ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 28 AOÛT 2026 – 15e ANNÉE (n° n° 5161)
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATION : 26 août 1944 – Défilé des troupes françaises sur les Champs-Elysées.
FETES : Aujourd’hui, nous fêtons les AUGUSTIN.
Berbère converti en 387, évêque d’Hippone en 395, penseur chrétien, saint Augustin est le plus grand des pères de l’Église. « Docteur de la grâce », l’homme réalisant son salut par sa vie terrestre en société, il s’opposa au manichéisme, au donatisme et au pélagianisme. Il défendit la pertinence de recourir aux savoirs païens des Grecs et des Latins lorsqu’ils pouvaient contribuer à mieux comprendre le message chrétien. Pour lui la politique est une morale ; le roi assume une responsabilité morale à l’égard de ses sujets et l’Église peut juger sa conduite. Saint Augustin, évêque d’Hippone, meurt le 28 août 430 durant le siège de sa ville par les Vandales. Pour plus d’informations, voir ci-dessous à cette date.
le calendrier républicain a dédié ce 11e jour de fructidor An II à la pastèque.
LE DICTON DU JOUR : « « La bienveillance est une graine qui une fois plantée peut fleurir et apporter du bonheur à tous ceux qui l’entourent. »
LE MOT DU JOUR que je répète année après année ! « Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve ! » (A Washington, le pasteur Martin Luther King, le 28 août 1963).
METEO MARINE DE SANARY : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est limitée à 70%, parce que l’anticyclone pourrait arriver plus rapidement que prévu.
Ciel variable à très nuageux. Possibilité d’averses en matinée, pas de précipitations l’après-midi. Le soir, ciel voilé.
Pas de précipitations. Vent d’est-sud-est force 3 tournant sud-ouest force 2 en milieu de journée puis ouest force 3. Rafales atteignant 21 nœuds le matin. Mer peu agitée. Houle petite et courte de sud-sud-ouest. Visibilité bonne devenant bonne en milieu de journée puis excellente. Température 27°.
ÉPHÉMÉRIDES
Pour ceux qu n’ont pas le temps de lire l’intégralité :
- 1312 – Marseille (Arenc) : Mention ancienne du quartier Arenc, zone sablonneuse issue de arena. L’église Saint‑Martin, attestée dès 1153, est confirmée comme possession de l’évêque.
- 1721 – Sanary (peste) : Mort du chirurgien Combal et de Françoise Comte. Les relevés montrent que la peste frappe surtout les jeunes, les corps étant généralement transportés hors du bourg, sauf deux personnes âgées exemptes du fléau.
- 1798 – Égypte : Kléber remercie Bonaparte pour les 100 000 livres arrivées in extremis, évitant l’arrêt des soldes et permettant de négocier sereinement avec les tribus arabes sans recourir à des réquisitions impolitiques.
- 1795 – Ollioules : Durand Maillane charge Sauve aîné et Hedouin de réorganiser la Garde nationale, après leur serment républicain de fidélité et de haine de la royauté.
- –1855 – France : En réponse à la visite de Napoléon III à Londres en avril, Victoria, reine d’Angleterre et impératrice des Indes, quitta Londres avec son époux, le prince Albert, pour venir passer une dizaine de jours à Paris puis regagner son pays le 28 août.
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
FRANCE : –1855 – 28 août : FIN DU VOYAGE DE LA REINE VICTORIA EN FRANCE – Le 17 août 1855, Victoria, reine d’Angleterre et impératrice des Indes, quitte Londres avec son époux, le prince Albert, pour venir passer une dizaine de jours à Paris et regagner son pays le 28 août. La reine répond ainsi à la visite que lui a faite Napoléon III à Londres en avril. L’empereur, qui est anglophile, a longtemps séjourné en Angleterre et veut une réconciliation profonde et durable avec la grande île et son empire. Il sait quelle fut à l’origine de la perte de son oncle, Napoléon Ier, et œuvre à la première « entente cordiale ». Aussi déploie-t-il toutes les séductions de la diplomatie. Depuis 1854, il est son allié dans la guerre de Crimée. Venu chercher la reine à Dunkerque, il l’a accompagnée personnellement jusqu’à Paris. L’empereur veut lui offrir, à Versailles, le 25 août, une réception splendide (Ephémérides).
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) – 1798 – 28 août : Du général Kléber au Général en Chef Bonaparte. Le 11 fructidor (28 août 1798). « Je vous ai entretenu dans ma dernière du 9, Citoyen Général, de plusieurs objets relatifs à la marine, sans pourtant vous parler des affaires de finance. J’y supplée par celle-ci. Vous avez envoyé 100 000 livres pour être mises à la disposition de l’ordonnateur Le Roy et cette somme est arrivée au moment où il n’y avait pas un sol dans la caisse du payeur, où la solde ainsi que tous genres de services eussent été suspendus faute de fonds, au moment où le nouveau Divan m’annonçait l’arrivée de plusieurs députations des tribus arabes pour traiter d’une pacification générale dans la province de Bahireh, au moment conséquemment où il eût été très impolitique de parler d’emprunt ou de réquisition.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1154e livraison e livraison –-1312 – 28 août : Mention d’Areng (acte aux archives municipales). ARENC – faubourg et quartier rural, commune de Marseille en 1872, de « arena », sable (en provençal : arena / areno) ; plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Eygalades et de Plombières. L’église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois en 1153 dans le cartulaire de Saint-Victor – eccl. S. Martini de Aregno (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché). Par cet acte, la possession en est confirmée à l’évêque de Marseille).
OLLIOULES : 655e livraison –1795– 28 août : Le 11 fructidor an III (28 août 1795), DURAND MAILLANE, représentant du peuple en mission, chargea le citoyen SAUVE aîné, commissaire des guerres en congé à OLLIOULES, et HEDOUIN, ancien officier d’artillerie résidant à SANARY, de réorganiser la GARDE NATIONALE. Ils furent mis en place après avoir prêté le serment de haine à la royauté, de fidélité à la république, et de mourir en la défendant (Rotger B., 1984 ).
SANARY – 954e livraison : –1721 – 28 août : À SANARY, le chirurgien COMBAL succomba de la peste. Il avait accompli les devoirs de sa fonction avec beaucoup de dévouement. Il fut enseveli à SAINT-NAZAIRE. On relève, le même jour, le décès, par la peste, de Françoise COMTE, femme de patron Joseph GRANE. T D’après le relevé, par ordre de date des morts, de l’âge de quelques pestiférés, un seul Sanaryen avait dépassé 45 ans. La peste s’attaquait donc en principe de préférence aux jeunes. Cet aperçu est entièrement nouveau. Les cadavres de ces malheureux furent tous transportés à la campagne. Au contraire, deux « trépassés», âgés l’un de 70 et l’autre de 50 ans, furent « déposés » entre-temps dans le cimetière. Ces deux derniers étaient donc exempts du fléau.] [G. Delattre, ms inédit).

ÉPHÉMÉRIDES
-L’INTÉGRALE.
–430 – 28 août : MORT DE SAINT AUGUSTIN à Hippone (354-430). Evêque d’Hippone (Hippo Regius, puis Bone et aujourd’hui Annaba, en Algérie), il donna le meilleur de lui-même, de son temps et de sa personne, à la défense de trois causes: celle du Dieu unique contre les manichéens qu’il combattit aussi ardemment qu’il avait été leur prosélyte ; celle de l’Eglise catholique contre les donatistes dont il obtint la défaite à la Conférence de Carthage en 411; celle de la grâce contre le pélagianisme dont les combats occupèrent les dernières années de sa vie. Ses ouvrages exercèrent une influence considérable sur l’Eglise catholique et la culture occidentale : les Confessions en 398, la Cité de Dieu au lendemain de la prise de Rome par Alaric (24 août 410), le De Trinitate qu’il acheva entre 412 et 416. Augustin mourut le 28 août 430, il avait 75 ans, alors que la ville d’Hippone était assiégée par les Vandales. Son nom figure à cette date dans le Martyrologe hiéronymien. Le Calendrier de Carthage l’inscrit au 29. Peut-être l’évêque d’Hippone mourut-il dans la nuit du 28 au 29 (Lire, de Victor Saxer, « Saints anciens d’Afrique du Nord », Tipografia poliglotta Vaticana , 1979).
