EPHEMERIDES 5 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 5 MARS 2023, 12e ANNÉE (3451)

(sauf exception, les illustrations sont propriété d’H. Ribot)

ILLUSTRATION :

Carte postale ELD n°16 – Sanary – Quartier-des-pecheurs. Gros plan sur le lavoir, début XXe siècle.

QUESTION DU JOUR : qu’était Pierre Simon de Laplace décédé un 5 mars ? Plusieurs réponses sont possibles : Un mathématicien ? un général ? un astronome ? un consul ? un physicien ? ou un romancier ?

REPONSE A LA QUESTION DU 4 MARS : Mort un 4 mars, il parvint à déchiffrer les hiéroglyphes et publia en 1824 « Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens ». Il est considéré comme le père de l’égyptologie. Qui est-ce ? Réponse : L’EGYPTOLOGUE FRANÇAIS JEAN-FRANÇOIS CHAMPOLLION.

FÊTES :

Olive est une sainte martyr légendaire dont le nom est aujourd’hui peu porté – comme il l’est depuis 1900, d’ailleurs. Pourtant sainte Olive, ou Olive de Palerme est un personnage des plus intéressants car légendaire et cela bien avant d’intégrer la bande dessinée de Popeye « the sailorman ». Elle était, selon la légende, la séduisante fille d’un aristocrate sicilien. A l’âge de 13 ans, enlevée par des Musulmans, elle aurait été réduite à l’état d’esclave à Tunis. Jusque-là rien de plus normal, me direz-vous ! Bon ! Mais attendez la suite. Impressionnés par sa vertu et sa beauté, ses ravisseurs lui accordèrent le droit de vivre en ermite dans une caverne.  Si, si , si !

Cette histoire me fait songer à celle de la Béate du Destel. Ceux qui connaissent les gorges d’Ollioules sauront de qui je parle. Quant aux autres, nous y reviendrons peut-être un autre jour.

Près de 7000 personnes on pour patronyme Odile tandis que 1600 ont été prénommées Olive depuis 1900.

Dans le calendrier républicain, c’était le 15e jour du mois de ventôse An II, le jour de la chèvre.

DICTON : « Taille tôt, taille tard, il n’est que taille de mars. ».

LOCUTION PROVENÇALE : « Caramantran /Caramentran » (Carême entrant).

Voici la situation de cette grande fête telle qu’elle se déroulait en Provence avant la dernière guerre (d’après Marcel Provence, 1942) :

“Ne parlons plus qu’au passé du Carnaval de Marseille. J’ai vu dans mon enfance sur le Prado le dernier défilé de Caramentran, une chienlit. Mieux vaut à une tradition mourir que de se traîner dans les bras des nervi. Mais jadis c’était bien curieux.

“Caramentran était suspendu le Mardi Gras à la vergue d’un navire, s’y balançait vingt-quatre heures. Le mercredi, il était jugé et brûlé à Arène, près des Fourches Patibu­laires. La cérémonie fut transférée plus tard à la plage du Prado ; le mannequin fut jeté à la mer. Malgré l’interdic­tion de nos parents, notre servante Babé nous y conduisit, mon frère et moi. Cela ne me guérit pas du goût du folklore mais c’était vraiment du folklore bordille. A la mer, tout ce qui n’a pas gardé dignité. Le folklore doit être un conservatoire de bons usages et de rites propres.

“En Arles, Carnaval vit très vaillamment au Pont de Crau, grâce au papa Jouve, Lou Grincho, et à ses collè­gues. Jadis des milliers d’arlésiens se rendaient au Pont- de-Crau. Ils viennent hélas ! bien moins nombreux. C’est mercredi des Cendres, Aïoli, masques caramentran brûlé. L’usage vivote. Barbentane maintient son gai carnaval, concours de masques, pégoulade aux flambeaux, farandole de nuit, trois soirs de bal, concours de danse. A l’un des bals en 1938, on vit entrer un jeune taureau ! Le razeteur le plus brillant reçut une cocarde d’or de Carnaval.

“Graveson voit Caramantran sur un char fleuri, accom­pagné de chars burlesques, de la careto di boumian, de la musique. Le feu est mis à la charrette ”des bohémiens. Défilé des mois, Mardi Gras, en matinée, quête des saucisses, des œufs et de la galette, pour le banquet du soir, suivi de défilé, du jugement, de la condamnation et du brûlement de Caramentran. On a mangé li faiou, les crespeu. On remar­quera que ce sont dans les paroisses où le Carême est très suivi, que le Carnaval est le plus gai. C’est logique.

Toulon, brûlait plusieurs Caramentrans. La Marine donnait un concours utile. On dansait les fieloi et comme à Forcalquier, les bouffet. A Cotignac on dansait les olivet­tes, les courtello, les bergères, les cieucle. Carnaval était jugé et brûlé. Les jeunes filles ne participaient pas au défilé.

Cheval-Blanc, près Cavaillon, a gardé un Carnaval rus­tique bien amusant. Les jeunes gens vêtus en mounge (moines d’Orgon) quêtent des œufs, dansent les Belles, les Figues. Au bal du mercredi des Cendres, la Carême (jeune homme travesti en vieille Comtadine) entre dans le bal, on le cherche et le trouve, le rosse, finalement on brûle un mannequin.

“En Haute Provence, Voix voit la fête des célibataires. Cruis confectionne des beignets en plein air, brûle Caramentran en présence des autorités. Sisteron a grand défilé de masques, en musique, la Condamine descend son corso à Barcelonnette. Larche brûle Carnaval. Dans la Valeia, pas de masques, mais le visage passé au charbon ou au bouchon.

