EPHEMERIDES DU 20 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 20 MAI 2023, 12e ANNÉE (n°3802).

ILLUSTRATION : Cathy en Croatie.

LES FÊTES.

En ce premier jour du mois de prairial An II ou jour de la luzerne, nous fêtons saint Bernardin de Sienne, né en Toscane en 1380 et mort dans les Abruzzes le 20 mai 1444. Il fut considéré comme le plus grand orateur de son temps. Bonne fête aux Bernardin, donc !

DICTON DU JOUR : « S’il gèle à la saint Bernardin, adieu ton vin ». Mais aussi : «  A la saint Bernardin plus de gelées ne craint » ! Ouf ! la vendange sera bonne ! Ça va ! … Quoique … !

LOCUTION PROVENçALE : Vous devez penser que, selon l’expression provençale : « j’ai le caractère pénible ! », autrement dit que je me fais des soucis pour rien ! peut-être, mais, comme disait en riant un de mes voisins dans une blague bien varoise : « Iéu m’en garci, siau pas d’aqui, siau de Rocabaron ». Commentez !

LE MOT DU JOUR : « Les remords sont plus douloureux que les coups » (Démophile).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et autres LIEUX DE SANARY (Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°10  « Regards sur un terroir : Sanary-sur-Mer », 2004 »).

  1. SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.

23e livraison : La villa romaine de Portissol, un exemple d’implantation coloniale au Ier siècle de notre ère. (Le cliché présente les immeubles qui se trouvaient sur la pars urbana de la villa de Portissol).  

               La fouille de Portissol a révélé deux modes architecturaux liés à l’habitat, très différents l’un de l’autre témoignant de statuts sociaux très éloignés. Le quartier de Portissol se trouve à l’ouest de Sanary, et tire son nom d’une petite calanque sur les bords de laquelle la présence romaine est connue depuis une centaine d’années. En 1873, le Baron de Bonstetten signalait déjà la découverte de poteries et tegulæ. Le journal « Le Petit-Var », en date des 11, 16 et 22 Janvier 1882 rapportait également qu’à la suite d’éboulements survenus au sud de la baie, fut découverte une nécropole formée de tombes sous tegulæ ; cette nécropole fut d’ailleurs détruite en totalité lors de la construction du restaurant « Le Cabanon » dans les années 1950.

   En 1897, Rémy Vidal observait à son tour, des sols de béton en bord de plage supportant 3 moulins en basalte, ainsi que des restes d’un four à pilettes circulaires et Casimir Bottin et Louis Bonnaud en 1909 mentionnaient les restes d’un four de potier.

   En 1966 enfin, des travaux d’élargissement du trottoir ont conduit Frédéric Dumas et Marc Gérard à pratiquer un sondage au droit des propriétés « Le Perchoir » et « Mas Bressol » (Marc Gérard 1967, p. 21). Aucun mur n’a été rencontré, seulement des sols en terre et en béton de tuileau. Ces recherches ont notamment livré un moule de médaillon de lampe représentant Diane sur un cerf au galop et une rare amulette phallique (HT, fig. IV).

    Deux projets immobiliers localisés au nord de la baie, à proximité du sondage effectué en 1966 par Marc Gérard et Frédéric Dumas ont donné lieu en 1996 et en 1998 à la fouille de la pars agraria (la partie agraire) d’une villa fondée au milieu du premier siècle. Il s’agit donc d’un secteur d’habitat correspondant probablement à la résidence du maître, un colon romain ayant choisi cet emplacement pour de multiples raisons parmi lesquelles le panorama sur les îles du Rouveau qui s’offre à la vue, l’orientation au sud-ouest et la colline de Portissol au nord-ouest qui protège la villa du Mistral, vent dominant.

La partie résidentielle, la pars urbana, a dû se développer davantage en direction de la mer, vers le sud, en effet les clichés photographiques du début du siècle montrent dans la falaise nord des sols de bétons et des murs romains détruits.

Peut-être, à l’instar de la villa de La Madrague à Saint-Cyr, la villa de Portissol présentait-elle un péristyle et une colonnade en façade ouvrant sur la mer, y trouvait-on un jardin intérieur muni d’un impluvium, bassin central recueillant l’eau de pluie et des salles à mosaïques ?

(à suivre)

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud, 1961).

-215e livraison :  NOTRE-DAME DE LA GARDE

PROMENADE DE LA CORNICHE

VALLON DE L’ORIOL

En suivant la promenade de la Corniche, au-delà de la calanque et du petit port de la Fausse-Monnaie, auprès de l’« Hôtel de la Réserve » (du nom d’une réserve de langoustes) construit par le cuisinier Roubion, s’ouvre le vallon de l’Oriol, dans une échancrure rocheuse dominée par Notre-Dame de la Garde. Il en est fait mention dans un acte notarié du 14 juillet 1372. C’était le vallon den Auruola («le vallon de monsieur Auriol ») où se rendit le roi Louis XIV.

Le 2 mars 1660, par une brèche du rempart, Louis XIV entrait à Marseille dans « tout l’appareil d’un monarque irrité». Nonobstant cette affaire et cette irritation, il serait allé à la pêche, le lendemain, au vallon de l’Oriol. « Le lendemain troisième du dit mois de mars, lit-on dans le livre du « Cérémonial », le Roy est allé à la pesche des poissons avec les Prud’hommes au lieu-dit de l’Auriol ». Et voilà qui rend sympathique la figure de ce roi-soleil dont Marseille a voulu faire un tyran.

(à suivre)

EPHEMERIDES :

325 – 20 mai : L’agitation s’étendant, l’idée d’un grand concile s’imposa à l’esprit de l’empereur Constantin (que nous fêterons le 21 mai). Celui-ci étant désormais maître de l’Empire tout entier (cet empire que l’orgueil romain, négligeant l’existence de la Perse sas­sanide, identifiait volontiers avec l’univers civilisé) ce concile sera « mondial », œcuménique, – le premier de l’histoire. Il s’en faut cependant que les quelque trois cents évêques réunis à Nicée près de Nicomédie le 20 mai 325 se répartissent de façon homogène dans les diverses provinces : bien que l’empereur ait donné toutes facilités aux évêques, leur accordant en particulier le privilège exceptionnel d’utiliser la poste impériale, les obstacles matériels expliquent la disproportion qui se constate : plus de cent parmi les Pères venaient d’Asie Mineure, une trentaine de Syrie-Phénicie, moins de vingt de Palestine ou d’Égypte; l’Occident latin est à peine représenté : les trois ou quatre évêques qui en proviennent pouvaient se trouver à la cour impériale pour quelque raison personnelle comme c’est le cas pour Osius de Cordoue ; le pape Sylvestre délégua à sa place deux prêtres romains; son absence est peut être, elle aussi, occasionnelle, mais créera un précédent : dans les conciles œcuméniques ulté­rieurs le siège de Rome se fera régulièrement représenter de la sorte par des légats (Henri Ribot, « l’arianisme », conférence donnée à Sanary).

