ÉPHÉMÉRIDES 9 septembre 2026

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU 9 septembre 2026 – 15e ANNÉE (n° 5170)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATION d’en-tête :  Le cap Sicié (vue aérienne prise en 2007. Cl. H. Ribot)


1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR

🎉 Aujourd’hui, nous fêtons les Alain qui tiennent leur prénom d’Alain de la Roche, un religieux dominicain breton mort en 1475. On dénombre près d’un demi-million d’Alain en France, ce qui les place au 6e rang des prénoms les plus portés dans notre pays.

AUTRES FÊTES

Omer (Audomar), évêque de Thérouanne au VIIe siècle

Pierre Claver (dans le calendrier liturgique catholique), prêtre jésuite connu pour son action auprès des esclaves en Amérique du Sud.


🌞 Autrefois : Le 9 septembre1914, la bataille de la Marne, qui avait débuté le 5, était à son paroxysme.


2. LE CALENDRIER REPUBLICAIN  avait attribué le nom du houblon à ce 23e jour du mois de fructidor An II.


3. DICTON DU JOUR : « En septembre, s’il tonne, la vendange est bonne. »


4. PENSÉE DU JOUR : Ce qu’on appelle la classe dirigeante est composé de gens qui généralement ont perdu tout contact avec les autres classes, sauf la classe oisive (Maurice Druon, « Remarques).


5. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE

📚.Alphonse Daudet – Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon. Illustrations de Corinne Simon. Editions Aubéron, 2002. N° d’enregistrement R20874.


6. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER : Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est limitée à 70%, parce que l’anticyclone pourrait arriver plus rapidement que prévu.
Ciel se couvrant avec évolution orageuse en matinée, éclaircies de plus en plus larges l’après-midi. Averses en fin de matinée, possibilité d’averses l’après-midi. Le soir, développement des éclaircies.
Pas de précipitations. Vent de NO force 3 le matin devenant ONO force 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 25 nœuds en milieu de journée. Mer peu agitée devenant assez agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de OSO. Visibilité excellente. Température : 27°.


7.                                                                                 ÉPHÉMÉRIDES

Pour ceux qu n’ont pas le temps de lire : Le 9 septembre en quelques dates :

·  1835 – France : Une loi interdit désormais la caricature politique, limitant fortement la liberté satirique.

·  1799 – Égypte : Kléber ordonne des réparations urgentes à l’hôpital de Gizeh, jugé infect et dangereux pour les malades.

·  1513 – Marseille : Mort de Robert de Guibé, cardinal et abbé de Saint‑Victor, ancien évêque de Rennes et de Nantes, seigneur majeur de Six‑Fours.

·  1883 – Sanary : La commune achète les terrains de la jetée Est jusqu’à la Reppe, incluant l’ancienne batterie et un lavoir, consolidant son domaine littoral.

·  1212 – Ollioules / Six‑Fours / Embiez : L’évêque de Toulon confirme les droits du prévôt et du sacristain sur les terres et le prieuré de Saint‑Victor des Embiez, exploités depuis des temps anciens.


SÉLECTION DU JOUR

France : -1835 – 9 septembre : Loi proscrivant la caricature politique en France.

Expédition d’Égypte : -1799 – 9 septembre (23 fructidor) : Le général en chef Kléber au général de brigade Sanson commandant le génie : “Le 23 fructidor an VII.  Je vous envoie copie, citoyen général, de la lettre que je reçois du général Dugua, par laquelle il me rend compte de la situation de l’hôpital de Gizeh. Quoique cet hôpital doive être supprimé, cela n’empêche point d’y faire les réparations propre à le rendre moins malsain qu’il ne l’est en effet par la puanteur qui y règne. L’humanité ne permet point de laisser des malades dans un lieu infect, et exposés à faire des chutes dangereuses. Je vous prie de donner sur le champ des ordres afin que les réparations peu coûteuses et nécessaires pour que cet hôpital ne soit plus dangereux à la santé des malades soient immédiatement faites. Je vous salue.

Histoire locale

 

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1159e livraison. –1513 – 9 septembre : robert de guibe, 54e abbé de Saint-Victor de Marseille – Le 9 septembre 1513, meurt Robert de Guibé, cardinal, 2e abbé commendataire de Saint Victor de Marseille, et 54e abbé de cette abbaye, depuis le 4 mai 1506. Il avait été auparavant évêque de Rennes puis de Nantes. Durant son abbatiat, il fut donc seigneur majeur de Six-Fours.

SANARY-SUR-MER : 959e livraison. –1883 – 9 septembre : SANARY RECUPERE LE TERRAIN DE LA JETEE EST JUSQU’A LA REPPE – A Sanary, le 9 septembre 1883, le terrain de l’ancienne batterie dite « de la plage » (ou « de la Reppe ») et l’espace à l’entour de celle-ci est vendu par les Domaines à la commune de Sanary. En 1913, on pouvait encore voir devant l’ancienne villa du docteur Boyer, une plaque qui en rappelait le souvenir. Ce lot de terrain mesurait 222,50 m² et fut payé 2 francs le mètre carré. On acceptait de n’y jamais élever de constructions. En 1913, on pouvait encore voir une plaque qui en rappelait le souvenir. Quant au terrain situé à l’est de la jetée, il mesurait 1.447,87 m² et fut payé 1 franc 75 le mètre carré. Sur ce dernier terrain, un lavoir avait déjà été élevé. Il y resta jusqu’en 1927. Ainsi, tout le terrain s’étendant de la jetée Est au petit môle, à la REPPE, devint la propriété de la commune.

OLLIOULES : 660e livraison. –1212 – 9 septembre : droits conservés par le prévôt et le sacristain de toulon dans les territoires de Six-Fours, d’Ollioules et sur les Embiez – Le 9 septembre 1212, Etienne, évêque de Toulon, réglemente les droits conservés par le prévôt et le sacristain dans les territoires de Six-Fours et d’Ollioules et sur le prieuré de Saint-Victor des Embiez que ceux-ci cultivaient avec soin depuis les temps les plus anciens (in territorio Sexfurnorum et Oliorarum antiquitus excoli consuerverunt (et) S. Victoris de Insula) .


(Six-Fours : La Pointe du Mouret (vue aérienne prise en 2007. Cl. H. Ribot)

8.                                                           ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE

(classement chronologique)

📰 Antiquité

vers  – 58 : Les dieux des Gaulois à l’époque de la conquête,

 [César, Guerre des Gaules, VI, 17-18 :] « Mercure est le dieu qu’ils honorent le plus : ses représentations sont les plus nombreuses, on en fait l’inventeur de tous les arts, le guide des routes et des voyages ; on pense que pour les gains d’argent et le commerce c’est lui qui a le plus d’efficacité. Après lui, Apollon, Mars, Jupiter et Minerve. Sur ces divinités, ils ont a peu près la même opinion que les autres peuples : Apollon chasse les maladies, Minerve transmet les rudiments des travaux et des métiers, Jupiter règne sur le ciel, Mar conduit la guerre. C’est à lui que, lorsqu’ils ont résolu de combattre, ils vouent à l’avance leurs prises de guerre, après la victoire ils immolent les êtres vivants capturés et entassent en un lieu tout le reste. En maintes cités on peut voir des autels formés de toutes ces choses en des lieux consacrés ; il arrive rarement que quelqu’un, au mépris du respect religieux, ose cacher chez lui sa prise ou enlever ce qui a été déposé, et alors le plus grave supplice accompagné de torture est la peine établie pour un tel acte. Les Gaulois se prétendent tous issus de Dis Pater et disent que c’est là une révélation des druides. Pour cette raison ils divisent le temps, non par jours, mais par nuits : ils comptent les anniversaires de naissances, les débuts des mois et des années, de manière que le jour vienne après la nuit. »


📰 Moyen Âge

1145 – 9 septembre : Pierre II (Salomonis) 18e abbé de Saint-Victor de Marseille –Pierre II (Salomonis) est, depuis 1134, le 18e abbé de cette abbaye mais le 11e selon d’autres historiens. Avec lui, les bénédictins marseillais prendront le pas sur leurs homologues de Montmajour qui possédaient jusque-là la villa et le castrum de Six-Fours. En 1156, l’abbaye de Saint-Victor sera reconnue comme seigneur majeur de cette terre dont les limites seront fixées par le comte de Provence lui-même et demeureront inchangées jusqu’à la séparation de La Seyne et de Six-Fours en 1657 (Cartulaire de Saint-Victor de Marseille, tome II, charte n° 932, p. 364).

