ÉPHÉMÉRIDES 6 OCTOBRE 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 6 OCTOBRE 2026 – 15e ANNÉE (n° 5191)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATION d’en-tête :   Egypte, hiver 2020.


1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR

🎉 Les éphémérides ? C’est un aperçu riche et varié de faits historiques, de célébrations et d’anecdotes locales, rendant hommage à des événements marquants et à des personnalités influentes. Si vous avez besoin de plus de détails rendez-vous sur ma page FB  ou sur mon site !

6 octobre, salut, BRUNO, c’est ta fête aujourd’hui ! De même que celle des 200 000 BRUNO de France prénommés ainsi et des 7500 familles portant ce nom.

Il est délicat de vouloir donner le sens exact de cet anthroponyme. Tout au plus peut-on dire que BRUNO, qui signifie en germanique ancien « bouclier » ou « source », peut également découler du provençal « brun », à la manière de « maure » ou de « poli ».

En tout état de cause, saint BRUNO fut le fondateur de l’ordre monastique des Chartreux. Né à Cologne en 1030, il est mort en Calabre en 1101. Nous devons à cet ordre les deux chartreuses varoises de la Verne (Collobrières) et de Montrieux (Méounes) dont les noms reviennent souvent dans les éphémérides que sont mes courtes notices historiques journalières.

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2. AUTREFOIS : auca [aouco], aouque : oie ; du latin auca, dérivé de avis « oiseau », racine  150/70028) ; auquier  « éleveur d’oie » se retrouve à Aups dans le nom d’un habitat rural d’époque  romaine. Au Castellet, l’auberge de l’Aouque avait pour enseigne une oie. (Levy 1909).


3. AU CALENDRIER REPUBLICAIN, ce quinzième jour du mois de vendémiaire An II était celui de l’ÂNE, l’un des animaux les plus fréquents de l’iconographie religieuse toutefois.


4. DICTON DU JOUR : « À la Saint‑Bruno, l’automne met son manteau. » Un dicton peu courant, mais qui colle bien à cette période où l’air commence à changer de texture.


5. PENSÉE DU JOUR : « Ce que tu nourris grandit : accorde aujourd’hui ton énergie à ce qui t’élève. » Une pensée simple, presque murmurée, mais qui peut orienter toute une journée.


6. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE

📚 Ribot H. – « Les fouilles du castrum de Sainte-Madeleine », Archéologie Médiévale, XV, Caen, CNRS, 1985, p. 103-156. N° d’enregistrement : H 2552 B 4 1 A


7. MÉTÉO MARINE pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 80%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel peu nuageux.
Vent d’ENE force 3 tournant ESE force 4 en milieu de journée puis E. Rafales atteignant 23 nœuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte de S. Visibilité excellente.. Température : 25°.


8.                                                                                 ÉPHÉMÉRIDES

Pour ceux qu n’ont pas le temps de lire :

France : –1789 – 6 octobre : Installé aux Tuileries, le roi est désormais prisonnier de sa capitale.

Histoire locale

1486 :  Camp de Mantel lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Giniez.

1869 : à Sanary, la fontaine donne bien peu d’eau.

-2026 : à Grenoble – Après les lycéens, les personnels de l’Éducation nationale, des organisations étudiantes et des parents d’élèves entendent à leur tour descendre dans la rue.


SÉLECTION DU JOUR

France : –1789 – 6 octobre : La foule, grossie par l’arrivée du deuxième cortège, passe la nuit à l’extérieur du château, tandis que le roi, qui a finalement donné hier sa sanction aux décrets et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dort paisiblement, rassuré par la présence des gardes. A 6 heures du matin, excité par sa nuit de veille, le peuple envahit le château. La Fayette accourt et, pour la seconde fois, le roi se soumet : depuis son balcon, il promet de se rendre à Paris. L’Assemblée, réunie, décide de suivre le souverain dans la capitale. L’immense cortège, formé par la famille royale, les gardes, les députés et la foule, se rend à Paris, au milieu des cris du peuple : « Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron. » Installé aux Tuileries, le roi est désormais prisonnier de sa capitale (agenda du Bicentenaire).

Expédition d’Égypte (1798-1801) : aucune occurrence.

Histoire locale

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1178e livraison – 1486 – 6 octobre :  TOPONYMIE MARSEILLAISE –

1. Campus Claudii Cailholi appellatus de Soliers. (charte aux archives de l’Evêché). Camp de Soliers – quartier  rural, commune de Marseille, quartier  de Saint-Marcel, à Tribols. Première mention : Puteus de Soleriis, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché). Voy. Caillols

2. Camp de Mantel lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Giniez, mentionné le 6 octobre 1636 dans un acte des chartes de Saint-Victor.

SANARY-SUR-MER : 978e livraison – 1869 – 6 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de  Marius Michel, maire de Sanary –  Mercredi  – Temps superbe. Calme plat. A 10 heures du matin petite brise du large. Temps d’été .  On a découvert hier que les tuyaux de notre fontaine perdaient quelque part du trajet. Nous avons donné ordre à Constant, le fontainier, d’aller porter remède au mal après l’avoir constaté. Notre fontaine donne bien peu d’eau, nous serions pourtant étonnés qu’elle tarisse complètement ce qui n’est jamais arrivé à Saint-Nazaire. J’ai été m’assurer du mal. On l’a trouvé et comme on n’a pas le temps aujourd’hui, demain on pansera l’endroit malade pour le guérir.

