EPHEMERIDES 25 FEVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 25 FÉVRIER 2023, 11e ANNÉE (33747)

ILLUSTRATION. pêcheurs sur le port Sanary en avril 1977 (cl. H. Ribot).

QUESTION DU JOUR : où et à quelle date fut fondée la Vacuum Cleaner Company Ltd qui créa le premier aspirateur ?

REPONSE A LA QUESTION DU 24 FEVRIER : quand a été écrite cette lettre adressée par le ministre aux maires …. Réponse : le 24 février 1836.

FÊTES. : Le 25 février, nous fêtons les ROMÉO.

Saint ROMÉO était un frère convers du monastère de Limoges. Parti pour la Terre Sainte, il contracta la peste alors qu’il «était à Lucques, en Toscane. Comme on ignorait son nom, il fut enterré sous celui de Romeo, signifiant « Pèlerin de Rome », nom sous lequel il fui béatifié.

Le prénom a été repris à une époque relativement récente – vers 2000 – et l’on dénombre aujourd’hui quelques 4550 personnes le portant avec un âge moyen d’une vingtaine d’années.

Le calendrier républicain dédia à l’ALATERNE, ce 7e jour du mois de ventôse An II. L’ALATERNE est également dénommé « NERPRUN », terme dérivant du latin « NIGER PRUNUS » et signifiant « PRUNIER NOIR ».

DICTONS : « S’il fait beau et sec à la saint ROMÉO, garde du foin pour tes chevaux » ?  « À saint Roméo, il vaut mieux voir un loup dans le troupeau, qu’un mois de février trop beau »

LOCUTION PROVENÇALE DU JOUR : « La barbo ben souven arrivo avant lou sen » (La barbe bien souvent arrive avant le bon sens).

PENSEE : L’expérience, nom dont les hommes baptisent leurs erreurs (Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray).

En direct de NOTRE bibliothèque : Fred MARRAS – 1939 – 1945 Dans la tourmente de la ville,  Editions du Ver Luisant, Brive La Gaillarde, 2001, 330 p. 

Contrairement à ce que d’aucuns pensent ou affirment, La Seyne n’était pas, loin s’en faut, une ville totalement désertée par ses habirants, l’histoire de ces gens est suffisamment éloquente en elle-même. L’auteur s’est attaché à la faire revivre, au travers des péripéties tragiques ou cocasses, telle qu’il les percevait à l’époque et telles qu’elles étaient vécues. Beaucoup, trop, de ces héros tranquilles, obscurs, ne sont plus.

« C’est avec passion et émotion que je les ai sentis reprendre vie autour de moi, le temps de quelques pages j’ai retrouvé leurs rires, leurs gestes et entendu leurs voix. Joseph Roume, François Manca, Jean Campodonico, André Spruzzi. Jean Balmet, Fernand Juvénal… Je voudrais y associer Nicolas Milano et Francis Elisant, F.T.P., qui ont joué un rôle prépondérant dans le concours qu’ils nous ont apporté à partir du 6 juin 1944 » (extrait de la préface).

A TRAVERS LES VIEILLES RUES DE MARSEILLE (André Bouyala d’Arnaud).

-161e livraison : DE LA PLACE DE ROME au CHATEAU BORELY.

PLACE CASTELLANE

Lors du prolongement de la rue de Rome, le marquis de Castellane-Majastre, propriétaire d’un domaine rural à l’extrémité de cette rue, offrit à la Ville son terrain pour la construction d’une place ; il poussa la générosité jusqu’à prendre à sa charge les frais de mise en état. Comme il se devait, la place prit son nom.

En 1809, le baron d’Anthoine, maire de Marseille, voulut donner à la place Castellane une grande fontaine avec un obélisque dont Pinchaud, directeur des travaux de la commune, fit le dessin. Le devis s’éleva à 17.500 francs. Le ministre de l’intérieur trouva la somme dérisoire (!) ; il exigea que le monument eût des proportions plus considérables. Un deuxième devis fut établi ; il se montait à 70.325 francs. C’est la Ville alors qui trouva la dépense trop élevée pour ses finances. Elle ne vota le projet que l’année suivante, sur l’insistance du ministre. Or, quelques mois plus tard naquit le roi de Rome. Le maire proposa au Conseil municipal de dédier l’obélisque à ce prince naissant. Un texte fut voté qui devait être gravé dans la pierre. Puis les événements suivirent leurs cours ; successivement l’obélisque fut dédié au duc de Bordeaux, au comte d’Artois, à la Révolution de Juillet. Les diverses inscriptions furent maquillées en 1860, lors de la visite de l’empereur Napoléon III. En 1911 cet obélisque caméléon a été transporté, sans bassin, au rond-point de Mazargues pour permettre l’exécution sur la place Castellane de la fontaine offerte par M. Cantini.

