ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 23 AVRIL 2026, 15e ANNÉE (n° 5081)
ILLUSTRATION : photographie les Lones « MONIQUE » 1965, commune de Six-Fours (docs S. Sappino).
Résumé : Nous présentons d’abord la météo marine de Sanary-sur-Mer annonçant une journée ensoleillée sans précipitations, avec un vent modéré et une mer peu agitée. Puis nous proposons une sélection d’événements historiques datés du 23 avril : en 1860, Nice et la Savoie deviennent françaises après un référendum ; en 1799, durant l’expédition d’Égypte, le général Kléber écrit à Bonaparte sur les succès en cours en Egypte. L’histoire locale est ensuite abordée : à Marseille, le décès du docteur Joseph Poucel en 1971, à La Seyne-sur-Mer, la dissolution du conseil municipal en 1950 pour la création de la commune de Saint-Mandrier, à Ollioules, la donation d’une terre en 1512, et à Sanary, la première mention du prieuré de Saint-Nazaire en 1113, suggérant l’existence d’un ancien lieu de culte médiéval sur le site actuel de l’église. Nous soulignons ainsi l’importance du 23 avril dans l’histoire régionale et nationale, entre météo, faits marquants et patrimoine local.
LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR. Le 23 avril, c’est la Saint Georges. Georges de Lydda, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vécut en Cappadoce (actuelle Turquie centrale) et mourut en martyr en 303, peu de temps avant que l’empereur Constantin reconnaisse l’église chrétienne. Sa légende veut qu’il combattît et terrassa le dragon qui menaçait la ville de Licha, en Lybie.
La Saint Georges était le jour où les scouts se réunissaient pour une journée unitaire.
En tout état de cause, bonne fête à tous les Georges ! et rappelez-vous qu’à Rome, durant l’Antiquité, – les Vinalia, célébrées le 23 avril, étaient la fête du vin nouveau (Ces cérémonies sont encore vivaces: il n’est que de penser aux réjouissances occasionnées par la jeune fête du beaujolais nouveau, à la mi-novembre !).
C’est la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur commémorant le même 23 avril de 1616 supra où décédèrent ou furent inhumés trois célèbres auteurs dont au moins deux pères de leurs littératures nationales européennes respectives de l’ère moderne : Miguel de Cervantes, William Shakespeare et Inca Garcilaso de la Vega (s’étaient-ils rencontrés, de leur vivant contemporain ?).
C’est également la première journée de la semaine mondiale pour la sécurité routière
Autrefois : Le soir de la Saint-Georges, les habitants de Pertuis (Vaucluse) allumaient autrefois un feu sur la montagne de Sainte-Victoire, sainte fêtée le 24 et un autre en ville à l’extrémité du Cours. Le retour des Venturiers se faisait en grande pompe. Chacun portait, enfilé sur un bâton, un gâteau, en forme de couronne, appelé torque (torco), du nom donné aux colliers gaulois, une espèce de pain sucré parfumé avec des graines d’anis et de muscardin (coriandre). Ces gâteaux leur étaient vendus par les gens de Vauvenargues » (Jacquème, Histoire de Cadenet).
On rapprochera ces torques des gâteaux à l’huile d’olive, en forme de colliers de cheval, offerts pour la Saint-Marc (25 avril) dans les environs des Baux et bénis par le curé (Jean-Paul Clébert 1985).
LE CALENDRIER RÉPUBLICAIN, An II, dédiait à l’aubépine, ce quatrième du mois de floréal au calendrier républicain, cette plante souvent surnommée “épine blanche”, “blanche épine”, “buisson blanc”.
DICTON. « “Quand il pleut à la Saint-Georges, sur cent cerises, il en reste quatorze !” ».
LOCUTION PROVENCALE : « Faire canta lou roussignou », littéralement : faire chanter le rossignol (vêtir ses habits de printemps).
PENSÉE DU JOUR : « Si l’on m’enlevait tout ce que les autres m’ont donné, il me resterait peu de choses ». Georges Brassens.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE. Ribot H. – « Evolution de l’ancien chemin de Toulon à Cuges puis Marseille », dans Regards sur l’histoire de La Seyne, Six-Fours et Saint-Mandrier, n°19 : « Comptes rendus du colloque du 24 novembre 2018 », La Seyne, Association pour l’Histoire et le Patrimoine Seynois, 2019, p. 3-8.
MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec l’amélioration du temps qui se confirme. Nuit de Mercredi à Jeudi : Vent d’E force 3 en début de nuit devenant force 4. Rafales atteignant 22 nœuds en fin de nuit. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte d’ESE. Visibilité excellente. Journée de Jeudi 23 avril : Amélioration en cours de journée : le ciel se dégagera. Éclaircies de plus en plus larges le matin, ensoleillé l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel clair. Vent d’E force 4 le matin tournant SE force 3 le soir. Rafales atteignant 25 nœuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée temporairement peu agitée en milieu de journée. Houle petite et courte d’ESE. Visibilité excellente. Température ; 19°.
