ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 6 MARS 2023, 12e ANNÉE (3757).

ILLUSTRATION : Sanary (Aqua-photo n°3089), avenue de la gare (1900-1910).
QUESTION DU JOUR : ce fut un 6 mars que l’ancienne colonie britannique africaine de la Côte de l’Or acquiert son indépendance et prit le nom de Swaziland ? Rhodésie ? Afrique du Sud ? Ghana ?
REPONSE A LA QUESTION DU 4 MARS : décédé le 5 mars 1827, le Français Pierre Simon de Laplace était mathématicien, astronome et physicien.
FÊTES : En ce 16e jour du mois de ventôse dédié à l’EPINARD, nous fêtons les 150 000 COLETTE de France, et comme « au jour de Sainte COLETTE, commence à chanter l’alouette », nous fêterons, selon la tradition, le retour des oiseaux migrateurs.
Qui était sainte COLETTE ? C’était une Picarde, née à Corbie en 1381. Devenue religieuse franciscaine, elle introduisit dans son ordre une réforme qui rétablissait la rigueur primitive. Elle mourut à Gand en 1447. Ses restes reposent au couvent de Poligny, dans le Jura.
Sainte COLETTE est la patronne des menuisiers.
DICTON : Au jour de sainte Claudette, commence à chanter l’alouette.
LOCUTION PROVENçALE : « Aver lo pan e lo coutèu » (avoir le pain et le couteau) : locution pour « avoir tout ce qu’il faut pour vivre et se débrouiller » (Auguste Brun, 1931, « Le parler de Marseille »).
PENSEE : « L’impartialité est artificielle. L’homme est toujours partial, et il a bien raison. Même l’impartialité est partiale. » (Lichtenberg, Aphorismes). L’auteur, après avoir donné ses leçons de physiques expérimentales, rédigeait ses « Aphorismes » dans de vieux carnets qui ne furent publiés qu’après sa mort qui survint en 1799.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Joseph ANTON – Salman Rushdie, une autobiographie, Plon, 2012.

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).
–169e livraison : LE QUARTIER DE LA PLAINE
En 1319, le roi Robert de Naples, comte de Provence, accompagné de sa femme, Sancie d’Aragon, vint à Marseille visiter les reliques de son frère, saint Louis d’Anjou, exposées à la vénération du public dans l’église des Frères Mineurs. Le 22 mai, comme il approchait de la ville, les corporations se rangèrent sur le Plan de Saint-Michel en observant un ordre hiérarchique où la corporation des changeurs de monnaie tenait la première place. Le roi Robert et la reine Sancie arrivèrent à cheval. Ils furent reçus par le viguier et les syndics, suivis de cinquante gentilshommes chargés d’accompagner le roi et de cinquante demoiselles de haute naissance destinées à former le cortège de la reine. Ayant mis pied à terre, les souverains entrèrent en ville sous deux dais portés chacun par six personnages marseillais choisis parmi les plus considérables.
(à suivre)

ÉPHÉMÉRIDES
–977 – 6 mars. Marseille. Cession par Pons Ier, évêque de Marseille, à son père le vicomte Guillaume Ier et à sa mère Bililde, du Plan de Campagne. (Acte n°8 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926, p. 3. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 22 v°. a. Guérard, n° 72. — b. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 70).
–981 – 6 mars :
1. PREMIER ACTE CONNU DE L’ADMINISTRATION ÉPISCOPALE DE PONS 1er, ÉVÊQUE DE MARSEILLE ; de la famille vicomtale, il succède à son oncle Honorat mort entre 978 et 981 (Régine Broecker). 2. Marseille. Cession par Pons Ier, évêque de Marseille, à son père le vicomte Guillaume Ier et à sa mère Bililde, du Plan de Campagne. (Acte n°8 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926, p. 3. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 22 v°. a. Guérard, n° 72. — b. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 70).
3. L’ÉVÊCHÉ DE FRÉJUS. Au début du Xe siècle, il existe deux évêques de Fréjus, Bénezet 909-911 et Gontier 916-954. Il y a ensuite une lacune probable, et Riculfe n’est devenu évêque qu’entre 972 et 975 (Il sera à cette époque également abbé de Montmajour qui possède déjà les terres de Hyères et de Six-Fours (de Gérin-Ricard, Acte n° 1 7, daté du 6 mars 990). La cité de Fréjus avait été détruite, les habitants s’étaient enfuis et l’on n’y savait plus rien des propriétés de l’église (Poly 1976, p. 10).
–990 – 6 mars : Acte 17 des Vicomtes – Arles. Aicard, fils d’Arlulfe, le vicomte Guillaume Ier, Pons le Majeur et autre Aicard, fils de Guillaume Ier apposent leur seing sur la charte délivrée par Guillaume, comte de Provence, à Riculfe, évêque de Fréjus et abbé de Montmajour (B. Chantelou, fol. 176. a. Chantelou, édit, du Roure, p. 67).
–1209 – 6 mars : DONATION VICOMTALE A L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE – Acte des vicomtes de Marseille n° 943 : Confirmation par Roncelin, vicomte de Marseille, entre les mains de Guillaume, abbé de Saint-Victor, de la donation faite par son frère Barral (voir l’Acte n° 294). Témoin: Guillaume le Gros, neveu de Roncelin (Guérard. De Gérin-Ricard, Acte n° 3 31, donne pour la date 6 mars 1208 : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 118; a. Guérard n°943).
–1213 – 6 mars : Tres fratres (charte aux archives de la Major). Les Trois-Frères – quartier rural, commune de Marseille, quartier des Crottes (1872).