1212 – 9 septembre : droits conservés par le prévôt et le sacristain de toulon dans les territoires de Six-Fours, d’Ollioules et sur les Embiez –

1. Le 9 septembre 1212, Etienne, évêque de Toulon, réglemente les droits conservés par le prévôt et le sacristain dans les territoires de Six-Fours et d’Ollioules et sur le prieuré de Saint-Victor des Embiez que ceux-ci cultivaient avec soin depuis les temps les plus anciens (in territorio Sexfurnorum et Oliorarum antiquitus excoli consuerverunt (et) S. Victoris de Insula) .

2. Détermination par Rostaing, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules [Albanès, Gallia Christ. Nov., Toulon, 1911, p. 105, n° 179 . Arch. munic. de Toulon, GG 25, original, parchemin]  9 septembre 1212 – Détermination par Rostaing, évêque de Toulon, des limites entre la ville de Toulon et le château d’Ollioules.]

In nomine Domini nostri Jhesu Christi. Amen. Anno Incarnationis ejusdem M.CC.XXXV, indictione nona, XIV. kalendas decembris. Notum sit omnibus hominibus, tam presentibus quam futuris, hanc publicam scripturam intuentibus, quod controversia vertebatur et discordia inter dominos Tholoni, scilicet Gaufridetum et alios, ex una parte, et nobilem virum Guillelmum de Signa de Evena, ex altera, pro territoriis scilicet Tholoni et castri de Oleolis, in manu venerabilis patris domini Rostagni, Dei gratia episcopi Tolonensis, que quidem talis erat.

                Dicebant enim predicti domini Tholoni et homines ejusdem loci, quod territorium Tholoni tenebat et extendebatur ultra defensum Manguanelle, et ultra locum qui appellatur Furnaca, et usque as tres lapides nigros qui sunt in mari, subtus via qua itur ad Sex Furnos, et protendebatur dictum territorium Tholoni, directo tramite, per terras que sunt Rainauden[sium] super dictum defensum, et ab inde protendebatur dictum territorium usque ad terras que dicitur de valle Bertrandi. Item, protendebatur dictum territorium alutra vallem que dicitur Crosa, et super vallem Crosam dicebant esse in monte terminum quo dividebatur territorium Tholoni et territorium castri de Oleolis. Et hec nitebantur probare per multos testes fidedignos.

                Ex alia vero parte, dictus Guillelmus de Signa, dominus dicti castri de Oleolis, et homines ejusdem loci dicebant, asserentes quod dicta territoria non sic dividebantur, et quod termini supranominati non erant termini veri; set dicebant et asserebant, et per multos testes fidedignos probare credebant et intendebant, quod territorium castri de Oleolis protendebentur et tenebat usque ad callam de Lescallon, et veniebat inferius usque ad viam qua itur ad Sex Furnos et ibi erat arbor quedam que dividebat dicta terroria. Item etiam, dicebant dictus Guillelmus de Signa et homines sui, quod a dicta colla de Lescallon protendebatur dictum territorium usque ad quendam [lapidem]magnum qui erat prope viam qua itur ad ecclesiam de Bonafe ( Voir aussi l’acte 344 du cartulaire de Montrieux, daté de1269 ; l’église de Saint-Antoine de Bonnefoy, citée dans un acte définissant les limites entre Toulon et Ollioules, cf Gallia Christiana novissima, V, n° 179 (1235) : elle apparaît dans les comptes de décimes et de procurations ; elle figure dans une liste synodiale de 1634, Boyer, p. 729, note de l’acte 344 du cartulaire de Montrieux) ), et ad molendina de Ars, et protendebatur dictum territorium a dicto lapide superius, recto tramite, usque ad ruppem quandam que est inter ruppem Corberiam et castrum de Revesto. 

                Hec omnia supradicta dicte partes proponebant coram dicto domino R. Dei gratia Tholonensi episcopo, et per multos testes hinc inde productos probare nitebantur. Tandem, dicte partes supposerunt se mandamento et mandamentis dicti domini episcopi, promittentes…

                Qui dictus dominus episcopus, visis et auditis et diligenter intellectis que a partibus predictis dicebantur et proponebantur, et eorum testibus, Deum et equitatem habendo pre oculis, et habito consilio multorum hominum utriusque partis, et specialiter Guillelmi Atanulphi, militis de Tholono, et Guillelmi Gauterii, ac Rainaudi, militis de Oleolis, et Petri Accuti, militis, territoria supradicta divisit fideliter in hunc modum, et terminos posuit dicta territoria dividentes.

                Primum terminum scilicet posuit in loquo qui dicitur Fornaca, sub via qua itur ad Sexfurnos, prope salinas Bertrandi Bajuli, et Borgondionis quondam, filii Guillelmi Isnardi, et sociorum suorum.Et ab isto termino, protenditur territorium Tholoni, et vadit usque ad defensum Rainaudi, sicut aqua dessendit versus Tholonum, et tendit recta linea usque ad claperium mangnum, quod est inter defensumn Rainaudi de Oleolis et Manguanelle, et in dicto claperio vel dictum claperium est secundus terminus. Et a dicto claperio tendit et vadit territorium, recta linea, usque ad defensum Petri Raimundi, militis, ita quod in dicto defenso super via qua itur ad castrum de Oleolis est tertius terminus. Et ab illo termino protenditur recta linea usque ad serretum super cros de Borrello, et ibi est quartus terminus. Et ab isto termino tendit et protenditur recta linea usque ad quandam ruppem rubeam, et in ea ruppe est datus et assignatus quintus terminus. Et quicquid est infra dictos terminos versus Tholonum, est de territorio Tholoni; ita tamen quod si aliqua terra dicti Guillelmi de Signa, seu hominum suorum, est infra terminos dictos, illa remanet ei propria, nec potest nec debet diminui vel augeri terra aliqua infra dictos terminos posita,et potest ea uti pro voluntae sua, et sub ejus remanet dominio. Et eodem modo, quicquid est in super terminos nominatos, est de territorio dicti G. de Signa et castri de Oleolis; hoc tamen salvo, , quod terre quas habent Guillelmus Atanulphus et alii homines de Tholono in territorio assignato de Oleolis, habent eas proprias sicut suas, sub dominorum Tholoni, et possunt eas colere vel coli facere pro voluntate sua, sine contradictione alicujus seu aliquorum; et boves et alia animalia libere, et sine dacita aliqua, possunt intrare et pascere et excolere sin usatico ad dicta terras excolendas. Et sic, prout superius dictum est, dictus dominus episcopus, videntibus et presentibus ipsis domini, posuit dictos terminos et territoria divisit; et utraque pars hanc divisionem dictam laudavit, approbavit, et confirmavit, et omologavit, et ratam et firmam habuit et acceptam.Acta et pronuciata fuit hec divisio in loquo superius nominato, super crosum de Borrello, coram hiis testibus vocatis et rogatis, videlicet: magistro Martino, preposito Tholonensi, Raimundo Peironeto, Tholonensi canonico, magistro Hugone, operario ecclesie Tholonensis, Gerardo de Valbella, jurisperito, Guillelmo Petro, milite de Areis, Bertrando de Albania, milite, magistro Giraudo, clerico dicti prepositi,… et multis aliis. Et me magistro Thomasio, publico domini R. Berengarii, Dei gratia comitis Provincie, et dominorum Tholoni [notario], qui omnibus supradictis inerfui, et mandato et voluntate dicti domini episcopi et dictorum dominortum, hanc cartam publicam scripsi et hosc meum signum apposui.

1288 – 9 septembre : Turris den Moropiana (acte notarié). Mourropiane (lieudit), commune  de Marseille, quartier des Vivaux (1872). Le quartier Mourepiane (nom actuel) comptait une population de 2060 habitants en 2012 et en 2015 la population est passée à 2137 habitants, soit une différence de 77 habitants en 3 ans.

1354 – 9 septembre : Als Olivas (acte aux archives de la Major). Les Olliviers – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert.

1357 – 9 septembre : Romiguiera, 9 septembre 1357 (acte notarié). Fournery – lieu-dit. Fournery, depuis le 8 septembre 1699,  commune de Marseille,  quartier de Saint- Marcel, à la Tuilière.