ÉPHÉMÉRIDES – Choix de textes :
France : –1860 – 23 avril : Après referendum, Nice et la Savoie deviennent françaises. A Nice, un plébiscite approuve le traité de Turin, par lequel la Savoie et Nice passent de la maison de Savoie à la France.
Expédition d’Égypte : –1799 – 23 avril (4 floréal an VII) : EXPEDITION D’EGYPTE – (Extrait) Le général Kléber au Général en Chef Bonaparte. Au Camp du Bazar
« Vous n’auriez pu me donner, Citoyen Général, une plus grande satisfaction au pied du mont Tabor, qu’en m’annonçant tous les moyens qui vous arrivent successivement d’Alexandrie. Ainsi à la mer, au bord du Jourdain et dans la plaine d’Estrelon tout sourit à la fois à vos projets et à vos succès. J’aime surtout à voir le contre-amiral Pérrée écumer sur les derrières de Smith qui, pendant ce temps, ne cesse de vous envoyer une surabondance de boulets (Note : La division navale de Pérrée avait débarqué du matériel d’artillerie à Jaffa le 19 avril et avait ensuite entrepris une croisière le long des côtes de la Syrie. Les Français manquaient de boulets à Acre et provoquaient la flotte anglaise à les bombarder afin de s’en procurer).
Histoire locale.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1051 livraison. –1971 – 23 avril : décès du docteur Joseph Poucel, né à Marseille en 1878, précurseur en chirurgie infantile, grand amateur des Calanques, naturaliste et … naturiste ! (Comité du Vieux Marseille).
LA SEYNE-sur-Mer : 744e livraison. –1950 – 23 avril : Le Conseil municipal de La Seyne est dissous. Le ministère de l’Intérieur avait pris cette décision en vue d’ériger l’agglomération de Saint-Mandrier en commune. Selon Marius Autran, le but de cette opération fut surtout de porter un coup supplémentaire à la Municipalité communiste (Marius Autran, tome 2, 1988).
OLLIOULES : 734e livraison. –1512 – 23 avril : Le seigneur d’Ollioules donne à Jaume Deydier une terre située à Darbosson – Les seigneurs du pays se montrent pleins de gratitude pour celui qui, dans son office de bailli, les a servis et les sert mieux que personne :] 23 avril 1512, le magnific senhor d’Olioll mi a donat alcuna siena petita poncha, sive velleta, de terra, ambe cinc oliviers… confontant ambe la possession deldich senhor et ambe la miena, apreciada florins 12. (de Ribbe, 1898, p. 419-420).
SANARY : 851e livraison. En 1113 le monastère de Saint-Victor de Marseille possédait le prieuré de Sanary que le comte Raymond Bérenger 1er lui confirma trois ans plus tard (H. Ribot – Ollioules, 2003, d’après Guérard, 1857, charte no 840, du 23 avril 1113, du pape Pascal II Confirmation des bénéfices…., avec comme prieuré dépendant directement de Saint Victor : Saint-Nazaire, cité entre Saint-Jean le Vieux et Saint-Victor des Embiez, tous deux à Six-Fours). … Du point de vue archivistique, ce texte comporte la première mention de Sancti Nazarii (aujourd’hui Sanary), probable chapelle érigée en ce lieu remonte donc à 1113 au moins. Si on admet l’hypothèse que ce sanctuaire médiéval se trouverait sous ou à proximité immédiate de l’église actuelle, son implantation au début du XIIe siècle en bord de mer sacralise la nécropole d’époque romaine et la présence d’un lieu cultuel antique en ce lieu peut être sérieusement évoquée.

ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE.
(classement chronologique)
Antiquité. (aucune occurrence pour ce jour).
–215 – 23 avril av. J.-C. : Rome entame les travaux d’un temple dédié à Vénus sur la colline du Capitole afin de commémorer la défaite du lac Trasimène.
–303 – 23 avril : Georges de Lydda le « Saint Georges » des chrétiens et le patron de l’Angleterre (° v. 275 ou 280).

Moyen Âge.
–1005 – 23 avril : le vicomte Fouque donne des biens à sa femme –
1. Acte n° 28 des vicomtes de Marseille : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Ollières (de Gérin-Ricard 1926 : a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 484). [de Gérin-Ricard 1926 : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme, pour prix du premier baiser nuptial, ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Olières, biens et personnes. Sont présents à la donation: Pons Ier, évêque de Marseille, et Guillaume II, frère de Fouque; Lambert son beau-frère.]
2. Acte n° 30 des vicomtes de Marseille : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Olières , daté du 23 avril 1005 (ibid.)
[de Gérin-Ricard 1926 : Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile sa femme, pour prix du premier baiser nuptial, ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Olières, biens et personnes. Sont présents à la donation: Pons Ier, évêque de Marseille, et Guillaume II, frère de Fouque; Lambert son beau-frère.]
