ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 22 MAI 2023, 12e ANNÉE (n° 3804)

ILLUSTRATION : Forcalquier – Ancien couvent des Cordelier. Salle du chapitre (carte postale, coll. H. Ribot).
LES FÊTES.
C’est la saint Emile. En Afrique, vers 250, les martyrs Caste et Émile, achevèrent leur martyre par le feu. Comme l’écrit saint Cyprien, ces deux chrétiens vaincus dans un premier combat, triomphèrent dans un second, afin qu’après avoir cédé aux flammes, ils deviennent ensuite plus forts que les flammes. Fêtons donc les Emile ! bonne chance à tous les Emile !
Mais n’oublions pas que c’est aussi le jour du trèfle, le 3e du mois de prairial au calendrier républicain An 2 !
DICTON DU JOUR : « Beau temps du jour Sainte-Emilie, donne du fruit à la folie ».
Locution provençale : « Je plante là depuis une heure » pour signifier « j’attends, immobile, depuis un long moment ».
PENSEE : Un fond de modestie rapporte un très gros intérêt (Montesquieu).

Collection J.M. Théveny.
En direct de NOTRE bibliothèque :
NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10 « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »).

25e livraison : En 1783, lors du renouvellement de la ferme de boucherie, la communauté de Saint-Nazaire (Sanary) doit mettre en application l’arrêt du Parlement d’Aix qui impose de nouvelles obligations au fermier (boucher) : fournir du mouton toute l’année, du bœuf depuis Noël jusqu’à Pâques ; ne débiter aucune brebis ; son troupeau sera composé d’au moins 60 bêtes sans aucune brebis sous peine d’amende et de confiscation de celles-ci ; débiter les « tombades » (tripes de mouton brutes) 5 sous, les têtes 6 sous et les quatre pieds 7 sous ; il fera paître son troupeau aux terres gastes ; les habitants ne pourront se servir ailleurs et ne pourront débiter ni tenir banc sous peine de confiscation au profit du fermier et d’amende. Enfin, il devra recevoir poliment tous les habitants ou autres ; il égorgera les bêtes le vendredi soir pour les débiter le samedi, et le samedi soir pour le dimanche, de même pour les autres jours de la semaine. Il devra payer les frais d’acte et d’homologation et verser 60 livres aux recteurs de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, 1000 livres au trésorier de la communauté et 30 livres pour le loyer de son logement. Il s’engageait à vendre de la viande aux habitants « sains ou malades », aux équipages des navires relâchant dans le port, et, en échange, il obtint que les habitants qui tueraient un cochon lui paient 2 liards sur chaque livre et 6 sous pour un agneau.
(à suivre)
A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud, 1961).

-216e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS
La physionomie du Vieux Marseille serait incomplètement évoquée si l’on ne s’attachait aussi à l’aspect du terroir. La façade et la porte d’entrée de cette ville maritime sont placées à l’ouest, en bordure de la mer, mais il faut considérer aussi l’enclos sur lequel s’ouvrent sa partie postérieure et ses côtés. Celui-ci est fermé au nord, à l’est et au midi par des collines marmoréennes légères, harmonieuses comme les Propylées. On trouve dans cet enclos des témoins d’un passé attachant et familier. Au crissement des cigales, l’histoire est passée dans les pinèdes échevelées, dans l’harmonie bleue et argentée des oliviers, dans la prière des grands cyprès rangés en procession comme des pèlerins, dans ces petits chemins ruraux appelés « calades » et bordés de murs en pierres sèches.
Les villages et les hameaux qui reflètent le passé du terroir marseillais seront évoqués ici par ordre alphabétique et dans les seules limites de la commune de Marseille.
LES ACCATES (à 10,9 km, banlieue est, à partir du carrefour Canebière – cours Saint-Louis)
Ce hameau fut d’abord appelé Pique-Nose. Jacques de Forbin, son seigneur, y consentit des baux emphytéotiques (ad acaptum) ; de là lui vint le nom d’Achaptes de Forbin (1577), puis d’Accates. Au XVIIIe siècle, le marquis de Foresta-Collongue céda un terrain pour construire une église et établir une place publique, à la condition que les habitants entretiendraient sur la place trois rangées d’arbres. L’église fut consacrée le Premier mai 1737 par Mgr de Belsunce, sous la dédicace de Saint-Christophe. C’est pourquoi, toutes les années, y est célébrée maintenant la bénédiction des automobiles. Cette église fut édifiée à côté d’une chapelle du XVIIe siècle, appartenant aussi aux Foresta-Collongue et dédiée déjà à saint Christophe.
