ÉPHÉMÉRIDES 30 OCTOBRE 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 30 OCTOBRE 2026 – 15e ANNÉE (n° 5209)

ILLUSTRATION : En panne en Turquie orientale lors de notre raid La Seyne – Kaboul en 1965.

FÊTES : Souhaitons la bienvenue à la trentaine de Bienvenu et Bienvenue de France. Ils sont peu nombreux, je sais, ils ne l’ont d’ailleurs jamais été puisque l’on n’a jamais compté plus de 43 personnes  prénommées ainsi depuis 1900, avec une moyenne d’âge de 72 ans. En revanche, 200 autres portent ce nom comme patronyme !

AUTREFOIS : La bienheureuse Bienvenue Bijani est née vers 1255 à Savogna di Cividale, dans le Frioul, en Italie ; elle est morte en 1292. C’était une adepte des plus sévères austérités, une tertiaire dominicaine.

Au calendrier républicain, ce neuvième jour du mois de brumaire AN II était dédié à l’alisier ou alizier, un arbre appartenant au genre des sorbiers, famille des rosacées, que les Provençaux appellent « aliguié » (« ariguié » en parler maritime), un nom porté – il l’est toujours – par un grand nombre de familles du Midi jusqu’y compris la Toscane, puisque c’est à lui que se rattache le nom du fondateur de la langue italienne, Dante Alighieri ! excusez du peu.

DICTON : « Si octobre s’emplit de vents, du froid tu pâtiras longtemps. »

PENSÉE : «Les grandes civilisations ne se mesurent pas seulement à ce qu’elles bâtissent, mais à ce qu’elles transmettent. »

UN LIVRE : M. Gout – Il simbolismo nelle cattedrali medievali. Traduzione italiana dall’inglesi  di Andrea Tranquili. Edizioni Arkeios, Romas, 2004, 122 p. (un grand merci à Antoine Peretti qui m’a fait connaître cet ouvrage fondamental).


MÉTÉO MARINE pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 80%, avec l’arrivée des nuages qui se confirme.
Temps ensoleillé, temporairement variable dans l’après-midi. La probabilité d’avoir de la pluie reste faible. Le soir, de belles éclaircies mais multiplication des nuages.
Possibilité d’averses. Vent d’ENE force 3 tournant ESE en milieu de journée puis NE force 2. Rafales atteignant 18 nœuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte de S. Visibilité excellente. Température : 20°.


(Henri RIBOT, chantier de fouilles archéologiques de la Courtine d’Ollioules. 1986).

ÉPHÉMÉRIDES.

Pour ceux qu n’ont pas le temps de lire :

FRANCE : 1481 : La Provence vit ses dernières semaines en tant qu’État autonome.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : 1799 – Réponse de Mr. Smith à la lettre du général en chef du 8 brumaire.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1298 : Jarretum del Pas de Sant Jolian (acte notarié). Le Jarret cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des loca­lités qu’il traverse depuis son origine.

SANARY : –1721 : Te Deum à Toulon marquant la fin de la peste. Les habitants de Sanary ne pouvaient plus aller aux moulins de la communauté pour moudre leurs grains car ceux-ci se trouvaient en terre d’OLLIOULES. Les six-fournais par contre, leur permirent de venir aux moulins qu’ils ont proche le terroir de SAINT-NAZAIRE, mais il fallait payer !es droits de mouture. Or, ceux-ci étaient plus élevés que ceux qu’ils avaient l’habitude de payer chez eux.

OLLIOULES : –1711 – 30 octobre – Le sieur Meyfredy, de Vidauban, qui s’était engagé à livrer 100 charges de blé et ne l’avait pas fait, est condamné à 600 livres de dommages et intérêt envers la Communauté d’Ollioules.

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

FRANCE : 1481 – 30 novembre : La Provence vit ses dernières semaines en tant qu’État autonome. La succession du comte Charles III du Maine se prépare et l’avenir du comté se joue autour du legs fait à Louis XI. Dans les jours qui suivent, s’engage le processus qui conduira au rattachement de la Provence au royaume de France.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : 1799 – Traduction de la copie de la réponse faite par le Grand Vizir à la lettre du général en chef Kléber, du 5 brumaire an VIII (27 octobre 1799), apportée par un Tartare le 7 frimaire (28 novembre 1799)(l’original a été remis à l’adjudant-général Morand qui doit aussi apporter la réponse de Mr. Smith à la lettre du général en chef du 8 brumaire ( 30 octobre 1799) et qui est retenu en mer par le mauvais temps). « Je désire autant que vous que l’évacuation de l’Egypte se fasse sans illusion de sang et la Sublime Porte incline également à adopter un pareil accommodement pourvu que les conditions proposées par les Français soient également conformes à sa dignité, aux traités faits entre elle et ses alliés et à ses justes prétentions sur l’Égypte. Telle est la réponse à la lettre que vous m’avez envoyée par le trésorier du très honoré Moustafa Pacha..

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 935e livraison –- 1298 – 30 octobre : Jarretum del Pas de Sant Jolian (acte notarié). Le Jarret dont la première mention, Fluvium Jerre, apparaît au VIIIe siècle (dans le dénombrement des pos­sessions de Saint-Sauveur (Belsunce, I. 302), est un cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue­rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des loca­lités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son con­fluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune.

SANARY :  735e livraison – 1721 : Te Deum à Toulon marquant la fin de la peste. Larvée au début, la peste avait éclaté à Toulon en janvier 1721. Toujours par le même processus : un marchand Toulonnais nommé Gras, était allé clandestinement chercher des balles de tissus de laine à Aix où la peste sévissait. Les habitants de Sanary ne pouvaient plus aller aux moulins de la communauté pour moudre leurs grains car ceux-ci se trouvaient en terre d’OLLIOULES. Les six-fournais par contre, leur permirent de venir aux moulins qu’ils ont proche de terroir de SAINT-NAZAIRE, mais il fallait payer !es droits de mouture. Or, ceux-ci étaient plus élevés que ceux qu’ils avaient l’habitude de payer chez eux. Menacés d’être mis en prison, les habitants se calment, d’autant plus que la communauté qui a encore du blé fera transformer celui-ci en farine pour être distribuée aux plus pauvres. Il faudra une permission des consuls pour sortir cette viande du terroir. C’était une juste mesure. Il y aura au total, 13283 morts sur 26276 habitants, y compris 371 victimes à l’hôpital de Saint-Mandrier, soit la moitié de la population. Le dernier mort date du 7 septembre 1721, le Te Deum du 30 octobre, la fin officielle du 7 novembre 1721 (G. Delattre, ms, inédit ; Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980).

OLLIOULES : 635e livraison –1711 – 30 octobre – Le sieur Meyfredy, de Vidauban, qui s’était engagé à livrer 100 charges de blé et ne l’avait pas fait, est condamné à 600 livres de dommages et intérêt envers la Communauté d’Ollioules par arrêté du 30 octobre. Le Conseil, estimant le débiteur insolvable, délibère de ne pas demander d’intérêt et retire son information sous réserve que Meyfredy paye au comptant les 600 livres dues.


(Marseile Camp de Carpiagne – Les Barraquements côté ouest 17 08 1933 – coll. H. Ribot).

L’INTÉGRALE.