–1227 – 6 mars – Trinquetaille. Donation, par Hugues de Baux avec le consentement de sa femme Barrale et de son fils Gilbert, à l’hôpital Saint Thomas d’un cens sur le domaine de Donauria, dont il vend la moitié audit hôpital pour 5.000 sous de nouveaux raimondins. (acte 452 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, fonds de Malte. Trinquetaille, Camargue, charte n° 5. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n” 223). Saint-Thomas de Trinquetaille – B.duRh., arr., canton et com. d’Arles ; hôpital de Saint-Jean de Jérusalem.
–1243 – 6 mars : DONATION VICOMTALE A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Acte des vicomtes de Marseille n° 515 : Confirmation par Burgondion de Trets, de la donation faite à Montrieux par sa seconde femme Mabile, cf. acte 487 des vicomtes (de Gérin-Ricard : Arch. Départ. Var, H7, Cartulaire de Montrieux, fol. 74).
–1248 – 6 mars : L’HUVEAUNE – Ibelina, Ebelina (charte aux archives municipales). Rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la commune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille puis se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872). Premières mentions : Ubelka, inscription romaine trouvée à la Mauricaude, en 1782, rapportée par Achard (Dict. géoogr., art. Auriol) , et qui fait partie de la collection d’antiquités des frères Bosc, à Auriol. 817 : Uvenna (descriptio mancipiorum de Villa Podiolum, de Belzunce, I, 302)
–1303 – 6 mars : Plana Vivaudorum, (acte notarié). Les Vîvaux – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette (1872). Le Pont et le Moulin de Vivaux ont conservé l’ancien nom de ce quartier. Première mention en 1057 : Vinea nominata Sorbairosa, (cartulaire Saint-Victor, ne 53).
–1330 – 6 mars : Turris Pétri de Lingris, commune de Marseille, quartier de N.-D.-de-la-Garde (acte aux archives de la Major).
–1481 – 6 mars : Lenzayrola, 6 mars 1481 (registre aux archives de l’Evêché). Lignerolle – lieu-dit, commune de Cassis, près d’Aigues-Vives.
–1482 – 6 mars : Aigos-vivos (acte aux archives de l’Evêché). Aigues-vives, torrent, commune de Cassis, entre les hauteurs de la Douane et de Mountaure (1872). A ne pas confondre avec Aiguesvives, lieu-dit du canton de Trets, commune de Puyloubier. Première mention : Aigas-vivas, 28 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).
–1496 – 6 mars : EMPRUNT ROYAL forcé pour soutenir les frais de guerre (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 434).
–1542 – 6 mars : Prat long (charte aux archives de l’Evêché). Prat Long – lieu-dit, commune de Marseille, entre le Cannet et Belle-de-Mai. Première mention : Pratus Longus, 31 octobre v. 965-977 (cartulaire de Saint-Victor), n° 23).
–1558 – 6 mars : Baume dan Setz (acte aux archives de la Major). Première mention de la Baume Dansert – quartier rural, commune d’Allauch, quartier de Martelline.
–1562 – du 2 au 6 mars : LE SIÈGE DE BARJOLS PAR LES PROTESTANTS DURA QUATRE JOURS, DU 2 AU 6 MARS 1562 -. La place fut emportée d’assaut. Les vainqueurs ne firent aucun quartier. Près de six cents des défenseurs de la place furent égorgés, et, parmi eux, Guillaume Taxil qui fut tué en présentant son crucifix aux protestants. Paul de Richieu n’épargna même pas les morts. Après avoir incendié l’église et un couvent voisin, il fit jeter à la rue, après les avoir profanées, les reliques de saint Marcel, évêque de Die, et encore força-t-il quatre notaires à constater la profanation. Le souvenir du sac de Barjols ne s’effaça jamais de la mémoire des catholiques. Quand la victoire se déclara en leur faveur, on entendit souvent, au milieu des massacres, retentir le cri sinistre : Paie pour Barjols ! et, même à l’heure actuelle, ces mots sont restés dans la langue populaire lorsque quelqu’un se venge lui-même d’une injure qu’il a reçue (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).
–1582 – 6 mars : Vaufrège (registre aux archives de l’Evêché). Vaufrège, vallon, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Vallatum vallis frege, 5 septembre 1340 (acte notarié).
–1616 – 6 mars : Marseille – Marguerite de Pontevès, veuve d’Alphonse d’Ornano, donna l’église de Saint-Roch au couvent des Trinitaires (acte du 6 mars 1616, aux archives des Trinitaires) qui furent remplacés par les Grands-Carmes à partir du 17 novembre 1644.
–1646 – 6 mars : Loute (registre aux archives de l’Evêché), quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : La Volta, 23 mai 1314 (charte aux archives de l’Evèché).

–1679 – 6 mars : AFFAIRE DU PRIEURE DE SAINTE-MADELEINE DE LA MOLE. Jugement obtenu par Gautier en sa faveur. Le vicaire de Fréjus, parent du seigneur de la Môle, ne peut siéger au procès, daté 1679. Assignation par de Gautier aux RP D. François Chabiru, prieur, et Paul de Rieux, procureur, pour répondre au sujet de sept lettres missives et un billet écrits et signés par les dits, et deux copies : l’une d’une certaine bulle d’union du pape Alexandre VI du 4 avril 1499 et l’autre d’un certain bref du même jour accordé par le pape. Les pères ne se présentant pas, le vicaire général et officiel de Fréjus en donne acte à de Gautier (Mireille Maurel).
–1681 – 6 mars : Lumine Mousque (acte aux archives de Saint-Victor). Malamousque : lieu-dit, commune de Marseille, quartier d’Endoume. Première mention le 17 mai 1286 : Platea de Lumena Moscas (charte aux archives municipales).
–1731 – 6 mars : TESTAMENTS RECIPROQUES A LA SEYNE (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours)
1. – Fol. 62 v° – Un testament réciproque est passé : Constituant : André Aubin, à feu Martin, officier, natif de La Seyne, résidant au Havre de Grâce, en Normandie. Procurateur général : Marguerite Talouche, veuve de Louis Aicard, de La Seyne.
