EPHEMERIDES PREMIER JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI PREMIER JUIN 2023 12e ANNÉE (n° 3812).

ILLUSTRATION : LISBONNE, cliché H. Ribot.

LES FÊTES.

Fêtons les 11000 personnes prénommées Justin ainsi que les 2000 JUSTINE détentrices de ce nom.

Saint Justin, martyr chrétien, est né à Flavia Néapolis (actuelle Naplouse, en Cisjordanie) entre 100 et 114. Il est mort entre 162 et 168.

En tout état de cause, le calendrier républicain de l’An II (1793) dédia au petit pois ce treizième  jour de prairial.

DICTONS : « Soleil de saint Justin augure bel épi et bon pain. »

Locutions provençales : C’était au 1er juin, que se cueillaient les figues de la seconde sève, celles qui n’ont pas de feuilles au-dessous d’elles «(Statistique du département du Var ; chapitres se rapportant à

LE MOT DU JOUR : « Je veux respecter la vie quelle qu’elle soit, celle des êtres vivants en général. Nous manquons de la notion de l’unité des choses et des êtres à l’intérieur du cosmos. Le moindre de nos actes a une influence dont on n’ose pas mesurer la distance » (Théodore MONOD).

(cliché H. Ribot)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

(stèle du bord de Reppe, Sanary. Cliché H. Ribot).

26e livraison : Chapelle Notre-Dame de l’Enfant-Jésus, dite aussi des Filles du Sacré-Cœur.

         Elle date de 1697. Cétait la chapelle de l’école de garçons. A l’origine, des sœurs de Saint-Dominique en étaient les institutrices. Elle est située.dans l’actuelle rue Barthélémy de Don, ex rue de l’Hôpital, ex rue de l’Ancienne Boucherie, à l’endroit où se trouve la salle d’exposition. Elle est orientée à l’ouest, et précédée d’une pièce carrée. Son estimation du 12 thermidor An IV, lui donne une surface 32 m2, et lui adjoint un enclos attenant (Arch. du Var, 1Q701). Elle est vendue comme bien national à la Révolution le 7 fructidor An IV, à Roch Granet pour 668,10F. En 1875, les sœurs Granet d’Ollioules, héritières, la donnent à la paroisse pour être restaurée et rendue au culte. Au moment de la séparation de l’Église et de l’État en 1905, les sœurs Granet en obtiennent la restitution. En 1912, elle revient au Bureau de Bienfaisance. Elle est alors transformée en salle de musique, mais sert pour les services du ravitaillement pendant la guerre 1914-18. La Société de musique, « la Saint-Nazairienne , n’y revient qu’en 1920.11 n’y resterait plus qu’un placard de sacristie et un tableau du peintre Victor Gérard (l870~1905).

(à suivre)

LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE ET AUTRES CONSIDERATIONS (A. BOUYALA D’ARNAUD).

-227e livraison :  LE TERROIR MARSEILLAIS

(cliché H. Ribot, 8 mai 2023)

LE CAP CROISETTE

(suite) Le cap Croisette sépare deux Provence. C’est un mur de Cyclopes entre deux jardins : à l’ouest celui de la Provence grecque, à l’est celui de la Provence latine. Les oliviersde Marseille sont taillés en couronne ; ceux de Cassis poussent à leur guise, comme en Italie.

Au-delà du Cap Croisette, entre Marseille et Cassis, les grands rochers, qui dominent majestueusement la mer, resplendissent de nudité. Pas de maisons, pas de chemins, quelques sentiers douaniers seulement, et du roc, toujours du roc, avec quelques pins et des plantes aromatiques, dans une luminosité de Péloponèse. La nature est inviolée. C’est un paysage qui a le style d’une tragédie antique. Entre ces rochers serpentent les «calamines». Les principales sont : Sormiou, Morgiou, Sugitton, l’Oule, Eu vau, Port-Pin, Port-Miou ; les premières dans le terroir de Marseille, les autres dans celui de Cassis. Ce sont des fjords de marbre et de nacre, à l’eau profonde, bleue ou verte ; quelques barques de pêcheurs y somnolent.

Ces calanques forment des abris très sûrs. La plus longue est Port-Miou, semblable à une émeraude enchâssée. La flotte du pape Grégoire XI, reportant le Saint-Siège d’Avignon à Rome, s’y réfugia devant la tempête, les 2 et 3 octobre 1378. Chaque calanque a sa légende, chacune a son histoire. Si Port-Miou abrita Grégoire XI, Morgiou reçut la visite du roi Louis XIII.

Dans ce décor olympien, les calanques apparaissent comme les berceaux des dieux et des héros. Les rochers prennent l’aspect de statues, de chapiteaux ou de colonnes, constituant un musée lapidaire de Titans. L’érosion leur a donné parfois des formes curieuses : certains s’avancent vers la mer, comme des cygnes très blancs, au col tendu ; d’autres sont des animaux fabuleux, des oiseaux qui prennent leur essor ; d’autres enfin sont des grotesques ou des ligures de l’Apocalypse. L’un d’eux, sur un clocheton d’En Vau, apparaît dans toute la grâce d’une Vierge gothique.

(à suivre)

EPHEMERIDES.

1030 – juin : LIEUX-DITS DE ROQUEFORT – Vallis Garjania, juin 1030 (cartulaire de Saint-Victor, n° 48). Juillans, château, commune de Roquefort (1876). Mention :

1065 – juin : LIEUX-DITS D’AURIOL – Ecclesia Sancti Victoris quœ vocant Savard, juin 1065-1079 (cartulaire de Saint-Victor, n° 104).La  Vède – ruisseau qui prend naissance dans les mon­tagnes de la Sainte-Baume, près du Plan d’Aups, entre dans le territoire d’Auriol et va se jeter dans l’Huveaune, à Auriol même, après avoir reçu plusieurs petits affluents. La commune d’Auriol a un hameau du même nom ; c’était autrefois une possession plus importante qui appar­tenait au monastère de Saint-Victor et dont l’église est aujourd’hui détruite. —

1192 – juin : Acte passé à Aix. Convention entre Ildefonse II, roi d’Aragon, comte de Barcelone et marquis de Provence, et les frères Hugues et Guillaume des Baux : le roi concède à Hugues la moitié de la ville de Marseille et de ses revenus, qui lui a été promise en dot par Hugues Jofroi et Raymond son frère. L’autre moitié restera indivise entre le roi et Hugues des Baux à l’exception du mont Babon que le roi se réserve, et des biens des seigneurs de Trets laissés à Hugues. La suzeraineté demeurera au roi comme il l’eut des seigneurs de Marseille. Tous deux s’entraideront à acquérir ces biens. Si Hugues venait à mourir avant son mariage avec la fille d’Hugues Geofroi ou s’il refusait de l’épouser, le roi la marierait au fils de Bertrand de Baux ou au fils dudit Guil­laume. Hugues et Guillaume jurent d’aider le roi à acquérir non seulement la ville de Marseille, mais encore tous les châteaux et fiefs qui appartinrent à Guillaume le Gros et à Barrai. Le roi leur fera remise de la dette que Hugues Geofroi et son frère Raimond avaient contractée envers Guillaume le Gros et Barrai en leur engageant leur part de Marseille ; si ledit mariage venait à être attaqué, il défen­drait leur part, et s’il venait à être rompu, il les rembour­serait, après arbitrage, des dépenses qu’ils auraient engagées pour acquérir Marseille.  (A. Archives départementales des Bouches du Rhône, B 294. A. Papon, Histoire de Provence, t. II, preuves, n° XXVIII. IND ? : Barthélemy, Inventaire des chartes de la maison des Baux, n°96).

