1944 – 23 août : CAMPAGNE DE France – la 3ème D.I.A. et la 1ère D.F.L. devant se regrouper pour participer aux derniers combats autour de Marseille, la réduction des dernières défenses allemandes  de Toulon est confiée à la 9ème division d’infanterie coloniale du Général Magnan (9e D.I.C.), dont les trois derniers régiments ont enfin été mis à terre. Parmi ces derniers, se trouve le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais dont fait partie Jacques Glade, le père du docteur Glade que les Sanaryens ont bien connu.

(1944 Les autorités civiles et militaires conduites par Jean Cavet.)

Appuyés par la 4e division de croiseurs composée du « Montcalm », de la « Gloire » et du « Georges Leygues », le croiseur léger « Le Fantasque » force les Salins d’Hyères et arrive à moins de 4 km de la Capte. La, pour sa part,  Lorraine porte son action sur l’ouvrage de Sainte-Marguerite qu’elle arrose de ses 340 mm Castigneau, Saint Roch, le Clos Fleuri, le Champ de Mars, et le Fort d’Artigue afin de soutenir, à l’est, les blindés isolés qui, aux abords de Toulon durant 48 heures, viennent enfin de recevoir les renforts des éléments de la 9e D.I.C. Pénétrant dans les faubourgs est de Toulon et ils arriveront rapidement place de la Liberté tandis que la Marine tire sur les forts de Six-Fours et du Faron et que Saint-Mandrier est toujours bombardé.

A La Seyne, les batteries du Pêle-Mêle flambent. Au point du jour, les alliés sont à La Seyne et la journée sera chaude pour Reynier que tous les habitants ont quitté, quelques-uns depuis quinze jours, pour vivre dans les bois. Les soldats polonais se  révoltent. Deux mitrailleuses allemandes se désintègrent sous la pression des éléments motorisés des libérateurs.

(1944-08-27 Défilé du 13e RTS à Sanary)

Des Allemands tirent encore entre les deux collines des Playes. Et puis, vers la fin de l’après-midi, des soldats français apparaissent. Du côté de BANDOL, à l’ouest, c’est le peloton du Lieutenant CANIOT, du 2ème régiment de Spahis ; vers LA SEYNE, c’est le 13ème régiment de Tirailleurs sénégalais (Auquel appartient Jacques Glade depuis le 16 juillet 1942). La 1ère Armée française commandée par le Général De Lattre de Tassigny grossie par les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) ont libéré la ville de Sanary sur mer.

17 h : Un convoi allemand venant de Toulon est capturé à Sanary (Rotger B., 1994).

Entre 21 h et 22 h, les navires alliés ont repris le tir sur la batterie de La Cride tandis que des obus tirés de Sanary vers le fort du Peyras passent au-dessus des Six-Fournais.

A Toulon, en fin d’après-midi, les premiers blindés de la 3° DIA sont sur la place de la Liberté. Reste à s’emparer des forts avec la 9° DIC, les FFI participent à ces opérations grâce à leurs connaissances de l’ennemi et du terrain.

La délégation municipale d’Ollioules se met au travail et s’efforce d’organiser le ravitaillement d’une population affamée comprenant les 4.000 habitants d’Ollioules auxquels se sont ajoutés 3.000 réfugiés dans les gorges en provenance de La Seyne et Toulon. Tâche immense où chacun apportera comme dans la clandestinité le meilleur de lui-même.

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