–1014 – 23 avril : le roi d’Irlande Brian Boru arrête les Vikings et les chasse de l’île mettant ainsi fin à la domination danoise en Irlande au prix de sa propre vie ci-après (bataille de Clontarf).
–1016 – 23 avril : Edmond Côte-de-Fer devient roi d’Angleterre. Æthelred le Malavisé, roi d’Angleterre (° v. 968).
–1040 – 23 avril : lieux-dits de Marseille –
1. Plomberas, 23 avril 1040 (cartulaire de Saint-Victor, n° 40). PLOMBIERES – ruisseau de Marseille commune de Marseille qui prend sa source dans les collines de Ste-Marthe et arrose les quartiers de la Palud, de Saint-Barthélemy, de Bon-secours et se jette à la mer à la plage d’Arenc de la commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près de la Langouste (1872). Première mention : Colonia in Plumbarias, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce I, p. 302).
2. Arcola, Arcolae, 23 avril 1040 (cartulaire de Saint-Victor, charte 52). RECOULENS – quartier rural de la commune de Marseille entre Bonneveine et Saint-Giniès (1872).
3. Centrones, 23 avril 1040 (cartulaire Saint-Victor, n° 52). Saint-Tronc, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Loup. L’église de Saint-Tronc dépendait de la paroisse de Saint-Martin (1872). Première mention : Centro, XIe siècle (cartulaire Saint-Victor, n° 36).
4. Sarturanus, 23 avril 1040 (cartulaire de Saint-Victor, charte 52). SARTURAN – quartier rural de la commune de Marseille (1872). Quartier autrefois considérable qui embrassait à peu près toute la partie du territoire compris dans le quadrilatère formé par Saint-Jean-du-Désert, Saint-Pierre, Saint-Barnabé, et l’Arcussia. Première mention : Villa Sarturiano, décembre 971 (cartulaire Saint- Victor, n* 107).
–1113 – 23 avril (H. Ribot, 2003) : lieux-dits appartenant a l’abbaye de saint-victor –
1. Ecclesia de Carnoz (cartulaire de Saint-Victor, n°848). Carnoux – église, hameau de la commune de Roquefort en 1872. Appartenait autrefois au territoire d’Aubagne. 1966 : Démembrement de Roquefort-la-Bédoule et d’Aubagne.
2. sancte Marie de Evola in episcopatu Massiliensi, ecclesiam … (Guérard 1857 : acte n° 848 du cartulaire de Saint-Victor, confirmation des bénéfices). Paschalis papa II. – Confirmacio beneficiorum (ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni (Otto Alamanus), abbati Massiliensis monasterii,..Eoures – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872). Première mention en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137).
3. Cella S. Mitrii (cartulaire de Saint-Victor, n° 848). Saint-Mitre, chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert, dont elle dépendait autrefois. La possession de l’église de Saint-Mitre est confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153.
4. Eccl. S. Poncii de Gemenos (cartulaire de Saint-Victor, n° 848). Saint-Pons, commune de Gémenos, vallée arrosée par une source intarissable, au fond de laquelle se trouvent les ruines d’un ancien monastère de religieuses de l’ordre de Cîteaux, fondé en 1205. Il a été abandonné en 1407, époque à laquelle les religieuses ont été transférées à Saint- Pierre de-la-Manarre, près d’Hyères.
5. Sanary apparaît pour la première fois alors que l’abbaye de Saint-Victor poursuit sa politique d’acquisition et de confirmation des droits et terres précédemment acquis DANS L’OUEST VAROIS – Avec la mise en place de la réforme grégorienne, et pendant tout le XIIe siècle, l’abbaye de Saint-Victor poursuivit sa politique d’acquisition et de confirmation des droits et terres précédemment acquis, dont une grande quantité dans l’Ouest varois provenait de la famille vicomtale. Les donations faites par les seigneurs partant à la croisade, permirent aux moines d’élargir leur domaine : ils récupérèrent, entre autres donations faites par la famille des Marseille, une nouvelle part de Six-Fours en 1110, alors qu’inexplicablement, le pape en avait confirmé l’octroi à l’abbaye arlésienne de Montmajour en 1096 ; et en 1113 le monastère marseillais possédait le prieuré de Sanary que le comte Raymond Bérenger 1er lui confirma trois ans plus tard (H. Ribot – Ollioules, 2003, d’après Guérard, 1857, charte no 840, du 23 avril 1113, du pape Pascal II Confirmation des bénéfices…., avec comme prieuré dépendant directement de Saint Victor : Saint-Nazaire, cité entre Saint-Jean le Vieux et Saint-Victor des Embiez, tous deux à Six-Fours). … Du point de vue archivistique, ce texte comporte la première mention de Sancti Nazarii (aujourd’hui Sanary), probable chapelle érigée en ce lieu remonte donc à 1113 au moins. Si on admet l’hypothèse que ce sanctuaire médiéval se trouverait sous ou à proximité immédiate de l’église actuelle, son implantation au début du XIIe siècle en bord de mer sacralise la nécropole d’époque romaine et la présence d’un lieu cultuel antique en ce lieu peut être sérieusement évoquée.
