côte. Un cirque de rochers fantastiques a reçu le nom de cirque des Walkyries. Il servit de modèle pour brosser les décors de l’opéra de Wagner, lors de sa création à Marseille. (à suivre)

Notes : Cap-Croisette, cap qui marque l’entrée du golfe de Marseille au sud-est (1872).

Mentions : –Antiquité : Promontorium Zao (Pline, Hist. Nat. III. 5).  –1730 : Cap de la Croisette, 1730 (plan de Cheval­lier).— D’après une dissertation de Vossius, insérée dans Pomponius Mêla (Ludg. Bat., 1749, in-8), Marseille aurait été primitivement fondée sur la hauteur de ce cap. 1947 :Cap Croisette -Extrême pointe limitant au sud, la Baie de Marseille. Ce fut d’abord (PLINE Hist. Natur. III. 5) promontorium zao (zeus) qui devint au Moyen-Age le bucas lansolis (cette hypothèse d’H. Imoucha, est contredite par Mortreuil pour qui La Boca del Lansol, mentionnée le 30 décembre 1329 dans un acte notarié correspondrait au Cancel, lieu-dit dans les mon­tagnes de la Gardiole (mais Boca Cansol, 30 juillet 1290 dans un acte notarié).). Une légende veut que le nom actuel ait été donné en souvenir de la croix érigée là, après un débarquement infructueux des Anglais (fin du XVIIIe). Mais la Carte de Chevallier (1730), donc antérieure, porte déjà : Cap de la Croisette (H. Imoucha, 1949). Lazol désigne le passage entre Croisette et Maïre : c’est le latol[ea] du Liber de existencia riveriarum (Violino 1990, 37).

EPHEMERIDES

1257 – du 2 juin au 15 octobre : transaction entre le comte Charles premier d’Anjou et les seigneurs de Hyères.

C’est en 1257 que le comte de Provence, Charles d’Anjou, fit d’Hyères le siège d’une viguerie et y établit une cour royale. Il venait alors de rattacher au domaine le castrum de Areis cum terris et juridictionibus qui appartenait en partie à cette date, à la commune de Marseille. Celle-ci avait acheté quelques années auparavant, aux seigneurs d’Hyères, les droits qu’ils possédaient sur le pays depuis près d’un siècle. Charles d’Anjou parvint enfin et non sans mal à triompher de ces résistances. Par les chapitres de paix qu’il impose et qui consacrent sa victoire, il se trouve substitué à Marseille dans ses droits sur Hyères (2 juin 1257).

La commune de Marseille abandonnait pour toujours au comte de Provence et à ses héritiers tous ses droits sur le castrum d’Hyères. Mais la famille de Fos détenait encore quelques droits sur le pays. Charles d’Anjou put acquérir les droits de la famille de Fos nous semble-t-il sans avoir un peu forcé la main des seigneurs. Des documents manuscrits conservés au musée Arbaud nous révèlent que le bayle installé à Hyères par le comte de Provence avait injurié et gravement lésé les seigneurs d’Hyères. Gaufridi, dans son Histoire de Provence, parle de son côté de méthode fine et honnête de Charles d’Anjou…

Les seigneurs d’Hyères, Roger, Bertrand et Mabile, remirent à Charles] ladite ville d’Hyères, son château, son terroir, ses îles, droits, juridictions, pêche et toutes les appartenances et dépendances. Ils reçurent en compensation des terres d’une valeur de 10 000 sous royaux, à savoir les lieux de Bormes, la Môle, la Verne, le Canet, Collobrières, Cavalaire, Curban, Claret, Pierrefeu et autres, sur lesquels ils eurent omnimodam juridictionem, meri et mixti imperii. La plaine et les îles d’Hyères étaient réunies au domaine comtal… A la suite de cet échange, les seigneurs de Fos avaient été refoulés dans les monts boisés des Maures.

Après octobre 1257 – le comte installe un viguier à Hyères, symbole de son autorité. La viguerie d’Hyères était une des plus importantes circonscriptions administrative de Provence ; elle avait encore en 1345 dans son ressort judiciaire le baillage de Toulon, et était à la fin de l’ancien régime la quatrième viguerie de Provence

(cf. Maurel M., 1974 ; de Gérin-Ricard, 1926 ; Giraud P., 1859 ; Germondy A., 1864-1867, dans Annales de l’Académie du Var, 1864 à 1867 ; Gaignebet J.-B., 1935 ; Dr Lambert Gustave, dans Bulletin de l’Académie du Var, 1878-1881 ; Davin E. – La chartreuse… ; Lassarat R., 1979. ; Borricand (P.), 1955 ; Archives du Var – Catalogue des titres de la terre de la Môle, titres depuis 1257 jusqu’en 1600, cotés A).

1278 – 2 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sancta Marta (acte notarié), première mention de Sainte-Marthe, village et source très abondante (1872).

1364 – 2 juin à 1365 – 1er juin : A PROPOS DU STUDIUM PAPAL DE TRETS (cher à nos amis de Trets) – Ces établissements, œuvres d’Urbain V, sont mal connus. Le plus souvent leur spécialiste, l’abbé Chaillan, n’a trouvé à leur sujet que de brèves mentions dans les « entrées et sorties de la Chambre Apostolique ». Mais, pour l’un d’entre eux, il existe un registre de 301 feuillets dans la série des collectoriae des Archives Vaticanes. Ce document partiellement publié et qui existe aujourd’hui sous forme de microfilm au dépôt des Archives départementales des Bouches-du-Rhône est entièrement et uniquement consacré au studium de Trets. Ce registre est un livre de comptes. Ses premiers feuillets sont occupés par une liste des élèves, des professeurs et du personnel domestique qui vivent dans cette école. Les feuillets suivants sont occupés par un tableau des ressources du studium, qui révèle qu’il vit avant tout de l’argent qui sous des formes diverses (versement direct de la Chambre apostolique ou versement par le collecteur des provinces d’Aix et d’Embrun) lui vient du pape. Puis, pour la période qui va du 2 juin 1364 au 1er juin 1365, donc exactement pour une année, on possède un compte des dépenses. Il y a une liste des achats effectués pour l’approvisionnement des quelque 150 à 180 personnes réunies à Trets (quantités de froment et d’avoine, d’huile et de vin, de poisson et de viande salée…) et surtout — c’est la partie la plus longue du document — des dépenses faites au jour le jour pour la nourriture. Pour chacune des 365 journées, nous connaissons les quantités de froment, de vin et de viande consommées, nous savons les sommes dépensées pour le poisson et les œufs, la nature des fruits et des potages servis au réfectoire. La précision de ce texte en fait une source unique pour l’histoire de l’alimentation à cette époque. Les dernières pages renferment les dépenses extraordinaires qui sont des plus diverses (honoraires des médecins, salaires des travailleurs employés à la journée, frais de voyages, achats de vaisselle ou de vêtements…) et une sorte de bilan des marchandises achetées : pour chacune d’entre elles on donne les quantités consommées et les quantités restant dans le cellier, le grenier ou la cuisine de la maison.