1215 – 20 mai : Traité de paix entre Roncelin, vicomte de Marseille, Hugues des Baux et sa femme Barrale, Mabile, femme de Giraud Adémar – Acte fait aux Templiers de Marseille –  Traité de paix entre Roncelin, vicomte de Marseille, Hugues des Baux et sa femme Barrale, Mabile, femme de Giraud Adémar, dont les conditions, fixées par Reinier, évêque de Marseille, et huit seigneurs provençaux, sont jurées par les parties. Elles déclarent accepter la sentence arbitrale attribuant à chacun, à l’exception du Tholonée, le tiers des possessions vicomtales de Marseille et de son territoire, avec promesse de se défendre mutuellement en temps de guerre ou de paix et de ne rien aliéner de leur domaine pendant dix ans au comte de Provence ou à tout autre.] (de Gérin-Ricard : Acte 387 des vicomtes de Marseille. A. Saint-Victor, chartes originales, n° 494 (ne s’est plus retrouvée); IND. Dr Barthélemy, Inventaire… n°176)

1219 – 20 mai : MONTRIEUX – Acte 96 de Montrieux : Mention de Gaufredi de Revesto dans un acte de confirmation de donation faite par Hugues de Signes au monastère (Boyer 1980, Cartulaire de Montrieux).

1287 – 20 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –Taulet (acte notarié). La Taulisse – quartier rural, commune de Marseille, au Cannet. Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (ibid.).

1315 – 20 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –Les Cruvelayrot, (charte  aux archives de la Major). Cruveillier – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon (1872).

1383 – 20 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –Las Saffranieras (acte notarié). La Saffraniére – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles.

1467 – 20 mai : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – En Creyssar, (acte aux archives de l’Evêché). Le Creissaud – hameau et quartier rural, commune  d’Aubagne (1872).

1471 – 20 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Lou Salvet (acte aux archives de l’Evêché). La Sauzède – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel.  Première mention : Vallis de Sauzeto, 12 mars 1310 (acte notarié).

1483 – 20 mai : PROVENCE – Beaudricourt, commissaire extraordinaire envoyé par le Roi de France, Louis XI, entre à Marseille, accueilli par Candolle, Forbin et Imbert.

1498 – 20 mai : le navigateur portugais Vasco de Gama arrive à Calcutta (Inde).

1506 – 20 mai : Décès EN ESPAGNE  de Christophe Colomb, il était âgé de 54 ans. Jusqu’à sa fin Colomb est resté persuadé d’avoir atteint l’Asie et d’avoir trouvé les Indes par le chemin qu’il avait choisi.

1565 – 20 mai : OU IL EST QUESTION DU CHÂTEAU DE SIX-FOURS – Par acte reçu par maître Pierre Blanc, notaire de Marseille, du 26 mai 1568, « Noble Jean Paul Maluizi, Sieur de Romette, vicaire et procureur général de Monseigneur le Révérendissime cardinal Strossi, archevêque d’Aix, abbé de St Victor, arrenta à Anthoine Vuelh dit Pellicier, du lieu d’Ollioulles, le château et place de Six-Fours, avec tous les fruits, revenus et émoluments accoutumés à prendre audit lieu et au lieu d’Ollioules et leurs terroirs, pour le temps de trois ans, moyennant 630 écus, sous les charges et conditions faites par le Sieur Rodolfe, jadis procureur dudit Seigneur abbé à Anthoine Guiran de Sireste (Ceyreste) et André Gaultier de Six-Fours, en l’acte qu’il lui passa le 20 mai 1565, reçu par Maître Victor Antelme, notaire de Marseille » (Jean Denans, 1713).

1617 – 20 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –de Gazelle (charte des archives de l’Evêché). Devenu Les Acates – hameau de la commune de Marseille, quartier des Eygalades en 1872.

1623 – 20 mai : INSPECTION DU CHEMIN DU QUARTIER DU NEGADOU A SIX-FOURS – « Le chemin du quartier du Négadou, tirant de Six-Fours à Ollioules, ayant été rétréci, et les éguilles qui devaient recevoir les eaux pluviales et les empêcher de tomber sur ledit chemin. A la réquisition de Sieur Barthelemy de Lombard, François Denans et Esprit Martinenq dudit S-F, Sieur Jean Martinenq, bourgeois, Barthelemy Daniel et Sauveur Tortel, estimateurs dudit lieu, s’étant portés sur ledit chemin, par leur rapport, reçu par Maître Denans, notaire, du 19 juin 1623, ont déclaré s’y être transportés, le 20 mai audit an pour connaître si les voisins d’icellui, où étaient les eguilles, s’y occupaient aucunement icellui. Où arrivés, en présence de François Denans et Esprit Martinenq, consuls et divers autres particuliers, voisins dudit chemin, ils ont connu qu’icellui doit être de seize pans de large, en tous endroits, franc de toute éguille d’eau. Et qu’elles seront ouvertes par tous les propriétaires desdites pièces, chacun selon la teneur d’icelle, de la largeur, savoir : celles de ponant, de cinq pans, et du coté de levant, de trois pans, avec la profondeur requise. Et pour régler icelles, ont placés divers termes, comme apert dudit rapport » (Jean Denans, 1713).

1628 – 20 mai : Mazargues – Village de la commune de Marseille en 1872. Cette terre entra dans la famille de Grignan par le mariage contracté le 20 mai 1628 de Marguerite d’Ornano avec Louis Gaucher de Castellane Adhémar, comte de Grignan,.

1644 – 20 mai : Fondude, (registre aux archives de l’Evêché). La Fondude – lieu-dit,  commune d’Aubagne, quartier de Gasson (1872).

1727 – 20 mai : LE MARQUIS DES ARCS DEVIENT SEIGNEUR DE SANARY – Le 20 Mai 1727, le comte du Luc, écrit de Paris la lettre sui­vante:] « Je vous apprends messieurs que Monsieur le comte de Vintimille mourut dimanche matin. Il a fait le Marquis des Arcs mon petit-fils son héritier. Mon fils n’étant pas icy j’ai cru devoir vous donner cette triste nouvelle. Je suis persuadé que votre communauté remplira les obligations envers Madame la Comtesse de Vintimille, ce pour le repos de l’âme du mort. Vous ne devez pas douter que votre nouveau seigneur ne soit élevé avec des sentiments paternels pour tout ce qui vous regardera en générai et en particulier. Je suis de tout mon coeur mes­sieurs votre très humble et très obéissant serviteur. Le Comte du Luc. »  (Rotger B, 1984)

1731 – 20 mai : reglement de succession avant depart a la guerre – Fol. 163 v° – Testateur : Joseph Fabre, à feu Joseph, au moment d’embarquer sur les vaisseaux royaux. Sépulture aux soins de Cécile Vidal, sa mère.Legs et légataires : – Aucun legat. – Le reste de ses biens à sa mère (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

1753 – 20 mai : L’amiral De la Galissonnière partit de Toulon avec une flotte de 17 vaisseaux qui transportait à Minorque le corps expéditionnaire du duc de Richelieu et infligea une défaite sanglante à l’amiral anglais Byng. (L. Mongin, 1904, p. 277).

1768 – 20 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Le Migranier – propriété, commune de Marseille, quartier de la Valentine (registre aux archives de la Major).

2. Le Poussiou (registre aux archives de la Major). Le Poussieou – propriété, commune de Marseille, quartier des Caillols, près de la Salle (1872). Première mention : Les Pourcioux, 1732 (ibid.).