“Gap, le soir du mardi gras, brûlait un chat vivant sur un bûcher. A Monétier, Champoleon, Orcières, on brûlait la veille. A Veynes, de faux gendarmes tiraient des coups de fusils sur la vieille (mannequin) que la jeunesse brûlait ensuite. Chat, vieille, des sorciers. Dans les hautes vallées, la jeunesse qui quêtait les œufs promenait un renard en laisse. La jeunesse avait saisi un dévaliseur de poulaillers. Cela méritait récompense. La coutume demeure.

« Le Carnaval de Nice comme celui d’Aix si copieux et si riche est devenu une organisation officielle. Il n’appar­tient plus guère au folklore sauf par le char toujours nissart de G. A. Mossa, conservateur du musée Chéret, et par les groupes d’inspiration locale. Le Carnaval niçois a pris son organisation moderne il y a 75 ans. Au début il n’y eut pas de prix de char, mais des cortèges assurés par les mascarat, gais, un peu gros, avec Leissa passa Maria ! le camalou déguisé en danseuse. Le dernier geste des vieux carnavaliers fut de lâcher devant le Comité des Fêtes, désormais en habit rouge, des rats d’égouts. Reconnaissons l’ampleur des corsos moderne de Nice, et disons qu’une heure est restée vraiment populaire, c’est l’arrivée de Car­naval. Il y a un frémissement incontestable. Toutes les villes de la Côte sans égaler la splendeur niçoise ont orga­nisé une à une des corsos. Cannes a supprimé le sien dès 1931.

« Une cérémonie propre à Nice se déroulait à Cimiez. C’est le festin des reproches. Carnaval passé, les ménages, les amants qui ont été un peu volages, se retrouvaient sur la colline, se faisaient des reproches convenables, se réconciliaient, puis enten­daient la messe. La fête dans un cadre ravissant avait gardé bonne grâce et fraicheur jolie. C’était une des perles du folklore nissart. » (d’après Marcel Provence ;  Calendrier des Fêtes provençales, La Valette, Editions de l’école des cadres, le Coudon, 1942)

PENSEE du jour : Le style n’est pas une danse, c’est une démarche (Jean Giono).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Gabriel Garcia Marquez (prix Nobel de Littérature) – Cent ans de solitude, traduit de l’espagnol (Colombie) par Claude et Carmen Durand, présentation Albert Bensoussan, éditions du Seuil, 1968 pour la traduction, réédition Points Seuil édition collector, 2014, 462 p. (n° R-20972).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-168e livraison : LE QUARTIER DE LA PLAINE soit le Plan Saint-Michel, le Champ de Mars, le couvent des Minimes. — Autour de « La Plaine » : les rues, la maison de Thiers et l’Académie de Marseille. L’église Notre- Dame du Mont. — Le couvent des Bernardines.

PLACE JEAN-JAURES (anciennement, Plan de Saint-Michel)

Le quartier le plus élevé de Marseille s’appelle la « Plaine » ! Mais il ne s’agit pas là d’une plaine au sens donné par les dictionnaires, c’est-à-dire « une grande étendue de terre dans un pays uni ». Non, la Plaine de Marseille est un petit plateau au sommet d’une colline : le Plan de Saint Michel (lo plant de Sant Miguel), devenu place Saint Michel. De nos Jours, l’archange, chef de la milice, a cédé le pas à l’archange du socialisme (place Jean Jaurès),

Le nom de saint Michel lui venait d’une chapelle située probablement à cet endroit, à l’emplacement du couvent des Minimes, dont il sera question dans ce chapitre.

Au XIIIème siècle le Plan de Saint Michel était un Champ de Mars, le campus Martius de Marseille austrasienne. La se trouvait le camp des Croisés qui s’embarquaient à Marseille. Ceux-ci ne pouvaient pas toujours prendre la mer tout de suite et devaient attendre les vents favorables. Les jours d’attente sur le Plan de Saint-Michel étaient consacrés aux joutes et aux tournois. La plupart des Croisés n’avaient jamais vu la mer et redoutaient cette longue navigation. « Bien fou, s’écrie Joinville, celui qui, ayant quelques péchés sur son âme, se met dans un tel danger, car si on s’endort au soir, on ne sait si on se retrouvera le matin au fond de la mer. ».

(à suivre)

Chypre – Salamine : Le Gymnase – La pallestre (4 décembre 2011)

ÉPHÉMÉRIDES :

-305 – 5 mars : LUTTE DE L’EGLISE CONTRE LE DONATISME – Le concile provincial de Numidie tenu à Cirta le 5 mars 305 montre avec quelle rage les évêques africains s’épuraient mutuellement (comme il arrive, les plus ardents à accuser les autres n’étaient pas toujours eux-mêmes sans reproches).

1226 – 5 mars : confirmations par Raimond V de Baux, autre fils de Raimond de Baux, vicomte, de la convention passée à Marseille le 20 novembre 1225 entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond de Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils. pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille, avec promesse de défendre le commune contre toute personne voulant lui faire le. guerre. Les contractants s’absoudront mutuellement des méfaits commis pendant le guerre. Raimond donnera en garantie le château de Vitrolles pendant trois ans, tous ses biens et le seigneurie de Châteauneuf que la commune gardera à ses dépens ; il n’imposera aucun nouveau droit sur son domaine, si ce n’est avec le consentement de la commune. Le podestat promet de recevoir Raimond et ses fils comme citoyens de Marseille, de leur donner une maison d’une valeur de 10.000 sous et 3.000 sous de pension annuelle. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 5, fol. 68 v°. a. F. Portai, La République marseillaise, p. 356. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire…, n° 217 et 222).