1233 – 1er juin : Aiguilles et seranon – Mention dans un acte signé à Barjols – Arbitrage par Burgondion, seigneur de Trets, B. de Puget et Romée [de Villeneuve], juge de Provence, entre Raimond Bérenger V, comte de Provence, et Blacas : pour Séranon et Aiguilles, le comte donnera à Blacas Fos, Amphoux, Tourtour et 600 sous royaux. Boniface de Castellane et Gaufridet, seigneur de Trets, se portent garants pour le comte.(Acte 481 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône. B 325).

1322 – 1er juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Malcas (charte aux archives municipales). Malguies lieu-dit, quartier de Sainte- Marguerite près de Canta-Perdrix.

1323 – 1er juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis Borrilha, 1er juin 1323 (charte aux archives municipales). Valbarelle, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel.

1331 – 1er juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Quamp Garrel (charte aux archives municipales). Camp Carrel lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Séon. Mention :

1339 – 1er juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cavisas  (acte notarié). Cavissât, quartier rural au quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs (1872). Première mention : Caviszac, 6 octobre 1228 (charte aux archives municipales).

du 2 juin 1364 au 1er juin 1365 : dépenses du studium papal de Trets – pour la période qui va du 2 juin 1364 au 1er juin 1365, donc exactement pour une année, on possède, dans un registre, un compte des dépenses du studium papal de Trets (Louis Stouff – Provence historique, 1966). Ce document partiellement publié et qui existe aujourd’hui sous forme de microfilm au dépôt des Archives départementales des Bouches-du-Rhône est entière­ment et uniquement consacré au studium de Trets (Abbé M. Chaillan, « Le studium papal de Trets au XIVe siècle » dans les Mémoires de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles lettres d’Aix, t. xvu 1898, p. 113-256). Ce registre est un livre de comptes. Ses premiers feuillets sont occupés par une liste des élèves, des professeurs et du personnel domestique qui vivent dans cette école. Les feuillets suivants sont occupés par un tableau des ressources du studium, qui révèle qu’il vit avant tout de l’argent qui sous des formes diverses (versement direct de la Chambre apostolique ou versement par le collecteur des provinces d’Aix et d’Embrun) lui vient du pape.

1394 – 1er juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Planas de Pals (registre de Guillaume Barbani). Palbas, terre, tour aujourd’hui détruite qui se trouvait sur le rivage de la mer au quartier de Montredon.

1405 – 1er juin : Pierre Flamenc est élu 50e abbé de Saint Victor de Marseille (d’après Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969), mais seulement 43ème (selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier, 1966). Seigneur majeur de Six-Fours, il mourra le 18 janvier 1424.

1442 – 1er juin : Pierre du Lac est élu 52e abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 45ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier (1966). Frère de Guillaume du Lac à qui il succède à la tête de l’abbaye. Le 27 octobre 1447, le pape Nicolas V nommera Pierre archevêque d’Arles tandis que le cardinal Guillaume d’Estouteville le remplacera à la tête de Saint-Victor. Un acte du 9 janvier 1475 déclare Pierre du Lac décédé récemment.

1514 – 1er juin : Le cardinal Frédéric de Séverin est le troisième abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. Il est le 55ème abbé de cette abbaye (selon Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) ou le 48ème (d’après P.-A. Amargier et Edouard Baratier, 1966). IL QUITTERA CETTE CHARGE EN 1516.

1585 – 1er juin : Robert Frangipani est le onzième abbé commendataire de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) ; il succède au cardinal Julien de Médicis qui vient d’être nommé évêque d’Albi. Le 19 juillet 1584, Julien de Médicis obtint du roi Henri III l’autorisation de résigner l’abbaye de Saint-Victor en faveur de son cousin Robert Frangipani, son neveu, patrice romain et clerc du diocèse de Rome ; ce dernier eut ses bulles le 1er juin 1585. Diverses transactions seront passées entre Michel Tortel, sieur de Ramatuelle, propriétaire à Six-Fours, et autres particuliers, d’une part, et le seigneur-abbé Robert de Frangipani, seigneur du lieu. Robert Frangipani décèdera en 1622.

1586 – 1er juin : Henri d’Angoulême EST tuÉ à Aix au cours d’une altercation – L’émotion fut à son comble lorsque Henri d’Angoulême fut tué à Aix au cours d’une altercation (1er juin 1586). Le pouvoir royal réagit sans retard. A la mort du gouverneur Henri d’Angoulême, le parlement de Provence reprit en main le gouvernement de la province, mais il était devenu à majorité carciste, donc proche des ligueurs (catholiques ultras). Hubert de Vins fut chargé de défendre la Provence contre les Huguenots de Languedoc et de Dauphiné (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

1622 – 1er juin : les consuls de Toulon songent à établir un lazaret « à l’isle de Sepet »  – Celui de Lagoubran étant difficile d’accès, les consuls de Toulon songeaient à établir un nouveau lazaret « à l’isle de Sepet » à Saint-Mandrier, qui fait face à la rade de Toulon. Six mois plus tard, un arrêt du Parlement de Provence leur enjoignait de pourvoir Toulon d’un « lieu propre et assuré pour les quarantaines soit à l’isle de Sepet ou un autre lieu commode en sorte qu’il n’en puisse arriver inconvéniens ». Ce texte constitue l’acte de création du lazaret de Toulon. Toutefois, les Consuls de Toulon et les Intendants de la Santé de la ville se heurtèrent à l’hostilité de Six-Fours, qui n’entendait pas concéder une parcelle de son territoire (d’après Marcel-Faivre-Chevier, Charles Marras).

1667 – 1er juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Revest – commune de Marseille ; ancienne dénomina­tion de tout le côté de la colline de Notre-Dame-de-la- Garde, qui avait sa pente vers l’ouest jusqu’à la mer. Mention : Quartier du Revest de la Garde, au vallon du Roy ou des Auffes, 1er juin 1667 (acte cité dans le mémoire au carton Nicolaï, n° 30).

-1675 – 1er juin : Le Roi exempté SIX-FOURS de PAYER certains droits – Le Roi, par ses lettres patentes du mois d’avril 1674, au sujet des droits des nouveaux acquêts, amortissement, (indemnité) et autres, généralement quelconques, a déchargé, quitté, et exempté, les consuls et communauté de S-F. Avec pouvoir de tenir et posséder : une moitié de montagne appelé Siciech, une maison de St Esprit, la sixième partie des fours. Portant, lesdites lettres patentes, quittance du droit, ayant icelle été remise aux archives de la communauté par Sieur Louis Martinenq, André Daniel et Pierre Cotollenq, consuls. Apert de la quittance reçue par Maître Pierre Denans, notaire, le premier juin 1675.

1693 – juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cros de Barrail (acte d’atterminage). Cros de Barrau – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Mention :

1721 – à partir du 1er juin : La viguerie de Toulon comprenD alors NEUF communautés, Toulon, La Valette, La Garde, La Seyne, Ollioules, Le Revest, Evenos, St-Nazaire et Six-Fours. Le régent accorda une subvention de 300.000 livres par mois, distribuable en argent, en farines et en bestiaux, à toutes les localités contaminées de la Provence, à partir du 1er juin 1721. Sanary ne dut pas être comprise dans cette répartition, car l’épidémie n’y avait pas encore pénétré et ses ressources durent lui suffire (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon).