(à suivre)

5 janvier 2020 : Faucon à Marsa Alam, Egypte (cl. H. Ribot).

ÉPHÉMÉRIDES.

50 ap. J.-C. – 25 février : Adoption de Néron par Claude. Sénèque préteur(Pierre Grimal, 1978).

902 – 25 février : LA VIE DE SAINT BERNULF NOUS EST CONNUE PAR LE RECIT HAGIOGRAPHIQUE ECRIT AU XVIE SIECLE PH. MALABAILA (Ph. Malabaila, Acta Martyri Sancti Bernulfi). A cause de l’écart de temps qui sépare l’auteur de l’événement, les Sarrasins ont tué le Saint en 904, ce récit ne pouvait éviter les confusions, falsifications et travestissements caractéristiques de ce type de document, noyant ainsi de nombreux faits en les présentant à la façon d’une légende. Toutefois, Malabaila fut le premier à placer le Fraxinetum à Sospir et non dans les Maures. En plus de cela, il y a plusieurs éléments intéressants, en ce qui concerne par exemple les conditions du débarquement des Musulmans sur les côtes liguro-provençales et sur l’aménagements de leurs retranchements comme ceux du Mont Royal situé sur les rives du fleuve Pogliola dans le territoire de Mondovi, où des soldats sont installés à demeure dans une forteresse appelée Tour Sarrasine. Tous les faits rapportés ont été historiquement prouvés, d’autant plus que les plus sévères critiques confirment que Saint Bernulf ne ferait qu’un avec Eilulf, évêque d’Asti et de Turin, qui assura courageusement la défense de l’Abbaye de Saint Dalmas et du comté de Bredulo qui lui avaient été confiés en 902 par Louis III et confirmés en 904 par Bérenger I. Quelques observations de Malabaila trouvent leur confirmation dans des chartes et diplômes du début du Xe siècle conservés dans les archives d’Asti : deux diplômes datés de Pavie du 18 juin 901 et du 25 février 902 par lesquels l’Empereur Louis III concède à Eilulf, évêque d’Asti le comté de Bredulo et l’abbaye de Saint-Dalmas avec charge d’en assurer la défense. Un autre diplôme, délivré le 15 juillet 904 par Bérenger I concède encore d’amples privilèges à l’évêque d’Asti, comte de Bredulo, qui défendit les paysans menacés par les Sarrasins (B. Luppi, p. 38 et 53-54)

1308 – 22 avril : Vallo de Conilh, 25 février 1308 (charte  aux archives municipales). Conilhoux : lieu-dit,  commune  d’Allauch (1872). Autre mention : Le Conilhouoc, 1636 (cadastre d’Allauch).

1363 – 25 février : Pons d’Arcolas, 25 février 1363 (délibération du Conseil de ville). Arcoles – quartier rural, commune de Marseille, territoire de Saint-Julien (1872). Première mention : Vallis que vocatur Archulas, octobre 1117 (archives de la Major).

1455 – 25 février : Vau-Vendre (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). Lieu-dit disparu.

1456 – 25 février : Baume de la Rosso (acte aux archives de l’Evêché) – hauteur, commune de Marseille, quartier des Camoins, près de Corporière, qualifiée de la Baumo, le 25 janvier 1576 aux mêmes archives.

1566 – 24 février : mention de la chapelle Saint-Elme sur la colline de Six-Fours, Var (Louis Baudoin, 1965).

1593 – 25 février : LE SYNODE D’UPPSALA ETABLIT OFFICIELLEMENT LE LUTHERIANISME EN SUEDE – Sous l’égide de Charles de Sudermanie (1550-1611), le synode d’Uppsala, adoptant les préceptes de la Confession d’Augsbourg de 1530, établit officiellement le luthérianisme en Suède. Son clergé, passé à la Réforme, s’est séparé de l’Eglise catholique et romaine. Dès lors, afin de pouvoir être couronné, Sigismond III, d’obédience catholique, qui devait arriver à Stockholm le 30 septembre, fut dans l’obligation d’entériner les décisions prises par l’assemblée, autorisant de facto ses sujets à pratiquer leur religion protestante.