ANTIQUITE

–Itinéraire maritime d’Antonin, Ier-IVème  siècle (J.-P. Brun, 1999, p. 83-84 d’après P.-M. Duval, 1971, n° 211)

Ces sortes d’instructions nautiques donnent les noms, les types d’abris rencontrés le long des côtes et les distances entre eux. Selon L. Lugand, 1926, p. 132, la partie qui couvre le trajet Rome-Arles aurait été rédigée avant la construction du port de Centumcellae (Cibità Vecchia) par Trajan, soit avant la fin du 1er siècle. P. Arnaud (à paraître) conteste cette interpénétration et; relevant un certain nombre de mots et de toponymes d’apparition tardive tels que plagia et Vintimilio pour Abintimilium, estime que la rédaction finale de l’Itinéraire maritime est datable du milieu du IVème siècle. En fait, il s’agit d’une compilation de sources plus anciennes datables en grande partie du Haut-Empire.

La liste comprend trois types d’abris :

  • Plagia désigne un abri temporaire où l’on peut tirer des barques au sec
  • Positio, qui est l’équivalent de statio, qualifie un bon mouillage
  • Portus qualifie un mouillage doté d’infrastructures où l’on peut hiverner.

La côte varoise compte des mouillages de tous types :]

a Lero et Lerino insulae (Iles de Lérins), Foro Iuli, portus, M.P. M. XXVIII (26,64 km) ;

a Foro Iuli, Sinus Sambracitanus, plagia, M.P. M. XXV (erreur pour XV ? 22, 20 km) ;

a Sino Sambracitano, Heraclea Caccabaria, portus, M.P. M. XVI (23,68 km) ;

a Heraclea Caccabaria, Alconis (Le Lavandou ?), M.P. M. XII (17,74 km) ;

a Alconis, Pomponianis, portus (Porquerolles ?), M.P. M. XXX (44,37 km : visiblement une erreur de copiste : J.-P. Brun propose de restituer XVI (23,68 km). La distance entre Porquerolles et le Lavandou est de l’ordre de 22 à 23 km selon que l’on serre plus ou moins le cap Bénat) ;

a Pomponianis, Telone Martio, (Toulon), M.P. M. XVIII (26,62 km) ;

a Telone Martio, Taurento (Le Brusc), portus, M.P. M. XII (17,76 km) ;

a Taurento, Citarista (La Ciotat), portus, M.P. M. XVIII (26,64 km


MOYEN AGE

–v. 965-977 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23). Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Traduction littérale : vallon juif.

–1298 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Jarretum del Pas de Sant Jolian (acte notarié). Le Jarret dont la première mention, Fluvium Jerre, apparaît au VIIIe siècle (dans le dénombrement des pos­sessions de Saint-Sauveur (Belsunce, I. 302), est un cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue­rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des loca­lités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son con­fluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de l’Huveaune.

–1302 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Balma Aynart (charte aux archives municipales). Baume-Maynart, quartier rural des Eygalades, commune de Mar­seille (1872). Balma désigne un escarpement rocheux en surplomb ; une anfractuosité rocheuse ; un trou puis un habitat au pied d’une montagne ; une galerie souterraine en général. (Dufournet 1978 ; Rostaing 1950 ; Rousset 1988).

–1342 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fayssas dels Gibelis (charte aux archives municipales). Gibelins, quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette. Première mention : Gibelini, 17 avril 1314 (ibid.). La faïsse désigne une bande de terre soutenue par un mur ; banquette ; terrain long et étroit ; terre en espalier. Du lat. fascis = faisceau, fagot ; prov. fais. faicie Gaberti XIIIe s. (Evenos, l’Hauberte), faissa de Videu 1182 (Evenos, Castellas de Vidal), faissa Garoposa 1204 (Evenos), faissa Petri Raimondi 1234 (Méounes), faïsse Curette, de Curet ou Curèle  (Signes), faïsse de Rey (Signes), les Faïsses (Belgentier), les Faïsses de Montrieux (Signes),  faisseta a l’amendier 1220 (Evenos), faissie Marie de Sex Furnis XIIIe s. (Signes), fascia Gaberti (1177 (Evenos), fayssas de Taurens 1485 (Six-Fours, les Faisses), le Fichu (Signes).

–1392 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Gardia, 30 octobre 1392 (charte aux  archives del’Evêché). La Gardiole : chaîne de collines, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Ses ramifications s’étendent dans la commune de Cassis. Prend son nom probablement de l’ancienne vigie ou garde qui y était établie comme l’indique sa première mention : Gardiola sub dominio directo Raimundi de Massilia, 12 août 1278 (acte notarié). L’Affar de la Gardiole qui mesurait, en 1650, 1550 carterées, comprenait divers tènements dont les principaux étaient : grande terre de Sarabran, vallon et issard de l’Esprererière, vallon de Semble, issard de la Pegoulière, vallon de Margaillan, issard de Loule, rivière de la Plane de l’Herbe, le Penen, la Teste de l’Eissadon, plaine du Deversan, vallon d’Ennaux, vallon des Quatre-Cantons (registre précité de l’Evêché).

L’affar ou afar désignait une terre dépendant d’un fief (Maurel M.) ; le bien avec toutes ses affaires (Mistral 1890) ; une propriété rurale (Levy 1909). Aux XIIe et XIIIe siècles, l’affar peut consister en un ensemble de biens immobiliers, de droits et de services appartenant à un seigneur, ou simplement en une tenure ou une terre (Boyer R., 1980). Au XVIIe siècle, affaire se dit quelquefois de la fortune, des biens d’une personne (Furetière).

La garda, gardia, gardiole désignait une forteresse, une tour de guet ; synonyme : gachon : garde, sentinelle ; gache : garde, guet (Baratier) ; du bas latin  garda, wardia, qui a donné l’italien gardare, issu du germanique wardon « veiller ». Origine commune avec garenne et même sens que défens. (Levy 1909 ; Mistral 1890 ; Roux 1991).

–1402 – 30 octobre : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – A Posson, 30 octobre 1402 (acte aux archives de Saint-Victor). Passon – quartier rural, commune d’Aubagne.

-1481 – 30 novembre : La Provence vit ses dernières semaines en tant qu’État autonome. La succession du comte Charles III du Maine se prépare et l’avenir du comté se joue autour du legs fait à Louis XI. Dans les jours qui suivent, s’engage le processus qui conduira au rattachement de la Provence au royaume de France.


(Lever du soleil – sommet du mont Sinaï – H. Ribot)

RENAISSANCE

-1485 – 30 octobre : Henri Tudor est couronné roi d’Angleterre sous le nom d’Henri VII à l’abbaye de Westminster. Après sa victoire sur Richard III à la bataille de Bosworth (22 août 1485), il fonde la dynastie Tudor, qui régnera jusqu’en 1603.

-1503 – 30 octobre ; La reine Isabelle de Castille interdit officiellement les violences contre les Indiens des Amériques espagnoles. Cette décision constitue l’une des premières tentatives de protection juridique des populations autochtones du Nouveau Monde.

-1534 – 30 octobre : Le Parlement anglais adopte l’Acte de Suprématie. Henri VIII est reconnu comme chef suprême de l’Église d’Angleterre, rompant avec l’autorité du pape et ouvrant la voie à la Réforme anglaise.