L’apparition d’un prieuré de Saint-Nazaire aux confins occidentaux du territoire ollioulais, sur l’une des terres situées en rive droite, mais à l’embouchure, de la Reppe, et en un lieu abrité – un port –, comme dépendant directement de Saint-Victor qui tient la majeure part de Six-Fours, pose un problème. En effet, les moines de Marseille détenaient depuis 1044 des droits à Ollioules, notamment les dîmes paroissiales, qui leur furent régulièrement confirmés par les papes successifs : en 1079 (voir ci-dessus), puis en 1135 par Innocent II (Olivas) (Ibid., Charte no 844, du 18 juin 1135) et en 1150 par Eugène III (Olivulas) (Ibid., Charte no 848, du 5 juin 1150).
L’existence concurrente d’une église d’Ollioules dépendant du chapitre cathédral de Toulon nouvellement installé rendit nécessaire une entente entre le monastère et l’évêché (Voir Delattre G., Saliceti P., 1996 et 2002 : Eglise Saint Laurent mention fin XIe s., ou XIIe, en bas de pente, en rive droite de la Reppe ; dans l’ agglomération actuelle ; Louis Giraud, 1981, p. 110 à 118 ; G. Beltrame, chroniques et histoires d’Ollioules, p ; 38-39).
Nous savons que des accords furent passés en 1143 entre Guillaume, évêque de Toulon, et Saint-Victor au sujet du monastère sur la part du castrum d’Ollioules qui revenait à ce dernier (Oliolis) (Albanès, 1899, p. 58, n° 77, du 12 décembre 1143), et qu’en 1212, l’évêque de Toulon réglementa les droits conservés par le prévôt et le sacristain dans les territoires de Six-Fours et d’Ollioules que ceux-ci cultivaient avec soin depuis les temps les plus anciens (Ibid., p. 73, n° 120, du 9 septembre 1212 – règlement d’Etienne, évêque de Toulon, sur les droits du prévôt et du sacristain in teritorio Sxfurnorum et Oliorarum antiquitus excoli consuerverunt (et) S. Victoris de Insula). …
Lors de l’installation du chapitre de la cathédrale en 1096, l’église d’Ollioules se trouvait parmi les bénéfices du prévôt des chanoines qui y conserva ses droits fort longtemps (Le chapitre cathédral de Toulon sera à nouveau mentionné dans les archives le 7 juin 1492 quand licence lui est donnée de prendre des pierres à Ollioules, d’après J.-H. Albanès et U. Chevalier, 1911, p. 454).
Rappelons que, dans le cadre de la réforme grégorienne, si l’abbaye de Saint-Victor échappait définitivement à la famille des vicomtes, en revanche les sièges épiscopaux de Marseille et Toulon, dont les évêques eurent à subir les griefs des moines, lui resteraient encore acquis durant toute la première moitié du XIIe siècle.
En 1113, tout a changé : Pascal II confirme à Saint-Victor la possession des églises de Sainte-Marie, de Saint-Jean des Crottes et, toujours, celle de Saint-Victor de l’Île : « in Tolonensi episcopatu, ecclesiam Sancte Marie de Sex-Furnos, Sancti Johannis de Crota, Sancti Nazarii, cellam Sancti Victoris de Insula » (B. Guérard, op.cit. supra, t. II, § 848, pp. 234-240, p. 235).
Saint-Jean des Crottes, à l’emplacement d’un site gallo-romain tardif, est mentionné avec une chapelle importante en 1113 et 1135, qui sera détruite au XIXe siècle. Notons que n’est encore apparue nulle mention d’une fondation dédiée à Saint-Pierre et que la paroisse doit alors se trouver sous le titre marial, qui est celui du sanctuaire dit plus tard de Notre-Dame de Courtine, sis à l’intérieur de l’enceinte médiévale (É. BARATIER, op. cit. supra, loc. cit., envisage pour la paroisse, un double patronage : pourquoi, en ce cas, le nom de Saint-Pierre, alors complémentaire du titre marial n’apparaît nulle part dans les actes les plus anciens ? Au contraire, sans encore en spécifier la fonction, ces mêmes actes doivent effectivement contenir la mention – récurrente – de la première église paroissiale de Six-Fours, qu’il est difficile d’identifier avec la chapelle rurale de Notre-Dame de Pépiole, située dans la campagne en contrebas du castrum… Les dimensions de ce minuscule édicule le rendent impropres à assumer un tel rôle et la chapelle n’est en outre signalée qu’à partir du XIIIe siècle, où elle relève du chapitre de la cathédrale de Toulon.
