ÉPHÉMÉRIDES 3 SEPTEMBRE 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 3 SEPTEMBRE 2026 – 15e ANNÉE (n° 5166)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATION : Stendhal – Voyage à Lyon. Christian Ptrot éditeur. 152 p., 1995.


1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR

🎉 Souhaitons bonne fête aux GREGOIRE qui tiennent leur prénom de Grégoire 1er ou le Grand, élu pape en 590, lequel eut une influence considérable sur le développement des rapports entre l’Eglise et les pouvoirs laïcs. Nous lui devons entre autres le nom de chants grégoriens.


🌞 Autrefois :  3 septembre 1759 : Le pape Clément XIII condamne les volumes de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert comme « œuvres du démon » et la met à l’Index.


2. LE CALENDRIER RÉPUBLICAIN dédia ce 17e jour de fructidor à la CARDERE, dont une variété, le chardon à foulon, était employée pour carder les tissus de laine ou de coton.


3. DICTON DU JOUR : «Pluie du jour de saint Grégoire, autant de vin de plus à boire. »


4. PENSÉE DU JOUR : «Quand un homme veut tuer un tigre, il appelle cela sport ; quand un tigre désire le tuer, il appelle cela férocité ». (George Bernard Shaw).


5. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE

📚 Un jour, un livre : Stendhal – Voyage à Lyon. Christian Ptrot éditeur. 152 p., 1995. N° d’enregistrement H 23304.

Note : Stendhal séjourna à Lyon jusqu’au 9 juin. Il se déplaçait à pied et observa un pays en pleine évolution qui allait bientôt basculer dans une ère nouvelle. Il parle de tout à bâtons rompus, sans prétendre à l’objectivité, réussissant à créer « une œuvre foisonnante de vie. »


6. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 80%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Ensoleillé malgré quelques nuages élevés le matin, soleil l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel clair.
Vent de Nord-Ouest force 2 tournant Sud-Ouest en milieu de journée puis Est. Rafales atteignant 11 nœuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte de W. Visibilité excellente. Température : 30 °.


(Sanary – L’école de Sainte-Trinide aujourd’hui disparue. En août 1973, elle fut dynamité pour laisser passer l’autoroute B52 – actuelle A 50 Marseille Toulon). J’en assurais la direction à l’époque !

7.                                                                                 ÉPHÉMÉRIDES

Pour ceux qu n’ont pas le temps de lire :

  • 1783 – France / Traité de Versailles : Fin de la guerre d’Amérique ; indépendance des treize colonies reconnue ; la France récupère ses comptoirs en Inde, au Sénégal et à Saint‑Pierre‑et‑Miquelon.
  • 1798 – Égypte : Les savants rejoignent Le Caire ; Bonaparte et plusieurs membres de l’Institut visitent Gizeh ; Conté prend la direction des ateliers de mécanique du Caire.
  • 1636 – Marseille (Saint‑Marcel) : Registre ecclésiastique mentionnant plusieurs lieux‑dits anciens : Vallon de la Menthe, La Font/Valbarelle, La Sauzède, Vaugatune.
  • 1966 – Sanary : Mort de la comédienne Cécile Sorel, installée à la Cride ; la voie menant à son cabanon devient l’avenue de Ségur.
  • 1521 – Ollioules : La communauté est déchargée de la garde de la tour de Toulon, qu’elle assurait en plus de celle de Sanary.

SÉLECTION DU JOUR

France : –1783 – 3 septembre : LE TRAITE DE VERSAILLES SIGNÉ ENTRE LA FRANCE ET L’ANGLETERRE MET FIN A LA GUERRE D’AMERIQUE. L’ANGLETERRE reconnaît l’indépendance des treize colonies américaines. La France se voit reconnaître la possession de ses comptoirs aux Indes, au Sénégal, à Saint-Pierre et Miquelon. La paix sera publiée le 3 novembre..