1630 – 25 février : A Belgentier, acte d’achat de pension de 30 livres annuelles pour un capital de 600 livres par le monastère de la Verne, reçu par Guérin, notaire (Maurel M., 1974).

1662 – 25 février : chapelle de Sainte-Trinide A SANARY – naissance de Catherine Imbert à Ollioules.  En 1737, le 15 janvier, et conformément à ses dernières volontés, elle fut inhumée dans la chapelle de Sainte-Trinide dont elle était la gardienne. Âgée d’environ 75 ans, elle était fille de feu Michel et de feue Marie Garjan. Les témoins furent Messire Soleillet, chapelain des Pénitents Blancs de Saint-Nazaire, et Laurens Augier, clerc de la paroisse du même lieu. Elle était d’Ollioules, née, et.

1714 – 25 février : REPARATION DU QUAI DE LA TOUR, À SANARY – A la suite des délibérations du 25 février et du. 5 août 1714, le maire de Sanary, Joseph GRANET, donna, le 27 août 1714, à titre de prix fait à Pierre BARRIN, maître maçon, les réparations qu’il convenait de faire sur le quai, du côté du ponant, vers la Tour, afin de rendre ce lieu praticable et empêcher que les vagues qui montent sur le quai emportent la terre dans le port. C’est le petit quai qui passe de nos jours devant la terrasse où les clients de l’Hôtel de la Tour prennent leur repas à la belle saison. Ces réparations consistèrent à faire un quai de 4 pans de hauteur, comprenant le fondement de trois pans d’épaisseur bien bâti à chaux et à sable, rebouché avec des pierres, combler les fossés et relever la terre à l’endroit où le quai est trop bas.

1768 – 25 février :Vallon de la Giraude (acte aux archives de la Major). La Giraude – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près de Fondade. Première mention : La Giraude, 30 décembre 1528 (ibid.), puis La Giraudo, 19 novembre 1530 (ibid.). La Giraude était sous la directe du Capiscol du Chapitre de la Major.

1789 – 25 février : MERCREDI 25 FÉVRIER – LE POUVOIR ROYAL TENTE AINSI DE CONTENIR D’EVENTUELS DEBORDEMENTS : Un arrêt du Conseil du roi casse et annule toutes les délibérations qui ont été — ou pourront être — effectuées dans la perspective des États Généraux, ail¬leurs que dans les communautés et bailliages assemblés selon les formes établies par Sa Majesté. Le pouvoir royal tente ainsi de contenir d’éventuels débordements (Agenda du Bicentenaire).

1793 – 25 février : Armée – Guerre – International – Le 25 février, la Convention décrète la « levée » de 300 000 conscrits (Pierre Goubert, Initiation …, 1984)

1794 – 25 février (7 ventôse An II) : RAVITAILLEMENT DU BEAUSSET EN BLÉ – Population – Le 7 ventôse, il avait été accordé 80 charges de blé et 20 charges d’orge par la Nation au Beausset et le tout avait été retiré à Nice. Le déficit récent de 221 charges et 9 panales avait été comblé par un emprunt (La panale ou le panal valait un dixième de charge).

1795 – 25 février (7 ventôse an III) :

1. CREATION DES ECOLES CENTRALES – loi Lakanal (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

2. LE PAIN ATTEINT SON PRIX LE PLUS ÉLEVÉ – Le 7 ventôse, le prix du pain passe de 21 à 24 sous la livre, et celui du son de 12 à 15 sous la livre ! C’est le prix le plus élevé de toute cette période révolutionnaire (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1796 – 25 février (6 ventôse An IV) :

1. ENCORE ET TOUJOURS DES REQUISITIONS – Le général de division Mouret, commandant à Toulon la 8e division militaire, prescrivit le 6 ventôse an IV, au chef d’escadron Villers du 25e régiment de chasseurs à cheval, d’aller à Bandol, Six-Fours et Sanary pour obliger ces communes au versement des fourrages, dont elles étaient débitrices.

2. LE CHEF MILITAIRE VENDEEN STOFFLET EST FUSILLE A ANGERS.

1797 – 25 février (7 Ventôse an V) : DRAGUIGNAN DEVIENT PRÉFECTURE DU VAR – La préfecture du département du Var, retirée de Toulon, et fixée à Brignoles par décret du 13 octobre 1793, est définitivement installée à Draguignan en 1797 – 17 Ventôse an V (Mory Fernand, 1972).