OLLIOULES : 476e livraison. Aucune occurrence.


9.                                                           ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE

(classement chronologique)

📰 Antiquité :

Epoque romaine – A Sanary, au quartier de Sainte-Trinide, les fragments de céramique et de tegulæ couvrent deux hectares environ. La chapelle Sainte-Trinide est partiellement construite sur un soubassement en petit appareil, datable du Ier ou du IIe siècle ap. J.-C. Ce bâtiment semble isolé, il pourrait s’agir de la cella d’un petit temple rural ou d’un mausolée, peut-être situé à un croisement de limites de centuries si l’on suit la restitution de G. Chouquer et Fr. Favory (1992, p. 148). Un bloc d’assise de jumelles de pressoir se trouve à l’entrée d’une propriété voisine ; le bloc, en calcaire, porte la trace du sol de béton. C. Bottin signale la découverte de meules à grains. L’occupation débute dès la seconde moitié du Ier siècle avant J.-C. et se poursuit jusqu’au début du IVe siècle ap. J.-C. au moins. Mobilier : céramique : campanienne, sigillée sud-gauloise, commune à pâte claire de l’atelier de Portissol ; amphore gauloise (G.4, marque QCA) ; dolium ; meules à grains.


📰 Moyen Âge

–1228 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE – Caviszac (charte aux archives municipales)première mention de Cavissât, quartier rural, commune de Marseille, au quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs (1872).

–1242 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE – Fons Scurus (charte aux  archives municipales). Font-Obscure,  quartier rural,  commune de Marseille,  quartier de la Palud.

–1271 – 6 octobre : Hommage à Burgondion de Roquefeuil, seigneur de Puyloubier, par Raymond Hugolen, Hugues de Puyloubier, Ferrand et les habitants dudit lieu. (Acte 567 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : IND. : Notes sur Trets de F. André : Bibl. de M. J. de Barbarin).

–1321 – 6 octobre :  TOPONYMIE MARSEILLAISE – Camp Redon (charte aux archives municipales). Camp-Rond – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.  Première mention : Campus Rotundus, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales).

–1376 – 6 octobre : GREGOIRE XI QUITTE LA PROVENCE POUR ROME (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).

La rade de Saint-Nazaire était très fréquentée par les navires se rendant de Marseille vers Toulon. En effet, les vents contraignaient les navires à faire relâche dans le golfe, car franchir le Cap Sicié était une rude entreprise pour les navires de cette époque. Cela permit à divers hôtes de marque de faire un court séjour près de Saint-Nazaire et de s’y ravitailler en vivres frais. Ce fut le cas pour le pape Grégoire XI qui, reportant le siège pontifical d’Avignon à Rome, et venant de Port-Miou, près de Cassis, fut contraint les 4, 5 et 6 octobre 1376 de chercher refuge en face de Saint-Nazaire (cf. Baratier (Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145) et pour Six-Fours Duprat (p. 253). Place A., Ribot H., Rotger B., 1982. MS à la bibliothèque de la Chambre des Députés – Paris).

Sur son trajet, il a mouillé dans la baie de Sanary-Le Brusc : l’auteur de la relation du voyage de Grégoire XI dit que Ronsellis est une plage « …plaga de Ronsellis…non habet habitationem » (Amielh P. – Itinerarium domini Gregorii Papae undecimi, Le voyage de Grégoire XI ramenant la papauté d’Avignon à Rome 1376-1377, Florence 1952 traduction d’après Pierre Ronzy, dans : Baratier 1971, Doc. d’Hist. de la Provence, p. 143-145).

Catherine de Sienne, religieuse dominicaine célèbre, accompagnant le pape Grégoire XI quand il délaisse Avignon pour retrouver Rome quitte le convoi au Brusc. Elle est accueillie par les Toulonnais. Au lieu qui prit le nom de bon rencontre. Une chapelle votive fut édifiée à l’endroit qui, par la suite, fut vendue à la révolution comme bien national et transformée en guinguette. Quant au bout de 3 jours, elle reprit la route pour rejoindre le pape au Lavandou. Les Toulonnais accompagnèrent Catherine de sienne jusqu’à un lieu qui prit le nom de sainte Catherine. La chapelle votive, qui fut construite peu après les combats féroces qui s’y déroulèrent pendant le siège de 1707. La chapelle, quant à elle, fut détruite lors de la construction du fort Sainte Catherine en 1764 (F.T., 2020).


📰 Renaissance

–1486 – 6 octobre :  TOPONYMIE MARSEILLAISE –

1. Campus Claudii Cailholi appellatus de Soliers. (charte aux archives de l’Evêché). Camp de Soliers – quartier  rural, commune de Marseille, quartier  de Saint-Marcel, à Tribols. Première mention : Puteus de Soleriis, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché). Voy. Caillols

2. Camp de Mantel lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Giniez, mentionné le 6 octobre 1636 dans un acte des chartes de Saint-Victor.