-1286 – 20 avril : Las Tailladas, 5 mars 1286 (acte notarié). Les Taillades – lieu-dit, quartier de Saint-Julien., Marseille

-1338 – 5 mars : lieux-dits de Marseille –

1. Padoas, 5 mars 1338 (charte aux archives de la Major). Padeaux – quartier rural. Ce quartier comprenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme. Première mention : Paders, 6 janvier 1295 (charte aux archives municip.).

2. Podium Bautardi (charte aux archives de la Major). Puech Bautard lieu-dit, quartier du Cannet. Première mention : Podium Bautart, 27 mars 1294 (acte no­tarié).

-1422 – 5 mars : lieux-dits de Marseille – Bras de Ferri, 5 mars 1422 (acte aux archives municipales). Bras de Fer – chemin, quartier de Saint- Charles (1872). Première mention le 21 mai 1336 : Bras de Ferre (charte aux archives de la Major).

-1481 – 5 mars :

a) lieux-dits de CASSIS

1. La Costa d’Ornhon (acte aux archives de l’Evêché). La Coste-d’Orgnon – lieu-dit (1872).

2. La Val de Domentz (registre  aux archives de la Major). Domens – lieu-dit, sur la limite vers La Ciotat.

3. La Femade (acte aux archives de l’Evêché). La Fumade – propriété, quartier du Piquier.

4. Al Meslier, 5 mars 1481 (registre aux archives de l’Evêché). Le Meslier – lieu-dit, quartier de Notre- Dame.

b) lieu-dit d’AUBAGNE – Coste de Perussier, 5 mars 1481 (acte aux archives de la Major). La Pérussone – hameau. Première mention : Peracium, 14 juin 1212 (cartulaire Saint-Victor, n° 930).

-1482 – 5 mars : lieux-dits de CASSIS –

1. Prats Meians (registre aux archives de l’Evêché.). La Cadenière – lieu-dit, quartier  du Plan (1872). Première mention : Pras Mejans (ibid.).

2. Puech Clauvet (registre aux archives de l’Évêché). Le Clauvet – lieu-dit), quartier du Château. Premières mentions : Los Cauves, 28 décembre 1439 (ibid.), puis Al Clauvel, 29 décembre 1439 (ibid.).

3. Puits Subeirans (registre aux archives de l’Evêché) La Nerte – lieu-dit, quartier de l’Arène (1872). Première mention : La Nerta, 28 décembre 1439 (ibid.). Autre mention : Pous de la Nerta, 13 janvier 1486 (ibid.).

-1490 – 5 mars : JAUME DEIDIER FAIT CONSTRUIRE LA PREMIERE BASTIDE d’OLLIOULES – selon de Ribbe (1898 : … ainsi qu’il l’a pratiqué pour ses lopins de terre, (Jaume Deidier détailla) les moindres parties de son entreprise (de construction de la bastide de Darbosson) : prix fait pour la grosse bâtisse, conclu le 5 mars 1490, avec un maître de pierre du pays, mestre peyrier, nommé Jacques Ros ; industries par lesquelles il s’est procuré les matériaux, puis tout ce qui concerne la charpente, la menuiserie. De ses mains, il avait dressé les plans du petit édifice, 18 pieds en longueur et 24 pieds en hauteur en deux étages, sans les annexes, (qui) n’est en quelque sorte qu’une bastide à l’état embryonnaire.]

-1656 – 5 mars à 1957 18 avril : La Seyne a un dernier conflit avec Six-Fours en tant que succursale de ce lieu. ( Note : la succursale est en fait l’église de secours qui est utilisée par les fidèles trop éloignés du noyau central, en l’occurrence l’actuel vieux Six-Fours qui se trouvait autrefois sur la colline où est aujourd’hui un fort) – « Il s’agit d’une perception de droits perçus au profit de cette succursale par les administrateurs-syndics, perception que Six-Fours conteste et à laquelle elle veut s’opposer. » (“Henri Ribot – Bonjour à tous mes petits loups et à mes … – Facebook”) Après consultation d’un avocat de Toulon, le Conseil des notables de La Seyne députe les syndics à la Cour des comptes d’Aix pour demander le maintien desdits droits qu’elle affecte à l’entretien du bourg, au rhabillage du port et à d’autres travaux (délibération du 5 mars 1656). Ce procès semble avoir été le dernier en date que La Seyne eut à soutenir avant son érection en commune ; toutefois, il dut se révéler onéreux pour cette communauté, qui eut à en supporter les dépens car, l’année suivante, elle décida de contracter un emprunt pour en couvrir les frais par délibération du 18 avril 1657 (Louis Baudoin, 1965, p. 149).

-1660 – 5 mars : Par lettres patentes du 5 mars, le « règlement du sort » est supprimé. La charge de Viguier recouvrait toute son importance ; les consuls étaient remplacés par des échevins, dépouillés d’un certain nombre de privilèges consulaires. Et pour maintenir l’échevinage à un rang inférieur, la noblesse en était exclue. Marseille était vaincue ; elle ne conservait plus aucune de ses libertés premières. Elle entrait maintenant dans le Royaume de France (André Boulaya d’Arnaud).

-1795 – 5 mars (15 ventôse) :

-La vague en faveur d’un partage plus équi­table des impôts, bien que relative, caractérise un mécontente­ment, de plus en plus affirmé, de tous les ordres face au système monarchique. Du reste, ce sont les problèmes de la fiscalité et de l’important déficit des caisses de l’État qui ont conduit à la convocation des États Généraux… Ils ne s’étaient pas réunis depuis… 1614 ! (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 5 MARS)

-Mariette supprime le comité révolutionnaire de Toulon (Delaforge G., 1995, p. 105).

-1796 – 5 mars : Pacification de la Vendée et de la Bretagne.