1789 – 1er juin : le président des Communes, et quelques-uns des ses adjoints ont été changés – Dès l’ouverture de la séance des Communes, le président et quelques-uns des ses adjoints ont été changés. Le bureau des adjoints a nommé M. d’Ailly à la présidence, un choix approuvé par toute l’Assemblée. Rabaut Saint-Étienne, l’un des commissaires conciliateurs, a fait un rapport sur la première conférence de samedi dernier. Il y précise que chaque partie a tenté de faire prévaloir ses prétentions propres, plutôt que d’adopter une attitude de conciliation (Larousse – Laffond, Agenda 1789-1989).

1792 – 1er juin : Une procédure s’instruit sur les crimes commis au Beausset dans les journées du 13 et du 21 – 1er juin, le conseil municipal du Beausset prend connaissance d’une lettre que lui adresse le directoire du département, en date du 26 mai :
« Nos commissaires nous ont informé, Messieurs, de la promesse qu’ils ont reçue de vous, que vous veilleriez désormais avec une infatigable exactitude au rétablissement et au maintien de la tranquillité publique dans votre lieu et qu’il ne s’y commettrait plus aucun de ces crimes qui l’ont récemment déshonoré. Nous espérons que vous tiendrez votre promesse. Si vous y manquiez, vous vous exposeriez inévitablement à la plus terrible responsabilité.
Une procédure s’instruit sur les crimes commis dans les journées du 13 et du 21. Loin qu’il soit en notre pouvoir d’en arrêter le cours, nous devons agir au contraire pour que la poursuite en soit continue, quels qu’en soient les résultats. Il faut que vos concitoyens l’attendent en silence. Il faut que vous protégiez vous-même l’exécution de tous les jugements qui pourront être rendus. Il faut que vous montriez tous pour les juges chargés de recueillir les preuves, le respect que l’on doit aux ministres de la loi. Il faut que vous assuriez tous aux témoins qui seront appelés, cette sûre¬té que méritent les citoyens qui, ainsi que nous l’a enseigné l’assemblée nationale, seraient des lâches et des hommes indignes de la liber¬té, s’ils n’avaient pas cette haine vigoureuse du crime qui fait de chaque citoyen un adversaire direct de tout infracteur des lois sociales, si connaissant qu’il a été commis un grand crime, ils n’en constataient pas l’existence par leurs dépositions, ils n’en faisaient pas connaître à la justice les véritables auteurs.
Et afin que si de nouveaux excès se commettent dans votre lieu, vous ne puissiez plus rejeter votre inaction sur votre ignorance, nous allons vous rappeler les diverses lois qui déterminent les devoirs que vous avez à remplir dans les cas de troubles, qui prononcent les punitions que vous et vos concitoyens encoureriez en cas de négligence… »
Suivent trois pages de lois et règlements divers… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)

1793 – 1er juin : REPARTITION DES GARDES NATIONALES ENTRE LES COMMUNES DU DISTRICT DE TOULON – Un état dressé, le 1er juin 1793, par les administrateurs du directoire du district de Toulon, est particulièrement éloquent :
GARDES nationales et PIQUES revenant à chaque communs
Toulon, 3561 hommes (475 piques), La Cadière, 880 (113), La Seyne, 729 (96), Le Beausset, 618 (79), Saint-Nazaire, 586 (76), Ollioules, 548 (72), Le Castellet, 432 (58), Six-Fours, 428 (57), La Valette, 415 (56), La Garde, 367 (46), Bandol, 275 (37), Le Revest, 150 (20), Evenos, 129 (16). TOTAL : 9113 hommes porteurs de 1200 piques (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon).

1795 – 1er juin (13 prairial) : 228 Toulonnais sont mis en état d’arrestation, commission municipale comprise et conduits au fort La Malgue
–  » A fin d’arrêter les rebelles il sera fait ce soir des visites domiciliaires, dit l’arrêté qui nous a été conservé, dans toutes les maisons de la commune – toutes les armes qui seront trouvées seront saisies et portées au fort La Malgue »
– D’autres arrestations sporadiques, suivront. Les fugitifs des communes environnantes sont pour¬suivis et toute personne sans passeport, qui ne peut justifier des motifs de son voyage appréhendée. Les municipalités sont tenues de prêter main forte aux agents de la police dans la recherche des fugitifs, tous les passeports délivrés par la municipalité ça Toulon depuis le 3 prairial et non visés par le représentant du peuple sont déclarés nuls (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1809 – 1er juin : Règlement sur la police des chèvres. Il est permis d’introduire et entretenir des chèvres sur la partie du territoire de la commune d’Ollioules appelée terres gastes, dressé en vertu de l’article 7 de l’arrêté de M. le Préfet du Var, du 15 germinal an XII.
Article 1er – Les habitants d’Ollioules sont autorisés à introduire dans les terres gastes des chèvres pour y paître jusqu’au nombre de seize cents.
Article 2 – Elles ne pourront jamais, dans aucun cas, traverser ni être introduites dans les terres cultivées et autres défensables de leur nature.
Article 3 – Il est enjoint à tout propriétaire de chèvres, entretenues en terres gastes, de les faire marquer aux cornes de la marque de la communauté avec un fer rouge.
Article 4 – Il est défendu aux dits propriétaires de les faire vaquer aux endroits prohibés et d’en tenir dans le restant du territoire une plus grande quantité que celle indiquée ci-dessus fixée, à peine de privation de la présente permission, de 150 francs d’amende et d’en être informé.
Article 5 – Les maîtres des troupeaux tiendront un berger à la tête d’iceux lorsqu’ils iront dépaître, à peine de 10 francs d’amende.
Article 6 – Le Maire et l’adjoint faisant fonction de commissaire de police, veilleront à l’application de l’article 3 du présent arrêté.
Article 7 – Les propriétaires des chèvres payeront, pour chacune d’elles, une somme de vingt-cinq centimes pour droit de marque.
Article 8 – Ils payeront également, indépendamment du droit de marque, une somme de 0,10 F par an, par chèvre ou bouc, qu’ils mèneront paître sur les terres gastes, ce payement aura lieu le 1er juillet de chaque année (Castellan E., 1937, p. 261-262).

1833 – 1er juin : Ouverture de l’école normale des instituteurs du Var, rendue obligatoire par l’article 11 de la loi de 1833, quelques jours avant la promulgation de la loi organique. Les élèves furent recrutés dans le Var et les départements limitrophes ; en outre, plusieurs maîtres en exercice furent appelés à l’école normale pour y faire un apprentissage de quelques mois.

1837 – 1er juin : SUPPRESSION DU SERVICE DES CHAÎNES DE FORçATS – Par suite de la promulgation de l’ordonnance supprimant le service des chaînes de forçats, le transfert des condamnés devait s’effectuer dans des voitures fermées (R. Blanc, le bagne de Toulon, 1951).

1841 – 1er juin : Décès, à Passy, de Nicolas Appert, inventeur de la conserve alimentaire. Après avoir servi au service de bouche du Christian IV à Deux-Ponts (Zweibrüken) puis de la veuve de celui-ci, il s’installa à Paris où il ouvrit une boutique de confiseur. Etant devenu grossiste et ayant des correspondants à Rouen et Marseille, il orienta ses travaux sur les moyens de conservation de l’époque (produits salés, séchés, fumés, confits) et mit au point le procédé qui rendait possible la mise en conserve, procédé qui fut appelé appertisation, cela en 1795, soit 60 ans avant la pasteurisation de Louis Pasteur. En 1802, à Passy, il créa la première fabrique de conserves au monde dans laquelle il employa rapidement une cinquantaine d’ouvrières.