Sur la colline, au-dessus des Accates : église de Notre- Dame de la Salette construite en 1864 par un négociant marseillais nommé Gaspard Nicolas, puis rasée et reconstruite en 1870 sur le modèle du sanctuaire de la Salette.
(à suivre)

Antonin Eiyx – Visite de- ‘arsenal des galeres de Marseille, 1777 (coll. H. Ribot).
ÉPHÉMÉRIDES.
–417 – 22 mai : Dédicace des habitants de Gémenos à un sévir augustal (C.I.L., XII, 594 ; cette dédicace a été trouvé à Gémenos, près de la chapelle de Saint-Jean de Garguier, P.-A. Février – A propos du vicus en Gaule méridionale. Actes du colloque Caesarodonum « Le vicus gallo-romain« , 1976, rééd. Errance 1986., p. 318-321). La cité d’Arles présentait des limites très originales puisqu’elle se glissait entre les territoires d’Aix et de Marseille. Cela est confirmé par l’étude des centuriations (J. Soyer, Les centuriations de Provence, dans R.A.N., VI, 1973, p. 197-233 et VII, 1974, p. 179-199) […]. Il semble donc que le territoire arlésien, qui s’étendait, à l’origine, jusqu’à Toulon, ait été remembré d’une manière morcelée […] la région au nord-est d’Aubagne, dans la vallée de l’Huveaune, celle de Saint-Jean-de-Garguier, était partagée en lots réguliers. Or c’est là le locus Gargarius où habitaient les pagani pagi Lucretius qui sunt finitibus Arelatensium, au milieu du IIème siècle. Ce locus Gargarius, peut-être le chef-lieu du pagus, réapparaît dans une lettre de l’évêque de Rome Zozime approuvant, le 22 mai 417, l’église d’Arles d’avoir incorporé dans son territoire les paroisses de Cytharista et de Gargarius. Cytharista, Ceyreste, est elle aussi en plein dans une zone senturiée, au nord-est de la Ciotat. Dans la paroisse de Ceyreste, un texte un peu plus tardif, la vie de Césaire d’Arles (mort en 542) mentionne l’existence d’une basilique (P.-A. Février renvoie à Mon. Germ. Hist., Script. Rer. Mer., III, p. 492). Il ne faudrait pas croire que ces sites soient peu importants. Il est maintenant assuré que l’agglomération qui avoisine Saint-Jean-de-Garguier, un site de plaine, est habitée depuis une antiquité reculée, peut-être dès le VIème ou le Vème siècle. La zone construite paraît étendue[…]. Les cas de Saint-Jean-de-Garguier, de Seillans, de Notre-Dame-du-Brusc (à Valbonne, au sud-est de Grasse), me paraissent devoir être rapprochés d’une réalité ecclésiale que la Provence ne paraissait pas avoir connue et sur laquelle les témoignages sont très nombreux en Italie et jusque sur le littoral ligure « i comuni du pieve, les paroisses plébanes (que) l’incastellamento du Xème siècle (et la) réorganisation de l’habitat a eu pour effet (de faire disparaître) […]. Un phénomène analogue a dû se produire dans certains cas en Gaule méridionale.]
« Les habitants du pagus Lucretius qui sont sur le territoire Arlésien au lieu-dit Gargarius, à Quintus Cornelius Zozimus, affranchi de Marcellus, sévir Augustal de la colonie Julia Paterna Arelate, pour l’honorer, lui qui a fait connaitre l’injustice que nous avons subie au plus Sacré de tous les temps. Titus Aelius Antoninus Augustus Pius (Antonin le Pieux , empereur romain de 138 à 161), est demeuré à Rome de nombreuses années, a poursuivi cette injustice auprès des gouverneurs de la province à ses frais et pour cela nous a fait don des dépenses qu’il a faites, afin que durent et persistent pour notre jouissance les bienfaits de l’empereur le plus sacré de tous les temps César Antonin Auguste le Pieux […] et du bain gratuit qui avait été enlevé aux habitants du pagus […], dont ils avaient eu l’usage plus de quarante ans » (C.I.L., XII, 594 ; J. Lerat, La Gaule romaine, p. 168 ; P.-A. Février, 1976, rééd. Errance 1986., p. 318-32).