-1798 – 5 mars (15 Ventôse an VI) : La guerre et le trouble public avait fait négliger grandement l’entretien des chaussées et des chemins du département. L’Administration départementale lança un appel à ce sujet aux communes varoises afin d’obtenir leur concours pour la remise en état des routes dégradées par les nombreux charrois de l’armée et par le manque d’entretien. Dans sa circulaire du 15 ventôse an VI, l’administration départementale disait : « Les citoyens doivent contribuer par leurs bras ou par leur argent à ce travail. Au jour indiqué, pour le rassemblement, les gens des communes se rendront aux lieux qui leur auront été désignés, tambour et trompette en tête, instituteurs et élèves des écoles incorporés au cortège afin de donner à cette besogne civique un caractère de fête républicaine. » De plus, la même administration du Var regrettait que « trop de citoyens, suivant d’anciennes habitudes, fissent encore du dimanche un jour de repos ». Elle recommandait de choisir, de préférence, pour les travaux de réparation des chemins, deux ou trois dimanches de suite car, ajoutait-elle, « les jours donnés à la patrie ne sont-ils pas des jours de fête ? » (Louis Baudoin, 1965, p. 403).

-1798 – 5 mars (15 Ventôse an VI) : LES DIRECTEURS CHOISISSENT D’ELOIGNER BONAPARTE – Comme Bonaparte, par ses succès en Italie, devenait trop encombrant, les directeurs choisirent de l’éloigner et de lui proposer une conquête de l’Egypte pour couper à l’Angleterre la route terrestre des Indes (Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997). L’expédition d’Egypte est définitivement décidée car c’est à cette date que Bonaparte obtient l’adhésion encore hésitante de son gouvernement qui, pourtant, n’est dans le fond pas tellement fâché de voir s’éloigner ce jeune général ambitieux. Selon les directives données par Bonaparte, en accord avec le Directoire, l’expédition dont le but est gardé secret va entrer dans sa période active de préparation. Toulon est le centre principal de vastes mouvements qui se font aussi à Marseille, Gênes, Ajaccio et Civita-Vecchia qui constituent autant de bases pour la réunion et le futur embarquement des éléments de l’armée appelée à agir en Egypte. Dans les jours qui viennent, corps et détachements descendent la vallée du Rhône pour se diriger vers la côte provençale tandis que d’autres troupes font mouvement sur l’Italie (Louis Baudoin, 1965, p. 407).

-1815 – 5 mars : NAPOLEON PAR NAPOLEON – « Le général Cambronne, avec une avant-garde de quarante grenadiers, s’empara du pont et de la forteresse de Sisteron. Le même jour, je couchai à Gap, avec dix hommes à cheval et quarante grenadiers. L’enthousiasme qu’inspirait ma présence aux habitants des Basses-Alpes, la haine qu’ils portaient à la noblesse faisaient assez comprendre quel était le vœu général de la province du Dauphiné. »

-1817 – 5 mars : Stendhal : Naples, 5 mars 1817. – Je viens de faire trente milles inutiles. Caserte n’est qu’une caserne dans une position aussi ingrate que Versailles. A cause des tremblements de terre, les murs ont cinq pieds d’épaisseur : cela fait, comme à Saint-Pierre, qu’on y a toujours chaud. Aujourd’hui les thermomètres dans les appartements étaient à seize degrés. Murat a essayé de faire finir ce palais : les peintures sont encore plus mauvaises qu’à Paris, et les décors plus grandioses.

Pour me dépiquer, je vais à Portici et à Capodimonte, positions délicieuses, et telles qu’aucun roi de la terre ne peut en trouver. Portici est pour Naples ce que Montecavallo est pour Rome. Les Italiens qui ont la conviction intime, et sans cesse démontrée, que nous sommes des barbares pour tous les arts, ne peu­vent se lasser d’admirer la fraîcheur et l’élé­gance de nos ameublements.

Comme je sortais du musée des peintures antiques de Portici, j’ai trouvé trois capitaines de la marine anglaise qui y entraient. Il y a vingt-deux salles. Je suis parti au galop pour Naples ; mais, avant d’être au pont de la Madeleine, j’ai été rejoint par mes trois capi­taines qui m’ont dit que ces tableaux étaient admirables et l’une des choses les plus curieuses de l’univers. Ils y ont passé trois à quatre minutes. Ces peintures, si considérables aux yeux des érudits, sont des fresques enlevées à Pompéi et à Herculanum. Il n’y a point de clair-obscur, peu de coloris, assez de dessin, et beaucoup de facilité. La Reconnaissance d’Oreste et Iphigénie en Tauride, et Thésée remercié par les jeunes Athéniens pour les avoir délivrés du Minotaure, m’ont fait plaisir. Il y a beaucoup de simplicité noble, et rien de théâtral. Cela ressemble à mauvais tableaux du Dominiquin, en observant qu’il y a des fautes de dessin qu’on ne ren­contre pas chez ce grand homme. On trouve là, parmi des quantités de petites fresques effa­cées, cinq ou six morceaux capitaux, de la gran­deur de la Sainte Cécile de Raphaël. Ces fresques ornaient une salle de bain à Herculanum. Il faut être sot comme un savant pour prétendre que cela est supérieur au XVe siècle : ça n’est qu’extrêmement curieux

-1827 – 5 mars : Décès de Pierre Simon de Laplace, mathématicien, astronome et physicien français.

-1842 – 5 mars : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE – Un détachement de 400 hommes du 22ème régiment du 15ème léger, appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique, est cantonné à Ollioules jusqu’à nouvel ordre (Castellan E., 1937, p. 296).

-1848 – 5 mars : La IIe République instaure le suffrage universel en France.