1364 – 9 septembre : Als Olivas, 9 septembre 1354 (acte aux archives de la Major). Les Olliviers – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert.

1387 – 9 septembre : Romiguiera (acte notarié). Fournery – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier de Saint- Marcel, à la Tuilière, cité sous cette forme le 8 septembre 1699.


(2007 Notre dame du Mai et l’antenne relais de Sicié. Cl. H. Ribot).

📰 Renaissance

1513 – 9 septembre : robert de guibe, 54e abbé de Saint-Victor de Marseille – Le 9 septembre 1513, meurt Robert de Guibé, cardinal, 2e abbé commendataire de Saint Victor de Marseille, et 54e abbé de cette abbaye, depuis le 4 mai 1506. Il avait été auparavant évêque de Rennes puis de Nantes. Durant son abbatiat, il fut donc seigneur majeur de Six-Fours.

1552 – 7 août et 9 septembre : première transaction passée entre l’abbé de Saint-Victor et la communauté de Six-Fours – Les 7 août et 9 septembre 1552, se déroule la première transaction passée entre Laurent Strozzi, abbé de Saint-Victor, seigneur de Six-Fours et la communauté de Six-Fours représentée par Guilhem Sabatier, Anthoine Beaussier, consuls, Jean Curet, Guilhem Martinenq, Jean Lombard, Jean Guigou, tous députés par les particuliers, et Sébastien Lieutaud, trésorier, procurateurs desdits manants et habitants.

« Dans la susdite transaction, reçue par Maître Jean Ramber, notaire d’Auriol, du 9 septembre de l’an 1552, par laquelle les syndics, au nom de la communauté et particuliers dudit Six-Fours, « per modum universi et nomine singullorum » se seraient obligés pour l’avenir, en ladite abbaye, pour tous et chacun, les droits tant de certains particuliers, que pour les droits de lods et vente qui pourraient être dû audit sieur abbé, à raison des propriétés en cas d’aliénation. Savoir : la quantité de trois charges bled (de blé) en une mesure du lieu, et 50 florins en argent toutes les années, à chaque fête de la Marie Magdallene. Moyennant quoi, est porté que toutes les propriétés desdits particuliers qui peuvent être serviles, seront franches, quittes et inmunies de toute cense et droit de lods et vente, en cas d’aliénation, comme aussi quitte, tous les arriérages dus à raison desdites censives, ventes et tous autres droits, qui pour raison de ce, lui pourraient être dus. Plus, ledit sieur abbé, quitte, cède et remet tous les droits, a ou pourraient avoir, tant à la terre gaste dudit lieu, que montagne de Siciech, sauf toutefois, audit seigneur abbé et son successeur à ladite abbaye, la majeure directe, seigneurie, haute, moyenne et basse juridiction et droits seigneuriaux, ensembles, l’usage pour lui et ses rentiers et facteurs, de ladite terre gaste de Siciech. Et en outre, ledit seigneur abbé a vendu et transporté à nouveau bail auxdits syndics et communauté : Premièrement, une terre assise au terroir dudit Six-Fours et quartier appelé de Reppe, confrontant, d’une part avec la rivière de Reppe, avec terre de Messires Bertrand et Denis Vidal, frères, d’Ollioulles, avec terre et oliviers de Jean Martinenq dit Peiret et autres. Plus une terre audit terroir et quartier appelé les planes de Calladou, confrontant d’une part, terre des hoirs d’Honoré Denans dit Catellan, avec terre des hoirs d’honoré Sabatier et autre. Plus autre terre audit terroir et quartier de St Jean, confrontant, avec terre de Bertrand Denans dit Cathellan et ses frères, terre des hoirs d’Anthoine Martinenq alias Ferrin et autres. Plus une autre terre au quartier de Mourret, confrontant avec terre de Nicolas Isnard, terre des hoirs d’anthoine et Pierre Guigous alias Tallian et autres. Plus un pré au quartier du Brusc, confrontant le pré d’Augustin Lombard, terre des hoirs de Reynaud Vidal et autres. Plus une terre audit terroir et quartier des Faisses, confrontant le chemin, suit viol (sentier) allant au Brusc, terre d’Anthoine Fabre et autres. Plus une terre, là au prés, confrontant avec terre de Michel Audibert, d’Antoine Guigou Tallian et autres. Plus une terre, dite la Ferrage, confrontant avec le chemin, terre ollivière de Peiron Isnard. Plus une terre au quartier de la Font de Filhou, confrontant avec la Maire du vallat de ladite font, avec le chemin et autres. Et ce, moyennant la cense annuelle de 12 charges de blé chaque fête de la Marie Magdallen. »

1570 – 15 septembre : Les Turcs ottomans occupent Nicosie. L’île de Chypre tombe sous leur domination pour trois longs siècles, jusqu’à ce que les Anglais imposent leur protectorat


(2007 – Île de la Tour fondue aux Embiez, cl. H. Ribot)

📰 Temps modernes

1699 – 9 septembre : Ollioulais et Sanaryens sont en possession du droit de chasse – Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste dont le seigneur d’Ollioules est propriétaire depuis les transactions du 20 décembre 1507 et 10 mai 1520, confirmées par la dernière en date, celle du 30 mars 1685, par Pierre-François-Hyacinthe de Vintimille. Or, afin de favoriser certains particuliers, le seigneur a fait publier puis afficher le 2 juin 1700 une défense générale de la chasse, sous prétexte d’interdiction de port d’armes, dont les dépenses devaient être prises en charge par le trésorier de la Communauté. Le Conseil délibère le 18 juillet 1700 de voir un avocat ou deux et passe les dépenses au trésorier. Après intervention d’un avocat, le roi adressa une lettre lue en Conseil de la Communauté le 4 août 1700 : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… » Sur quoi le Conseil approuve et enregistre la lettre.

1712 – 9 septembre : marin mort en mer – Le 9 septembre 1712, nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, le nom de LAM­BERT Honoré comme marin mort en mer.

1751 – 9 septembre : COMMENT DETOURNER SON ITINERAIRE POUR EVITER LES CONTRÔLES SANITAIRES – Le 9 septembre 1751, capitaine Michel Fougasse, commandant la « Colombe », navire chargé de blé à livrer à Toulon, reçoit les consignes suivantes de son commanditaire : « si vous réussissez votre chargement de blé, vous viendrez à Toulon pour y faire quarantaine et, en arrivant vous m’enverrez un exprès avec la montre de votre blé… Par retour de l’exprès, je vous marquerai quel sera le port de votre destination pour y faire la décharge de votre blé. Que si vous veniez chargé de marchandises d’estivage, vous viendrez en droiture ici » . Comme on le voit, malgré l’exemple du « Grand Saint-Antoine » porteur de la peste qui ravagea la Provence en 1720-1721, le détournement d’itinéraire avait toujours cours afin de passer à travers les mailles des contrôles de santé.


(2007 Sanary vue aérienne générale (cliché H. Ribot)

📰 Epoque contemporaine

1789 – 9 septembre : L’Assemblée nationale s’est déclarée permanente et continue ainsi d’étudier à fond, au cours de longs débats houleux, toutes les propositions. Pendant ce temps, en province comme à Paris, la situation économique et les tensions politiques créent des troubles un peu partout (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 9 SEPTEMBRE).

1792 – 9 septembre : PRESTATION DE SERMENT AU BEAUSSET – Le 9 septembre, an 4 de la liberté, est un jour solennel au Beausset. Conformément à la loi du 12 août, l’ensemble du conseil municipal, la garde nationale et bon nombre de citoyens du village prêtent serment de maintenir la Liberté et l’Egalité ou de mourir en les défendant .