–969 – 22 mai : Lettre de l’empereur Otton unie aux actes du Concile de Milan qui confirme l’union d’Alba à l’église d’Asti et décrit l’état de désolation, de misère et de désespoir que connaissent les habitants de ces terres rendues désertes par les Sarrasins (B. Luppi, p. 56)
–1150 – 22 mai : Aix. Jugement de Raimond Bérenger II, comte de Barcelone, prince d’Aragon et duc de Provence, en faveur de l’abbaye de Montmajour, contre Pierre de Lambesc, au sujet de Pélissanne. Témoins : Geofroi de Marseille, Bertrand de Mison, Alfant de Mezoargues et son frère, etc. (Acte 235 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Montmajour, protocole d’un notaire du XIIIe siècle. Papon. Histoire de Provence, t. Il, preuves, p. xvi).
–1286 – 22 mai : : Caravella, (acte notarié). Caravelle, quartier rural et cours d’eau, commune de Marseille, quartier des Eygalades.
–1295 – 22 mai : Mention : Mala Poiha, (acte notarié). Malepougne, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Charles, vers les Chartreux (1872).
–1299 – 22 mai : Vallis Paschalis, (charte aux archives municipales). Pascal – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près de l’Argielou.
–1300 – 22 mai :
1. Las Cabrellas, (charte aux archives municipales). La Carrelle – l’un des sommets des collines de Saint- Cyr, commune de Marseille (1872).
2. Lascotz, (charte aux archives municipales). Lascours – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Cotes, v. 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n°27).
–1319 – 22 mai : Robert revint à Marseille avec Sanche, roi d’Aragon, son beau- père. Il visita les reliques de son frère saint Louis, fit célébrer les fêtes en son honneur, puis alla visiter Aix et parcourir la Provence. Il était à Avignon, lorsque Frédéric d’Aragon, roi de Sicile, lui déclara la guerre.
–1374 – 22 mai : La cure de la Ciotat est érigée par le pape Grégoire XI. La Ciotat – chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille ; comprend quatre communes : La Ciotat, Cassis, Ceyreste et Roquefort.
–1382 – 22 mai :
1. la Reine Jeanne meurt étouffée dans une forteresse des Apennins – Par suite de l’extinction de la branche aînée de la dynastie angevine, l’une des deux familles prétendant à l’héritage – celle de Durazzo ou Duras, cadets des Angevins napolitains – s’était emparée du royaume de Naples, alors que ses rivaux – les Valois d’Anjou – prenaient en main la Provence : à la faveur de cette compétition, la maison de Savoie avit annexé Nice et Villefranche (Ch.-E. Dufourcq, La vie quotidienne…, 1975). Au début de l’année 1382, Charles de Duras, à l’annonce de la prochaine arrivée de l’armée du duc Louis d’Anjou, se débarrasse de la Reine Jeanne qui meurt étouffée dans une forteresse des Apennins (Baratier Edouard – Histoire de la Provence, 1969). Par suite de l’extinction de la branche aînée de la dynastie angevine, l’une des deux familles prétendant à l’héritage – celle de Durazzo ou Duras, cadets des Angevins napolitains – s’était emparée du royaume de Naples, alors que ses rivaux – les Valois d’Anjou – prenaient en main la Provence : à la faveur de cette compétition, la maison de Savoie avait annexé Nice et Villefranche (Dufourcq Ch.-E., La vie quotidienne…, 1975).
2. Marseille contre Duras. — Le 22 mai 1382 Charles de Duras avait fait étouffer la reine Jeanne sous un matelas, et alors deux partis se formèrent en Provence. Aix, Toulon, Tarascon, Draguignan, Fréjus, Hyères, Saint-Maximin tenaient pour Duras. Marseille et Arles pour Anjou, ayant comme alliés Luges, Signes, Ollioules, Six-Fours, La Cadière, La Ciotat, Ceyreste, Cassis, Aubagne, Le Beausset, ; Roquefort et Le Castelet. Les Marseillais commencèrent par s’emparer de Roquevaire. et d’Auriol et y mirent une garnison. Puis il firent appel au Toi de France Charles VI. Celui-ci envoya des troupes en Provence ; Marseille y joignit deux cents arbalétriers et l’on prit Saint-Cannat après dix jours de siège. Aix résista.