Expédition d’Égypte : –1798 – septembre : Les savants restés à Alexandrie prennent la route du Caire. Bonaparte. Monge. Berthollet. Denon et plusieurs autres savants se rendent aux pyramides de Gizeh. Conté est nommé directeur des ateliers de mécanique établis au Caire dans le quartier de l’Institut.

Histoire locale

 MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1160e livraison. –1636 – 3 septembre : lieudits de Marseille cites dans un registre aux archives de l’Evêché.

1. Vallon de la Menthe. Camp de La Menthe – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Marcel, près Aigues-Vives.

2. La Font – propriété,  commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle (registre aux archives de l’Evêché). Valbarelle, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Albareto, vers. 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n’27).

3. Sauvet. La Sauzède – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention :  Vallis de Sauzeto, 12 mars 1310 (acte notarié).

4. Vaugatune, vallon, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, en dessus de la Barasse.

SANARY-SUR-MER : 960e livraison. –1966 – 3 septembre : DECES DE LA COMEDIENNE CECILE SOREL. De son vrai nom Céline Émilie Seurre, elle était devenue comtesse de Ségur par son mariage. A sa retraite, elle était venue s’installer à Sanary, emmenant avec elle Paul Vizzavona, un architecte Art Nouveau à qui nous devons des rues de Bruxelles qu’elle chargea de restaurer son cabanon de la Cride. Après sa mort, la voie qui dessert ce lieu fut dénommée avenue de Ségur.

OLLIOULES : 658e livraison. –1521 : En plus de la garde de la tour de Sanary, la communauté d’Ollioules assurait une partie de celle de Toulon dont elle fut heureusement déchargée le 1er septembre 1521.] A la requête d’Ollioules, suppression de la garde de la Tour de Toulon pour les particuliers des localités voisines.


(souvenir d’un grand homme, grand marin et grand aviateur dont Sanary n’a pas su garder la mémoire. Peut-être, un jour, son nom sera-t-il donné à un établissement, une rue, une place ou à un édifice de la ville qui l’a vu mourir ?

8.                                                           ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE

(classement chronologique)

📰 Antiquité (aucune occurrence pour ce jour)

📰 Moyen Âge

–1254 – 3 septembre : Al Col  (charte  aux archives de la Major). Le Cos – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon (1872).

–1290 – 3 septembre : Valays Sancti Baudilii (Privilège de l’empereur Fré­déric, acte aux archives de l’Evêché). Saint-Basile, commune de Marseille, nom donné ancienne­ment à la vallée du chemin vieux de la Magdeleine, arro­sée par une partie du ruisseau de Jarret et dont la rue Saint-Basile conserve encore l’ancienne appellation.

–1296 – 3 septembre : Balma Laugier (charte aux archives de la Major). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872).

📰 Renaissance

–1597 – 3 septembre : La Boutonedo (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). La Boutonèse – propriété appartenant à Antoine Botoni, commune de Marseille, quartier de Saint-Mar­cel (1864)..

📰 Temps modernes

–1636 – 3 septembre : lieudits de Marseille cites dans un registre aux archives de l’Evêché.

1. Vallon de la Menthe. Camp de La Menthe – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint-Marcel, près Aigues-Vives.

2. La Font – propriété,  commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle (registre aux archives de l’Evêché). Valbarelle, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Albareto, vers. 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n’27).

3. Sauvet. La Sauzède – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention :  Vallis de Sauzeto, 12 mars 1310 (acte notarié).