D’autres indices historiques et topographiques, évoqués par Delattre (G.) et Salicetti (P.) dans Les monuments religieux de l’Ouest toulonnais, Cahiers du patrimoine de l’Ouest varois, n° 4/6, t. 2, Sanary, 2002, p. 492-493 et n. 43, militent encore contre cette identification et en rendent même improbable l’existence vers le milieu du XIIe siècle…
L’hypothèse soulevée en dernier lieu par É. Baratier, qui identifie le vocable de Notre-Dame, dite en 1335 « de Cortina » (A.D.B.R., 1 H 1072) avec celui de l’église paroissiale s’en trouve confortée…
2. Voici le texte complet de la charte de 1113 dans laquelle apparaissent par ailleurs dans le ressort de l’évêché de Marseille :
Carnoux, commune de Roquefort (1872) : ecclesia de Carnos.
SAINT-MITRE : chapelle de la commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert dont elle dépendait autrefois (1872) : cella S. Mitri.
SAINT-PONS : vallée de la commune de Gémenos où se trouve les restes d’un monastère de religieuses fondée en 1205, abandonné en 1407 pour l’Almanarre d’Hyères : ecclesa S. Poncii de Gemenos.
Axquels il convient d’ajouter : ecclesiam sancti Petri de Paradiso, sancti Ferroli, sancte Marie Margarite, cellam sancti Genesii, sancti Justi, sancti Mitri, sancte Marie de Evola, sancti Michaelis de Plano, sancti Poncis de Gemenas, ecclesiam sancti Johannis de Rocca Forti, sancti Pauli de Carnoz, sancte marie de Cezeresta, sancti Damiani, parrochialem ecclesiam de Cadeira cum capelli suis, cellam sancti Petri de Auriol cum parrochia ejusdem castri et capella, cellam sancti Zacharie, ecclesiam sancti Victoris de Savard, parrochialem ecclesiam castelli Nantis cum capellis suis, cellam sancti Victoris de Causalo, sancti Jacobi de Almis cum tota villa, ecclesiam sancti Victoris, sancte Marie de Balme, sancti Cassiani, cellam sancti Saturnini in castro sancti Cannati, ecclesiam sancti Andree
Paschalis papa II. – Confirmacio beneficiorum[1].(ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni[1], abbati Massiliensis monasterii,.. Per presentis igitur privilegii paginam, tibi tuisque successoribus que a predictis pontificibus[1] sunt firmata firmamus, videlicet: in Arelatensi parrochia,…; in episcopatu cabillonensi…; in episcopatu carpentoratensi…; in episcopatu Vasensi…; in episcopatu Massiliensi, ecclesiam sancti Petri de Paradiso, sancti Ferroli, sancte Marie Margarite, cellam sancti Genesii, sancti Justi, sancti Mitri, sancte Marie de Evola, sancti Michaelis de Plano, sancti Poncis de Gemenas, ecclesiam sancti Johannis de Rocca Forti, sancti Pauli de Carnoz, sancte marie de Cezeresta, sancti Damiani, parrochialem ecclesiam de Cadeira cum capelli suis, cellam sancti Petri de Auriol cum parrochia ejusdem castri et capella, cellam sancti Zacharie, ecclesiam sancti Victoris de Savard, parrochialem ecclesiam castelli Nantis cum capellis suis, cellam sancti Victoris de Causalo, sancti Jacobi de Almis cum tota villa, ecclesiam sancti Victoris, sancte Marie de Balme, sancti Cassiani, cellam sancti Saturnini in castro sancti Cannati, ecclesiam sancti Andree; in Telonensi episcopatu, ecclesiam sancte Marie de Sex Furnos, sancti Johannis de Crota, sancti Nazarii, cellam sancti Victoris de Insula, sancti Johannis de Ferleda, ecclesiam sancti Trinitatis, parrochialem ecclesiam de Solarios, sancti Michaelis de Eiras, cellam sancti Benedicti, sancti Bartholomei de Beljecer, sancti Martini de Corias, sancti Johannis de Petra Foco, ecclesiam parrochialem ipsius castri cum capellis suis, sancti Martini, sancte Marie de Colobreira, ecclesiam parrochialem sancti Poncii ipsius castri, sancti Cedonii, sancte Marie de Dexesa, sancti Laurencii de Puiet, sancti Victoris de Carnolas, sancti Michaelis; in episcopatu Aquensi, …ecclesiam parrochialem de Rogerio, de Cauda Longa, cellam sancti Stephani de Torreves, ecclesiam de Gaylen, sancti Juliani de Gaisola, sancte Marie, cellam sancte Perpetue, sancti Petri, parrochialem ecclesia de Brugnola, ecclesiam sancti Johannis, sancti Marie de Camps, sancte Marie de Garrelli, sancti Madeardi, sancti Eucherii de Braz, sancti Victoris de Cucuruni, sancti Petri de Azana cum parrochiali ecclesia, sancte Marie de Belmont, sancti Mauricii de Reliana, sancti Sepulcri, sancte Crucis, sancti Johannis, ecclesiam parrochialem sancti Mauricii de Torreves cum capelli suis, sancti Petri de Sillone; in episcopatu Forojuliensi, ecclesiam sancte Marie de Luc, sancti Petri de Archs, parrochialemn ecclesiam ipsius castri cum capelli suis, ecclesiam sancti Juliani de