-1882 – 5 mars : le Ministre de l’Instruction Publique alloué à la commune de BANDOL une subvention de 19 000 F pour la construction d’une maison d’école de filles – « Mairie de BANDOL, Arrondissement de TOULON, Département du VAR. BANDOL, le 5 mars 1882. Monsieur le Préfet, Une dépêche de notre honorable et sympathique sous-préfet m’annonce que Monsieur le Ministre de l’Instruction Publique a alloué à la commune de BANDOL une subvention de 19 000 F pour la construction d’une maison d’école de filles. Cette heureuse nouvelle a été accueillie ici avec une légitime et bien vive satisfaction par le Conseil Municipal et par l’immense majorité de la population. Nous ne nous dissimulons pas, Monsieur le Préfet, que c’est sur votre bienveillante recommandation que Monsieur le Ministre nous a accordé la somme intégrale que nous lui avons demandée. Veuillez donc me permettre de venir vous exprimer ma reconnaissance et celle de mes concitoyens pour ce témoignage de sollicitude et de bienveillant intérêt envers notre commune. Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes respectueux sentiments. Le Maire Alfred VIVIEN. » (A.D. Var)

-1893 – 5 mars : Décès de l’historien Hippolyte Taine dont l’ « Histoire de la littérature anglaise » et « Les origines de la France contemporaine » ont été publiés par Camille Jullian dans « Extraits des historiens français du XIXe siècle », 6e édition revue, Paris, Hachette, 1910, respectivement aux p. 541-554 et 555-590.

-1894 – mars : Le partage des eaux de pêche entre la prud’homie du BRUSC et celle de SANARY rebondit par un décret du 5 mars 1894. Celui-ci attribue aux 45 patrons pêcheurs du BRUSC, huit milles et demi de côtes, et aux 68 patrons de SANARY, seulement trois milles et demi de côtes. On comprendra facilement à l’énoncé de ces chiffres que les pêcheurs de SANARY protestèrent énergiquement contre l’injustice qui leur était faite (Rotger B., 1984, p. 462-463).­ Un décret du 5 mars 1894 du Président de la République sépare les eaux entre les Prud’homies de Sanary et du Brusc. Cette décision, estimée injuste par les Sanaryens (car elle attribuait aux 68 pêcheurs de Saint-Nazaire, devenu Sanary en 1890, trois milles et demi de côtes, et aux 45 pêcheurs du Brusc 8 milles et demi) entraîna la démission du Maire Marius Michel et de son Conseil municipal, et celle des Prud’hommes sanaryens :] « La juridiction de la Prud’homie de St-Nazaire s’étend sur les eaux situées entre la ligne partant de la pointe de la Tourette et servant de limite aux eaux de la Prud’homie de Bandol d’une part et d’autre part, une ligne brisée partant de l’embouchure de la Reppe pour toucher à l’extrémité de la pointe Nord de l’Ilot du Grand Rouveau, se diriger ensuite vers le Sud jusqu’au feu du Grand Rouveau et enfin, vers le sud-ouest, dans une direction parallèle au prolongement idéal de la section de la susdite ligne brisée allant de la Reppe à la pointe Nord du Grand Rouveau. » Un arrêté du Préfet maritime fixe les versements que les patrons doivent verser à la caisse de leur Prud’homie selon qu’ils sont sans filets, qu’ils n’ont que des trémailles, qu’ils participent à des battudes et des escombières, qu’ils ont tous les arts moins les sardinaux et les thonaires, qu’ils disposent les sardinaux moins les thonaires, qu’ils détiennent des thonaires, ou qu’ils  ont tous les arts disponibles. Ceux qui refusent de payer sont sanctionnés par la saisie, voire des amendes (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 47 et 50 ;  p. 80, les auteurs donnent la date du 15 mars 1894).

-1898 – 5 mars : À La Seyne, 2 600 ouvriers interrompent à 10 h le travail et se rassemblent à l’Eden-Concert. Délégation auprès de Lagane, rituel, celui-ci refuse d’éliminer les 1 200 ouvriers de la caisse des employés, au nom de la liberté (Martinenq Patrick, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983, 486 p).

-1908 – à compter du 5 mars : la section de Saint-Mandrier assurera par ses propres moyens le service des inhumations et le transport des décédés – Il est décidé au conseil municipal qu’à dater du 5 mars 1908, la section de Saint-Mandrier assurera par ses propres moyens le service des inhumations et le transport des décédés. Le corbillard remisé dans un hangar depuis des années sera donc mis à la disposition du public de la presqu’île. Or, en 1908 le cimetière est à saturation (Gisèle Argensse, 1989, p. 126).

-1914 – 5 mars : Tirs à la batterie «des mortiers» de la Batterie Haute du Lazaret (Gisèle Argensse, 1989, p. 142).

-1927 – 5 mars : PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Les essais préliminaires au point fixe du Béarn sont exécutés le 2 mars pour la machine alternative tribord, le 4 mars pour la machine centrale, avec les turbines HP et BP et le 5 mars pour la machine bâbord (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

-1930 – 5 mars : début De l’enquête de commodo et incommodo ayant pour objet l’érection de la section de saint-mandrier en commune indépendante –C’est le 5 mars 19930 que débute l’enquête de commodo et incommodo ayant pour objet l’érection de la section en commune indépendante. L’adjoint spécial de la section M. Gibert, porte à la connaissance de ses administrés que les pièces relatives au projet d’érection de sa section en commune resteront déposées au secrétariat de la mairie de La Seyne pendant huit jours consécutifs à dater du 2 mars 1930 pour être communiquées à tous les intéressés. A l’expiration de ce délai, M. Alfred Lesquoy, nommé commissaire enquêteur à cet effet, se rendra à la mairie de La Seyne le lundi 10 mars 1930 de 9 h du matin à 5 h du soir, pour recevoir les déclarations qui pourront être faites sur l’utilité de ce projet (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199).