–1556 – 6 octobre :  TOPONYMIE de cassis – Maulsan (registre aux archives de l’Evêché). Maussan – lieu-dit,  commune de Cassis, quartier de la Douane. Première mention : Lo Mal Sant, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

–1571 – 6 octobre : BATAILLE DE LEPANTE – Le 6 octobre, la flotte de la Ligue mouille à 20 nautiques des Turcs qui ont pris position à l’entrée du golfe de Lépante – ou de Corinthe – avec Ali Pacha au centre, Mohammed Siroco à droite et Ullugh Ali à Gauche.. C’est là que l’on apprend que les navires turcs sont en fait 250 alors que les chrétiens en comptent 202, les voiliers n’ayant pas rallié. Les galéasses feront la différence (Henri Ribot, Atelier du 23 février 2010 « Marines et guerres navales au 16ème siècle -La bataille de Lépante et l’invincible Armada-, Découvertes et Civilisations, Médiathèque, Sanary).
La bataille de Lépante est l’une des plus grandes batailles navales de l’histoire. Elle s’est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras en Grèce, à proximité de Naupacte, appelée alors Lépante. La puissante flotte ottomane y affrontait une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte Ligue à l’initiative du pape Pie V).


📰 Temps modernes

–1636 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE –  Camp de Mantel – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Giniez (acte au cartulaire de Saint-Victor).

–1639 – 6 octobre : TOPONYMIE MARSEILLAISE –

1. Servières (registre aux archives de Saint-Victor) – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet (1872). Première mention : Lansum Johannis de Serveriis, 14 octobre 1303 (acte notarié).

2. Cairans ou Saint-Pierre, 6 octobre 1639 (registre aux archives de Saint-Victor) – quartier  rural, commune de Marseille, quartier  de Saint-Pierre. Première mention : Vallis de Cairans, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).

–1660 – 6 octobre : Mort de Scarron, l’époux de Françoise d’Aubigné, de qui l’on disait que pour lui « une femme était le meuble le plus inutile de la maison ». L’homme est toutefois resté dans l’histoire pour l’épitaphe qu’il composa lui-même :

« Celuy qui cy maintenant dort
Fist plus de pitié que d’envie
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.

« Passant ne faites aucun bruit
Et gardes bien qu’il ne s’éveille,
Car voici la première nuit
Que le pauvre Scarron sommeille. »

(André Castelot, L’Almanach de l’Histoire, 1962)

–1720 – dès le 6 octobre : ON APPREND QUE LA PESTE EST A BANDOL (Cayol M., 1980).


📰 Epoque contemporaine

–1789 – 6 octobre : RAMENÉ AUX TUILERIES, LE ROI EST DÉSORMAIS PRISONNIER DE SA CAPITALE – Enjeu : subordination du pouvoir royal à la pression populaire.
Marche des femmes sur Versailles, la famille royale doit regagner Paris, le peuple parisien ramène le roi et sa famille à Paris (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Viguier, 1993 , Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
MARDI 6 OCTOBRE – La foule, grossie par l’arrivée du deuxième cortège, passe la nuit à l’extérieur du château, tandis que le roi, qui a finalement donné hier sa sanction aux décrets et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dort paisiblement, rassuré par la présence des gardes. A 6 heures du matin, excité par sa nuit de veille, le peuple envahit le château. La Fayette accourt et, pour la seconde fois, le roi se soumet : depuis son balcon, il promet de se rendre à Paris. L’Assemblée, réunie, décide de suivre le souverain dans la capitale. L’immense cortège, formé par la famille royale, les gardes, les députés et la foule, se rend à Paris, au milieu des cris du peuple : « Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron. » Installé aux Tuileries, le roi est désormais prisonnier de sa capitale (agenda du Bicentenaire).

–1791 – 28 et 6 octobre : LOI REGLANT L’USAGE DE LA VAINE PATURE ET DE LA COMPASCUITE : La vaine pâture est décriée car elle dévaste les propriétés, dévore les clôtures, s’oppose au renouvellement des taillis, empêche les semis des bois, dégoûte des améliorations et arrête ainsi tous les rapports, les progrès de l’agriculture. Son exercice né au temps de la vie pastorale, au moment où toutes les terres étaient en friche et les champs sans valeur, a devancé la production en facilitant l’éducation des troupeaux. Son exercice est réglé par la loi du 28 septembre – 6 octobre 1791. Elle existait dans la plupart des agglomérations, mais est restreinte aujourd’hui (en 1844) aux communes de (essentiellement des communes du haut Var, de l’est Var et, pour le centre Var, de Pourrières. (…) Le droit de parcours, plus communément connu ici sous le nom de compascuité, également réglé par la même loi, se distingue du droit de vaine pâture en ce sens qu’il est réciproque entre les communes qui y sont soumises. Il n’existe plus en 1844 que dans les communes de Seillans, Brovès, Coursegoules, Bezaudun, Gréolières. Le projet de code rural préparé en 1808, et dont la discussion est réclamée annuellement par un grand nombre de conseils généraux, au nombre desquels figure celui du Var, prononce l’abolition de la vaine pâture et du parcours. (… Mais) ces dispositions n’ont pas obtenu l’adhésion de la commission de la cour impériale d’Aix, à l’examen de laquelle elles ont été soumises, en vertu du décret du 19 mai 1808. (…) Cet avis ne nous paraît conforme ni à l’intérêt public ni à celui du bas peuple sur lesquels on l’a fait reposer. Ajoutons que les ventes qui ont lieu aujourd’hui (1844) n’offrent nulle part, dans le département, la réserve dont parle ce même avis (Noyon, 1844, p. 553-554).