Aila, cellam sancti Cassiani de Sala Laudimia, sancti Victoris de Mota, sancti Romani de Scanz[1], sancte Marie de Palione, sancti Victoris de Rocca Taliada, sancti Salvatoris de Burnis, ecclesiam parrochialem de Celians, ecclesiam sancte Marie, cellam sancte Marie de Barjemone, sancti Ausilii, parrochialem ecclesiam de Calars, cellam sancti Torpetis, sancti Poncii, sancte Marie de Questa, ecclesiam parrochialem de Grimal, sancti Antoni de Intra Castels, monasterium sancte Marie de Villa Crosa, sancti Petri de Salernas cum parrochiali ecclesia, sancti Domini de Tortorio, sancte Marie de Villa Alta, sancti Martini de Rocca Bruna; in episcopatu Regensi…; in episcopatu Aptensi…; in episcopatu Sisterico…; in episcopatu Vapincensi…; in episcopatu Ebredunensi…; in episcopatu Dignensi…; in episcopatu Glandensi…; in episcopatu Vinciensi…; in episcopatu Barckinonensi…; in episcopatu Urgello…; in episcopatu Aginnensi…; in Narbonensi…; in vicecomitatu Minerbensi…; in episcopatu Biterrensi…; in Agatensi…; in Magalonensi…; in Nemausensi…; in Uzetico…; in Tolosano…; in Rutenico…; in Arverna…; in episcopatu Pisano…; in episcopatu Ausonensi..; …; Ecclesias sane, quas cum decimis et oblationibus suis earum episcopi vestro monasterio concesserunt, salvo nimirum redditu quem in eis habere consueverant, nos vobis vestrisque successoribus sic habendas et quiete ac sine calumpnia possidendans sncimus, sicut a vestris predecessoribus possesse sunt. Decernimus ergo, … Scriptum per manum Grisogoni, notarii sacri palacii. Ego Paschalis, catholice ecclesie episcopus. Datum Laterani, per manum Johannis, sancte Romane ecclesie diaconi cardinalis ac bibliothecarii, IX kalendas maii, indictione VI, incarnationis dominice anno M°C°XIIII°, pontificatus quoque domini Paschalis secundi anno XIIII).
Par ce document, nous ne savons donc rien des chapelles ou églises de Saint-Mandrier et Pépiole qui devraient, si elles existaient, être au chapitre cathédral de Toulon, donc échappant à Saint Victor (H. Ribot, note).
Pour conclure, en 1113, tout a bien changé : Saint-Victor possède les églises de Sainte-Marie, de Saint-Jean des Crottes et, toujours, celle de Saint-Victor de l’Île : « in Tolonensi episcopatu, ecclesiam Sancte Marie de Sex-Furnos, Sancti Johannis de Crota, Sancti Nazarii, cellam Sancti Victoris de Insula » (Benjamin GUÉRARD, op.cit. supra, t. II, § 848, pp. 234-240, p. 235), mais n’apparaît nulle part une mention de fondation dédiée à « Saint-Pierre » de Six-Fours ; la paroisse doit alors se trouver sous le titre marial, qui est celui du sanctuaire dit plus tard de « Notre-Dame de Courtine », sis à l’intérieur de l’enceinte médiévale (Antoine Peretti et Vincent Jacob, n°13, 2010, d’après Édouard Baratier).
2. Dans une série de chartes de l’Abbaye de Saint Victor de Marseille: n°843 du 4 Juillet 1079, n°848 du 23 Avril 1113 et n°844 du 18 Juin 1135 (Guérard 1857), nous trouvons Roca Forte ou Forti (com. de Roquefort-la-Bédoule) aux côtés de Sex Furnos ou Furnis. Ici, il n’y a pas de difficulté d’interprétation: le O ouvert donne fortis, le ou est traduit par U dans furnis. Cette forme va encore se retrouver un peu plus d’un siècle après, en 1235, lors de la séparation d’Ollioules et de Six-Fours; il est alors fait état, à Lagoubran, d’un lieu-dit Fornaca situé sur la route de Sex Furnos. Avec Fornaca (le four), la lettre O se prononce OU, preuve d’une graphie en voie de modernisation, tandis que l’écriture Sex Furnos garde sa forme archaïsante, peut-être détachée de tout contexte. Ce ne sera qu’au milieu du XVIème s. que la graphie moderne s’emparera de Furnus pour en faire Fors, comme nous le retrouvons dans Forcalquier et Forcalqueiret, avec un O prononcé OU. Cette graphie a trompé les historiens locaux qui y ont vu l’équivalent de FORTIS (nous avons démontré qu’il n’en était rien). Ramon Chatbert a étudié cette question (CHATBERT 1992): il indique que le groupe « rn » final se réduit généralement au singulier à « r »: cas de « forn », « torn » et forme employée systématiquement au pluriel où la dernière lettre disparaît alors que le singulier la conserve encore quelquefois: « jorn/jors », « torn/tors », « forn/fors », tendance que l’on remarque en Français à la même époque. Avec Six Fors, nous sommes en présence de la forme la plus moderne, celle qui aboutit à Six-Fours, dans laquellelle la lettre O laisse la place à la diphtongue OU, et le S devient X selon une évolution bien connue qui fait passer d’Arnols à Arnous puis Arnoux, d’Anfos à Amphoux, etc.