4. Vaugatune, vallon, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, en dessus de la Barasse.

–1709 – 3 septembre : « L’ingénieur Niquet écrivait au Ministre «que dans les travaux faits autour de Toulon, il avait trouvé des pans de quais de construction romaine». La découverte dont il est question ici avait été faite au quartier d’Entrevignes, où l’on venait de construire…à l’extrémité d’un long canal qui communiquait naturellement avec la mer, un grand bâtiment…Ce fut en élargissant et en creusant plus profondément [ce canal dit de la Boulangerie] qu’on rencontra les restes de quais dont parlait l’ingénieur Niquet.(…) La découverte de restes de quais romains au quartier d’Entrevignes est mentionnée de nouveau dans une lettre que le comte d’Aumale, directeur des fortifications de Toulon, écrivait le 18 septembre 1774 à M. le marquis de Monteynard, ministre de la guerre, et dans laquelle il lui disait «des débris de quais trouvés à diverses époques, même assez avant dans les terres, donnent à penser qu’un arsenal y était attenant. » » Le manque de description précise n’autorise aucune interprétation, sinon la constatation que, dans ce secteur, se trouvaient des constructions antiques assez étendues, peut-être une villa suburbaine dotée de thermes ou un quartier périphérique en bordure du rivage (Jean-Pierre Brun, Michel Pasqualini).


–1710 – 3 septembre : MORTS EN MER – Le 3 septembre 1710, nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin de Sanary mort en mer, le nom de FAUCHIER Joseph.


–1720 – 3 septembre : ASSAINISSEMENT APRES LA PESTE – A Marseille, le chevalier Roze, avec 100 galériens, nettoie le quartier de la Tourette où il n’y a plus d’habitants mais où il faut enterrer 1000 morts de la peste.


–1759 – 3 septembre : CONDAMNATION DE L’ENCYCLOPEDIE – Le pape Clément XIII condamne les volumes de l’Encyclopédie comme « œuvres du démon » et la met à l’Index.


–1783 – 3 septembre : LE TRAITE DE VERSAILLES SIGNÉ ENTRE LA FRANCE ET L’ANGLETERRE MET FIN A LA GUERRE D’AMERIQUE. L’ANGLETERRE reconnaît l’indépendance des treize colonies américaines. La France se voit reconnaître la possession de ses comptoirs aux Indes, au Sénégal, à Saint-Pierre et Miquelon. La paix sera publiée le 3 novembre.

📰 Guerres

–1789 – 3 septembre : PARIS RECOMMENCE A BOUGER – Si, à l’Assemblée, le calme revient peu à peu, la capitale, elle, recommence à bouger. Les élections municipales organisées par Bailly les 25 juillet et 1er août, pour élire les 180 représentants de la Commune, entretiennent le malaise né de la famine et de la misère. Dans le même temps, les patriotes du Palais-Royal, qui suivent passionnément le débat sur le veto royal, ne cessent d’exciter les esprits (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 3 SEPTEMBRE).


–1791 – 3 septembre : LA DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN A ACQUIS « UN CARACTERE RELIGIEUX » – Le 3 septembre 1791, lorsque l’Assemblée publie la Constitution, elle estime que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a acquis « un caractère religieux » et qu’il n’est plus possible de la modifier. La majorité des députés en étant arrivée à rejeter l’idée selon laquelle la Constitution est un contrat passé entre le roi et la Nation, l’Assemblée s’empare de la sorte du pouvoir exécutif, qu’elle cumule avec le législatif, contrairement à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme. Il n’y a plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d’ordres, ni régime féodal, ni justices patrimoniales, ni aucun des titres, dénominations et prérogatives qui en dérivent, ni aucun ordre de chevalerie, ni aucune des corporations ou décorations, pour lesquelles on exige des preuves de noblesse, ou qui supposent des distinctions de naissance, ni aucune autre supériorité, que celle des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions. — II n’y a plus ni vénalité, ni hérédité d’aucun office public. — II n’y a plus, pour aucune partie de la Nation, ni pour aucun individu, aucun privilège, ni exception au droit commun de tous les Français. — II n’y a plus ni jurandes, ni corporations de professions, arts et métiers. — La loi ne reconnaît plus ni vœux religieux, ni aucun autre engagement qui serait contraire aux droits naturels ou à la Constitution.

–1798 – septembre : Les savants restés à Alexandrie prennent la route du Caire. Bonaparte. Monge. Berthollet. Denon et plusieurs autres savants se rendent aux pyramides de Gizeh. Conté est nommé directeur des ateliers de mécanique établis au Caire dans le quartier de l’Institut.