2. – Fol. 65° – Un testament réciproque est passé : Constituant : Louis Lombard, à feu Baptiste, écrivain de bâtiment marchand, de La Seyne, à la veille de voyager en mer. Procurateur général : Joseph Daniel, négociant de La Seyne, son oncle.
–1789 – 6 mars : LES QUESTIONS PORTANT SUR L’ÉGALITÉ DEVANT L’IMPÔT, L’ACCÈS AUX HAUTES FONCTIONS ET LA LOI ENTRE LES ORDRES (CLERGÉ, NOBLESSE, TIERS ÉTAT) ARRIVENT SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE – Le Tiers État de Mantes et de Meulan demande aux autres ordres s’ils consentent à payer tous les impôts, sans exception ni privilège, avec le Tiers. Il demande également d’admettre que le Tiers, à égalité avec les deux premiers ordres, puisse accéder à toutes les grâces et emplois ecclésiastiques, civils et militaires. Il demande, enfin, que les peines punissant les crimes soient identiques pour tous les citoyens. A la première question, le clergé et la noblesse ont répondu par un «oui» franc et massif. Mais, sur les second et troisième points, ils préfèrent s’en référer aux États Généraux (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 6 MARS).
–1795 – 6 mars (16 ventôse) : MARIETTE DESTITUE LA MUNICIPALITÉ JACOBINE DU BEAUSSET ET LA REMPLACE PAR DES MODÉRÉS. Le 16 ventôse (6 mars) » arrêté du représentant du peuple Joseph Mariette relatif à l’épuration de la municipalité du Beausset ». Epuration ? Mais quels étaient donc les crimes dont la municipalité était accusée ? Rien ne le précise… « Toulon, 16 ventôse an III. Les officiers municipaux et notables formant le conseil général de la commune du Beausset cesseront leurs fonctions sur-le-champ et seront remplacés par les citoyens dont les noms suivent ( voir les noms dans : Gérard Delaforge en annexe 2 de son ouvrage « Le Beausset et la Révolution… ») … Cette commission municipale remplira les fonctions du conseil général de la commune, et ses membres seront tenus d’accepter les places qui leur sont confiées et d’entrer sans délai en exercice sous peine d’être déclarés suspects et traités comme tels. Le citoyen Laffon ci-devant agent national, nommé secrétaire-greffier par le présent arrêté est chargé de son exécution. Mariette ».
Toute cette procédure ne ressemble plus guère à de la démocratie… On voit donc à qui le « crime » profite : Léonard Laffon. Mais rien ne permet de discerner si cette compétition interne est sous-tendue par des motifs politiques, ou de simples querelles de personnalités. On pourrait y voir les prémices de l’agitation, et du soulèvement de prairial qui surviendront dans la région de Toulon deux mois plus tard. Mais il peut tout aussi bien s’agir de l’influence des émeutes pro-royalistes survenant dans certains villages de l’est des Bouches-du-Rhône. La Convention post-thermidorienne devait se garder à gauche des jacobins survivants, comme à droite des royalistes redressant la tête (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
–1798 – 6 mars : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES OEUVRES – Blacas Joseph 28 ans de Vence, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

–1799 – 6 mars : Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – « Mercredi 29ème jour du mois de Ramadan 1213. Mort subite du mamlûk Ahmad kâshif, mentionné précédemment. Ce jour, arrivée dans le courant de l’après-midi de 25 Français en turbans et burnous blancs, montant des dromadaires. Ils se rendaient chez le qâ’im maqâm, à l’Azbakiyya. »
–1815 – 6 mars : NAPOLEON PAR NAPOLEON – A deux heures après midi, le 6, je partis de Gap, la population de la ville tout entière était sur mon passage. (Je dis aux habitants 🙂 — Citoyens, j’ai été vivement touché de tous les sentiments que vous m’avez montrés. Vos vœux seront exaucés ; la cause de la Nation triomphera encore ! Vous avez raison de m’appeler votre Père ; je ne vis que pour l’honneur et le bonheur de la France. Mon retour dissipe toutes vos inquiétudes; il garantit la conservation de toutes les propriétés. L’égalité entre toutes les classes, et les droits dont vous jouissez depuis vingt-cinq ans et après lesquels nos pères ont tant soupiré forment aujourd’hui une partie de votre existence.

Les soldats retirés venaient à la tête des habitants de leurs villages et assuraient à leurs concitoyens que j’étais bien Bonaparte. Des paysans tiraient de leurs poches des pièces de cinq francs à mon effigie et criaient : « C’est bien lui. » A Saint-Bonnet, les habitants, voyant le nombre exigu de ma troupe, eurent des craintes et me proposèrent de sonner le tocsin pour réunir les villages et m’accompagner en masse.
–1817 – 6 mars : STENDHAL, VOYAGE EN ITALIE “- 6 mars 1817. – Le “Journal de Naples” défend le théâtre de Saint-Charles contre la Gazette de Gênes. Je crois que tous les dieux et déesses de la mythologie, et tous les poètes latins sont cités dans cet article qui a beaucoup de succès : il est issu de mensonges. Le “Martin Scriblerus” d’Arbuthnot est oublié à Londres comme une comédie qui a tué son ridicule. Scriblerus est de 1714. L’Italie est à point pour cette comédie, en 1817. J’ai donc raison de dire que, dans tout ce qui n’est pas beaux-arts, l’Italie est à un siècle en arrière de l’Angleterre. L’abbé Taddei (le rédacteur du “Journal des Deux-Siciles”) est bien plus ridicule que les M*** et les F*** de Paris, mais il n’est pas odieux. Le général autrichien lui a défendu d’appeler les gens mauvais citoyens. Le bon sens germanique de ces braves Autrichiens a sauvé cette fois de grandes horreurs à Naples”.
–1824 – 6 mars : VOTE D’UNE LOI QUI PORTE A 7 ANS LA DUREE D’UNE LEGISLATURE.