1793 – 9 septembre :

1. Le Conseil général de Sanary repousse les accusations qui lui sont faites d’avoir aidé Toulon en révolte contre la République : Réuni d’urgence et avec une émotion facile à prévoir, le 9 septembre, le Conseil général de la commune (Saint-Nazaire) protesta de son dévouement aux principes de la Révolution et dégagea sa responsabilité des faits accomplis. En réalité, le 1er septembre; s’était présenté devant la municipalité un gendarme porteur d’un ordre du comité général des sections de Toulon contenant injonction de faire procéder à ce désarmement. Elle refusa. Le lendemain à minuit arrivèrent deux gendarmes précédant un détachement de 15 hommes d’un régiment de ligne et munis d’une nouvelle injonction rappelant que l’armement des batteries était la propriété de la ville de Toulon. Les officiers municipaux, tirés de leur lit, durent céder à la force ; ils espéraient de celle façon ne pas compromettre les marins de leur village embarqués sur les bateaux de la République et les ouvriers de l’arsenal, leurs compatriotes. Les batteries furent désarmées ; les affûts, les boulets, la poudre el tout le matériel furent transportés au port de Toulon sur un bâtiment spécial. Toutefois, deux canons du calibre 4 montés sur leurs affûts, furent cachés avec des boulets et de la poudre. Le tout fut remis à un détachement de l’armée du général Carteaux, dès son passage à Saint-Nazaire, le 8 septembre. La même municipalité ne pouvait être rendue responsable de l’enlèvement des deux mortiers, car les batteries les ayant possédés étaient situées sur le territoire de Six-Fours. Enfin d’Olonne avait été commis par le comité général des sections de Toulon, le 28 août, pour se rendre à bord du vaisseau de l’amiral Hood pour l’instruire de la situation de la ville. Il exhiba son ordre à la municipalité de Saint-Nazaire et au comité de ce lieu, en les assurant que l’objet de sa mission consistait uniquement à faire laisser le passage libre à un convoi de blé, venant de Tunis, pour la subsistance du département du Var, notamment pour celle de Saint-Nazaire, dont le convoi de deux charrettes de blé, acheté à grands frais à Saint-Maximin, avait été saisi par un détachement de l’armée du général Carteaux, qui cependant l’avait restitué. La municipalité n’avait jamais vendu de vin à l’escadre ennemie, car, depuis cinq mois, elle avait défendu la sortie de toute espèce de vin à cause de la pénurie de la récolte. Bien plus, deux bâtiments chargés de vin provenant de Marseille, ayant aperçu l’armée anglaise, déchargèrent leurs marchandises dans le port de Saint-Nazaire et ce vin fut immédiatement charrié par des voitures à Toulon. Cette municipalité fit valoir un dernier argument en sa faveur et ses dires étaient rigoureusement conformes à la réalité. Nous les transcrivons : « Enfin, une dernière preuve « qui fait certainement pour le canton de St-Nazaire et qui « prouve toujours plus son attachement à la République. « Requise comme les autres communes à fournir une force « armée à la ville de Toulon, elle s’y est absolument refusée « et par ce moyen elle peut se flatter n’avoir aucun de ses « concitoyens qui ait pris les armes contre la République. » Toute résistance au désarmement des batteries eût d’ailleurs amené une grave effusion de sang. Pierre Ourdan, officier municipal, et Charles Roustan, notable, furent chargés d’aller exposer la situation aux représentants du peuple . La lettre de demande d’un contingent militaire, adressée par les sections de Toulon à la ville de Sanary, n’a pas été conservée. Toutes mes recherches pour la retrouver sont demeurées vaines, malgré l’obligeance inépuisable de M. Susini, secrétaire de la mairie, et malgré le classement méthodique des archives dû à M. Henri Flotte. Sa reproduction aurait été certainement instructive. Quoi qu’il en soit, le désarmement des batteries défendant l’accès de la rade du Brusc ne fut pas le fait des Anglais, comme quelques auteurs l’ont affirmé. Au témoignage de plusieurs historiens, les députés du comité général, dans leur hâte à remplir leur mission, gagnèrent, la nuit venue, Sanary, d’où sous la conduite de l’officier parlementaire ils atteignirent, grâce à un bateau de pêche, le vaisseau de l’amiral Hood ‘. Selon une autre version, Cook et ses compagnons, pour échapper aux poursuites des chaloupes du contre-amiral Saint-Julien, « gagnèrent comme ils purent « le village de Saint-Nazaire, d’où ils ne réussirent à aborder « la flotte anglaise qu’à la nuit2 ». Évidemment, Sanary fut uniquement témoin du passage de d’Olonne, dans les conditions indiquées au registre des délibérations. Par suite d’une supputation défectueuse et que l’on retrouve ailleurs, dès le 1er janvier 1793, l’autorité reporta aux premiers mois de cette année-là l’an IIe de l’ère républicaine et l’on trouve même cette erreur avec mention de l’an III au début de l’année 1794. La commission provisoire du district de Toulon « remplaçant provisoirement le Directoire du département du Var » suivit ces errements. Une lettre, datée à Toulon du 14 août 1793 « l’an IIe, etc. », concerne la fontaine et l’horloge publique de Saint-Nazaire. La même méprise se rencontre sur les registres des délibérations du Conseil général et de la Société patriotique. Malgré les événements, la commission provisoire continua à s’occuper de l’administration des communes les plus voisines de Toulon, mais nous lisons sur une lettre relative à l’horloge et à la fontaine précédentes : « Fait au Directoire du département, du Var à Toulon, le onze septembre « 1793, l’an 1er du règne de Louis Dix-Sept », et cette lettre est parfaitement parvenue à destination, la municipalité de Sanary . C’est le dernier contact pris par celle-ci avec la nouvelle administration toulonnaise. Hyères, Cuers, Solliès-Pont, La Vallette, Ollioules et d’autres villes peut-être encore, s’étaient fédérées avec Toulon au commencement de la seconde moitié du mois d’août 4. Sanary montra plus de circonspection, mais elle eut le tort de continuer de correspondre avec un pouvoir insurrectionnel. Son occupation définitive par l’armée républicaine dut avoir lieu le 12 septembre. Dès le 6 ou le 7 de ce mois, il s’y trouva réunis quelques groupes de soldats appartenant aux volontaires du Var, incertains de l’attitude à observer. Le 8 septembre, les avant-postes de Carteaux n’étaient pas aussi avancés qu’on l’a écrit, car dans cette hypothèse la lettre partie le 11 de Toulon aurait été interceptée . Le Conseil général de Sanary justifie son action et repousse les accusations qui lui sont faites d’avoir aidé Toulon en révolte contre la République.

Le 9 septembre, le Conseil général de Sanary prend une délibération à la réception de l’ordre reçu par le capitaine Mathieu «d’aller visiter les batteries de Sanary et de rendre compte à Carteaux puis de faire conduire au Beausset et traduire auprès des représentants du peuple les municipalités et les habitants qui ont trempé dans le complot de l’enlèvement des canons et des mortiers » « le canton de Saint-Nazaire ne s’est jamais démenti des principes de la révolution (…). (… et rappelle diverses circonstances prouvant cet attachement, comme la) publicité au projet de la constitution, (…). Sur l’objet du désarmement des batteries, il se présenta à la municipalité dans la journée du 1er septembre, un gendarme porteur d’un ordre du comité central des sections de Toulon, portant injonction de faire procéder à ce désarmement. Sur le refus de la municipalité, le lendemain 2 septembre à minuit, arrivèrent 2 gens d’armes à la tête d’un détachement d’environ 25 hommes des troupes de ligne, porteurs d’une nouvelle injonction de désarmer lesdites batteries. Sur la répugnance de la municipalité, ils répondirent que ses membres avaient tout à craindre de Toulon , que ce refus était inconséquent, attendu que ces batteries avaient armées par Toulon qui en payait les frais et que celle-ci avait le droit d’en disposer à son gré. Il fallut céder pour ne pas compromettre le canton et tout particulièrement une foule de marins embarqués à bord des vaisseaux de la République et une quantité d’ouvriers employés à l’arsenal. Les batteries désarmées furent embarquées sur un bâtiment de guerre qui les transporta ensuite à Toulon. Tout ce que put faire la municipalité fut de cacher deux canons de 4 montés sur affût, des boulets et de la poudre, et ce matériel fut remis immédiatement au pouvoir de l’armée du général Carteaux à son arrivée à Saint-Nazaire le 8 septembre. Ce que peut attester le Commandant du détachement. En ce qui concerne les mortiers, ces deux pièces n’étaient pas placées sur les batteries de Sanary, mais sur le territoire de Six-Fours. (Puis le Conseil reprend les autres points qui lui sont opposés et expose les faits en démontrant sa bonne foi « transit par Sanary de blé venant de Tunis pour Toulon, (…) impossibilité de fournir du vin à Toulon puisqu’en fonction de la pénurie cela fait 5 mois que tout transport est interdit, (en revanche la municipalité rappelle que Sanary a hébergé 2 navires chargés de vin qui, pour échapper aux Anglais, s’étaient réfugiés dans son port). La dernière preuve de l’attachement de Sanary à la République, c’est que, requise comme les autres communes de fournir une force armée à la ville de Toulon, elle s’y est refusée et peut se flatter de n’avoir aucun citoyen qui ait pris les armes contre la République. » Après avoir à nouveau prêté le serment de vivre libre ou de mourir, ont signé : Pardigon, maire, Fourrest, Bonnogrâce, Ourdan, Sabatier, Estouart, Coullomp, Roustan, Deprat, Gautier, Monginon, Boyer, Fertian, Fabre, Hermitte, Pardigon Fils

2. quelques documents de sanary – Il y a encore aux archives communales quelques documents relatifs à cette période.