1844 : Canton d’Ollioules (Statistiques du Var, 1844, extraits)

– LA SEYNE, SIX-FOURS – La Seyne (6560 hab. ; maire : Picon ; adj. Alanche et Bertrand ; curé : Deblieu ; notaire : Audibert), Six-Fours (2941 hab. ; maire : Gras ; adj. : Audibert et Estienne ; notaire : Aycard). Depuis plusieurs années on demande la création d’un chemin de fer entre Marseille et Toulon. Le conseil général a pris à cet égard une délibération dans la session de 1842 (cf. supra) (…) Le gouvernement a accueilli favorablement les vœux du Conseil général.

– Saint-Nazaire, 2774 habitants, ordonnance approbative des tarifs et règlements datée du 8 juillet 1840, pour un produit brut d’octroi de 3 800 F (soit 0,55%), soit, à population pratiquement égale, un peu plus que Six-Fours, mais largement moins que Le Beausset qui paie un octroi de 5 000 F, par comparaison, Ollioules, pour un nombre d’habitants de 3012, produit un octroi de 6 526 F, soit 10% du produit brut de l’arrondissement et près de deux fois plus que Sanary. (Une telle différence provient bien sûr du nombre d’habitants, mais aussi de la nature de l’octroi et de la présence ou de l’absence de certaine de ses taxes 🙂  les vins (piquettes, demi-vins, etc. sont réputés vins). La bouteille est réputée litre. Saint-Nazaire et les communes voisines sont  franches de taxe pour la bière, alors que Toulon a un octroi de 5 F par hectolitre fabriqué en ville et 10 F lorsque la bière est importée.

1859 – 1er juin : UNE VOIE ANNEXE DE CHEMIN DE FER DESSERT L’ARSENAL  Le chemin de fer arrive à La Seyne et Toulon (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967). Dès voies annexes pourront desservir l’Arsenal de Toulon (dès le 1er juin 1859), ou les Chantiers de Constructions Navales de La Seyne ou de La Ciotat.
La ligne de chemin de fer Marseille-Aubagne-Toulon fut inaugurée en 1859. La partie du trajet construite dans le Var est due à l’entreprise Borde. Les bâtisses des stations furent exécutées par l’entreprise Laroze (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982). La voie ferrée doit emprunter un tracé inhabituel puisque le “Groupe Talabot” promoteur du projet, prévoit, dès le départ, de passer par la côte. Tout est donc nouveau dans cette nouvelle réalisation, et apparaît comme une révolution locale.
La municipalité du Beausset proteste par sa délibération du 29 mars 1848 (Gavot J., 1976), mais ce sera sans résultat.
Celle de Cuges fait de même et accuse La Ciotat d’avoir usée d’influences (Bonifay Cl., 1948).
La municipalité d’Ollioules étudie le projet le 15 février 1852 (Castellan E., 1937).
Celle de Sanary, le 21 octobre 1855 (Rotger B., 1984).
Quand le tracé définitif sera soumis peu avant 1859, la municipalité du Beausset tentera encore de faire changer au moins l’emplacement de la gare la plus proche, Bandol, pour y avoir plus facilement accès depuis Le Beausset, mais toujours sans succès (Gavot J., 1976).
Ollioules à cette occasion obtient que la gare soit construite de son côté, et non pas du côté de Sanary, et que son nom précède celui de Sanary (Castellan E., 1937).
Pour cette nouvelle voie de communication, il n’a été tenu aucun compte des chemins existants. Le but est de passer à proximité des villes de la côte : c’est le cas pour Bandol et Saint-Cyr, ou de prendre une distance moyenne entre deux villes, si les deux sont desservies par une gare commune : c’est le cas de Sanary et d’Ollioules, et de Ceyreste et de La Ciotat, ou encore de s’en rapprocher le plus possible, mais sans faire de détours importants : c’est le cas pour La Seyne, et accessoirement pour Six-Fours.
A Toulon seulement, la voie ferrée pénètre dans la ville, et même à l’intérieur des nouveaux remparts. Dès voies annexes pourront desservir l’Arsenal de Toulon (dès le 1er juin 1859), ou les Chantiers de Constructions Navales de La Seyne ou de La Ciotat. La gare de triage n’est établie à La Seyne, conjointement avec une cité P.L.M. qu’après la guerre 1914-18, vers 1920.

1864 – 1er juin : LA VENTE DU POISSON A MARSEILLE. Il devrait exister à Marseille une régle­mentation rigoureuse pour la vente du poisson. Sa cherté est incroyable. Les ven­deurs emploient tous les moyens possibles pour l’entretenir. Le poisson, au lieu d’être transporté en ligne droite aux halles est renfermé dans des entrepôts d’où il ne sort que peu à peu. On a ainsi du poisson qui n’est pas frais. C’est surtout le thon que l’on tient caché lorsque la pêche est heureuse, pour ne le vendre que lorsqu’on ne peut plus le garder. La fraude qui paraît la plus innocente est celle qui consiste à tenir le poisson constamment mouillé dans le but de le faire paraître plus frais et d’augmenter son poids. Nous réclamons la vente à la criée, comme dans certaines villes. Si le poisson qui se débarque à Marseille, au lieu d’être accaparé et monopolisé par quinze ou dix-huit principales marchandes appelées « cacanes », qui sont devenues les maîtresses absolues de la pêche, était trans­porté dans une halle centrale pour être vendu par petits lots à l’encan, soit aux con­sommateurs, soit aux revendeuses qui seraient ainsi affranchies des charges fabu­leuses qui pèsent sur leur petit commerce, on ferait cesser un abus aussi monstrueux que révoltant, qui maintient à un prix très élevé un article de première nécessité. (Régis de la Colombiere Marseille, sophistication et altération des principaux objets comestibles et combustibles Marseille, 1864).

1867 – 1er juin : AGENDA DE M. H. FLOTTE – « Aujourd’hui, samedi 1er juin, jour de la saint Pamphile, arrivée à Paris de l’empereur de Russie avec ses deux fils, le grand duc Constantin et le prince Vladimir ?  Son logement est préparé à l’Elysée. Il a été reçu à la gare du Nord avec tout l’appareil dû à un grand potentat On pense qu’il restera l’hôte de Napoléon pendant 10 ou 12 jours. »

1879 – 1er juin : MORT AU COMBAT DU FILS DE NAPOLEON III – Lorsque l’ex-empereur Napoléon III mourut, le prince impérial n’était qu’un enfant. Or, ce nouveau chef du parti bonapartiste, Napoléon IV pour quelques Français, n’était que Loulou pour sa mère, l’ex-impératrice Eugénie qui le maintenait dans état de tutelle des plus exigeants et lésinait sur l’argent auquel il avait droit. Cette subordination à une mère trop présente fut loin d’être étrangère à la décision du prince de partir se battre avec les Anglais contre les Zoulous. En apprenant ce départ pour le Cap (Afrique du Sud), les journaux républicains titrèrent « Bébé s’en va-t-en guerre ! » tandis que dans l’entourage immédiat de Louis, on ne cachait pas que l’état d’infériorité dans lequel l’impératrice maintenant son fils était en grande partie cause de la décision du neveu de Napoléon Premier de revêtir l’uniforme rouge, celui des « bourreaux de Sainte-Hélène ». Ce fut ainsi que, le dimanche 1er juin 1879, alors que les Zoulous approchaient en hurlant, le cheval du prince se cabra et projeta son cavalier à terre. Dans un suprême effort, Louis essaya de se hisser, tandis que l’animal reprenait le galop, mais l’étrivière céda et il roula sur le sol tandis qu’une première sagaie lui traversait l’épaule.
Lors des adieux qu’il avait fait à son ami d’enfance, Espinasse, celui-ci s’était aperçu que les coutures qui maintenaient les fontes étaient trop vieilles et s’exposaient à craquer.
– Bah, avait répondu Louis, elles feront bien encore cette campagne !
Demander un subside à sa mère devait sans doute lui paraître une nouvelle fois au-dessus de ses forces !
Ce fut ainsi qu’il mourut (d’après André Castelot, 1962).