–1836 – 6 mars : FORT ALAMO – Le 6 mars 1836, 5000 soldats mexicains, sous le commandement de l’illustre général Antonio Lopez de Santa Anna, s’emparent de Fort Alamo, au Texas, après des combats acharnés. Le fort n’était défendu que par 187 ressortissants texans ou américains. Tous succombent au terme de l’assaut non sans avoir mis hors de combat, dit-on, 1.500 ennemis. Parmi les morts figurent des trappeurs légendaires du Kentucky, Davy Crockett et Jim Bowie.
–1869 – 6 mars : PREMIERE VERSION DE LA CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS – un chimiste russe de 35 ans, Dimitri Ivanovitch Mendeleïev, présente devant la Société chimique russe la première version de sa classification périodique des éléments. Elle conserve toute sa pertinence et est aujourd’hui connue de tous les collégiens du monde entier.

–1899 – 6 mars : EXPLOSION DE LA POUDRIERE N°1 DE LAGOUBRAN – « Dans la nuit du 5 au 6 mars 1899, la poudrière n° 1 de Lagoubran, située au nord de La Seyne et à 3 kilomètres à l’ouest de Toulon… sauta !
« Les deux poudrières identiques, implantées près du rivage de la rade, étaient entourées d’un haut mur d’enceinte en pierres et séparées, l’une de l’autre, par un large talus de terre ce qui fit que, lors de l’explosion de la poudrière n° 1, située au nord de l’autre, la poudrière n° 2 fut préservée par ce talus, mais, par contre, ce dernier, faisant l’effet d’un réflecteur, orienta la force de l’explosion vers le nord de telle sorte qu’elle emporta, d’un bloc, le mur d’enceinte et alla en projeter les débris sur le village de Lagoubran, situé à près d’un kilomètre de là.
“Il y eut cinquante-quatre morts et une centaine de blessés dont plus de trente grièvement. Après celle du « Magenta » en 1875, c’était la seconde fois que Toulon était « traumatisé » par une explosion de cette espèce et l’on commença, après avoir éliminé les hypothèses d’attentat et de négligence, à suspecter l’altération possible des nouvelles espèces de poudres ou d’explosifs… « sophistiquées ».
« Quelle que soit la cause de cette explosion, écrivait le reporter de 1’Illustration, il faut avouer que la situation des Toulonnais, qui vivent parmi des milliers de tonnes de terribles explosifs, est peu enviable.
« Que la poudre soit susceptible d’exploser d’elle-même dans les poudrières, ou qu’il soit possible à une main criminelle de glisser dans une caisse de dynamique un détonateur, Toulon court le même risque : celui de se réveiller un jour, comme Pompéi, sous les cendres des volcans artificiels qui l’entourent… » (Amiral Lepotier, Toulon, Porte du Levant, 1972)
« Catastrophe de Lagoubran : Un véritable cataclysme se produisit à Lagoubran avec l’explosion d’une poudrière de la pyrotechnie : plus de 100 morts, des centaines de blessés, des milliers d’immeubles détruits (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967 et vol. 1).
La terrible catastrophe de Lagoubran touchera de près la population. Une formidable explosion dans une poudrière, située à l’Ouest de l’embouchure de la Rivière Neuve à Toulon, creusée par Vauban pour détourner les eaux du Las, fera une centaine de morts et de nombreux blessés. La poudrière N° 1 contenait 10 tonnes de poudre B. Elle fit trembler les maisons à Saint-Mandrier. La Marine venue de la presqu’île pour aider les sauveteurs, se dispensa sans compter. Quelques jours après un grand élan de solidarité s’empara de la population de la section de Saint-Mandrier. Les fêtes humanitaires, les galas, les collectes se succédèrent au bénéfice des sinistrés de Lagoubran » (Gisèle Argensse, 1989, p. 106).
–1906 – 16 mars: Buffalo Bill, un cow-boy à Marseille. Le 30 octobre 1905, le Wild West Show était de retour à Marseille et s’installa sur un terrain propriété des chemin de fer du PLM situé à l’angle du Boulevard Rabateau et du Grand chemin de Toulon, les spectacles s’arrêtèrent le 10 novembre et la majorité de la troupe hivernât à Marseille jusqu’au 4 mars, date de reprise des spectacles. Le cirque quitta Marseille le 6 mars 1906 (Jean Contrucci).
–1914 – 6 mars :
1. INSTALLATION DU PREMIER TRIBUNAL POUR ENFANTS A PARIS.
2. LES SOUVERAINS D’ALBANIE DE RETOUR CHEZ EUX A DURAZZO. Le Petit Journal informe ses lecteurs du retour en Albanie du prince et de la princesse de Wied.
3. CAILLAUX S’EXPLIQUE SUR L’IMMUNITÉ DE LA RENTE, fortement controversée.
4. DEUX MILITAIRES BLESSES PAR DES INDIGENES AU MAROC.
5. CINQUANTE RÉSERVISTES CONVOQUES PAR ERREUR.
–1916 – 6 mars : GUERRE MONDIALE – Début des combats sur la cote 304 près de Verdun.
–1917 – 6 mars : NOUVELLES DE GUERRE –
1. CE JOUR-LA, LE « PETIT JOURNAL » ÉVOQUE LE RÔLE DES SCIENTIFIQUES DANS L’EFFORT DE GUERRE. Et aussi :
-le Président Wilson contre l’obstruction ;
-à Verdun, nous ripostons à l’attaque allemande ;
-les Anglais ont doublé leur ligne de front ;
-le volontariat du blé ;
-la nouvelle constitution mexicaine ;
-l’avance anglaise en Picardie ;
-manifestations intempestives des Allemands en Suisse ;
-communiqués officiels : tentatives de coups de mains ennemies arrêtées vers Troyon, violente attaque entre la ferme des Chambrettes et Bezonvaux, une partie de l’ennemi rejeté au cours d’une vive contre-attaque ;
-caricature de Zislin : le sous-officier allemand ;
les Italiens enlèvent une forte position dans le massif de Costabella ;
les pommes de terre manquent en Angleterre…
2. NOS RECONNAISSANCES ONT RÉUSSI PLUSIEURS COUPS DE MAIN, notamment au nord-ouest de Tracy-le-Val et au bois d’Avocourt. Vers Troyon, dans la région de Reims et à la cote 304, nous avons arrêté des tentatives de coups de main ennemies.
-Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement dirigé par l’ennemi sur la région du bois des Caurières a redoublé d’intensité et a été suivi d’une violente attaque sur un front de 3 kilomètres, entre la ferme des Chambrettes et Bezonvaux. Entre le bois des Caurières et Bezonvaux, les efforts répétés des Allemands ont échoué sous nos tirs de barrage et de mitrailleuses. L’ennemi avait pu prendre pied dans nos éléments avancés au nord du bois des Caurières, mais il a été rejeté ensuite d’une partie de ces éléments.
-A l’ouest de Pont-à-Mousson, une tentative allemande sur une de nos tranchées au nord de Flirey a complètement échoué sous nos feux. Nos tirs de destruction ont bouleversé les travaux de l’adversaire dans le secteur de la forêt de Bezanges.
-Nous avons abattu deux avions allemands, l’un près d’Autrecourt (Meuse), l’autre vers Mampeel (Oise); Un troisième a été descendu en Alsace.
-Succès italien dans le Haut-Tyrol.
-Echec turc en Perse.
-La session du Sénat américain s’est close sans que la loi de neutralité armée ait été votée. C’est le résultat de l’obstruction de quelques sénateurs. 83 membres de l’assemblée sur 96 ont exprimé à M. Wilson leur volonté de s’associer au projet.
–1919 – 6 mars : DÉSARMEMENT DU CUIRASSE « JAUREGUIBERRY » – L’Ordre d’Armée Matériel n° 1 du 2 janvier prescrivant le désarmement complet du Jauréguiberry à l’exception de deux pièces de 65 millimètres tribord et deux pièces de 47 millimètres tribord contre avions, le commandant Vincent ramène le cuirassé à Toulon le 6 mars afin de commencer la procédure de débarquement (Gérard Garier : les cuirassés…).
–1920 – 6 mars : DU NOUVEAU AU SALON DE LA MOTOCULTURE AUX TUILERIES – L’exposition qui s’ouvre le 6 mars dans les jardins des Tuileries constitue une manifestation de l’évolution qui se produit dans les procédés de l’agriculture avec une adoption de plus en plus étendue d’un matériel nouveau entièrement mécanique ; l’actuel président de la Chambre syndicale a déclaré que « cette industrie surgie de la guerre donne de grands espoirs ». Nombre d’agriculteurs ont d’ailleurs déjà transformé des chars en tracteurs. L’agriculture manque de bras, la guerre ayant fauché près d’un million et demi de paysans, et trouve dans la mécanisation les moyens nécessaires à l’alimentation de la population.
–1921 – 6 mars : FOOT-BALL – A Bruxelles, la Belgique bat la France par 3 buts à 1.
–1922 – 6 mars : LA PRESSE NE PARLE QUE DE « NOSFERATU LE VAMPIRE » – Hier, 5 mars, « Nosferatu le vampire », de Friedrich Wilhelm Murnau, le plus important et le plus saisissant des films expressionnistes, a été projeté hier, 5 mars, pour la première fois à Berlin. Le scénario dû à Henrik Gadeen, a été tiré du roman « Dracula » de Bram Soker. Il prend pour thème l’histoire mélodramatique d’une jeune fille pure et d’un châtelain à l’air sinistre, le comte Orlock joué par Max Schreck, qui amène la peste des Carpates par la mer, à Lübeck. « Nosferatu le vampire » fait partie des films expressionnistes fantastiques où un univers lugubre traversé de fantômes ressemble à un monde de cauchemar sans issue.
–1926 – 6 mars :
1. LA CHAMBRE RENVERSE LE CABINET BRIAND par 274 voix contre 221. Un nouveau cabinet Briand sera constitué le 9 avec Raoul Péret au ministère des Finances.
2. une perle parue le 6 mars 1926 dans « Paris-soir » – « L’état de santé de monsieur Epstein n’inspire aucune inquiétude : quatre balles dans la tête ne mettent pas sa vie en danger. »
–1930 – 6 mars : TERRIBLES INONDATIONS DANS LE MIDI – Depuis le 3 mars la France continue de frémir aux nouvelles catastrophiques qui arrivent du Midi où douze départements en été et demeurent partiellement submergés par les eaux. Le montant des dégâts est estimé à un milliard. Le bilan définitif des morts se comptera vraisemblablement par près d’un millier de victime. Moissac est entièrement détruit, un quart de la ville de Montauban l’est également, des centaines de cadavres d’animaux jonchent les campagnes. La vallée du Tarn est devenue la vallée de la désolation. A Agen, les pertes sont là aussi considérables. Les flots en se retirant laissent entrevoir les conséquences dramatiques des crues. Dans le seul département du Tarn-et-Garonne, ce sont 1550 maisons qui se sont écroulées. Par décret rendu sur proposition du président du Conseil, le dimanche 9 mars est déclaré jour de deuil national, en raison des morts et des ruines causées […] par les inondations qui ont ravagé le sud de la France. » Sur place, les cercueils s’alignent et des épidémies sont à craindre. […] La décrue s’est amorcée en Gironde. Sur la rive gauche, l’inondation a atteint Cérons, Preignac, Langon et Barsac. Là, 600 maisons sont toujours inondées et leurs habitants attendent la décru sur les toits. Le 5 mars, des travailleurs immigrés italiens antifascistes se sont portés volontaires pour participer gratuitement aux travaux de reconstruction du sud-ouest.