–1170 – 23 avril : : Isabelle de Hainaut, reine de France par mariage avec Philippe II Auguste (morte le 15 mars 1190).
–1269 – 14 avril au 16 avril / 22 et 23 avril : (Em 18) REGGIO – Neige abondante le 14 avril (01 avril), couvrant le sol jusqu’au 16 avril (23 avril ; gelées le 15 avril et le 16 avril ( 22 et 23 avril) qui détruisent les vignes.).
–1292 – 23 avril : lieux-dits DE Marseille –
Vallis Monizellis, 23 avril 1292 (charte aux archives municipales). Val-Monnière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Just (1872). Première mention : Val Monezil, 2 août 1299 (charte aux archives municipales).
–1306 – 23 avril : lieux-dits de Marseille –Turis G. de Tortelle (acte notarié). LA TOUR – commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). La Tour – commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Turris Pétri Tor telle, 27 avril 1302 (charte aux archives de la Major).
–1113 – 23 avril :; Ecclesia de Carnoz (cartulaire de Saint-Victor, n°848). Première mention de l’église de CARNOUX, ancien hameau de la commune de Roquefort qui appartenait autrefois au territoire d’Aubagne. Aujourd’hui commune à part entière.
–1315 – 11 février : lieux-dits de Marseille –Vallis Vessosa (charte aux archives municipales).Montjuif – colline, commune de Marseille, quartier de Belle-de-Mai. Ancien cimetière des juifs (1872). Première mention au XIe siècle : Locus Judicii nomine, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).
–1336– 23 avril : naissance d’Olivier V de Clisson, connétable de France (décédé 23 avril 1407).
–1348 – 23 avril : le roi Édouard III fonde l’ordre de la Jarretière, ordre de chevalerie britannique.
–1352 – 11 février : RENOUVELLEMENT DES GARDES QUE SIX-FOURS ENTRETIENT SUR LA MER Raymond d’Agout, gouverneur de Provence pour la reine Jeanne Ire, donne ordre aux syndics de Six-Fours de renouveler les gardes que la communauté a toujours entretenues à ses frais et dépens sur les montagnes de Sicié et de Cépet, au château (castellum) et sur toutes les côtes de son territoire (Louis Baudoin, 1965, p. 107 : selon Garrel, ce document qui se trouvait aux Archives de Six-Fours fut malheureusement brûlé au début de la Révolution). [Variante de Adolphe Meyer : ]… de changer les gardes de Sicié. La garde était faite sans interruption depuis le 23 avril jusqu’à la Saint-Michel , et ce moyennant 4 livres 8 sols 3 liards par mois (Adolphe Meyer, 1859, p. 130, Archives 1743). La communauté de S-F à toujours fait faire la garde à ses frais et dépens, sur la montagne du cap de Siciech, dequoi il s’en trouve une justification convainquante qui est un mémoire gardé dans les archives, ou extrait en parchemin, d’un ordre donné par Monsieur Dagault, grand sénéchal, adressé aux syndics, de changer la garde dudit Siciech, en date du onze février 1352 (Jean Denans, 1713).
–1377 – 23 avril : lieux-dits D’AUBAGNE –Cayrans (charte aux archives de la Major). CAIRANS – Quartier rural de la commune d’Aubagne, quartier de Saint-Pierre (1872). Première mention : Vallis de Cairans, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).
–1413 – 23 avril : lieux-dits de Marseille –Sancta Maria de Evola, le 23 avril 1413 (charte 848 du cartulaire de Saint-Victor). EOURES – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins (1872). Mention : Première mention en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137).
–1429 – 23 avril : lieux-dits de Marseille –Al Traversier, le 23 avril 1429 (charte aux archives de la Major). CHEMIN-TRAVERSIER – Quartier rural de la commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). Première mention : Caminum traverserium, 23 juillet 1248 (charte aux archives municipales). Le grand traversier Sainte- Marthe est encore mentionné en 1614 (acte d’atterminage).