Dans notre bibliothèque :
– Les confessions, tome deuxième, trad. J. Trabucco Librairie Garnier, 1937, 392 p.
– La Cité de Dieu, trad. Louis Moreau (1846), édition illustrée annotée par le chanoine G. Bardy, préface du chanoine A. Fougerat, Paris, Editions Bordas, 1949, 246 p.
– Les confessions, introduction par Louis de Mondadon, Le Club Français du Livre, coll. « Les Portiques », 1950, 404 p.
– La Cité de Dieu, livres I à X, trad. Louis Moreau (1846), revue par Jean-Claude Eslin ; introduction, présentation et notes par Jean-Claude Eslin, Editions du Seuil, 1994, 460 p.
– La Cité de Dieu, livres XI à XVII, trad. Louis Moreau (1846), revue par Jean-Claude Eslin ; introduction, présentation et notes par Jean-Claude Eslin, Editions du Seuil, 1994 (épreuves non corrigées), 326 p.
–1199 – du 21 août au 24 août : (Em 22) MODENE – Neige abondante à Modène le 21 août (28 août) et gel du 21 août (28 août) jusqu’au 24 août (31 août).
–1287 – 28 août : Als Casals (charte aux archives municipales). Les Casals – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel (1872).
–1296 – 28 août : Ortus Griffedorum (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). Les Griffens – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette en 1872. Au XVe siècle, il existait un Moulin des Griffens.
–1299 – 28 août : Gallegas (charte aux archives municipales). Gallègue, quartier rural, commune d’Aubagne en 1872. Première mention : Galigo, vers 1060 (cart. de Saint-Victor, n° 109).
–1303 – 28 août : Les Frères Prêcheurs, dont l’ordre fut fondé à Toulouse en 1215 par Saint-Dominique ; s’étaient fixés, le 28 août 1303 à Toulon, dans le couvent laissé vacant par le départ des Frères de la Pénitence de Jésus-Christ( Archives communales de Toulon, CG. 86). Outre la chapelle, le cloître, le réfectoire, les cours et les communs, l’enceinte du couvent comprenait encore un grand jardin potager et un cimetière. Ce cimetière se trouvait, en bordure sur la carriera tras la Canal, à l’extrémité Nord de l’enclos. A la fin du XVIe siècle, une partie de la muraille qui le séparait de la voie publique s’étant écroulée, ce lieu devint le refuge des malfaiteurs et des femmes débauchées de Toulon.
–1312 – 28 août : Areng (acte aux archives municipales). ARENC – faubourg et quartier rural, commune de Marseille en 1872, de « arena », sable (en provençal : arena / areno) ; plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Eygalades et de Plombières. L’église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois en 1153 dans le cartulaire de Saint-Victor – eccl. S. Martini de Aregno (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché). Par cet acte, la possession en est confirmée à l’évêque de Marseille).
–1318 – 28 août : acte aux archives de Saint-Victor. Lieux-dits de Roquevaire :
1. Le territoire de Roquevaire dépendait de la viguerie d’Aix ; la seigneurie appartenait anciennement moitié au comte de Provence et moitié à la famille Audibert de Roquevaire (Audebertus de Rocavaira et Hugo de Auriolo fratres, 15 avril 1247) qui possédait le moulin du lieu (Molendinum Audeberti de Roquevaria, mentionné le 28 août 1318).
2. L’Amendier – propriété.
3. Beal Marseilhez. Première mention du Béal-Marseillais – lieu-dit, quartier de la Crau (1872).
4. Canebieras. Canebières -lieu-dit, commune de Roquevaire (1872). Lieu où l’on cultivait le chanvre.
5.* La Connega – lieu-dit disparu depuis.
6. Coste Balcora – lieu-dit.
7 Malsano. Les Manaux – hameau en 1872.
8. Lo Peiron. Le Peyron – lieu-dit.
9. Pieidoula – lieu-dit.
10. La Pinède – lieu-dit.
11. La Plana. La Plaine, quartier rural en 1872.
12. Colla de Ryeus. Le Rioux, quartier rural en 1872. Il y avait alors un ruisseau formé par une source intarissable.
13. Toron. Touron- quartier rural en 1872.
14. Rians d’Airaut. Val d’Airaud – lieu-dit 1872.
–1365 : Fort Saint Jean – Grand fort situé à l’entrée du Vieux Port de Marseille, face au Palais du Pharo, dans le 2e arrondissement.
Pendant les croisades : Marseille était le point de départ des Hospitaliers de Saint Jean pour rejoindre la Terre Sainte.
En 1365 : Un premier fort est fondé par les chevaliers de Saint-Jean à l’entrée du port la construction a été achevée en 1365.
Entre 1447 et 1453 : le Roi René fait édifier la « Tour Saint-Jean », un donjon carré couronné de mâchicoulis, dans le but de renforcer la protection du fort. Sa base est entourée d’une braie carrée. L’intérieur est divisé en 3 niveaux voûtés d’arêtes et un 4e voûté d’une coupole sur pendentifs. Ils communiquent par un escalier à vis ménagée dans l’épaisseur du mur. Plus tard la plate-forme put recevoir une douzaine de canon. Les angles étaient munis de échauguettes en encorbellement.
En 1664 : Des armateurs marseillais construisent la grande tour ronde, très visible dès le premier regard. Appelée Tour Ronde ou Tour du Fanal, elle était utilisée pour observer les va-et-vient des navires de commerce à l’époque.
Lorsque les Hospitaliers ont été expulsés, Louis XIV a ordonné une nouvelle rénovation du fort. -Bien qu’il ait subi de réels dommages pendant le Seconde Guerre mondiale, ce fort a déjà servi de prison d’état.
Pour rappel : le niveau inférieur du fort contient plusieurs agencements dont la tour carrée du roi René, la chapelle Saint Jean, le bâtiment du DRASSM ainsi qu’un espace liaison menant vers le niveau supérieur. Une fois au niveau supérieur, on accède à la galerie des officiers, à la Tour du Fanal, aux anciens casernements ainsi qu’à l’ancienne caserne »Georges Henri Rivière ». XXIe s. : Faisant partie du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), le Fort Saint Jean reste un symbole militaire indissociable de l’histoire de Marseille (Texte « Monuments de Marseille).
–1377 – 28 août : Bel Trinar (acte notarié). Beaudinart – quartier rural, commune d’Aubagne en 1872. Première mention : Beldisnart, 9 août 1303 (charte aux archives municipales)
–1418 – 28 août : Coste Balcora – lieu-dit, commune de Roquevaire (acte aux archives de Saint-Victor).
–1588 – 28 août : Avec son inimitable talent de brillant chroniqueur, Jean Contrucci a narré dans Ça s’est passé à Marseille (vol. 2, p. 26) sous le titre « 28 août 1588 – La place de Lenche baptisée dans le sang », l’événement de l’assassinat d’Antoine Lenche, dont nous venons de lire le récit de la fin tragique consommée dans la chapelle de l’Observance. Face aux exactions d’une plèbe, ce jour-là bestialement déchaînée, on peut légitimement penser que les Marseillais, comme pour implorer le pardon de leur victime, donnèrent ensuite le nom de Lenche, à la plus ancienne place de la cité. Nous sommes, en effet, arrivés ici sur ce qui fut l’agora des Phocéens. Là, aboutissait le decumanus, la voie qui partant depuis les rives de l’antique Lacydon (jardin des Vestiges), montait, de façon rectiligne, par l’itinéraire des actuelles rues Henri-Fiocca, Grand’rue et Caisserie jusqu’à ce forum où Marseille devait écrire les premières pages de son histoire.