–1792 – 6 octobre : VOLONTAIRES MARSEILLAIS, ON VOUS AIME BIEN, MAIS … – Le 6 octobre 1792, les « Amis de la Liberté et de l’Egalité » de Marseille envoient au Beausset deux commissaires, Payen et Sadoulet, auprès de leurs homologues, les « Amis de la Liberté et de l’Egalité » du Beausset, afin de savoir ce qui s’est passé dans la journée du 27 septembre au passage du 2ème bataillon de la Légion marseillaise. Le conseil municipal reconnaît que « malgré qu’une grande partie de ce bataillon se soit mal comportée dans le canton le jour de son passage, la municipalité avait pourtant délivré un certificat de bien-vivre et le procès-verbal avait été dressé en faveur du bataillon. Les deux pièces n’avaient été accordées que pour la décharge des deux chefs du bataillon à qui les officiers municipaux et les habitants rendent justice, et que désirant entretenir la bonne harmonie qui règne entre la ville de Marseille et le canton du Beausset, (le conseil) a unanimement décrété d’oublier les insultes personnelles qu’ils avaient reçues et que pour ne pas compromettre les habitants ni le dit bataillon, s’il avait ordre dépasser au Beausset, Messieurs les commissaires seraient priés d’employer tous leurs soins ainsi que les Amis de la Liberté et de l’Egalité de Marseille auprès des corps administratifs, pour lui faire tenir une autre route ». En fin de compte, cela signifie « volontaires marseillais, on vous aime bien, mais ne repassez donc plus par Le Beausset ! » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

–1793 – 6 octobre : ADOPTION DU CALENDRIER REPUBLICAIN – Le nouveau calendrier républicain adopté la veille fut mis en usage le 6 octobre 1793, à l’époque où le terroir seynois voyait la guerre se dérouler sur son sol ; il ne fut donc appliqué, au début, que chez les officiels républicains. Il était appelé à régler la vie des citoyens, les actes officiels, les contrats, les foires, les marchés, etc. Pour ce qui a trait aux jours de foire et de marché, lesquels étaient d’un usage séculaire, le fameux Calendrier républicain ne fit que créer la confusion mais le monde rural resta fidèle à ses habitudes ancestrales (Louis Baudoin, 1965, p. 329).

–1798 – 6 octobre (15 vendémiaire): Les élèves de l’École polytechnique partis pour l’Égypte passent au Caire leur examen de sortie d’école devant un jury présidé par Monge.

–1813 – 6 octobre : LAFOREST Jean-Joseph, supérieur du séminaire de La Seyne (ancien couvent des Capucins) et curé de cette paroisse depuis le 6 octobre 1813, décède le 31 juillet 1834 (Louis Baudoin, 1965, p. 423).

–1836 – 6 octobre : OBELISQUE DE LA PLACE DE LA CONCORDE – L’obélisque de Louqsor arrive en France. Il sera installé à Paris, place de la Concorde.

–1867 – 6 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de  Marius Michel, maire de Sanary –  dimanche – Temps mauvais, très froid, anormal, pas de saison. Vent de nord-ouest très fort ! le thermomètre marquait 6° le matin à 8 heures. Chevret a fait publier que ce soir il y aurait chez lui une fête comme dimanche passé avec ballon et illuminations et le soir grand bal, etc. Les chasseurs ont encore été déçus ce matin malgré toutes les apparences favorables. Pas un pigeon, pas même un chardonneret. L’après-midi et le soir, Chevret n’a pas pu lancer son ballon ni faire les illuminations, le vent fort et froid a mis obstacle à tout.

–1869 – 6 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de  Marius Michel, maire de Sanary –  Mercredi  – Temps superbe. Calme plat. A 10 heures du matin petite brise du large. Temps d’été .  On a découvert hier que les tuyaux de notre fontaine perdaient quelque part du trajet. Nous avons donné ordre à Constant, le fontainier, d’aller porter remède au mal après l’avoir constaté. Notre fontaine donne bien peu d’eau, nous serions pourtant étonnés qu’elle tarisse complètement ce qui n’est jamais arrivé à Saint-Nazaire. J’ai été m’assurer du mal. On l’a trouvé et comme on n’a pas le temps aujourd’hui, demain on pansera l’endroit malade pour le guérir.


📰 Guerres

–1880 – 6 octobre : AJELLO’S SAGA – Naissance de Antoinette Louise Ajello (Azello sur le registre), fille de Nicolas Ajello (Azello sur le registre), pêcheur, 36 ans, domicilié à Saint-Mandrier, et de Anne Joséphine Cancelin, 33 ans, née à Toulon. Les témoins sont : Bras Antoine, garde-champêtre, et Chèvre Henri, propriétaire. Adjoint spécial : Louis Guiraud. L’enfant mourra 9 heures après sa naissance (Etat-civil de Saint-Mandrier (Registre des naissances de 1880, acte n°29).

–1900 – 6 octobre : SAINT-MANDRIER ET LE CYCLISME – Le Petit Var du 6 octobre 1900 nous apprend que les cyclistes de Saint-Mandrier, au nombre de dix-huit, ont décidé de se constituer en société : le Vélo-sport mandriérien, sous la présidence d’Eugène Jouvenceau. Comme les boulistes et les jouteurs, les cyclistes de la presqu’île ont été tentés par un certain autonomisme sportif (Le Petit Var du 6 octobre 1900 ; Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).