1880 – 1er juin : AUGMENTATION JOURNALIERE DE 10 CENTIMES AUX OUVRIERS DE L’ARSENAL – Le port d’administration de Toulon accorde aux ouvriers de l’arsenal une augmentation journalière de 10 centimes à compter du 1er juin 1880 (Cyrille Roumagnac, 2001).

1885 – 1er juin : HOMMAGE A VICTOR HUGO – Le 1er juin 1885, les Français communient autour de la dépouille de Victor Hugo, mort dix jours plus tôt. Un million de personnes suivent le corbillard des pauvres dans lequel il a demandé à être conduit. Le Panthéon est rouvert à cette occasion et devient le mausolée des gloires nationales. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un poète reçoit de pareils hommages.

1898 – 1er juin : le Narval, premier torpilleur submersible – Le 1er juin 1898, le ministre de la Marine, amiral Besnard, ordonna la construction à Cherbourg du premier torpilleur submersible, le Narval. L’idée de ce navire était venue à Laubeuf, lui qui n’avait jamais vu de sous-marin à ce jour, en lisant les rapports du lieutenant de vaisseau Baudry Lacantinerie. Seul, Laubeuf avait présenté un programme militaire accompagnant son projet. Il s’agissait de : « partir de Cherbourg ou de Brest, à la nuit tombante, arriver avant le jour devant les ports anglais, se mettre en plongée et torpiller les navires entrant dans les rades de Portsmouth, Plymouth ou l’entrée de la Tamise ». Il ne faut pas oublier que cette année-là, les relations entre la France et la Grande-Bretagne étaient tendues … Fachoda ! (Gérard Garier).

1900 – 1er juin : le curÉ de Saint-Mandrier est invité «à ne plus processionner dans le Creux Saint-Georges – Une décision, émanant de l’adjoint spécial Bernard et de ses collègues, fut prise par les nouveaux élus seynois le 6 mai 1900, en suite de quoi le curé de Saint-Mandrier reçut le 1er juin suivant une lettre qui l’invitait désormais «à ne plus processionner dans le Creux Saint-Georges, ce genre d’exhibition n’étant plus du tout fin de siècle et n’étant plus du goût de notre nouvelle municipalité» (Gisèle Argensse, 1989, p. 105).

1902 – 1er juin : fédération nationale des jaunes de France – le 1er novembre 1904 est créé à La Seyne, un syndicat indépendant des ouvriers réunis. Syndicat jaune. Quelques passages du discours que le citoyen Bietry tint le 22 janvier 1905 devant 100 personnes à la salle du sous-sol écoles laïques (Bietry avait fondé le 1er juin 1902 1a fédération nationale des jaunes de France. En 1903, elle change de nom pour devenir l’Union fédérative des ouvriers et syndicats indépendants (Patrick Martinenq, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983).

1909 – juin : Cadolive – hameau, commune de Saint-Savournin (1872). Le village se dote d’un éclairage électriquepublic, assuré par seize lampes de dix bougies chacune.

1910 – 1er juin – AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 311, genre de navigation p.p., port d’embarquement Toulon comme mat : patron, date de l’embarquement 1er juin 1910. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

1913 – 1er juin : Jacques Carpentier devient champion d’Europe de boxe.

1916 – 1er au 7 juin :

1. BATAILLE NAVALE DU JUTLAND (OU DU SKAGERRAK) – Du 31 mai au 1er juin, en Mer du Nord se déroule la bataille navale du Jutland au cours de laquelle s’opposent les escadres britanniques et allemandes. Malgré un résultat mitigé, ce combat résonne comme une victoire des Britannique qui confirme ainsi leur maîtrise sur mer et sonne le glas des espoirs maritimes allemands, du moins pour la flotte de surface qui ne s’aventurera désormais plus hors de ses ports. Pour forcer le blocus, il ne reste plus aux Allemands que le recours à l’arme sous-marine.
Pour plus de détails concernant cette bataille, cf. mon article d’hier.

2. BATAILLE DE VERDUN – Du 1er au 7 juin, à Verdun, violentes attaques allemandes qui provoquent la chute du fort de Thiaumont et de Vaux (Jean-Louis Panné, 2001).

1918 – 1er juin :

1. La carte d’alimentation est étendue À toute la France (id.).

2. Le conseil suprÊme de la guerre demandent au président Wilson d’envoyer 300 000 hommes par mois – Le conseil suprême de la guerre se réunit à Versailles. Clemenceau, Lloyd George et Orlando adressent un télégramme au président Wilson lui demandant d’envoyer 300 000 hommes par mois. Ils proclament leur sympathie pour les efforts de Tchécoslovaques et des Yougoslaves vers leur libération. Ils promettent aux Polonais un Etat indépendant (id.).

1919 – 1er juin :

1. PROCLAMATION D’UNE REPUBLIQUE RHENANE – Chef du gouvernement autonomiste rhénan, le docteur Dorten proclame une République rhénane. Sa tentative est soutenue en sous-main par le général Mangin, favorable aux thèses du maréchal Foch qui fournit des subsides au mouvement. L’initiative de Dorten fait long feu devant l’hostilité des puissances alliées. Mangin, commandant des troupes d’occupation en Allemagne, sera relevé de ses fonctions quelques temps plus tard (id).

2. La Nouvelle Revue Française (NRF) reparaît, dirigée par Jacques Rivière. La publication avait été interrompue après le numéro du 1er août 1914 (id.).

1923 – 1er juin : UNE ACTION EST RECLAMEE CONTRE LES CAMELOTS DU ROI – 48 radicaux et 15 républicains socialistes votent avec les socialistes et les communistes contre le gouvernement, condamnant sa passivité face aux agressions commises par les Camelots du Roi à l’encontre de Marc Sangnier, Marius Moutet et Maurice Violette. Maurras, considéré comme responsable des violences exercées en raison de ses articles, sera inculpé le 7 juin puis condamné le 27 à quatre mois de prison (id.).

1924 – 1er juin : Poincaré démissionne. 307 députés radicaux, radicaux-socialistes et socialistes mettent Millerand en demeure de démissionner lui aussi. Il lui est reproché d’avoir contrevenu à l’esprit de la Constitution par ses interventions ; son maintien à l’Elysée blesserait la « conscience républicaine, serait la source de conflits incessants entre le gouvernement et le chef de l’Etat et un danger constant pour le régime lui-même » (id.).

1931 – 1er juin : Le recensement de la population du département de la Seine indique un total de 4 887 464 habitants, soit pour Paris 2 871 039 et la banlieue 2 016 425 (id.).

