
Richard Coeur de Lion est blessé et meurt au cours du siège du château de Châlus, au centre de la France. Le roi d’Angleterre s’est montré en toutes occasions un piètre politique, roulé par l’empereur d’Allemagne, le roi de France ou ses propres barons.
Qu’importe, la postérité a gardé le souvenir d’un guerrier chevaleresque et vigoureux doublé d’un troubadour capable d’écrire en langue d’Oc et en langue d’Oil comme il le fit avec le « rotlenge de Richard Cœur de Lion », dans lequel le roi d’Angleterre se lamente car il est retenu en otage par le roi de France, lui qui avait à sa cour Arnaud Daniel, Guiraud de Bornelh, Peire Vidal et Bertrand de Born qui le surnomma Oc-e-No. La légende de Robin des bois a aussi contribué à sa popularité posthume.
Gaucelm Faidit écrivit à sa mémoire l’un de ses plus beau Planhs :
« Richartz es mortz ».
Fortz chausa es que tôt lo major dan
e-l major dol, las ! q’ieu anc mais agues,
e so don dei totztemps plaigner ploran,
m’aven a dir en chantan, e retraire –
Car cel q’era de valor caps e paire,
lo ries valens Richartz, reis dels Engles,
es mortz -Ai Dieus ! cals perd’ e cals dans es !
cant estrains motz, e cant greus ad auzir !
Ben a dur cor totz hom q’o pot sofrir. . .
(traduction)
«Richard est mort » / C’est une chose terrible que le plus grand malheur / et le plus grand deuil, las ! que j’aie jamais [éprouvé, / et auquel je dois sans cesse compatir en pleurant, / il me faille le dire dans mon chant et le raconter : / celui qui était de valeur chef et père, / le puissant et valeureux Richard, roi des Anglais, / est mort ! Ah ! Dieu ! quelle perte et quel malheur ! / quelle parole étrange et si pénible à entendre ! Il a le cœur bien dur, l’homme capable[de le supporter !
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