(Cathy et Henri dans la bibliothèque d’un architecte du Caire)

TEMPS MODERNES

–1636 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Val arenono, 30 octobre 1636 (charte aux archives de l’Evêché). Val d’Arène – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Loup, près de Vaufrège.

2. La Vaufreio, 30 octobre 1636 (registre aux archives de l’Evêché). Vaufrège, vallon, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marguerite. Première mention : Vallatum vallis frege, 5 septembre 1340 (acte notarié). Etymologiquement : vallon frais ou froid.

–1669 – du 10 au 30 octobre : « (AU LAZARET DE SAINT-MANDRIER) « dix décès, y compris les deux ci-dessous indiqués ; officiers et soldats appartenant au régiment de Vendôme.» Ces chiffres paraissent indiquer un nombre assez grand de malades hospitalisés à Saint-Mandrier. Il est vrai que ces hommes venaient d’un pays du Levant (Louis Baudoin, 1965, p. 290).

–de 1672 à 1685 : LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DE LA TOUR DE L’EGUILLETTE ONT DURE DE 1672 A 1685 (entrepreneur Chaussegros). Les travaux firent aussi l’objet des quittances ci-après au sieur Chaussegros : du 30 octobre 1680 (7.062 livres, 5 sols, 1 denier, en acompte) ; du 20 juillet 1681 (acompte de 1.000 livres) et du 30 septembre 1681 (acompte de 1.800 livres) cf. Louis Baudoin, 1965, p. 203.

–1696 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Moupasset, 30 octobre 1696 (registre de l’Écritoire). Malpasset – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme (1872). Trad. Mauvais passage.

–1711 – 30 octobre – Le sieur Meyfredy, de Vidauban, qui s’était engagé à livrer 100 charges de blé et ne l’avait pas fait, est condamné à 600 livres de dommages et intérêt envers la Communauté d’Ollioules par arrêté du 30 octobre. Le Conseil, estimant le débiteur insolvable, délibère de ne pas demander d’intérêt et retire son information sous réserve que Meyfredy paye au comptant les 600 livres dues.

–1720 – 30 octobre : Alors qu’on recense encore un décès de la peste à Bandol, dès le 30 octobre 1720 Marseille reprend espoir : fin des distributions gratuites de nourriture ; emprunt pour relancer le commerce. 1er novembre : Grande cérémonie religieuse. 2 novembre : reprise des mariages. Dès le 16 novembre : nettoyage des rues (mais il y a encore des morts par dizaines) ; exorcisme par le curé des Accoules). Entre le 21 novembre et le 15 décembre, la pêche reprend, les fuyards reviennent, les boutiques rouvrent ; il y a en moyenne 2 à 5 morts par jour. Ordre est donné de désinfecter toutes les maisons où habitaient les pestiférés.

(Vallentin du Cheylard Roger, 2000).

–1721 – 30 octobre : Te Deum à Toulon marquant la fin de la peste. Larvée au début, la peste avait éclaté à Toulon en janvier 1721. Toujours par le même processus : un marchand Toulonnais nommé Gras, était allé clandestinement chercher des balles de tissus de laine à Aix où la peste sévissait. Les habitants de Sanary ne pouvaient plus aller aux moulins de la communauté pour moudre leurs grains car ceux-ci se trouvaient en terre d’OLLIOULES. Les six-fournais par contre, leur permirent de venir aux moulins qu’ils ont proche de terroir de SAINT-NAZAIRE, mais il fallait payer !es droits de mouture. Or, ceux-ci étaient plus élevés que ceux qu’ils avaient l’habitude de payer chez eux. Menacés d’être mis en prison, les habitants se calment, d’autant plus que la communauté qui a encore du blé fera transformer celui-ci en farine pour être distribuée aux plus pauvres. Il faudra une permission des consuls pour sortir cette viande du terroir. C’était une juste mesure. Il y aura au total, 13283 morts sur 26276 habitants, y compris 371 victimes à l’hôpital de Saint-Mandrier, soit la moitié de la population. Le dernier mort date du 7 septembre 1721, le Te Deum du 30 octobre, la fin officielle du 7 novembre 1721 (G. Delattre, ms, inédit ; Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980).

–1765 – 30 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Reynaudet, propriété de Jean Sibilli, 30 octobre 1765 (registre aux archives de la Major). Sibillis, bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Grand Vallon.


(Port de La Seyne-sur-Mer : départ de notre raid France-Afghanistan. Juillet – Octobre 1965)

EPOQUE CONTEMPORAINE

–1791 – 30 octobre : Jugeant la décision insuffisante, le 30 octobre, un grand nombre de beaussétans déposent une pétition en mairie : « adresse des citoyens du canton du Beausset à la municipalité pour demander sa protection dans le libre exercice de la religion à laquelle la loi les autorise ». Arguant de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, « nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public », les pétitionnaires (au nombre particulièrement élevé de 161) demandent à pouvoir suivre le libre exercice de leur culte religieux à la chapelle des Pénitents Bleus. Et ce au lieu et place de la chapelle St Dominique, les cinq prêtres insermentés (c’est-à-dire réfractaires) y « feront l’exercice de leur culte » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française). Le 13 janvier 1792, répondant (enfin ! ) à la pétition du 30 octobre de l’année précédente, le maire du Beausset autorise officiellement (et provisoirement) les prêtres réfractaires à exercer leur culte à la chapelle St Dominique. Il leur est désormais interdit de le faire au Beausset-Vieux et à la chapelle des Pénitents. L’église paroissiale est réservée à Laugier, prêtre assermenté (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

–1791 – 30 octobre : Economie – Municipalité – Services – Société – Le sergent de la commune du Beausset, Jean Louis Deprad, reçoit 36 livres pour la dépense de « farine » nécessaire pour coller les affiches depuis le début de la révolution. Il est vrai qu’il ne se passe pas de semaine sans qu’il n’y ait un ou plusieurs arrêté, décret ou loi à afficher. Notons que c’est la première fois que le mot « révolution » est employé dans le registre des délibérations communales

–1792 – 30 octobre : Un décret de la convention  interdit toutes les société populaires de femmes.

–1793 – 30 octobre (9 brumaire An II) :

1.  Réquisition prescrite par les administrateurs du district du Beausset, en vertu d’ordres supérieurs, sauf paiement, des draps bleu, blanc et écarlate de toute nature et de toute qualité, des draps de toute couleur « depuis les Elbeuf et en dessous », des étoffes en laine, propres à l’équipement des volontaires, des bas pour hommes, en laine ou en coton, aptes au même usage, enfin des toiles et des fils. Le tout devait être rendu dans les trois jours au Beausset (Archives de Sanary, D4).