–1672 à 1685 : LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DE LA TOUR DE L’EGUILLETTE ONT DURE DE 1672 A 1685 (entrepreneur Chaussegros). Située en rive sud de la passe permettant d’accéder de la grande rade dans la petite rade de Toulon, elle comprend une tour de forme carrée, avec garde-fou en brique de 10 toises (19,50 m) de long, et 3 pieds (0,97 m) de haut sur le mâchicoulis du côté Ouest (marché passé le 18 février 1883), et des batteries basses (devis établi le 28 août 1685 le montant de la dépense s’éleva à 4.293 livres qui furent payées par la Marine le 6 septembre suivant. Les travaux du fort de l’Eguillette firent aussi l’objet des quittances ci-après au sieur Chaussegros : du 30 octobre 1680 (7.062 livres, 5 sols, 1 denier, en acompte) ; du 20 juillet 1681 (acompte de 1.000 livres) et du 30 septembre 1681 (acompte de 1.800 livres) cf. Louis Baudoin, 1965, p. 203.
–1693 – 28 août : Baumes-Saint-Antoine (acte d’atterminage). Les Baumes ou Saint-Antoine, hameau commune de Marseille (en 1872). Les religieux de Saint-Antoine y avaient fondé une maison pour recevoir les malades atteints de la lèpre connue sous le nom de Feu d’Enfer. Le nom de Baumes vient des excavations naturelles qui se rencontrent dans le tuf qui compose le sol de ce quartier. L’église de Saint-Antoine était une succursale de la cathédrale (Calendrier de 1713). Première mention : Sancta Maria de Balma, (cartulaire Saint-Victor, n. 844). Notre-Dame-de-la-Douane, puis Campus sancti Antonii, 4 août 1343 (charte aux archives de l’Évêché)..
–1721 – 28 août : À SANARY, le chirurgien COMBAL succomba de la peste. Il avait accompli les devoirs de sa fonction avec beaucoup de dévouement. Il fut enseveli à SAINT-NAZAIRE. On relève, le même jour, le décès, par la peste, de Françoise COMTE, femme de patron Joseph GRANE. T D’après le relevé, par ordre de date des morts, de l’âge de quelques pestiférés, un seul Sanaryen avait dépassé 45 ans. La peste s’attaquait donc en principe de préférence aux jeunes. Cet aperçu est entièrement nouveau. Les cadavres de ces malheureux furent tous transportés à la campagne. Au contraire, deux « trépassés», âgés l’un de 70 et l’autre de 50 ans, furent « déposés » entre-temps dans le cimetière. Ces deux derniers étaient donc exempts du fléau.] [G. Delattre, ms inédit).
– 1762 – 28 août: Le Roucasset (registre aux archives de la Major). Le Rocasset – propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert à Vachon (en 1872).
–1793 – 28 août :
1. TOULON SE LIVRE AUX ANGLAIS (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1188).
Dans la soirée du 27 août, les Britanniques débarquent à Toulon un détachement de quinze cents hommes avec leurs officiers (Louis Baudoin, 1965, p. 341).
Tenu au courant de l’évolution des événements, l’amiral Hood fit débarquer, sous le cap Brun, dans la nuit du 27 au 28 août, mille cinq cents hommes qui, accueillis par des envoyés du Comité Central Toulonnais, prirent possession du fort Lamalgue (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 260).
Le matin même de ce 28 août — le suspense dure depuis trois jours — avec l’autorisation et même sur la recommandation de l’amiral, quatre-vingts matelots se sont rendus en délégation au Comité général. Les autorités les ont sommés d’adhérer aux propositions des « généreux Anglais ». En cas de désobéissance, les forts et les batteries de l’armée tireront à boulets rouges sur les vaisseaux. Réponse des délégués : « L’armée navale périra plutôt que voir, à sa grande honte, entrer l’ennemi dans ses ports. » Les équipages sont donc décidés à lutter jusqu’à la mort ? Eh bien non, voici les résultats du référendum du 28 dans l’après-midi. Trois vaisseaux, le Thémistocle, l’Apollon et le Généreux se disent prêts à faire feu de tous côtés ; autrement dit à tirer sur la Ville aussi bien que sur les Anglais. Tous les autres, sans davantage entrer dans le détail, veulent « la paix avec les Toulonnais » (Georges Blond, Toulon, 1967.).
2. LA DICTATURE REVOLUTIONNAIRE EST OFFICIELLEMENT RECONNUE – Le 28, Barère, au nom du Comité de Salut public, déclara à la Convention que la simple exécution des lois constitutionnelles destinées au temps de paix serait insuffisante, au milieu des complots qui entouraient de tous côtés la République. Ainsi se trouvait reconnu officiellement le régime de dictature révolutionnaire déjà établi en fait (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe s).
3. LES BRITANNIQUES PRENNENT POSSESSION DU FORT LAMALGUE – Dans la matinée du 28, les Toulonnais qui avaient gagné les hauteurs de la Mitre, purent voir à l’est de la grande rade, quatorze vaisseaux anglais, dont six jetaient l’ancre devant les anses Méjean, Magaud et les îlettes de l’anse Saint-Pierre (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 »).
Le détachement britannique débarqué la veille prend possession du fort Lamalgue et la flotte anglo-espagnole entre sur rade dans .la soirée de ce même jour. La flotte anglaise vint, le même jour, mouiller en rade et y fut rejointe, peu après, par la flotte espagnole de l’amiral Langara. D’autres troupes des nations coalisées débarquèrent et occupèrent les forts, les batteries et l’arsenal. Devant ces événements, l’amiral français de Saint-Julien, le commandant de la Topaze et trois mille matelots qui se sont déclarés contre les Anglais quittent leurs bâtiments sur des chaloupes et débarquent à Balaguier, sur le territoire de la commune de La Seyne. De là, un certain nombre de ces hommes partent pour Marseille en vue de rallier l’armée Carteaux ; d’autres rentrent dans leurs foyers. En outre, près de quatre cents galériens, évadés du bagne de Toulon, et des matelots du vaisseau le Thémistocle se cachèrent dans les bois de Janas (La Seyne) ou dans la campagne de Saint-Nazaire (Sanary). Après être resté quelque temps dans les bois du terroir de La Seyne, l’amiral de Saint-Julien finit par se constituer prisonnier chez les Espagnols. Paul Maurel écrit : Saint-Julien, redoutant la Convention, qui ne transigeait pas avec les chefs incapables, suspects ou faibles, se constitua prisonnier auprès de lord Hood et fut envoyé à Barcelone.
Cependant, la plupart des équipages provençaux restèrent fidèles à l’amiral Trogoff, qui était favorable aux royalistes, et l’escadre française postée aux Vignettes se replia et vint prendre son mouillage en petite rade tandis que cinq mille marins environ, originaires des côtes de l’Océan, « les Ponantais », se disposèrent à rallier la Bretagne sur des vaisseaux que les Anglais laissèrent, effectivement, appareiller de Toulon. L’entrée de Toulon n’avait pas, hélas ! été disputée aux adversaires héréditaires de notre marine ! (Louis Baudoin, 1965, p. 341-342).
Le 28, l’escadre anglaise entrait en rade, suivie, quelques jours plus tard, par l’escadre espagnole de l’amiral Langara. Les jacobins avaient fait disparaître les attributs de la royauté et changé les dénominations des rues ; le Conseil général fit enlever les emblèmes révolutionnaires et rétablit les noms antérieurs des voies publiques (Paul Maurel, 1945).