1486 – 2 juin: LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Gourg de Roubaud (acte aux archives de l’Évêché). Gourt de Roubaud – lieu-dit, quartier des Camoins. Première mention : Gorc de la Roberta, 2 janvier 1463 (ibid.).

1492 – 2 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – L’Hospitalet (acte aux archives de Saint-Victor). L’Hospitalet – lieu-dit, quartier des Trois-Frères.

1536 – 2 juin : Pour la seconde fois, Charles Quint envahit la Provence par suite de l’Alliance de François PREMIer avec Soliman le Magnifique (Viguier O. – Mémento … 1993). François Premier s’établit à Avignon avec l’armée française, après avoir fait ravager systématiquement la Provence. Les maisons, les récoltes sont brûlées, les puits, les gâtés, les troupeaux emmenés. Les paysans espèrent pouvoir se réfugier dans les villes ; elles sont détruites aussi. L’armée de Charles-Quint ne peut subsister dans ce pays dévasté, mais après sa retraite, le peuple sera décimé par les épidémies et la famine et il faudra un demi-siècle pour réparer le désastre (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

Entre temps, les équipages d’Andrea Doria, amiral de Charles Quint, auront débarqué près de Toulon, seront entrés dans cette ville en juillet ou août alors que la région toulonnaise a déjà été pillée en 1531 par l’amiral Turc Khairredin Barberousse (B. Rotger, 1984.).


1559 – 2 juin : Edit ROYAL d’Ecouen ordonnant l’expulsion des Huguenots.

1571 – 2 juin :

1. Ceyreste, écrit  Cireste, est mentionné le 2 juin 1571 dans un acte aux archives de Saint-Victor. Ceyreste et La Ciotat n’ont formé longtemps qu’un seul territoire qui était, au XIe siècle, plus étendu qu’il n’est aujourd’hui, puisqu’il aboutissait jusqu’au torrent de Vanières (Lavaneras), commune de Ceyreste et Saint-Cyr; c’est à partir des lettres patentes du 12 juin 1675 (registre Ruffus de la Cour des comptes, fol. 196) que les deux cités ont été séparées pour former deux com­munautés distinctes. Première mention : On suppose que Ceyreste est une colonie marseillaise qui a été fondée vers l’an 160 avant Jésus-Christ, lorsque Sextius Calvinus eut cédé aux Marseillais la côte que les Salyens venaient d’abandonner. Son nom a évidemment une origine grecque : Citharista en 417 (Epist. V, Zozimi papœ).

2. LES PROTESTANTS SE REUNISSAIENT AU CHÂTEAU DE SAINT-MICHEL, A LA GARDE – La visite du roi Charles IX venu en Provence en 1564 pour apaiser les esprits et surtout pour ramener au Catholicisme les brebis égarées – n’at­teignit point son but, puisqu’on note, dans une délibération du Conseil de la Ville de Toulon, en date du 2 juin 1571, qu’à cette époque les protestants (les religionnaires) se réunissaient nombreux au château de Saint-Michel, dans la maison de Pierre de Pontevès, coseigneur de La Garde. Là venaient tous les protestants de la viguerie « pour écouter la Sainte Bible ». Il leur fut intimé l’ordre de cesser leurs réunions sous peine d’être traduits en haute cour d’Aix. Malgré ce, La Garde resta un centre actif de résistance. Pierre de Pontevès devait, par la suite (1580), vendre ses biens à Nicolas de Thomas, chevalier de l’Ordre de sa Majesté (Maurice Delplace, 1986, p.49).

1692 – 2 juin : Défaite navale de la flotte française devant les Anglais à la Hougue.

1700 – 2 juin : Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste dont le seigneur d’Ollioules est propriétaire depuis les transactions du 20 décembre 1507 et 10 mai 1520, confirmées par la dernière en date, celle du 30 mars 1685, par Pierre-François-Hyacinthe de Vintimille. Or, afin de favoriser certains particuliers, le seigneur a fait publier puis afficher le 2 juin 1700 une défense générale de la chasse, sous prétexte d’interdiction de port d’armes, dont les dépenses devaient être prises en charge par le trésorier de la Communauté. Le Conseil délibère le 18 juillet 1700 de voir un avocat ou deux et passe les dépenses au trésorier. Après intervention d’un avocat, le roi adressa une lettre lue en Conseil de la Communauté le 4 août 1700 : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… » Sur quoi le Conseil approuve et enregistre la lettre (Castellan E., 1937, p. 95-97).

1716 – 2 juin : REGLEMENTATION DE L’USAGE DES FOURS ET MOULINS BANAUX D’OLLIOULES – Le Conseil d’Ollioules donne pouvoir aux Consuls de tenir la main à l’exécution des arrêtés et d’empêcher que le fermier des fours banaux ne puisse exiger que le droit de fournage des particuliers que sur le pied de 1 pour 30 pains, et que les meuniers ne puissent retirer que 4 deniers pour chaque panal de grain qu’ils convertiront en farine à faute de ce, de poursuivre les contrevenants… (Castellan, 1937, p.134-135)

1740 – 2 juin : naissance de Donatien-Alphonse-François de Sade, marquis et écrivain français. A 14 ans il entre dans une école militaire où il montre un goût pour la débauche. En 1763, il épouse Mlle de Montreuil et fait son premier séjour en prison pour « débauches outrées ». En 1772, à Marseille, il est accusé d’empoisonnement. Emprisonné, il s’évade de la prison d’Etat « au château de Miolans » après cinq mois de captivité. Il sera arrêté à Paris le 9 décembre 1777. En 1785, embastillé, il commence la rédaction des « Cent Vingt journées de Sodome ». En 1795, il rédige « La Philosophie dans le boudoir », « Line et Valcour », « Justine et Juliette ». Il est enfermé dans l’asile de fous de Charenton où il y meurt le 2 décembre 1814.