–1934 – 6 mars : NOUVELLE VOITURE AUTO-UNION – Hans Stuck établit à Berlin trois records mondiaux sur le circuit Avus avec la nouvelle voiture Auto-Union.
–1936 – 6 mars : LA BELGIQUE DÉNONCE L’ACCORD PASSÉ AVEC LA FRANCE – La Belgique dénonce l’accord secret franco-belge passé en 1920. Les Flamands veulent une politique internationale indépendante.
–1937 – PURGES STALINIENNES – La campagne de purges lancée par Joseph Staline contre les prétendus trotskistes a repris. En URSS, la Pravda annonce l’exclusion du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS) d’Alkseï Rykov et de Nikolaï Boukharine. En juin, ce sera au tour du haut commandement de l’Armée rouge d’être atteint en la personne du maréchal Toukhatchevski. Nous y reviendrons.
–1940 – 6 mars :
1. PREMIER JOUR DU RÉGIME SEC EN FRANCE – Le 1er mars 1940, des décrets-loi ont institué les cartes de rationnement pour certaines denrées dont le charbon ; ils renforçaient le rationnement de l’essence, imposaient la fermeture des boucheries trois jours par semaine, etc. (J. L. Panné, 2001, p. 2064). “Le Petit Parisien” du mercredi 6 mars publie : “Premier jour du régime sec. On n’a pas servi, hier, d’apéritifs ni de petits verres mais les consommateurs ont gardé le sourire. Ce fut, hier, pour tout de bon, la première journée sans alcool, consécutive aux récents décrets. Certains, aux premières heures du café arrosé, dans les débits, avaient oublié les circonstances. Ils commandèrent, d’instinct, la consommation habituelle. Alors, on leur rappela la rigueur des règlements. Il leur fallut bien se contenter du café nature. Plus tard,, à l’heure de l’apéritif, les perplexités commencèrent. Par quoi remplacer les amers et les anis d’usage? Bien entendu, il y a les vins. On se rabattit donc sur les vins, que l’on est, pour ainsi dire, en train de redécouvrir, et un peu sur les jus de fruits. Quelques consommateurs qui, comme ceux du matin, étaient entrés au café par habitude, se trouvèrent fort embarrassés. Il en est qui commandèrent, la mort dans l’âme, un crème. D’une façon générale, il y eut beaucoup moins de monde que d’ordinaire devant les comptoirs et aux tables. « Il va falloir, disait, sans mélancolie apparente, une fille de salle, que je me cherche autre chose…» Mais nulle part, la bonne humeur ne fut absente”.
2. 10.000 BALLONS POUR DÉVELOPPER LE SPORT À L’ARMÉE – « L’Intransigeant », du mercredi 6 mars publie pour sa part un article signé E.-G. DRIGNY : « 10.000 ballons pour développer le sport à l’armée. Après six longs mois d’attente, le gouvernement vient de décider de doter tous nos corps de troupe de ballons de football et de rugby afin de développer la pratique nécessaire du sport à l’armée. C’est là l’aboutissement d’une campagne à laquelle l’Intransigeant s’honore d’avoir participé et qui sera certainement joyeusement accueillie, étant donné l’ampleur actuelle du mouvement sportif parmi tous nos mobilisés. D’autre part, un crédit de 3 millions vient d’être ouvert par le président du Conseil pour permettre à chaque régiment de s’organiser en vue de la pratique des sports qui est désormais confiée à la direction d’un officier par unité. Espérons donc, comme nous l’avions demandé, en la prochaine et définitive organisation du sport aux armées. Déjà l’armée de l’air a réalisé cette mise au point. Réjouissons-nous donc de la décision prise par le gouvernement avec la certitude que le développement de la pratique du sport à l’armée servira à la fois l’entraînement physique et le meilleur loisir du soldat.
–1942 – 6 mars : CHUTE DE LA DERNIÈRE PLACE ALLIÉE DANS LES PHILIPPINES – Avec la reddition du bastion américain de Corregidor, 12 000 soldats alliés sont faits prisonniers par les Japonais.
–1943 – 6 mars : A TOULON, LE TORPILLEUR « LE MARS » EST JUGÉ IRRÉCUPÉRABLE – Le torpilleur Le Mars, coulé près du Lazaret le 27 novembre 1942, est renfloué puis échoué à Brégaillon. Le navire est jugé irrécupérable (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
–1944 – 6 mars :
1. Pierre Dac parle aux Français – Extraits du Journal « France », un quotidien exclusivement diffusé en Angleterre et dirigé par Pierre Comert et Georges Combault (textes lus à la radio) : « 6 mars 1944 –Commentaire sur le double jeu – Le procès de Pucheu a replacé au premier plan de l’actualité le fameux double jeu dont il a tant été question depuis juin 40. Le double jeu, nous n’avons pas fini d’en entendre parler. Au jour du jugement. qui sera pour certains celui du jugement dernier, tous ceux qui. de près ou de loin, auront trempé dans la collaboration et s’y seront plus ou moins mouillés, vont prétendre qu’ils ont joué le double jeu. M. Philippe Pétain en tête. L’entrevue de Montoire ? Double jeu. La preuve, c’est que le Maréchal n’a mis qu’une seule main dans celle d’Adolf ; il aurait très bien pu y mettre les deux, et les pieds aussi avec la francisque pardessus. Double jeu. Quant à Laval, ce n’est pas du double jeu qu’il prétendra avoir joué : c’est du triple, du quadruple, une sorte de double jeu à roulettes et à répétition. Les arrestations ? Double jeu. Comment ça ? me direz-vous. Voyons, c’est bien simple. Quand on est en prison, on ne peut plus vous arrêter. Et qui est-ce qui est bien attrapé ? C’est les Boches. Double jeu. » Rappel : de 1941 à avril 1942, Pierre Pucheu avait créé les Groupes mobiles de réserve et les Sections spéciales chargées de juger les « terroristes ». Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il obtint un sauf-conduit du général Giraud et rejoignit l’armée française en Afrique Il fut finalement arrêté et jugé à Alger, le 4 mars, pour « double jeu ». Il fut fusillé le 20 mars.