1779 – 20 mai : Charles-Emmanuel-Marie-Magdelon de Vintimille, dernier seigneur d’Ollioules  et de  Saint-Nazaire, fait hommage de ce fief. De la branche des Vintimille du Luc, il est le petit-neveu de Jean-baptiste~Hubert-Félix de Vintimille, seigneur d’Ollioules et de Sanary en 1739 (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).

1785 – 20 mai : « checkboard pattern » en Amérique du Nord – En Amérique du Nord, le « checkboard pattern », lié à la colonisation rurale puis au décou­page urbain, n’a été officialisé que le 20 mai 1785 par la « Land Ordinance » de Thomas Sefferson. Il semble que sa principale raison d’être ait simplement résidé dans le souci de faciliter les travaux d’arpentage afin d’accélérer l’occupation de l’Ouest. Ce réseau, introduit au Canada pour les loyalistes, dès 1783, s’y trouva lié comme en Amérique latine à un système social particulier puisqu’un certain pourcentage de lots de chaque « township » devait être réservé à la Couronne et au clergé officiel. Le découpage d’une ville comme Ottawa commença en 1842 par le tracé d’une rue rectiligne servant de « base-line » à partir de laquelle se détachèrent des limites de parcelles urbaines qui ne semblent avoir été liées à aucune autre idéologie que la préoccu­pation d’économiser des heures de géomètre (Sylvie Rimbert – Les Paysages urbains, Armand Colin, Uprisme n°2, 1975, p. 30-43).

1789 – 20 mai : Les assemblées poursuivent leurs déli­bérations internes. On a fait, d’autre part, à l’assemblée des communes, la proposition de former un comité de rédaction, composé de 24 personnes des trois ordres, choisies au scrutin, qui serait chargé de rédiger tout ce que l’assemblée jugera utile de publier. Cette offre a été sérieusement combattue : la forme non constitutionnelle de l’assemblée ne lui permet pas de pren­dre des décisions de cette importance (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 20 MAI).

1792 – 20 mai :

1. un nouveau juge de paix au Beausset – Le 20 mai, alors que les troubles locaux semblent faussement dissipés, on élit un nouveau juge de paix au Beausset : François Imbert de Pascal (bourgeois). Il aura très rapidement beaucoup de travail, car cela n’empêchera pas la reprise des « événements » dès le lendemain, 21 mai. Ce qui va arriver semble même prémédité, puisque le directoire du département en a été prévenu « discrètement » et écrivait à la municipalité : « le bruit se répand, Messieurs, que les propriétés de quelques citoyens du Beausset, qui habitent dans ce moment à Toulon, sont menacées et que l’on est disposé à se porter à des voies défait s’ils ne retournent pas incessamment au Beausset »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)

2. CHAPELLE DE SAINTE MAGDELEINE DE LA MÔLE – « Le présent conseil considérant qu’à la chapelle Sainte Magdeleine du terroir de la Molle il n’y a été fait aucune réparation depuis environ 62 ans que la commune fit réparation totale à cause qu’elle fut brûlée par une grande incendie des bois considérables dont elle était entourée et qui aurait fallu encore longtemps pour lui faire quelques petites réparations » (Archives de la Môle).

1793 – 20 mai :

1. les sections DE MARSEILLE réinstallent le tribunal populaire – La réaction marseillaise est vive : les sections réinstallent le tribunal populaire et dispersent le comité jacobin de Salon, dont les membres sont emprisonnés et malmenés (20 mai) (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », dans Histoire de la Provence (dir. E. Baratier), Toulouse, Privat, 1969.).

2. incarceration de suspects au fort lamalgue – L’ordonnateur Puissant, nommé le 1er avril, n’arrivera à Toulon qu’en mai, trop tard pour calmer l’effervescence (Joseph Maurice Puissant de Molimont, né le 9 juin 1740 à Chaumont en Bassigny – Ordonnateur à St-Malo le 1er octobre 1792 – à Toulon le 1er avril 1793) : 73  notables dont la plupart sont des chefs de la marine ont été incarcérés au fort Lamalgue et les ouvriers ont déjà envoyé à la Convention une adresse insolente : « Nous voulons la tranquillité dans nos maisons et le pain dans nos familles : vos papiers monnaie et vos in­décentes décisions nous montrent par expérience que nous commençons à manquer de l’un et de l’autre.

Nota : Des chefs de l’escadre, qui sont des royalistes avérés : Lebret d’Imbert, de Missiessy, De Venel, de Goye , font partie des suspects incarcérés au fort Lamalgue le 20 Mai 1793 (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1794 – 20 mai : Création du drapeau tricolore français actuel.

1795 – 20 mai :

1. soulèvements du peuple parisien dûs à de graves difficultés économiques et sociales, du 1er avril au 20 mai (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). 1er avril : Journée populaire du 12 germinal (poussées par la faim, des femmes envahissent l’Assemblée) (Pierre Goubert, Initiation).

2. Insurrection du 1er prairial menée par d’anciens Jacobins (Pierre Goubert, Initiation). Le 20 mai c’est l’émeute à Paris. Des émeutiers envahis­sent l’assemblée nationale et massacrent le député Féraud. Mais la garde nationale de l’ouest de Paris, restée fidèle à la Convention, reprend le contrôle de la situation. Ce qu’il reste des députés « montagnards », qui ont soutenu l’émeute, est aussitôt arrêté. C’en est fini à Paris du parti « populaire »… Il reste Toulon (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française). La Convention est envahie par des manifestants qui réclament « du pain et la constitution de 93 » et qui massacrent le député Jean-Bertrand Féraud. Sa tête est présentée au bout d’une pique à Boissy d’Anglas qui préside la Convention. Tandis que les émeutiers occupent la salle, les députés Montagnards font voter quelques décrets satisfai­sant les revendications populaires. Mais après avoir mobilisé les gardes nationales de l’ouest de Paris qui lui sont restées fidèles, la Convention repren­dra le contrôle de la salle de séance et votera l’arrestation des députés Montagnards qui ont paru soutenir l’émeute (Prieur de la Marne – qui va s’évader -, Albitte, Romme, Rùhl, Soubrany, Bourbotte, Duquesnoy, Goujon, et sept autres; Robert Lindet est dénoncé mais n’est pas arrêté) (Yann Fauchois, 2001).