1789 – 2 juin : VA-T-ON VOTER PAR TÊTE OU PAR ORDRE ? –- La proposition d’étendre les pouvoirs des commissaires à la question du vote par tête ou par ordre a été retirée dès l’ouverture de la séance, alors qu’on ne comptait à peine que 40 députés… Plusieurs membres ont rétorqué que cette attitude n’était pas très démocratique : une proposition, ayant déjà fait l’objet de débats, appartient en quelque sorte à l’Assemblée. Cette question sera sans doute résolue par le règlement de police qui, pour l’heure, n’est pas encore terminé. » (Larousse – Laffond, Agenda du Bicentenaire : MARDI 2 JUIN)

1792 – 2 juin : Le Beausset est une pépinière de jacobins – Des événements tragiques de mai 1792 au Beausset, l’Assemblée nationale elle-même en sera informée par le département du Var. En effet, une lettre datée du 2 juin 1792 (Archives Nationales DXL.16.31-33), émanant des « administrateurs composant le directoire du département du Var » (le Conseil Général de nos jours), relate aux députés les circonstances des troubles survenus dans notre commune. C’est bien sûr la version du département qui est présentée, et celui-ci cherche aussi à se disculper et à se justifier devant l’Assemblée nationale. Ainsi à propos de la procédure départementale qui a donné lieu à « l’événement », « on prétend qu’elle embrassait divers abus de pouvoir et d’autorité, tant des officiers municipaux que de la société patriotique du Beausset, par des amendes arbitraires et par la démission forcée du curé constitutionnel ». Quant à l’huissier envoyé au Beausset pour se faire une idée de la situation, il a été reçu avec des cris de « à mort les nègres, à la lanterne les aristocrates ». Il est fait ici, bien sûr, non pas allusion à la couleur de la peau de ce malheureux huissier, mais à la couleur de son habit, traditionnellement noir pour les gens de droit. Quand même, nos concitoyens d’alors étaient bien irrévérencieux envers les auxiliaires de justice !… Encore un peu plus, désormais, à Toulon et dans tout le Var, et même jusqu’à Paris, la réputation du village est faite : Le Beausset est une pépinière de jacobins !… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

1793 – 2 juin :

1. Les Girondins, inquiets des atteintes aux libertés individuelles et à la propriété privée, tentèrent de résisteR : le journaliste Marat fut arrêté, mais triomphalement acquitté. La rue trancha entre les factions à la Convention. Les Sans-Culottes parisiens qui la surveillaient, étaient des artisans ou des petits commerçants installés dans les faubourgs. Ils détestaient les « culottes de soie » portées par la noblesse et revendiquaient l’égalité entre les citoyens. Le 2 juin, sous leur pression, la Convention vota l’arrestation des députés girondins, et les Montagnards prenaient le pouvoir (Lucien Bély, Histoire de la France). Aggravation des dissensions entre Montagnards et Girondins. Ceux-ci sont éliminés de la Convention le 2 juin, ce qui amène des soulèvements dans les provinces (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).

La crise éclata après la mise en accusation de 29 députés girondins le 2 juin 1793 (Roger Dupuy, La République jacobine: Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, Le Seuil, coll. Points Histoire, 2005, p. 117-124).

Coup de force des sections parisiennes contre la Convention qui provoque la chute de la Gironde : à la Convention, Lanjuinais réclame la cassation des autorités révolutionnaires parisiennes, demande que les Parisiens insurgés soient déclarés hors-la-loi, et se bat avec Legendre qui cherchait à le faire descendre de la tribune. Une délégation de la Commune redemande l’arrestation des députés Girondins. La Convention décide d’entendre le Comité de salut public et se rend compte, au milieu des désordres, qu’elle est cernée par la foule en armes. Barère invite alors les 22 députés dénoncés à se suspendre volontairement de leurs fonctions, et propose le remplacement des ministres Girondins Lebrun, Clavière mais aussi de Bouchotte que les Girondins cherchaient à écarter du ministère. Isnard déclare se suspendre volontairement afin de calmer les esprits comme l’a préconisé Barère, puis va s’asseoir au milieu de la Montagne

(Isnard Maximin – né et mort à Grasse (1751-1825) négociant parfumeur à Draguignan, embrasse les ;idées nouvelles – Député à la Législative – Girondin véhément contre les émigrés et les prêtres insermentés – Conventionnel vote la mort du roi – Bouc émissaire des Girondins contre La Montagne. Arrêté par un juré du tribunal révolutionnaire Renaudin, s’échappe, mis hors la loi se cache jusqu’au 9 thermidor. En mission dans les Bouches du Rhône, veut anéantir les Jacobins, ne s’oppose pas au massacre des révolutionnaires détenus au fort St-Jean. Député du Var aux Cinq cents, revient attaché aux tribunaux de ce département. Sous Bonaparte, se livre à la littérature – Sur ses vieux jours, se réconcilie avec l’église et la monarchie)

Lanthenas et l’abbé Fauchet suivent son exemple. Lanjuinais, dénonçant le coup de force contre la Convention, affirme ne vouloir ni démissionner ni se suspendre. Marat intervient pour réclamer l’arrestation de Louvet et de Valazé, mais il demande aussi que soient enlevés de la liste des accusés Jean-Joseph Dusaulx (1728-1799), «vieillard radoteur», Lanthenas, «pauvre d’esprit» et Ducos qui n’a eu que des opinions erronées. Billaud-Varenne réclame un appel nominal cas par cas. C’est alors que Delacroix, qui a eu peine à pénétrer dans la salle, déclare que la Convention n’est pas libre mais entourée de forces armées. Barère suggère à l’Assemblée de se rendre «en corps au milieu du peuple et des hommes armés qui l’entourent, pour s’assurer que ses membres n’ont rien à craindre d’eux». Suivant alors leur président, Hérault de Séchelles, les députés sortent – sauf une partie des députés Montagnards restés groupés autour de Marat et Robespierre – pour faire le tour des jardins. Se heurtant à Hanriot et ses canonniers aux armes braquées sur eux, ils doivent refluer précipitamment dans la salle des séances. Les députés entendent alors Couthon froidement leur déclarer: «Tous les membres de la Convention doivent être maintenant rassurés sur leur liberté. » Et il propose la mise en arrestation chez eux des 22 députés dénoncés, des membres de la commission des 12, ainsi que de Clavière et Lebrun. Ces deux ministres et 20 députés sont décrétés d’arrestation (parmi lesquels Barbaroux, Brissot, Buzot, Gensonné, Guadet, Lanjuinais, Louvet, Pétion, Rabaut Saint-Etienne, Salle, Valazé, Vergniaud). Isnard et Fauchet se voient seulement interdire de quitter Paris (Nous avons entendu Pétion, en 1792, déclarer que seule l’union « du peuple et de la bourgeoisie » pourrait sauver la Révolution. Le même Pétion s’écrie, au printemps 93 : « Vos propriétés sont menacées! » Dans ce retournement d’un homme qui se chercha entre Gironde et Montagne s’inscrit la cassure confirmée de la bourgeoisie française au tournant du 10 août). Neuf autres députés, membres de la commission des 12 sont arrêtés. Nombre de députés déposeront des protestations contre cette journée auprès du secrétaire de la Convention, Durand de Maillane. L’ancien ministre de l’Intérieur Girondin, Roland, que l’on recherche, parvient à s’échapper, mais son épouse est arrêtée et emprisonnée.