Un ordre de réquisition pour un mulet, en date du 9 septembre 1793, signé La Roque, lieutenant d’artillerie.

Un ordre de réquisition de Lebeau, officier de garde au quartier général du Beausset, le 7 septembre 1793 avec trente hommes du 59ème régiment d’infanterie.

Il y a aussi des traces écrites du passage des 1er et 2e bataillons des volontaires du Lubéron dit « de la montagne » en route pour le siège de Toulon.

Ainsi, tandis que la municipalité est soumise à de fortes pressions de la part des Républicains, les premiers soldats parviennent à Sanary les 8 et 9 septembre, par petites sections, et cette ville en comptera, à partir du 11, un assez grand nombre. Au cours du siège et en 1794 elle sera occupée par des détachements plus ou moins importants du 10e bataillon de la Drôme, de la 1re compagnie d’artillerie de la Lozère, du 1er bataillon du Mont-Blanc, de la Légion allobroge, etc.

3. Décret de la Convention organisant l’armée révolutionnaire dont le commandement ser confié à Ronsin. La Convention prit le décret suivant : « Trogoff, contre-amiral commandant l’escadre de Toulon, Chaussegros, commandant des armes, et Puissant, ordonnateur de la Marine, sont déclarés traîtres à la Patrie et mis hors la loi : « Le Ministre de la Marine dressera sans délai la liste des « officiers civils et militaires de la Marine de Toulon restés fidèles « à leur devoir et de ceux qui, par lâcheté ou -perfidie, ont contribué « à livrer aux Anglais le port et l’escadre de Toulon afin que « l’Assemblée statue sur ce qui sera jugé convenable ; « Les biens, meubles et immeubles des contre-révolutionnaires « de Toulon seront séquestrés et affectés spécialement aux indemnités dues aux patriotes assassinés, incarcérés ou persécutés « dans cette ville et dans le département du Var, ou à leurs femmes « et leurs enfants ; « Les Anglais, qui, sur le territoire de la République, ont été « mis en état de détention ou qui le seraient seront regardés comme « otages et répondront sur leur tête de la conduite que lord Hood «et les sections de Toulon tiendront à l’égard des représentants « Pierre Bayle et Beauvais, de la femme et de l’enfant du général Lapoype et des autres patriotes incarcérés à Toulon. « Les représentants du peuple auprès des armées des Alpes « et d’Italie, et ceux qui ont été envoyés dans les départements du « Var, des Bouches-du-Rhône et des départements voisins, se « concerteront avec les généraux sur les mesures les plus promptes « et les plus efficaces pour réduire les révoltés de Toulon, et ils « veilleront à ce qu’il soit employé la plus grande rigueur dans le « développement de ces mesures. » La menace eut son plein effet. Les Anglais firent cesser les exécutions ; les royalistes durent mettre un terme à leurs représailles à l’égard des « patriotes » devant le veto de l’Angleterre.

4. TROIS dragons et TROIS carabiniers firent étape à Sanary. Du 9 au 12 septembre, le capitaine Mathieu se rendit à Sanary au sujet de 1′ « armement des batteries et pour prendre des mesures sur « le vaisseau ennemi qui avait brizé ou démonté nos batteries ». Les premiers soldats parvinrent à Sanary les 8 et 9, par petites sections, et cette ville en compta, à partir du 11, un assez grand nombre. Au cours du siège et en 1794 elle fut occupée par des détachements plus ou moins importants du 10e bataillon de la Drôme 3, de la 1re compagnie d’artillerie de la Lozère, du 1er bataillon du Mont-Blanc, de la Légion allobroge, etc.

5. Le 9 septembre, les troupes de la Convention se sont mises en marche bien avant que le décret ait été publié (9 septembre). En même temps, la grande assemblée révolutionnaire députe auprès de l’armée du siège les représentants qui lui paraissent les plus aptes à entraîner les troupes : Barras, Fréron, Ricord, Saliceti, Escudier, Robespierre jeune. Deux armées furent formées pour marcher sur Toulon : l’armée de Carteaux et l’armée de Lapoype. L’armée de Carteaux descendant la vallée du Rhône avait pour mission, après avoir pris et châtié Avignon et Marseille, d’attaquer la ville à l’Ouest ; le seconde, constituée par 6.000 hommes détachés de l’armée des Alpes (d’Italie ?) sous le commandement de Lapoype, auxquels s’étaient joints des volontaires du Var réunis par le général Gardanne, devait attaquer Toulon à l’Est (Paul Maurel, 1945).

1797 – 9 septembre (23 fructidor An V) : BAGNE DE TOULON – Les bagnards de Toulon sont au nombre de 2326 le 23 fructidor an V.

1798 – 9 septembre (23 fructidor) : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre du  Général Kléber au Commandant de la légion nautique à Rahmanieh. « J’ai reçu, Citoyen Commandant, votre lettre du 19. Je désire bien que vous puissiez rétablir l’ordre et la discipline dans le corps des Maltais dont le commandement vous eàt confié. Cette légion a déjà fourni à peu près une centaine de fusils aux Arabes Bédouins. Je ne doute pas cependant que vous ne réussissiez à lui donner un esprit militaire qui la mette enfin au niveau du reste de l’armée. Le zèle et la grande volonté que vous témoignez répondent du succès des soins que vous prendrez à cet effet. J’ai chargé le chef de mon état-major de vous renvoyer ceux des Maltais qui sont restés ici sans permission et qui ne sont pas employés à des travaux indispensables et où ils ne pourraient être remplacés.

-1799 – 9 septembre (23 fructidor) : EXPEDITION D’EGYPTE –

-Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801 ’Abd-al-Rahman al-Jabartî -) : lundi 8 du mois de Rabî’ al-thânî 1214 – Banquet offert par le général (ici, Kléber) à sa demeure. Y étaient invités les notables, les tujjâr et les cheikhs. Ils prirent chez lui le repas du soir et retournèrent ensuite chez eux.

Le général en chef Kléber au général de brigade Sanson commandant le génie : “Le 23 fructidor an VII.  Je vous envoie copie, citoyen général, de la lettre que je reçois du général Dugua, par laquelle il me rend compte de la situation de l’hôpital de Gizeh. Quoique cet hôpital doive être supprimé, cela n’empêche point d’y faire les réparations propre à le rendre moins malsain qu’il ne l’est en effet par la puanteur qui y règne. L’humanité ne permet point de laisser des malades dans un lieu infect, et exposés à faire des chutes dangereuses. Je vous prie de donner sur le champ des ordres afin que les réparations peu coûteuses et nécessaires pour que cet hôpital ne soit plus dangereux à la santé des malades soient immédiatement faites. Je vous salue.

(en copie : la lettre du général Dugua du 22 fructidor : « J’ai visité, ce matin, la place de Gizeh. J’en ai trouvé l’hôpital dans le plus mauvais état. Il y a à l’entrée de l’hôpital des latrines crevées qui répandent une odeur infecte. Le linge de cet hôpital est d’une malpropreté dégoûtante, les toiles de matelas sont noires à force de s’enduire de sueur et de crasse, une partie sont déchirés et la moitié du coton perdu. Il y a dans les escaliers des marches cassées où un malade un peu faible y peut faire des chutes dangereuses, soit en montant soit en descendant. »

-1835 – 9 septembre : RESTRICTION DU DROIT D’expression – Loi proscrivant la caricature politique en France.

