ÉPHÉMÉRIDES abrégées6 JUIN 2026

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ÉPHÉMÉRIDES abrégées

                                  SAMEDI 6 JUIN 2026 15e ANNÉE (n° 5119).

ILUSTRATION : chapelle de Notre-Dame d’Espaïmé au Lançons, commune de Sanary (cl. H. Ribot), 1611.

Nous fêtons aujourd’hui

les 20 000 Français prénommés Norbert, héritiers par là d’un ancien archevêque de Magdebourg mort en 1134 et fondateur de l’ordre des chanoines réguliers de Prémontré.

Au niveau international, c’est l’annonce du débarquement allié en Normandie qui doit retenir l’attention de tout un chacun. Cette année sera celle du 82e anniversaire de cette vaste opération amphibie.

Au calendrier républicain An II, c’était le jour du pavot dont les espèces vont du coquelicot au pavot à opium.

DICTONS, COUTUMES ET LOCUTIONS PROVENÇALES : En Provence, autrefois, le 6 juin on fêtait saint Clode ou Claude, patron des corroyeurs (curatié / afachaire) et des tanneurs (tanadou) de Marseille, ainsi que des faïenciers de Moustiers et de Varages. Sant Glàudi (Saint Claude) fut archevêque de Vienne (en Dauphiné). Lou pintre Glàudi fut un ancien peintre verrier de Marseille.

PENSEE : « Quand on sait que les dinosaures ont disparu si soudainement qu’on retrouve encore des œufs qui n’ont pas éclos, cela conduit à imaginer que, par tel ou tel mécanisme, par une défaillance totale des défenses immunitaires par exemple, l’espèce humaine peut, elle aussi, disparaitre. » (Georges Duby,  Sur les traces de nos peurs).

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ÉPHÉMÉRIDES

(Sanary – vue sur le port (cl. H. Ribot)

🏰 1. Moyen Âge (524–1431)

  • 524 – 6 juin : CONCILE D’ARLES, dit Concile d’Arles IV – présidé par l’évêque d’Arles, Césaire à propos des ordinations. Il se tient le 6 juin 524 à l’occasion de la dédicace de la basilique Sainte-Ma­rie. Césaire y insiste également sur la nécessité de la prédica­tion. Il marque la volonté de Césaire de réunir régulièrement des conciles provinciaux dans les différentes cités épiscopales dont il était le métropolitain, afin d’y rappeler la discipline. Les suivants furent réunis à Carpentras en 527, Vaison en 529 et Marseille en 533 (où Contumeliosus, l’évêque de Riez, fut déposé). Cette série de conciles fut dominée par la personnalité de Césaire.
  •  
  • 1286 – 6 juin : MOULINS DE MARSEILLE SUR LE COURS DE L’HUVEAUNE (acte notarié).
  • 1. Molendinum Galberti. Première mention du Moulin de L’hôpital, moulin à eau, dans le cours de l’Huveaune entre Saint-Loup et la Moutte.
  • 2. Molendinum Pétri Guillelmi. Première mention du Moulin de Saint-Loup, moulin à eau.
  • 3. Molendinum Bertrandi Dalmacii seu de Turri. Première mention du Moulin de Saint-Loup, moulin à eau, en amont du précédent, sur l’Huveaune.
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  • 1288 – 6 juin : Lacum – lieu-dit disparu de la commune de Marseille au quartier de Saint-Marcel (acte notarié).
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  • 1290 – 6 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  (charte aux archives des Prêcheurs)
  • 1. Fons Saura. Font-Obscure – quartier rural du quartier de la Palud en 1872. Première mention : Fons Scurus, 6 octobre 1242 (charte aux  archives municipales).
  • 2. La Sorbiera. Sorbiers – quartier rural du quartier de Saint- Lazare en 1872. Première mention : Sorberium, 1050 (cartulaire Saint-Victor, n° 658).
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  • 1394 – 6 juin : Jean de Pontevès concéda aux habitants de la Garde-Freinet un acte d’habitation avec plusieurs privilèges, entre autres celui de prendre dans les forêts du bois et le liège nécessaire pour couvrir les maisons (Garcin E., 1935).
  •  
  • 1471 – 6 juin : Puech de Font Saurine, 6 juin 1471 (charte aux  archives de l’Evêché). Font-Saurine – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de la Valentine. Première mention : Font Saurina, 30 décembre 1392 (charte aux  archives de l’Evêché).

(Villa Mas Bressol, Sanary. Architecte : Paul Vizzavona. Site détruit)

🌄 2. Renaissance (1497–1579)

  • 1594 – 6 juin : UNITE RETROUVEE DE LA PROVENCE AVEC LE ROI – Le 6 juin à Aix, une séance solennelle marqua l’unité retrouvée de la Provence avec son comte et roi, Henri IV (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

  • 1595 – 6 juin : Union de Chateau-Gombert et Marseille –  Des lettres patentes de Henri III, du 12 août 1585, unissent Château-Gombert à Marseille par une transaction (6 juin 1595) entre le Chapitre de la Major, les habitants de Marseille et ceux de Château-Gombert, d’après laquelle la nouvelle annexion fut confirmée, et le Chapitre reçut en dédommagement une rente annuelle de 500 écus d’or. Cette transaction fut confirmée par arrêt du Parlement, du 14 mars 1614 (actes aux archives d’Allauch). Première mention : Podium quod Castellum Gumberti vocatur, 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, aux archives de l’Évêché, qui confirme la possession de Château-Gombert à l’évêque de Marseille. Le territoire de Château-Gombert faisait anciennement partie de celui d’Allauch. Mathieu et Antoine Amphoux, dit Perroye, sont parties dans cette transaction qui unit le territoire de Château-Gombert à celui de Marseille (acte aux archives de la Major). Première mention : Bastide Amphossy, dit Parroye, 11 novembre 1549 (registre aux archives de l’Evêché), à l’origine du lieu-dit Les Paroyes – hameau près de la Croix- Rouge.
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(Ma caserne à Sarrelouis, Allemagne, en 1967-1968. Cl. H. Ribot)

🕰️ 3. Temps modernes (1669–1774)

1663 – 6 juin : Val frege (acte aux archive

s des Trinitaires). Vaufrège – vallon, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Mention :

1683 6 juin : Pierascas – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Vaufrège (acte aux archives des Trinitaires).