–1908 – 6 octobre : NAUFRAGE DU SOUS-MARIN « FRESNEL » (Q 65, type Pluviôse, LV Maurras) – Le Fresnel venait de Rochefort et se rendait à La Pallice pour effectuer ses essais, avec à bord des ouvriers de l’arsenal de Rochefort devant suivre les essais. A 6h, à l’entrée du port, en voulant doubler la jetée sud de l’avant-port, il toucha cette jetée et coula immédiatement par 8 m de fond. La plupart des membres de l’équipage étant sur le pont se jeta à l’eau immédiatement et fut récupérée par le Nénuphar. Pas de morts. Renfloué le 9 novembre 1908 il fut remis en état. C’est à la suite de cet accident que la décision fut prise de supprimer le dispositif de tube d’étrave sur les sous-marins de ce type exceptés les Vendémiaire, Ventôse, Germinal, Floréal et Prairial qui le conservèrent.

–1915 – 6 octobre : TORPILLAGE DU PAQUEBOT « PROVINCIA » – Comme une traînée de poudre, mercredi 6 octobre, la triste nouvelle du torpillage du paquebot Provincia de la compagnie Cyprien Fabre, de Marseille, se répand bien vite parmi les familles de marins du Creux Saint-Georges qui ont des leurs sur ce navire. Mais l’émotion s’atténue tant soit peu par l’assurance que tout l’équipage était sauvé, car parmi le personnel du bord, se trouvaient les Mandréens Joseph Ayello, Marius Bruxaux, François Aiguier, Martin Aimé, Théophille Jouvenceau et Michel Mamelalla, embarqués depuis le début, des hostilités comme faisant partie de l’effectif de la Provincia. A la grande joie des familles, les rescapés sont ramenés au Creux Saint-Georges le 18 octobre (Gisèle Argensse, 1989, p. 155).

Biographie succincte du cargo SS Provincia : 1882 : mise en service. En 1914 : la compagnie Fabre possède 11 navires, trois seront perdus pendant le conflit 1914 – 1918 : SS Libia, Provincia et Liberia. 1915 – 24 septembre : Le paquebot britannique Olympic, jumeau du Titanic, transporte 6 000 hommes en direction de Mudros, et s’arrête en chemin pour sauver un canot de naufragés du vapeur français Provincia. L’opération n’est pas sans danger : la région est sillonnée par les sous-marins allemands, et un navire de cette taille, à l’arrêt, fait une cible facile. Suite à cet événement, le capitaine de l’Olympic, Bertram Fox Hayes, est blâmé par l’amirauté britannique pour avoir mis son navire en danger, ainsi que les troupes et donc les opérations pour lesquelles elles sont requises, mais il est félicité par la France (Henri Ribot).

–1920 – 6 octobre :

1. HOPITAL DE LA MARINE ET POPULATION – Ce sont toujours les médecins de l’hôpital qui soignent les habitants de la section de Saint-Mandrier. Pour la délivrance des médicaments, le ministre, par D.M. du 6 octobre 1920, l’autorise aux habitants du Creux Saint-Georges à titre onéreux, et dans la limite des disponibilités de la pharmacie de l’hôpital Saint-Mandrier, de tous les médicaments à l’exclusivité des spécialités et vins médicamenteux, aux familles du personnel de la marine ; les autres habitants de la localité ne devant pouvoir bénéficier dans les conditions fixées par la D.M. du 5 mai 1893, que des médicaments à délivrer d’urgence (Gisèle Argensse, 1989; p. 171).
2. PORTE-AVIONS « BEARN » – Venant des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne, la coque inachevée du Béarn va servir pour des essais d’aviation en octobre. Les essais devaient initialement se faire à Hyères mais, faute de crédits pour le remorquage, ils seront réalisés à Toulon malgré l’encombrement de la rade. La coque est amarrée sur le coffre 7, par l’avant. Une plate-forme en bois de 43 m de long et 9 m de large, avec une rampe d’accès, est mise en place sur le pont blindé inférieur. Elle est équipée avec un système de freinage semblable à celui essayé à Saint Raphaël, avec des câbles transversaux en chanvre reliés à des sacs de sable et une mire. Le grand jour sera le 20 octobre. Nous y reviendrons. (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

–1923 – 6 octobre : UNE ECOLE PRATIQUE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE A LA SEYNE – Pour l’école Martini de La Seyne, un décret du 6 octobre 1923 transforme les sections industrielles autorisées antérieurement qui deviennent : L’école pratique de commerce et d’industrie. Cette institution n’accueille à ses débuts qu’une trentaine d’élèves refoulés des sections modernes. Elle a comme premier directeur M. Roman qui prendra après quelques années, la direction de l’école Rouvière où il accomplira la plus grande partie de sa carrière (Marius Autran, tome 3, 1990).

–1934 – 6 octobre :  Le roi Alexandre de Yougoslavie s’embarque à Zelenika pour gagner Marseille où il sera assassiné.