2. Le Courrier d’Avignon (3o octobre 1793) rendit hommage à la vaillance et au patriotisme des bataillons de la Drôme, dont plusieurs venaient de traverser Avignon, et le chroniqueur ajoutait que les Dauphinois se montreront dignes de leur réputation. D’un autre côté, les canonniers du 6e bataillon de la Drôme faisaient merveille à l’armée de Sambre-et-Meuse et Condé passait pour avoir été tué d’un coup de canon tiré par eux (Fausse nouvelle). Ces quelques lignes modifieront certainement l’opinion à l’égard des soldats d’origine drômoise. Malgré les souffrances endurées et en dépit de multiples actes regrettables, leur attitude fut, d’une manière générale, bien meilleure que la conduite de nombreux autres bataillons. cf. Souvenirs intimes d’an volontaire de 1791• Le 2e bataillon de volontaires de la Drôme, etc., passim (rapporté par Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001)

3. On atteignait la fin octobre, le siège de toulon traînait en longueur ; la reddition de Toulon était d’une importance capitale pour la Convention, car si les armées républicaines ne parvenaient pas à l’emporter c’était la voie ouverte à l’invasion de la Provence. Aussi, les représentants retirent-ils le commandement à Carteaux, qui était en conflit avec Bonaparte qui avait reçu des canons et des mortiers, et proposait de concentrer toute l’artillerie sur un seul point de la défense, le fort de Malbousquet, pour l’écraser, tandis que Carteaux voulait battre tous les ouvrages de l’Ouest. (D’après le Commandant Nel), et ils le remplacent par Doppet qui vient de s’emparer de Lyon (Paul Maurel, 1945). François Amédée Doppet était le fils d’un fabricant de cire de Chambéry et naquit dans cette ville en 1753. Encore fort jeune, en 1771, il lui prit la fantaisie de s’enrôler dans un régiment de cavalerie, d’où il passa dans les Gardes-françaises. Il servit trois ans dans l’armée, avant d’entreprendre des études de médecine à Turin, au terme desquelles il fut reçu « docteur en médecine ». Lorsque éclatent les premiers troubles de la Révolution, François Amédée Doppet s’établit à Grenoble où il s’enrôle dans la Garde nationale et devient le propagateur des idées révolutionnaires, notamment au sein de la Société des amis de la Constitution de la ville, à laquelle il adhère dès sa création. « Il s’y fit remarquer par des discours écrits quelquefois avec chaleur, mais toujours dans un style plein de mauvais goût ». Doppet adhéra très rapidement au Club des Jacobins et devint également membre du Club des Cordeliers. Il suivit les assemblées populaires et collabora aux Annales patriotiques de Louis-Sébastien Mercier et Jean-Louis Carra. Il prit part à la prise des Tuileries, lors de la Journée du 10 août 1792. L’Assemblée législative le nomma lieutenant-colonel de la légion des Allobroges, qui lui devait sa formation, constituée avec des volontaires originaires des régions alpines et qui avait son dépôt à Grenoble. Après l’invasion de la Savoie, à laquelle il prit part en septembre 1792, la ville de Chambéry l’élut à l’assemblée nationale de la province, dont il provoqua la réunion à la France, de sorte qu’il fut désigné, avec trois autres de ses collègues, pour venir négocier cette affaire auprès de la Convention. Le 19 août 1793, François Amédée Doppet fut promu général de brigade et servit dans l’armée de Carteaux. Le 11 septembre 1793, promu général de division, il prit le commandement de l’armée des Alpes, où il remplaça le général Kellermann, nommé également général de division. Il dirigea le siège de Lyon et s’empara de la ville révoltée le 9 octobre 1793, faisant tous ses efforts pour empêcher le pillage et le massacre des habitants. Il fut ensuite chargé du commandement de l’armée qui devait reprendre Toulon aux Britanniques. Il commença le siège de cette place, mais ne tarda pas à passer à l’ Armée des Pyrénées orientales. Une maladie grave arrêta le cours de ses succès contre les Espagnols. Dès qu’il eut recouvré la santé, il prit la tête des troupes cantonnées dans les deux Cerdagne, entra en Catalogne et obtint encore quelques succès. Forcé de renoncer à son commandement vers la fin de l’année 1794, après la chute de Robespierre, il resta sans emploi jusqu’en 1796, époque à laquelle il obtint le commandement de Metz, qu’il ne conserva pas longtemps. Après le Coup d’État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797), François Amédée Doppet fut élu député au Conseil des Cinq Cents par le département du Mont-Blanc, mais son élection fut annulée par la Loi du 22 floréal an VI. Il se retira alors à Aix-les-Bains, où il mourut. Le général Carteaux, quant à lui, reçoit sa mutation comme général en chef de quitta ce commandement pour passer successivement à ceux de l’armée d’Italie et de l’armée des Alpes (Gérard Delattre).

–1794 – 30 octobre (9 brumaire an III) :

1. Création de l’École normale supérieure qui sera supprimée en 1822 puis rétablie en 1826) (Duby Georges, Histoire de la France, 1987 ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

2. Six arrêtés pris au Beausset le 9 brumaire an III (30 octobre 1794) par les représentants du peuple envoyés dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et de l’Ardèche, ont tous été imprimés à Marseille à 1′ « imprimerie révolutionnaire de Jean Mossy, l’an 3me de la République ». Devaient cesser leurs fonctions : 1° le juge de paix et le secrétaire-greffier du canton du Beausset ; 2° les membres composant le tribunal du district du Beausset ; 3° les membres du directoire de ce district ; 4° les membres composant le bureau de conciliation de ce même district; 5° les membres composant le comité révolutionnaire du même district ; 6° les membres de la municipalité du Beausset. Sans insister sur les causes de ces mesures, rappelons qu’un Sanaryen Granet, propriétaire au quartier de Sainte-Ternide, fut désigné pour faire partie du comité révolutionnaire. Les successeurs de toutes les personnes destituées sont, d’ailleurs nommés dans chaque arrêté. Les représentants du peuple étaient Auguis et J. J. Serres. Le nom de ce dernier figure seul sur chacune des six affiches (Archives de Sanary. Par suite d’une erreur, Auguis a été imprimé Anguis sur ces affiches). Un ar­rêté, pris au Beausset, le 9 brumaire an III (30 octobre 1794), par le représentant du peuple, Serres, envoyé dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et de l’Ardèche. « Les membres composant le tribunal du district du Beausset cesseront leurs fonctions, et sont nommés en remplacement les citoyens dont les noms suivent : François Nicot, ci-devant homme de loi, de La Cadière. François Revest, propriétaire, du Castellet. Berlue, propriétaire, du Port de la Montagne. Charles Laugier, propriétaire, d’Ollioules. Joseph Brunel, propriétaire, du Port de la Montagne. Commissaire national : Jean Louis Massot, du Port de la Montagne. Greffier : Desnoyers, du Port de la Montagne. Suppléants : Jean Honoré Pauchon, du Beausset. Joseph Eynaud, fils de Jean, du Beausset. André Seren, cultivateur, du Beausset. Jean Bizot, ci-devant aubergiste, du Beausset. Les citoyens ci-dessus désignés sont requis d’accepter les places qui leur sont confiées, à peine d’être regardés comme suspects et traités comme tels »… Nul doute qu’avec de tels arguments, la justice devait agir avec célérité, exactitude et impartialité. Le même jour un arrêté du même Serres remplace le juge de paix et le secrétaire-greffier du Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

–1797- 30 octobre (9 brumaire An VI) : Barrière Joseph d’Hyêres, Décugis Dominique du Castellet, Meissonnier François d’Hyères, Mouton Antoine du Castellet, Roussetot Gaspard perruquier d’Hyères, Roussetot Madeleine d’Hyères, sont condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

-1799 – Traduction de la copie de la réponse faite par le Grand Vizir à la lettre du général en chef Kléber, du 5 brumaire an VIII (27 octobre 1799), apportée par un Tartare le 7 frimaire (28 novembre 1799)(l’original a été remis à l’adjudant-général Morand qui doit aussi apporter la réponse de Mr. Smith à la lettre du général en chef du 8 brumaire ( 30 octobre 1799) et qui est retenu en mer par le mauvais temps). « Je désire autant que vous que l’évacuation de l’Egypte se fasse sans illusion de sang et la Sublime Porte incline également à adopter un pareil accommodement pourvu que les conditions proposées par les Français soient également conformes à sa dignité, aux traités faits entre elle et ses alliés et à ses justes prétentions sur l’Égypte. Telle est la réponse à la lettre que vous m’avez envoyée par le trésorier du très honoré Moustafa Pacha.