A la même époque, le roi Louis essaya de reconquérir Naples, mais son armée était décimée par la maladie et la famine. Ruiné, ayant perdu jusqu’à sa couronne, ne possédant plus qu’une cotte de maille en toile peinte, il chercha à rejoindre son ennemi Charles de Duras, mais celui-ci se déroba constamment.
–1646 – 22 mai : PAUL de FORTIA (LE CHEVALIER PAUL) – Depuis 1637 chevalier de l’Ordre de Malte, malgré sa bâtardise, capitaine vaisseau commandant le Grand-Anglois, dans l’escadre de Maillé-Brézé en 1646, Paul dirigea le 22 mai le débarquement de Talamone en Toscane (Etienne Taillemite).
–1702– 22 mai :
1. La Reppe déborde et noie par deux fois le béal des moulins d’Ollioules ; curage du béal, réparation de l’écluse de la Bonnefont et nouvelle recherche des eaux pour les moulins : le 22 mai 1702, le Maire donne connaissance que la rivière ayant débordé aurait engravé pendant deux fois le béal des moulins à moudre le blé de Trisse Rate, La Tour et Clappier, empêchant ceux-ci de travailler. Le valet de ville, Pierre Sevère loue 2 hommes pour dégraver le béal. Le Conseil approuve et ordonne au trésorier de payer la somme. Il délibère en même temps de faire une nouvelle recherche des eaux et de faire réparer l’écluse de la porte de la Bonnefont qui donne l’eau au moulin de la Tour. Mise aux enchères du prix fait pour le creusement de recherche des eaux et la construction de la grotte commencée pour la conduite des eaux des moulin (Castellan, 1937, p. 100).
2. le Conseil d’Ollioules délibère de faire abattre l’écurie qui se trouve en-dessous de la Tour du Flascou pour rendre libre le passage aux mulets chargés. [Cette tour devait être celle qui se trouvait à l’extrémité de la rue Clastre, maintenant rue Curie, et à proximité du portal dit portal du Saint-Esprit, dont les traces sont encore apparentes dans les pierres à l’angle de la rue Curie et de l’avenue des Ecoles (id)
3. état et le dénombrement des habitants d’Ollioules – Le Conseil d’Ollioules ne pouvant convenir du nombre de personnes de probité pour procéder à la répartition de la capitation pour 1703, il prévoit de dresser l’état et le dénombrement des habitants et de l’envoyer à l’Intendant pour en faire la répartition (id).
3. LE CONSEIL DE SANARY redemande des ornements et des prêtres pour le service de l’EGLISE. Il fut aussi, une nouvelle fois, demandé que l’église de SAINT-NAZAIRE fut séparée spirituellernent de celle d’OLLIOULES. Deux députés furent désignés pour se rendre auprès de l’évêque de TOULON, pour appuyer ces revendications légitimes. En 1702, un vol suivi d’une profanation fut commis à l’église. Ce vol fut commis par la « cupidité de certains malheureux » qui enlevèrent le précieux vase où était le corps de « notre. seigneur », ils jetèrent aux pieds, « celui qui tient tout dans ses mains ». Le prêtre de la paroisse, accompagné des prêtres Observantins de la Régulière Observance d’OLLIOULES, pour réparer la profanation faite, décidèrent de faire une grande procession dans la paroisse le dimanche 22 du mois de mai. La communauté prit en charge la nourriture des prêtres observantins d’OLLIOULES. Il fut aussi nécessaire de reconstruire l’escalier menant aux cloches et à l’horloge qui s’était écroulé empêchant l’horloger d’entretenir le dit « orloge » (Rotger B., 1984)
–1721 – 22 mai :
1. du 19 au 22 mai 1721, 10 morts de la peste à Ollioules (Castellan, 1937, p.145).