–1811 – 3 septembre : BAGNE DE TOULON – Sur le registre du bagne de Toulon, on relève, sous le n° matricule 8750, le nom du dénommé Antoine Philippe Pelloquin né le 3 septembre 1811 La Seyne,

–1860 – 3 septembre : DECES DU CURE DE LA SEYNE – Décès de Raymond-Siméon Liautaud, curé de La Seyne depuis le 22 avril 1855 et, précédemment, curé de Besse (Var).


–1887 – 3 septembre : AU CHATEAU DE LA MOLE SE TROUVE A L’HEURE ACTUELLE UNE COPIE DU PLUS ANCIEN PLAN DE LA CHARTREUSE DE LA VERNE. Le précepteur du père de Monsieur de Fonscolombe l’avait relevé le 3 septembre 1887 à la Grande Chartreuse. A gauche, en bas, une date : 1685. Un feuillet explicatif l’accompagne. La Grande Chartreuse n’a plus l’original de ce plan (Maurel M., 1974).


–1899 – 3 septembre : UN VELODROME A TOULON POUR LA MUSIQUE DE GOUNOD – Les musicologues viennent nombreux pour écouter la belle musique composée par Gounod dans l’enceinte toulonnaise de ce qui deviendra le Stade Mayol, le 20 mars 1920. Dans cette même enceinte, les afficionados assisteront à des courses de Taureaux. C’est pendant l’une de ces dernières que les aficionados mécontents de la mauvaise organisation de la Corrida, mettront le feu à l’établissement. Ce marquera la fin du vélodrome de Toulon.


–1912 – 3 septembre : 79 MORTS DANS UNE MINE DE CHARBON – Un coup de grisou dans la fosse de La Clarence à Divion, France, entraîne la mort de 79 personnes

–1914 – 3 septembre :

1. ELECTION DU PAPE BENOIT XV – Le cardinal Giacomo della Chiesa est élu pape sous le nom de Benoît XV après 10 tours de scrutin au troisième jour du conclave
2. RENFORCEMENT DE LA TRIPLE ENTENTE – Les membres de la Triple entente (France, Royaume-Uni et Russie) renforcent leurs accords militaires et s’engagent à ne pas signer de paix séparée avec la Triplice (Allemagne, Autriche-Hongrie)

–1919 – 3 septembre :

1. GRIPPE ESPAGNOLE – A l’hôpital de Saint-Mandrier, la grippe dite « espagnole est à l’origine des décès de Fortuné Eugène Condrillier né le 20/12/1878 à Hyères (Var), matelot sans spécialité, mort à 39 ans et de François Marie Creïs né le 25/05/1889 à La Feuillée (Finistère), matelot de 2ème classe, Chauffeur Breveté, mort à 29 ans.

2. DROIT DE VOTE AUX FEMMES ITALIENNES – Le gouvernement italien accorde le droit de vote aux femmes.


–1939 – 3 septembre :

1. UN LIVRE POUR CE JOUR – Le livre d’Adrian Ball « 3 septembre 1939 : Demain la guerre », publié dans la collection « Les grandes heures de l’histoire » par le Cercle européen du livre en 1965 (Robert Laffont 1963 pour le texte français sous le titre « Le dernier jour du vieux monde ») est, à mon avis une référence, sinon la référence pour saisir ce qui a fait de cette journée tragique une journée révolutionnaire. A partir de ce moment, rien ne sera plus comme avant sur notre Terre. Résumons, les faits, l’Allemagne n’ayant pas daigné répondre à l’ultimatum franco-britannique, l’Angleterre se considère en état de guerre depuis 11 heures, la France à partir de 17 heures. Nous savons par les carnets du comte Ciano, ministre italien des affaires étrangères, que son homologue allemand Von Ribbentrop avait parié avec lui que la France et l’Angleterre ne réagiraient pas. Ribbentrop a donc perdu son pari.