1803 – 25 février : CREATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE PARIS. Par décret du 6 ventôse an XI (25 février 1803), le Premier consul, Napoléon Bonaparte, crée la Chambre de commerce de Paris. Sous l’Ancien Régime, la ville de Paris n’était pas dotée d’une chambre de commerce. C’est son ministre de l’Intérieur, le chimiste Chaptal, qui convainc Napoléon de la nécessité de créer une Chambre dans la capitale.

1804 – 25 février : CREATION DE CONTRIBUTIONS INDIRECTES, les droits réunis (Jean-Charles Volkmann, 1997). La fiscalité indirecte, malgré son impopularité qui a entraîné sa disparition durant les années révolutionnaires, a vite été rétablie par le Directoire et étendue par l’Empire, puis préservée par la suite, tellement elle est essentielle aux recettes publiques.

1817 – 25 février : STENDHAL, VOYAGES, 1817 – LE SUD DE L’ITALIE “25 février 1817. – Je reviens de Paestum. Route pittoresque. Voulez-vous trouver les procédés les plus révoltants ? Voyez l’intérieur des ménages de la Calabre. Anecdotes incroyables qu’on m’a racontées ce matin. L’année dernière je lisais tous les auteurs originaux du Moyen Âge, Capponi, Villani, Fortifiocca, etc. Je trouvais à tous moments des anecdotes telles que le massacre de Césène, par Clément VII, antipape.

“Et cependant au bout du compte, on se sent plein de respect et presque d’amitié pour ces figures colossales, les Castruccio, les Guglielmino, les comtes de Virtù. Dans les histoires du XVIIIe siècle, il n’y a aucune de ces horreurs, et à la longue, on se sent soulever le cœur de mépris.”

1848 – 25 février :

1. ABDICATION DU ROI – FONDATION DE LA IIe REPUBLIQUE – A Dreux où il s’est réfugié la veille au soir, le roi Louis Philippe signe vers midi son abdication en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. L’abdication à peine signée, la famille royale prend la route du Havre pour s’embarquer pour l’Angleterre. Pendant ce temps, à Paris, la IIe République est proclamée. Victor Hugo félicite Lamartine pour l’abolition de la peine de mort. Parmi les nombreux journaux créés, citons : Le Salut public de Champfleury, Baudelaire et Toubin (il aura deux numéros). Le gouvernement provisoire de la IIe République décide d’ouvrir des Ateliers nationaux pour donner du travail aux chômeurs, à Paris et en province. Très controversé, le projet est avant tout destiné à contenir les revendications du socialiste Louis Blanc, qui a le soutien des ouvriers et s’accroche à l’idée de créer des « ateliers sociaux » ou en d’autres termes des coopératives de production. Les Ateliers nationaux s’apparentent quant à eux à des organismes de bienfaisance. Le projet est confié au ministre des Travaux Publics, Alexandre Marie de Saint-Georges.

2. L’Allemagne du Sud est gagnée par la vague révolutionnaire : à Mannheim se constitue une assemblée de démocrates.

1850 – 25 février : CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON

1. (fol. 8) —.
– Adoption avec quelques modifications du procès-verbal de la séance du 23 février.

– Reboisement de la montagne du Faron.

– Crédit de 1.200 fr. sur l’exercice 1850 et de 600 fr. sur l’exercice 1851.

–  Proposition relative aux répétitions faites par les professeurs du Collège.

– Le rapport sur le plan d’alignement sera autographié et distribué et la discussion en est renvoyée au 1er avril.

2. (fol. 10). —

– Demande de M. Charmoy, propriétaire du moulin à huile dit de Saint-Antoine, relative à la répartition des dépenses du béai d’arrosage. Renvoi à une commission.

– Proposition relative à l’alignement des maisons du faubourg du Pont du Las.

– Achat d’un tableau peint par M. Coste.
– Interpellation de M. Arambide relative à la délivrance de passe¬ports gratuits.

– Interpellation de M. Gamier relative à la disposition faite des souscriptions recueillies en 1848 en faveur des blessés de février.

– Proposition de M. Ledeau relative à la nomination des gardes champêtres.

– Proposition de Mme Vedaux relative à l’acquisition d’un tableau. Rejetée.

3.(fol. 12).
– Reprise de la proposition de M. Ledeau relative à la nomination des gardes champêtres.

– Proposition de M. Arambide tendant à supprimer au commissaire central de police toutes les allocations supplémentaires. Renvoi à la Commission du Budget.

– Demande de l’emploi de fontainier de la Ville par M. Clérin Ordre du jour.