3. Le désordre continue à Toulon – Chiappe qui veut partir pour Nice, ne peut sortir que les armes à la main protégé par les généraux, dit Masson. Plus discrète, la commission municipale affirme qu’instruite de « quelques inconvénients » (Archives municipales de Toulon – L 68 – D 10, Délibérations du Conseil municipal), elle a envoyé deux de ses membres aux portes et que le représentant est sorti librement. Le commandant de la place et son état-major sont en permanence avec la commission municipale. Une foule de citoyens veut encore s’opposer par la force au-départ de l’escadre. A la municipalité, rien n’est négligé pour les en dissuader, mais ils forcent la commission à pétitionner auprès de Niou de nouveau embarqué. Sa députation, mal accueillie par Niou, incite les marins à la révolte. Les prières pressantes de la commission municipale rétablis­sent le calme. Niou promet de revenir à terre sur les quatre heures. Les of­ficiers municipaux et la députation reprennent le chemin de la ville. A la maison commune en ébullition, plusieurs délégués des vaisseaux ont présenté une pétition que le conseil a refusé de discuter, se déclarant incompétent. Mais le départ de l’escadre est de nouveau remis en question. Dès son retour, Niou est invité par le peuple à se rendre au Temple de la Raison (église St-Louis). Il y. harangue la foule-, fait un vain appel au calme et à l’obéissance. Interrompu, contredit, épuisé de fatigue, après de longs débats et des menaces précises, il doit promettre la suspension du départ de l’escadre et rentre chez lui dans les acclamations générales. La foule se disperse, mais consigne est donnée à un bataillon de monter la garde devant la maison du représentant et de rester sous ses ordres immédiats. Un incident grave complique la situation dans 1’après-midi : 29 gendarmes ou volontaires de la garnison du Beausset et du Castellet arrivent et déclarent avoir quitté leur poste, les officiers leur ayant ordonné de patrouiller et de faire feu sur les troupes venant de Toulon. La déclaration est remise à Niou et les officiers municipaux passent la nuit à veiller sur les points névralgiques de la ville (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815.).

Le 1er prairial III (20 mai 1795), le représentant du peuple Niou est contraint par les toulonnais à signer un arrêté suspendant le départ de la flotte. Les matelots pourront débarquer, se joindre à la Garde Nationale désormais constituée, et former une « armée insurrectionnelle » jacobine (Delaforge G., 1995, p. 110).

1er prairial An III (20 mai 1795) : Coups de feu avec mort d’homme dans la campagne d’Ollioules : A la suite de bruits répandant qu’une armée menaçait les personnes, la plupart des habitants d’Ollioules prirent les armes et des patrouilles de 5 hommes furent composées et détachées l’une dans le village, l’autre à la porte d’entrée du  côté du Beausset ; cette dernière, ayant à a tête Antoine Forest, avança vers le Beausset, sur la route et, arrivée au-dessus du Moulin Neuf, quartier de la Ripelle vers 9 heures et demie du soir, elle rencontra une patrouille de chasseurs volontaires à cheval du détachement du 5ème bataillon de l’Isère cantonné à Ollioules… A la suite d’une méprise, des coups de feu furent échangés, sans que l’on ait pu savoir qui avait tiré le premier. Le chasseur Clerc fut tué ainsi que Forest (Castellan E., 1937, p. 229).

Au Beausset également, la situation se dégrade. Le comman­dant temporaire de la garnison du village, fidèle à la Convention, don­ne l’ordre à ses hommes « de faire de fréquentes patrouilles autour du Beausset et de faire feu sur toutes les troupes qu’ils pourraient voir venir de Toulon… » . En quittant Toulon et en allant donner l’alerte à Marseille, Chiappe avait sans aucun doute mis en garde la garnison du Beausset contre les toulonnais. Mais certains soldats de la garnison beaussétane « infectés de l’esprit jacobin » refusent de tirer sur des républicains, passent aux in­surgés et regagnent Toulon. Pire encore, Perrin, commandant tempo­raire du Beausset, envoie des patrouilles très avancées sur tous les chemins menant au village. Une de ces patrouilles, composée d’un brigadier et de quatre chasseurs à cheval rencontre sur la route d’Ol­lioules une patrouille à pied des rebelles toulonnais. Le brigadier des chasseurs à cheval demande le mot d’ordre aux gardes nationaux à pied. Ceux-ci ne le connaissent bien sûr pas, et une fu­sillade éclate, au cours de laquelle le chef de la patrouille à pied est tué. Perrin s’empresse de prévenir de l’incident le général Collaud à Toulon et lui demande des ordres et la conduite à tenir. Le général Collaud répond à Perrin en donnant raison aux émeutiers ! Il lui ordonne même de quitter Le Beausset et de s’en aller à Marseille avec les hussards et les chasseurs. Collaud ajoute à l’inten­tion de Perrin: « il n’est pas prudent de te laisser au Beausset ». Le gé­néral Collaud passait-il à l’insurrection? Essayait-il de dégager la route de Marseille pour les insurgés ? Cherchait-il à protéger Perrin en lui demandant de battre en retraite sur Marseille ? Ou bien agissait-il ainsi sous la pression de la foule toulonnaise, en une sorte de double jeu lui permettant de préserver l’avenir ? Les émeutiers toulonnais continuaient, de leur côté, leur » action psychologique ». Une délégation de volontaires et d’officiers de la Gar­de Nationale se rend au Beausset afin de tenter de « retourner » la troupe qui y est restée. Mais en vain; tout ce qu’ils obtiennent de la garnison restant au village est de crier avec eux: « vive la République, une, indi­visible et démocratique, et périssent les émigrés! « . C’est peu… (Delaforge G., 1995)

1799 – 20 mai : campagne d’Égypte – Bonaparte lève le siège de Saint-Jean-D’acre p défendu par les Turcs.

1802 – 20 mai : Rétablissement de l’esclavage dans les colonies françaises (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1815 – 20 mai : la Marine de Toulon prêtE serment à l’Empereur – Le 20 mai, la Marine de Toulon prêtait serment à l’Empereur, sauf toutefois deux lieutenants de vaisseaux qui déclarèrent ne pas être dégagés du serment qu’ils avaient prêté à Louis XVIII. Les marins et ouvriers toulonnais qui purent naviguer au commerce ou travailler à son armement étaient les plus favorisés, d’autant plus que Toulon n’était pas seulement port de guerre comme de nos jours, il avait une activité commerciale comparable à celle de Marseille. En vérité le blocus anglais avait considérablement réduit l’activité du grand port voisin. Notons cependant que malgré les événements dramatiques dont Toulon était devenu le théâtre, l’activité du port de commerce ne s’arrêta jamais, elle demeura même importante si nous la comparons à celle de Marseille[1].

1832 – 20 mai : MARSEILLE – Lamartine descendit à l’« Hôtel Beauvau» le 20 mai 1832, quand il s’embarqua pour son premier voyage en Orient (une plaque commémorative a été apposée en 1920). Il revint six fois à Marseille (A. Bouyala d’Arnaud).  

1834 – 20 mai : Mort, à 76 ans, du marquis de la Fayette. Son amitié pour Benjamin Franklin l’avait poussé à offrir ses services aux insurgents contre l’Angleterre et il  il avait été incorporé dans l’armée des États-Unis avec le grade de major général. Il participa en 1780 à la bataille décisive de Yorktown, qui conduisit à la capitulation de Cornwallis. De retour en France, il avait été nommé commandant de la Garde nationale en juillet 1789.

1844 – 20 mai :

1. DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (fol. 49v) – Le conseil, sur la demande qui lui est faite par les administrateurs des Hospices Civils, accorde à titre de dot une somme de 200 fr. à chacune des trois jeunes filles appartenant à l’Hospice de la Cha­rité, qui doivent se marier avec des militaires colons de l’Algérie ; un crédit d’urgence de 600 fr. est ouvert à cet effet à M. le Maire sur les fonds libres du présent exercice ? Le maréchal Bugeaud avait eu l’idée de créer des foyers aux futurs colons de l’Algérie et, à cet effet, il demanda au Maire de Toulon de faire rechercher des filles modestes et laborieuses à choisir parmi les jeunes personnes élevées à l’hospice, ou parmi les familles d’honnêtes artisans ou agriculteurs. Les soldats, futurs colons, avaient droit à une prime de 500 francs et à un passage gratuit. La municipalité de Toulon avait, de son côté, voté une dot de 200 francs pour chaque mariée.