2. DES LA DECLARATION DE GUERRE, LE VAR EST PLACE DANS LA “ZONE DES ARMEES” ET TOULON EN “ZONE RESERVEE”. Une centaine d’hommes du 157ème régiment d’artillerie s’installent dans le fort de Six-Fours qui dispose de quatre canons de 90 et d’une demi-section de 13,2 mm. L’effectif atteindra 250 hommes au début de 1940. La batterie du Claffard sera réarmée avec des canons de 120 longs, tractés par chevaux, à la fin du mois d’octobre 1939. En novembre 1939, l’école de canonnage du cap Brun sera transférée au fort de Six-Fours ; le cours de canonnage durera quatre mois avec 80 apprentis canonniers composés d’appelés de la classe 39. Le second aura lieu en mars. La notification de début des hostilités parvient le jour même à bord du Commandant Teste au mouillage d’Oran, Le nombre et le type de missions aériennes effectuées augmenteront, les Loire procédant à des escortes de convois qui emmèneront en métropole, des régiments d’activé de l’Armée de Terre stationnés en Oranie.

3. RUPTURE ENTRE SYNDICATS ET COMMUNISTES – A Lille, ce 3 septembre, l’Union Départementale des syndicats ouvriers du Nord adresse aux travailleurs un appel stigmatisant le pacte odieux des deux dictatures complices, Moscou et Berlin, et ajoutant : « Cette trahison sera le signal du ralliement des travailleurs autour de leur organisation syndicale ». L’Union Départementale déclare « hautement et fermement qu’elle cesse toute collaboration avec les communistes placés à la direction des syndicats. Cette collaboration doit cesser au sommet et à la base du mouvement syndical français. Elle doit cesser à la C.G.T., dans les fédérations nationales, dans les unions locales, dans les syndicats. Les contacts avec les chefs communistes ne sont plus possibles, malgré les déclarations ultra-patriotiques qu’ils ne vont pas manquer de faire. Le mensonge dont ils sont devenus coutumiers ne peut être admis par des ouvriers honnêtes. »


–1943 – 3 septembre :

1. AVANT LA DEMANDE ITALIENNE D’ARMISTICE, LES ALLEMANDS ONT ENVAHI DE NUIT LA BAN DE SAINT-MANDRIER. Les défaites des troupes de l’Axe en Tunisie, la libération de l’AFN qui devient une base de départ alliée, le débarquement de Sicile commencé le 10 juillet, la destitution de Mussolini le 24 juillet 43, précèdent la demande d’Armistice italienne du 3 septembre. Avant cette date, de nuit, les Allemands ont envahi à nouveau la base. Tous les Italiens sont faits prisonniers, sauf ceux qui ont pu s’enfuir avec les hydravions. Nouveaux « propriétaires  » et nouvelles difficultés. La plupart des soldats allemands venus précipitamment à Saint-Mandrier sont « au repos  » après un séjour peu plaisant en Russie.

2. LE 3 SEPTEMBRE, UN ACCORD D’ARMISTICE FUT SIGNE PAR LES REPRESENTANTS DU GOUVERNEMENT ITALIEN ET LES REPRESENTANTS DU GENERAL EISENHOWER QUI AGISSAIT AU NOM DES NATIONS UNIS. Signé le 3 septembre 1943 à Cassibile (Sicile), l’armistice ne fut publié que le 8 septembre 1943. Dans cet accord, il était seulement question de cesser les hostilités, de rapatrier les prisonniers de guerre, de désarmer la marine et l’aviation, de permettre à l’Angleterre et aux Etats-Unis d’utiliser sans entrave les aérodromes et les ports italiens. Face au déferlement des troupes allemandes dans la péninsule, le gouvernement Badoglio, réfugié à Brindisi, en territoire libéré par les alliés, ne donne aucune instruction aux autorités locales, les Italiens sont livrés à eux-mêmes. Dans les territoires occupés, et c’est le cas en France, les troupes italiennes laissées sans ordre précis se débandent. Peu tentent de résister comme à Gap ou Grenoble, où dans la nuit du 8 au 9 septembre les échanges de tirs provoquent des pertes importantes, une centaine de tués et blessés de part et d’autre. Parmi eux figurent plusieurs soldats, 5 au moins, inhumés à Saint-Mandrier.