Comme les députés arrêtés sont d’abord gardés à domicile, alors que certains, Vergniaud ou Valazé par exemple, réclament un jugement et entendent préparer leur défense, d’autres saisissent cette opportunité pour s’évader sans difficulté. Pour la plupart, cette fuite se terminera tragiquement. Ainsi Brissot sera arrêté le 10 juin à Moulins et ramené à Paris où il sera incarcéré jusqu’à son exécution. Pétion, Guadet, Barbaroux, Salle puis Louvet gagneront Caen où ils seront rejoints par Buzot d’abord passé par sa ville d’Évreux. De Caen, en concertation avec les administrateurs du département, les Girondins appellent les autres départements à lutter contre une Convention contrôlée par la Montagne et les sans-culottes parisiens, et constituent une armée pour marcher sur Paris. Bordeaux, Marseille s’insurgent – Lyon est déjà en révolte contre la Convention – et de nombreuses administrations départementales protestent contre l’éviction des Girondins. Mais dès le 13 juillet, leur armée est défaite à Pacy-sur-Eure et la Convention maîtrise rapidement l’insurrection dite fédéraliste en Normandie. Les Girondins abandonnent Caen pour se réfugier en Bretagne d’où ils s’embarquent pour Bordeaux. En octobre 1793, la Convention reprend le contrôle de Bordeaux, et les Girondins passent les mois qui suivent proscrits dans la clandestinité. Louvet, après bien des tribulations, parviendra à gagner la Suisse. Les autres seront moins heureux. Se croyant découverts, Buzot, Pétion et Barbaroux ainsi que Salle et Guadet quitteront leurs refuges de Saint-Émilion ; on retrouvera le cadavre à moitié dévoré par les loups des deux premiers qui se seraient suicidés, tandis qu’à quelques jours d’intervalle, les trois autres seront exécutés à Bordeaux en juin 1794. Quant à Lanjuinais, évadé le 23 juin 1793, il refusera de participer à la révolte fédéraliste et vivra plusieurs mois caché dans un grenier à Rennes où il s’était réfugié (Yann Fauchois, 2001, p. 1177-1178).

Par la force des choses, une nouvelle pratique et même une nouvelle légalité révolutionnaire s’élaborent dont les organes majeurs sont le Tribunal criminel extraordinaire (10 mars), les comités de surveillance dans les communes et, à partir du 6 avril, un premier Comité de salut public dominé par la personnalité de Danton. Éliminés d’une révolution qui leur échappe, les Girondins tentent des combats en retraite, dont la création d’une Commission des douze — machine de guerre contre la Commune de Paris — ou le procès Marat ne sont que des épisodes ; à ce que l’on a appelé le « manifeste de Brunswick girondin », le discours imprudent et célèbre par lequel Isnard menaçait la capitale (« Paris serait anéanti… Bientôt on chercherait sur les berges de la Seine si Paris a existé… »), le peuple parisien répond à sa façon : une première manifestation échoue le 31 mai ; cernée le 2 juin par les gardes nationales parisiennes, la Convention accepte de voter l’arrestation de 22 députés, les têtes du parti girondin. La Montagne triomphe. Deux bourgeoisies : l’une pour laquelle, désormais, le péril social est devenu premier, le retour à l’ordre essentiel ; l’autre pour laquelle la défense d’une révolution contre l’aristocratie intérieure et étrangère suppose l’alliance avec le mouvement populaire, quitte à satisfaire une partie de son programme social et à recourir, sur le plan politique, à des moyens qui ne sont point ceux de la démocratie bourgeoise. N’y aurait-il entre ces deux bourgeoisies que l’épaisseur d’un choix différent, que l’opposition de deux étiquettes « girondins » et « montagnards »? Il y aurait, croyons-nous, légèreté à y voir des équipes interchangeables, de même extraction bourgeoise, même si la sociologie des groupes parlementaires ne présente pas de différenciation massive : il faut tenir compte des troupes partout où l’étude peut être menée en profondeur ;,en attendant, la simple géographie électorale peut déjà définir girondins et montagnards par l’origine de leurs « mandants » : la province, celle du capitalisme commercial des milieux portuaires, a délégué ces Girondins, tels Vergniaud, Guadet et Gensonné, qui sont parfois… languedociens ou provençaux : Rabaut, Barbaroux ou Isnard, ce dernier très représentatif dans son comportement de négociant grassois.