2. 1844 ( Statistique du département du Var) ; le 20 mai, récolte des fraises et des premières cerises.

1861 – 20 mai : Georges Sand, Le voyage dit du Midi : « 20 mai (lundi) – EVENOS :

Tems douteux le matin, vent d’est froid. Ça change à midi. Il fait une bonne chaleur et de l’air. Soirée magnifique, nuit constellée et lune brillante. (…). Je pars à midi 1/2 avec Matheron tout seul. Manceau se condamne aux paquets et il a besoin de Marie pour l’aider à s’y reconnaître. Nous allons à la recherche du chemin d’Evenos. Ça n’est pas difficile à trouver, il n’y en a qu’un qui aboutit à un petit pont donnant sur la route des gorges d’Ollioules. Mais ce chemin praticable aux voitures selon Poney n’est praticable qu’aux petites charrettes traînées par des mulets, et encore le redescendent-ils difficilement. C’est un vieux chemin du Moyen Age, romain peut-être en partie à pointes de diamant et très dur aux pieds, mais je le grimpe facilement, il n’est très rapide que sur la fin. Je m’arrête au bord d’une superbe fontaine, qui est tout près du sommet de la montagne, à l’ombre des saules pleureurs et des peupliers, en vue de la mer qui commence à se déployer à l’horizon au-dessus des gorges d’Ollioules. Je fais ma dinette et Matheron son déjeuner qui consiste en coquillages, tranche de jambon et demi-bouteille de vin. Nous causons fraternellement. Je voudrais écrire tout ce qu’il dit. Il a là un rôle. Il dit « enfermé » pour « informer » et vice versa etc. etc. nous gagnons le château et j’apprends que c’est Evenos. J’avais vu cela dix fois de loin croyant que c’était le Broussant (sic !). C’est donc une agréable surprise d’apprendre que je suis au but croyant avoir la montagne à redescendre par derrière pour en remonter une autre. Le château d’Evenos (Ebros en provençal) est une ruine immense plantée sur un plateau basaltique et à pic de tous côtés. Il est de différents [sic] époques. Le donjon tout en laves noires (les laves compactes et poreuses viennent de la montagne voisine) est à facettes brutes comme le palais Strozzi et probablement de la même époque. Il a été criblé par le canon son flanc porte l’empreinte des boulets qui à diverses reprises l’ont profondément entaillé sans pouvoir le crever. Un projectile l’a écorné et a pénétré dans une construction contiguë où était située la citerne et qui est en calcaire. Ce doit être le dernier assaut puisque la brèche n’a pas été réparée. La tradition du lieu et les histoires que j’ai sous la main n’en parlent pas. Nous visitons toutes les ruines, la vue est admirable. On voit toute la mer et partout. Une seule interruption et fort belle est produite par la montagne de Sainte Anne qui laisse voir d’un côté les Ambiers et les Sables du Brusc, et de l’autre les montagnes de Bandols, le Bec de l’Aigle, etc. C’est splendide. Nous sommes conduits par un vieux habitant très propre, très obligeant qui s’est offert pour nous procurer la clé et nous faire les honneurs du manoir, et qui refuse toute rétribution. Les habitants sont fort affables. C’est beau de le dire. Le fait est qu’il y a une grande différence entre ceux de la montagne et ceux de la plaine et de la côte. Les habitants de ces vieilles cités perchées dans les nuages sont encore à l’état de peuplades particulières. Ils se marient entre eux et sont tous parens. Chaque jour leur nombre diminue car ces alliances-là ne valent rien pour la validité des races, et d’ailleurs la vie est si dure sur ces rochers et les communications si difficiles qu’ils tendent tous à s’instruire pour aller chercher la vie nouvelle dans les villes ou sur les rivages. Ceux de Six- Fours ont descendu à Reynier, ceux des Pommets sont réduits à 5. Ceux d’Evenos dureront encore un peu, parce que la terre est bonne. I1 y a plusieurs sources excellentes qui se perdent dans leurs prairies, en pente, et qui arrosent leurs cultures en terrasses. Ils paraissent aisés. Leur hameau est extrêmement propre et tout le long du chemin les allants et venants nous ont accueillis avec aménité. Accueillis est le mot, car tandis que sur notre presqu’île on rend tout au plus le bonjour, ici, on entre en conversation tout de suite et on vous invite à monter, à entrer dans les habitations et à rafraîchir sans accepter d’argent.

Les basses œuvres du manoir sont encore solides et leurs voûtes ont donné refuge à une partie de la population qui s’est servi des poternes comme de rues et des fortifications comme de murailles pour leurs maisons. C’est sombre et pittoresque bien abrité du vent et très proprement balayé partout. Je dis abrité du côté des ruines et des rochers. La face des maisons qui regarde la mer doit être aux prises avec les tempêtes et il serait à propos que les autans eussent culotté ces constructions jaune sale à contrevents vert criard encadrés invariablement d’une bordure orange vraiment atroce quand elle est neuve et dégoûtante quand elle ne l’est plus. Le plus beau pays du monde se trouve gâté par la laideur de ses constructions. Mais pour en revenir à Evenos, c’est un bel endroit quand même. Nous redescendons très vite en une demi-heure. Nous retrouvons la voiture et le cheval que nous avons laissés sous les pins, au soin d’un petit apprenti tonnelier pris en passant à Ollioules. Nous rentrons à 6 h 1/2 . (…)

J’oublie qu’au-dessous de la fontaine aux deux tiers de la montagne, il y a une maison de campagne très belle pour le pays et toute ombragée d’arbres magnifiques. C’est un nid aussi sombre et aussi pittoresque que celui de Mme Bourgarel à Dardenne. Nous traversons le jardin en redescendant et nous saluons la châtelaine à sa fenêtre, en lui demandant pardon d’avoir suivi le sentier qui mène à son jardin. Elle ne nous dit pas Passez un peu, comme la vieille de Balaguier, elle nous dit gracieusement : « 11 n’y a pas de mal, vous avez bien fait ». Elle est vieille et très belle encore. On nous a parlé d’elle à Evenos en nous disant qu’elle habitait là toute l’année et qu’elle n’avait pas descendu à la plaine depuis deux ans. Elle n’est pourtant pas infirme, mais elle se plaît dans son oasis sur son rocher. Ça me paraît très singulier et assez poétique à rêver ces existences confinées sur des hauteurs sinon inaccessibles, du moins peu abordables et dans des sites si grandioses, mais où quoi qu’on dise de la beauté du climat, les vents doivent donner une autre danse qu’à Tamaris où ils sont déjà insupportables. En été la chaleur doit être atroce. Aussi ces villas sont-elles entièrement cachées sous de grands arbres qui dérobent absolument la vue. On est tout frappé de l’obscurité froide qui les enveloppe et tout ébloui quand on a franchi la porte de se retrouver sur la montagne blanche, inondée de soleil qui vous crève les yeux. Cette villa est remplie de fontaines qui vont se perdre dans les terres au-dessous. Il y a décidément beaucoup d’eau en Provence, des sources à chaque pas, mais aucun travail d’écoulement. Le triste torrent (torrent les jours de pluie, filet d’eau croupie à l’ordinaire. Il s’appelle la Reppe, pourri par les moulins à olives, qui coule dans la gorge d’Ollioules ne reçoit pas une goutte de ces sources qui ne demanderaient qu’à le rejoindre. Les petits propriétaires s’en trouvent bien, mais le pays s’en trouve mal. Matheron n’a pas voulu donner de cette eau infecte du torrent à son cheval, et j’ai vu avec étonnement que certains poissons pouvaient y vivre. Un gamin venait d’y pêcher une douzaine d’anguilles d’un pied de long.