– Proposition de M. Michel tendant à accorder des appointements au maître pompier de la Ville. Renvoi à la Commission du Budget.

– Proposition de M. Seren tendant à faire exécuter les travaux de pavage de la ville par des ouvriers à la solde de l’administration municipale. Renvoi à la Commission du Budget.

1856 – 25 février : CONGRÈS DE PARIS – Le Congrès de Paris, qui rassemble les principaux belligérants de la guerre de Crimée (1854-1855), s’ouvre. Il va consacrer la défaite de la Russie face à la coalition franco-britannique et turque.

1861 – 25 février : RUDOLF STEINER NAIT A DONJI KRALJEVEC EN CROATIE. Il est célèbre pour avoir fondé l’anthroposophie (doctrine notamment développée dans les écoles Waldorf), l’agriculture biodynamique, les médicaments et produits cosmétiques Weleda, le mouvement Camphill et la Communauté des Chrétiens. Cette doctrine vise à étudier, éprouver et décrire des phénomènes spirituels de manière scientifique. Il est décédé le 30 mars 1925 à Dornach (Suisse).

1867 – 27 février : AGENDA D’HENRI FLOTTE – lundi 25 février. St-Césaire – provisoirement les restes de monsieur Icard, curé, ont été inhumés pour être enlevés de là et transportés dans le tombeau qui va être préparé ces jours-ci.

1887 – 27 février : AJELLO’S SAGA – « Nous soussigné adjoint spécial de la section de Saint-Mandrier, commune de La Seyne, Var, certifions que le sieur Aiello François Cyr, né le 27 avril 1862 à Procida Italie, a été admis à fixer son domicile en France le 25 février 1887, portant le n° du sceau 2038X87. En foi de quoi nous avons délivré le présent. Saint-Mandrier le 9 mai 1887, l’adjoint spécial M. Audemard. » (Archives familiales)

1900 – 25 février : INCENDIE MONSTRE A SAINT-OUEN – Embrasant les docks à alccol, il est maîtrisé en 36 heures.

1901 – 25 février : Visite du roi d’Angleterre, Edouard VII, à son neveu, l’empereur d’Allemagne Guillaume II.

1902 – 25 février : ET L’aspirateur naquit aux Etats-Unis – Hubert Cecil Booth fonde la Vacuum Clener Company Ltd qui fabrique des aspirateurs.

1903 – 25 février : PROUST ET LE FIGARO – Parution dans le Figaro de la première chronique de Marcel Proust.

1909 – 25 février : DES ESCALATORS AU METRO – A Paris, l’installation d’escaliers mobiles dans le métro rencontre un succès prometteur. Le 1er mars verra l’inauguration de la ligne n°6 du métro reliant les stations Place d’Italie et Nation, et d’un escalier roulant à la station du Père-Lachaise…

1910 – 25 février : LE DALAÏ-LAMA FUIT LE TIBET – Le dalaï-lama, devant la menace d’une intervention chinoise, doit fuir Lhassa pour se mettre sous la protection des Britanniques aux Indes.

1911 – 25 février : CONFÉRENCE ANTI-MILTARISTE A LA SEYNE – « le président de la Jeunesse socialiste seynoise a fait lors du départ des conscrits une conférence antimilitariste »(Archives municipales de La Seyne-sur-mer. Délibérations du Conseil municipal du 25 février 1911)

1912 – 25 février : MOUVEMENT DANS NOTRE MARINE DE GUERRE – Le 25 février, le contre-amiral Adam, commandant la 2e Division, quitte le Charles Martel maintenant en réserve normale à Cherbourg et transfère sa marque sur le Jauréguiberry en attendant que le Masséna, qui réarme à Toulon, puisse l’accueillir. Il demeure à bord jusqu’au 3 avril (Gérard Garier).

Verdun, archives familiales.

1916 – 25 février : LE GENERAL PÉTAIN EST NOMMÉ A LA TÊTE DES OPÉRATIONS À VERDUN – Le général Pétain est nommé à la tête des opérations à Verdun et s’apprête à mettre en œuvre la stratégie qui fera sa réputation. Optant pour la mise en place d’une « voie sacrée » qui relie le front à Bar-le-Duc, il aide par là l’armée à maintenir ses positions et à repousser l’ennemi. Il sera aussi l’auteur du « tourniquet » qui consiste en un roulement des troupes présentes sur le front, ce qui permet de ménager les soldats.