28 août, accompagnés du baron d’Imbert qui proclame devant eux Louis XVII roi de France, les Anglais prennent possession du fort La M algue qui sera commandé par le capitaine Elphinstone. Dans la soirée, les deux escadres entrent en rade. Le contre-amiral de Saint-Julien refusant de se joindre à l’ennemi, sauve sept vaisseaux français et fait débarquer à Balaguier, 3000 matelots qui, pour la plupart, rallieront l’armée de Carteaux. Mais hélas, l’entrée de Toulon n’a pas été disputée aux Anglais ! Le contre-amiral Trogoff, non pas Russe comme on l’a cru mais Breton, est favorable aux royalistes. Sa trahison consommée, il fait prendre son mouillage en petite rade à l’escadre française, mais 5 000 matelots dont l’amiral Hood redoute la présence, peuvent rallier leur Bretagne natale sur des vaisseaux que les Britanniques autorisent à appareiller de Toulon (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 33).
Ainsi, bastion jacobin jusqu’en juillet 1793, la ville de Toulon assista à un raz-de-marée des modérés dans les sections dans la seconde quinzaine de juillet, avec la mise à sac du club des jacobins; une partie des membres du département et du district durent s’enfuir, pour éviter l’arrestation, les deux envoyés en mission de la Convention furent incarcérés, et de nombreux militants jacobins parqués sur un ponton dans la rade. Se résumant jusqu’en août à des mots d’ordre girondins contre la dictature parisienne, le mouvement bascula avec l’arrivée de Carteaux à Marseille, livrant la ville aux royalistes, puis aux Anglais et à leurs alliés espagnols et napolitains (Roger Dupuy, La République jacobine: Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, Le Seuil, coll. Points Histoire, 2005, p. 117-124.
Comme souvent, au cours de l’histoire, il s’en était fallu de peu que la funeste décision du Comité de Toulon n’avorte dans l’œuf. La marche des événements eut été changée, en effet, d’abord si le général Lapoype, commandant l’armée venant de l’est, avait avancé sa marche de quelques heures ! Si le général Carteaux, entré à Marseille le 25, s’était dirigé aussitôt sur Toulon ! Enfin, on a su, par la suite, qu’au cours d’un conseil de guerre réuni par l’amiral Hood sur son vaisseau, la question de prendre ou non le port avait été débattue et que ses principaux officiers étaient d’avis d’y renoncer. C’est donc, contre cette opinion, que l’amiral persista à vouloir saisir cette occasion « historique » de pénétrer, sans coup férir, au cœur de la puissance navale française en Méditerranée, avec — l’avenir le révélera — l’arrière-pensée, s’il ne pouvait s’y maintenir… de la détruire (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 260.).
28 août, l’escadre de l’amiral Hood couvre le débarquement des troupes anglaises, espagnoles, napolitaines, sardes. Il est significatif de constater que les batteries de cette ville-forteresse n’ouvriront pas le feu. Pire, la veille, elles avaient braqué leurs canons sur nos forces navales, les réduisant à l’impuissance. La municipalité, la garde nationale, les sections ont donc cédé aux contre-révolutionnaires qui attendaient ce basculement de l’opinion. Transformé en prison, Le Thémistocle accueille dans ses cales nombre de travailleurs du port (Charles Galfré, Histoire sociale de l’Arsenal de Toulon, Ollioules, éditions de la Nerthe, 2003, p. 36).
Les alliés étendent ensuite un système de défense très fort et très sûr depuis les hauteurs que forment les gorges de l’Ollioules, jusqu’aux îles d’Hyères
4. UN TRIBUNAL CRIMINEL POUR TOUT LE DEPARTEMENT EST INSTALLE A MARSEILLE SOUS LA PRESIDENCE D’UN ANCIEN INSTITUTEUR, MAILLET, AVEC L’EX-ORATORIEN GIRAUD, CO-ACCUSATEUR PUBLIC ; ce tribunal est autorisé à juger « révolutionnairement », c’est-à-dire sans l’assistance d’un jury ; les condamnés allaient à la mort, vêtus de la chemise rouge des assassins et des empoisonneurs (Gabrielle Castellari).
Au lendemain de la défaite de Septèmes commence la grande Terreur ou Terreur Rouge. Pendant que les plus compromis des Fédéralistes s’enfuyaient dans toutes les directions, surtout à Toulon, qui venait d’ouvrir ses portes aux Anglais et aux Espagnols, les représentants du peuple Albitte, Escudier, Saliceti, Gasparin et Nioche, emportés par une sorte de fièvre de vengeance, procédaient avec une extrême rigueur au désarmement général et ordonnaient la destruction des armoiries royales et de tous les signes de l’ancien régime qui se trouvaient encore dans les églises ou sur les monuments publics (Marius Dubois, Paul Gaffarel, J.-B. Samat – Histoire de Marseille, 1928).
À Marseille, rebaptisée de façon humiliante « Ville sans nom », le 28 août, le général Carteaux installa le tribunal révolutionnaire qui entra aussitôt en action : ce fut le début de la Terreur en Provence. À l’automne Barras et Fréron amplifièrent la répression et de nombreuses exécutions eurent lieu à la fin octobre en bas de la Canebière (Roger Dupuy, La République jacobine : Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, Le Seuil, coll. Points Histoire, 2005, p. 117-124. Marcel Dorigny, « Fédéralisme », dans Albert Soboul dir., Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989 rééd. Quadrige, 2005, p. 437-438).
5. CARTEAU SE PREPARE A ATTAQUER TOULON – Dès (après ?) le 28 août, la colonne Carteaux, après avoir désarmé la ville, s’ébranle de Marseille en direction de l’Est, tandis qu’une division de l’Armée d’Italie vient bloquer Toulon du côté de Solliès. Pendant que la colonne Dours fait son entrée dans La Ciotat et que Doppet avec ses Allobroges et Dommartin s’emparent d’Aubagne (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 29).
L’armée Carteaux et ses Allobroges ne s’accorde que peu de répit, et prend le chemin de Toulon. C’est le 28 août 1793 qu’elle occupe Le Beausset, ou qu’elle le libère, selon le point de vue. Il s’agit d’abord des Allobroges commandés par Doppet, venant de La Ciotat, encore appelés « Habits verts », parce qu’ils portent une courte veste verte et un casque à crinière de cheval. Le quartier général de l’armée est établi au « château », demeure de Jacques Segond de Séderon, celui qui voulait être maire du Beausset en 1791, et dont le fils Charles se bat à Toulon du côté royaliste. Le général Carteaux s’y installe avec sa femme, qui le suit aux armées !… Nombre d’officiers et de soldats sont logés chez l’habitant. Y compris un jeune capitaine d’artillerie, Napoléon Bonaparte, qui loge chez le docteur Jean Baptiste Dalmas, au n°24 de notre actuelle rue Pasteur, à l’époque rue du puits de la ville. Bonaparte est incorporé à l’armée Carteaux vraisemblablement depuis le 15 juillet à Avignon, qu’il a contribué à reprendre le 25 juillet. Au Beausset, il loge chez le docteur Dalmas avec son frère Joseph (futur Roi d’Espagne) qui est pour l’heure commissaire des guerres dans l’armée, c’est-à-dire qu’il s’occupait d’intendance. La vieille Madame Dalmas qui était la maîtresse de maison, appréciait d’ailleurs davantage la compagnie de Joseph Bonaparte « homme du monde, qui plaisait aux maîtres de maison et à leur société ». Quant à Napoléon Bonaparte, Madame Dalmas (qui avait, paraît-il, son franc parler) l’appelait toujours « le sournois », car il avait l’air vindicatif et renfrogné. Elle changera d’avis en octobre 1793 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1795– 28 août : Le 11 fructidor an III (28 août 1795), DURAND MAILLANE, représentant du peuple en mission, vint désigner les nouveaux officiers de Sanary. Furent désignés: Jean FOURNERY, cultivateur; Jacques LAUTIER, ancien capitaine de la marine marchande ; Pascal AICARD, Joseph GIBOIN, Joseph ARNAUD, cultivateurs; et Laurent COULOMB, cordonnier. Aman PORTALIS et André TANERON furent désignés respectivement comme agent national et secrétaire greffier. Il chargea le citoyen SAUVE aîné, commissaire des guerres en congé à OLLIOULES, et HEDOUIN, ancien officier d’artillerie résidant à SANARY, de réorganiser la GARDE NATIONALE. Ils furent mis en place après avoir prêté le serment de haine à la royauté, de fidélité à la république, et de mourir en la défendant (Rotger B., 1984 ).