L’honoré et estimé commandant et plénipotentiaire anglais Sidney Smith, étant venu à mon quartier général, tout a été discuté avec lui et en présence du conseiller interprète russe l’honoré Frankini. On a cru ensuite convenable de charger le commandant Smith de négocier l’affaire relative à l’évacuation de l’Égypte, de la manière la plus avantageuse et la plus honorable et e désigner le lieu où les délégués français devraient se rendre.

Si Moustafa Pacha s’est immiscé, sans ordre et de son propre mouvement dans cette affaire, cela ne doit être d’aucune conséquence ; car la Sublime Porte, vu sa situation, ne lui avait délégué ni ouvertement ni secrètement aucun pouvoir pour traiter des affaires.            ,

Il est des principes consacrés par toute espèce de religion, tels par exemple que les faits doivent répondre aux promesse et qu’il ne faut point repandre du sang inutilement. C’est pour vous faire connaître tout cela et pour vous faire savoir que la Sublime Porte se prête toujours avec empressement a de pareils accommodements que la présente vous a été expédiée.

Écrit le 12 du mois de la lune Guemad al akter, l’an de l’hégire (21 brumaire an VIII)

–1834 – 30 octobre : deblieu Jean-François, supérieur des missionnaires diocésains de La Seyne, est curé de La Seyne le 30 octobre 1834 ; décédé le 9 mars 1855 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

–1836 – 30 octobre :  Louis-Napoléon Bonaparte est expulsE de France par Louis-Philippe.


(retour en famille du sommet du Mont Sinaï)

GUERRES

–1883 – 30 octobre : Alliance de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie avec le roi de Roumanie, Carol de Hohenzollern. Le roi Alphonse XII d’Espagne assiste aux manœuvres allemandes tandis que les Français s’istallent à Madagascar. En Allemagne, création des assuraces sociales (maladies).

–1886 – 30 octobre : La plupart des communes profitèrent des encouragements de l’Etat et du département : Le Beausset, Puget-Ville, Ollioules, Collobrières, Cuers, La Cadière, Solliès-ville, etc., eurent bientôt leurs salles d’asile qui se sont maintenues depuis avec le caractère d’établissements distincts et indépendants, ou qui ont été transformées en salles enfantines annexées, en exécution de la loi organique du 30 octobre 1886. Les salles d’asiles  découlaient de la pensée du pasteur norvégien Oberlin qui en 1767 avait conçu l’idée de répandre un peu d’instruction au milieu de ses paroissiens. Son œuvre se propagea en Lorraine jusqu’à la Révolution. La première salle d’asile de Paris ouvrit en 1801. Puis les Anglais développèrent l’idée, et en 1826 des délégués français se rendaient dans les Infant’s schools pour se familiariser avec la méthode enfantine qui y était employée. Restées longtemps du domaine de la charité pure, il fallut attendre l’ordonnance royale de 1837 pour que les salles d’Asile passent de refuges de la première enfance au statut de maisons d’éducation. Dans l’arrondissement de Toulon, la commune d’Hyères se mit en tête du mouvement en créant une salle d’asile dans les bâtiments de l’oratoire, confiée aux sœurs de Saint-Thomas qui la dirigèrent jusqu’en 1879. Toulon suivit en 1836, la Seyne en 1844, Pierrefeu en 1845. Malgré l’intérêt porté par le gouvernement, l’essai des salles d’asile ne fut fait que sur une échelle restreinte. Ce service ne prit une extension réelle que lorsque l’Impératrice Eugénie en eut accepté le haut patronage et que le décret du 21 mars 1855 en eut réglé l’organisation de manière définitive. L’effet attendu se produisit aussitôt : le préfet du Var encourageait ces œuvres et envoya une lettre circulaire aux maires, dont celui de Saint-Nazaire, le 18 juillet 1856. Mais cette commune ne sembla pas répondre favorablement aux désirs du préfet, reconnaissant toutefois en 1867 l’intérêt d’une salle d’asile pour la population, ainsi qu’en témoigne adresse faite par son maire à l’impératrice. La plupart des communes profitèrent des encouragements de l’Etat et du département (Bourrilly L., 1895b, p. 93 et suiv.).

–1906 – 30 octobre : Pour une enquête de moralité, Job CLERC donne son accord pour qu’un crédit de 2 000 F soit accordé à Antoine BONNAUD, fabricant de pipes, Pont-de-Vivaux, Marseille, indiquant que celui-ci exerce depuis de longues années, se maintient à la tête de ses affaires et paie régulièrement (M. Raphaël 1991).

–1914 – vendredi 30 octobre : Le Miroir n°51, dimanche 15 novembre 1914 : « Le communiqué signale encore des avances autour d’Ypres, d’Arras et dans l’Argonne. Mais ce qui est essentiel, c’est que le bulletin de l’état-major allemand, pour la première fois, avoue la défaite. Il déclare, en effet, que les troupes austro-allemandes en Pologne ont dû se re­tirer devant les forces russes venant d’Ivangorod, de Varsovie et de Nowo Georgiewsk, alors qu’auparavant leur défensive avait été victorieuse.

« Le prince Ruprecht de Bavière a lancé à ses troupes un ordre du jour injurieux pour l’An­gleterre. On sent de plus en plus que la haine de l’état-major allemand se concentre sur le Royaume-Uni, dont la loyale et active collaboration a déjoué ses plans.

« Dixmude, bombardé plusieurs fois par les Allemands, a été complètement détruit tandis que les localités des environs étaient saccagées.

« Le procès de Sarajevo (meurtre de l’ar­chiduc héritier d’Autriche) s’est terminé par quatre condamnations à mort.

« Les troupes autrichiennes ont renouvelé leur attaque — mais en vain — contre la fron­tière serbe.

« L’empereur d’Allemagne a décoré la grande-duchesse de Luxembourg, et sa mère, de la Croix-Rouge; on se demande si après avoir envahi le territoire luxembourgeois, il n’a pas voulu ajouter l’ironie à la violence.

« Dans l’Afrique australe, le général Beyers et l’autre général boer Dewet se sont soulevés contre l’Union sud-africaine à l’instigation des Allemands. Mais comme le colonel Maritz, ils sont poursuivis par les forces du gouver­nement et ont déjà subi des échecs signalés.

« Le roi d’Italie a passé, à Tarente, une revue à laquelle on attache une grande signification.

« La Russie a décidé d’expulser tous les Alle­mands et Austro-Hongrois encore résidant à Petrograd ».

Ce que le Miroir ne sait pas, c’est que le 30 octobre 1914 marque le début de l’occupation de l’Albanie par l’Italie.