1774 – 5 et 6 juin : SANARY ET LE ROI – Serment de fidélité des habitants de Sanary à Louis XVI, le 5 juin, et cérémonie funèbre à la mémoire de Louis XV, le lendemain, 6 juin 1774 (Rotger B., 1984, p. 253). « Nous jurons, promettons solennellement fidélité et obéissance à Louis XVI du nom, petit-fils de Louis XV de très heureuse mémoire, vrai et légitime roi et souverain seigneur et maître par serment et imposition de nos mains sur les Saints Evangiles, promettant de vouloir vivre et mourir à l’inviolable fidélité à la couronne. » Après quoi, accompagnés de tambours et criant « Vive le Roi Louis XVI ! » [, les assistants se rendirent aux carrefours du bourg. Au cours de la cérémonie, le Maire, Mtre Andrac, avait prononcé un discours rappelant la mémoire de Louis XV, le Bien-aimé.

(Sanary, le quai Ste Catherine vers 1911. Carte postale coll. H. Ribot)

⚔️ 4. Époque contemporaine (1790–1944)

1789 – 6 juin :

1. La Chambre du clergé souhaite la concertation pour remédier à la misère du peuple – La Chambre du clergé a envoyé une dépu­tation au Tiers pour lui communiquer un arrêté : elle souhaite la concertation pour remédier à la misère du peuple. Bien que prioritairement concerné par ce problème, le Tiers accordait toute son attention à la réception de ses envoyés, par le roi, à midi : accompagné de 20 députés tirés au sort, Bailly a prononcé devant le souverain un discours portant essentiellement sur la procédure, insatisfaisante (Agenda du Bicentenaire – SAMEDI 6 JUIN).

2. Fray – lieu-dit,  commune de la Pêne,  quartier de l’Aumône (registre aux archives de Saint-Victor).

3. Gebelins (registre aux archives de Saint-Victor). Gibelins – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de l’Aumône (1872). Le vrai nom est Sebelin. Honoré Sebelin , habitant à la Barasse (Saint-Marcel), en était tenancier le 10 avril 1747  (registre aux archives de Saint-Victor).

1792 – 6 juin : Le roi oppose son veto au décret ordonnant la formation près de Paris d’un camp de 20 000 fédérés (Pierre Goubert, Initiation …, 1984). Pouvoir exécutif (le roi) et Pouvoir législatif (l’Assemblée) se méfiaient l’un de l’autre. Le roi eut recours, contre les projets de loi votés par l’Assemblée, à la procédure compliquée du veto. Le veto royal manifeste un différend entre l’exécutif et le législatif, celui-ci ne peut être tranché qu’au bout d’une période variant de deux à six ans, délai incompatible avec les nécessités de la guerre. La crise fut déclenchée par le veto dont Louis XVI usa à l’égard de trois projets de lois votés en juin 1792, et destinés à renforcer la défense de la France, attaquée par l’ennemi (Jacques Godechot, Les Constitutions).


1793 – 6 juin :

  1. A Marseille, le « parti girondin » prend le pouvoir dès le 6 juin 1793. Une armée de volontaires des Bouches-du-Rhône à forte participation marseillaise et aixoise est mise sur pied (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

Plus tard, le 19 juin, à la Convention, 19 député s’associeront à la protestation du 6 juin, ce qui portera à 76 le nombre des députés qui auront protesté contre l’éviction des députés girondins (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1180).

  • A TOULON : Le conseil général dressa un état des biens à vendre par la commune à la République, biens parmi lesquels se trouvaient : le bâtiment du collège occupé par les Oratoriens ; un autre servant aux écoles dirigées par les sœurs de l’Evêché et dont les deux tiers appartenaient à la commune, le tiers restant ayant été fourni en 1711 par monseigneur de Chalucet, évêque de Toulon ; un grand corps de bâtiment destiné-à servir d’église (actuelle église Saint-Louis), le tout évalué à 640.000 livres (Archives de Toulon : Registre D 8 f° 376).

1794 – 6 juin (18 prairial an II) : UNE COMMISSION EST CHARGEE DE JUGER LES MAIRES DE SIX-FOURS ET DE SANARY – Ricord, représentant du peuple, fit prendre un arrêté le 6 juin (18 prairial) nommant une nouvelle commission spécialement formée pour juger Sanary et Six-Fours à travers leurs maires, considérés comme responsables personnellement. Claude Pardigon, maire de Saint- Nazaire, et Joseph Beaussier, maire de Six-Fours, furent arrêtés et guillotinés à Toulon « vers » le 20 prairal an II (8 juin 1794). Leurs concitoyens ne les oublièrent pas. Prudemment d’abord, puis ouvertement par la suite, ils aidèrent efficacement la veuve de Claude Pardigon, Françoise Fournier, et ses 3 enfants.

1799 – 6 juin : CAMPAGNE D’EGYPTE

-KLÉBER EN ÉGYPTE, 1798-1800 : Au Général Reynier. « Au camp de Katieh, le 18 prairial (6 juin 1799). Le douanier de Damiette qui m’a suivi dans l’expédition de Syrie désirant de se rendre au Caire lieu de son domicile, je vous prie, mon Cher Général, de permettre qu’il suive votre division et d’ordonner qu’on ait pour lui les égards que mérite son dévouement aux intérêts de notre nation. Je vous aurai d’ailleurs la plus grande obligation de ce que vous voudrez bien faire en particulier pour lui.