–1798 – 28 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Du général Kléber au Général en Chef Bonaparte. Le 11 fructidor (28 août 1798). « Je vous ai entretenu dans ma dernière du 9, Citoyen Général, de plusieurs objets relatifs à la marine, sans pourtant vous parler des affaires de finance. J’y supplée par celle-ci. Vous avez envoyé 100 000 livres pour être mises à la disposition de l’ordonnateur Le Roy et cette somme est arrivée au moment où il n’y avait pas un sol dans la caisse du payeur, où la solde ainsi que tous genres de services eussent été suspendus faute de fonds, au moment où le nouveau Divan m’annonçait l’arrivée de plusieurs députations des tribus arabes pour traiter d’une pacification générale dans la province de Bahireh, au moment conséquemment où il eût été très impolitique de parler d’emprunt ou de réquisition. J’ai donc ordonné au payeur de disposer de ces fonds pour tous les services journaliers, et j’ai promis à l’ordonnateur de la marine de les lui faire remplacer lorsque l’emprunt pourra être levé ou que vous m’aurez fait passer d’autre argent. Si vous n’êtes pas pénétré, Citoyen Général, de ma situation, cette contravention à vos ordres vous déplaira sans doute, mais je vous prie alors de considérer que, malgré toute la volonté de travailler à l’armement que vous ordonnez, le citoyen Le Roy n’aurait pu dépenser les 100 000 livres que dans un intervalle de deux ou peut-être de trois mois, car, avant de pouvoir entreprendre quelque chose d’un peu important, il faut qu’il fasse faire des outils et pour les faire, il faut qu’il établisse et des forges et des ateliers; tout cela demande du temps (à suivre)
–1799 – 28 août : EXPEDITION D’EGYPTE – Mercredi 26 [28 août 1799] du Mois de Rabî’ al-awwal 1214 [3 août – 1er septembre 1799] (extrait du « Journal d’un notable du Caire », ‘Abd-al-Rahman al-Jabartî, traduction et notes de Joseph Cuoq).
– [Vente de chevaux] – Affichage dans les souqs du texte suivant : « Les gens qui se rendront à Bûlâq, le 29 courant [31 août], au souq des chevaux pourront acheter les montures qu’ils voudront. »
– [Impôts] – Une autre affiche avait été apposée. On y lisait que quiconque a un impôt dû au sultan (mâl mîrî) est tenu de s’en acquitter. Qui ne s’en est pas acquitté dans les 20 jours sera puni, comme il convient en pareil cas. Des appels furent faits sur le même sujet dans les souqs.
–1828 – 28 août : Emile ALDEBERT, né à Millau le 28 août 1828, mort à Marseille le 7 Mars 1924. Dès 1868, il deviendra un sculpteur célèbre. Après la démolition des anciennes fontaines de Sanary, celle de 1664 et celles de 1855, elles furent remplacées par celles que nous connaissons aujourd’hui, l’une dédié à l’Agriculture, l’autre à la Marine. Sculptées par Emile ALDEBERT, ces fontaines sont en pierre de Calissane et en pierre dure de Cassis. Elles ont coûté 5300 francs. Les travaux complémentaires: maçonnerie, plomberie, etc., ont coûté près de 4000 francs avancés, sans intérêt, par Monsieur MICHEL.
–1869 – 28 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE , premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Samedi 28, saint Augustin – Beau temps ce matin de bonne heure. Calme – Ce n’est que vers les 9 heures qu’une petite brise d’Est se met et augmente. Jusqu’à présent 11 heures elle n’est encore forte comme [illisible]. – Hier, bon nombre de St Nazairiens sont allés à Toulon voir la fête impériale de jour et de nuit. Tout s’est passé très bien. On a fait la remarque pourtant que la réception, n’a pas été chaleureuse de la part des Toulonnais. On aurait peu crié « Vive l’Impératrice ! vive le prince impérial » et on a ajouté que tout ce qui avait été fait n’a pas abouti à cause de cette indifférence envers les hôtes impérieux. L’illumination de la rade le soir a été splendide. Départ, hier soir, à 9 h ½ pour la Corse.
–1870 – 28 août : Marius MICHEL est réélu à la charge de maire de Sanary par suite des élections du 6 Août 1870.
–1881 – 28 août : SEULEMENT 6,30°C A PARIS.

-1914 – 28 août : La commune de Lempire est traversée par les troupes allemandes en marche sur Paris. Les habitants sont dépouillés de leurs ressources, de leurs provisions. Sanary adopte cette commune comme filleule. Une correspondance s’échange entre les habitants. Ils nous renseignent sur leurs besoins, nous les aidons par des envois d’arbres fruitiers, de l’argent, des vêtements, des chaussures, des fournitures scolaires. Les champs sont cultivés, des maisons provisoires sont construites. La vie reprend peu à peu son aspect ancien. L’ouvroir des sanaryennes s’ingénie à aider. Des dons de particuliers pour l’église arrivent à Lempire. Bientôt autour de la nouvelle mairie, de la nouvelle école, la vie s’organise. Des centimes additionnels sont votés pour aider la commune de Lempire, des concerts, une séance de gala est montée le lundi 19 Mars 1923 aux « Variétés Sanaryennes » (Sanary, 1000 ans d’histoire, 1982).
-1920 – 28 août : Instauration du droit de vote pour les femmes aux Etats-Unis.
-1940 – 28 août : L’Afrique équatoriale française se rallie à de Gaulle avec le Tchad, le Cameroun, le Congo.Le 29 août, les territoires sous mandat du Cameroun et l’Afrique Equatoriale Française se ralliaient à leur tour le Général de Gaulle.
1. DU 20 AU 28 AOUT, LES TIRS D’APPUI SONT QUOTIDIENS, PLUS PARTICULIEREMENT SUR LES BATTERIES DE HYERES, DE CEPET, DE SAINT-MANDRIER, QUI RENDENT DIFFICILE LA PROGRESSION VERS TOULON. Dans cette période, les seuls bâtiments français tirent, sans incident, 7 500 coups de canon. Ils sont souvent pris à partie par les batteries côtières et parfois encadrés de près. Le Georges Leygues reçoit un projectile de 150 de la batterie de Saint-Elme et le Fantasque un de 88.
3. ARTICLE PUBLIE DANS VAR-MATIN A L’OCCASION DU 20 EME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE SAINT-MANDRIER : Saint-Mandrier fut le dernier bastion de la résistance ennemie à Toulon. Les nazis s’y étalent formidablement fortifiés. Or, le 27 août 1944, l’amiral Ruhfus qui commandait le port, se rendit sans condition. Il nous a paru intéressant de rappeler comment alors, la garnison capitula. Le récit qui va suivre est rigoureusement authentique, car il émane du général Le Puloch qui, à l’époque, on qualité de commandant du R.I.C.M.., régiment de reconnaissance de la 9e D.I.Ç. avait reçu mission de s’emparer de la presqu’île de Saint-Mandrier. Ce récit met donc un point final aux inexactitudes et aux fantaisies qui ont été publiées de cet épisode de la libération de Toulon.