Fortement enracinée dans le jacobinisme parisien, la Montagne offre de son côté une brillante galerie de portraits où les leaders connus — Robespierre, Danton, Marat — s’adjoignent des nouveaux venus tel le jeune Saint-Just. C’est par rapport à une troisième force que se définissent ces deux bourgeoisies, qu’il serait aussi vain d’opposer en fonction de clivages mécanistes que d’uniformiser dans l’impression d’équipes incertaines. Cette force est celle des masses auxquelles les sections et les sociétés populaires assurent un encadrement, une formation, des structures. Des chefs ou de simples porte-parole sortent du groupe des « enragés » — représentants du petit peuple dans sa revendication économique quotidienne, Varlet, Jacques Roux, « le prêtre rouge » — au groupe moins « pur » peut-être qu’animent autour de la Commune parisienne Hébert (LE ROBERT des noms propres), Chaumette (Pierre-Gaspard Chaumette, dit Anaxagoras Chaumette, né à Nevers, le 24 mai 1763 et mort à Paris le 13 avril 1794, fut procureur de la Commune de Paris pendant la Révolution française. Porte-parole des sans-culottes, il lutta pour l’Abolition de l’esclavage et fut condamné à la guillotine avec les Hébertistes) et beaucoup d’autres, semi-anonymes, que l’histoire actuelle découvre (Michel Vovelle, 1987). Hébert Jacques René : Journaliste et homme politique français né à Alençon le 15 novembre 1757 guillotiné à Paris le 24 mars 1794. Rallié aux idées révolutionnaire, il fonda dès 1790 le Père Duchesne qui, dans un style populaire et violant, devint le porte-parole des révolutionnaire extrémiste. Substitut de Chaumette à la Commune insurrectionnelle de Paris après le 10 août 1792 et chef du Club des Cordeliers, il mena sous la Convention une lutte acharnée contre les Girondins, qui le firent arrêter par la commission des Douze le 18 mai 1793. Son arrestation, en déclenchant le mouvement populaire de la sans-culotterie le 31 mai 2 juin 1793, précipita la chute des chefs de la Gironde. Libéré, Hébert adopta le programme des enragés, réussit à faire adopter certaines mesures économiques et sociales par la Convention et prit part au mouvement de déchristianisation. Après avoir dénoncé l’offensive des indulgents (Danton, Camille Desmoulins) qui réclamaient la fin de la Terreur en décembre 1793 janvier 1794, il critiqua « la nouvelle faction des endormeurs, c’est à dire les robespierristes, la politique gouvernementale d’équilibre entre les factions » et proposa un programme social précis. Menacé d’être débordé sur sa droite comme sur sa gauche, le Comité de Salut public dirigé par Robespierre fit d’abord arrêter Hébert et les extrémiste ou hébertistes le 12 mars 1794, qui furent condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. L’arrestation et l’exécution des ultra-révolutionnaires, qui furent suivies peu après de celles des indulgents, désorientèrent le mouvement populaire de la sans-culotterie, et furent peut-être un prélude à la chute de Robespierre et des robespierristes.

2. Outre la Déclaration des droits, la Convention vota encore quelques articles relatifs à la division du territoire lorsque intervint le coup de force du 2 juin : une insurrection des sans-culottes parisiens impose à la Convention l’arrestation de 29 députés girondins. Dès lors, les Montagnards sont maîtres de l’Assemblée. Ils pressent le vote de la Constitution afin de montrer au pays qu’ils sont, plus que leurs adversaires, capables d’aboutir vite. Le 2 juin la Convention décide qu’elle s’occupera de la Constitution tous les jours, de midi à 6 heures du soir (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France).

3. Après le 2 juin, les sections marseillaises créèrent un Comité général des sections qui dispersa le club des jacobins et interna les chefs montagnards, jugés et exécutés en juillet 1793 (Roger Dupuy, 2005, p. 117-124).

1812 – 2 juin : le docteur Claraz sauve la vie du pape Pie VII à l’hospice du Mont-Cenis, alors que celui-ci venait de recevoir l’extrême-onction.

1829 – 2 juin : début de l’aventure d’une navigation régulière sur le RhÔne – La «Compagnie des transports de marchandises sur la Saône par gondoles à vapeur» construit ses premiers navires à Vaise. Le premier voyage du « Pionnier » de Lyon à Arles et retour le 2 juin 1829 marque le début de l’aventure d’une navigation régulière sur le Rhône. La remontée du Rhône étant possible, Church peut utiliser les chantiers de La Seyne pour la construction d’une série de cinq navires en bois de 39 m de long, 0,65 de tirant d’eau, machines anglaises de 50 ch, roues à aubes, baptisés Ville de, Valence, Ville d’Avignon et Rhône réceptionnés à Arles le 23 mai 1830, suivis le 20 juillet 1830 de la réception des deux derniers, Ville d’Arles et Ville de Lyon (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).


1830 – 1er et 2 juin – CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Le 1er juin, à six heures du matin, on était aussi près de Majorque que de la côte d’Afrique. L’amiral prit la résolution de continuer son mouvement rétrograde, d’aller mouiller dans la baie de Palma, d’y rallier les escadres et les divisions du convoi et d’attendre un moment favorable pour se rapprocher d’Alger. A six heures du matin, la Provence se trouvait à l’entrée de Palma. Ou attendra, pour reprendre la route d’Alger, que le temps soit devenu moins incertain. » Cette marche rétrograde provoqua dans l’armée de terre une explosion de mécontentement contre le vice- amiral. Voir la terre de si près, attendre avec impatience le lendemain pour débarquer, s’endormir la main sur ses armes, pour ainsi dire, en rêvant de combat et de victoire et, le lendemain venu, être emporté loin de cette terre où l’on se mesurait déjà du regard des champs de bataille, et laisser derrière soi ce mirage de gloire pour retrouver la vie du bord, avec sa monotonie, ses ennuis, ses désagréments, c’était une cruelle épreuve pour de jeunes soldats et de jeunes officiers, embarqués depuis trois semaines déjà, et dont la patience était moins inépuisable que le courage. Le 2 juin au soir, on fit demander aux bâtiments des trois escadres quel était le nombre des malades à bord : sur 230 000 marins et soldats, on comptait à peine 80 malades (Manfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger).

1881 – 2 juin : MORT à Paris D’EMILE MAXIMILIEN LITTRE, lexicographe surtout connu pour son dictionnaire de la langue française communément appelé « Le Littré » dont la rédaction s’étendit de 1847 à 1865 et l’impression dura de 1859 à 1872. Le manuscrit comportait 415 636 feuillets.

1882 – 2 juin : MORT DE GIUSEPPE GARIBALDI – Giuseppe Garibaldi, considéré comme l’un des fondateurs de l’Italie unifiée, meurt le 2 juin 1882, à Caprera. Né le 4 juillet 1807 à Nice, ce futur homme politique et patriote, devient marin comme la plupart des membres de sa famille. Après avoir pris part à une tentative d’attentat, il s’exile en Amérique du Sud entre 1835 et 1848, avant de revenir en Italie, pour s’investir dans la première guerre d’indépendance italienne.