–1915 – 30 octobre : Le sous-marin français Turquoise s’échoue sur une rive du détroit des Dardanelles, près de Nagara. L’EV Louis GUÉRIN, officier en second, tentera, avec le SM Marcel BEXQUE, de détruire le sous-marin pour lui éviter de tomber aux mains de l’ennemi. Parmi les marins français faits prisonniers, cinq perdront la vie au cours de leur captivité. Récupérée par les Turcs, rebaptisée Mustadieh Ombashi, elle ne reprit jamais la mer et nous fut rendue en 1919. Remorquée de Constantinople à Toulon par le sloop Algol (EMG 27/06/1919). Rayée le 12/11/1919. Vendue à Toulon le 1/04/1920.

–1918 – 30 octobre :  L’Armistice de Moudros met fin à la guerre entre les alliés et l’Empire ottoman.

-1925 – 30 octobre : Au cours de la séance du Conseil Municipal de La Seyne, on vote le classement du chemin de la Renardière pour son entretien, parmi les chemins stratégiques, à cause de la construction de la batterie (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 177 (cf. supra)).

-1933 – 30 octobre : Rissole ou sioucletière (assemblée générale des pêcheurs à Bandol, 30 octobre 1933 et 18 septembre 1952) : filet fixe de 100 m de longeur, d’une hauteur de 600 mailles (4 à 8 m) décrivant un cercle complet (destiné à la capture des siuclets). Engins de pêche et réglementation. Extraits des règlements prud’homaux, de 1829 à 2001 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 25 et suiv).

–1935 – 31 octobre : Retour à Toulon de l’Algérie et du Béarn Lors du retour en activité du Béarn, la 1ère escadre est commandée, depuis le 30 octobre 1934, par le vice-amiral Mouget qui a sa marque sur le croiseur de 10 000 tW Algérie. Le porte-avions ne sort de Toulon que le 29 octobre, en même temps que l’Algérie. Les deux bâtiments mouillent aux Salins dans la matinée et reviennent à Toulon dans la matinée du 31 octobre. Les premiers essais d’aviation se déroulent le 30 octobre .

-1935 – 30 octobre : LE PREMIER PORTE-avions françAIS – Sa grande refonte commencée le 23 février 1934 étant achevée, le porte-avions le Béarn est rattaché, le 28 octobre 1935, à la 1ère escadre commandée par le vice-amiral Mouget qui a sa marque sur le croiseur de 10 000 tW Algérie. Le porte-avions ne sort de Toulon que le 29 octobre, en même temps que l’Algérie. Les deux bâtiments mouillent aux Salins dans la matinée. Les premiers essais d’aviation se déroulent le 30 octobre. L’Algérie et le Béarn reviennent à Toulon dans la matinée du 31 octobre (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

-1938 – 30 octobre : diffusion aux États-Unis de La Guerre des mondes par Orson Welles, célèbre émission radiophonique qui marqua l’histoire des médias.

–1939 – 30 octobre :

1. LES CAMPS DE CONCENTRATION ET LES BRUTALITES ANTIJUIVES ? ON SAVAIT – A Londres, un communiqué officiel expose le système des camps de concentration et les brutalités nazies envers les Juifs et les opposants.

–1940 – 30 octobre :

1 ; Message du Maréchal à la Nation pour expliquer « la politique de Montoire » – Le Petit Journal du 1er novembre 1940 écrit : « c’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen que j’entre au­jourd’hui dans la voie de la collabora­tion… c’est moi seul que l’Histoire jugera… ». « Collaboration dans l’honneur » dit le maréchal Pétain. « Compréhension réfléchie » précise-t-on à Berlin. Tel est, défini de part et d’autre, le caractère des conversations franco-allemandes. Au lendemain de l’entrevue de Montoire : les paroles du Maréchal, le langage d’un chef : « C’est dans l’honneur – et pour maintenir l’unité française – que j’entre dans la voie de la collaboration. (…) C’est moi seul que l’histoire jugera. ». Voici le texte de l’allocution radiodiffusée que le maréchal Pétain a prononcée mercredi 30 octobre à la fin de l’après-midi et publié par le Figaro du 1er novembre : “Français, j’ai rencontré jeudi dernier « le Chancelier du Reich. Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué des inquiétudes. Je vous dois à ce sujet quelques explications. Une paix dans l’honneur n’a été possible, après la défaite de nos armes, que grâce à la dignité des Français devant l’épreuve, grâce à l’immense effort de régé­nération auquel ils se sont prê­tés, grâce aussi à l’héroïsme de nos marins, à l’énergie de nos chefs coloniaux, au loyalisme de nos populations indigènes. La France s’est ressaisie. Cette première rencontre entre le vain­queur et le vaincu marque le pre­mier redressement de notre pays. C’est librement que je me suis rendu à l’invitation du Führer. Je n’ai subi de sa part aucun diktat, aucune pression. Une collaboration a été envisa­gée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe. Les modali­tés en seront discutées ultérieu­rement. A tous ceux qui attendent aujourd’hui le salut de la France, je tiens à dire que ce salut est d’abord entre nos mains. A tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le pre­mier devoir de tout Français est d’avoir confiance. A tous ceux qui doutent comme à ceux qui s’obstinent, je rappel­lerai qu’en se raidissant à l’excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force. Celui qui a pris en mains les des­tinées de la France a le devoir de créer l’atmosphère la plus favo­rable à la sauvegarde des inté­rêts du pays. C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française — une unité de dix siècles — dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen, que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration. Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amé­lioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilitée l’administration et le ravitaille­ment du territoire. Cette collaboration doit être sin­cère. Elle doit être dépourvue de toute pensée d’agression. Elle doit comporter un effort patient et confiant. L’armistice, au demeurant, n’est pas la paix. La France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur. Du moins reste-t-elle souveraine. Cette souveraineté lui impose de défendre son sol, d’éteindre les divergences de l’opinion, de réduire les dissidences de ses colonies. Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsa­bles que devant moi. C’est moi seul que l’Histoire jugera. Je vous ai tenu jusqu’ici le lan­gage d’un père. Je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi. Gardez votre con­fiance en la France éternelle.”  (Le Figaro du 1er novembre 1940)

2. nouvelles de notre marine – Le 22 octobre, l’aviso-dragueur La Boudeuse convoie le Ouergha jusqu’au cap Finistère et rentre le 28 après avoir recherché le Katiola Après une indisponibilité du 30 octobre au 20 novembre, elle reprend ses activités (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

–1941 – 30 octobre :

1. Début de la bataille et du siège de Sébastopol, principale base navale de la flotte soviétique de la mer Noire, qui oppose l’armée allemande et l’armée rouge. Par ailleurs, les Allemands arrêtent leur offensive terrestre sur Moscou. Ils attendent que le gel durcisse le sol.