2. LA SEYNE : DÉLÉGATION DES OUVRIERS DES F.C.M. À LA MAIRIE – La Seyne : Délégation des ouvriers des F.C.M. à la mairie le 6 mars 1944. Des incidents à La Seyne, créés par les ouvriers des F.C.M., ont lieu le 6 mars 1944. 1800 ouvriers des F.C.M. décident de cesser leur travail vers 17 h 30 et de se rendre devant la mairie de La Seyne pour manifester contre la non-distribution de matières-grasses du mois de février. Cinq délégués sont reçus à l’école Curie (mairie provisoire) par le maire, François Galissard. Cette délégation est composée de Garnier, Louis Meunier, Serrano, Louis Puccini et Joseph Guisano, membres du bureau syndical des ouvriers des F.C.M. On leur explique, que pour le département, en février, 50 grammes de beurre par consommateur n’avaient pu être mis en distribution en raison de l’insuffisance des arrivages. Mais le directeur du ravitaillement général du Var leur annonce qu’une réserve de plusieurs tonnes allait être débloquée à compter du jeudi 9 mars (A.D.Var : 1W24. Rapport de police de Toulon du 8 mars 1944 au préfet).
–1946 – 6 mars : SIGNATURE DE L’ACCORD HO CHI MINH-SAINTENY SUR L’INDEPENDANCE DU VIET-NAM DANS LE CADRE DE L’UNION FRANÇAISE (Jean-Charles Volkmann, 2003). Cet accord sera vite rendu caduc sous l’effet de provocations des deux bords.
–1947 – 6 mars : CHURCHILL S’OPPOSE AU RETRAIT BRITANNIQUE DES INDES – A Londres, Winston Churchill exprime son opposition au retrait des troupes britanniques des Indes. Il l’estime prématuré et source de troubles entre les communautés. Le 11 avril, toutes les grandes villes indiennes seront le siège de combats acharnés entre hindous et musulmans. Nous y reviendrons.
–1950 – 6 mars : GROUPE-ECOLE « JEANNE D’ARC » – Du 27 février au 12 mars et du 16 au 1er avril, l’aviso « Commandant Delage » est mis aux ordres de la « Jeanne d’Arc ». Le 6 mars, exercice de remorquage de l’aviso par le croiseur pendant 30 minutes, à 8 nœuds, par vent faible et mer calme (Gérard Garier. Les avisos-dragueurs de 630 t).
–1951 – 6 mars : L’AVISO-DRAGUEUR « ELAN » EST CLASSÉ ESCORTEUR DE 2e CLASSE. Et prend pour marque de coque F748 blanc sur coque gris bleuté foncé. Sous le commandement du C.C. Traub, 30 347 milles sont parcourus en 244 jours de mer. Ses principales activités, furent l’entraînement sur les côtes de Tunisie et d’Algérie, une mission en Grèce, la visite des établissements français, avec l’ambassadeur, un stage au Centre d’entraînement ASM, la mission de maintien de l’ordre à Bizerte, Sousse-Kélibia et le contrôle des eaux du Sud tunisien (Gérard Garier. Les avisos-dragueurs de 630 t).
–1952 – 6 mars :
1. FORMATION DU GOUVERNEMENT D’ANTOINE PINAY (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. LA GUERRE CONTINUE ENTRE LA MUNICIPALITÉ DE SAINT-MANDRIER ET CELLE DE LA SEYNE AU SUJET DE L’ÉPINEUX PROBLÈME DE L’EAU (coupures, pression insuffisante, …). M. Clément répond à une lettre envoyée par M. Toussaint Merle, premier magistrat de La Seyne : « La population de Saint-Mandrier pourra une fois de plus constater les grossiers mensonges de celui qui, ne sachant plus quoi faire pour baver sa rage, nous menace de couper l’eau. Bien entendu, il prend l’entière responsabilité de cet acte qui, s’il doit être commis, serait la pire des infamies et montrerait sous son vrai jour celui qu’on a voulu nous faire passer comme notre défenseur » (République de Toulon et du Var du jeudi 6 mars 1952. Ken Nicolas, vol. 1, p. 65).
–1957 – 6 mars : LA COLONIE DE LA CÔTE DE L’OR DEVIENT LE GHANA – L’ancienne colonie britannique africaine de la Côte de l’Or acquiert son indépendance et prend le nom de Ghana.
–1960 – 6 mars : TREMBLEMENT DE TERRE D’AGADIR – Au Maroc, Agadir a été anéanti à 90% par le terrible séisme du 1er mars. On estime qu’il y aurait 10 000 morts sur les 35 000 habitants dont plus de 6 000 ressortissants français. La Marine nationale et la Croix rouge sont mobilisées.
–1980 – UNE FEMME DEVIENT ACADEMICIENNE – Journée historique pour l’Académie française qui reçoit pour la première fois une femme, Marguerite Yourcenar, l’auteur des « Mémoires d’Hadrien », des « Archives du Nord » et de ‘L’œuvre du Noir » élue au fauteuil de Roger Caillois ; C’est Jean d’Ormesson qui a mené la campagne en faveur de la romancière. Un bastion de la masculinité est donc tombé…
–1982 – 6 mars : LE PROFESSEUR CABROL PRATIQUE LA PREMIERE OPÉRATION CŒUR + POUMONS.
–1982 – 6 mars : PROCES DES MEURTRIERS D’ANOUAR EL SADATE – Au procès des meurtriers de Sadate, cinq des vingt-cinq accusés sont condamnés à mort. Rappelons que l’attentat s’est déroulé le 6 octobre de l’année précédente alors que le raïs participait à un défilé militaire.