S’EMPARER DE ST-MANDRIER. Le 27 août dans la journée, le poste de commandement du lieutenant-colonel Le Puloch, qui à l’époque, en qualité de commandant le R.I.C.M., régiment de reconnaissance de la 9ème DIC, est établi à Tamaris dans une villa abandonnée et demi ruinée face aux eaux de la baie du Lazaret où les éléments de la flotte française sabordée trempent dans le mazout puant. Quelques salves de 105 tombent sur la presqu’île de Saint-Mandrier où rien ne bouge. Le R I.C,M., après avoir nettoyé les dernières résistances de la presqu’île de Sicié, doit s’emparer de St-Mandrier. Mais comment ? La langue de terre qui relie les Sablettes à St-Mandrîer parut peu favorable à un assaut de nos blindés légers. Au reste, on la dit pavée de mines.
NEGOCIATIONS Pendant que le colonel Le Puloch médite sur ce curieux problème tactique, il est convoqué au P C de l’infanterie divisionnaire de la 9e D.I.C. où il apprend que deux sujets suisses se proposent pour obtenir la reddition de la garnison de Saint-Mandrier (Ce sont bien évidemment MM. Muhlethaler et Rothlisberger, de Sanary.). Une seule condition, que la garnison puisse se rendre avec les honneurs de la guerre. Le colonel Le Puloch répond que St-Mandrier tombera mais sans les honneurs de la guerre. Et il regagne son P. C. Il y est rejoint, tard dans la Soirée, par les deux Suisses à qui il fait aussitôt une description riche de détails impressionnants des moyens foudroyants d’aviation et d’artillerie qu’il dit avoir à sa disposition (ce qui est vraisemblable, mais seulement un peu prématuré) et qui, demain à l’aube, se déchaîneront sur la garnison de Saint-Mandrier. Nos deux parlementaires, traversant les points d’appui des Sablettes, s’en vont porter à la garnison de Saint-Mandrier la nouvelle du bombardement terrifiant qui les attend le lendemain matin. Vers 20 heures, le commandant De La. Brosse, chef d’état-major du R.I.C.M, vient prévenir le colonel qu’un parlementaire allemand s’est présenté aux avant-postes et demande qu’on envoie un officier prendre livraison d’un sous-officier qui, dit-il, vient d’être fait prisonnier à St-Elme. Aucun sous-officier du RICM n’étant manquant, il est répondu au parlementaire qu’il peut garder son (soi-disant) sous-officier. C’est alors que le parlementaire fait savoir « que le commandant d’armes de Saint-Mandrier souhaite parler à un officier français. Le commandant De La. Brosse est dépêché à tout hasard avec la consigne formelle : reddition sans conditions.
OUI OU NON. Vers minuit, le commandant De La Brosse est de retour avec un capitaine allemand de la Wehrmacht. La question qui lui est posée est nette : oui ou non ? Après quelques fausses sorties et quelques paroles héroïques, c’est oui, La garnison se rendra, colonel en tête, le lendemain à. 8 heures, Un millier d’hommes environ se présenteront en colonnes par 4 à la poterne de sortie et déposeront leurs armes, L’armement du fort sera rendu dans son état actuel et les champs de mines seront jalonnes. Vers 2 heures du matin, nouveau branle-bas, d’autres parlementaires s’annoncent, des marins cette fois, conduits par un capitaine de frégate autrichien. Ils viennent eux aussi discuter de la reddition. En apprenant que c’est chose faite, ce qu’ils feignent d’ignorer, ils éclatent en un concert d’exclamations indignées. Comment ? Le parlementaire précédant n’a aucun pouvoir ; le commandement appartient à l’amiral Ruhfus, commandant d’armes de la place de. Toulon dont le capitaine de frégate est le chef d’état-major et qui a installé son P, C. à Saint-Mandrier, après avoir quitté Toulon, Lui seul doit décider, et la reddition offerte par le colonel de la Wehrmacht ne compte pas !
L’AMIRAL RUHFUSS. Et c’est ainsi que le colonel Le Puloch apprend que l’amiral Ruhfus que l’on recherche en vain depuis plusieurs jours est bien là dans la ratière, ce que le capitaine de la Wehrmacht avait « oublié » de lui dire ! Envisageant avec une exceptionnelle sérénité ce conflit imprévu armée – marine, le colonel réitère ses conditions Si à l’aube, On parle alors sans plus tarder de l’organisation matérielle de la reddition… sans conditions. Le 28 août à 8 heures. L’amiral Rufus sort en tête de 1.800 soldats et marins, dont 40 officiers et, dans le command-car du colonel Le Puloch, l’amiral est conduit au P.C du général de Lattre qui est pressé de le voir.
LES CHAMPS DE MINES. L’ancien commandant du R.I.C.M. arrête là son récit mais dans son « Histoire de la première armée française », le général de Lattre ajoute « Je fais aussitôt comparaître l’amiral Ruhfus et lui donne 3 heures, pour me fournir le plan détaille des champs de mines dont la presqu’île est infestée. Sans ambages, je le préviens que, passé ce délai, il sera fusillé si, dans ce secteur, un seul de mes hommes saute sur une miné allemande. « Trois heures plus tard, j’avais les plans. Et pas un seul de mes hommes ne sauta à St-Mandrier sur une mine allemande ». En manière d’épilogue à cet épisode qui pourrait paraître amusant, n’étaient les circonstances, disons que le 28 août, alors que le R.I.C.M. s’apprêtait à quitter la presqu’île le colonel Le Puloch recevait deux caisses de vin offertes par l’un des deux parlementaires Suisses de la veille et qui était propriétaire viticulteur dans la région toulonnaise. Et vingt après, le général Le Puloch devait affirmer que ces bouteilles étaient excellentes ! Et nous le croirons bien volontiers. »
4. AMIRAL MILOT : SOUS LES ORDRES DE L’AMIRAL RUHFUS ILS FERONT LEUR REDDITION LE 27 AOUT. Mais, pour réduire au silence les batteries de Cépet devenues allemandes, il aura fallu plusieurs jours de tirs des bâtiments alliés. Paradoxalement, les dégâts subis par la presqu’île, et la base en particulier ne sont dus ni aux allemands ni aux italiens. Avant leur reddition, les occupants préparent la destruction totale de la base, et posent des explosifs un peu partout. La mise à feu est branchée sur le circuit électrique de la BAN. Une « malencontreuse » panne générale dans la région empêche l’holocauste final » (Gaujac P.).
5. LES CONDITIONS FIXEES A L’ARMEE DE TERRE ETANT ACCEPTEES PAR L’AMIRAL RUHFUS, APPELE AUSSI « SEEKO RVIERA », LA REDDITION A LIEU A SAINT-ELME DEVANT LE MUR ANTICHAR BARRANT L’ISTHME DES SABLETTES, LE 28 A 8 HEURES. « Le jour se lève sur le port étonnamment silencieux. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’air n’est pas secoué par l’explosion des bombes ou des obus. Un command-car se présente comme prévu, à 7 heures devant l’entrée du fort de la Croix des Signaux. L’Amiral Ruhfus escorté par l’aspirant Duvauchelle, quitte la presqu’île tandis que les troupes commencent à se rassembler en bon ordre. Il ne faut pas oublier que 1800 hommes occupaient la presqu’île. Sur ordre de la 7e Armée U.S. l’Amiral Ruhfus et son chef d’état-major sont aussitôt remis à l’U.S. Navy et transportés en avion sur Naples aux fins d’interrogatoire. C’est ainsi qu’à huit heures, ce 28 août, trente officiers et 1760 soldats et marins défilent devant leurs vainqueurs avant d’être escortés sur la cage de Sainte-Anne d’Evenos. En chemin ils croisent les tirailleurs du III/13 allant, avec le peloton Carré, occuper les ouvrages libérés de Saint-Mandrier. Abandonnée par les Allemands la Colline de Cépet sera à nouveau sous commandement français et voilà notre village libéré. Le génie nettoiera au plus vite les champs de mines autour des batteries. Les prisonniers allemands furent employés à cette tâche (Gisèle Argensse, 1989, p. 225).