2. le Chevalier LOMBARD du CASTELLET reçoit la charge de préserver sanary de la peste – Le 22 mai 1721, par ordre de Monsieur DE PERRIN, maréchal de camp des Armées du Roi et commandant les troupes de Sa Majesté en Provence pour conserver le port de SAINT-NAZAIRE et le lieu de SIX FOURS de la contagion, fut nommé, connaissant sa capacité, le Chevalier LOMBARD du CASTELLET. Il fut reçu par les consuls et le Bureau de santé; les troupes, sous les armes, lui rendirent les honneurs. Le Consul ordonna à haute voix que les officiers, soldats et habitants de SAINT-NAZAIRE eussent à le reconnaître pour Commandant et à lui obéir. -Nous pouvons vous donner quelques renseignements concernant cet officier qui accomplit sa mission avec zèle et dévouement. -Pierre de LOMBARD, Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, était capitaine de vaisseau et capitaine d’une compagnie de la Marine. Il participa à l’armement en course des frégates « La Parfaite », « Le Rubis », « La Vestale », « Le Trident ». Il fut blessé à bord du « Trident » en l’année 1711 dans un combat contre les anglais. L’on crut un moment qu’il avait disparu dans le combat et le roi fut heureux d’apprendre que le « Trident » monté par Pierre LOMBARD du CASTELLET avait pu relâcher à Malte alors qu’on le croyait échoué sur la côte ou pris par les anglais. Plus tard, en octobre 1733, M. de MAUREPAS lui écrivit pout l’informer que le Roi lui accordait le commandement de la frégate la « SIBILLE ». Avec son bâtiment il fut chargé de protéger les bâtiments français dans le Levant et de donner la chasse aux bâtiments portant le pavillon impérial. Voilà celui qui fut le commandant de notre bourg pendant ces rudes épreuves. (Rotger B., 1984)
–1729 – 22 mai : PLAINTE DE LA COMMUNE D’OLLIOULES CONTRE UN HABITANT QUI UTILISE ABUSIVEMENT L’EAU DES FONTAINES PUBLIQUES -Pouvoir donné aux Consuls d’Ollioules de se pourvoir criminellement devant le sénéchal de Toulon contre Antoine Lardier qui, de son autorité privée, a pratiqué des ouvertures sur la longueur du canal des eaux des fontaines publiques qui traverse sa propriété afin d’arroser celle-ci. Le conseil retira sa requête après que Lardier eut fait la promesse de remettre tout en état à ses frais (Castellan, 1937, p.161).
–1781 – 22 mai : L’édit de Ségur réserve la carrière d’officier aux nobles, mais le ministre ne retient pas la suggestion émise un quart de siècle plus tôt par le chevalier d’Arc d’accorder en parallèle un titre de noblesse aux « bas-officiers » (ou sous-officiers) méritants issus de la roture. Du coup, ceux-ci se voient privés d’avancement et n’ont plus accès à l’épaulette d’officier. Il va en résulter beaucoup d’aigreur dans les rangs de l’armée et ces bas-officiers seront parmi les premiers à rejoindre la Révolution quelques années plus tard.
–1789 – 22 mai : – La proposition de nommer un comité de rédaction a, finalement, été rejetée à la quasi-unanimité (36 voix seulement en faveur du projet). Le motif le plus généralement admis est que la création d’un journal, composé par des membres des États Généraux, est incompatible avec les devoirs et la dignité des représentants de la nation. Les 40 députés parisiens prêtent serment dans la grande salle de l’Archevêché (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 22 MAI).
–1792 – 22 mai : FAUSSE ALERTE SUR LES CÔTES VAROISES – Une frégate napolitaine avait poursuivi à outrance deux corsaires barbaresques. L’un de ces vaisseaux algériens avait été coulé. L’équipage de l’autre s’était sauvé à la nage et avait pu gagner la plage de Cavalaire. Cet épisode avait permis aux agitateurs d’annoncer la descente de 4000 soldats ennemis sur cette plage. Cette fausse indication prit une telle consistance et avait inquiété les populations à un tel point que le directoire du département fut obligé de rétablir les faits (22 mai 1792) (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 (Archives de Sanary, D4)).
–1793 – 22 mai : Carteaux transfère à Grenoble son bureau central de recrutement de l’armée des Alpes – Sans doute satisfait de lui-même, le 18 mai 1793, Carteaux prévint les corps intéressés, du transfert à Grenoble de son bureau central à dater du 22 mai, « les intérêts de la République et les biens du service exigeant ce changement » (Archives départementales de la Drôme, L 563).