2. ROOSEVELT ACCORDE UN MILLIARD DE DOLLARS A L’URSS, un prêt sans intérêts, dans le cadre de la loi prêt-bail.

–1942 – 30 octobre :

1. La guerre en Afrique : Les 28, 29 et 30 octobre, il apparaît de plus en plus clairement que les forces de combat de Rommel ne sont plus à la hauteur de l’assaut britannique à El Alamein. Les flottes de bombardiers britanniques parcourent le ciel sans être dérangées et massacrent chaque rassemblement de troupes. C’est pour l’armée blindée, au sens le plus littéral du mot, une bataille sans espoir. Le chef de guerre le plus victorieux de toute l’Allemagne est confronté avec la supériorité matérielle des Alliés, con­tre laquelle aucune bravoure ne servait. « Le soldat le plus brave se fait quand même tuer par une bombe d’avion », dit Rommel, résigné, pour commenter la situation. Dans la nuit du 31 octobre, Montgomery mettra en route son opération « Super- charge » pour ouvrir une large brèche dans le nord. Après une heure de feu rou­lant, les Australiens attaqueront de front et de flanc le Régiment de grenadiers 125. Des unités blindées écraseront un groupe d’artillerie italien. Au matin du 31 octobre, les Britanniques seront sur la route côtière avec leurs chars lourds. Rommel jettera le Groupe de reconnaissance dans le combat, pour éviter que la partie nord de son front soit coupée. La 90e légère et la 21e D.B. allemandes passeront à la contre-attaque tandis que les derniers Stukas prendront l’air. La contre-attaque pourra rétablir la liaison avec les éléments encerclés de l’aile nord mais sans obtenir un succès décisif. Alors, Montgomery, pour donner le plus grand coup amènera tous les chars qui lui restent et les jettera dans le combat. Quatre cents chars d’assaut britanniques marcheront contre quatre-vingts à cent chars italiens et allemands (Paul Carrel, Afrika Korps, 1966).

2. GUERRE DU PACIFIQUE – A Guadalcanal, des croiseurs US bombardent les positions japonaises de Pointe Cruz. Que l la 1ère division de Marines attaquera le 1er novembre.

3. NOS NAVIRES DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – LE PAQUEBOT « PRESIDENT DOUMER » EST TORPILLE  – Le paquebot de 11 900 tx jb Président Doumer construit en 1934 pour les Messageries Maritimes, transformé en transport de troupes géré par la Biby Line Ltd. et utilisé sur le rail Suez-Aden-Bombay-Calcutta, a embarqué, le 13 août 1942, à Dubaï des volontaires de Madagascar. A Capetown puis à Barthurst, il a rencontré des bâtiments des FNFL. Le 16 octobre, le convoi de 36 navires est sorti de la Sierra-Leone. Après quelques jours, il s’est trouvé dans le secteur de patrouille de huit sous-marins ennemis qui s’acharnent à le détruire, du 27 au 31 octobre. Le Président Doumer, 2ème dans la 4ème colonne, est coulé par deux torpilles du sous-marin allemand U 604, au large de Madère, le 30 octobre à 21 h 29. Le 8 août 1947, il sera cité à l’ordre du Corps d’Armée (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

4. EDOUARD HERRIOT EN RESIDENCE SURVEILLEE – Hostile au régime de ¨étain, Edouard Herriot est placé en résidence surveillée.

–1943 – 30 octobre :

1. A MOSCOU, LES ALLIES CONFIRMENT LE PRINCIPE DE LA REDDITION SANS CONDITION DE L’Allemagne ;

2. LAÏK Maurice Jacques Pierre – Parmi les 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, nous relevons les noms de LAÏK Maurice Jacques Pierre (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Fils de commerçant juif, né le 27 Septembre 1928 à Marseille, et de LAÏK Nessim, dit Simon (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Commerçant juif, né le 11 Juillet 1896 à Tlemcen (Algérie), tous deux morts en déportation le 30 Octobre 1943 au camp d’Auschwitz , en Pologne  (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).

3. LA MARINE FNFL – Comme ses frères d’armes, l’aviso-dragueur Commandant Duboc assure escortes et patrouilles dans le triangle Famagouste, Port Saïd, Mersin, puis, en septembre et octobre, le soutien  aux opérations du Dodécanèse. Le 30 octobre, recueil d’un pilote de Hurricane dont l’appareil a pris feu devant Castellorizo. Le lendemain, en baie de Kalamaki, l’aviso talonne une pointe rocheuse y laissant son dôme d’asdic et endommage l’une de ses hélices. Du 15 au 17 novembre, passage sur dock, réparation de l’hélice et mise en place d’un nouveau dôme asdic (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

4. Au Brésil, le président VARGAS est renversé par un pronunciamento.

–1944 – 30 octobre : DECES DE CHARLES TESSEIRE à sanary – Le 30 octobre 1944, onze heures, est décédé quartier de Portissol, Joseph François Charles TESSEIRE. Déclaré « mort pour la France» par décision du secrétaire général aux anciens combattant, le 12/04/1945. »


(Monastère Sainte-Catherine du Sinaï. Cl. H. Ribot)

DEUXIEME MOITIE DU XXe SIECLE

–1946 – 14 septembre au 30 octobre : LA CONFERENCE DE FONTAINEBLEAU SUR L’INDOCHINE SE TERMINE SUR UN CONSTAT D’ECHEC. Néanmoins, Hô Chi Minh réclame une représentation diplomatique autonome à l’ONU. Toutefois, un accord partiel, devant entré en vigueur le 30 octobre, prévoit la reprise des négociations en janvier 1947. Dans l’attente, le gouvernement vietnamien s’engage à mettre fin aux hostilités et violence en Cochinchine (Jean-Charles Volkmann, 2003).

–1947 – 30 octobre : NOS FORCES D’extrÊME-orient – Le 26, COMAR MEKONG passe sur le Chevreuil et du 27 au 29, avec le Chevreuil, La Boudeuse transporte un bataillon de parachutistes entre Mytho, Sien Reap et Pnom Penh où elle reste du 30 octobre au 3 novembre (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

–1949 – 30 octobre : NOS FORCES D’EXTRÊME-ORIENT – La Boudeuse entreprend une surveillance de l’Annam jusqu’au 30 octobre où elle effectue un séjour jusqu’au 24 novembre à Saigon, un autre du 24 novembre 1949 au 13 janvier 1950. Le 28 novembre et le 22 décembre, elle effectue la liaison mensuelle avec les îles Paracels, poste de l’île Pattle (id.).

–1950 – Du 17 octobre au 15 novembre : NOS FORCES D’EXTRÊME-ORIENT – L’aviso Commandant Bory est en indisponibilité à Saigon avec passage au bassin, nouvelles réparations sur ses moteurs du 24 au 30 octobre (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

–1953 – 30 octobre : Le docteur Albert Schweitzer reçoit le prix Nobel de la Paix.

–1956 – 30 octobre : NOS FORCES NAVALES EN ALGERIE – L’aviso La Boudeuse appuie du tir de ses 90 mm la DBFM dans l’anse d’Anabra près de Nemours, et le 31 va reconnaître les côtes du Maroc Espagnol (id.).

–1959 – 30 octobre : NOS FORCES NAVALES – Le 30 octobre, l’aviso Commandant Duboc quitte Diégo-Suarez. Le 2 novembre, le bâtiment appareille de Mombasa vers Djibouti où il fait escale du 7 au 9. Le 13, l’escorteur franchit le canal de Suez et arrive à Bizerte le 18. Puis Oran (Gérard Garier, Les avisos de 630 t. Les 29 et 30 octobre, l’aviso La Moqueuse fait escale à Port Vendres avec l’escorteur rapide F775 Le Béarnais (id.).