-1855 – 9 septembre : rapport des maires des communes du Var concernées PAR L’Attaque violente de l’oïdium : « La maladie du raisin s’est violemment manifestée dans les territoires communaux de l’est varois, et l’un des principaux produits se trouve atteint (…) par un fléau d’un nouveau genre (…) où (…) la récolte est presque entièrement perdue. (La maladie est apparue) au mois de juin dernier (…) L’on s’en est d’abord peu préoccupé (…) et l’on pensait que l’espèce de poussière qui couvrait les raisins disparaîtrait à la première pluie. (…) Jusqu’à présent aucun remède n’a été essayé pour combattre le mal (…) il est permis de s’alarmer (…) (car) les populations (…) ne seraient point capables de trouver (le moyen d’en venir à bout) si l’autorité ne vient pas à leur aide. » (Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990) .

1867 – 9 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE –  «  lundi 9 septembre, Saint Omer.  Beau temps continue – petite brise du large le matin vers 10h00 le ciel se couvre de nuages et l’après-midi le vent tourne de l’est – brise- »

-1869 – 9 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – «  jeudi 9 septembre saint Omer – beau temps calme le matin – petite brise d’est plus tard vers les 8 h.

Aujourd’hui, grande partie de mer pour l’élite de notre jeunesse. Monsieur Michel leur avait offert son yacht l’Amélie pour faire le voyage. C’est une belle journée pour ce genre de récréation.

La fille de notre ami Paul Flotte, secrétaire de mairie, a mis au monde hier 8 septembre, un peu un petit Mouge, fils de Baptiste. Ce qu’il y a de drôle dans cette affaire, c’est que l’accoucheuse qui donnait des soins dans cette opération et qui était enceinte de plusieurs mois avorta en même temps que Madame Mouge accouchait. L’enfant mis au monde par l’accoucheuse, Madame Aubert, était mort tandis que le petit Monge était bien décidé à voir les beautés et les laideurs de ce bas monde. ».


(2007. Le Castellet Village. Cliché H. RIbot)

📰 Guerres

1879 – 9 septembre : AJELLO’S SAGA – Naissance à Saint-Mandrier de Nathalie Joséphine Charlotte Ajello (Azello sur le registre), fille de Nicolas Ajello (Azello sur le registre), pêcheur, 35 ans, domicilié à Saint-Mandrier, et de Anne Joséphine Cancelin, 32 ans, née à Toulon. Les témoins sont : Ginouvès Maur, 29 ans, marin, et Blanc Clément, 29 ans, marin. Adjoint spécial : Pierre Jouvenceau (Registre des naissances de 1879, acte n°32. L’enfant décèdera le 21 juillet 1880 à l’âge de 10 mois).

1883 – 9 septembre : SANARY RECUPERE LE TERRAIN DE LA JETEE EST JUSQU’A LA REPPE – A Sanary, le 9 septembre 1883, le terrain de l’ancienne batterie dite « de la plage » (ou « de la Reppe ») et l’espace à l’entour de celle-ci est vendu par les Domaines à la commune de Sanary. En 1913, on pouvait encore voir devant l’ancienne villa du docteur Boyer, une plaque qui en rappelait le souvenir. Ce lot de terrain mesurait 222,50 m² et fut payé 2 francs le mètre carré. On acceptait de n’y jamais élever de constructions. En 1913, on pouvait encore voir une plaque qui en rappelait le souvenir. Quant au terrain situé à l’est de la jetée, il mesurait 1.447,87 m² et fut payé 1 franc 75 le mètre carré. Sur ce dernier terrain, un lavoir avait déjà été élevé. Il y resta jusqu’en 1927. Ainsi, tout le terrain s’étendant de la jetée Est au petit môle, à la REPPE, devint la propriété de la commune.

1898 – 9 septembre : Décès de Stéphane Mallarmé, poète français et professeur d’anglais, adepte d’une poésie ésotérique ; il tenait un salon littéraire tous les mardis dans son domicile parisien, 87, rue de Rome. Chef de file de l’école symboliste, il fut élu «prince des poètes» en 1896.

1909 – 9 septembre : Décès de Henri de Toulouse-Lautrec qui fut tout à la fois dessinateur, peintre, lithographe et affichiste. Victime des liens consanguins de son illustre lignée, il est atteint d’une maladie génétique qui fragilise ses os. Adolescent, il fait une chute qui lui fracture le bassin et interrompt la croissance de ses jambes. Il se voue dès lors à la peinture et au dessin. Il va donner ses lettres de noblesse à la lithographie, à l’affiche publicitaire et à la butte Montmartre…

1910 – 9 septembre : usine-succursale du Creusot, à Saint-Mandrier – C’est le 9 septembre 1910 que débutent, à Saint-Mandrier, les premiers travaux relatifs à la future usine-succursale du Creusot. Des «clapets» de fange ont été remorqués au large afin de recueillir la vase issue des opérations de dragage. Quelques mois plus tard, l’usine terminée attirera, de nombreux visiteurs. C’est le remorqueur Cachalot de la Compagnie d’Extrême Orient, entreprise du dragage de la rade, qui élimine cette fange. Son poste de vidage se trouve près de la pointe Rascas.

1914 – 9 septembre : bataille de la Marne – La bataille de la Marne qui a débuté le 5 est à son paroxysme.

1935 – 9 septembre : UNE CHAUDIERE AUXILIAIRE POUR LE porte-avions Béarn – Le 9 septembre 1935, on envisage aux FCM de La Seyne d’installer une chaudière auxiliaire avant la fin de l’été 1936 sur le porte-avions Béarn. Le 15 octobre, le bâtiment effectuera une sortie pour essais de bon fonctionnement après démontage, comportant quatre heures à 15 nœuds et deux fois trois heures à diverses allures. Il fera une dernière sortie pour essais le 17 octobre.

1939 – 9 septembre : défense passive – M. Maraval conseiller municipal remplaçant M. Marc Baron mobilisé, recommande aux habitants de Saint-Mandrier l’ordre préfectoral relatif à l’éclairage intérieur des établissements et maisons particulières. Il a effectué lui-même une tournée dans la localité et s’est rendu compte que l’ordre, bien que suivi par presque toute la population, devait l’être encore plus strictement. Dix jours plus tard il félicitera en tant qu’Adjoint Spécial, les comités qui se sont formés en vue d’assurer la défense passive. Dès 8h aucune clarté ne règne sur la presqu’île ! Le comité d’intérêt local sous l’influence de M. Maraval, décide de faire œuvre commune avec l’organisme de la défense passive de la localité ; de ce fait, il met les fonds de sa caisse à la constitution de la Soupe Populaire qui fonctionnera bientôt pour les familles des mobilisés ne recevant ou n’ayant aucune ressource. La solidarité entre en jeu et bientôt les dons en nature et en espèces arrivent à la mairie .

1940 – 9 septembre : Daladier, Reynaud et Gamelin – Reprenant l’annonce radiodiffusé la veille par Vichy, Le Matin publie : « C’est au château de Chazeron, près de Chatelguyon, qu’ont été amenés Daladier, Paul Reynaud et le général Gamelin.

1943 – 9 septembre :

1. FIN DE L’occupation italienne –

L’occupation, italienne jusqu’au 9 septembre 1943, puis allemande, provoqua un choc chez tous et, chez certains des fidèles du régime de Vichy (policiers, militaires, membres du clergé ou hauts fonctionnaires), une rupture d’allégeance, favorisée par la défection du général Giraud qui avait quitté la France pour l’Algérie au Lavandou dans la nuit du 6 au 7 novembre grâce au réseau Alliance. Les effets de la présence tangible de l’occupant furent amplifiés par l’écho des combats en Afrique du Nord et à Stalingrad et, surtout, par la menace que le STO faisait désormais peser. Même si elle était moins lourde que celle de la Wehrmacht, l’occupation italienne n’en était pas moins ressentie comme intolérable. Les carabiniers opéraient de nombreuses arrestations et l’OVRA – la police politique – apportait son concours à la « Gestapo » de Marseille dans la vaste opération de démantèlement des MUR entreprise entre mars et mai 1943 (affaire « Flora » diligentée par Dunker Delage). L’État-major logé à Saint-Jean dans la propriété Casanova avait laissé de mauvais souvenirs car de nombreux émigrés italiens furent poursuivis par les chemises noires qui firent interner dans les camps de Modane et d’Embrun des centaines de Seynois et de Varois.