1918 – 25 février : À Paris, ON ANNONCE LA FIN DE LA DISTRIBUTION DES CARTES DE PAIN POUR LE MOIS DE MARS. La ration quotidienne des femmes enceintes et des travailleurs est portée à 400 g.

1919 – 25 février : REVENDICATIONS DE LA FRANCE – André Tardieu, représentant de la France à la conférence de la Paix, définit les principales revendications françaises et propose d’établir la frontière franco-allemande sur le Rhin.

1920 – 25 février : GREVE GENERALE DES CHEMINOTS EN FRANCE – La grève générale des cheminots français, débutée le 25 février, s’achèvera le 2 mars…

1922 – 25 février : LANDRU EST GUILLOTINE DEVANT LA PRISON DE VERSAILLES. Sa dernière volonté lui a été refusée : il voulait se laver les pieds. Il avait été arrêté en 1919 pour l’assassinat d’une dizaine de femmes et d’un jeune garçon, les tuant puis les éliminant dans la chaudière de sa maison. Condamné à mort après 3 semaines de procès, il n’avait jamais avoué ses crimes (Darmon Pierre – Landru, Plon, 1994). Son avocat a tenté jusqu’au bout de lui arracher la vérité. En vain. « Désolé, maître, c’est mon petit bagage ! » a-t-il répondu

1927 – 25 février : TRAFIC INTERNATIONAL DANS LE COULOIR DE DANTZIG (GDANSK). Varsovie – Un accord de circulation entre la ville libre de Dantzig et la Pologne facilite le trafic international dans le couloir de Dantzig.

1935 – 25 février :

1. LE PORTE-AVIONS « BÉARN » RETOURNE AU CHANTIER DE LA SEYNE du 25 février au 1er juillet (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

2. CINEMA EN RELIEF – A Paris, Louis Lumière présente aux membres de l’Académie des sciences son nouveau procédé de cinéma en relief.

1939 – 25 février : LANCEMENT DE L’AVISO-DRAGUEUR « COMMANDANT DELAGE » aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque (Gérard Garier).

1940 – 25 février :

1. LES ETATS SCANDINAVES REAFFIRMENT LEUR NEUTRALITE – Réunis à Copenhague, les ministres des Affaires étrangères des pays scandinaves réaffirment leur neutralité et leur volonté de paix. La Suède, la Norvège et le Danemark avaient déjà proclamé leur neutralité le 18 janvier.

2. ARTICLE PARU DANS “LE MATIN” DU DIMANCHE 25 FÉVRIER : « A MUNICH, HITLER PRONONCE UN DISCOURS : «NOUS POURSUIVRONS LA LUTTE»

“Frontière allemande, samedi 24 février — (Dép. Havas). — L’anniversaire de la création du parti national-socialiste allemand a été marqué, ce soir, par un discours de Hitler, prononcé dans la brasserie Sternberg, à Munich, où il y a dix-neuf ans, s’étaient réunis les quelques membres qui faisaient alors partie de ce mouvement.

Hitler a parlé, ce soir, en présence de deux mille partisans.

« L’Angleterre et la France n’auraient pas vaincu en 1918 si, au lieu d’être un simple fantassin, un certain Adolf Hitler avait été chancelier.

« Elles ont eu la tâche facile. Elles n’ont eu devant elles que ces fantoches avec lesquels le peuple allemand n’a rien à voir.

« La monarchie a disparu et le peuple allemand peut vivre sans monarque et mieux vivre…

« Notre réarmement, notre armée

« Du point de vue militaire aussi, les choses ont changé. Nous avons réarmé. Nous l’avons fait sans rien dire pour ne pas inquiéter les autres inutilement.

« Un Anglais me disait une fois : « Communiquons-nous nos budgets d’armements. » Je me suis tu, car sinon le monde aurait été encore plus inquiet. Par contre, j’ai travaillé, j’ai construit une force militaire sans épargner mes efforts pour doter notre armée de l’armement le plus moderne : preuve en est la Pologne qui fut plus tôt détruite que les stratégies de Paris et de Londres ne le croyaient.

« L’avenir confirmera notre force. N’ayons pas non plus d’inquiétude quant au moral de l’armée. Son moral est le moral de ses chefs. Économiquement, nous sommes aussi préparés. J’ai travaillé dans ce sens de longues années. J’ai pris mes mesures contre l’éventualité d’un blocus.

Nos chefs

« Mais la question essentielle est celle des chefs et je ne parle pas de moi seulement, mais de tous ceux qui, depuis 1919, ont été formés par nous pour devenir des chefs. Je ne suis qu’un aimant qu’on promène constamment au- dessus du peuple allemand et qui attire à lui l’acier.