–2017 – 6 mars : LE MOT DU JOUR était D’OSCAR WILDE : « La mode est une forme de laideur si effrayante, qu’il faut la changer tous les six mois. ».
–2019 – 6 mars :
-MÉTÉO POUR SANARY : journée dominée par un vent de nord-ouest atteignant 40 km/h avec des pointes à 60 km/h. Le soleil sera bien présent avec quelques passages nuageux toutefois. Quant aux températures, ils sont en légère baisse pour les minimales (7° au lever du jour) et pour les maximales (13° en milieu d’après-midi). Info : une vigilance orange « crues » est lancée sur 2 départements : Pas-de-Calais (62) pour une crue importante de la Lys Amont, la Vendée (85) pour la crue du Lay.

–Marseille – l’Athéna Niké attend un coup de théâtre : (article de David Coquille publié dans « La Marseillaise », le 6 mars 2019). Une scène de grande dimension, des gradins proposant 1 500 places assises. C’est en 1908 la première réalisation en béton armé de la région marseillaise. Quel mécène s’engagera pour sortir de l’agonie le beau théâtre de plein air en décrépitude près de Château-Gombert ? Après 50 ans d’abandon, l’heure est à chercher comment préserver la mémoire musicale de la Belle Époque.
Marseille semble goûter au charme romantique mais désespérant des ruines… Sur une colline de la Croix-Rouge, toisant la technopole de Château-Gombert, un théâtre de nature inauguré en 1908 se meurt depuis des décennies. Une agonie que rien dérange dans ce parc de 13 hectares très bien aménagé. Quatre maires n’y ont rien changé.
« Cet insolite théâtre envahi d’arbres est désormais inutilisable si on ne fait rien », déplorait déjà La Marseillaise le 27 décembre 1974 ! L’ensemble, l’un des plus beaux et des plus originaux de la Belle Époque, a été réalisé sur le modèle exact du théâtre Athéna Niké d’Athènes d’après les moules que le propriétaire, Paul Barlatier, directeur du journal marseillais Le Sémaphore, était allé faire couler sur l’Acropole même.
C’est le premier ouvrage en béton armé de Marseille. Inauguré le 9 juin 1908, il attira la foule des mélomanes sur ses gradins pouvant recevoir 1 500 personnes. Il reçut comme spectateur et comédien toutes les vedettes du temps, comme la tragédienne Sarah Bernhardt en 1914. L’acoustique était excellente. La création du théâtre Silvain sur la Corniche en 1923 lui a fait du tort. Pour tenter de le sortir des ténèbres, la commission régionale du patrimoine lui a décerné en 2000 le label Patrimoine XXe. 320 000 euros de relevés et de clôtures ont été votés en 2001. « Une réhabilitation a récemment été engagée par la Ville de Marseille dans le cadre de l’aménagement du parc public Athéna », lit-on encore sur la fiche de 2005 du ministère de la Culture. « Nous l’avons mis en sécurité, reste le montage de la restauration en chantier d’insertion. Nous cherchons toujours un mécène qui sera sensible à l’histoire de ce parc qui nous est cher », confiait vendredi Monique Cordier, l’adjointe déléguée aux espaces verts qui veut y croire.
–2022 – 6 mars : UKRAINE – RUSSIE –
En direct (dimanche 6 heures) : L’armée russe a attaqué à nouveau, samedi 5 mars, le port stratégique de Marioupol et continue d’avancer ailleurs en Ukraine. Un peu plus tôt dans la journée, les autorités locales avaient affirmé que le cessez-le-feu, annoncé par Moscou dans la matinée et qui devait débuter à 10 heures, n’était pas respecté par les forces russes.
Hier : Des milliers de manifestants ont défilé samedi après-midi dans toute la France pour dénoncer l’invasion de l’Ukraine par la Russie et dire « non à la guerre en Europe ». Ils étaient notamment plusieurs milliers à Paris, entre la place de la République et celle de la Bastille.
Avant-hier : Le Kremlin a procédé vendredi à un sévère tour de vis contre les médias, introduisant de lourdes peines de prison pour toute diffusion d’« informations mensongères sur l’armée ». Un amendement introduit diverses peines pouvant aller jusqu’à quinze ans de prison en cas de propagation d’informations visant à « discréditer » les forces armées russes. (Benoît Jourdain, Alice Galopin – France Télévisions).
–2023 – 6 mars :
1. La Corée du Nord a confirmé dimanche avoir tiré, la veille, un missile balistique intercontinental (ICBM) en signe d’avertissement commun aux Etats-Unis et à la Corée du Sud. Un missile Hwasong-15 a été tiré de l’aéroport de Pyongyang dans l’après-midi, selon l’agence d’Etat KCNA. L’armée sud-coréenne avait affirmé avoir détecté le lancement d’un ICBM samedi 4 mars à 17 h 22, heure locale (9 h 22, heure de Paris).
2. TREMBLEMENT DE TERRE EN TURQUIE ET SYRIE – Ankara a décidé d’arrêter les recherches dimanche, sauf dans les deux provinces les plus touchées, Kahramanmaras et Hatay. Samedi, deux personnes ont été retrouvées vivantes sous les décombres d’un immeuble effondré à Hatay (Sud), treize jours après le séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie, le 6 février, causant la mort de plus de 44 000 personnes.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Un chercheur à un autre chercheur :
-C’était quand même le bon temps !
-A quelle époque ?
-Lorsqu’on l’a appelé COVID19 et que le plus grand embêtement qu’on avait c’était de savoir si c’était masculin ou féminin.

Il est à présent 6 heures, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Bon lundi à tous et à demain, 7 mars, pour honorer les FÉLICITÉ.
Laisser un commentaire