1907 – 2 juin – UN LOCAL PROVISOIRE SERT DE MAIRIE A SAINT-MANDRIER – Un crédit de 300 francs est voté par le Conseil Municipal de La Seyne pour la location de l’immeuble de la mairie de Saint-Mandrier en attendant que la commune en fasse l’acquisition (Gisèle Argensse, 1989, p. 93).

1915 – 2 juin : Le Miroir publie :

1. De très violentes actions ont continué à se dérouler dans le secteur d’Arras. Malgré des offensives réitérées de l’ennemi, nous avons gardé les tranchées que nous avions conquises près de la route d’Aix-Noulette à Souchez et au nord-est de la chapelle de Lorette. Nous nous sommes emparés de la sucrerie de Souchez et, après l’avoir reperdue, l’avons reprise une seconde fois. Nos adversaires ont subi de lourdes pertes. Nous avons encore progressé au sud-est de Neuville, dans le système fortifié dit le « Labyrinthe » et y avons fait environ 150 prisonniers.

2. Au bois Le Prêtre (Pont-à-Mousson), nous avons gardé, hormis quelques éléments de tranchées, le terrain sur lequel nous nous étions établis.

Des zeppelins ont fait leur apparition dans la banlieue de Londres. Le public londonien, irrité, s’est livré à de violentes attaques contre les magasins allemands.

3. on confirme la présence de sous-marins allemands dans la Méditerranée orientale. Le généralissime de l’armée anglo-égyptienne Maxwell a pris des précautions à l’entrée du canal de Suez.

4. Les Italiens s’avancent sur Trente par plusieurs routes. Ils menacent Roveréto, qui se trouve à mi-chemin entre la frontière tyrolienne et cette ville. Ils ont aussi réalisé de sérieux progrès à la frontière de la Carinthie.

5. Les Monténégrins ont remporté un succés en Herzégovine.

6. Le comte Bernstorff, ambassadeur allemand, a demandé une audience au prédident des États-Unis. Il veut évidemment tâcher d’influer sur l’attitude de M. Wilson à l’égard de l’Empire. Mais l’opinion américaine exige de son gouvernement une politique énergique, exclusive de tout atermoiement.

7. POURPARLERS – Les pourparlers progressent entre la Roumanie et la Triple-Entente d’un côté, entre la Roumanie et la Bulgarie de l’autre.


1920 – 2 juin : mise en service DE LA « PROVIDENCE » par la Compagnie de Navigation à vapeur Cyprien-Fabre, Marseille (à participation majoritaire de la Transat de 1919 à 1924). Paquebot de 148 m, jumeau du « Patria », d’après Louis Baudoin, 1965, la « Providence » est destinée au transport des immigrés vers les Etats Unis.

1930 – 2 juin : le déraillement du rapide Paris Marseille serait dû à un acte criminel. C’est un Doris posé sur la voie qui a provoqué la catastrophe. Il y a 7 morts et 10 blessés. Nous avons annoncé hier dans nos dernières nouvelles ce terrible déraillement qui s’est produit à 22h28 à 79 km de Paris à l’entrée de la gare de Monterco (Le Petit Marseillais).

1939 – 2 juin : à sa descente d’avion hier, à Marignane, sa majesté Bao-Daï, empereur d’Annam, a retrouvé avec une joie extrême son ancien précepteur. Le puissant trimoteur « Ville de Saigon » venait de s’immobiliser sur l’aire de l’aéroport de Marseille-Marignane. Déjà, accouraient les représentants des autorités gouvernementales et locales. Le jeune souverain apparut dans l’encadrement de la porte de l’avion. Sa physionomie était souriante. Mais son regard paraissait surtout interroger l’assistance ; soudain il s’éclaira, exprimant la plus vive satisfaction : Bao Daï, dont le pouvoir s’étend sur 12 millions de sujets venait d’apercevoir les personnes qu’il cherchait des yeux et qui lui sont les plus chers en France : son précepteur le gouverneur général honoraire Charles et Madame Charles (Le Petit Marseillais).

1940 – 2 juin : LA MARINE FRANçAISE DANS LE CHAUDRON DE DUNKERQUE – Le 31 à 1h 30, l’aviso-dragueur « Commandant Rivière » qui faisait route vers Dunkerque a noté, vers 1h 30, une lueur d’explosion pouvant correspondre à l’impact des torpilles sur le torpilleur de 1 500 t « Siroco ». Ce dernier avait été torpillé par deux Schnell-Boote S 26 et S 23 de la 1ère flottille de la Kriegsmarine et atteint par une bombe d’avion allemand ; deux minutes après les dernières explosions, le « Siroco » chavira brutalement sur tribord et coula. Le même jour, l’aviso capte le signal du torpillage du torpilleur de 1 500 t « Cyclone », puis accoste au quai à Dunkerque à 11 h et charge 260 hommes (voir « Action des avisos-dragueurs ») le bâtiment a été canonné sans résultat et a pu atteindre Douvres 18 h. Après avoir débarqué ses troupes, le « Commandant Rivière » repart à 19 h pour Cherbourg puis escorte de bâtiments sur Plymouth, embarquement des troupes évacuées de Dunkerque et escorte des transports, retour à Cherbourg puis de nouveau Plymouth le 2 juin à 12 h. Il repart à 22 h pour escorter des transports sur Brest où il arrive le 3 à 12 h (Evacuation de Dunkerque : Rapport de mission n° 57 du 9 juin 1940).

1941 – 2 juin : Deuxième statut des Juifs publié à Vichy (Jean-Charles Volkmann, 2003 ; C.D.J.C., 1990). Loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs – Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français, Le conseil des ministres entendu, Décrétons : Art. 1er. — Est regardé comme juif :

1° Celui ou celle, appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu d’au moins trois grands-parents de race juive, ou de deux seulement si son conjoint est lui-même issu de deux grands-parents de race juive. Est regardé comme étant de race juive le grand-parent ayant appartenu à la religion juive ;

2° Celui ou celle qui appartient à la religion juive, ou y appartenait le 25 juin 1940, et qui est issu de deux grands-parents de race juive (C.D.J.C., 1990).

Une réforme et un complément législatif au statut des juifs. 15 juin — La loi du 3 octobre 1940 a été modifiée comme suit :

A) DÉFINITION DU JUIF – Est regardé comme juif 1) Celui ou celle appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu d’au moins trois grands-parents de race juive (grands-parents ayant appartenu à la religion juive). 2) Celui ou celle qui appartient à la religion juive ou y appartenait au 25 juin 1940 et qui est issu de deux grands-parents de race juive.