« Je suis décidé à mener le combat. Ce combat était inévitable. Il vaut mieux qu’il ait éclaté.

Nous sommes décidés à pour¬suivre la lutte jusqu’à ce que cette terreur organisée par une ploutocratie sanglante soit abattue.

“Notre Dieu notre Providence

« Je crois en une chose : il y a un bon Dieu (Herrgott) qui a créé les peuples et a donné à tous les mêmes droits. La Providence a béni notre combat. Elle fut toujours avec nous et je sens que sans son assentiment on ne peut rien faire de grand. Moi-même, j’ai senti personnellement sa présence parmi nous.

« Ce que nous voulons, ce n’est pas l’oppression d’autres peuples, mais notre liberté, notre sécurité, la sécurité de notre espace vital.

« Notre justice
« Je crois en une justice, supérieure et suprême. J’ai toujours cru à cela. J’ai commencé le combat comme soldat allemand inconnu. Ce soldat est devenu le premier chancelier populaire de l’Allemagne, puis le Führer de la nation allemande. Il n’est pas possible que mon peuple doive être l’esclave d’autres peuples et aujourd’hui, je crois plus que jamais en ceci : il ne saurait en être autrement.

« Nous devons vaincre, et nous vaincrons. Tous les sacrifices qu’on nous demandera, nous les ferons. Ces sacrifices sont nécessaires, et nous les supporterons. »

1943 – 25 février :

1. ROMMEL SUR LE RECULOIR EN TUNISIE – Rommel perd la position stratégique de Kasserine (Tunisie) face aux forces anglo-franco-étasuniennes (Paul Carell, Afrika Korps).

2. CRIMES CONTRE L’HUMANITE – UN PREMIER CONVOI DE DÉPORTÉS POLITIQUES QUITTE LA FRANCE POUR BUCHENWALD. Au total, il y aura 63000 déportés non raciaux parmi lesquels on comptera 43 000 déportés résistants. Porteurs d’un triangle rouge frappé aux initiales de leur pays, les déportés non raciaux sont envoyés dans les camps de Mauthausen (Autriche), où se trouvent les Républicains espagnols, Buchenwald où près d’un tiers des Français seront acheminés, Bergen-Belsen, Neuengamme, Dora ou dans des kommandos qui en dépendent pour travailler jusqu’à épuisement. Les femmes sont envoyées à Ravensbrück. Parmi les autres camps, citons celui de Natzweiler-Struthof dans les Vosges, ouvert depuis mai 1941 où 108 résistants du réseau Alliance seront exécutés le 2 septembre 1944, avant l’évacuation du camp.

1947 – Du 7 février au 17 mars : OPÉRATIONS DANS LE GOLFE DU TONKIN. Bombardement de positions rebelles le 25 février dans la région de Moncay, Quang Yen et ses abords sont occupés avec le concours du « Commandant Dominé » et du « Commandant Duboc ». Participation aux opérations de police côtière dans le secteur de Moncay et bombardement de positions rebelles dans l’île Tracio (Gérard Garier).

1948 – 25 février :

1. LE PREMIER FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ S’OUVRE À NICE. Pour la première fois en Europe, et même dans le monde, des jazzmen de différents pays se produisent dans l’Opéra et le Casino municipal. La grande vedette est alors Louis Armstrong, en passe de devenir un véritable ambassadeur du Jazz.

2. LES COMMUNISTES TCHÈQUES OPÈRENT « LE COUP DE PRAGUE » – Après deux semaines de pression soviétique, les communistes tchèques opèrent « le coup de Prague » dont nous avons parlé hier. Cumulant une vague de démissions communistes et le lancement de mouvements de rue et de grèves, les communistes menés par Klement Gottwald parviennent à prendre le contrôle du pays. Le président Edouard Benes, affaibli et isolé, se retire et démissionne, laissant s’installer une démocratie populaire pour éviter la guerre civile. C’est ainsi qu’au coeur de la Guerre froide qui commence, le cas particulier de la Tchécoslovaquie prend fin. Pays à tradition démocratique, il semblait en effet à la croisée des modèles libéraux et communistes, tant sur le plan politique que géographique : le gouvernement proposait une coalition démocratique faite de communistes et de socialistes-nationaux dans un pays à la frontière du rideau de fer. Après le coup de Prague, la Tchécoslovaquie passe définitivement à l’Est de ce dernier.