–1939 – 6 octobre :

1. FRANCE ET ANGLETERRE REFUSENT L’OFFRE DE PAIX DE L’ALLEMAGNE – Hitler « offre la paix à la Grande-Bretagne et à la France, le problème polonais ne se posant plus». Plusieurs Etats neutres et le Vatican appuient cette démarche. Refus catégorique des Français le 10, des Anglais le 12 (Rossel André, 1985).
2. NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Arrivé le 28 à Casablanca ; l’aviso Elan en part le 30 et arrive à Brest le 6 octobre (Gérard Garier Les avisos de 630 tonnes).

–1940 – 6 octobre :

1. NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – – Du 4 au 6 octobre, l’aviso Commandant Delage escorte le cargo Penerf de Casablanca à Oran et au retour, du 6 au 8 le chalutier Pescagel (id.).
2. PUBLICATION DE LA LOI SUPPRIMANT LES ECOLES NORMALES PRIMAIRES (André Rossel, 1985). Sur le plan scolaire, l’Etat Français édicta des lois qui préparaient le retour à la situation qu’avait connue la France avant l’avènement de la Troisième République. Interdiction (qui entraînait la révocation des fonctionnaires appartenant déjà aux catégories visées) aux juifs, aux dignitaires de la franc-maçonnerie d’exercer des professions d’enseignement ou autres, de se présenter aux examens. Les «résistants », et parmi eux un très grand nombre d’universitaires, furent traqués comme malfaiteurs, emprisonnés, déportés, assassinés. Subventions importantes aux écoles privées; rétablissement de l’enseignement congréganiste; violation de la neutralité par l’introduction (non réalisée d’ailleurs) de l’enseignement religieux à l’école publique. Suppression des écoles normales. Suppression des représentants élus par le personnel dans les Assemblées consultatives, notamment au C.D. Suppression des garanties en matière disciplinaire. Dissolution et spoliation des syndicats professionnels, des associations péri et postscolaires laïques, notamment de la Ligue de l’Enseignement et de ses filiales. Organisation de la délation et d’une surveillance policière sur tout le territoire. Etouffement de la pensée libre. Reniement des principes républicains de liberté, égalité, fraternité, proclamés en 1789 et dont il fallut effacer la trace au fronton de nos édifices, comme elle devait disparaître dans l’enseignement de nos écoles publiques (Palméro J., 1958, p. 352).
3. DANS LA ZONE LIBRE A PARTIR DU 6 OCTOBRE, LA CHASSE sera autorisée deux jours par semaine le jeudi et le dimanche (Le Petit Journal du 21 septembre 1940).

4. A LA « UNE » DES JOURNAUX –

« La chasse sera ouverte à dater du 6 octobre.  (La Dépêche du Midi)

« Mangeons de l’ortie et donnons-en à manger » (Le Matin du 7 octobre 1940).

« On disait : Je m’en moque comme de l’an quarante ». L’an quarante s’est bien vengé. » (Aujourd’hui du 7 octobre 1940).

« 40 civils tués à Boulogne-sur-Mer par les bombardiers de la R.A.F au cours de la semaine dernière. Une vive indignation règne parmi la population. » (Paris-Soir du 7 octobre 1940)

–1941 – 6 octobre : FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES – Le général de Gaulle, N° 989 / CAB, 4, Carlton Gardens S.W.I. « Le 8 octobre 1941. Amiral, j’ai pris connaissance du télégramme n° 4298 A du 6 octobre 1941 de notre Officier de liaison à Freetown relatif à la belle conduite des Officiers et de l’équipage du « COMMANDANT DUBOC » lors du torpillage du « SILVER BELL ». Je vous prie de leur transmettre le témoignage de ma satisfaction. Veuillez agréer, Amiral, l’expression de mes sentiments cordialement dévoués. Signé : Général de Gaulle ».

–1942 – 6 octobre :

1. NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Le 6 octobre, l’aviso La Boudeuse quitte Casablanca pour grand carénage à Alger tout en escortant le convoi K33. Il arrive dans ce port le 9 après avoir laissé le convoi à Oran le même jour. La Boudeuse sous le commandement du C.C. Mayer a séjourné en Afrique du 23 juin 1941 au 6 octobre 1942 (Gérard Gariern Les avisos de 630 tonnes).

2. KLAUS MANN, CARNET « LE TOURNANT » – 6 octobre. André Gide and the Crisis of Modem Thought est fini, à la grande satisfaction de mon éditeur. The Turning Point : Thirty-Five years in this century est paru et on en dit beaucoup de bien. Belles lettres, excellentes critiques. Pourtant, je reste déprimé. Sentiment paralysant d’être exclu.

–1943 – 6 octobre :

1. SABOTAGE A BORD D’UN NAVIRE DE GUERRE AUX FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE. Dans la soirée du mercredi 6 octobre 1943 le poste radio du chasseur N° 9 utilisé par la marine allemande est saboté. Tous les appareils sont détériorés à coups de marteau. Les fonctionnaires de la Gestapo arrivés le matin sur les lieux procèdent à une enquête. Aucune plainte n’est déposée au poste de police de La Seyne (A.D.Var : 1W81. CR du 7 octobre 1943. Rapport du commissaire de Toulon au préfet du Var).