B) ACTIVITÉS INTERDITES – L’article 2 de la loi du 3 octobre est maintenu : l’accès aux fonctions publiques, administratives et politiques, à la magistrature, à l’armée, à l’enseignement reste interdit. 4) Aux propriétaires de journaux ou écrits périodiques. 5) Aux exploitants, directeurs, administrateurs, gérants d’entreprises cinématographiques, metteurs en scène, directeurs de prises de vues, compositeurs de scénarios. 6) Aux exploitants, directeurs, administrateurs gérants de salles de théâtre et de cinéma, entrepreneurs de spectacles, exploitants, directeurs, administrateurs et gérants de toute entreprise se rapportant à la radiodiffusion.

C) MODALITÉS D’APPLICATION – 2 % de juifs admis au barreau, dans la médecine et pour des postes d’officiers ministériels (priorité aux anciens combattants). 3 % de juifs admis dans les « universités ». INTERDICTION ÉTENDUE – 1) Aux administrateurs, directeurs, secrétaires généraux des entreprises bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par des collectivités publiques. 2) Aux titulaires de postes à la nomination du gouvernement dans les entreprises d’intérêt public. (Dérogation étendue aux pupilles de la nation, ascendants, veuves ou orphelins de militaires morts pour la France.). 3) Aux banquiers, changeurs, démarcheurs, intermédiaires dans la Bourse des valeurs et de commerce, agents immobiliers, négociants en fonds de commerce, marchands de biens, courtiers, commissionnaires, exploitants de forêts, concessionnaires de jeux.

Le recensement des juifs est ordonné – Toute personne juive doit remettre au préfet ou au sous-préfet une déclaration et un état de ses biens, dans un délai d’un mois. Les infractions seront passibles d’une peine d’un mois à un an de prison et d’une amende de 100 à 10 000 francs. M. Xavier Vallat a expliqué à la presse que « les nouvelles mesures prises contre les juifs avaient été rendues indispensables en raison de faits révélés par des enquêtes de la Sûreté nationale et qui étaient de nature à nuire au redressement national, à la défense de la monnaie et à nos relations extérieures. » (Alain Peyrefitte, Jean-Jacques de Bresson, 1986)

D) Armée – Guerre – International – Du 24 mai au 2 juin, c’est le convoi D 1, formé de six cargos que l’aviso Commandant Delage protège de Dakar à Casablanca. Il en ressort le 11, escortant cette fois le chalutier Tadorne vers La Rochelle qui est en attente le 21. Il faut croire le Commandant Delage doué d’ubiquité, car le service historique de la Marine lui attribue, du 12 au 18, l’escorte du cargo Agen entre Bordeaux et Casablanca (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

1943 – 2 juin :

1. Marche arrière du gouvernement de Vichy sur le traitement du problème juif : Sous la pression des Allemands, Laval signe un projet de loi dénaturalisant les juifs ayant obtenu la nationalité française depuis 1927 qui permettrait la déportation de 50000 juifs. Devant l’opposition de l’Église catholique, Laval ne promulgue pas la loi. Comme nous l’avons indiqué au cours des journées passées, c’est à la radio que Laval justifiera ses décisions en déclarant le 5 juin : «Si mon gouvernement n’était pas là, vous connaîtriez sans doute des conditions plus rudes et en particulier l’humiliation de voir votre pays administré par l’étranger […]. Les puissances de l’Axe et ceux qui les assistent versent leur sang pour barrer la route au bolchevisme et briser la puissance militaire des Soviets, tandis que la France, par son travail, doit prendre sa part de l’effort et des sacrifices communs. […] Des mesures rigoureuses seront prises contre les réfractaires au Service du travail obligatoire – même contre leurs familles ou des tiers s’ils sont complices – qui les mettront dans l’impossibilité de se soustraire longtemps encore à un devoir qui s’impose à tous […].».

En conséquence de quoi, le général Delestraint, chef de l’Armée secrète, est arrêté à Paris à la station Muette où il a rendez-vous avec René Hardy, l’un des responsables de Résistance-Fer. Déporté en Allemagne, il sera être exécuté quelques jours avant la libération de Dachau en 1945.

2. création de la Franc garde de la Milice, formation militaire destinée à combattre la Résistance.

3. les Parisiens peuvent assister à la première des Mouches de Jean-Paul Sartre au théâtre de la Cité. C’est à la générale, que Sartre fait la connaissance d’Albert Camus. A la fin du mois paraîtra « L’Etre et le néant » qui passera presque inaperçu.

4. En Afrique du Nord, le général Catroux est nommé gouverneur général de l’Algérie en remplacement de Peyrouton, démissionnaire depuis le 1er juin.

1942 2 juin : LES ALLEMANDS ET LES ITALIENS ACHEVENT L’ENCERCLEMENT DE BIR-AKHEIM – Comme je l’évoquais hier, « Dans la nuit du 1er au 2 juin, la 90e division légère allemande et la division italienne « Trieste » achèvent d’encercler Bir Akheim. Les « gaullistes » refusent de se rendre. « J’assumai moi-même, à plusieurs reprises, le commandement des troupes assaillantes, précise Rommel. Sur le théâtre d’opérations africain, j’ai rarement vu combat plus acharné. Les Français disposaient de positions remarquablement aménagées, ils utilisaient des trous individuels, des blockhaus, des emplacements de mitrailleuses et de canons antichars ; toutes étaient entourées d’une large ceinture de mines. » (Max Gallo, 1942, Le jour se lève).


1944 – 2 juin : le C.F.L.N. devient le Gouvernement provisoire de la République française (G.P.R.F.) dont Charles de Gaulle est le président (Jean-Charles Volkmann, 2003).


1946 – 2 juin :

1. Election d’une deuxième Assemblée constituante en France afin de renouveler l’Assemblée constituante élue en 1945 pour écrire la Constitution de la Quatrième république. Ces élections changent la donne au sein de l’Assemblée constituante : le MRP, perçu comme un rempart contre le marxisme et accessoirement comme un mouvement politique proche du gaullisme, arrive en tête, suivi par le Parti Communiste français qui reste stable malgré de légères pertes et par la SECFIO qui enregistre une nette baisse et perd 18 sièges. Les radicaux et l’UDSR, regroupés au sein du Rassemblement des gauches républicaines, font aussi les frais de la victoire du MRP, tandis que la droite marque la plus importante progression de ce scrutin : +25 sièges, mais elle reste minoritaire et particulièrement divisée.