–1944 – 3 septembre : LA MARINE FRANÇAISE REPREND PIED A SAINT-MANDRIER – Dans la matinée, une embarcation transportant quinze hommes, sous le commandement du capitaine de corvette Jacques Hourdin et de l’IM1 Milot arrive à la BA.N. de Saint-Mandrier afin de remettre en état le site fortement dégradé par les bombardements qui ont plu, drus et lourds sur la presqu’île pour anéantir les batteries de Cépet tenues par les allemands, et ont laissé des creux partout, dans la terre et les toits (près de 800 tonnes de bombes et 8700 projectiles en août).. Les premières journées seront occupées aux désamorçages et les hommes deviennent démineurs dans l’eau et sur terre. On mangera à la popote de la défense du littoral. On ancrera, au fond du plan d’eau des bouées d’amarrage pour les hydravions de la 2S, encore stationnée en Afrique du Nord, à Arzew. Le personnel de la base augmentera rapidement : à la mi-octobre, 4 officiers, 8 officiers-mariniers et 51 QMM sont là. Le logement précaire du personnel de la base et des 60 hommes de la 2S est assuré. Ayant rejoint la flottille 9 F.Tr devenue 30S à Saint-Mandrier, l’hydravion de reconnaissance et de patrouille Latécoère 611 Achernar, seul de son genre, et meilleur que les Bréguet-Bizerte 730 et 731, effectuera encore quelques missions de transport.

📰 Deuxième moitié du XXe siècle

-1964- 3 septembre : DESACCORD SUR L’AMENAGEMENT DU PORT DE SAINT-MANDRIER – Après une ultime discussion sur la question de l’aménagement du port de Saint-Mandrier, le conseil municipal ne vote pas le projet initial. « Considérant qu’un projet d’aménagement du port de Saint-Mandrier a été établi pour le compte d’une société privée. Constatant que ce projet apportera une gêne considérable aux usagers actuels du port et particulièrement aux pêcheurs. Que ce projet n’apportera aucun bénéfice réel à la commune, si ce n’est une augmentation très aléatoire des recettes par la taxe locale alors que toutes les dépenses de fourniture d’eau, d’électricité, d’entretien et de voirie resteront à sa charge. Constatant enfin que ce projet n’a à aucun moment été soumis à son approbation. Le Conseil à l’unanimité, demande à Monsieur le préfet de bien vouloir s’opposer à toute exécution des travaux projetés sans qu’aucun accord préalable n’ait été réalisé entre toutes les parties ». « Le bon sens triomphe », écrit Louis Esposito, qui n’est autre que le secrétaire du C.I.L. «…C’est la victoire de tous ceux qui ne veulent pas qu’une société privée s’implante en maître dans notre village ». De plus, les Mandréens viennent d’apprendre avec stupéfaction que des travaux ont été effectués, début septembre, à l’insu de la municipalité. Les édiles, sans exception, s’en sont offusqués publiquement. Et le C.I.L. d’ajouter avec à-propos : «Habitants de Saint-Mandrier, rejoignez les rangs du C.I.L. où plus de cent familles sont déjà groupées. Tous ensemble nous aiderons la municipalité à faire front à cette société capitaliste…Ensemble nous pourrons réaliser l’aménagement du port dans l’intérêt des pêcheurs et de toute la population ».