La discussion reprit au point où elle avait achoppé en 1914 : la délimitation des deux communes. En 1933, le rapport de la commission extramunicipale chargée de l’élaboration du projet était approuvé dans toute son intégralité. La future commune s’étendrait jusqu’au chemin d’accès au fort Saint-Elme, toute la partie sud étant comprise dans son territoire, et l’agglomération de Saint-Elme restant rattachée à la commune de La Seyne. L’accord ayant été conclu au sein des deux commissions syndicale et extramunicipale, le dossier pouvait être soumis à approbation des autorités supérieures. En 1934, il fut convenu que chacune des parties conserverait les biens et chemins situés sur son territoire sans aucune indemnité et sous réserve de ratification du Préfet.

Mais cette cinquième initiative fit chou blanc à cause des Mandréens eux-mêmes : l’adjoint spécial, Marc Baron, préféra renvoyer à plus tard la question de l’érection en commune distincte pour faire bénéficier la presqu’île des grands travaux d’assainissement – il n’existait pas d’assainissement dans la section – et d’embellissement prévus pour La Seyne. A cause de ce coup d’arrêt, il fallut attendre l’après Seconde guerre mondiale pour que la question revienne au grand jour. Toutefois, le schéma adopté allait être conservé en vue de nouvelles négociations (Cahier du patrimoine ouest varois n°14).

-1937 – 5 mars :

1. PAUSE DES REFORMES- Le 13 février 1937, dans une allocution radiodiffusée destinée aux membres de la fonction publique, le Président du Conseil annonçait la pause des réformes. Un thème qui sera repris à Saint-Nazaire et à la Chambre les jours suivants. Cette pause — effective dès le 5 mars – impliquait la reconduction des contrats collectifs en cours. Mais sans adaptation des salaires à la hausse des prix (Charles Galfré, 2003).

2. La 14e brigade internationale est envoyée d’urgence en Aragon du 5 au 31 mars. Le chef d’état-major d’un corps d’armée a trahi. Le front est ouvert à Alcaniz et l’ennemi dévale à grande allure vers la mer, vers Barcelone. La 14e brigade est jetée sur Caspé. Pendant dix-sept jours, elle arrêtera toutes les attaques enne­mies, détruisant les tanks, faisant des prisonniers bien qu’elle n’ait à sa disposition en tout et pour tout que quatre pièces d’artillerie et quatre antitanks. Cependant, l’ennemi réussit à s’in­filtrer. La brigade bat en retraite, défendant pied à pied chaque crête. Le 31 mars, devant Gandessa, presque tournée, elle réus­sit à se dégager encore une fois. Une compagnie protège la retraite : tous ses officiers et tous ses commissaires sont tués ou blessés. C’est Pierre Georges qui prend le commandement. Tou­jours la même tactique : contre-attaque immédiate à chaque avance ennemie. Il est en tête, montrant l’exemple. Une rafale de mitrailleuse l’atteint en plein ventre. Marcel Sagnier, le commandant de la brigade, s’approche du brancard où on vient de l’étendre, le nomme lieutenant et le décore de la médaille de l’Indépendance. Quand le brancard s’en va, pendant quelques secondes, sous la mitraille, les combattants, jeunes et vieux, Français et Espagnols, se découvrent et saluent ce héros de dix-neuf ans. A l’hôpital de Barcelone, on parvient à le sauver malgré la gravité de ses blessures et une pneumonie double. Mais il ne pourra plus combattre en Espagne ((Albert Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, 1968, p. 81)

-NAISSANCE DE JEAN ORIZET à Saint-Henry, entre L’Estaque et Marseille. Son père, Louis Orizet, est ingénieur agronome, sa mère enseigne les mathématiques et son grand-père maternel travaillait dans la construction navale. À l’âge de douze ans, il découvre sous la houlette d’un père jésuite archéologue, les cités de l’Afrique romaine : Cherchell, Tipaza, Lambèse, Timgad, Hippone. Ce voyage est à l’origine de son goût pour les cités en ruines qui « conservent et stimulent l’orgueil d’anciennes prouesses » (Roger Caillois). Il publie, en 1962, son premier recueil, intitulé Errance, qui regroupe les poèmes de jeunesse écrits entre 14 et 22 ans. En 1967, il rencontre Isabelle Constantin, administrateur à l’Assemblée nationale, avec laquelle il se marie en juin 1968. Ils auront deux filles, Juliette, née en 1969 et Anne, née en 1970. Cette même année 1968, la revue Poésie 1 est lancée avec cinq numéros tirés à 20 000 exemplaires chacun. C’est un succès salué par toute la presse. Le Monde des livres titre : « Prenez le métro de la poésie ».

-1943 – 4 mars : Crime contre l’humanité – Le 4 mars 1943, un convoi de 1750 Juifs venant de Berlin, 632 hommes et 1110 femmes et enfants, est arrivé à Auschwitz. Il s’agissait du convoi numéro 33. Après la sélection, 517 hommes et 200 femmes ont été enregistrés au camp. Les 1033 personnes restantes, 115 hommes et 918 femmes et enfants, ont été tués dans les chambres à gaz. Par suite de la sélection, le directeur du déploiement du travail à Auschwitz, le SS-Obersturmführer Heinrich Schwarz, a informé le WVHA que seuls 517 hommes et 200 femmes ont été ajoutés à la main d’œuvre du camp. Il a remarqué que si les convois de Berlin continue d’affluer avec autant de femmes et d’enfants, ainsi que de Juifs d’un certain âge, il ne sera pas en mesure de rassembler un certain nombre de travailleurs et d’ainsi augmenter la production à l’usine de Buna-Werke (Merci à Nathalie Mille d’avoir mis l’accent sur cet événement que je relate avec 24 heures de retard).