2. De Gaulle est en Corse – Dans un courrier qu’il adresse le 5 octobre 1943 au soir au général d’Astier de la Vigerie, le général de Gaulle lui indique son départ pour la Corse, premier département de France libéré et où il doit effectuer une visite de trois jours. Il a prévu de se rendre en plusieurs points de l’île où les combats de la Libération ont été exemplaires. Il doit aussi passer par Ajaccio et Bastia et rencontrer des responsables de la Résistance intérieure. De Gaulle tient à ce que la parole de la France combattante et l’action des patriotes corses soient reconnues et bien assimilées par les Alliés. En effet il faut que l’état-major allié comprenne que dans la perspective de la libération de la France et de l’Europe du joug nazi, l’action de la Résistance intérieure peut s’avérer d’une aide décisive pour la réussite des plans en préparation et lors de leur application sur le théâtre des opérations. Il souhaite aussi que son action soit encouragée et que les livraisons d’armes et de moyens de s’opposer ou de renseigner soient densifiées.


📰 Deuxième moitié du XXe siècle

–1945 – 6 octobre : NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Le 26, départ de Toulon de l’aviso « Commandant Delage » pour Naples en remorquant par assez beau temps un Motor Fleet Vessel. Il y arrive le 30 et fait escale jusqu’au 6 octobre, puis retour à Toulon le 7 (Gérard Garier Les avisos de 630 tonnes).

–1955 – 6 octobre : PRESENTATION DE LA « DS 19 » PAR CITROËN (Ephémérides n°2).

–1956 – 5 octobre : ALERTE – Les militaires du 543e D.B.F.A. ayant été en rapport avec le chat de Mlle Rochette, sont priés de se faire connaître à l’Etat-Major ou au médecin-chef (Dépêche de Constantine, 5/10/1956).

–1961 – 6 octobre : NOTRE MARINE DANS LE PACIFIQUE – Le 6 octobre, l’escorteur « La Capricieuse » commence une mission de représentation en séjournant à Makatea du 7 au 9, quelques heures à Papeete le 10, et Huahine du 10 au 13. Il rentre à Papeete dans la journée (Gérard Garier Les avisos de 630 tonnes).

–1963 – 6 octobre : LES MANDREENS ONT LES BOULES – Dimanche 6 octobre, dans une grande salle de la mairie, les membres de la société bouliste, nouvellement rebaptisée «Les boulomanes du Creux Saint-Georges », ont élu, par acclamations, leur bureau provisoire. Président d’honneur : Louis Clément. Président : Noël Sérafino. Vice-présidents : Félix Rigaudier, Charles Rognone. Trésorier : Pierre Becchino. Trésorier adjoint : Louis Guittat. Secrétaire : Henri Davin. Secrétaire adjoint : Emile Mussou. Comité technique : Louis D’Isanto, Ferdinand Bianco, Georges Esposito, Etienne Antonetti. Arbitres : Hubert Montagne, Paul Rognone, Joseph Gasparini, R. Guittat. Membres du bureau : Paulin Estienne, Gilbert Lanerière, Alfred Calone, Louis Mattia, Dominique Davin, Antonin D’Isanto, Joseph Calone, Charles Aponte. Siège : Bar des Pêcheurs (Ken Nicolas, vol. 2, p. 177).

–1977 – 6 octobre : ALAIN PROST EST LE PREMIER FRANÇAIS CHAMPION DU MONDE DE F1.

–1980 – 6 octobre : MORT DE JEAN ROBIC, champion cycliste français, vainqueur du tour de France en 1947, l’un de mes champions préférés !

–1981 – 6 octobre : Le président égyptien Anouar el-Sadate est abattu par un commando de fondamentalistes musulmans alors qu’il assiste à un défilé militaire au Caire. Sadate, qui avait succédé à Gamal Abdel Nasser en 1970, était âgé de 62 ans. L’attitude conciliante de Sadate à l’endroit des Américains et d’Israël lui attire l’hostilité des intégristes musulmans contre qui il a déclenché une sévère répression plus tôt dans l’année. Un complot pour l’exécuter se réalise le 6 octobre 1981 pendant que le président assiste à un défilé militaire commémorant la guerre du Kippour. L’assaut surprise d’un commando de quelques hommes fait quatre morts, dont Sadate, et une trentaine de blessés. Les funérailles du président se déroulent le 10 octobre en présence des ex-présidents américains Richard Nixon, Gerald Ford et Jimmy Carter, du premier ministre israélien Menahem Begin et d’autres leaders politiques influents.

–1987 – 6 octobre : LOI « INFORMATIQUE ET LIBERTES » – Naissance de la loi « Informatique et Libertés ».


📰 XXIe siècle

–2008 – 6 octobre : CENTRE D’INSTRUCTION NAVALE DE SAINT-MANDRIER – La traditionnelle présentation aux drapeaux s’est déroulée, vendredi, au Centre d’Instruction Navale de St-Mandrier, école comptant pas moins de 1100 élèves. Présent à cette cérémonie, le vice-amiral Chomel de Jarnieu, directeur du personnel militaire de la marine, a expliqué que la flotte française connaissait des problèmes de recrutement et devait « gagner la bataille » de fidélisation. Au sein d’une marine de plus en plus technique, certaines compétences deviennent en effet très rares et sont pourtant indispensables pour faire « tourner » l’institution (Mer et Marine).