–1794 – 22 AU 25 mai (6 prairial An II) : DERNIER DOCUMENT OFFICIEL SIGNÉ PAR LE MAIRE DE SANARY CLAUDE PARDIGON – Le dernier papier signé par le maire de Sanary, Claude Pardigon, avant son arrestation et son exécution le 10 juin 1794 fut la liste des volontaire sanaryens de la première réquisition datée du 3 prairial (22 mai 1794) : Jérôme Pardigon, non inscrit car embarqué en qualité d’aspirant ; Etienne Liotaud, non inscrit car employé dans une batterie ; Joseph Delevi, non inscrit car embarqué sur un vaisseau ; Mathieu Pignol a rejoint ; Louis Mastre, non inscrit car employé à l’arsenal comme tonnelier ; Antoine Brémond, non inscrit car employé à l’arsenal comme menuisier ; Toussaint Danier a rejoint ; Laurent Carrot dispensé comme embarqué sur un vaisseau comme calfat ; Louis Touache (ou Toche) ; André Giraud ; Joseph Giraud ; Jean Etienne ; Félix Raynaud ; Jacques Fournier ; Joseph Jourdan, dispensé car employé à l’arsenal (Rotger B., 1984, p. 302).
–1795 – 22 mai (3 prairial An III) :
1. Tout l’est de Paris est en insurrection (Yann Fauchois, 2001).
2. Le commandant de la place de Toulon annonce que les représentants du peuple Guérin et Poultier sont à Ollioules. Une députation de plusieurs chefs et d’un officier municipal va les attendre hors des portes. Ils arrivent, on les escorte, ils sont bien accueillis ,haranguent le peuple, se rendent au temple, rassurent la foule au sujet des émigrés et rentrent chez eux (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). Le 3 Prairial (22 mai), deux représentants du peuple en mission arrivent à Toulon : Poultier et Guérin. C’est Chiappe qui les a prévenus de la situation toulonnaise, et ils arrivent pour tenter de l’aider à maîtriser la situation. Ils arrivent seuls. Ils ont laissé en attente au Beausset les troupes régulières qu’ils amenaient en renfort depuis Marseille (Delaforge G., 1995, p. 110).
-1809-22 mai : aux abords d’Essling et Aspern, au bord du Danube, une partie de la Grande Armée, sous les ordres de Masséna, est écrasée par les Autrichiens. Le maréchal Lannes est blessé à mort. Napoléon 1er et le reste de la Grande Armée, momentanément bloqués au milieu du fleuve, sur l’île de Lobau, prendront leur revanche à Wagram, sept semaines plus tard.
–1848 – 22 mai : Révolte des esclaves à la Martinique.
–1885 – 22 mai : Mort de Victor Hugo.
–1891 – 22 mai : Rimbaud est amputé d’une jambe à l’hôpital de Marseille.
–1895 – 22 mai : MICHEL PACHA se remarie. Il épouse Mlle Marie Rose Jeanne DEPRAT, de SANARY. Elle a 38 ans, il en a 76. Il n’aura pas de postérité de sa 2e épouse. A cette occasion, il offre une grande fête aux Sanaryens: jeux, bals, courses de bateaux, musique. Même le Grand Cirque CASSULI, 20m de diamètre, 35 artistes, 30 chevaux, fait ses offres de service. Le 24 Mai, de Tamaris, MICHEL PACHA adresse au Maire pour être transmis à la population ses remerciements pour « les témoignages de sympathie que la municipalité et la population ont bien voulu lui donner à l’occasion de son mariage et assure qu’il conservera le meilleur souvenir de la soirée du 22 Mai » (Rotger B., 1984, p. 465 ; Ortolan, 1989).
–1902 – 22 mai : Mort de Jules Renard, le papa de « Poil de Carotte » ! sniff ! J’ai lu ce roman pour la première fois alors que j’étais en Cours élémentaire première année et que j’habitais à Ambazac, en Haute-Vienne..
–1924 – 22 mai – une tourelle de 164 MM du cuirassé « Patrie » explose faisant 6 morts – Alors qu’il était au mouillage en rade des Salins d’Hyères une tourelle de 164 m/m du cuirassé Patrie a explosé faisant 6 morts et de nombreux blessés qui furent transportés à l’hôpital Saint-Mandrier. Le concert que devait donner la musique des équipages de la flotte a été annulé. Le vice-amiral Lanscade, préfet maritime vient donner des récompenses aux blessés, en l’occurrence la médaille militaire (Gisèle Argensse, 1989, p. 172).