-1943 – 5 mars :

1. BOMBES SUR L’Allemagne, GREVES EN ITALIE – Alors que le bomber command de la RAF lance sa campagne de bombardement de la Ruhr avec l’envoi de 443 bombardiers sur Essen, des grèves contre la vie chère se déclenchent à Turin (100 000 ouvriers) et à Milan (130 000 ouvriers), certains auteurs avancent le chiffre de 300 000 ouvriers en grève. Pour renvoyer à ce qui se passe aujourd’hui, rappelons qu’à l’époque le commissaire allemand pour l’Ukraine, M. Erich Koch, déclarait que le pays serait exploité « jusqu’à l’extrême limite », la population ukrainienne devant travailler « encore et encore » et que « le plus infime des travailleurs allemands avait sur le plan racial et biologique mille fois plus de valeur que n’importe quel membre de cette population-ci » (sic).

2. Plus de 300 jeunes Nancéiens sont arrêtés ce jour-là. La moitié d’entre eux sera déportée, le mois suivant, au camp de concentration nazi de Mathausen, en Autriche annexée. Seuls 88 en reviendront.

-1944 – 5 mars :

1. Le poète pénitent Max Jacob meurt d’épuisement au camp de concentration de Drancy où il avait été conduit après avoir été arrêté par la Gestapo d’Orléans à Saint-Benoît-sur-Loire ; il vivait là, retiré depuis 1936 dans l’abbaye bénédictine. Son corps a été inhumé en 1949 à Saint-Benoît-sur-Loire. Sa tombe a été ornée d’un de ses portraits réalisés en 1935 par son ami René Iché. Dans ma bibliothèque, outre « Le Phanérogame » publié en 1918 que j’ai étudié en classe de philo,  j’ai retrouvé les ouvrages suivants : « Le laboratoire central », préface d’Yvon Belaval, Gallimard NRF, 1960, rééd. collection « Poésie », n° 139, 1960, 192 p. et « Le roi de Béotie », suivi de « La Couronne de « Vulcain » et de « Histoire du Roi Kaboul 1er et du marmiton Gauwain », Gallimard NRF, 1971, 262 p. ainsi qu’un disque vinyle super 45 tours « Max Jacob chante les louanges de Notre-Dame » que j’ai acheté à Aix-en P. au tout début des années soixante.

2. Naissance de Georges CHAPPE à Marseille :  professionnel de 1965 à 1972. Il fut l’un des principaux équipiers de Raymond Poulidor au sein du groupe Mercier, de 1965 à 1971.

-1953 – 5 mars : Décès à Moscou de Joseph Staline qui, selon les encyclopédies, « avait établi en Union soviétique un régime de dictature personnelle, période pendant laquelle les historiens lui attribuent, à des degrés divers, la responsabilité de la mort de 3 à plus de 20 millions de personnes ».

Rappelons que c’est Staline qui décida, en octobre 1936, de constituer sous l’égide du Komintern, les fameuses Brigades internatio­nales, en tout 35 000 volon­taires dont 9 000 Français, 5 000 Allemands, 4000 Polo­nais, 3 000 Italiens.

Au gré de mes notes je trouve ceci : Dans l’un de mes cours donnés à FORPROF :

« Hésitant à se rappro­cher de l’URSS de Staline, les démocraties occidentales laissent Hitler détruire méthodiquement l’ordre instauré en Europe par le traité de Versailles quand il réarme l’Alle­magne (1935), occupe la zone démilita­risée de Rhénanie (1936), annexe l’Au­triche (mars 1938, l‘Anschluss). Elles ne peuvent empêcher l’alliance du fascisme et du nazisme (l’axe Rome-Berlin, 1936) et son intervention dans la guerre civile espagnole (1936-1939), qui permet l’ins­tallation d’un nouveau régime fascisant, celui du général Franco. En sep­tembre 1938, par les accords de Munich, elles cèdent au chantage à la guerre des dictatures et abandonnent à Hitler la Tchécoslovaquie, dont elles devaient garantir l’intégrité. En fait, ces capitulations renforcent Hit­ler, décidé à mettre en œuvre son pro­gramme idéologique. Bien que celui-ci implique l’invasion de l’URSS et que l’Allemagne nazie ait conclu avec le Japon une alliance nommément dési­gnée comme anti-soviétique (le « pacte anti-Komintern »), Hitler réussit à obtenir de Staline la signature d’un pacte de non-agression (août 1939). Il a ainsi les mains libres pour s’emparer de la Pologne et, s’il le faut, combattre à l’ouest les démocraties. L’entrée des troupes allemandes en Pologne, quelques jours plus tard (le 1er  septembre), accule finalement la France et l’Angleterre à une guerre qu’elles ne voulaient pas et qu’elles n’ont pas préparée. La Seconde Guerre mondiale commence le 3 septembre 1939 ». 

Dans les souvenirs d’anciens ouvriers des chantiers de La Seyne, on lit :

« A La Seyne, des rivures, de la ferraille sont jetés dans les boggies des wagons sur lesquels est écrit “VIVE DE GAULLE”, “VIVE STALINE” ».