–2009 – 6 octobre : SEISME EN REGION PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR – A 04h 48min TU, séisme de puissance 1.9 au NE de Saint-Sauveur sur Tinée (Alpes Maritimes) par 44.10° et 7.13° 5; à 22h 54min, nouvelle secousse de puissance 2.0 au NE de Barcelonnette (Alpes de Haute Provence) par 44.55° 6.89° 5.

–2016 – 6 octobre : DECES DE L’UN DES DEUX DERNIERS SURVIVANTS DE LA TRAGEDIE D’ORADOUR-SUR-GLANE. Lu ce matin dans le journal LA CROIX du 5 octobre : « Jean-Marcel Darthout, survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane, est mort ; il était l’un des deux derniers survivants du plus important massacre de civils en France sous l’Occupation allemande. Jean-Marcel Darthout est décédé, le 4 octobre.

« Le 10 juin 1944, des soldats de la division SS « Das Reich » remontant vers le front en Normandie ont enfermé et brûlé vifs 450 femmes et enfants dans l’église du petit village et mitraillé plus de 200 hommes, avant que le village ne soit entièrement incendié. Jean-Marcel Darthout vivait depuis un an et demi à Oradour-sur-Glane, et il s’y était marié dix mois plus tôt.

« Ce jour-là, il n’a pas échappé aux balles des SS et il a été blessé aux deux jambes dans la grange Laudy, où tous les hommes avaient été rassemblés. Il a réussi à s’extirper de la grange lorsqu’elle a été incendiée, mais il a été grièvement brûlé. Seules six personnes ont survécu à cet événement, connu comme étant le plus important massacre de civils en France sous l’Occupation allemande.

« La fin d’une vie » : Dans un poignant témoignage écrit quelques mois après ce drame, le 22 décembre 1944, il confiait : « Pour tout le monde, c’est une date comme les autres. Certains en gardent cependant un funeste souvenir. Pour moi, elle représente la fin d’une vie. » Il a en effet perdu sa femme et sa mère dans le drame. « Je ne dois ma vie qu’à des circonstances exceptionnelles et à l’aide de gens dévoués », poursuivait-il. »

METEO DU 6 OCTOBRE 2021 : Des grisailles sont présentes le matin dans le Sud-Ouest. Elles se dissipent au fil de la matinée. Sur la moitié ouest, le temps est agréable côté ciel avec des éclaircies alternant avec les passages nuageux. Seules les Pyrénées restent sous un ciel gris. Sur les côtes de Manche, le vent d’ouest est sensible avec des rafales à 60km/h. Près de la frontière belge, la journée est maussade avec un temps pluvieux. Du Centre-Est au Nord-Est, le temps est plus mitigé. Le soleil fait quelques apparitions entre les averses. Ces dernières l’emportent dans l’après-midi sur l’Alsace Lorraine. De la Provence au Roussillon, le ciel est bien bleu mais au prix d’un Mistral et d’une Tramontane soufflant en rafales entre 60 et 70 km/h, voire 80 à 90 km/h pour le Mistral. En Corse, des averses sont attendues en journée. Le vent se renforce avec des rafales atteignant 100 km/h sur les caps exposés. Les minimales s’échelonnent entre 6 et 10 degrés sur le nord du pays, 9 et 14 degrés dans le sud, jusqu’à 17 à 18 degrés en Corse. Les maximales ne dépassent pas 13 à 19 degrés. On atteint 20 degrés en Aquitaine et 20 à 24 degrés dans le Sud-Est.

2024 – 6 octobre :

-METEO MARINE POUR SANARY :  Un flux assez irrégulier de secteur Sud prédomine sur l’ensemble du bassin. Pour Plage de Portissol : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est limitée à 80%, parce que l’atmosphère pourrait être moins instable et les averses plus rares que prévu. Ciel très nuageux avec de courtes éclaircies. Possibilité de quelques gouttes en matinée, averses l’après-midi. Le soir, très nuageux. Possibilité d’averses. Vent d’E force 3 le matin devenant force 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 18 nœuds le soir. Mer belle. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température : minimale 9° / maximale 21°.


10. ACTUALITÉ

📰. -2026 – 6 octobre : GRENOBLE – Après les lycéens, les personnels de l’Éducation nationale, des organisations étudiantes et des parents d’élèves entendent à leur tour descendre dans la rue. L’Intersyndicale Éducation de l’Isère appelle à une journée de grève et à manifester mardi 6 octobre à Grenoble pour soutenir les revendications portées depuis le 28 septembre dans plusieurs établissements par la mobilisation lycéenne. Le rendez-vous est fixé à 11 heures place Victor-Hugo, avant une assemblée générale des personnels prévue à 14 heures au rectorat pour discuter des suites à donner au mouvement.


11. DÉTENTE

😄 La blague du jour :  Dans le département de l’Aube, un employé a décidé de consacrer ses indemnités de licenciement à l’ouverture d’une boutique. L’employé de l’ANPE auquel il s’est ouvert de son projet, se montre réticent : «  certes, choisir comme enseigne AU CHEVAL DE TROYES, c’est bon pour la couleur locale, mais croyez-vous que cela convient le bien pour vendre, comme vous le souhaitez, des andouillettes pur porc ? »


12. CLÔTURE

Il est à présent 6 heures, je dois vous quitter. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Souhaitons un bon mardi à tous et à demain pour de nouvelles dates.

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