-Abd-al-Rahman al-Jabartî,  « Journal d’un notable du Caire, 1798-1801 », Albin Michel, 1979 : (Jeudi 2 du mois de Muharram) : (:  – lettre de Bonaparte au Diwan :  Réunion du Diwan pour publication d’une lettre en provenance du camp devant ‘Akka. : En voici le texte, le 27 floréal 16 mai 1799 correspondant au 11  Dhû I-Hijja 1113. De la part de Bonaparte, un général des armées françaises, à l’assemblée du Diwan du Caire. Objet de la lettre : prochain voyage du général du territoire syrien au Caire. J’ai grand hâte de me trouver auprès de vous. Nous prendrons le chemin du retour d’un 3 jours, A compter de la date de cette lettre. Nous arriverons donc chez vous dans 15 jours, amenant avec nous un grand nombre de prisonniers et des étendards. J’ai rasé le palais d’al-Jazzâr et les remparts d’Akkâ. La ville a été bombardée et il n’en reste plus pierre sur pierre . Tous ses habitants se sont enfuis par la mer. Al-Jazzâr est blessé : il s’est enfermé avec un groupe de soldats dans une forteresse du côté de la mer ; sa blessure met sa vie en danger. Des 30 navires chargés de soldats, venus pour assister Al-Jazzâr, 3 ont coulé par suite du feu intense de nos bateaux et 4 frégates chargées de canons ont été capturées par les nôtres ; le reste a été réduit à presque rien, la plupart ayant été mis hors d’usage. […] Salut ».

1808 – 6 juin et 8 août : DECRETS RELATIFS AU MARIAGE DES OFFICIERS DE MARINE – Une lettre du Ministre de la Marine du 18 février 1815 rappelait les décrets des 6 juin et 8 août 1808 relatifs au mariage des officiers de marine : un acte notarié doit énoncer l’espèce, la quantité de la dot que les parents de la future s’engagent à lui fournir à la signature du contrat, « en général, il est à désirer, dit l’instruction Ministérielle, que la future apporte en dot un revenu équivalent aux appointements du mari, de telle sorte que privée d’autre ressource, la future put conserver honorablement son rang ». Cependant beaucoup d’officiers licenciés furent réintégrés de 1816 à 1818, « les rentrants se révélèrent vite incapables et pour un grand nombre d’entre eux, dangereux, suivant le mot de Chevalier « les officiers émigrés devenaient un péril national ».

1808 6 juin : Joseph Bonaparte est proclamé roi d’Espagne. Murat lui succède à Naples.


1811 – 6 juin : — Le roi de Rome, Charles Joseph Napoléon Bona­parte, duc de Reichstadt, appelé l’Aiglon, est baptisé en grande pompe à Notre-Dame de Paris. Il mourra en Autriche en 1832 sans avoir été Napoléon II.

1830 – 6 juin : CONQUÊTE D’ALGER – Alors qu’Ollioules doit contre son gré loger jusqu’à nouvel ordre 32 officiers et 603 soldats appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique, le vice-amiral Duperré, commandant en chef de l’expédition, au mouillage forcé de Palma, recevait des renseignements utiles rn provenance de Toulon. L’armée navale avait attendu plusieurs jours la flottille de débarquement d’abord envoyée directement sur la côte d’Afrique, où elle était restée jusqu’au 4 juin, puis rappelée par un contrordre tardif. Le 6 juin, la flottille arriva dans la baie apportant des nouvelles favorables de Tunis, d’autres moins rassurantes de Constantine tandis que les dispositions du bey de Tunis continuaient à être bonnes, mais la crainte d’une rupture avec le dey d’Alger l’empêchait de les manifester. Il consentait à autoriser les achats de subsistances, à condition que la destination resterait secrète. Le prix de la viande était peu élevé à Tunis. L’agent de la compagnie Sellières avait été autorisé à rester dans cette ville. M. Raimbert s’était rendu à Tabarque, où se trouvait déjà le fils du consul général, M. de Lesseps. Ils agissaient de concert pour préparer les achats de subsistances et suivre les négociations entamées avec les Mazoules et d’autres peuplades. Le bey de Constantine était parti le 22 mai pour Alger, où il était attendu le 5 ou le 6 juin. On assurait qu’un corps de 13,000 bommes, presque entièrement composé de cavalerie, marchait sous ses ordres. Le contingent du bey d’Oran était attendu vers la même époque ; on évaluait sa force à 30,000 hommes, évaluation vraisemblablement exagérée. La lenteur de la traversée faisait échouer ainsi une des combinaisons du général en chef, qui espérait surprendre Alger avant l’arrivée des contingents arabes.

La Badine, apportait en même temps un rapport d’un des officiers naufragés de l’Aventure et du Silène, qui confirmait les renseignements antérieurs sur la faiblesse des moyens de défense d’Alger du côté de la terre. Aucun nouvel ouvrage n’avait été construit, et le fort de l’Empereur ne pourrait opposer qu’une courte résistance ; la plus grosse artillerie en était retirée ; le dey supposait que Sidi-Ferruch serait le point de débarquement; 12 000 Arabes étaient campés à peu de distance de la presqu’île, 4 000 sur le plateau qui domine le fort de l’Empereur, un corps moins considérable sur les rives de l’Arrach; on comptait 5 000 Turcs dans Alger, vraisemblablement destinés exclusivement à la défense de la place. Il y avait de la fermentation et de l’inquiétude parmi les habitants et les soldats de la garnison ; la découverte d’un complot venait de donner lieu à plusieurs exécutions. Telle était la substance des nouvelles et des renseignements qui arrivèrent au commandant en chef pendant la relâche forcée de la flotte à Palma (Nous empruntons ces détails à la correspondance officielle du commandant en chef, amiral Duperré, avec le ministre de la Guerre, dépêches des  6, 7 et 9 juin 1830).

 (Alfred Nettement « Histoire de la conquête d’Alger »).

1832 – 6 juin : L’insurrection républicaine à Paris visant à renverser la monarchie de juillet est réprimée.

1854 – 6 juin : ROTATION MARSEILLE-ALGER – ARTICLE PARU DANS AKHBAR – C’est sous le sigle « Compagnie Générale de Navigation à la Vapeur, Bazin, Léon Gay et Cie» que se font les dernières rotations Marseille-Algérie en mars 1854, puis en mai 1854 une nouvelle ligne est signalée avec le voyage de l’Egyptien, venant de Tanger et via Alger, se dirigeant directement pour « Alexandrie d’Egypte » avec des pèlerins pour La Mecque (Akhbar, 26 mai et 6 juin 1854. L’Egyptien, navire à hélice de 100 tonneaux, capitaine Flottard).

1867 – 6 juin : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – Grande revue au bois de Boulogne. Un nommé Bérézouski, Polonais, a tiré sur l’empereur de Prusse au pistolet à deux coups. Personne n’a été atteint. Le coup gauche du pistolet a éclaté et le meurtrier a été blessé ainsi qu’une dame qui se trouvait près de lui. Il paraît que l’écuyer de garde à la portière de la voiture impériale a lancé son cheval sur l’individu qu’il avait aperçu faisant une manœuvre suspecte. Il a été bien récompensé).

1870 – 6 juin : SANARY – Marius MICHEL ne veut pas se présenter car il lui répugne d’entrer en relation avec M. Gay « avocat ambitieux et multicolore ». Il se dit « au-dessus des vauriens politiques qui enragent de ne pas pouvoir fourrer leur nez dans sa soupière (dixit !).

1877 – 6 juin : DECRET PAR LEQUEL EST DECIDEE LA CONSTRUCTION DE TROIS DIGUES POUR FERMER LA PASSE DE LA RADE DE TOULON EN FACE DE BALAGUIER – Le ministère de la Marine envisagea de nouveaux moyens de défense pour la rade de Toulon. Un décret d’utilité publique en date du 6 juin 1877 décida de la construction de trois digues en face du fort de Balaguier et orientées approximativement nord-sud. Le marché pour leur construction fut passé en 1879. Les travaux s’achevèrent en 1883. Avec une telle protection, qui canalisait l’entrée des navires dans la rade, la valeur militaire des ouvrages de Balaguier et de l’Éguillette se trouva diminuée mais, par contre, les batteries de l’intérieur furent maintenues et même renforcées. L’ensemble de ces ouvrages de protection, qu’on appelait aussi jetées, se répartit comme suit :

– Une digue principale, dite de la Grosse Tour, de 1504 mètres de long qui laisse un étroit passage dit : Passe du Temps de Paix pour les navires de faible tonnage : barques de pêche, embarcations de plaisance, etc.

– Deux autres digues, dites de Saint-Mandrier et de la Veille, beaucoup moins longues, partant de la côte nord de la presqu’île de Cépet.

Ajoutons pour mémoire qu’à cette époque ladite presqu’île faisait partie de la commune de La Seyne. Les blocs de béton qui s’élèvent à plusieurs mètres au-dessus du niveau de la mer, brisent la grosse houle et rendent plus agréable le séjour des navires ancrés dans la rade. C’est un avantage appréciable qui s’ajoute au fait stratégique. Entre la jetée principale et celle de Saint-Mandrier la passe de 400 m permet un accès facile aux grandes et moyennes unités. Aux extrémités de ces ouvrages, on trouve naturellement des phares pour guider les bateaux la nuit (Marius Autran vol. 1).

1896 – 6 juin : SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose, entré chez le Général au Château de la Millières à Sanary le 6 juin 1896. Lazare Brun. Voyage en chemin de fer 3,20. Timbre-poste 15.

1900 – 6 juin : L’Hôpital de la Marine de Saint-Mandrier va recevoir l’éclairage électrique – Urbanisme – L’éclairage électrique ayant été mis en application par la Marine dans ses arsenaux et dépendances de Toulon et du Mourillon, le Ministre donna l’ordre au Préfet Maritime, le 6 juin 1900, d’appliquer ce nouveau mode d’éclairage à l’hôpital Saint-Mandrier, dans toutes ses parties, en passant immédiatement un marché afin qu’il fonctionne à la fin de l’année, et de supprimer l’éclairage au gaz (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 82).

1906 – 6 juin : LE PREMIER, JOUR FERIE ? – Le Conseil de Paris propose que le 1er mai devienne férié (Le Figaro).

1908 – 6 juin : Vote d’une loi permettant le divorce en France. Au bout de trois ans de séparation de corps, le divorce est en principe acquis sur demande de l’un ou de l’autre des conjoints (Le Figaro).

1915 – 6 juin : Édouard Delanglade, dont une rue du 6e arrondissement de Marseille porte le nom, est fait chevalier de la Légion d’Honneur ce jour-là.

1921 – 6 juin : UNE COMMISSION SEYNOISE EST CHARGEE D’ETUDIER LE TRACE D’UN EMIISSAIRE COMMUN – Le Conseil municipal de La Seyne désigne une commission chargée d’étudier le tracé d’un émissaire commun. Une convention sera signée l’année d’après. Mais le projet d’assainissement ne sera toujours pas établi (Marius Autran, tome 1, 1987).

1924 – 6 juin : AJELLO’S SAGA – Décès de Marguerite Joie Scotto Lachianca, née à Procida le 24 juillet 1857, sans profession, fille de Scipion Scotto-Lachianca et de Louise Mazzela, veuve de François Cyr Ajello. Acte dressé par Raymond Petit, adjoint spécial, sur déclaration de Marie Lieutaud, 48 ans, domiciliée à Saint-Mandrier (Registre des décès de 1924, acte 49).

1927 – 6 juin : A TRAVERS LA PRESSE EN FOLIE – « Etant donné que la terre mesure 40 millions de kilomètres de tour, le chemin parcouru par les moyens de transport parisiens (non compris le Métropolitain et le Nord-Sud) représentent donc presque quatre fois la circonférence de notre planète. » (La Presse, 6 juin 1927.)

1940 – 6 juin : Le 15e transport de travailleurs indochinois arrive à Marseille à bord du « Muinam ».

1943 – 6 juin :

1. LA PRESSE AUX ORDRES – « L’Indépendant » publie un communiqué du préfet des Pyrénées orientales invitant la population à écouter à la Radio un discours de Pierre Laval » (Archives départementales des Pyrénées orientales, Périodiques, L’Indépendant des P.-O. 6-6-1943. p. 1 col. 1).

2. LA GUARDIA CIVIL ARRÊTE DEUX RESISTANTS FRANçAIS – Jacques Pujol et Henri Felip, passent la frontière au coll de Nou Fonts et descendent sur Nüria où ils sont arrêtés par la Guardia Civil. Internés à la prison de Granollers puis à Girona, ils se retrouvent un temps enfermés au Balneari de Caldes de Malavella, puis à Miranda. Ramenés à la « Carcel Modelo » à Barcelona, ils sont dirigés sur Malaga. De là ils débarquent à Casablanca puis vont à Alger. Jacques Pujol, entre au cabinet d’Henri Frenay, comme attaché au cabinet. Puis Frenay, le fait détacher à l’O.S.S. pour la mission Puente. Henri Felip, fit la campagne d’Italie comme chef de groupe et mourut au combat le 1er mai 1944 à Monte Cassino (Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale témoignage de Jacques Pujol, 1984 ; Archives départementales des Pyrénées orientales, Fonds Fourquet, CHG, L 1 ; CHG, BCRA, Missions en France; témoignage de Jacques Pujol, 1984).

3. A Perpignan, à 21 heures 50, la police interrompt la réunion du Parti Populaire Français qui avait été interdite par le préfet, les assistants sont amenés au commissariat central, rue Mailly, aujourd’hui Ecole Nationale de Musique (Archives départementales des Pyrénées orientales, Versement Cabinet, 1178).

1944 – 6 juin : Début de l’opération Overlord. Les forces alliées commandées par le général Eisenhower débarquent en Normandie. Plus de 3 millions d’hommes seront engagés dans cette opération.

1. A la BBC, le général De Gaulle lance un appel :

« La bataille suprême est engagée : bien entendu, c’est la bataille de France et c’est la bataille de la France ! […] Pour les fils de France, où qu’ils soient, quels qu’ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre l’ennemi par tous les moyens dont ils disposent […] Derrière le nuage de notre sang et de nos larmes voici que réapparaît le soleil de notre grandeur. »

2. Le débarquement est précédé d’une intense préparation aérienne : les bombardements visent la destruction massive des nœuds de communication, ce qui entraîne souvent la destruction des villes elles-mêmes. En Basse-Normandie, le nombre des victimes s’élève à 14 000 (Calvados, 8000 ; Manche, 45000 ; Orne, 2000). La ville de Caen perd 3,5% de ses habitants (2000 morts), Lisieux 5% (800 morts), Vire 7% (400 morts).

Après les vagues de bombardements aveugles viennent les mitraillages systématiques des convois allemands qui font aussi de nombreuses victimes parmi les réfugiés (Jean-Louis Panné, 2001).

3. Le rôle de la Marine française (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur – La participation de la Marine Française aux débarquements de Normandie, de Corse et de Provence) :

Depuis le 27 mai, les croiseurs « Montcalm » et « Georges Leygues » avaient reçu l’ordre d’ouvrir les sacs d’instructions-opérations. Ce qu’ils firent rade de Belfast le 28. Incorporés dans le groupe d’assaut 124 (Omaha Beach) de la Task Force américaine, les deux bâtiments formaient, avec le cuirassé USS « Arkansas », le groupe d’appui n°2 du groupe de soutien 124-9. Le 31 mai, les deux croiseurs et le cuirassé étaient coupés entièrement de la terre. Le 1er juin, leurs commandants, CV Déprez et CV Saurin, participaient à la conférence tenue sur le USS « Texas » où leur étaient donné les principaux points de leur mission , à savoir, à l’aube du jour « J » :

– mouiller à 3 nautiques de Port-en-Bessin et appuyer de leur feu les forces d’invasion.

– Une fois la tête de pont solidement constituée, soutenir la progression des éléments débarqués.

Le 2 juin, les commandants apprenaient que le débarquement aurait lieu le 5 juin à 6h 10. En conséquence de quoi, l’appareillage eut lieu le 3 à 2h 30 par un temps pluvieux et un baromètre qui continuait à baisser (vent atteignant bientôt force 5 le 4 juin. Les unités qui composent l’escadre de soutien comprennent au total les cuirassés USS « Texas », « Arkansas », « Nevada », les deux croiseurs français escortés par quatre destroyers USS et deux HMS. Le 4, à 8h, le temps était si mauvais que les navires reçurent l’ordre de faire demi-tour et apprirent que l’opération était retardée de 24 h : le jour « J » serait le 6 juin et l’heure « H », 6h 30. A Plymouth, où ils se trouvaient à présent, la mer fourmillait déjà de bâtiments de combat et d’une trentaine de transports, les « Liberty ships ». Il y avait là les cuirassés HMS « Ramillies » et « Warspite » avec une demi-douzaine de croiseurs.

L’escadre se met en place à partir de 7h 30, le 5 juin, alors que le vent s’est calmé mais que la mer reste agitée.

De 3h 25 à 4h 05, le 6 juin, le groupe « Arkansas », « Georges Leygues » et « Montcalm » se trouve à 20 000 m de la terre. A 5h, ils mouillent à moins de 8000 m de Port-en-Bessin. Déjà, les défenses allemandes sont en action vers Cherbourg et Barfleur.

Les navires français ouvrent le feu à 5h 50. L’ «Arkansas » est encadré par l’artillerie allemande qui est muselée par le Montcalm.

A 6h10, alors que le jour se lève, les croiseurs sont sur le point de terminer leur mission lorsque l’assaut est donné. A 6h 27, ils cessent le feu tandis que les premiers éléments sont mis à terre. Plus à l’est, les premiers soldats français, les fusiliers marins commandos du LV Kieffer s’apprêtent à prend pied sur le sol de France.

A 8h 20, le Montcalm engage un carrefour et à 8h h 48, le Georges Leygues détruit le château de Mosles.

Déjà, la première vague a perdu la moitié de ses effectifs : à 8h 30, le compte rendu du 5e corps américain résumait ainsi la situation : « Nos unités d’assaut sont en train de fondre à vue d’œil. Nos pertes sont très élevées. Le tir de l’ennemi nous empêche de nous emparer du rivage. Les unités amenées à terre sont agglomérées sur une bande étroite de terrain. Les pionniers ne peuvent arriver à se frayer des passages à travers les champs de mines et les défenses accessoires. Les chars et les véhicules blindés sont immobilisés. Nous avons identifié chez l’ennemi des éléments de la 716e D.I. mais aussi de la 352e. » (Paul Carell, « Ils arrivent », Cercle européen du livre, 1966)

Le « Montcalm » effectue deux tirs vers 08 h 40 à la demande de son officier d’observation et détruit les deux objectifs signalés (mitrailleuses à l’est et au sud de Sainte-Honorine-des-Pertes; à 11 h 15, la batterie, défilée derrière l’éperon est de Port-en-Bessin, ouvre à nouveau le feu sur la plage : les 152 et 90 battants ripostent sans délai, en même temps que les pièces de l’Arkansas. La batterie est immédiatement réduite au silence.

Par la suite, de 11 h 30 à 14 heures, l’officier d’observation réclame encore du Montcalm six tirs, jusqu’à ce que, sérieusement blessé, il ne puisse plus continuer sa mission. C’est ainsi que sont atteintes 2 batteries (nord-est Sainte-Honorine et 1 kilomètre est de Cabourg et un blockhaus dominant la jetée est de Port-en-Bessin. Un violent tir de soutien est exécuté à un kilomètre nord- ouest de Sainte-Honorine.

La réaction allemande se fait de plus en plus vive. De la passerelle du « Georges Leygues », l’impression est mauvaise et on remarque que les rideaux de fumigènes ne progressent plus ; les destroyers américains avancent presque à la côte et tirent de leur mieux. Pendant que la défense terrestre se raidit, les batterie côtières se raniment. La pointe du Hoc tire assez régulièrement et à cadence accélérée, au milieu des Landing craft qui, heureusement, ne sont pas touchés. Le croiseur français n’a pas le droit d’engager cet objectif attribué au groupe I (« Texas » et « Glasgow ») qui réduit d’ailleurs, au bout d’une dizaine de minutes, l’Allemand au silence.

Vers 13 heures, une autre batterie, impossible à repérer, se met à pilonner la plage, où refluent les troupes débarquées. Cette pièce d’assez fort calibre est une gêne sérieuse pour les LCT et le « Georges Leygues », toujours coupé de son officier d’observation, essaie de la réduire. A 13 h 18, le croiseur appareille pour se rapprocher de la côte, mieux repérer cette pièce et rendre battante son artillerie principale, mais en vain. Il faut d’ailleurs bien vite rallier le mouillage prescrit, car tous les éléments de tir ont été calculés pour ce point et on attend toujours des ordres de l’officier d’observation. A 14 h 40, on fait sonner le rompre du poste de combat ; quelques fumées, ressemblant à des départs, sont aperçues vers 17 heures et 19 obus y sont immédiatement envoyés ; malheureusement les troupes alliées sont très proches et émettent des fumigènes qui réduisent le croiseur au silence. De même, quand les 152 vont engager avec une précision excellente la partie est de la batterie de Longues à l’est de Port-en-Bessin, le croiseur anglais à qui elle est « réservée » demandera que l’on cesse le feu dans sa zone.

Le « Texas » avertit que les pertes à terre ont été lourdes et que les officiers d’observation, en première ligne, ont été’ assez éprouvés. Il est 18 h 35. Le « Georges Leygues », avant la tombée de la nuit, ne va plus utiliser ses 152 que sur une casemate de la batterie de Longues qu’il réduit par 2 coups au but, un peu avant 19 heures.

Le « Montcalm » engage encore à 21 h 32 des troupes ennemies à Surram sur demande du SFCP. Mais les deux croiseurs assistent, impuissants, au tir précis d’une batterie ennemie non repérable qui met en flammes vers 21 h 50 une vingtaine de camions sur la plage de Colleville et oblige les chalands à abandonner cette portion de grève pour aller débarquer les renforts vers Saint-Laurent et Vierville.

A la nuit tombée, c’est l’heure de l’aviation allemande. A 22h 30, l’alerte est donnée. Vers 213h, deux avions allemands sont descendus mais l’attaque se rapproche du groupe Arkansas. Des bombes explosent à proximité des navires. Un JU 88 est abattu par les canonniers du Montcalm

            4. Le débarquement de Normandie du 6 juin 1944 est accompagné, dès le début du mois, par des messages de mobilisation générale de la Résistance, émis vers l’ensemble du pays. En Provence, ils sont relayés par les organisations clandestines qui pensent très proche un débarquement sur les côtes méditerranéennes. Le 1er juin, dans la soirée, le message d’alerte générale « Le gendarme dort d’un œil », passe sur les antennes de la BBC. Dès le lendemain, le capitaine Lécuyer, Sapin, de l’ORA, envoie des émissaires vers tous les échelons départementaux. Il accueille les messages de confirmation de l’opération, quelques jours après, avec un « énorme soupir de soulagement ». Il se souvient, dans ses mémoires, que « le 5 juin, au soir, parmi les 210 messages passés par la BBC figurait nos quatre messages d’exécution ». Les résistants savent qu’il faut saboter les moyens de transport (« Plan vert »), les télécommunications (« Plan Violet »), les dépôts de carburants (« Plan Tortue »). Le fameux « Méfiez-vous du toréador » appelle au déclenchement du « Plan rouge » d’une guérilla généralisée.

La plupart des organisations et formations armées de la Résistance prônent une action immédiate d’envergure dans le Midi. Le 6 juin, l’« ordre du jour » du haut commandement FTPF de la zone Sud – amplement relayé – appelle à l’insurrection nationale et à assurer la libération de larges fractions du territoire national partout où le rapport de forces le permet. À 17 heures, c’est le général de Gaulle lui-même, qui, depuis Londres, exhorte les Français à participer à la « Bataille suprême »: (voir supra) « Pour les fils de France, où qu’ils soient, quels qu’ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre par tous les moyens dont ils disposent. Il s’agit de détruire l’ennemi qui écrase et souille la patrie, l’ennemi détesté, l’ennemi déshonoré ».

L’état-major régional FFI a prévu un « plan d’opérations » qui organise la région en plusieurs zones de maquis. De fait, on assiste alors, dans l’ensemble des départements provençaux, à une véritable « montée au maquis » qui s’étend bien au-delà de la Résistance organisée. Cette levée en masse bouscule les stratégies établies. Beaucoup plus étendue que prévu et difficile à canaliser, elle touche aussi des localités de la Provence intérieure, momentanément « libérées ». (Robert Mencherini).

5. LA RESISTANCE DANS LE VAR – Le Var est couvert depuis de longs mois par de nombreux réseaux et mouvements. Des groupes de résistance existent dans presque toutes les localités. Quelques maquis (AS et FTP) stationnent dans le nord du département. L’ensemble est soumis à l’autorité du Comité Départemental de la Libération. Créé par Henri Sarie, futur préfet du département, présidé par Frank Arnal, il est l’un des premiers de France. Sous ses ordres, combattent les FFI dirigés par le Capitaine Salvatori.

La croyance en un débarquement immédiat sur la côte méditerranéenne est presque unanimement partagée. C’est la raison pour laquelle les FFI, sous la direction du CDL, mobilisent plusieurs centaines d’hommes, notamment dans le massif de Siou Blanc qui jouxte Toulon au nord. Les maquis voient leurs effectifs gonfler. Les Allemands réagissent soit directement, soit par Milice interposée, contre le village d’Aups et le Plan de Canjuers autour duquel gravitent les principaux maquis du Haut-Var (maquis Vallier, camps FTP Robert et Valcelli).

Le dispositif s’est mobilisé le 6 juin, conformément aux ordres reçus et dans l’attente d’un débarquement que l’on pensait imminent sur nos côtes. Près de 500 FFI de la région toulonnaise sont rassemblés au nord de la ville, dans le maquis de Siou Blanc, préparé de longue date par Salvatori et le CDL (Louis Picoche, chef du Service maquis, Amigas, secrétaire des MUR, le Dr. Lagier).

En l’absence de parachutages et de débarquement, menacés par l’attaque que les Allemands préparent, les résistants reçoivent l’ordre de dispersion, mais 11 d’entre eux seront tués ou fusillés et plusieurs responsables arrêtés. Au lendemain du débarquement en NORMANDIE, quelques quatre cents hommes rejoignirent le maquis du “SIOU BLANC”, mais les armes promises ne furent pas parachutées. Ce maquis fut attaqué par l’ennemi le 16 juin. Alerté, le responsable du maquis donna l’ordre de dispersion. Seuls douze jeunes gens furent surpris par les Allemands et fusillés sur place. Dans la région du Haut-Var, les maquis A.S. menèrent un combat héroïque aux côtés des maquis F.T.P.F, notamment dans la région d’AUPS (Joseph Bessone, Résistance).

5. Cinquième bombardement meurtrier de Toulon et Saint-Mandrier (8 h de suite) : 4 Uboote sur 8 sont coulés (Robichon J.).

6. ACTION DES MILICIENS DU VAR – Regroupés à Toulon après le débarquement de Normandie, les miliciens du Var (chef départemental, Massot) ont à leur actif trois principales opérations : la première, contre les lointains maquis de la Dordogne (il s’agit de prêter main-forte au G. F. L.), échoue piteusement. Bien avant d’arriver en Dordogne, les miliciens (ils sont une centaine, avec des camions, des conduites intérieures et des side-cars) tombent dans une embuscade. Plusieurs sont tués. Le gros rentre à Toulon sans fanfare. La deuxième à lieu à Aups, le 12 juin. C’est une opération de contrôle. Des jeunes gens réfractaires du S. T. 0. sont arrêtés et déportés en Allemagne. Deux maquisards sont tués. Des soldats allemands ont participé à cette opération. La troisième, la plus sinistre, se déroule à Brignoles, le 27 juillet. Des miliciens commandés par le chef Requin et des Allemands arrêtent une dizaine de maquisards et de personnes soupçonnées d’appartenir à la Résistance. Les corps de ces malheureux seront retrouvés quelques jours plus tard dans un charnier à Ponteves, Gard. Le chef Requin sera fusillé à la Libération (Delperrie de Bayac J., 1969, p. 482).