–1940 – 22 mai :
1. BATAILLE DE France – Dès le 19, l’aviso-dragueur Chevreuil quittait la surveillance des ports espagnols pour se rendre à Plymouth pour recevoir l’appareil asdic. En outre, le déroulement des opérations dans le nord conduisit l’Amirauté à détacher la 2ème escadrille d’avisos aux ordres d’Amiral Nord. L’Élan et le Commandant Duboc, qui faisaient partie de cette escadrille, quittèrent donc leur surveillance le 22 mai pour rallier Brest, puis Cherbourg. La surveillance des côtes d’Espagne fut alors confiée à deux patrouilleurs auxiliaires seulement (Gérard Garier).
2. UN HYDRAVION FRANçAIS À LA DERIVE DANS L’ATLANTIQUE – L’hydravion Aldebaran, qui a décollé de Lanvéoc-Poulmic à 2 h 05, signale qu’il est en dérive par 45° 22′ Nord – 8° 22′ Ouest à 13 h 30 et qu’il n’a pas l’espoir de pouvoir remettre en marche. Le Latécoère 523 Aldébaran était un grand hydravion hexamoteur d’exploration, directement dérivé du type 521 commercial. Il était destiné à effectuer des missions pouvant atteindre vingt heures de vol. Trois exemplaires furent commandés en 1936 et mis en service à partir de 1938 au sein d’une nouvelle escadrille, la E6. Conformément à la tradition pour les grands hydravions d’exploration, des noms de constellations leur furent attribués : Altaïr, Algol et Aldébaran. A la déclaration de guerre la E6 était basée à Lanvéoc-Poulmic d’où ses Laté effectueront de nombreuses patrouilles anti-sous-marines et d’escortes de convois. L‘hydravion sera remorqué jusqu’au Poulmic par le Commandant Duboc, puis par l’Hippopotame. Ce répit ne sera pourtant que de courte durée car, le 18 juin, lors de l’évacuation de la base, l’appareil, dont les réparations ne seront pas terminées, devra être détruit (Gérard Garier).
3. le « Béarn » appareille de Casablanca pour Halifax – Escorté par les torpilleurs Tramontane, Typhon et Tornade plus les avisos D’Entrecasteaux et D’Iberville (ce dernier relevé par le Bougainville), le « Béarn » appareille de Casablanca pour Halifax ; renvoi des trois torpilleurs dans la soirée (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
–1941 – 22 mai : Le bâtiment de ligne allemand « Bismarck » et le croiseur lourd « Prinz Eugen » s’apprêtent à franchir le détroit du Danemark qui sépare le Groënland de l’Islande. Ces deux navires ont pour mission de foncer dans l’Atlantique et de faire la guerre au commerce britannique entre l’Amérique et la Grande-Bretagne. Repérés par les croiseurs HMS « Norfolk » et « Suffolk » qu’ils tiennent hors de portée grâce aux pièces de 380 mm de leur cuirassé, les Allemands semblent ne pas pouvoir être arrêtés par la Home Fleet dont le filet de bâtiments et d’avions tendu depuis Scapa Flow (Ecosse) jusqu’en Norvège, Islande et Groënland présente de trop nombreuses lacunes. A l’annonce de la découverte des deux navires, et pour défendre le convoi HX 126 qui risque d’être la première cible des deux raiders allemands, les Britanniques ordonnent au croiseur de bataille « Hood » et au navire de ligne « Prince of Wales », escortés par six destroyers, de quitter le passage entre l’Ecosse et l’Islande pour se porter à la rencontre de leurs ennemis. De son côté, la Home Fleet, au complet, appareille de Scapa Flow tandis que, plus au sud, le croiseur de bataille « Repulse » et le bâtiment de ligne « Rodney », celui-ci en escorte de convoi, sont prêts à intervenir. A ce moment, entre 20h le 22 et 20h le 23 mai, nul ne sait comment les choses vont tourner. Les Britanniques ont trop en mémoire les raids d’autres navires allemands, tel celui des « Scharnhorst » et « Gneisenau », pour ne pas savoir qu’un danger mortel plane sur ses convois vitaux de ravitaillement (Henri Ribot, simple résumé)
–1944 – 22 mai :
1. L’Allemagne RESTITUE DES NAVIRES DE GUERRE A LA France – Le contre-torpilleur Mogador, officiellement restitué à la France, est échoué à Brégaillon (le navire est en assez mauvais état). Le torpilleur Foudroyant, restitué à la marine française à la suite des accords d’avril 1944 et officiellement remis le 22 mai 1944 est conduit au Lazaret. Le sous-marin Thétis, également remis à la France, est conduit de Brégaillon au Lazaret (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).