Dans le mémoire de Sciences Po de ma fille Isabelle, je relève :

« A Yalta, en 1945, notamment et lors d’autres conférences pour le règlement du second conflit mondial, les « trois grands » décidèrent du sort de l’Europe, voire de celui du monde. En apparence, les grands principes de 1919 furent sauvegardés : liberté des peuples, droits démocratiques… en réalité, ils ne furent accompagnés d’aucune décision pratique. C’était donner carte blanche à Staline quant à sa politique en Europe centrale, laquelle devint le champ de la lutte entre deux idéologies, alors que ses propres problèmes étaient condamnés à devoir se figer, la ligne de partage entre les deux blocs passant en Europe centrale, condamnant l’Allemagne, notamment, à être coupée en deux. (…)

« 1989  mit fin à la division du continent héritée de Staline et de Hitler. Les pays d’Europe centrale et orientale l’ont montré en mettant en place de nouvelles institutions démocratiques parlementaires et pluralistes : ils étaient restés attachés à la défense de valeurs occidentales. En fait, selon Jacques Rupnik (L’autre Europe) « en dépit de quarante années de soviétisation, on peut dire que du point de vue de la culture, des valeurs et du mode de vie, le vraie frontière se trouve plus à l’Est, entre la Russie et les pays baltes. Non seulement le communisme fut imposé du dehors, mais à la différence des autres empires coloniaux, le centre de l’empire était perçu par les nations de sa périphérie occidentale comme économiquement et culturellement inférieur ».  

Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur ce personnage, il faudrait des pages et des pages pour ce faire. Je renvoie aux divers ouvrages qui ont été écrits à son sujet.

-1984 – 5 mars : Décès de l’organiste Pierre Cochereau dont je possède le « Récital d’orgues à Notre-Dame », diffusé par La Guilde Internationale du Disque (1 disque vinyle 33 tours 30 cm mono) en 1963.

-1993 – 5 mars : Décès, à l’âge de 35 ans, de l’écrivain, acteur et réalisateur Cyril Collard, projeté sur le devant de l’actualité avec son film « Les nuits fauves » en 1992, tiré de son roman éponyme, où il expliquait au grand jour la menace du sida. Il est mort de cette même maladie quelques jours avant la cérémonie des César où son film fut couronné de quatre César dont celui du meilleur film.

-2018 – 5 mars :

1. Nous avons appris hier avec tristesse le décès de Gérard Delcroix, membres de « Découvertes et Civilisations ». Ayons une pensée émue pour la peine des siens, pour Yolande surtout. Une cérémonie aura lieu jeudi prochain à 15h 30 au crématorium de La Seyne. Qu’il repose en paix !

2. METEO SANARY : Encore et toujours de la pluie – en fait, tout le sud-est est concerné – avec, encore et toujours, des températures relativement douces (10° à 6h, 11° à midi et 9° à minuit. Le vent devrait toutefois souffler à plus de 30 km/h.

3. MOT DU JOUR : «Le bonheur, on s’y fait, le malheur, on s’y fait pas, c’est ça la différence.» (Michel Audiard) –

-2022 – 5 mars : UKRAINE – RUSSIE – Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté vendredi la décision «délibérée» de l’OTAN de ne pas instaurer de zone d’exclusion aérienne en Ukraine, en pleine invasion russe. Cela aurait permis d’interdire à tout avion russe de survoler son pays, sous peine d’être détruit par l’aviation des alliés, mais cela signerait aussi l’entrée en guerre de l’Otan contre la Russie. Zelensky a détaillé les conséquences concrètes de cette décision pour son pays sous le coup d’une offensive militaire du Kremlin : «Aujourd’hui, la direction de l’Alliance a donné le feu vert à la poursuite des bombardements sur des villes et villages ukrainiens, en refusant d’instaurer une zone d’exclusion aérienne», a-t-il affirmé dans une vidéo publiée par la présidence ukrainienne.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : avec cet “Avis à MM. les voyageurs” que l’on pouvait lire dans un hôtel de Dalton City, au Klondyke et paru dans L’Écho de la Semaine datant du 5 mars 1899:

“ Le propriétaire de l’hôtel informe MM. les voyageurs qu’il ne saurait être tenu à aucune responsabilité quant à leur sécurité personnelle, leur existence ou les voleurs. MM. les voyageurs sont priés de prendre cer­taines précautions, chaque fois qu’ils croiront devoir échanger des coups de revolver dans la salle à manger, une balle égarée pouvant atteindre inutilement un domestique ou une personne étrangère à leur discussion. Ils seront personnellement respon­sables de toute espèce de meubles, glaces, vaisselle, etc., brisée en causant. Les frais de funérailles se paient à part et sont éga­lement personnels. Les voyageurs peuvent, s’ils le désirent, contracter une assurance sur la vie pour la durée de leur séjour dans l’établissement.

L’administration ne tiendra aucun compte des plaintes re­latives au service. Tous nos domestiques sont armés et MM. les voyageurs pourront s’expliquer directement avec eux.

Tout voyageur qui prétendrait à l’usage exclusif d’un lit paiera un supplément de deux dollars.

Notre hôtel étant une maison de premier ordre, réservée à la clientèle élégante, MM. les voyageurs sont invités à s’y conduire en parfaits gentlemen.

Le propriétaire tient essentiellement à cette condition et se réserve d’appuyer, au besoin, ses exigences par des coups de fusil.

Un bal est donné dans l’hôtel tous les samedis. On n’y est pas admis nu-pieds. ” (André Castelot, 1982).

Il est à présent 9 heures, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Bon dimanche à tous et à demain, 6 mars, pour fêter les COLETTE.

2 responses to “EPHEMERIDES 5 MARS”

  1. Avatar de marguerite MEGE
    marguerite MEGE

    Merci Henri !!

    1. Avatar de Henri RIBOT

      Merci de m’accompagner dans cette expérience de création d’un site, tâche qui m’impose un surcroît d’activité car je veux aussi ne pas perdre le contact sur les pages FB de Sanary et Marseille.

Répondre à marguerite MEGEAnnuler la réponse.

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