–1969 – 27 octobre : un horticulteur de Saint-Mandrier tué par l’explosion d’une grenade – Comme nous l’avons écrit précédemment, le lundi après-midi, 27 octobre. Edmond Mussou, 26 ans, horticulteur dans la presqu’île, est décédé par suite de l’explosion d’une grenade. Ses obsèques ont eu lieu le jeudi 30 octobre. « Momond », né à Saint-Mandrier en 1943, fils d’Alexandre Mussou (1905-1972), navigateur, et de Cannelle Martin, née à Saint-Mandrier en 1909, avait servi un temps dans les marins-pompiers, puis travaillé aux « Coopérateurs du midi ». Ses parents et sa femme Jeanine tenaient, au moment du drame, un commerce de fleurs situé rue de la paix. Suite à cet accident mortel, de nombreux propriétaires ont requis le concours de la Protection civile pour détecter d’éventuels engins « de mort » dans leur jardin. Un quart de siècle après, la guerre tue toujours ! (Ken Nicolas, vol. 2, p. 320-321)

–1985 – 30 octobre :

-La promotion du GEM de Saint-Mandrier se nommera Dupleix. Le mercredi 30 octobre les apprentis mécaniciens de la flotte sont présentés au drapeau. Depuis le 25 janvier de cette même année, le Ministre de la Défense, Charles Hernu, a confié à la garde du G.E.M. de Saint-Mandrier, le drapeau de l’Ecole des Apprentis mécaniciens de la Flotte. La cérémonie du traditionnel baptême de la promotion sera remplacée dorénavant par la présentation au drapeau. Le Commandant du G.E.M., le Capitaine de vaisseau Pelliard, au terme de la présentation au drapeau de la promotion, a bien exposé sur le front des troupes, la signification de cette cérémonie empreinte de grandeur et de simplicité. « Apprentis mécaniciens de la promotion Dupleix, voici donc votre drapeau. Il est le témoignage des actions glorieuses auxquelles ont pris part vos aînés, il symbolise l’esprit de sacrifice et d’abnégation dont ils ont fait preuve. Le but de cette cérémonie est de vous le rappeler, de vous rappeler également qu’il porte deux autres inscriptions Honneur et Patrie » (Gisèle Argensse, 2000, p. 132).

–1990 – 30 octobre : Décès de l’économiste français Alfred Sauvy de qui je possède en bibliothèque La machine et le chômage – Le progrès technique et l’emploi. Paris, Bordas, 1980, 320 p.


(Egypte – sur les bord de la Mer Rouge, à Dahab, Sinaï. Cl. H. Ribot)

XXIe SIECLE

–2009 – 30 octobre : Décès de l’anthropologue et ethnologue français Claude Lévi-Strauss (1908-2009). Il est considéré comme l’un des plus grands penseurs du XXᵉ siècle et comme le principal fondateur du structuralisme en anthropologie.

–2019 – 30 octobre : meteo SANARYENNE : Lever de soleil à 7h 08, coucher à 17h 31. La journée est belle quoique le soleil soit quelquefois voilé, alors que le vent de secteur sud ne dépasse pas les 5 km/h. Quant aux températures, avec 22° pour les maximales et 13° pour les minimales, elles restent relativement printanières pour la saison.

–2020 – 31 octobre :

1. METEO DE SANARY : Pluie pour la journée. Le ciel ne se dégage qu’à partir de 16h. Le vent dominant est de secteur nord-ouest sans dépasser les 10km/h. Les températures sont normales pour la saison : 14° pour les minimales et 20° pour les maximales.

2. APPEL DE BABA YAGA A SANARY : Marie-odile Lautier. Libraire à Sanary depuis plus de trente cinq ans j’ai découvert au premier confinement que ma librairie faisait partie des commerces non essentiels ! Les tabacs,les pâtisseries,les grandes surfaces étaient eux essentiels ! J’ai décidé de proposer un drive piéton tous les matins Sauf dimanche et lundi à la librairie Babayaga ! Les personnes qui désirent obtenir un livre peuvent donc me téléphoner tous les matins de 9h à 12h au 04 94 74 64 67 ou m’envoyer un mail : Baba-yaga.librairie@wanadoo.fr. Je pourrais ainsi leur reserver le livre qu’elles désirent et leur donnerai en échange d’un chèque à travers la grille. Les temps sont durs pour les petits commerçants !

3. INFO : La Grèce a enregistré un tremblement de terre majeur de 7,0 près de Néon Karlovásion, à proximité immédiate de la Turquie. Le tremblement de terre a causé d’importants dégâts et un tsunami qui a inondé la ville d’Izmir. Près de l’épicentre, il y a des villes de plusieurs milliers d’habitants, comme Samos, qui compte environ 33 000 habitants, ou Néon Karlovásion avec une dizaine de milliers d’habitants, en prenant en considération sa zone métropolitaine. Depuis le tremblement de terre, vers 13h30, heure française, une multitude de vidéos et de photos des dégâts causés ont été diffusées. À Samos, de nombreux dommages sont signalés dans des fermes et des bâtiments historiques, comme l’église de Karlovasi. Des témoignages impressionnants émergent également de Turquie, notamment de la ville d’Izmir, où certains bâtiments se sont effondrés. Les informations sont encore incohérentes, mais plusieurs témoignages montrent le retrait de la mer avant l’arrivée de la vague, qui a entraîné de nombreux navires dans le port de la ville turque et envahi de nombreuses rues. Selon un bilan encore très provisoire, ce tremblement de terre dans la région aurait engendré le décès de 4 personnes. Selon les autorités turques, il y aurait au moins 120 personnes blessées (30 octobre 13h 40).


ACTUALITÉ : Ce 30 octobre 2026.

·  Le gouvernement français se prépare à une journée de mobilisation sous haute surveillance à l’approche des manifestations prévues le 31 octobre. D’importants moyens policiers sont annoncés. (Le Figaro).

·  L’attentat de Trappes continue de susciter une forte émotion. Le suspect a reconnu avoir visé des personnes en raison de leur origine ou de leur religion et a été mis en examen pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste. (Le Point et France 24).

·  En France, plusieurs expositions consacrées à l’archéologie méditerranéenne et au patrimoine antique connaissent actuellement un fort succès, notamment dans le sud du pays où l’héritage romain demeure un puissant facteur d’attractivité culturelle.

· L’Espagne observe trois jours de deuil national après une collision entre deux trains à grande vitesse ayant fait au moins 69 morts et plus d’une centaine de blessés (France 24).

· Au Proche-Orient, les négociations politiques se poursuivent après les élections israéliennes. Aucun camp ne disposant d’une majorité claire, les discussions pour former une coalition gouvernementale s’annoncent longues et complexes.


(Marseille 1945 – clcihé coll. H. Ribot)

UNE BLAGUE (vraie mais subtile) POUR LA ROUTE : Le climat se réchauffe, dit un Inuit. Ma femme, qui est très frileuse, me demande toujours de lui confectionner une bouillotte pour glisser dans son lit, le soir, avant qu’elle aille se coucher. Mais, à la place de l’eau bouillante, maintenant, elle veut que je remplisse sa bouillotte de glaçons


Eh bien voilà, il est 7  heures (du matin, heure nouvelle) ! ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous souhaite une belle journée pour ce 30 octobre, entre les couleurs de l’automne et les petites joies qu’il offre. Allez en paix tant que c’est encore possible !

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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