1951 – 25 février :

1. CINÉMA A SAINT-MANDRIER – A Saint-Mandrier, le Ciné-central Armando propose un grand film d’aventures de Fritz Lang (1941) : « Les pionniers de la Western Union » (Ken Nicolas, vol. 1.)

2. VIE QUOTIDIENNE – Antonin Rey a été promu tout récemment administrateur de la Caisse d’Epargne de Saint-Mandrier. Conseiller municipal depuis 1950, fils d’Edmé Rey et d’Hélène Giraud, il est né à La Seyne en 1909. Retraité de l’armée de terre en 1948, il reprend, avec l’aide de sa femme Nano, née Copolla, les destinées de l’épicerie Bonnafoux située à l’angle de la rue Pasteur (futur établissement Rigaudier à partir de 1954). Il décédera à Saint-Mandrier en 1966 (id.).

1953 – 25 février : LES VACANCES DE MONSIEUR HULOT – Sortie du film « Les vacances de Monsieur Hulot  » de Jacques Tati. Une bouffée d’air pur pour ceux qui comme moi attendaient, depuis « Jour de fête » un nouveau film de Tati.

1956 – nuit du 24 au 25 février : RAPPORT SUR LES CRIMES DE STALINE – Dans la nuit du 24 au 25 février, le secrétaire général, Nikita Khrouchtchev, donne lecture d’un rapport sur les crimes de Joseph Staline au XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique (cf. éphémérides du 24 février)..

1964 –25 février :

1. DECES A PARIS DE MAURICE FARMANN, CHAMPION DU CYCLISME ET PIONNIER DE L’AVIATION. Dès 1909, il détenait les records d’endurance et de vitesse en aéroplane puis il fabriqua ses premiers appareils, créant en 1912 une compagnie d’aviation, les Lignes aériennes Farman.

2. CASSIUS CLAY – Cassius Clay devient champion du monde poids lourds en battant Sonny Liston par abandon au 6e round à Miami. Il savoure sa victoire au cours d’une soirée privée avec son ami Malcolm X, leader des « Black Muslims ». Deux jours plus tard, il se déclare musulman et change son nom pour celui de Muhammad Ali.

1983 –25 février : MORT DE L’ECRIVAIN AMERICAIN TENNESSEE WILLIAMS.

1993 –25 février : LEMMY CAUTION TIRE SA REVERENCE – Mort d’Eddy Constantine, l’éternel « Lemmy Caution » des films de mon enfance.

1994 –25 février : AFFAIRE YANN PIAT – A Hyères, assassinat par balles de la députée UDF-PR Yann Piat.

2022 – 25 février : GUERRE EN UKRAINE (Mis à jour le 25/02/22 à 05h25) Au moins 137 Ukrainiens ont été tués et plus de 300 blessés dans les premières 24 heures de l’offensive russe. La capitale ukrainienne est encerclée et pourrait être visée par des frappes russes, mais le président Zelensky a exclu de partir. Selon Washington, Moscou cherche à « décapiter » le gouvernement ukrainien pour installer un régime pro-russe (20 minutes, Région Sud).

2023 – 25 février : C’est une première (France-Info). A Ottawa (Canada), le canal Rideau, la plus grande patinoire du monde et patrimoine mondial de l’Unesco, n’ouvrira pas cette année pour la première fois de son histoire en raison d’un hiver trop doux. Pour que ce canal, qui s’étale en contrebas des grands monuments de la capitale (Parlement, Sénat, université…) soit praticable, le mercure doit se maintenir entre -10 et -20 degrés pendant près de deux semaines. Avec des températures anormalement élevées, sous l’effet du réchauffement climatique, en décembre et janvier – parfois à peine négatives –, Ottawa devrait enregistrer cette année son troisième hiver le plus chaud, selon les autorités.

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE : Dans un grand magasin, un homme rapporte une chemise de nuit en expliquant à l’employée chargée des réclamations : – Je l’avais achetée pour ma femme mais elle n’en veut pas. J’aimerais procéder à un échange.

-Bravo ! Vous ne devriez pas avoir de mal à tomber sur une femme beaucoup moins difficile.

Il est à présent 7 heures, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Bon samedi à tous et à demain pour fêter les NESTOR.

One response to “EPHEMERIDES 25 FEVRIER”

  1. Avatar de Henri RIBOT

    J’essaie de régler au mieux les différents niveau de lecture. Mais ce n’est pas aisé. C’est dékà mieux qu’au tout début.

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