1932 – 1er juin : Mise en service du contre-torpilleur « Vautour », classe Aigle, construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Brève biographie de ce navire : 3ème escadre légère, 7ème D.C.T. (Gerfaut, Albatros, Le Chevalier-Paul), Méditerranée, 1937 ; Méditerranée 9/1939, Atlantique, Ecosse (Norvège) printemps 1940 ; groupe de bombardement «Gênes » : 2e D.C. (Dupleix, Colbert), assistée de la 7ème D.C.T. (Vautour, Albatros) , 14/06/1940 ; FORCE DE HAUTE MER Toulon, sabordé le 27/11/1942 ; renfloué le 17/1/1943 ; coulé par bombes alliées le 4/2/1944 et le  29-4-1944 ; remis à Allemagne après avril 1944 ; démoli en 1951 (fichier HR).

1933 – 25 mai : Georges Simenon embarque à Marseille à bord du paquebot « Angkor » avec son épouse Régine. Ils débarquent à Istanbul le 1er juin.

1935 – 1er juin :

1. Le président du Conseil, Fernand Buisson, remanie le gouvernement : Laval (affaires étrangères), Pernot (justice), général Maurin (Guerre), Piétri (marine), général Denain (air), Laurent-Eynac (commerce et industrie), Caillaux (finances), Roustan (éducation nationale), Paganon ( travaux publics), Rollin (colonies), Frossard ( travail), Perfetti (pensions), P. Jacquier (agriculture), Lafont (santé publique), Mandel (PTT), ministres d’Etat (Herriot, Marin, maréchal Pétain), d’après Jean-Louis Panné, 2001.

2. L’architecte britannique Norman Foster (L’Ombrière du Vieux Port) est né le 1er juin 1935 à Manchester. Émule de Buckminster Fuller, Foster est l’un des principaux représentants de l’architecture high-tech avec entre autres Richard Rogers. Norman Foster jouit d’une renommée mondiale et a remporté plus de 300 récompenses et prix d’excellence à travers le monde, et plus de 60 victoires en concours nationaux et internationaux. À titre d’exemple, il reçoit la médaille d’or du RIBA (Royal Institute of British Architects) en 1983, la médaille d’or de l’Académie française d’architecture en 1991 et la médaille d’or de l’Institut des architectes américains en 1994. Enfin, en 1999, le Prix Pritzker, qui récompense les plus grands créateurs, lui est décerné.

-1939 – du 1er au 12 juin : EXERCICES DE L’ESCADRE DE L’ATLANTIQUE – Avec les Orage, Oura­gan, Achille, Pasteur et Sfax, le « Béarn » effectue des exercices entre Brest et La Pallice (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1940 – 1er juin :

1. PROTÉGÉS PAR LA MARINE ET L’AVIATION, d’importants effectifs alliÉs ont embarquÉ À Dunkerque – On peut lire dans l’Excelsior de ce samedi 1er juin 1940 :

« G.Q.G. français. 31 mai :

“Matin. — Dans le Nord, les opérations continuent de se dérouler avec la même âpreté autour du camp retranché de Dunkerque.

“Sur la Somme et sur l’Aisne, quelques actions locales d’infanterie, part et d’autre.

“Entre l’Aisne et la Meuse duels d’artillerie assez violents.

“Entre la Meuse et la Moselle, un coup de main ennemi a été repoussé.

“Soir. — Dans le Nord, nos troupes ont poursuivi leur marche dans la direction de Dunkerque où une partie d’entre elles est parvenu à s’embarquer sous la direction de la marine et de l’aviation, malgré les efforts ennemis.

“En dehors d’une forte activité sur la Somme, il n’y a rien à signale sur le reste du front.

“Malgré les conditions atmosphériques défavorables, notre aviation a effectué des reconnaissances profondes suite desquelles notre aviation de bombardement s’est livrée dans la région du Nord au harcèlement de l’ennemi a coopéré au ravitaillement de nos troupes.

« Enfin, en gros titre, et toujours dans l’Excelsior : “PROTEGES PAR LA MARINE ET L’AVIATION, d’importants effectifs alliés ont embarqué à Dunkerque. Forçant les lignes ennemies une partie de l’armée Prioux a pu atteindre la côte”.

2. Armement marseillais – Jusqu’au 1er juin 1940, le conflit n’a que peu d’impact sur la partie sud de la France mais ce jour-là, une vingtaine de bombardiers allemands attaquent le port de Marseille, les installations pétrolières de la Mède, le terrain d’aviation de Marignane, et les dégâts sont sévères. Le bombardement cause la mort de 32 Marseillais et en blesse une soixantaine d’autres, le jour même où le bataillon de marins-pompiers, récemment créé, quittait la caserne provisoire de la rue de Lyon et prenait possession de la caserne du boulevard de Strasbourg

               3. LA MARINE DANS L’ATLANTIQUE – Le 1er juin, appareillage de l’aviso-dragueur Elan de Brest pour Casablanca où il arrive le 5, il en repart le 6 en escortant le sous-marin de 1 500 t Archimède, et arrive à Gibraltar le 7, d’où il repart sans le sous-marin sur Brest (Gérard Garier).

4. DES NAVIRES FRANçAIS DEBARQUENT DE L’OR à HALIFAX – arrivée à Halifax du groupe « Béarn », « Jeanne d’Arc » et « Emile Bertin » sous escorte de torpil­leurs et de chalutiers canadiens, et débar­quement de l’or dans un train blindé qui le porte aux Etats-Unis (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

5. 50 heures par semaine, telle sera, à partir du 1er juin 1940, la durée hebdomadaire du travail pour les femmes et les enfants dans la région parisienne – Par arrêté du ministre du Travail, la limite de la durée hebdomadaire du travail fixée par le décret du 1er septembre 1939 sera ramenée à compter du 1er juin 1940, à cinquante heures pour les femmes et les enfants dans les établissements situés dans les départements de Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne. Cette limite s’entend de la durée hebdomadaire moyenne pour une période de quatre semaines. Des dérogations pourront être accordées pour des établissements par décision de l’inspecteur du travail lorsque les besoins de la production les rendront nécessaires (Le Petit Parisien, mercredi 3 avril).

1941 – 1er juin : Premier raid de bombardement de la Royal Air Force (RAF) sur le Reich (Jean-Louis Panné, 2001).

1942 – 27 mai au 1er juin : les troupes françaises libres de Bir-Hakheim (Lybie), s’apprêtent à entrer dans l’histoire (Pierre Koenig – Bir-Hakeim, 10 juin 1942, Robert Laffont, coll. Ce jour-là, 1971, 432 p). Depuis le 27 mai, le général Koenig est au milieu de ses soldats. Ils bondissent hors de leurs trous individuels, attaquent à la grenade et au revolver les chars italiens de la division Ariete qui tentent de percer par le sud les défenses de Tobrouk et se sont aventurés puis immobilisés dans les champs de mines, chenilles détruites, soumis au tir des canons des artilleurs de la deuxième brigade de la Légion étrangère (voir le récit et la carte de situation que nous avons publiés hier). Les équipages sont capturés.

Kœnig s’approche de l’un des prisonniers, le colonel Prèstisimone qui s’est conduit avec bravoure, changeant de char dès que celui qu’il conduisait était en flammes.

Kœnig consulte les plans d’attaque, les cartes que le colonel italien n’a pas eu le temps de détruire. Rommel a prévu un horaire d’assaut, plein d’assurance. Il a écrit :«9h-9hl5, destruction de la division gaulliste par la 2e brigade Ariete. »

Kœnig donne l’ordre aux brenn-carriers – ces voitures blindées – de partir en reconnaissance et d’attaquer l’ennemi.