Voici la liste des travaux de renflouement effectués par les entreprises de travaux maritimes et par la Direction des Industries Navales depuis l’occupation de l’arsenal de Toulon jusqu’au 9 septembre 1943 (date du départ des troupes italiennes) :

Union de remorquage et de sauvetage d’Anvers (Belgique), du 3/12/1942 au 18/02/1943 (13 remorqueurs, 1 patrouilleur, une gabare) ;

Cie Chambon, de Marseille (France), du 18/02/1943 au 17/03/1943 (3 remorqueurs) ;

Cie Les Abeilles, du Havre (France), 16/03/1943 au 1/08/1943 (4 remorqueurs, 2 patrouilleurs, 1 torpilleur, 1 aviso, 1 gabare, 1 transport) ;

Société Industrielle et Navale de Paris (France), du 18/01/1943 au 19/05/1943, (1 transport, 1 pétrolier) ;

Société Nautilus, de Paris (France), filiale de la précédente, du 20/01/1943 au 17/07/1943 (1 pétrolier, 1 contre-torpilleur) ;

Société Négri, de Marseille (France), du 26/03/1943 au 3/06/1943 (le transport d’hydravions « Commandant-Teste », 1 remorqueur) ;

Sté Van Wiennen (Hollande), du 18/01/1943 au 6/07/1943 (3 torpilleurs, 5 avisos, 4 sous-marins, 1 patrouilleur);

Sté Bugner, du 13/04/1943 au 28/04/1943 (1 torpilleur) ;

Chantier Naval Santa Maria, de Gênes (Italie), du 12/03/1943 au 19/08/1943 (croiseurs « Algérie » et « Dupleix », 1 contre-torpilleur) ;

Sté Pietro Ruggiero (Italie), à partir du 10/02/1943 (2 contre-torpilleurs) ;

SIDERMA (Italie), du 24/02/1943 au 17/04/1943 (croiseur « Foch ») ;

SORILA (Italie), du 26/02/1943 au 4/09/1943 (2 contre-torpilleurs, 1 torpilleur) ;

Sté Ansalmo, de Gênes (Italie), du 25/03/1943 au 11/07/1943 (cuirassé « Provence ») ;

SALMAR (Italie), du 10/03/1943 au 12/06/1943 (3 torpilleurs) ;

Sté Industrielle Maritime de Gênes (Italie), du 1/02/1943 au 24/04/1943 (2 contre-torpilleurs, 1 torpilleur) ;

Mario Serra (Italie), du 25/01/1943 au 17/07/1943 (le cuirassé « Strasbourg », le croiseur « Jean de Vienne », 3 sous-marins, 1 mouilleur de filets) ;

Fra. Serra (Italie), du 17/03/1943 au 10/07/1943 (1 contre-torpilleur) ;

Serra père et fils (Italie), du 20/01/1943 au 9/03/1943 (le  croiseur « La Galissonnière ») ;

Serra Roma (Italie), du 16/03/1943 au 31/03/1943 (1 sous-marin) ;

Serra Giacoma, du 16 au 23/03/1943 (2 contre-torpilleurs) ;

Direction des Industries Navales, de Toulon (France), du 29/12/1942 au 18/02/1943 (1 remorqueur, 1 gabare, 1 garde-pêche) .

2. LES ALLEMANDS ET LA FLOTTE SABORDEE A TOULON – Le 9 septembre 1943, après la défaite de l’Italie, les allemands s’emparent à Toulon du torpilleur « Bison » que les Italiens avaient inscrit sur les listes de la Regiamarina sous le nom de « FR 35 ». Toujours inachevé, il est alors utilisé comme ponton porte fumigènes et placé au milieu de la rade. Ils saisissent également l’aviso « Chamois » alors que le navire a été probablement sabordé par les Italiens. Rebaptisé « SG 21 », les travaux de remise en état sont repris. Il en va de même pour l’aviso « L’Impétueuse », qui a été saisi par les Italiens et renommé « FR 54 ». Les travaux de remise en état, poursuivis par les Italiens, sont pratiquement terminés le 9 septembre 1943 quand les Allemands s’en saisissent. Ainsi que pour l’aviso « La Curieuse », d’abord saisi par les Italiens et nommé « FR 55 », puis par les Allemands qui le dénomment « SG 16 ». Les travaux de remise en état reprendront pour le compte de la Kriegsmarine. De même pour le torpilleur « La Bayonnaise », saisi Italiens, et renommé « FR44 » qui devient le 9 septembre l’Allemand « TA 13 ». Remise en état par les FCM La Seyne, le délai de livraison prévu pour fin juin ne pourra pas être respecté et le bâtiment sera encore au chantier à la veille de la libération. Enfin, les torpilleurs Intrépide et Téméraire sont saisis aux Chantiers de La Seyne par les Allemands qui n’envisagent pas de les terminer et se contentent de récupérer une partie du matériel d’armement (tubes lance-torpilles et pseudo-tourelles) et d’approvisionnement.

3. LES ALLEMANDS A CEPET – Lorsque les Allemands arrivent à Cépet, 10 mois après le sabordage, ils trouvent l’ouvrage, sensiblement dans le même état que le 27 novembre 1942. L’ouvrage C fut alors sérieusement essayé au cours de deux tirs, et l’on put constater que les érosions subies n’avaient aucune importance. En ce qui concerne l’ouvrage F ses pièces furent condamnées et remplacées par deux canons de même calibre, amenés sur le quai de la B.A.N. Ces canons avaient été prélevés sur le cuirassé Provence sabordé à Toulon. Malgré la lenteur ordonnée aux ouvriers de la D.C.A.N. ils furent mis en place et essayés avant que se produisit le débarquement le 15 août 1944. Cependant les Allemands considéraient avec une certaine méfiance ce matériel nouveau et compliqué. Mais ils ne se contentèrent pas de remettre en état les batteries, ils firent d’autres travaux à Cavalas. Leur état-major avait également décidé d’installer sur la plage de Cavalas que nous appelons plus communément la -Plage de Grave- (nom du propriétaire des terrains limitrophes) une rampe de lancement de sous-marins de poche. -Des quais en béton furent donc construits, équipés de tout un système de rails et de treuils pour hisser les sous-marins sur des chariots qui les remontaient à l’abri, dans le tunnel reliant les batteries à la B.A.N. De la fin du tunnel à la Plage de Cavalas, les Allemands avaient creusé une tranchée qui, couverte, devait prolonger ce tunnel : les travaux ne furent jamais terminés, mais on peut encore voir, de nos jours, les vestiges de cette tranchée envahie par la végétation, le long du Parking Principal du C.I.N.- ; quant aux blocs de béton qui encombrent, la Plage de Grave et que les jeunes apprécient l’été, ce sont les ruines de la jetée allemande .

4. répercussions de la signature de l’armistice italien dans la région toulonnaise – Le rapport adressé par le préfet du Var au ministre de l’Intérieur le 13 septembre 1943 permet de bien saisir les répercussions de la signature de l’armistice italien dans la région toulonnaise « A Toulon un certain nombre d’anciens miliciens fascistes a déclaré se rallier au nouveau gouvernement fasciste italien et coopérer avec l’armée allemande. Ces effectifs ont donc été séparés de la masse des soldats qui, considérés comme prisonniers, sont progressivement embarqués et emmenés. A peu près partout les mêmes scènes se sont produites : les Italiens, au cours de la nuit annonçant l’armistice ont d’abord distribué aux personnes qu’ils connaissaient dans la localité une certaine quantité de denrées (cigarettes, riz, épicerie…) puis nombre d’entre eux ont procédé à des sortes de ventes aux enchères pour le reste de leur matériel et notamment en plusieurs cas de leurs armes. A ce moment le pillage s’est en plusieurs endroits organisé : des Français appartenant aux catégories les plus diverses se sont précipités sur tout ce qui leur paraissait être des stocks italiens, et avec les moyens de transport dont chacun disposait, il y eut littéralement mise à sac…
Ollioules : Occupé par quelques Allemands depuis 8 jours, les Italiens ont été désarmés le 9 septembre au matin et conduits à la gare où ils sont parqués : 2000 environ… Avec la complicité de quelques habitants, plusieurs soldats italiens ont réussi à se procurer des vêtements civils et à s’évader dans la campagne. La plupart ont emporté des grenades à main et des pistolets automatiques. Un sujet italien habitant Ollioules depuis longtemps, soupçonné par la population de cette commune d’être profasciste et d’avoir livré des Français aux Italiens, a été lynché par la foule et laissé pour mort…
A Sanary, au quartier de Sainte Trinide, des armes auraient été jetées en vrac par les Italiens qui ont ensuite pris la campagne. Il est probable que des civils ont pu s’emparer d’une partie de ces armes…
Le Brusc : dans la journée du 9, les Italiens avaient formé les faisceaux, munitions aux pieds et ils étaient prisonniers sur parole. Dans l’après-midi ils erraient dans les champs, sans armes.
La Seyne : pas d’incidents notables.
400 fascistes irrédentistes ont été dirigés sur St-Mandrier, lieu choisi par les Allemands comme point de concentration des Italiens s’étant ralliés à la cause allemande. Ils ont été rejoints à St-Mandrier par des Chemises Noires venant de Tamaris et des Sablettes. Toutes ces opérations se sont déroulées dans le calme, mais il est plus que probable que des armes ont été récupérées en plusieurs endroits par la population civile dont une partie a aidé les Italiens à prendre la campagne en civil. Plusieurs groupes de ces fuyards se sont mis en route à pied, empruntant des chemins détournés pour gagner la frontière italienne…