« Le chiveau de Matheron elle a una drôle de nom que vous devineriez zamais le nom qu’elle a. Elle s’appelle Botte. Il ne lui manque que la parole comme una personne. Quand elle a soif elle vous mange des yeux qu’on dirait qu’elle va vous dire : mais diable, fais-moi donc envaler ma razion ! Qu’est-ce que tu penses donque ! Qu’il faut tout de suite lui donner le sceau, [sic]289 Que Madame il faut vous mettre la manteau que Monzieu mancéo, il se fasserait si je vous laissais rafroidir »

1868 – 20 mai : déluge de 313 mm en DEUX heures à Molitg-les-Bains (Pyrénées Orientales).

1888 – 20 mai : SATURNIN FABRE – Un nouveau Maire est élu à Seyne, c’est M. Saturnin Fabre. Pour la nomination de l’adjoint spécial de Saint-Mandrier, on dut faire deux tours. Au premier tour M. Audemard Marius obtint 26 voix sur 27 et M. Fauchon Marcelin 1 voix. Mais M. Audemard n’acceptant pas les fonction d’adjoint, on effectua donc un second tour de scrutin, M. Bernard Jules fut alors élu (d’après Gisèle Argensse, 1898, p. 88).

1900 – 20 mai :  Début des IIe jeux olyMpiques à Paris.

1902 – 20 mai : INEPENDANCE DE CUBA. Cuba obtient son indépendance des États-Unis. Tomás Estrada Palma devient le premier président. Mais économiquement et financièrement le pouvoir reste aux américains et ce, jusqu’à l’arrivée de Fidel Castro.

-1910 – 20 mai : mort du Douanier Rousseau.

-1914 – 20 mai :

1. « un illustrateur alsacien, HANSI, est poursuivi pour haute trahison » (2016 RFI),

2. préparatifs politico-militaires allemands en vue d’une guerre préventive contre la Russie et la France – Le général allemand Moltke demande à la Wilhelmstrasse de faire des préparatifs politico-militaires en vue d’une guerre préventive contre la Russie et la France.

 

1915 – 20 mai : L’Indépendant du Pas-de-Calais, jeudi 20 mai 1915 (Archives départementales du Pas-de-Calais, PG 229/30) : Tribune libre – « Le sang d’Arras

« C’est dans un pays mille et mille fois arpenté, durant la chasse, par l’entrain de ma jeunesse, que triomphait hier l’armée de la République.

« Arras, ville de mes pères, te voilà vengée.

« La chair des ogres germaniques engraisse tes champs de betteraves et de blé aussi loin que portait ma vue du haut de ton beffroi noblement érigé en ses dentelles de pierre, avec sa couronne ducale où culminait le lion debout arborant l’oriflamme des Flandres.

« Dans toute cette région de plaines opulentes et de collines altières, les os allemands s’uniront à la poussière de leurs ancêtres. Les os vandales que nos aïeux Atrébates brisèrent en défendant leur cité contre la première invasion des barbares accourus sur leurs chevaux baltiques, à la croupe large et pommelée.

« Arras, tu es vengée, si tu gis, en glorieux décombres, attestant la bestialité de l’ennemi sur le sol même où s’exprima tout d’abord la littérature nationale des Français, par la voie de Jean Bodel, attirant au Jeu de Saint Nicolas les escholâtres de 1170, les clercs, les commères et les humeurs de plot, pour leur dire la belle fable de la croisade, le prud’homme sauvé du massacre grâce à sa piété envers le saint dont le miracle convertit ensuite le roi des Sarrasins.

« Arras, tu es vengée, toi et ton esprit, celui d’Adam de la halle qui fit représenter le Jeu de Robin et de Marion, notre première revue dans le siècle ou s’érigeait, sur ta Grande Place, la maison des Templiers, œuvre insigne de l’architecture médiévale.

« Arras, tu peux aujourd’hui te souvenir orgueilleusement des chevaliers au tournoi offert par le duc de Bourgogne sur la Grande Place, et qui descendaient à ton hôtellerie des Rosettes avant d’inspirer l’admiration de Froissart et ses éloges au langage nombreux.

« Tu peux t’en souvenir : pour les dames accoudées dans les fenêtres, sous les pignons à degrés de leurs demeures, défilaient, fastueux cortèges, les seigneurs en chausses et en souliers à la poulaine, en pourpoints à coudettes tailladées, ou bien en armures très closes, empanachées, pourvues de targes armoriales, de lances au ciel ; le tout sur de lourds palefrois bardés de fer et ornés de draperies flottantes.

« Cela passait sous les enseignes de l’Angelot et du Chapeau vert, sous le Mouton d’Argent, sous le Chaudron et sous la Herse, insignes des maisons trapues, à grosses arcades et à gros piliers abritant la clientèle des boutiques ouvertes et pleines de trésors.

« Que de richesses déjà s’entassaient dans les salles profondes, que de somptueuses tapisseries étalaient leurs images contre les murs, que de faïences luisaient sur les dressoirs.

« Les corporations des artisans plaidaient en armes pour leurs privilèges et les faisaient admettre par les comtes d’Artois, les comtes de Flandre, les ducs de Bourgogne.

Enrichis, artistes, les bourgeois édifiaient leurs curieuses maisons dans la rue de la Taillerie, sur la petite Place. De leurs façades ornées, les faîtes à gradins découpaient le ciel.

« À ces riches, les villageois picards apportaient, le samedi, les biens de la campagne, bétail, grains, volailles.

« On buvait en conclusion des marchés à la taverne de la Sirène, ou au cabaret de la Salamandre. On visitait le tabellion en son hôtel de la Rose. On achetait des hardes à la Licorne d’Or.

« Enfin, au début du XVIe siècle, le beffroi s’achevait. Il éleva tout son corps de géant couronné par-dessus le toit de l’hôtel de ville, par-dessus le troupeau des maisons tapies par-dessus les quartiers des Trois Visages, de Saint-Vaast, de Mieaulens, de Ronville et de Baudemont.

« Le lion dressé surveille la campagne.

« La cloche, l’Effroy, annonçait l’ennemi, les incendies, tous les fléaux, pour les corporations immédiatement rassemblées sous leurs bannières.

« La Banclocque conviait les mousquetaires de Louis XIV à la fête et plus tard les ingénieurs de Vauban qui construisaient les remparts, et l’avocat Robespierre, le capitaine Carnot, le père Fouché, professeur de physique au collège des Oratoriens.

« En préparant l’avenir de la Révolution française puis universelle, ces grands hommes montèrent souvent l’escalier tors du beffroi, afin de contempler la riche campagne que partout fleurissaient, aux mois d’été, les hautes tulipes de l’œillette.