2. INSPECTION DU SECTEUR DE MARSEILLE TENU PAR LA 19e ARMEE ALLEMANDE – Le même jour, Groupe d’armées G, les généraux von Blaskowitz et Wiese et les autorités de Marseille, inspectent le secteur de Marseille tenu par la 19è armée allemande (Gaujac P.).
–1946 – du 22 mai au 2 juin : rotation du « Béarn » sur le Tonkin (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1953 – 22 mai : HORAIRE DE FERMETURE DES LAVOIRS DE SAINT-MANDRIER – Communiqué émanant de la mairie, repris dans la presse (République de Toulon et du Var du 22 mai 1953) : « Considérant que l’ensemble des contribuables de la commune ne saurait supporter les frais d’une consommation exagérée due au gaspillage de l’eau aux lavoirs publics, et pour éviter de tels abus, le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer vient de prendre l’arrêté suivant qu’il porte à la connaissance de ses administrés. Article 1er A compter de la publication du présent arrêté, les lavoirs seront fermés : a) toutes les nuits de dix-huit heures à sept heures le lendemain ; b) les mardis et jeudis, toute la journée. Article 2 II est formellement interdit de laisser les petits robinets ouverts et de procéder au remplissage des bassins à l’aide de caoutchouc. Article 3 II est également interdit de laver et de rincer le linge aux bornes fontaine. Article 4 Les délinquants qui croiraient passer outre aux présentes recommandations seront passibles d’un procès-verbal. Article 5 Messieurs le commissaire de police, le chef de la Brigade de gendarmerie de La Seyne et le garde-champêtre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté. Signé Louis Clément ».
–1960 – 22 mai : LA JETEE ET LES APPONTEMENTS DE SAINT-MANDRIER SONT EN VOIE D’ACHEVEMENT – Par voie de presse, le Maire de Saint-Mandrier rappelle aux pêcheurs que l’achèvement de la jetée est en voie de réalisation. D’une part, la Chambre de Commerce est en train de réaliser l’emprunt nécessaire. « Le Conseil municipal a voté un emprunt de sept millions soit 70 000 nouveaux francs. » Les ingénieurs des Ponts et Chaussées sont venus le voir. Ainsi les travaux comportent : 1) Le prolongement de l’embryon de jetée qui existe 2) La construction d’une contre jetée de 70 mètres au Canon 3) La construction de trois ou quatre appontements de 25 mètres perpendiculaires au quai Jean Jaurès. Il a été également convenu avec les Ponts et Chaussées que la grande jetée serait réservée pour l’amarrage des yachts et que les quais, les appontements et la contre jetée seraient réservés aux barques de pêche (Méridional du 22 mai I960).
–1968 – 22 mai : une grève générale paralyse la France. Le même jour, des négociations gouvernement – patronat – syndicats se déroulent (S.M.I.C. relevé de 35 %, semaine de quarante heures, etc.).
–2019 – 22 mai :
1. VISITE A L’ABBAYE DE BOSCODON (Alpes de Haute-Provence) – Cathy et moi, nous nous rendons à l’abbaye de Boscodon, commune des Crots, à quelques kilomètres de Savine. Le déplacement est en lien avec la recherche que nous conduisons avec Tony Peretti et Vincent Jacob sur le rapport existant entre l’architecture de l’abbatiale de ce monastère et celle de Saint-Pierre de Six-Fours.
2. MÉTÉO SANARYENNE : faible vent de sud-ouest tout au long d’une journée relativement ensoleillée. Températures : 16° pour les minima (à 5h), 21° pour les maxima durant l’après-midi. Lever du soleil à 6h 06, coucher à 20h 59.

Sanary, 2013 (cliché H. Ribot).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Un cocasse avis de la mairie de Quilleboeuf publié le 26 mars 1926 : « Le Maire rappelle aux intéressés qu’il est expressément défendu de pénétrer sur l’herbage communal pour cueillir à manger aux oiseaux de basse-cour (lapins, etc.) ».
Je vous souhaite une bon lundi de reprise à tous.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
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