Rommel est surpris par la résistance de ce point d’appui de Bir Hakheim qu’il comptait détruire en une quinzaine de minutes, et qui ne pouvait retarder son offensive. Il a écrit, ce 27 mai 1942, à sa « très chère Lu » :

« Au moment où vous recevrez cette lettre, les communiqués de la Wehrmacht vous auront depuis longtemps mise au courant de ce qui s’est passé ici. Nous lançons aujourd’hui une attaque décisive. Ce sera dur, mais je suis persuadé que mes hommes vaincront. Ils savent tous ce qui est en jeu. Je n’ai pas besoin de vous dire comment j’y participerai. Je compte bien exiger autant de moi-même que de mes officiers et de mes soldats. Mes pensées volent souvent vers vous, surtout en ces heures capitales. »

Les champs de mines, les pièges ralentissent la progression de Rommel. D’une hauteur au sommet de laquelle Rommel a fait arrêter son command-car, il aperçoit l’Afrikakorps, qui se déploie dans le désert.

« Des nuages noirs roulent dans le ciel, donnant au paysage une étrange et sinistre beauté », écrit Rommel.

Mais il ne peut contempler longtemps ce panorama. Heure après heure, jour après jour, les combats deviennent acharnés.

Dans la nuit du 1er au 2 juin, la XCe division légère allemande et la division italienne Trieste achèvent d’encercler Bir Hakheim.

Les « gaullistes » refusent de se rendre.

« J’assumai moi-même, à plusieurs reprises, le commandement des troupes assaillantes, précise Rommel. Sur le théâtre d’opérations africain, j’ai rarement vu combat plus acharné. Les Français disposaient de positions remarquable¬ment aménagées, ils utilisaient des trous individuels, des blockhaus, des emplacements de mitrailleuses et de canons antichars ; toutes étaient entourées d’une large ceinture de mines. » (Max Gallo, 1942, Le jour se lève).

1943 – 1er juin :

1. RENFLOUEMENT D’UN NAVIRE SABORDÉ À TOULON : le chantier naval Santa Maria de Gênes a achevé l’opération de renflouement du contre-torpilleur « Gerfaut » commencée le 11 mars.

2. le général Catroux devient membre du Comité central exécutif français – En Afrique du Nord, le 30 mai, accompagné d’André Philip et René Massigli,le général de Gaulle est arrivé à Alger où il compte supplanter le général Giraud qu’il rencontre le lendemain. Aussitôt, le général Giraud nomme le général Georges ancien commandant en chef des armées du Nord-Est en 1939 arrivé à Alger le 30, et Jean Monnet,ancien président du Comité franco-britannique des ressources de guerre en 1939, comme membres du Comité central exécutif français (CCEF) en Afrique du Nord. Le 1er juin, en Afrique du Nord, le général Catroux sera nommé gouverneur général de l’Algérie en remplacement de Peyrouton, démissionnaire depuis le 1er juin.

3. Ordre type de réquisition de service de garde de nuit sur la voie ferrée Marseille-Cannes :- « Exécution prescription télégramme Préfet du Var du 10 mars 1943. Ordre de réquisition individuelle n° 788. Par ordre du préfet régional de Marseille, M. Flotte Henri, demeurant quai Victor Hugo, est requis pour assurer le service de garde de nuit sur voie ferrée Marseille-Cannes. Il devra se présenter pour ce service sur convocation qui lui sera adressée en temps utile par le Maire. En vertu de cet ordre, l’intéressé a droit à un salaire horaire de 5 fr. L’inexécution de la présente disposition entraînerait les sanctions suivantes : 1° – Suppression de l’indemnité, 2° – Amende, 3° – Internement administratif. Sanary-sur-Mer, le 1er juin 1943, le Maire par délégation spéciale de M. le Préfet du Var. » (Archives de Sanary)

4. NOTRE MARINE À MADAGASCAR – Le 1er juin à 12 h 07, partant de Tamatave, l’aviso « Commandant Duboc » escorte du paquebot Maréchal Galliéni transportant de nombreux passagers qui rejoignent Tamatave le 3 à 16 h 25.

5. NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le 1er juin le capitaine de corvette des Moutis prend le commandement de l’aviso « Commandant Dominé » et le bâtiment renoue, sous les ordres opérationnels de C.C.M.L.A., avec l’escorte de convois et les patrouilles dans le secteur méditerranéen oriental, Beyrouth, Haiffa, Port-Saïd, Famagouste.  Il entre en grand carénage jusqu’au 9 juillet.

6. Jacques Glade, caporal depuis le 1er juin 1943, avait embarqué à Mers el-Kébir le 15 avril 1944 pour rejoindre Ajaccio le lendemain. Ce fut le 20 août qu’il quitta la Corse pour participer avec son régiment aux opérations de Provence où il débarqua le 21 août 1944 avec son unité du 13ème RTS.

1944 – 1er juin :

1. Le général Koenig est nommÉ commandant enchef des forces françaises de l’intérieur (FFI) créées le 1er février précédent (Jean-Louis Panné, 2001).

2. JACQUES GLADE – Caporal depuis le 1er juin 1943, il avait embarqué à Mers el-Kébir le 15 avril 1944 pour rejoindre Ajaccio le lendemain. Ce fut le 20 août qu’il quitta la Corse pour participer avec son régiment aux opérations de Provence et y débarquer le 21 août 1944 avec son unité du 13ème RTS.

3. DEBARQUEMENT DE NORMANDIE – Le rôle de la Marine française (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur – La participation de la Marine Française aux débarquements de Normandie, de Corse et de Provence) : Depuis le 27 mai, les croiseurs « Montcalm » et « Georges Leygues » avaient reçu l’ordre d’ouvrir les sacs d’instructions-opérations. Ce qu’ils firent rade de Belfast le 28. Incorporés dans le groupe d’assaut 124 (Omaha Beach) de la Task Force américaine, les deux bâtiments formaient, avec le cuirassé USS Arkansas, le groupe d’appui n°2 du groupe de soutien 124-9. Le 31 mai, les deux croiseurs et le cuirassé étaient coupés entièrement de la terre. Le 1er juin, leurs commandants, CV Déprez et CV Saurin, participaient à la conférence tenue sur le USS Texas où leur étaient donné les principaux points de leur mission , à savoir, à l’aube du jour « J » :

– mouiller à 3 nautiques de Port-en-Bessin et appuyer de leur feu les forces d’invasion.

– Une fois la tête de pont solidement constituée, soutenir la progression des éléments débarqués.

1946 – 1er juin : Proclamation à Saïgon, par l’amiral Thierry d’Argenlieu, d’une République de Cochinchine, initiative interprétée par le Vietminh comme une manœuvre destinée à entraver la réunification du pays (Frédéric Gugelot, 2001).

1948 – 1er juin :

1. La ration de pain est fixÉé À 250 g pour chaque Français.

2. Un accord de principe sur l’organisation de l’Allemagne occidentale est trouvé entre la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis : une constituante sera élue, une autorité internationale à laquelle participeront les Allemands contrôlera la région, un office militaire de sécurité supervisera la démilitarisation.

1949 – Du 26 octobre 1949 au 1er juin 1950 : NOTRE MARINE EN TUNISIE –  L’aviso-dragueur Elan s’entraîne sur les côtes de Tunisie avec le GASM. Le 28 octobre, il arrive à Hamamet (id.).

1950 – 1er juin : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Du 26 octobre 1949 au 1er juin 1950, l’aviso « Elan » s’entraîne sur les côtes de Tunisie avec le GASM.