« Imaginaient-ils déjà l’élan de Valmy, la course de la Liberté sous le drapeau tricolore, à travers l’Europe épouvantée par la chute des Tyrans germaniques, par le désastre de cent armées formidables que chassaient les Jourdan, les Murat, Les Moreau, les Bonaparte, leurs légions parties avec mes grands’pères, selon le refrain de La Marseillaise, vers Austerlitz, Iéna, Wagram.

« À Blangy, le village des roses fraîches, où l’on s’est naguère cruellement battu de longues semaines, Robespierre et Carnot, les poètes des Rosati ébauchèrent des strophes analogues à celles du chant que Rouget de l’Isle devait ensuite composer dans une nuit d’enthousiasme et, devant la menace de l’invasion tudesque, accourant à l’appel de la Cour, sous la conduite des émigrés ?

« Ces grandes ombres de nos poètes anciens, de nos artisans industrieux, de nos argentiers adroits, de nos conventionnels qui enseignèrent le droit aux peuples, par la volonté de Robespierre, par le génie stratégique de Carnot, par l’intelligence de Fouché, ces grandes ombres qu’offensèrent l’absurde destruction d’Arras, les ruines des Deux Places, la chute du Beffroi, le plus beau des Flandres et de l’Artois, après celui de Bruges, ces grandes ombres assurément ont combattu dans les rangs de nos soldats, fils de nos idées nationales, à Notre-Dame de Lorette, au Mont Saint-Eloi, à Souchez, à Carency, à La Targette, à Vimy.

« Car toute l’âme de la France intelligente, artiste et libératrice, l’âme ancienne et neuve, l’âme éternelle de la Nation, s’élançait du sol et des morts avec les cris vivants de nos héros.

« La ruine idiote d’Arras a été vengée par les vivants et par les morts.

« – C’est une goutte de sang, le sang de Reims, m’avait dit Gabriele d’Annunzio, en me donnant, l’autre jour, un éclat de vitrail pourpre ramassé par lui dans la cathédrale que les barbares, aussi, détruisirent.

Les deux Latins que nous étions, là, face à face, se regardèrent.

« Nos yeux se confessèrent que cette furie vandale nous demeurait inintelligible, à nous dont l’esprit reste éclairé par la lumière des eaux où baignent tant de villes, mères du génie humain, villes des Pharaons, de Minos, des Athéniens, des légions romaines et de Saint-Paul.

Inintelligibles ? Oui.

« Ainsi nous semblent l’incendie de Louvain, la pulvérisation d’Ypres, l’écrasement d’Arras.

« J’aime que les jeunes héros de Neuville Saint-Vaast, de Souchez, de La Targette et de Loos, aient vengé cette ville de mes pères dans le moment où Gabriele d’Annunzio embrassait l’Italie avec l’ardeur de son Verbe divin.

« Ce sang de Reims et d’Arras, le poète l’a transformé en feu, le feu d’une parole qui brûle toutes les indécisions des Latins et qui décidera leur multitude à vaincre ou à mourir pour l’idéal de la Méditerranée, pour l’extermination des Barbares. »

(L’Information) Paul ADAM.

1916 – 20 mai : BATAILLE DE VERDUN – Bombardement sur le Mort-Homme dans les environs de Verdun, le 20 mai 1916.

1917 – 20 mai : LA TRAGÉDIE DU MONT CORNILLET (Avril-Mai 1917)

A la veille de la bataille du 20 mai, les tunnels du Cornillet abritaient une garnison allemande importante :

deux commandants de bataillon, six compagnies d’infanterie, deux compagnies de mitrailleuses, quatre pelotons de pionniers, des postes de secours, une station radio.

Au total plus de 1 000 homme.

A midi, le 20 mai, un obus de 400 perfora la voûte de la galerie Est et en effondra une partie. Le monoxyde de carbone dégagé par l’explosion s’ajoutant à l’action des obus à gaz tombant près des entrées, ne tarda pas à envahir les galeries. Dès qu’ils s’aperçurent de sa présence, les soldats du 476ème se ruèrent sauvagement vers les sorties, c’est à dire vers le salut. La panique fût indescriptible. Les hommes se gênèrent, se bousculèrent, s’agglutinèrent vers les entrées endommagées par les obus pour y périr. asphyxiés. Une seconde visite se déroula dans la nuit du 27 au 28 mai alors que l’artillerie allemande pilonnait sans arrêt les pentes nord du mont. Un aumônier et un médecin y participèrent.

La galerie est pleine d’un enchevêtrement de cadavres en décomposition (40 à 50).
D’après les dires du docteur LUMIERE et de l’aumônier CARRIERE. le tunnel renferme 300 â 400 cadavres.
Il faut renoncer à retirer les cadavres et les murer dans la partie nord des galeries ». (Archives du Service Historique de l’Armée).

L’historique officiel allemand confirme le chiffre avancé sur le nombre de victimes du tunnel :

« Sur le Mont Cornillet, les entrées d’un tunnel à l’usage des troupes d’assaut furent bouchées par
l’artillerie française. Quatre cents hommes de la 242ème D.I. trouvèrent là une mort tragique ».

(Reicharchiv, tome XII, der Weltkrieg 1914 – 1918).

De nos jours, le visiteur qui vient sur ces lieux, trouve, au pied du Mont Cornillet, un monument érigé en 1957.
C’est une simple table d’orientation sur laquelle on peut lire :

« Ici. le 17 avril 1917, au trente-troisième mois d’une guerre impitoyable, des milliers de soldats français sont tombés pour la reprise des Monts de Champagne. Eux aussi. Ils aimaient la vie. Ils ont souffert et ils sont morts dans l’espoir que leur sacrifice assurerait la paix entre les hommes. Passant n’oublie pas ! ».

1921 – 20 mai : LA France RAPPELLE LA CLASSE 1919 SOUS LES DRAPEAUX – La commission des réparations n’obtenant pas satisfaction dans ses demandes de paiement de la dette allemande, la classe 1919 est rappelée. Les détachements rappelés sont transportés en Rhénanie. Le 20 mai, à la première heure, des gendarmes de La Seyne se présentaient  dans la section de Saint-Mandrier, porteurs des fascicules de mobilisation à remettre aux intéressés (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 173)

1927  – 20 p mai :

1. Charles Lindbergh décolle pour tenter la première traversée de l’Atlantique en monomoteur sans escale.

2. ESSAIS D’ACCROCHAGE SUR LE PORTE-AVIONS « BEARN » – Le « Béarn » reste sur rade jusqu’au 31 mai mais les essais d’aviation continuent et des essais d’accrochage sont effectués au mouillage au coffre 10, le 20 mai, avec le Gourdou P 23 piloté par Montrelay. Le lendemain, c’est au tour de Jozan avec le De­woitine P 25, suivi le 25 par le Gourdou piloté par les quartiers-maîtres Feltz et Lansonneur. Des essais sont encore réalisés le 27. Le 30 mai, le Gourdou P 23 accroche de nouveau, avec les seconds-maîtres Dafniet, Torchet (deux fois) et Guillou puis le commandant de La­borde prend les commandes, décolle et revient s’accrocher sur le pont (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1940 – 20 mai :

1. Churchill a une foi invincible dans l’armée française et dans ses chefs – Weygand généralissime – Les plus furieux assauts de l’ennemi se déchaînent au nord-est de Saint-Quentin. “J’ai une foi invincible dans l’armée française et dans ses chefs”, déclare monsieur Winston Churchill à la radio britannique (Le Petit Parisien, lundi 20 mai 1940).