5. Dès l’annonce de l’armistice, les troupes Italiennes commencent à évacuer la Provence – Quand intervient l’armistice entre l’Italie et les alliés en septembre 1943, Max Juvenal, chef régional M.U.R. R2 va tendre la main aux Italiens et cela au péril de sa vie. Dès l’annonce de l’armistice, les troupes Italiennes commencent à évacuer la Provence. Des résistants italiens prennent contact avec la Résistance française .

6. Dans les territoires occupés, et c’est le cas en France, les troupes italiennes laissées sans ordre précis se débandent. Peu tentent de résister comme à Gap ou Grenoble, où dans la nuit du 8 au 9 septembre les échanges de tirs provoquent des pertes importantes, une centaine de tués et blessés de part et d’autre. Parmi eux figurent plusieurs soldats, 5 au moins, inhumés à Saint-Mandrier.

7. le Parti communiste donne l’ordre d’insurrection EN Corse – Le 9 septembre 1943, profitant de la neutralité des forces italiennes en Corse, le Parti communiste donne l’ordre d’insurrection malgré la présence des rescapés de l’Afrika Korps de Rommel. Du 9 au septembre au 5 octobre, ce sera l’insurrection de la Corse. Le 9 septembre, à 18 h, un message est remis au général Giraud à Alger, au moment où il se rend à une réunion du Comité Français de Libération Nationale : « Insurgés maîtres d’Ajaccio. Italiens passifs. On se bat à Bastia. La Corse demande aide de l’Armée. » Le général Giraud se voit refuser des navires par les alliés qui sont engagés à fond en Italie, il décide alors d’utiliser les forces françaises disponibles : un bataillon de choc, celui du commandant Gambiez et le sous-marin  Casabianca qui connaît bien les abords de l’île.

1944 – 9 septembre :

1. de Gaulle forme un gouvernement d’Unanimité nationale – Charles de Gaulle forme un gouvernement d’Unanimité nationale incluant des représentants des partis politiques (2 communistes, 3 socialistes, 3 démocrates-populaires, 4 radicaux-socialistes) et des mouvements de la Résistance.

2. Sartre publie « La République du silence » –  à Paris, Jean-Paul Sartre publie dans « Les lettres françaises » un article intitulé « La République du silence » qu’il conclut ainsi : « […] la Résistance fuit une démocratie véritable. […] Ainsi, dans l’ombre et dans le sang, une République s’est constituée, la plus forte des Républiques. […] Cette république sans institutions, sans armée, sans police, il fallait que chaque Français la conquière et l’affirme à chaque instant contre le nazisme. Personne n’y a manqué et nous voilà à présent au bord d’une autre République. Mais ne peut-on souhaiter que cette République de grand jour qui va venir, conserve au soleil les austères vertus de la République du Silence et de la Nuit. »


(2007. Fort de Brégançon. Cliché H. Ribot)

📰 Deuxième moitié du XXe siècle

1945 – du 13 août au 9 septembre : LE « BEARN » EST EN PETIT CARENAGE A ORAN. (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261);

1945 – 9 septembre : Extraits des règlements prud’homaux, de 1829 à 2001 – Lamparo (AG Bandol, 9 septembre 1945 et 25 août 1968) : pratique communautaire exclusivement, confirmée par décision Aff. Marit. quartier de Toulon, 27/09/1945, et définie par A.M. du 29/05/1964.

1948 – 9 septembre : Proclamation de la République démocratique de Corée du Nord.

1951 – 9 septembre : Les Chinois occupent Lhassa et le Tibet.

1955 – 30 août et 9 septembre : CONTROVERSE ENTRE TOUSSAINT MERLE ET LOUIS CLEMENT – Monsieur Merle, conseiller général du canton de La Seyne, a demandé à Monsieur Louis Clément, maire de Saint-Mandrier, de bien vouloir lui désigner un lieu municipal afin de recevoir les doléances de ses administrés. Le premier magistrat mandréen lui a répondu (lettre datée du 30 août) : « La mairie ne possède aucune salle dont vous pourrez disposer pour une permanence éventuelle ». Le correspondant du Petit Varois du vendredi 9 septembre fait alors remarquer que « pendant tout son mandat, Monsieur Montagne, ex-conseiller général, membre de la S.F.I.O., a pu assurer ses rares permanences dans un local de la mairie ». « Et le nouveau groupe scolaire fort de ses dix salles, ne pourrait-il pas faire l’affaire ? », se demande le journaliste. Puis, l’article évoque à nouveau l’anticommuniste forcené de Louis Clément « qui n’empêchera pas notre camarade Toussaint Merle d’exercer son mandat de conseiller général ». À la suite de ce refus plus ou moins « camouflé », le maire de La Seyne s’empresse d’écrire une lettre aux conseillers municipaux de Saint-Mandrier, le 5 septembre. Je vous en reproduis la fin : « …II ne vous échappera pas, aussi, que cette décision antidémocratique constitue une entrave à l’exercice du mandat d’un élu de la population du canton. C’est pourquoi, je crois pouvoir vous demander de bien vouloir reprendre cette question à une prochaine séance du conseil municipal… Celui-ci confirmera la décision de Monsieur Clément.

1964 – 9 septembre : Mort du peintre André Derain.

1981 – 9 septembre : Décès du médecin et psychanalyste Jacques Lacan.


📰 XXIe siècle

2017 – 9 septembre : FETE DES ASSOCIATIONS, A SANARY – De 9h 30 jusqu’à 19 h, le village des associations était situé sur le parking de l’esplanade derrière l’Office de tourisme. Sur les chapiteaux, des stickers indiquaient la nature de l’espace. A l’intérieur des chapiteaux, chaque association disposait d’une table nappée, de deux chaises derrière lesquelles un panneau d’information personnalisé.


9. ACTUALITÉ

📰. Nuit du 8 au 9 septembre 2026 : L’Islande a convoqué l’ambassadeur américain après la publication par Donald Trump d’une carte incluant l’île comme territoire américain. L’affaire a été rendue publique dans la nuit..


10. DÉTENTE

😄 La blague du jour : « Un jour de rentrée scolaire ;  un enfant se voit remettre à l’école une fiche d’identité à remplir. Pour inscrire son nom, son prénom et son adresse, pas de problème. En revanche la mention « sexe » l’embarrasse.

« En revenant de l’école, il questionne :

« -Papa ! maman ! Qu’est-ce que c’est que le sexe ?

« Un peu gênés, les parents se lancent dans une longue explication des relations entre hommes et femmes, en faisant appel aux classiques comparaison avec l’activité des abeilles et des oiseaux.

« Au bout d’un quart d’heure, ils demandent à leur fils qui les a écoutés avec attention :

« -Alors, ça y est, tu as compris ce que c’est que le sexe ?

« -Oh oui ! Mais comment je vais pouvoir écrire tout ça dans une si petite case ? »


11. CLÔTURE

Il est à présent 11  heures et je dois vous quitter. Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Souhaitons le meilleur mercredi ensoleillé à tous (même si la météo parle de pluie !).

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture