ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 26 MAI 2026, 15e ANNÉE (n° 5111)
ILLUSTRATION : Henri et ses amis de retour de week-end en novembre 1968.
LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR. nous fêtons les BÉRENGER et BÉRENGERE dont le saint patron, un moine bénédictin, mourut en 1093 à l’abbaye de saint Papoul dans l’Aude.
Bérenger est un nom d’origine germanique se composant d’un verbe (« beran » = porter) et d’un nom (« gari » = lance de combat). Autrement dit, le « berangari » est celui qui porte une lance de combat, donc un chef de guerre.
Très courant au Moyen Âge, rappelons que plusieurs comtes de Provence le portèrent, ce nom tomba ensuite en désuétude pour reparaître au XXe siècle, notamment en France où l’on compte à l’heure actuelle plus d’un millier de personne se prénommant ainsi avec une moyenne d’âge de trente ans.
En contrepartie, on dénombre, toujours en France, près de 3000 personnes qui ont Bérenger comme nom de famille.
Autrefois : « acte d’habitation » – C’étaient de petites constitutions rurales, réglant entre propriétaires seigneuriaux et paysans, chefs de famille, les conditions dans lesquelles étaient concédés à ceux-ci, tous hommes libres, des terrains à bâtir, un territoire à défricher… une sorte de cahier des charges était dressé… , en fondant des villages, en donnant à cens les parties de leurs domaines qu’il leur eût été impossible de confier à des fermiers, avec les capitaux nécessaires. La Provence en a gardé des spécimens qui s’échelonnent depuis le XIIIe siècle jusque vers le milieu du XVIIIe siècle. … Dans le moment, il (le profit) était médiocre ; mais le seigneur comptait pour plus tard sur les droits de mouture et de mutation, sur les éléments de richesse que développeraient l’accroissement de la population et le progrès du pays. Les charges du colon et les profits du seigneur étaient ainsi reportés, pour la plus forte partie, sur un avenir à long terme (De Ribbe)
Au calendrier révolutionnaire, le 26 mai, 7ème jour de prairial AN II, était le jour de du FROMENTAL ou avoine élevée,
DICTON : «Mai frileux : an langoureux ; mai fleuri : an réjoui ; mai venteux : an douteux » .
LOCUTION PROVENCALE : « faire san miquèu ». Faire Saint Michel (déménager). Échéance des baux, En Provence (Pierre Rollet).
PENSÉE DU JOUR : « Les insectes piquent, non par méchanceté ; mais parce que , eux aussi, veulent vivre : il en est de même des critiques ; ils veulent notre sang et non pas notre douleur. » (Nietzsche, opinions et sentences mêlées).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : Blumenson – La Libération – l’histoire officielle américaine – La percée, l’échappée et la poursuite. Traduit de l’américain par Geneviève Le Cacheux, Charles Corlet. Editions, route de Vire, Condé-sur-Noireau, 1993, 1022 p.
MÉTÉO MARINE : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec le bon ensoleillement qui se confirme. Soleil radieux toute la journée. Le soir, ciel clair. Vent d’ESE force 1 tournant SW force 2 en milieu de journée puis W. Rafales atteignant 12 nœuds en milieu de journée. Mer ridée. Houle petite et courte d’E. Visibilité excellente. Température : 29°.

ÉPHÉMÉRIDES – Choix de textes :
Expédition d’Egypte : –1799 – 25-26 mai : Le général Belliard partit de Kénet le 25 mai avec deux bataillons, deux pièces de canon et cent chevaux. Il mit trois heures pour aller au puits, de Bir-el-Bar, et il s’y arrêta pour compléter sa provision d’eau ; il alla coucher à cinq lieues dans le désert. A une heure du matin, la lune se leva ; il arriva à la pointe du jour à la Guitta à trois puits revêtus en briques, forts larges, avec de grandes rampes ; les animaux y descendent. Il y a un fort, un caravansérail ; c’est une des maisons militaires que Ptolémée Philadelphe fit construire sur le chemin de Bérénice. Le général se reposa plusieurs heures à la Guitta et coucha à cinq lieues de là dans le désert. (Mémoires de Napoléon 1er).
France : 1655 – 26 mai : Trahi par une femme, capturé en Savoie puis ramené à Valence (Drôme), Louis Mandrin, contrebandier français né le 11 février 1725 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, est mort supplicié le 26 mai 1755 sur la place des Clercs à Valence. Voici ce que l’on disait de lui : « Mandrin est un contrebandier, un justicier, un gentilhomme, un grand stratège. Le héros qui soulève une armée de fourches et de bâtons. » Mandrin est le premier révolutionnaire en haillons, l’homme le plus populaire de France.
Histoire locale.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1084e livraison. 533 – 26 mai : Le concile de Marseille est un concile mérovingien qui se tint le 26 mai 533 à Marseille. Il avait été convoqué par l’évêque métropolitain Césaire d’Arles à des fins disciplinaires et sanctionna l’évêque de Riez Contumeliosus, accusé de mœurs dépravées et de détournement des biens d’église .L’évêque de Riez reconnut ses torts et fut condamné à restituer les biens qu’il avait détournés à son profit, à faire pénitence en internement dans un monastère.
LA SEYNE-sur-Mer : 777e livraison. Le 26 mai 1953, le maire de Saint-Mandrier, monsieur Clément, adresse une lettre à son homologue de La Seyne, Monsieur Merle, pour exprimer son mécontentement concernant la gestion et la facturation de l’eau entre les deux communes. Il reproche à La Seyne d’avoir omis de déduire la consommation d’eau de certains abonnés, d’encaisser des redevances qui devraient revenir à Saint-Mandrier, et de ne pas tenir compte des modifications de contrat proposées ni des différents prix de l’eau. Il souligne l’absence de contrat régulier, le refus de La Seyne de signer les documents proposés et la persistance de factures jugées abusives. Enfin, il menace de réagir si la situation ne se régularise pas, tout en affirmant que Saint-Mandrier n’a jamais cédé la gestion de l’eau à un organisme privé et que l’argent des recettes d’eau n’a pas servi à d’autres fins communales. (résumé de l’article publié dans République de Toulon et du Var du 1er juin 1953)
OLLIOULES : 772e livraison. 1714 – 26 mai : ABONNEMENT DU PRIVILÈGE DE LA GLACE – Par suite de la requête des consuls de Toulon, ordonnance de l’Intendant enjoignant aux Consuls d’Hyères, Cuers, Solliès, Ollioules, La Cadière, La Seyne, Cassis, Signes, La Ciotat, Saint Cassien et Meynarguette, de passer sous huitaine en faveur de la communauté de Toulon des contrats de rente des sommes pour lesquelles ils ont été répartis par ladite ordonnance pour l’abonnement du privilège exclusif de la glace. Le conseil d’Ollioules emprunte 2000 livres à 5%.
SANARY : 884e livraison –1810 – 5 juin : « L’Assala », navire français sous pavillon algérien, arrivant d’Alger via Barcelone se réfugie à Sanary après avoir été pris en chasse par une frégate anglaise. Il portait des plis pour le Préfet maritime de Toulon.

(La Seyne-sur-Mer : le camping de Fabrégas. Coll. H. Ribot)
ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE.
(classement chronologique)
Antiquité.
533 – 26 mai : Le concile de Marseille est un concile mérovingien qui se tint le 26 mai 533 à Marseille. Il avait été convoqué par l’évêque métropolitain Césaire d’Arles à des fins disciplinaires et sanctionna l’évêque de Riez Contumeliosus, accusé de mœurs dépravées et de détournement des biens d’église .L’évêque de Riez reconnut ses torts et fut condamné à restituer les biens qu’il avait détournés à son profit, à faire pénitence en internement dans un monastère. A Arles, cette peinture sur bois exécutée fin XVIème s. représente probablement le concile de Marseille , placé sous le patronage de la Vierge Marie et de St Etienne placés au centre pour juger l’évêque de Riez, le sixième à partir de la gauche. Ce prélat est représenté , tête baissée , une bourse dans ses mains et sans insignes religieux.. Ce panneau initialement à l’église de la Major est classé au titre objet par les Monuments Historiques… (Marcelle Célestin).

(Eglise Saint-Martin à Evenos, Var. Cl. H. Ribot)
Moyen Âge.
1163 – 26 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Campus de Carrello, 26 mai 1163 (charte aux archives de l’Evêché). Camp Carrel lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.
1296 – 26 mai : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Mordellum, 26 mai 1296 (charte aux archives municipales). Mordeaux – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Fève (1872). Première mention : Feudum de Morsels, mars 1207 (charte aux archives de la Major).
1376 – 26 mai : LIEUX-DITS D’AURIOL – Rossanegues, 26 mai 1376 (Miracula Urban V, archives préfecture). La Roussargue – ferme, commune d’Auriol, située vers le haut des montagnes traversées par le chemin allant d’Auriol à la Sainte-Baume (1872). Première mention : Roacanicum, décembre 1001 (cartulaire Saint-Victor, n°69).

(St Barnabé, Marseille. Cl. H. Ribot)
Renaissance.
1566 – 26 mai : CRÉATION A SIX-FOURS D’UNE GRANDE COMPAGNIE AYANT POUR BUT LE RACHAT DE SES MEMBRES PRIS PAR LES TURCS OU CORSAIRES ET RÉDUITS EN ESCLAVAGE. A Six-Fours comme à Saint-Nazaire, un grand nombre de particuliers, marins et commerçants, fondèrent une Grande Compagnie pour le rachat des esclaves. On peut penser avec raison qu’il en était de même en ce qui concerne les marins et négociateurs du port de Saint-Nazaire… Nous savons que les côtes étaient gardées, et que cela coûtait en 1568 cinq florins à la communauté pour les gages du « guardian de la Cride ». La Compagnie six-fournaise fut fondée le 25 mai 1566, par devant messire Barri, bailli, reçu par maître Lombard, notaire à Six-Fours. Voici l’acte :] « Acte par lequel un grand nombre de particuliers mariniers et négociateurs sur mer de cette place, à savoir 117 personnes désirent éviter d’être mis en ruine par les turcs et les maures ennemis de la foi. Lesquels négociateurs, en cas d’être pris par les corsaires à venir, causeraient la pauvreté et la ruine de la place de Six-Fours dont les habitants en les temps les plus reculés n’ont pu vivre sans trafiquer et négocier sur terre et sur mer, ont fait acte de société et compagnie et promis que aulcun des dénommés qui soient pris par les turcs et corsaires, sur terre et sur mer, depuis Naples jusqu’à Valence, comprenant toutes les villes de chrétiens aux dits cas la compagnie sera tenue de les racheter pourvu que la rançon n’excède pas cent écus d’or. » Cet acte fut renouvelé le 22 octobre 1572 et le 28 avril 1589. (B. Rotger, 1984, p. 42)
1568 – 26 mai : UN OLLIOULAIS REÇOIT LA RENTE DU CHÂTEAU DE SIX-FOURS – Reçu par maître Pierre Blanc, notaire de Marseille, du 26 mai 1568, Noble Jean Paul Maluizi, Sieur de Romette, vicaire et procureur général de Monseigneur le Révérendissime cardinal Strossi, archevêque d’Aix, abbé de St Victor, arrenta à Anthoine Vuelh dit Pellicier, du lieu d’Ollioulles, le château et place de Six-Fours, avec tous les fruits, revenus et émoluments accoutumés à prendre audit lieu et au lieu d’Ollioulles et leurs terroirs, pour le temps de trois ans, moyennant 630 écus, sous les charges et conditions faites par le Sieur Rodolfe, jadis procureur dudit Seigneur abbé à Anthoine Guiran de Sireste (Ceyreste) et André Gaultier de S-F, en l’acte qu’il lui passa le 20 mai 1565, reçu par Maître Victor Antelme, notaire de Marseille (Jean Denans, 1713).

(Marseille, octobre 2020. Cl. H. Ribot)
Temps modernes
1601 – 26 mai : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Les archives de l’Evêché de Marseille nous apportent quelques noms de lieux-dits et de quartiers d’Aubagne, des noms souvent oubliés parfois modifiés depuis lors.
1. Gaudelle, 26 mai 1601 (acte aux archives de l’Evêché). La Gavedèle – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Solans (1872). Première mention : Gavedelles, 8 septembre 4 453 (registre aux archives de l’Evêché).
2. Lignière ou Val de Bourde, 26 mai 1601 (id.). Les Lignières – quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Lineriœ, 23 août 1247 (cartulaire de Saint-Victor, n° 1126).
3. La Planque, 26 mai 1601 (acte aux archives de la Major). La Pérussone – hameau, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Peracium, 14 juin 1212 (cartulaire Saint-Victor, n° 930).
4. Poux de Maurel – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Garlaban (reg. aux arch. de l’Evêché).
5. Roulhente, 26 mai 1601 (id.). Royente, quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Rolhenta, Roylhenta, 18 octobre 1476 (registre aux archives de l’Evêché).
6. Soullan, 26 mai 1601 (id.). Solans, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : Solland, 8 septembre 1453 (acte aux archives de l’Evêché).
1655 – 26 mai : Trahi par une femme, capturé en Savoie puis ramené à Valence (Drôme), Louis Mandrin, contrebandier français né le 11 février 1725 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, est mort supplicié le 26 mai 1755 sur la place des Clercs à Valence. Voici ce que l’on disait de lui : « Mandrin est un contrebandier, un justicier, un gentilhomme, un grand stratège. Le héros qui soulève une armée de fourches et de bâtons. Mandrin est le premier révolutionnaire en haillons, l’homme le plus populaire de France).
1663 – 26 mai : des nouvelles de SAINT-SAVOURNIN, ancienne petite cité minière du bassin de Gardanne, située au pied du massif de l’Etoile, canton de Roquevaire.
– La Rovyère, 26 mai 1663 (acte notarié à Allauch). La Rouvière : lieu-dit, commune de Saint-Savournin (1872).
-La seigneurie de Saint-Savournin fut vendue en 1563 à Balthazar Gathin, lieutenant du sénéchal à Marseille (reg. Camelus, fol. 147) et elle passa successivement entre les mains de Balthazard de Beyssan (acte aux arch. de Saint- Victor), de M. de Cypriani (26 mai 1663, acte notarié à Allauch) et en dernier lieu de M. de Villiers, avocat à Marseille (2 septembre 1772, acte aux arch. de la Major).
–1705 – 26 mai : Les routes devraient à l’avenir être tracées en une ligne aussi droite que possible (Jean Falaize, Georges Poisson, dans « L’Histoire de la vie française », Les Editions de l’Illustration, 1972, tome V, p. 145) – « l’arrêt du 26 mai 1705 avait prescrit que les routes devraient à l’avenir être tracées en une ligne aussi droite que possible. Cela impliquait la traversée de terrains privés et posait des problèmes d’indemnisation. La solution la plus heureuse, pour le Trésor du moins, fut de mettre à la charge des propriétaires, auxquels le tracé faisait gagner du terrain, les dédommagements dus à ceux qui en perdaient. Mais la solution jouait différemment suivant le tracé. »
1707 – 26 mai : MORT DE MADAME DE MONTESPAN, favorite de Louis XIV depuis 1667.
1. ABONNEMENT DU PRIVILÈGE DE LA GLACE – Par suite de la requête des consuls de Toulon, ordonnance de l’Intendant enjoignant aux Consuls d’Hyères, Cuers, Solliès, Ollioules, La Cadière, La Seyne, Cassis, Signes, La Ciotat, Saint Cassien et Meynarguette, de passer sous huitaine en faveur de la communauté de Toulon des contrats de rente des sommes pour lesquelles ils ont été répartis par ladite ordonnance pour l’abonnement du privilège exclusif de la glace. Le conseil d’Ollioules emprunte 2000 livres à 5% pour payer son contingent de glace en faveur de Toulon (Castellan, 1937, p. 126).
2. LE RECEVEUR DE LA VIGUERIE D’AIX A FAIT EMPRISONNER UN DES CONSULS DU BEAUSSET ET LE FERMIER DU SEPTAIN D’OLLIOULES COMME SEQUESTRE DES FRUITS DU TERROIR…. L’élargissement du fermier ne put être obtenu que par une soumission de sa part de la somme de 29 000 livres. Ollioules demande un secours sur les 325 000 livres accordées par le Roi aux communes obérées (Castellan, 1937, p. 126).
–26 mai 1714: Ollioules emprunte 2000 livres à 5% pour payer son contingent de glace en faveur de Toulon[1]*
De plus, le receveur de la viguerie d’Aix a fait emprisonner un des consuls du Beausset et le fermier du septain d’Ollioules comme séquestre des fruits du terroir…. L’élargissement du fermier ne put être obtenu que par une soumission de sa part de la somme de 29 000 livres.
1721 – 26 mai : ARRIVÉE 25 SOLDATS DE MARINE A SANARY DONT LA SOLDE SERA PAYEE PAR LES COMMUNAUTÉS DE SANARY ET DE SIX-FOURS – Le Chevalier LOMBARD du CASTELLET, capitaine de vaisseau et capitaine d’une compagnie de la Marine, est nommé par ordre du commandant des troupes du roi en Provence pour préserver le port de Saint-Nazaire et Six-Fours de la contagion. Il arrive à Sanary le 22 mai 1721. Le 26 mai arrivent 25 soldats de Marine à Sanary dont la solde sera payée par les communautés de Sanary et de Six-Fours. Détails : Deux ordres de Monsieur le Chevalier du CASTELLET sont inscrits sur le registre des délibérations. Le premier concerne la désignation de Monsieur de MENERVILLE comme commandant des soldats de la marine, établis en ce lieu, et ordonne à tous les caporaux et soldats de lui obéir en tout et aux consuls et habitants, intendants de santé, officiers, de le reconnaître comme tel. Le deuxième concerne la désignation de Monsieur LE CARTIER comme commandant de la marine avec les mêmes ordres que ci-dessus. Les 25 soldats de marine sont bien arrivés à SAINT-NAZAIRE et Monsieur DE PERRIN en exprime sa satisfaction le 26 Mai. Il espère que Messieurs de SIX FOURS et SAINT-NAZAIRE paieront leur solde entière et devront leur fournir en plus 28 onces de pain. Il écrit aussi qu’il apprend avec douleur que la contagion est arrivée à OLLIOULES et recommande aux consuls et intendants de veiller à ce que la contagion ne pénètre dans ce lieu. Il demande aussi qu’on le tienne au courant de ce qu’il arrivera de nouveau. Il ajoute encore qu’il vient d’apprendre que les consuls de TOULON paraissent répugner à payer quatre livres par jour à monsieur DECUGIS en qualité d’intendant de santé de leur part. Ils n’acceptent de payer les vacations que lorsqu’il y aura un convoi de ravitaillement pour eux arrivant dans le port et convoyé jusqu’à eux. On doit en aviser Monsieur DECUGIS à La Tourelle (Rotger B., 1984).
1722 – 26 mai :
1. INUTILITÉ DU CORBEAU D’OLLIOULES – Du fait que la Communauté d’Ollioules se trouve délivrée du fléau de la peste, et de l’inutilité des services de Jean-Baptiste Geay, corbeau, il sera donné demain libre entrée au dit corbeau. [Le Conseil vote le même jour 45 livres en faveur de la confrérie de St-Laurent pour sa fête.]
2. FÊTE DE LA CONFRÉRIE OLLIOULAISE DE SAINT LAURENT – Le Conseil d’Ollioules vote 45 livres en faveur de la confrérie de St-Laurent pour sa fête (Castellan, 1937, p.154)
1763 – 26 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Bastide de Pierre Gueidon dit Médecin, 26 mai 1763 (acte aux archives d’Allauch). Les Médecins – hameau, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.
1766 – 26 mai : Collet-Redon (registre aux archives de la Major), propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

Epoque contemporaine.
1789 – 25 mai : LE TIERS ETAT DECIDE D’ADOPER UN REGELMENT INTERIEUR POUR LE FONCTIONNEMENT DE SON ASSEMBLEE – L’assemblée du Tiers État a décidé, par 436 voix contre 11, qu’elle travaillerait à un règlement de police intérieure qui n’aura que provisoirement force de loi : c’est-à-dire tant que les deux autres ordres n’auront pas pris la décision de se réunir ou non aux Communes. Cette assemblée a également chargé le doyen et ses adjoints de la rédaction du règlement. Dans le même temps, les députés de Paris font — enfin ! — leur apparition aux États Généraux (Larousse – Laffont, Agenda du Bicentenaire – LUNDI 25 MAI -).
1792 – 25 mai : ENQUÊTE POUR ECLAIRCIR LES GRAVES EVENEMENTS QUI SE SONT PRODUITS AU BEAUSSET – Roubaud (qui sera aussi « victimé » à Toulon le 28 juillet…) et Guérin (que l’on connaît déjà), administrateurs du directoire du département du Var, sont désignés pour enquêter au Beausset sur ce qui s’y est passé le 21 mai, alors que se trouvaient surplace, pour maintenir l’ordre, 1.000 hommes armés (garde nationale toulonnaise et détachements des 11ème et 91ème de ligne). Les deux administrateurs apprennent que la veille, 24 mai, « vers deux heures de l’après-midi, une grande farandole avait commencé, composée de la majorité des habitants, auxquels s’étaient joints environ 80 gardes nationaux et soldats de la garnison ». Quant au reste, Guérin et Roubaud notent que « tous les habitants du village, sans distinction, même les enfants, paraissent disposés à ne faire connaître aucun auteur, fauteur ou complice des délits commis les 13 et 21 de ce mois, ni même aucun de ceux qui n’en auraient été que les témoins passifs ». Au Beausset, la peur impose le silence. Désormais, ce sont les patriotes avec Joseph Vidal à leur tête qui contrôlent le village. La municipalité ne dirige plus. Elle ne fait qu’assurer la gestion administrative et l’intendance… Le récit des faits et gestes des officiers municipaux le 21 mai est assez pitoyable… Thomas Blanc était à sa campagne. D est revenu au village quand il a entendu le tocsin. Quand il est arrivé au village, « la tranquillité était rétablie »… Joseph Etienne était parti pour Toulon. Tout était calme à son départ. Il n’a appris « l’événement » qu’à son retour. Ambroise Imbert était parti à La Ciotat. François Dalmas était à sa campagne. Il n’est revenu qu’au son du tocsin, pour constater que « la tranquillité était rétablie à son retour ». Louis Pauchon était à sa campagne. Il y est resté tout le jour. Ces cinq-là n’ont « rien vu, rien entendu ». Mais peut-être avaient-ils été prévenus de la possibilité de troubles et avaient jugé préférable de ne pas en être les témoins ? Quant aux cinq autres membres du conseil qui se trouvaient sur place au village le 21 mai, lorsqu’ils ont été avertis que l’on dévastait des maisons, ils sont sortis « revêtus de leurs écharpes ». Ils se sont présentés successivement aux sept maisons que l’on dévastait. Mais chaque maison avait deux issues, et eux n’étaient que cinq. Ce qui fait « qu’à mesure qu’ils se présentaient à l’une des dites maisons, les dévastateurs s’échappaient par la porte de derrière, et s’en allaient dans une autre, que ne pouvant être partout en même temps, la dévastation cessait à l’endroit où ils se présentaient, pour recommencer à l’instant où ils allaient la faire cesser ailleurs. Que n’ayant dans le moment présent aucune force à leur disposition (Ce qui est faux, puisqu’il y a au Beausset 1.000 hommes de la garde nationale toulonnaise et des 1lème et 91ème de ligne), attendu que beaucoup de gens étaient à la campagne et que tous ceux qui se trouvaient dans ce lieu paraissaient être du nombre des dévastateurs, en voyant qu’il était impossible défaire ramener l’ordre, ils firent appeler Joseph Vidal, le commandant de la garde nationale, qui fit battre l’assemblée par le premier tambour qui se présenta ; que cet appel n’ayant amené personne, il fit battre la générale et sonner le tocsin ; que les citoyens se rassemblèrent alors, les gens de la campagne accoururent, et la dévastation cessa, mais comme il s’était passé trois heures avant que la générale eût été battue, les dévastateurs eurent le temps défaire beaucoup de dommage »… Et les officiers municipaux d’ajouter : « pendant cette scène, saisis de frayeur,… ils n’avaient pu reconnaître personne… » Tiens donc ! Des élus qui ne reconnaissent pas leurs administrés, et en plein jour ?… Sur les maisons dévastées, les scellés sont posés, et une garde de sentinelles leur est affectée. Mais les élus pensent que rien n’y a été volé, « les dévastateurs s’étant bornés à briser, déchirer et détériorer les meubles, linges et effets qu’ils y avaient trouvé »… Notons que parmi les maisons dévastées, figurait celle de Jean Etienne Marie Portalis (futur ministre des cultes de Napoléon). A la suite de cette déposition, les deux administrateurs du directoire du département, Guérin et Roubaud, ne sont pas tendres avec la municipalité du Beausset : « la municipalité entière n’est composée que de personnes sans connaissance des affaires, à peu près illettrées, ignorant les lois relatives à la tranquillité publique, et ne connaissant que très imparfaitement les devoirs et les droits de leurs places ». Cependant, ils ne sont pas reconnus coupables de négligence. Tout ce qu’on peut leur reprocher étant leur silence coupable : « Il semble impossible qu’ils ne connaissaient pas quelqu’un, surtout relativement à la dévastation des maisons, qui s’est faite presque sous leurs yeux »… Mais Guérin et Roubaud, qui ne sont pas stupides, reconnaissent que si les élus beaussetans se taisent, c’est sans doute « par motif de crainte, et peut-être de danger pour eux ». Malgré tout, ils ont quand même eu tort de vexer les élus du Beausset. A cause de cela, ceux-ci sont par nécessité rejetés vers Vidal, et désormais ils feront cause commune avec le commandant de la garde nationale et ses patriotes. Guérin et Roubaud se retirèrent à Toulon le soir même du 25 mai, avec 400 hommes de la garde nationale de Toulon, ne laissant au Beausset que la troupe de ligne. Non sans avoir une dernière fois réprimandé la municipalité, et l’avoir rappelée à ses droits et devoirs. Celle-ci leur demanda, au moment de leur départ, le retrait rapide des troupes de ligne, « qui coûtaient beaucoup à la commune, et dont la présence entretenait toujours quelque inquiétude dans le peuple, par la crainte où il était, qu’on ne s’en servît pour arrêter et emprisonner quelque citoyen »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
1793 – 25 mai (6 prairial An II) : LES VENDEENS S’EMPARENT DE FONTENAY-LE COMTE.
1794 – 25 mai (6 prairial An II) :
1. DERNIER DOCUMENT REDIGE PAR JERÔME PARDIGON EN SA QUALITE DE MAIRE DE SANARY – Le dernier papier signé par le maire de Sanary, Claude Pardigon, avant son arrestation et son exécution le 10 juin 1794 fut la liste des volontaire sanaryens de la première réquisition datée du 3 prairial (22 mai 1794) : Jérôme Pardigon, non inscrit car embarqué en qualité d’aspirant ; Etienne Liotaud, non inscrit car employé dans une batterie ; Joseph Delevi, non inscrit car embarqué sur un vaisseau ; Mathieu Pignol a rejoint ; Louis Mastre, non inscrit car employé à l’arsenal comme tonnelier ; Antoine Brémond, non inscrit car employé à l’arsenal comme menuisier ; Toussaint Danier a rejoint ; Laurent Carrot dispensé comme embarqué sur un vaisseau comme calfat ; Louis Touache (ou Toche) ; André Giraud ; Joseph Giraud ; Jean Etienne ; Félix Raynaud ; Jacques Fournier ; Joseph Jourdan, dispensé car employé à l’arsenal (Rotger B., 1984, p. 302).
2. A SANARY ET AU BEAUSSET, L’INSCRIPTION « TEMPLE DE LA RAISON » EST REMPLACEE, en prairial an II (mai – juin 1794), par « le peuple français reconnaît l’Etre suprême et l’immortalité de l’âme » sur le fronton de l’église (Regards sur un terroir : Sanary). Le 6 prairial (25 mai), Le Beausset reçoit un arrêté du Comité de salut public qui ordonne « qu’au frontispice des édifices consacrés au culte, on substituera à l’inscription Temple de la Raison, ces mots de l’article premier du décret de la Convention nationale du 18 floréal : le peuple français reconnaît l’être suprême et l’immortalité de l’âme ». Il faut dire qu’à cette période, Robespierre est en pleine « crise mystique » à Paris. Le 8 juin aura lieu la « fête de l’Être suprême ». Il paraît que cela faisait sourire certains parisiens. Gageons que ce décret a dû beaucoup intéresser les beaussetans… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
1795 – 25 mai (6 prairial) : LES REPRESENTANTS DU PEUPLE GUERIN ET POULTIER QUITTENT TOULON POUR SE RENDRE AU BEAUSSET ET SE DISCULPER DEVANT EUX DE TOUTE COMPLICITE AVEC LES EMEUTIERS – A la nouvelle de la bataille du Beausset et de son issue, les représentants du peuple Guérin et Poultier quittent Toulon le 6 prairial (25 mai) et se rendent au Beausset pour y retrouver leurs collègues, et se disculper devant eux de toute complicité avec les émeutiers… Les émeutiers quant à eux, du moins ceux qui n’ont pas été faits prisonniers, après leur débandade, se rendent à Toulon. Les ouvriers de l’arsenal reprennent le travail. Les marins reprennent leur poste à bord de l’escadre. 6 000 fusils sont remis « spontanément » aux autorités légales. Le 6 prairial au soir (25 mai 1795), le général Collaud rendait compte au représentant du peuple Niou (à bord du vaisseau « l’Alceste »), aux représentants du peuple Guérin et Poultier à Ollioules, et au commandant en chef Kellermann à Nice que la tranquillité régnait à Toulon. Collaud passe les trois jours suivants à récupérer encore des armes dérobées à l’arsenal et à désarmer la garde nationale toulonnaise. C’est une tranquillité inquiète que connaît Toulon (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815.).
–1799 – 25-26 mai : EXPEDITION D’EGYPTE –
1. Le général Belliard partit de Kénet le 25 mai avec deux bataillons, deux pièces de canon et cent chevaux. Il mit trois heures pour aller au puits, de Bir-el-Bar, et il s’y arrêta pour compléter sa provision d’eau ; il alla coucher à cinq lieues dans le désert. A une heure du matin, la lune se leva ; il arriva à la pointe du jour à la Guitta à trois puits revêtus en briques, forts larges, avec de grandes rampes ; les animaux y descendent. Il y a un fort, un caravansérail ; c’est une des maisons militaires que Ptolémée Philadelphe fit construire sur le chemin de Bérénice. Le général se reposa plusieurs heures à la Guitta et coucha à cinq lieues de là dans le désert. (Mémoires de Napoléon 1er)
2. L’ordre était donné pour se mettre en marche le 27, mais à 01h00 du matin l’aide de camp, La Valette, ayant fait la visite des magasins et des hôpitaux pour s’assurer de leur entière évacuation fait le rapport qu’il avait trouvé 11 malades encore à l’hôpital. Ayant demandé aux chirurgiens de services pourquoi ils n’étaient pas évacués, celui-ci lui répondit que ces malades avaient la peste, que le Conseil d’évacuation les avait pas jugé transportables, que d’ailleurs ils n’avaient pas 24 h à vivre. Mais c’est malheureux s’apercevant qu’on les a abandonnés, demandent qu’on les tuât plutôt que de les exposer à la cruauté des turcs ; l’aide de camp d’ajouter que le chirurgien de service demande à être autorisé à mettre auprès d’eux une potion d’opium pour qu’ils puissent s’en servir au besoin. Le médecin en chef Desgenettes et le chirurgien en chef Larrey, furent sur-le-champ mandés ; il confirmèrent l’impossibilité d’évacuer ces pestiférés. « Je serai toujours disposé à faire pour mes soldats ce que je ferai pour mon propre fils dit Napoléon. Cependant puisqu’ils doivent mourir naturellement dans 24 h je ne partirai que cette nuit et Murat restera avec 500 chevaux jusqu’à demain 2 h après-midi. » Il donne alors au chirurgien qui resta avec l’arrière-garde l’ordre que, si au moment de son départ ils n’étaient pas morts, de mettre près d’eux de l’opium en leur en désignant l’usage comme l’unique moyen de se soustraire aux cruautés des Turcs. (« Les batailles célèbres… »),
–1801 –25 mai : Lundi 12e jour du mois de Muharram [25 mai 1801] : Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 (‘Abd-al-Rahmann al-Jabarti) : Les Français ayant appris qu’une femme était partie de la Citadelle avec ses affaires et s’était cachée dans la ville du Caire, convoquèrent les responsables de la police et leur intimèrent l’ordre de l’amener. Cette femme, du nom de Hawâ, avait été l’épouse du kâshif [Ismâ’îl] puis, ne sachant plus bien ce qu’elle faisait, elle épousa Nicolas4, avec qui elle vécut un certain temps. Quand survinrent les événements actuels, elle rassembla sa garde-robe et, usant de ruse, descendit de la Citadelle sur un âne, suivi d’un second pour le transport de ses affaires. Elle s’arrêta à un coin de rue, paya les âniers qu’elle congédia dans la rue et disparut. Quand on se mit à la rechercher, on convoqua les âniers qui déclarèrent : « Nous ne connaissons que le lieu où elle s’est arrêtée et où elle nous a payés. » Ils furent sévèrement tancés et mis en état d’arrestation. Les cheikhs des quartiers furent convoqués ; ils furent durement sermonés ainsi que les propriétaires des maisons. Les Français leur dirent que si cette femme était trouvée dans quelque quartier et qu’ils n’en soient pas avertis, ils mettraient au pillage toutes les maisons de ce quartier et en puniraient les habitants. Du coup, les gens furent plongés dans les plus grands ennuis à la suite de la disparition de cette femme et des recherches policières, surtout de la part de ‘Abd al-‘Âl, qui se déguisait en femme et pénétrait dans les demeures sous prétexte de perquisition au sujet de cette personne : il alarmait les maîtres de maison et les femmes, il extorquait de ces dernières de l’argent à titre de conciliation ou prenait leurs bijoux. C’était un homme à ne faire que le mal ; il ne craignait ni Dieu ni diable !
–1803 – 26 mai (26 prairial de l’an XI) : Pêche – Institution de la Prud’homie de La Seyne à laquelle sont rattachés les pêcheurs de Saint-Mandrier (Gisèle Argense).
–1805 –25 mai : Napoléon est proclamé roi d’Italie à Milan. Il nomme Eugène de Beauharnais, fils de Joséphine, vice-roi.
–1810 – 5 juin : « L’Assala », navire français sous pavillon algérien, arrivant d’Alger via Barcelone se réfugie à Sanary après avoir été pris en chasse par une frégate anglaise. Il portait des plis pour le Préfet maritime de Toulon. [Rotger B., 1984 : (p. 355) – La présence de la flotte anglaise au large contribuait à réduire l’activité maritime, en particulier le commerce avec les échelles du Levant. De temps à autre des bâtiments étaient inquiétés ou interceptés. Ainsi, le 5 juin 1810, on vit entrer au port un bateau français, sous pavillon algérien. Ayant été interpelé par le Maire avec l’aide de Clémence ROUX, interprète, demeurant à TOULON, natif d’ARLES, le Capitaine déclara s’appeler AISSALA, Rais d’ALGER, commandant le bateau « L’ ASSALA », d’un port de 8 à 9 tonneaux, équipé de huit personnes parmi lesquelles un capitaine de la Garde de Paris, nommé Barthélémy BERNARD, qui, prisonnier évadé des geôles espagnoles, figurait sur le rôle d’équipage comme espagnol. Un autre, nommé Jean COSTE, se disait impérial de nation. Le capitaine du navire déclara que parti d’ALGER le 26 mai, à destination de MARSEILLE et TOULON, il était porteur de dépêches pour le gouvernement. Ayant relâché à BARCELONE, le 30, il se trouvait le 31 au parage de l’île du ROUVEAU, lorsqu’il se vit chassé par une frégate anglaise. Cette frégate l’ayant rattrapé, elle lui dépêcha son canot qui vint le contrôler. Libéré, il s’approcha de la côte, mais la batterie des EMBIERS lui envoya alors un coup de canon à boulet et mitraille. Un canot, celui des douanes, se détacha alors de la côte et vint à sa rencontre. Après explication, il fut conduit dans notre port. Il était porteur de 21 plis dont un pour le général EMERIOT, Préfet maritime.]
1826 – 25 mai : ADOPTION DU PROJET DE CHAPELLE SAINT-LOUIS DE L’HOPITAL DE SAINT-MANDRIER – La chapelle Saint-Louis de Saint-Mandrier, appelée aussi Chapelle des mécaniciens de la Marine, édifice de style néo-classique est une œuvre méconnue mais que l’on peut considérer comme un ouvrage important de l’architecture religieuse en Provence au XIX° siècle. Le projet retenu (voir plans) fût adopté à Paris le 25 mai 1826 par le Comte de Chabrol.
1830 – 25 mai ; DEPART DE L’EXPEDITION D’ALGER –
1. BELLUE – L’INDICATEUR TOULONNAIS POUR 1839 ET 1840 – La flotte, composée de 103 vaisseaux de guerre, 347 transports affrétés, 150 tartanes et de 60 bateaux divers, quitte Toulon. «A trois heures du soir, le signal suprême du départ, appuyé d’un coup de canon, fut arboré à la tête du grand mât du vaisseau amiral ; ce fut alors que des cris d’allégresse se firent entendre dans toute la flotte : on voyait des milliers de spectateurs, placés sur le rivage de la mer et surtout sur les hauteurs qui dominent la rade de Toulon, saluant le départ de la plus belle des expéditions. Les vents s’étaient fixés au Nord-Ouest, toutes les voiles se déployèrent et c’est alors qu’on vit en un instant plus de six cents bâtiments de toute espèce se glisser majestueusement sur la mer au son d’une musique guerrière».
2. NETTEMENT ALFRED – “HISTOIRE DE LA CONQUETE D’ALGER”, 1867 : Le 25 mai au matin, un changement eut lieu dans l’état de l’atmosphère. Le vent prit rapidement une nouvelle rection et, à onze heures, il soufflait du nord-est au sud-est. Tous les yeux, depuis la pointe du jour, étaient tournés du côté du vaisseau amiral. On distingua bientôt des signaux. A une heure, l’ordre, impatiemment attendu, de mettre à la voile, fut donné à la première division du convoi. Elle était composée de 53 bâtiments de commerce, qui portaient trois bataillons d’infanterie, 310 chevaux et la partie du matériel qu’on avait jugée devoir être d’une nécessité plus urgente après le débarquement (Rapport du général en chef au ministre, de la guerre : Le reste du convoi, formant deux autres divisions, ne devait que vingt-quatre heures et quarante-huit heures après). Le départ de cette première division causa dans l’armée une allégresse inexprimable. Il se fit un immense mouvement sur la flotte. On hissait les embarcations, les gabiers étaient dans les hunes, les voiles se déployaient, les soldats aidaient à l’envi les marins à lever les ancres. Enfin on partait ! Celui qui dispose de la mer et des vents envoyait à cette vaillante armée la seule chose qu’elle demandât, la brise favorable qui devait la conduire à Alger.
Deux heures après, en effet, à trois heures de l’après-midi, les escadres appareillèrent, et à cinq heures tous les bâtiments du roi étaient au large.
Le coup d’œil que la flotte offrait à la terre et celui que la terre offrait à la flotte, au moment du départ, étaient magnifiques. La population de Toulon, grossie par des milliers d’étrangers, couvrait au loin les hauteurs du fort Lamalgue et toutes celles qui dominent la rade, et semblait assise sur un immense amphithéâtre, diapré des couleurs les plus variées et éclairé par les tons d’un soleil d’été. La flotte s’ébranlait peu à peu ; chaque vaisseau levait l’ancre à son tour, en décrivant une courbe, et se rapprochait du rivage avant de le quitter, comme pour lui dire adieu ; puis il s’éloignait les voiles au vent, et allait prendre en pleine mer son ordre de bataille.
Le vice-amiral Duperré avait profité du calme des jours précédents pour arrêter l’ordre de marche, qui fut fidèlement suivi par la flotte. L’armée s’avançait au centre, divisée en deux escadres, qui marchaient parallèlement. La première, tenant la gauche, était conduite par le vaisseau amiral la Provence, qui marchait en tête. La seconde, tenant la droite, était conduite par le vaisseau le Trident, sur lequel le contre-amiral Rosamel, amiral en second, avait mis son pavillon. Chaque escadre avait à sa suite une division de quatre bâtiments. En queue des deux escadres marchaient sur deux colonnes de front six bateaux à vapeur ; le septième, le Hussard, surveillait les poudres. C’étaient les courriers de la flotte, et comme les aides de camp de l’amiral.
Le convoi tenait la gauche de l’armée sous les ordres du commandant Hugon, et marchait ainsi sur deux colonnes à 4 milles de distance de l’escadre. Il ne formait qu’une seule division. Là se trouvaient les subsistances, les écuries ; le personnel était en tête.
A droite de l’armée, et à la distance de 4 milles, s’avançait la réserve. Elle était conduite par le capitaine de vaisseau Lemoine, de la Thétis, détachée de la seconde escadre ; il marchait en tête de la première division. La seconde division formait la seconde colonne. Il y avait plusieurs vaisseaux à la suite. Enfin, à 2 milles en arrière, naviguaient deux poudrières en laissant 2 milles de distance entre elles.
C’est dans cet ordre que la flotte prit le large. Elle couvrait une immense étendue. Le vent était bon ; mais, pour ne pas déranger l’ordre de marche,-on naviguait très lentement (Nettement Alfred – Histoire de la conquête d’Alger écrite sur des documents authentiques, librairie Jacques Lecoffre, Paris-Lyon, 1867, rééd à l’identique Editions Assala, Alger, 2013, 610 p.).
1846 – 25 mai :
-LOUIS–NAPOLEON BONAPARTE S’EVADE SOUS LE NOM DE BADINGUET – Après sa tentative, le 6 août 1840, de renversement du roi Louis Philippe, Louis Napoléon Bonaparte a été enfermé au fort de Ham (Somme). Le 25 mai, déguisé en maçon, grâce à la complicité du maçon Badinguet qui vient de lui prêter ses vêtements et son passeport, il s’évade et se réfugie en Angleterre, où il demeure jusqu’à la chute de Louis Philippe. Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III, gardera le surnom de Badinguet.
-Le 25 mai 1846, à Marseille, une procession des pénitents blancs du Saint-Esprit passe devant le domicile d’une jeune femme paralysée des mouvements de son côté droit supérieur.À la vue de la statue, elle lève son bras malade soudainement guéri ; un enfant de chœur s’agenouille tandis que les pénitents en tête du cortège se retournent vers la miraculée (texte recueilli par Paul Rouyer).
1861 – 25 mai : GEORGES SAND, “LE VOYAGE DIT DU MIDI” : “25 MAI (SAMEDI) PIERREFEU
Un peu de mistral qui n’est pas désagréable pour tempérer la chaleur (…). Je monte avec Poney dans une voiture légère traînée par deux chevaux de louage qui nous mènent toujours à fond de train aller et retour. 12 lieues en tout. Nous allons à Pierrefeu dans la vallée de Sauvebonne. C’est un village insignifiant sur une colline dont le dos est tout hérissé de grès bizarres, d’énormes blocs ont descendu au-dessous. Ce premier plan est pittoresque. La vue est immense. Une grandissime vallée entourée de montagnes, la plupart à lignes droites soudées ensemble. C’est une Limagne méridionale. Le Gapeau, le Réal Martin et le Real Colobriou se promènent dans cette grande arène et y dessinent des méandres de verdure. Aussitôt qu’il y a de l’eau on voit apparaître des ormeaux, des chênes blancs et des hêtres, quelques saules et peupliers. Mais ces oasis occupent peu de place dans un si vaste cadre et les eaux sont si pauvres qu’elles coulent à peine. Le Gapeau malgré son peu de profondeur est encore le plus abondant partout je l’ai vu limpide. La terre est meilleure dans cette vallée que du côté de Toulon. Les céréales y sont un peu moins misérables, la vigne n’a pas été atteinte par l’oïdium et une grande abondance de mûriers y donne de l’ombre aux routes et aux petits chemins. Mais la plaine est trop vaste pour être si monotone et les montagnes manquent de grandeur. Le tableau est plus beau quand on se retourne vers Toulon. Le Fenouillet (…) les masses de Carqueiranne, du Faron et du Coudon relèvent l’horizon et font valoir les collines qui leur servent d’échelons. (…). Nous redescendons au village et nous grimpons sur une autre colline où nous mangeons des gâteaux et des cerises à l’ombre des pins, en belle vue. Nous faisons encore un tour et nous repartons en voiture pour rentrer à Toulon (…).
Ce que j’ai vu le mieux aujourd’hui c’est le Coudon dont les formes extérieures me préoccupent beaucoup (…). C’est décidément non une des plus grandes, mais une des plus belles montagnes que j’ai étudiées dans ma partie. »
1867 – 25 mai : SANARY – Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint au maire Marius Michem – Le vent a cessé pendant la nuit comme nous le craignions hier, et la gelée n’a pas manqué ; toute la plaine d’ici à Ollioules dans beaucoup d’endroits en a subi l’atteinte. Dans notre terrain au quartier des Prats, auprès du terme de messieurs Louis Gautier et Gérard Gautier, les vignes sont toutes brûlées. C’est un désastre public ! nous ne parlons pas des autres propriété plus ou moins touchées (Agenda 1867-1869 de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint au maire Marius Michel).
1864 – 25 mai : LE DROIT DE GREVES EST LEGALISE – La loi du 25 mai 1864, dont le député républicain Émile Ollivier est le rapporteur, instaure le droit de grève et supprime le délit de coalition tout en maintenant la grève dans d’étroites limites. Il s’agit de ne pas empêcher le travail des non-grévistes et ne pas commettre d’acte de violences…
1867 – 24 mai : SANARY – Toujours grand Mistral très froid. Si ce Mistral venait à cesser pendant la nuit, on craindrait une gelée qui ferait grand mal. (Agenda 1867-1869 d’Henri Flotte).
1887 – 25 mai : LE NOUVEAU CIMETIERE DE SAINT-MANDRIER EST RENVOYE A PLUS TARD – A La Seyne, dans la séance du Conseil Municipal du mercredi 25 mai 1887, le Maire annonce que la commission d’hygiène n’a pas accepté le terrain Brocard, choisi par la municipalité. Il le regrette, car dit-il, il n’y a pas d’autre terrain plus propice. Il ajoute que cette décision de la commission d’hygiène privera Saint-Mandrier d’un nouveau cimetière. La question est mise de côté jusqu’à ce que les 150 habitants qui ont signé une pétition contre le terrain Brocard soient revenus de leur opinion (Gisèle Argensse, 1898, p. 87).
1905 – 25 mai : ON COMMENCE A PARLER D’ELECTRICITE POUR L’ECLAIRAGE DU CREUX-SAINT-GEORGES. On réclame de «voir substituer aux pâles lampes alimentées au pétrole, l’éclairage électrique». Cela parait être un projet accompli et les travaux d’installation devraient commencer en septembre de la même année (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).
–1907 – 26 mai – La colère des vignerons à Carnoules[2]
[Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990 : Le développement de la production et la fraude engorgent rapidement un marché du vin encore bien mal organisé. Les prix s’effondrent r 13 frs l’hl en 1901, 7 en 1905, 8.5 en 1906. Pour les vignerons. souvent endettés. c’est la misère et le désespoir. A l’imitation du Languedoc. des comités de défense se constituent, sous l’impulsion d’un groupe de Néoulais réunis autour de Henri EMERIC. un premier meeting a réuni a Carnoules le 26 mai. 8 à 12000 manifestants. Le 9 juin le dernier rassemblement se tient à Brignoles (8000 participants>. Puis la politique de Clemenceau, chef du gouvernement et sénateur du Var. apaise les esprits. au moins pour un temps.]
–1909 : le presbytère fut transféré à la commune de Sanary en même temps que le terrain du Rosaire (J.O. du 26 mai 1909). Après avoir eu différentes destinations suite au décès du chanoine Arnaldi[3], la maison abrita entre autres le Foyer des Anciens. C’est finalement l’Hôtel de Ville qui l’absorbera le 3 février 1977 sous la Municipalité Brunel (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).
–1845 – 10 novembre : Legs de la part de feu Moulinard, propriétaire à Sanary, à la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont – Le sieur Moulinard, propriétaire à Saint-Nazaire, avait par testament olographe du 10 novembre 1845, légué à la paroisse de Solliès-Pont presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la création et à l’entretien d’une école de Frères des écoles chrétiennes dans cette localité. M. Moulinard mourut le 6 décembre suivant. La commune, appuyée par l’autorité préfectorale, prétendit tout d’abord avoir la libre disposition du legs] « Car ce n’était point à al fabrique, mais à la commune que le legs devait être attribué parce qu’à la commune seule appartient l’établissement et la direction des écoles publiques.[4] » [Mais le ministre de l’intérieur ayant admis que la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont était seule propriétaire des immeubles et objets mobiliers que lui avait légués M. Moulinard, pour la fondation d’une école dirigée par des Frères, la Fabrique demandant en conséquence à la commune les terrains de l’ancien cimetière, à côté de la chapelle Saint-Victor, et c’est là que fut construit le bâtiment où se trouvent encore les Frères maristes. [5]
[A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 : En 1847, le Conseil de Fabrique de l’Église Saint-Nazaire avait reçu un legs de la part de feu Moulinard. Celui-ci consistait en une maison sur le port et un terrain dit du « Rosaire ». Le testateur avait stipulé que la maison devait servir de presbytère. Le premier curé qui en prit possession fut monsieur Icard et le dernier fut le chanoine Arnaldi. En 1909, ce presbytère fut transféré à la commune de Sanary en même temps que le terrain du Rosaire (J.O. du 26 mai 1909). Après avoir eu différentes destinations suite au décès du chanoine Arnaldi, la maison abrita entre autres le Foyer des Anciens. C’est finalement l’Hôtel de Ville qui l’absorbera le 3 février 1977 sous la Municipalité Brunel.]
[Rotger B., 1984 : 10 novembre 1845 – Par testament en date du 10 novembre 1845, un sanaryen, Pierre Joseph MOULINARD fait un legs important à la Fabrique Saint-Nazaire. Les biens légués comprenaient ce qui suit : une maison sur le port, et ses dépendances, destinée à être utilisée comme presbytère, une propriété rurale appelée « Le Rosaire ». Il léguait tous les meubles que cette maison renfermait ainsi que : bibliothèque, livres, manuscrits, coffres-forts. Quelques conditions de peu d’importance conditionnaient l’acceptation de ce leg. L’argenterie que l’on vendra servira à payer les frais.]
1913 – 25 mai – hostilité de la majorité de l’opinion publique à la loi de trois ans de service militaire obligatoire – Au Pré-Saint-Gervais, près de Paris, Jean Jarrès et la SFIO réunissent 150.000 personnes pour protester contre la loi qui doit porter de deux à trois ans le service militaire obligatoire… Dans les casernes de l’Est, des soldats menacent de se mutiner à la perspective de rester un an supplémentaire en service. La loi sera en définitive votée malgré l’hostilité de la majorité de l’opinion publique le 19 juillet 1913, sous l’égide du président Raymond Poincaré et du président du Conseil Louis Barthou.
1914 – 25 mai : A CASTELSARRASIN, GREVE HISTORIQUE QUI VA DURER 65 JOURS CONSECUTIFS – Il y a cent ans, le 25 mai 1914, 290 ouvriers métallurgistes œuvrant pour le compte de l’usine des métaux de Castelsarrasin (la future usine Cégédur-Péchiney-Alcan) lancent une grève historique qui va bloquer la production pendant 65 jours consécutifs.
1930 – mai :
1. CREATION D’UNE NOUVELLE CLASSE A SAINT-MANDRIER – Dans sa séance du dimanche 25 mai 1930, le conseil municipal de La Seyne vote un crédit de 9000 F pour la création d’une 4e classe au groupe scolaire de la section de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 194).
2. SAINT-MANDRIER NE RECEVRA PAS LE GAZ -1930 – mai : Population – Services – A la suite de démarches effectuées par plusieurs propriétaires de la section de Saint-Mandrier auprès du directeur de l’usine à gaz de La Seyne afin d’obtenir le prolongement de la canalisation du gaz de Saint-Elme à Saint-Mandrier, la compagnie semblerait décidée à accepter si toutefois le nombre d’abonnés en vaut la peine pour faire face aux dépenses nécessitées par les travaux. L’emploi du gaz pour la cuisine n’étant pas chose à dédaigner ; d’autre part, les prix élevés à ce moment-là des charbons de toute nature pourraient faire pencher vers le gaz bon nombre de ménagères. Des représentants de la compagnie vinrent dans le village enregistrer au préalable l’effectif des concessionnaires. Le nombre n’ayant pas été suffisant cela n’a pas pu se faire (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199-201).
–1970 – 2 septembre : DISPARITION DU GENERAL KOENIG, L’HOMME DE BIR-HAHEIM – Disparition de Marie Pierre Koenig, homme politique et maréchal de France à titre posthume, surtout connu pour son rôle en tant que commandant de la première brigade française libre lors de la bataille de Bir-Hakheim (Libye) qui s’est déroulée du 26 mai au 11 juin 1942 durant la guerre du désert et au cours de laquelle son unité de 3 700 hommes résista opiniâtrement aux assauts des armées germano-italiennes environ 10 fois plus nombreuses de l’Afrika Korps dirigées par le général Erwin Rommel.

(trois verres de blanc au bord de la mer Rouge, Sinaï. H. Ribot)
Période récente.
1953 – 26 mai : HISTOIRE D’EAU – Le 26 mai 1953, Monsieur Clément, maire de Saint-Mandrier a adressé à Monsieur Merle, maire de La Seyne, la lettre suivante : « Pour les abonnés ordinaires, le compteur devrait rester votre propriété et la commune de Saint-Mandrier tenue à payer une redevance sous forme de location dont le prix est déjà fixé par délibération. Vous avez oublié, je ne veux pas dire à dessein, de défalquer la consommation d’eau de cinq ou six abonnés de La Seyne branchés sur la conduite après le compteur. Depuis le 1er janvier 1951, cette consommation d’eau représente une somme rondelette. Or, la commune de La Seyne a encaissé près des particuliers des redevances qui normalement revenaient à la commune de Saint-Mandrier. Vous avez également omis d’indiquer sur quel contrat et sur quel article de ce contrat vous vous appuyez pour fixer le prix de l’eau facturée (excédents de La Seyne et excédents de Toulon). Vous avez encore oublié de tenir compte que depuis le 25 avril dernier, le prix de l’eau en provenance de Carnoules n’est pas le même que celui appliqué parce qu’une certaine proportion devait être faite au pourcentage de l’eau reçue et au prorata du nombre d’habitants. Cependant, vous n’ignorez pas que la commune de Saint-Mandrier paie chaque année sa part d’annuité d’emprunt pour cette réalisation, et que le Conseil municipal a décidé de ne jamais céder cette richesse à une société capitaliste. Les rentrées d’eau ont été régulièrement versées à votre Receveur municipal et vous savez aussi bien que moi, pour en avoir fait l’expérience, que les services de la Marine ne s’acquittent qu’après de longs délais et que ce dernier client est de beaucoup le plus important de la commune. Je regrette d’avoir à vous rappeler votre lettre sans date reçue fin janvier 1951, par laquelle vous me transmettez « Un projet de convention à intervenir…», en me priant de vous faire part de mes observations dans les meilleurs délais. Or le 8 février 1951 par lettre n° 387 je vous demandais certaines rectifications notamment sur le chiffre de la population (rejeté par Monsieur le préfet), d’autre part la modification des articles des 3, 4 et 9 (ces modifications d’ailleurs approuvées par la préfecture en date du 22 février 1952). De toutes mes suggestions vous n’avez tenu aucun compte et vous avez proposé votre document initial au Conseil municipal de La Seyne, feignant de les ignorer. C’est ainsi que vous m’avez renvoyé pour être soumis au Conseil municipal de Saint-Mandrier un contrat qui ne tenait aucun compte des rectifications demandées. Inutile de vous dire le peu d’empressement que l’on pouvait y apporter. À la suite de cet incident regrettable, le service des Ponts et Chaussées vous soumettait un projet de contrat vous permettant la facturation de l’eau. Vous avez refusé de le signer. Enfin l’an dernier je recevais la visite de Monsieur Terras, chef de service à la préfecture dépêché sur place pour apporter une solution à ce problème de facturation, alors vous aviez ajouté de votre main sur le contrat : « Valable jusqu’au 31 décembre 1952 ». j’ai eu le tort sur les conseils de Monsieur Terras de signer le premier et, pour cette seule raison je suppose, vous avez refusé d’apposer votre signature. Je pose donc la question de savoir à qui incombe le défaut actuel de contrat entre nos deux communes, lequel devrait permettre de vous régler sans discussion les consommations d’eau, d’autre part vérifiées contradictoirement. Ceci exposé, je considère en toute logique que les factures que vous venez de m’adresser et qui ne tiennent compte que de votre point de vue, sont pour le moins abusives. En effet, je n’ai pas à subir vos décisions et pas plus aujourd’hui qu’hier je n’ai l’intention de m’y soumettre. Que je sache d’ailleurs, vous n’avez nullement à vous immiscer dans les affaires communales de Saint-Mandrier qui ne vous regardent en rien, soyez seulement persuadé que ni le camion municipal, ni le « PRAIRIE » n’ont été payés avec l’argent provenant des recettes d’eau. Qu’un bon administrateur sait qu’on ne peut distraire l’argent prévu à un chapitre et article déterminé pour satisfaire des dépenses de cette importance. Il est vrai qu’à La Seyne tout est permis. En tous cas, je prends bonne note de votre message de couper l’eau, et je suis parfaitement de votre avis lorsque vous dites que la patience a des limites. Il y a trop longtemps que vous mettez celle des habitants de Saint-Mandrier à l’épreuve, et ils finiront un jour par se fâcher. Je pense également que les pouvoirs publics alertés par la marine qui dans cette affaire a son mot à dire, mettront un terme à votre œuvre néfaste pour le grand bien de chacun.
Salutations distinguées. Louis Clément » (République de Toulon et du Var du 1er juin 1953).
1958 – 26 mai : LA SANTO ESTELO 1958 A TOULON, Premier Congrès des membres associés du Félibrige, Toulon, 24-25-26 mai 1958.
1966 – 26 mai : JOUEURS DE L’UNION SPORTIVE DE SAINT-MANDRIER – FOOTBALL : Kourde – Pierre Lanerière – Paul Becchino – Le Brun – Lootens -Dujean – Lichelat – Chimento – Caron – Droneau – Loulou Guittat. Après six années, Marcel Gutherlé, président de l’U.S.S.M., et Joseph BOUT, secrétaire, annoncent conjointement leur démission lors de l’assemblée générale du 29 mai (Ken Nicolas, vol. 2, p. 244).
1969 – 26 Mai : LA DÉPOUILLE MORTELLE DE TOUSSAINT MERLE FUT EXPOSÉE A L’HÔTEL DE VILLE et les gardes d’honneur se succédèrent jusqu’au moment des obsèques, autour de son cercueil La presse, toutes tendances confondues, consacra beaucoup de place à ces évènements douloureux. Mêmes les adversaires politiques s’inclinèrent avec respect devant ses qualités d’homme d’action et de réalisateur. Avant la levée du corps, le Préfet, le Sous-préfet, le Président du Conseil général et ses collègues, des maires, des conseillers municipaux vinrent par centaines s’incliner devant la dépouille du défunt. Puis, le cercueil enveloppé du drapeau tricolore fut exposé sur la voie publique devant l’hôtel de ville : on l’entoura par un immense cercle de gerbes et de bouquets de fleurs. À quelques mètres, une tribune endeuillée où successivement trois camarades de Toussaint Merle rendirent hommage à sa mémoire (Marius Autran, tome 2, 1988).
1971 – 26 Mai : CONCORDE RELIE TOULOUSE ET DAKAR – La presse annonce que le « Concorde » a effectué la veille son premier vol en ralliant Toulouse à Dakar.
1972 – 26 Mai : INAUGURATION DU NOUVEAU PARC DES PRINCES A PARIS – Lors de l’inauguration du nouveau Parc des Princes à Paris, l’URSS bat l’équipe de France de football par 3 buts à 1.
1978 – 26 Mai : MORT DU PHILOSOPHE MARTIN HEIDEGGER à l’âge de 86 ans (Alain Peyrefitte, 1986). Nous lui devons, entre autres, « Chemins qui ne mènent nulle part », ouvrage de 464 pages publié chez Gallimard en 1962.
1983 – 24 Mai : « NUIT BLEUE » EN CORSE : 54 ATTENTATS A L’EXPLOSIF. Bien que dissous, le FLNC a revendiqué la responsabilité des 54 attentats à l’explosif qui ont été perpétrés dans la nuit de dimanche à lundi en Haute Corse et en Corse-du-Sud. Il s’agit là d’un véritable défi au préfet Broussard à quelques semaines du voyage que le président de la République doit effectuer en Corse à la mi-juin (Alain Peyrefitte, 1986).
1993 – 26 mai : L’OLYMPIQUE DE MARSEILLE REMPORTE LA COUPE D’EUROPE DE FOOTBALL.
1995 – 26 mai : COMMUNAUTÉ D’ÉTATS INDÉPENDANTS – Convention des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la Communauté d’États Indépendants (Minsk, 26 mai 1995).

(Egypte – Giseh – cliché H. Ribot)
ACTUALITÉ – MÉMOIRE :
2015 – 26 mai : la caricature est un langage universel – En rapport avec la marche pour l’autodétermination de la Kabylie, la police de Lmghir a interrogé le caricaturiste Tahar Djehiche sur une caricature sur le gaz de schiste publiée sur son mur Facebook Historique pet jugée offensante à l’égard du président Abdelaziz Bouteflika. Le caricaturiste a été interrogé sur le sens de la caricature ou le président a été représenté dans un sablier. Le caricaturiste s’est contenté de dire que la caricature est un langage universel. Accusé de diffamation envers le président de la République et d’incitation à un attroupement non armé, Tahar Djehiche sera acquitté le 26 mai. Le Parquet d’El Maghayier (El Oued) a décidé de faire appel (Rapport sur la situation des droits de l’homme en Algérie en 2015).
2019 – 26 mai :
1. ÉLECTION DE NOS REPRÉSENTANTS AU PARLEMENT EUROPÉEN.
2. MÉTÉO SANARYENNE : Ciel sera sombre en première partie de journée accompagné d’averses de pluie. Nuages très nombreux dans l’après-midi.
2023 – 26 mai : Pas d’éphémérides ce 26 mai, car du matin jusqu’au soir nous étions sur la brèche : le matin, à 9 h, au château de Montauban, pour présenter à un groupe restreint d’invités notre dernier film « L’Envol de l’Aigle ». En fin d’après-midi, à 18h 30, au Casino Joa de La Seyne, pour présenter en première inaugurale le film « L’envol de l’Aigle » au public.
2024 – 26 mai : UNE DE VAR-MATIN :
- La clinique Ste Marguerite d’Hyères victime d’un feu. L’établissement de santé hyérois est fermé.
- La Palme d’Or du Festival de Cannes 2024 a été remise par George Lucas à son compatriote Sean Baker pour son film « Anora ».
- La Seyne : Au festival de la bière Emmaüs présente sa première mousse.
- Le Mag Santé : Le parcours du sang, du donneur au receveur.
- 81e Grand Prix de Monaco : Charles Leclerc démarrera en pole position.

(un coin du port de Sanary. Cl. H. Ribot)
DÉTENTE :
UNE (vraie) BLAGUE POUR LA ROUTE !
Dans une galerie, un visiteur regarde longuement un tableau intitulé « Terreur au Vésinet ». – C’est raté , comme effet, dit-il au propriétaire de la galerie, cette peinture ne me fait pas trembler un seul instant. – Attendez d’en connaître le prix dit ce dernier !
CLÔTURE.
Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Je vous souhaite un bon mardi !
[1] Castellan, 1937, p. 126.
[2] Voir dans Le Petit Var, 10 juin 1907, la chronologie des événements..
[3] Mme Revest A.: Le chanoine Arnaldi était un saint homme qui venait de Sanary au Lançon faire faire la communion à Pâques. Il se mettait en colère lorsque nous allions à Ollioules faire la communion.]
[4] Délib. du 5 août 1849 – Arch. comm. de Solliès-Pont.
[5] Bourrilly L., 1895b, p. 63 ; A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 391-392.

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