2. groupe du capitaine Robert – Le 19 mai un ordre de mouvement est donné au groupe du capitaine Robert et le 20 mai il se replie sur le terrain de Mantes-Gassicourt qui sera bombardé le 3 juin par 21 avions ennemis, tuant cinq mécaniciens (Cahier du patrimoine ouestvarois n°11, Six-Fours, 2007).

3. LE “BEARN” EN ROUTE VERS HALIFAX – L’escorte du « Béarn » est relevée vers les Baléares par les torpilleurs  Tramontane, Typhon et Tornade (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

-1943 – 20 mai :

1. RECUPERATION D’UNITES SABORDEES A TOULON – A Toulon, du 10 au 16 mars, la SALMAR a entamé l’opération de dégagement des torpilleurs « Siroco » et « Foudroyant » qu’elle mènera à bien entre les 18 avril et 20 mai.

2. Tracts à l’attention des troupes d’occupation italiennes (Archives départementales du Var, 2W30.   Rapport du directeur de la police d’Etat de Toulon-La Seyne au préfet du Var, Gisèle Argensse, Histoire d’une presqu’île, 1989). Le 20 mai 1943 découverte de tracts signés « Les Patriotes Italiens ». Une certaine quantité de tracts rédigés en langue italienne, à l’adresse des troupes d’opération italiennes, sont trouvés à 0 h 10 éparpillés route de Tamaris. Ce tract informe les soldats italiens sur les conditions de la retraite de Tunisie et la façon dont ils sont traités par leurs alliés allemands. Ce document les incite à créer des comités de soldats et d’officiers et à se soulever contre l’oppression allemande et Mussolini. « Abandonner ces alliés qui vous abusent et vous sacrifient à leurs intérêts» (Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).

1952 – 20 mai : Lancement par l’État de l’emprunt « Pinay » (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1961 – 20 mai : ouverture de la conférence d’Evian sur l’Algérie.

1968 – 20 mai : La révolte des étudiants du 10 mai fait boule de neige et l’on compte désormais quatre millions de grévistes en France. En ce jour où le personnel de l’ORTF cesse le travail, les ouvriers de Renault, de la SNCF, de la RATP, de l’industrie du textile, de la chimie et des arsenaux sont déjà en grève. La France est paralysée. La veille au soir, le général de Gaulle, fortement agacé par les événements qui échappent à son contrôle, a déclaré : “ La réforme, oui, la chienlit, non ! ”.

1977 – 20 mai : dernier voyage de l’Orient-Express après 94 ans de service.

1983 – 20 mai : publication par la revue américaine « Science » de la découverte du virus HIV par des chercheurs français.

1987 – 20 mai : le lieutenant-colonel Otelo de Carvalho, un des pères de la révolution des œillets au Portugal, est condamné à 15 ans de prison.

1990 – 20 mai : Ion Iliescu est élu Président de la Roumanie lors des premières élections libres depuis 44 ans.

1999 – 20 mai : Massimo D’Antona, responsable du ministère italien du travail, est assassiné à Rome ; les brigades rouges revendiqueront cet assassinat.

2000 – 20 mai : plus d’un demi-million d’Erythréens, en majorité des femmes et des enfants, fuient l’avancée des troupes éthiopiennes dans l’ouest du pays.

2005 – 20 mai : le tribunal correctionnel de Paris condamne le leader nationaliste Corse Charles Pieri à 10 ans d’emprisonnement pour des malversations financières qui en notamment servi à financer ces activités terroristes.

2006 – 20 mai : CHINE – La Chine achève dans la région des 3 gorges la construction du plus grand barrage du monde : un mur de plus de 2,3 km de long pour 185 m de haut.

2012 – 20 mai : violents séismes EN Italie – Les 20 puis 29 mai, l’Emilie-Romagne (au nord-est de l’Italie) est frappée à dix jours d’intervalle par deux violents séismes qui font au total 25 morts et poussent 14.000 personnes hors de chez elles.

2019 – 20 mai : METEO DE SANARY – Au lever du soleil, soit à 6h 07, la température était de 14° et le temps ciel relativement clair. Dans la journée, la température grimpa jusqu’à 20° pour retomber à 19° au coucher du soleil (20h 57). La journée se déroula avec un soleil voilé et comme venteuse avec des rafales atteignant les 60 km/h dans l’après-midi.

2023 – 20 mai : Alors que les films dits documentaires intègrent images d’époque forcément choisies, reconstitutions souvent discutables, interviews toujours engagées, interventions de témoins encore en vie et discours de spécialistes, il nous faut réfléchir au poids de ces émissions dites « d’histoire » que diffusent à longueur du jour et de la nuit les chaînes de télévision et le Net qui leur fait concurrence. Le zapping, ça existe ! il convient de savoir l’utiliser (signé H.R.).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Professeur de psychologie.

Un professeur de psychologie commence son cours :

– Aujourd’hui, nous allons étudier les différents stades de la colère.

Il fait venir un téléphone dans la salle, compose un numéro au hasard et demande :

– Bonjour Madame, pourrais-je parler à Jacques, s’il vous plaît?

– Vous faites erreur, il n’y a pas de Jacques à ce numéro.

Il se tourne alors vers les étudiants et dit :

– Vous venez d’assister à la phase de mise en condition.

Il recommence et la dame, un peu agacée, répond :

– Je vous ai déjà dit qu’il n’y avait pas de Jacques ici!

Il réitère une bonne douzaine de fois, raccroche après s’être fait hurler dessus par cette dame devenue hystérique

et s’adresse à son auditoire :

– Voilà enfin le niveau ultime de la colère.

Là-dessus, un étudiant lève la main :

– Monsieur, il y a pourtant un stade supérieur.

Et, pour illustrer, il se saisit du téléphone, compose encore une fois le même numéro et dit :

– Bonjour Madame, je suis Jacques. Y a-t-il eu des messages pour moi?

Kotor (Montenegro), cliché H. Ribot.

Après ces discours tous azimuts, vous devez penser que, selon l’expression provençale : « j’ai le caractère pénible ! », autrement dit que je me fais des soucis pour rien ! peut-être, mais, comme disait en riant un de mes voisins dans une blague bien varoise : « Siau pas d’aqui, siau de Rocabaron ». A vous de traduire. En attendant, je vous souhaite une bon SAMEDI à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Adessiats a totei !

2 responses to “EPHEMERIDES DU 20 MAI”

  1. Avatar de marguerite MEGE
    marguerite MEGE

    Merci Henri pour ces éphémérides : comme toujours très intéressantes ! Je vous souhaite à cathy et à toi une bonne journée malgré la grisaille ambiante et un bon week-end !!

    1. Avatar de Henri RIBOT

      Merci, Marguerite, pour ce commentaire.
      Je suis encore un novice dans le fonctionnement de ce site. Mais je pense qu’avec le temps, les choses évolueront.
      Amitiés
      Henri

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