6. LA VIE REPREND À SANARY, mais le port est encore vide de bateaux. Le 28 août, on circule sur le port de Sanary. Le « Nautique » a rouvert ses portes, mais il n’y a que du vin blanc à servir. Des gens s’affairent, des boutiques rouvrent leurs portes. Cependant, le port est encore vide de bateaux (Ephémérides).
7. LE COMITE DE LIBERATION DE LA SEYNE EST MIS EN PLACE, SITOT LES ALLEMANDS PARTIS, SOUS LA PRESIDENCE DE PIERRE FRAYSSE. Les Comités de Libération mis en place par le préfet Sarie ont la charge de préparer des élections municipales. Ils sont composés de représentants de tous les partis et organisations démocratiques ayant participé effectivement à la libération du territoire. À La Seyne, le Comité de Libération s’efforça de créer une atmosphère d’entente. Mais le souvenir des joutes électorales et des fossés profonds qu’elles avaient creusés demeurait vivace. Pour Albert Lamarque, ex-premier adjoint, Pierre Fraysse, Président du Comité de Libération, restait le pisse-vinaigre des années Trente, qui avait tenté de battre la Municipalité socialiste du Docteur Mazen, tandis que, pour le communiste François Cresp, M. Lamarque demeurait le correspondant du Petit Provençal, journal qui n’avait pas fait de peine, même légère, à l’occupant nazi (Marius Autran, tome 2, 1988).
8. Marseille et Nice sont libérées.
Au sud, malgré quelques accrochages (6e Tabor marocain du 2e GTM à Saint-Loup), la progression est plus aisée pour les 2e et 3e GTM. Ce dernier, après un dernier combat au Fort Napoléon du cap Croisette, contrôle le 28 août l’ensemble du littoral sud. Le 2e GTM quant à lui remonte sur le centre-ville et vient renforcer les tirailleurs algériens.
Le 28 août, le Fort Napoléon se rend finalement au 1er GTM qui vient d’être renforcé par des éléments blindés du CC1 de la 1re DB.
Seul résiste encore le commandant du fortin du Racati qui ne croit à la capitulation que lorsqu’on l’amène au QG

Le lundi 28 août 1944 : Les Marseillais lisent dans la presse la proclamation suivante :
« Habitants de Marseille,
Marseille est définitivement délivrée grâce à votre courage et au sacrifice de vos enfants ; grâce à l’intervention des troupes débarquées, l’ennemi a accepté les conditions que je lui ai imposées.
Vous avez été magnifiques dans la souffrance. Je vous demande de rester dignes dans le triomphe et de respecter scrupuleusement les consignes que j’ai données concernant l’interdiction de certains itinéraires et notamment la défense absolue de s’approcher des quais de la Joliette pour permettre la mise en œuvre des conditions de reddition et éviter les incidents possibles.
Vive Marseille ! Vive la France !
Général de Monsabert ».
Au cours des combats pour la libération de Marseille, le nombre de soldats de l’Armée française et FFI tués et blessés s’élèvent à entre 1 400 et 1 800 selon les sources, dont près de la moitié parmi les goumiers marocains (150 tués et 540 blessés). Du côté allemand, on dénombre environ 2 000 tués et 11 000 prisonniers2.
Le Général de Monsabert écrira dans son rapport sur la bataille de Marseille : « Onze mille prisonniers, un grand nombre de pièces d’artillerie intactes, des stocks de munitions et de vivres, les installations portuaires sauvées de la destruction totale sont le bilan de cette libération victorieuse pour laquelle se sont mêlés le sang des cavaliers, des goumiers, des tirailleurs, des vieux artisans de la Victoire d’Italie et des F.F.I. locaux »3.
Forces en présence
France
groupement des tabors marocains (GTM) du général Guillaume (et son adjoint le colonel Émile Hogard) : 1er GTM : colonel Leblanc, 2e GTM : colonel Boyer Latour, 3e GTM: colonel Masset du Biest
plusieurs unités de la 3e division d’infanterie algérienne (3e DIA) du général de Monsabert dont 3e régiment de tirailleurs algériens (3e RTA) : colonel de Linares (2e bataillon), 7e régiment de tirailleurs algériens (7e RTA) : colonel Chappuis, 7e régiment de chasseurs d’Afrique (7e RCA) : colonel Van Hecke, plusieurs unités de la 1re division blindée (1re DB) du général Sudre dont 2e régiment de cuirassiers (2e RC) : régiment de chars, 3e bataillon de Zouaves : infanterie portée
- FFI
Au sein de ces unités combattent les :
- Goumiers marocains : un goum, l’équivalent d’une compagnie, regroupe environ 200 goumiers. En période de guerre, les goums sont regroupés en Tabor, équivalent d’un bataillon, de trois à quatre goums. Enfin, le Groupement de tabors marocains (GTM), l’équivalent d’un régiment, est composé de trois tabors. Durant la Seconde Guerre mondiale, chaque GTM comporte près de 3 000 hommes dont un peu plus de 200 officiers et sous-officiers. La proportion de Maghrébins dans un GTM est de 77 à 78 %10.
- Tirailleurs algériens : durant la Seconde Guerre mondiale, un régiment de tirailleurs nord-africains comporte un peu plus de 3 000 hommes (dont près de 500 officiers et sous-officiers) et 200 véhicules. La proportion de Maghrébins atteint 69 % pour le régiment, 74 % pour le bataillon, 79 % pour la compagnie de fusiliers-voltigeurs, 52 % pour la compagnie antichar et 36 % pour la compagnie de canons d’infanterie10.
- Chasseurs d’Afrique : durant la Seconde Guerre mondiale, un régiment de chasseurs d’Afrique comporte environ 900 hommes majoritairement Européens (80%).
Allemagne
- 13 000 hommes dont 3 900 appartiennent à la Luftwaffe et 2 500 à la Kriegsmarine. L’infanterie de la 244e Infanterie Division commandée par le général Hans Schaefer est principalement composée de trois régiments de grenadiers (932, 933 et 934 Grenadier-Regiment) et d’un régiment d’artillerie.
Hommages
Lieux portant le nom de soldats et de résistants morts lors de la Libération de Marseille
- Boulevard du capitaine Gèze et station Gèze du métro de Marseille, en hommage à Arnaud Gèze.
- Rue Joël Recher, lieu où il fut fusillé avec quatre autres résistants.
Voies portant le nom d’acteurs de la libération de Marseille
- Rue du colonel Henri Simon en hommage au chef des FFI de la région R2.
Voies portant le nom des goums ou des tabors marocains
- Avenue des Goumiers à Marseille
- Rue des Goums à Aubagne
- Place des Tabors aux Pennes-Mirabeau
- Rue des Goumiers à Chatenois (Bas-Rhin)
- Rue des Tabors marocains à Lapoutroie (Haut-Rhin)
- Col « Aux Goums Marocains » dans les hautes Vosges avant de redescendre sur La Bresse.
Hommages des généraux alliés
« C’est avec le plus grand plaisir que je vous transmets les félicitations personnelles du Chef d’État-Major Général de l’Armée américaine, le général George Marshall, pour avoir anéanti si brillamment et si rapidement la résistance allemande à Toulon et à Marseille. Mes plus profondes félicitations à vous et à votre splendide Armée, pour un fait d’armes qui demeurera à travers l’histoire comme une épopée militaire. »
— Extrait de la lettre du 3 septembre 1944 du général Patch, commandant la VIIe Armée américaine, transmettant les félicitations du général Marshall, Chef d’État-Major Général de l’Armée américaine, au général de Lattre de Tassigny commandant la 1ère armée française.