–1966 – 3 septembre : DECES DE LA COMEDIENNE CECILE SOREL. De son vrai nom Céline Émilie Seurre, elle était devenue comtesse de Ségur par son mariage. A sa retraite, elle était venue s’installer à Sanary, emmenant avec elle Paul Vizzavona, un architecte Art Nouveau à qui nous devons des rues de Bruxelles qu’elle chargea de restaurer son cabanon de la Cride. Après sa mort, la voie qui dessert ce lieu fut dénommée avenue de Ségur. A son sujet, voici un extrait d’un livre de Benjamin Valloton publié en 1945 : « En ce dimanche après-midi de novembre, parcourons la campagne sanaryenne. La Cryde, (…) aujourd’hui chaos de projectiles, de canons écroulés, de coupoles aplatis sur un sol calciné, dans un décor de pins déchiquetés. Près d’une mitrailleuse au tube tordu, des tertres disent que des soldats du Führer ont terminé leur course humaine sur ce rocher de la Méditerranée, près de la somptueuse demeure en ruine de Cécile Sorel. Port-Issol. Entre la route et les falaises rayées du trait jaune des tranchées, le vallon que l’on a connu fouillis de verdure, ni d’aimable maisons… désert jonché de gravats (…). A l’est de Sanary, sitôt la Reppe franchie, on pourrait croire à un cataclysme de la nature (…). Ici de la mer au sommet des collines, règne la mort totale (…). Le mistral secoue furieusement les écriteaux dressé sur les champs de mines. (Freissinières et Sanary, 1944) ».

–1969 – 3 septembre : DECES DE HO CHI MINH, homme politique vietnamien, fondateur du Parti communiste d’Indochine en 1930, auteur de la proclamation d’indépendance du Vietnam, fondateur de la République démocratique du Vietnam et président du Nord Vietnam de 1945 à 1969.


📰 XXIe siècle

–2014 – 3 septembre : JAZZ AU TEMPLE – De 20 heures 30 à 23 heures 30, l’association ART ET RENCONTRES, Musique au Temple, nous a régalés, grâce à l’éclectique Eric Barrillon, maître de cérémonie. Pour la seconde fois en deux ans, j’ai pu revoir, et surtout entendre, à Sanary, ÉRIC LUTER dans un spectacle intitulé « Jazz Swing & New Orleans ». Trompettiste et chanteur, il était accompagné par le quartet de Renaud Perrais composé de Renaud Perrais, saxophones et clarinette Jean-François Merlin, contrebasse Thierry Lutz, batterie Éric Gilles, guitare et banjo. Au programme, coupé par un court entracte, nous avons écouté – réécouté – avec plaisir et joie profonde, des morceaux dont la liste était, il fallait s’y attendre, inspirée du répertoire de Claude Luter et Sidney Bechet.

–2015 – 3 septembre : JAZZ AU TEMPLE – « Le 3 septembre, à 20h 30, au Temple de Sanary, nous sommes allés entendre Eric Luter à la trompette, Alain Meaume au saxo-soprano et le Chicago Jazz Gang. Un régal ! Ce soir, nous serons chez Denise dont c’est l’anniversaire et, après un apéritif dinatoire dont elle a le secret, nous réécouterons avec plaisir nos deux jazzmen et leur orchestre que complèteront vraisemblablement d’autres soliste venus de tous les coins pour se joindre à nous. » (Henri Ribot, Carnet). Note : depuis cette séance mémorable, Alain Meaume nous a quittés pour aller, au paradis des artistes, rejoindre Sidney Bechet qu’il aimait tant.


9. ACTUALITÉ

📰. 3 septembre 2026 :  Le gouvernement a reporté son plan d’urgence pour l’agriculture, qui devait être présenté demain. ·  Lors de sa conférence de rentrée, la FNSEA a estimé qu’il fallait agir vite pour « sauver l’agriculture française » dont « le pronostic vital est engagé ».  Le premier syndicat agricole a présenté ses demandes, dont un « allègement de charges massif »

10. DÉTENTE

😄 La blague du jour ! «A Bonn, la chute du gouvernement Mendès-France a causé une certaine consternation dans les bilieux officiels. (Soir de Bruxelles du 6 février 1955).


11. CLÔTURE

Il est à présent  7 heures et je dois vous quitter. Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Souhaitons le meilleur jeudi ensoleillé à tous, et à demain pour fêter les Rosalie.

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