1957 – 1er juin : A LA SEYNE, La batterie du Peyras cesse d’être opérationnelle. Jusqu’en 1967, la batterie sera une des bases du commando de Trepel

1958 – 1er juin : Investiture du gouvernement Charles de Gaulle par l’Assemblée nationale (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1967 – 1er juin : Le 31 mai, vers 14 H 00, « UN SIKORSKY DE LA BASE DE SAINT-MANDRIER S’ECRASE ET FLAMBE PRES DE BEZIERS. Deux morts et deux blessés. » L’appareil appartenait à une flottille des 4 HSS Sikorsky venant de Lorient et regagnant Saint-Mandrier (République du samedi 1er juin 1967).

1968 – 1er juin : Admission au service actif du transport de rade « Mélusine » qui est affecté à la direction du port de Toulon et armé par du personnel sédentaire appartenant au corps des marins des ports. Il effectue ses rotations de permissionnaires entre les appontements toulonnais du quai Stalingrad et la presqu’île de Saint-Mandrier.

1983 – 1er juin : FIN DE L’OPERATION « OLIPHANT XIII » – En 1983, année du cinquantenaire de la base, les opérations au Liban vont se succéder. Début février, c’est un nouvelle épisode d’«Olifant» le douzième du nom avec deux Lynx (Lynx (Mk II) : Vitesse de croisière 120 nd (222 km/h) – Longueur hors tout (rotor tournant) 15,16 m –  Autonomie avec sonar et 1 torpille 2 h 00. Nombre maxi passagers 8 + 1 chef cargo.) de la flottille 31F spécialisée dans la lutte anti-sous-marine embarqué à bord de la frégate Dupleix[1] Dupleix, (frégate spécialisée dans la lutte anti-sous-marine) jusqu’au 5 avril, suivi de deux autres qui, à  bord de la frégate Montcalm assureront  la relève sur zone le 29 mars. Olifant XIII, s’achèvera le 1er juin 1983.

1987 – 1er juin : Lancement de France Info.

1996 – 1er Juin – « Les Lingots d’Orichalque de Frédéric DUMAS. » : « J’embarquais sur le « Manon » catamaran du club de plongée Ghost Sea au Brusc. Ce club appartient à mon ami Didier Burnier (dit Didou) lui-même prospecteur qui avait à son palmarès la découverte de l’épave de Verres.

« Par très beau temps, mer calme et peu de courant ce qui est rare à cet endroit il me largua au nord de la balise des magnons, dans une eau cristalline.

« Au bout de 10 minutes de plongée par – 12 mètres de fond, je tombais sur le gisement à l’endroit précis indiqué par dumas. Quand je dis gisement, j’extrapole car en fait les différents pilleurs passés avant moi m’avaient laissé un lingot de plomb et une tige d’orichalque.

Mais je m’estimais satisfait avec ces 2 exemplaires. Faisant une exploration circulaire autour de ces pièces, je n’ai rien trouvé d’autres de significatif. 

« J’ai remis ces deux pièces à Didier Martina Fieschi, archéologue patenté, responsable du service du Patrimoine en Mairie de Sanary. Elles sont stockées en l’état à la maison Flotte au second étage le DRASM ayant accepté de constituer là un dépôt officiel, devenu le centre d’archéologie Municipal de Sanary. Le Ministère de la Culture n’accepte que très rarement ces dérogations, mais celle-ci était garanti par la présence d’un archéologue.

En fait et tel que le décrit DUMAS dans son livre. Il s’agit de lingots de plombs « grossiers, de formes mal définies semblant coulés dans une cavité creusée à même le sol…avec des inscriptions courtes en grandes lettres ou signes…des triangles, des ronds, des potences.. » Plus loin il cite « …s’agit-il d’une de ces langues préhelléniques des peuples de la mer »

Quand aux lingots d’orichalque, il s’agit d’une petite barre ressemblant à du cuivre. Frédéric DUMAS fera procéder à des analyses « Cuivre soixante dix pour cent, zinc vingt et un, pas de plomb, nickel ou étain…composition donnée dans le grand Larousse pour le laiton antique… » Et il termine « …Certains pensent que le mystérieux orichalque n’était autre que ce laiton… »

Je n’ai pas découvert un navire Atlante en baie de Sanary, mais il est toujours permis de rêver…» (Gérard LORIDON)

2013 – 1er juin :

1. CENTENAIRE FREDERIC-DUMAS – COLLOQUE au THEATRE GEORGES-GALLI : « LA PLONGEE DANS TOUS SES ETATS : hier, aujourd’hui et demain ». SALON DU LIVRE: au foyer du théâtre: Patrick Mouton, Serge Malcor, Jean-Pierre Joncheray, HDSF, Louis Augusto, Sémantic Les carnets de plongées en 3D de SEMANTIC Sanary, Elie Boissin,  Franck Machu et Jean Jarry.

17H  Archéologie sous-marine, Frédéric Dumas un pionnier et état des lieux en 2013 Intervenants : Drassm Florence Richez, Franca Cibecchini et ou Souen Fontaine présentation de l’atlas Palm, JAS Charles Hourcau, JP Joncheray, Patrice Pomey, JAS Henri Gandon, Serge Malcor, Serge Ximenes, JAS Pierre Blanchard, 

et Les grottes découvertes par Frédéric Dumas et Sans Martinez en 1943 Intervenants : Jean Marin, Bruno Talmitte, Franck Bibia, Henri Ribot.

2. Les habitants des quartiers nord de Marseille manifestent contre la violence des réseaux de drogue qui a causé la mort de 25 jeunes en moins de 18 mois. Ils demandent à ce que cesse la violence économique et sociale à l’origine de cette situation. Retour sur l’organisation de cette manifestation, les débats qui l’ont animée et sur les efforts pour mobiliser les habitants des quartiers populaires (Reportage : Pascale Pascariello).

2016 – 1er juin : Famille – Ce matin, pour la première fois depuis bientôt quatre mois, la maison s’est partiellement vidée. Petit Raphaël et son Webber de papa sont repartis pour l’Afrique. Isabelle et moi les avons accompagnés à l’aéroport hier après-midi. Vers 22 h, une petite voix m’a parlé au téléphone qui voulait entendre sa maman, son dadou et sa gogo. Triste ! Aujourd’hui, il y a encore Isabelle et Olivier, peut-être pour une semaine encore, et puis, eux aussi s’en iront. Ainsi va la vie ! Cathy et moi, nous nous retrouverons bientôt dans une maison vide mais remplie de cris de joie, de vie de tous ces merveilleux mois qui viennent de s’écouler et au cours desquels un second petit-fils nous est né.

2019 – 1er juin : MARSEILLE – Depuis un mois, les liaisons maritimes « lanavette » du réseau La Métropole Mobilité qui assurent les liaisons entre le Vieux-Port, la Pointe-Rouge et L’Estaque ont repris du service. À partir du 1er juin, la correspondance Pointe-Rouge – Les Goudes (15 minutes de trajet) complétera le dispositif et sera renforcée de 9 à 12 rotations par jour par rapport à la saison dernière. Départ de la Pointe-Rouge toutes les heures de 8 h 50 à 19 h 50, départ des Goudes de 9h20 à 20h20.

(cliché H. Ribot, le petit train des Cévennes).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE:

Le père Anselme qui a une grosse ferme dans le Poitou, a reçu une lettre de l’instituteur de son fils :

  • Cher monsieur, lors de l’examen de ce jour, nous avons constaté que votre fils avait une forte tendance à la myopie. Veuillez faire le nécessaire.

Alors le père Anselme prend sa plus belle plume et il répond :

  • Vous avez raison de m’avertir. Je luis avons foutu une belle raclée, et il recommencera plus !

C’en est fini pour aujourd’hui.

Je vous souhaite une bon jeudi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier

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