Inscriptions de bataille
L’inscription de bataille Marseille 1944 est attribuée aux drapeaux des 7e régiment de tirailleurs algériens (7e RTA), 2e régiment de cuirassiers (2e RC)
Monuments et plaques commémoratives de la libération de Marseille
- Stèle en hommage aux Goumiers marocains, avenue des Goumiers à Marseille :
« Marseille reconnaissante aux Tabors marocains. Sous les ordres des colonels Leblanc, Boyer de Latour et Masset du Biest, les 1er, 2e et 3e Groupements de Tabors Marocains ont participé à la libération de Marseille du 21 au 28 août 1944. Au cours des combats : 7 officiers, 10 sous-officiers français, 150 gradés et goumiers marocains ont été tués. 17 officiers, 38 sous-officiers français, 540 gradés et goumiers marocains ont été blessés. De l’Atlas au Danube, quatre GTM de l’ Armée d’Afrique ont combattu aux côtés de la France et de ses alliés de décembre 1942 à la victoire du 8 mai 1945. »
— Texte de la stèle en hommage aux Goumiers marocains, avenue des Goumiers, Marseille, 2000
- Plaque commémorative située à l’angle de la rue Joël Recher et de l’avenue de la Corse pour rappeler que les résistants Recher Joël, Coli Noël, Del Vecchio Adrien, Agnei Léon et Volan Noël y sont morts pour la France, le 22 août 1944.
- Monument au 7e régiment de tirailleurs algériens (7e RTA)
- Plaque Commémorative et impacts d’obus visibles sur la façade nord de la Basilique Notre-Dame de la Garde.
–1952 – 28 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – Gaston chapelet, 42 ans originaire de Nice a été arrêté dans l’église de Saint-Germain l’auxerrois en flagrant délit de vol dans un tronc. Il a été interrogé par l’officier de police Lemoine. (vu dans le Dauphiné Libéré du 28 août 1954).
-1963 – 28 août : A Washington, le pasteur Martin Luther King conduit une marche de protestation contre la discrimination raciale et l’inégalité des droits – Le 28 août 1963, devant le Memorial Lincoln, à Washington, le pasteur Martin Luther King s’adresse aux 250.000 personnes, dont 80% de Noirs, mobilisées à travers tout le pays pour une Marche vers Washington organisée par le Mouvement des droits civiques. De son mémorable discours, on a surtout retenu les mots improvisés à la fin : « I have a dream that one day little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers… » (Je fais un rêve qu’un jour, les petits enfants noirs et les petits enfants blancs joindront leurs mains comme frères et sœurs…).
1. Décès de Jacques Dufilho, comédien français ; il était né le19 février 1914.
2. le maire de La Nouvelle-Orléans ordonne l’évacuation de toute la ville à l’approche de l’ouragan Katrina. Celui-ci touchera la ville dans la soirée et fera des dégâts humains considérables. [JAMES NIELSEN / AFP]
–2018 – 28 août : à cette date je proposais UN ARTICLE DE SYLVAIN SICLIER, PARU DANS LE MAGAZINE DU MONDE DU 4 AOUT 2018 : THE BEATLES « Abbey Road », pochette mystère. « LE MONDE » PROPOSE UNE COLLECTION DES ALBUMS DU CÉLÈBRE GROUPE ANGLAIS EN VINYLES. PREMIER VOLUME : « ABBEY ROAD », DONT LE VISUEL ALIMENTA LES PLUS FOLLES RUMEURS. Fin de matinée, le 8 août 1969. Paul McCartney, John Lennon, George Harrison et Ringo Starr s’apprêtent à emprunter le passage piéton d’Abbey Road, à quelques mètres du numéro 3 de cette rue du nord-ouest de Londres, où sont situés les EMI Recording Studios. Les Beatles y ont enregistré la plupart de leurs chansons, dont celles de leur futur album, pour la pochette duquel lain MacMillan est chargé de prendre des photographies. En une dizaine de minutes, les musiciens, en habits de ville, traversent en file indienne, dans un sens puis dans l’autre. Parmi les vues, en arrière-plan des Beatles, un autobus à impériale rouge aurait eu de l’allure, mais le mouvement des jeunes gens ne convient pas. La photo, qui va devenir célèbre, présente une géométrie parfaite, avec la perspective de la rue dégagée. L’album est publié le 26 septembre 1969. Au verso de la pochette, une plaque au nom des Beatles et une autre à celui de la rue qui donne son titre au disque, Abbey Road, figurent sur un muret de pierre. La silhouette d’une jeune fille en robe bleue sort du cadre. Simple, efficace. Quelques jours après sa parution, le grand n’importe quoi des interprétations commence à circuler. Avec cette pochette, les Beatles indiqueraient à leurs fans que Paul McCartney est mort – il y a déjà eu des rumeurs identiques à l’écoute de chansons qui renfermeraient des messages cachés. Les preuves ? Il – ou plutôt son sosie -est le seul à être pieds nus. Le seul dont la jambe droite est en avant. Le seul à fumer une cigarette, et de la main droite, circonstance aggravante puisqu’il est gaucher. La plaque minéralogique d’une Coccinelle – beetle en anglais, soit « scarabée », symbole égyptien de la résurrection -est LMW28IF. Traduction : McCartney aurait eu 28 ans s’il (« IF») n’était pas mort. Tout fait signe : la couleur des vêtements des Beatles, la voiture de police noire garée, un corbillard et, au recto, si l’on relie les trous dans le mur on obtient le chiffre 3, soit les trois musiciens survivants. La pochette sera régulièrement imitée. Par The Red Hot Chili Peppers, nus avec une chaussette en guise d’étui pénien, les personnages de la bande dessinée Snoopy, le comique Benny Hill, le groupe funk-soul Booker T and the MG’s, le guitariste de jazz George Benson… Et par le premier concerné, McCartney. Sur son disque Paul is Live, en 1993, il traverse avec un chien tenu en laisse (de la main gauche) le fameux passage piéton. Devenu, depuis la sortie de l’album Abbey Road, un lieu de pèlerinage pour les fans des Beatles.
-2026 – 28 août : ROBERT BÉNÉVENTI, MAIRE D’OLLIOULES CONSEILLER DÉPARTEMENTAL, VICE PRÉSIDENT DE MÉTROPOLE T.P.M. ET SON CONSEIL MUNICIPAL
DIDIER MARTINA-FIESCHI,ADJOINT DÉLÉGUÉ AU PATRIMOINE ET À LA CULTURE
vous prient de bien vouloir honorer de votre présence le vernissage de l’exposition
Robert Mendoze – Betzy Augeron
le vendredi 28 août 2026 – 18h
Musée de la fleur d’OIlioules et de l’olivier – 4 rue de la Tour Exposition réalisée avec le concours de Christophe MENDOZE et Valérie LOAEC, propriétaires des collections
À découvrir du 29 août au 28 novembre 2026 au Musée de la fleur d’OIlioules,
Entrée libre, du mercredi au samedi ■ de 10h à 12h et de 13h à 17h – musees@ollioules.fr – 09 8515 68 03.

UNE BLAGUE (vraie) POUR LA ROUTE
« La connaissance de l’alphabet Morse est obligatoire pour l’obtention du brevet musical. (Formulaire remis aux jeunses gens lors de leur incorporation militaire, en vue de leur affectation. » Années 1954-1955).
Il est huit heures sonnées, je vais donc vous quitter en vous disant à demain. A Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à vous tous, je souhaite un bon vendredidi.

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