2. LA ROYAUTE ITALIENNE EST DEPOSEE – Malgré le ralliement de Victor-Emmanuel III aux Alliés dès juillet 1943 et son abdication en faveur de son fils, la royauté italienne ne survivra pas à la seconde guerre mondiale ; elle sera déposée à l’occasion du référendum du 2 juin 1946.

3. L’OM et Rennes font match nul 0-0.

1947 – 2 juin : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 31 mai, l’aviso « Commandant Dominé » est de retour à Phnom-Penh jusqu’au 2 juin , date à laquelle il appareille pour Saigon. Il y arrive le 4, lège de carburant et de munitions (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

1949 – 2 juin : La cession définitive du Fort de Six-Fours de la Guerre à la Marine, demandée le 30 août 1948, est effective le 2 juin 1949. L’armement lourd défensif du centre radio est supprimé fin 1949. Ainsi la Marine peut moderniser comme elle l’entend son Centre Radio, ce qu’elle continue de faire (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, 2007).-1955 – 2 juin : LE MAIRE DE SAINT-MANDRIER DEMANDE L’ARRÊT DES TIRS DE MARINE SUR LES CÔTES – « Monsieur Clément, maire de notre village (Saint-Mandrier), a adressé à tous les conseillers généraux du département une lettre leur demandant d’intervenir auprès du ministre des Forces Armées pour interdire les tirs, quels qu’ils soient sur le littoral et à la Renardière. Monsieur Merle, conseiller général, lui a fait parvenir la réponse suivante (datée du 22 juillet 1955) : «…J’ai reçu votre lettre du 19 juillet et je vous en remercie. Je me permets de vous indiquer que déjà, à la Commission du Tourisme, le 2 juin, et à la séance publique du 3 juin, je suis intervenu en faveur de Saint-Mandrier en ces termes :

«…II est exact que la presqu’île voit utiliser, depuis longtemps d’ailleurs, des engins moins puissants mais téléguidés qui effraient la population. A tel point que si vous avez eu la curiosité de lire le programme que j’ai présenté aux élections, vous avez constaté que nous demandons la suppression des essais de tirs téléguidés. Il est vrai aussi que la Marine Nationale interdit l’accès du bord de mer de la presqu’île, ce contre quoi, surtout, la population proteste violemment parce qu’elle constate exactement le même processus qu’à l’île du Levant : on commence à mettre le petit doigt dans l’engrenage et puis le corps y passe tout entier… » À la session du 25 juillet, je ne manquerai pas de revenir sur ces questions importantes. Je vous tiendrai au courant… ». La population peut constater que tous ces problèmes n’ont pas échappé à notre camarade Toussaint Merle. Nous sommes certains que le 25 juillet, grâce à sa sérieuse documentation, le Conseil général soutiendra l’action de notre représentant cantonal » (Le Petit Varois du samedi 23 juillet 1955).

1958 – 2 juin : LE GENERAL DE GAULLE OBTIENT LES PLEINS POUVOIRS – Le nouveau président du Conseil, Charles de Gaulle, obtient les pleins pouvoirs de l’Assemblée pour six mois, avec mission d’élaborer une nouvelle Constitution (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1970 – 2 juin : Mort de Bruce Mc Laren, pilote automobile néo-zélandais.

1972 – 2 juin – TERRORISME – Arrestation d’Andreas Baader en Allemagne. Rappel des faits : Siegfried Buback, procureur général fédéral, est assassiné avec son chauffeur Wolfgang Göbel et Georg Wurster, le 7 avril 1977 à Karlsruhe par des terroristes de la Fraction armée rouge, organisation allemande d’extrême-gauche se présentant comme un mouvement de guérilla urbaine qui opéra en Allemagne fédérale (RFA) de 1968 à 1998, contribuant au climat de violence sociale et politique de ce que l’on a appelé les « années de plomb ». Elle fut également surnommée « bande à Baader » ou groupe « Baader-Meinhof », du nom de ses leaders historiques Andreas Baader et Ulrike Meinhof. Le 18 octobre 1977, les membres survivants de la bande à Baader se suicideront dans leurs cellules de la prison de Stuttgart.

1973 – 2 juin : Sedan bat Marseille 0-1

1975 – 2 juin : Revendication des prostituées à Lyon, Marseille, Grenoble et Paris, qui occupent les églises pour protester contre la répression policière.

1983 – 2 juin : L’ACADEMIE FRANçAISE ACCUEILLE Léopold Senghor qui est le premier Africain à être académicien.

1987 – 2 juin :

1. Décès du guitariste classique espagnol Andrès Segovia (cf. « Segovia Espana », Andres Segovia, guitare, MCA records International, MAP/S 1950, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1968).

2. L’OM bat Reims 5-1.

1991 – 2 juin : : l’OM bat Rodez 4-1.

1993 – 2 juin : Toulouse bat l’OM 3-1.

1997 – 2 juin : Nomination de Lionel Jospin comme Premier ministre.

2008 – 2 juin : M. Marcel BARBERO donne une conférence intitulée « La végétation de Sicié et de Saint-Mandrier. Les principaux usages » à l’Association des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne (Le Filet du Pêcheur, 109, pp. 10-13)

2016 – 2 juin : ENFANTS DES ECOLES ET HISTOIRE ANTIQUE – Ce matin, à partir de 9h 30, je serai au quartier des Baumelles à Saint-Cyr, en compagnie de Mme Valente, directrice du Centre archéologique du Var, pour accueillir des élèves venant visiter le site de la villa romaine de la Madrague. Une bonne occasion de revoir ce site hors du commun.

2018 – 2 juin : ASSEMBLEE GENERALE DU CENTRE ARCHEOLOGIQUE DU VAR.

lUNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

  • -Je ne comprends pas, dit une femme très jalouse à un artiste de Marie, pourquoi, alors que tu ne peins que des pommes, il y a toujours des filles nues dans ton atelier !
  • -Ben réponds artiste il faut bien que quelqu’un tienne les pommes !

(cliché H. Ribot)

C’est terminé pour aujourd’hui.

Je vous souhaite une bon vendredi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier

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