7. A la veille du débarquement du 6 juin 1944, les travailleurs étrangers engagés dans l’Organisation Todt sur le littoral français sont 165 000, parmi lesquels on dénombre 20 000 Italiens dont  une partie provient de la IVème Armée (Rémy Desquesnes, L’Organisation Todt en France (1940-44), Histoire économique et société, 1992, volume 11, p. 546-547.). Beaucoup de ces travailleurs forcés ne survivent pas à la guerre, victimes d’accidents, de leurs dures conditions de vie ou, là encore, des combats de la Libération. Certains d’entre eux, morts sur le littoral atlantique, en Bretagne ou en Normandie, font sans doute partie des personnes inhumées à Saint-Mandrier (Jacquelin Repetto,  Le cimetière militaire franco-italien de Saint-Mandrier, Cahier du patrimoine ouest varois n°14).

8. Le cuirassé « Provence », partiellement démoli à Balaguier, est coulé par les Allemands pour servir de blockship (A. Vulliez, 1975. Jean-Jacques Antier J.-J., 2000, tome I, p. 1254).

9. A Ollioules, le Groupe allemand d’artillerie équipé d’obusiers, Heeres-Artillerie-Abteilung 1195 « Laierkasten », positionné à Sainte-Barbe avec batteries sur  les hauteurs de la Vaconne (observatoire : la Baume), le Castellas (observatoire : le Cerveau) et Darboussan, sera transféré en Normandie après le 6 juin 1944. 

1945 – 6 juin : Arrêté de mise en demeure de démolition d’immeubles à Sanary. «  Délégation municipale de Sanary : Art. 1. – sont déclarés menaçant ruine les bâtiments désignés ci-dessous : place de la Tour, n° 16, 18.  Art. 2 –  Ces immeubles seront démolis dans le plus bref délai aux soins des propriétaires intéressés et , passé le délai d’un mois, par le service national de la reconstitution d’urgence. Art. 3. – Le présent arrêté sera signifié administrativement à chacun des propriétaires intéressés qui auront un délai de quinze jours à dater de la notification pour y faire opposition devant le Conseil de Préfecture. Art . 4 – L’ingénieur des Ponts et Chaussées de l’Arrondissement est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera soumis au visa de Monsieur le Sous-Préfet de Toulon. Fait à Sanary, le 6 juin 1945, Le Président de la Délégation Municipale de Sanary-sur-Mer, Jean Cavet. Vu pour exécution immédiate, le  Sous-Préfet. »

(Perpignan vu de la terrasse du Castillet. Cl. H. Ribot, 1962)

📺 5. Période récente (1947–1973)

  • 1948 – 6 juin : Décès de Louis Lumière, inventeur et cinéaste.
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  • 1955 – 6 juin : L’Alouette II, hélicoptère français, bat le record du monde d’altitude avec 8209 m.
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  • 1957 – 6 juin : PROJETS RELATIFS AU TERRE-PLEIN DU PIN ROLLAND – Considérant enfin qu’en date du 27 avril 1957, le Conseil municipal de Saint-Mandrier a déjà émis un vœu pour l’occupation par la commune d’une partie du territoire gagné sur la mer, vœu du reste confirmé par le sous-préfet de Toulon par lettre du 6 juin 1957 comme réponse « d’attente » à la délibération du 27 avril 1957, « Demande aux autorités compétentes la location par priorité pour le besoin de la collectivité du terre-plein du Pin Rolland, la commune prenant à sa charge l’entretien des lieux pour les aménagements pressentis et pour la plus grande satisfaction du public, « Dit enfin que la présente délibération sera transmise à Monsieur le Président du Conseil Général, au Ministère de l’Urbanisme, au Ministre de l’Intérieur, à M. le Président du Conseil et à Monsieur le Président de la République. » (Gisèle Argensse, 2000, p. 45-46)
  • 1973 – 6 juin : Jacques Mesrine s’évade du palais de Justice de Compiègne.
  •  

🕊️ 6. XXI siècle (20172024)

2000 – 6 juin :

1. Adoption de la loi sur la parité en France.

2. Mort de Frédéric Dard, le père spirituel du « commissaire San Antonio ». En juillet 1948, Frédéric Dard publie un pastiche de Peter Cheyney — une nouvelle — dans la revue Comic Burlesc de l’éditeur lyonnais Jacquier. Le dernier livre de la série, Céréales Killer, paraît en 2001, un an après la mort de Frédéric Dard. Il a été terminé par son fils Patrice Dard. La série comprend 175 volumes. Deux cents millions d’exemplaires de San-Antonio ont été vendus[

2024 – 6 juin : A LA « UNE » DE VAR-MATIN :

  • Nouvel accord d’entreprise. Les craintes du personnel de Naval Group. (p. 4)
  • Adieu BEN – Figure de l’Ecole de Nice, l’artiste mondialement reconnu a mis fin à ses jours, hier (p. 2 et 3) Cette fois, Ben ne fait pas rire.
  • Toulon : pourquoi la ville ferme la station-service du port ? (p. 7)
  • Sanary : Le kiosque à journaux retiré à la surprise générale – La fin d’une époque (p. 15).
  • Rugby-RCT : Les certitudes du capitaine Teddy Baubigny (p. 45)
  • leMag – « La Grande vadrouille » s’expose à Saint-Raphaël (p. 38).
  • Page intérieure : Six-Fours – Les amis du patrimoine sur les traces du passé de la ville (Antoine Peretti, président de l’association.
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BLAGUE POUR LA ROUTE :

L’avocat : « La voiture de mon client est tombée en panne. Il se dit à lui-même « espèce de con ». Passa le brigadier X… qui crut se reconnaître. » (Jean-Charles, « Drôle de Justice »).

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(montage H. Ribot)

C’est terminé pour aujourd’hui.

Je vous souhaite une bon samedi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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