–1464– 23 avril : sainte Jeanne de France, reine de France, fille de Louis XI et première épouse de Louis XII (décédée le 4 février 1505).

Renaissance.
–1512 – 23 avril : Le seigneur d’Ollioules donne à Jaume Deydier une terre située à Darbosson – Les seigneurs du pays se montrent pleins de gratitude pour celui qui, dans son office de bailli, les a servis et les sert mieux que personne :] 23 avril 1512, le magnific senhor d’Olioll mi a donat alcuna siena petita poncha, sive velleta, de terra, ambe cinc oliviers… confontant ambe la possession deldich senhor et ambe la miena, apreciada florins 12. (de Ribbe, 1898, p. 419-420).
–1516 – 23 avril : décret sur la pureté de la bière en Allemagne (Reinheitsgebot).
–1523 – 23 avril : pose de la première pierre du palais de l’Escurial en Espagne.
–1564 – du 23 avril au 1er mai : AUGMENTATION DES GARDES QUE SIX-FOURS ENTRETIENT SUR LA MER – Outre la garde que la communauté a toujours fait faire sur la montagne du cap de Siciech, elle a été obligée très souvent, à cause des turcs, mores et corsaires qui vinrent faire descente dans cette province et singulièrement à la cote de Six-Fours, de faire augmenter les gardes autour du terroir et à la cote de la mer. Ce qui est justifié par l’acte du premier mai 1564, reçu par Maître Lombard, notaire, par lequel Michel et Anthoine Denans, frères dit Bourres, s’obligèrent aux syndics de la communauté, qui étaient Jean Audibert, André Gaultier et André Vidal, de faire garde toutes les nuits pour raison des ennemis et corsaires de mer, qu’ils avaient ja (déjà)commencé leur garde au lieu appelé le Calladou, puis le 23 avril jusqu’au jour de St Michel, moyennant 4 livres 8 sols et 3 liards pour chaque mois.
–1566 – 23 avril : Claude de Savoie, gouverneur et grand sénéchal de Provence (né le 7 mars 1507).
–1582 – du 23 avril : Visite pastorale de l’église de la Magdeleine à la Môle – Visite de l’église de la Magdeleine à la Môle et sentence de l’évêque de Fréjus qui condamne le prieur de la Verne à faire les réparations (pour cela on séquestre le tiers des revenus entre les mains des consuls de Cogolin) et à dire une messe tous les dimanches et fêtes du 14 mai au 14 septembre (Maurel M., 1974). Après appel, le 14 août, sentence par laquelle l’économe se fait décharger de dire chaque jour de dimanche et autres fêtes une messe à Sainte-Magdeleine. Il ne sera dit qu’une grand-messe pour l’absolution des morts et l’aumône.]

Temps modernes.
–1616 – 23 avril : inhumation de
Miguel de Cervantes, romancier, poète et dramaturge espagnol (né le 29 septembre 1547).
William Shakespeare, poète et dramaturge anglais (baptisé le 26 avril 1564).
–1646 – 23 avril : une armée navale forte de 24 vaisseaux 12 brûlot et flûte 20 galères et 70 tartanes et portant 10 000 hommes de troupes, sortaient du port de Toulon et s’emparait de Télamone et de Saint-Stefano dans les présides de Toscane (Louis Mongin, 1904, page 276).
–1661 – 23 avril : sacre de Charles II d’Angleterre.
- –1676 – 23 avril : Frédéric Ier de Suède, roi de Suède (décédé le 25 mars 1751).
–1685 – 23 avril : sacre de Jacques II d’Angleterre.
–1702 – 23 avril :
-Un ordre du 23 avril 1702 de l’intendant de la Marine à Toulon interdit aux consuls et particuliers de La Ciotat de couper, sans autorisation écrite, dans les forêts de la commune le bois propre à la construction des vaisseaux et galères du roi. Les beaux chênes peuplant nos collines aux XVe et XVIe siècles avaient presque complètement disparu à la fin du XVIIIe siècle.
Les chantiers de La Ciotat étaient actifs et surtout réputés. Voici quelques lettres possédées par le musée et adressées au milieu du XVII siècle à nos consuls :
« de Toulon, Messieurs,
« Je vous renvoie les ouvriers calfats arrivés pour le radoub (Réfection de la coque du navire hors de l’eau) des vaisseaux du Roi ; je suis fort satisfait d’eux.
« Je les fais payer et de suite donner leur congé (Autorisation écrite de quitter les chantiers). Si je puis de: mon côté vous rendre quelques services, je le ferai de suite.
« Croyez bien que je suis votre très humble et affectionné serviteur. »
Chevalier PAUL (Marin célèbre).
« En courant les mers, les pirates trouvaient dans les vaisseaux étrangers, pour l’usage de la vie : blé, vin, huilé, draps que Von transportait d’Italie, de France ou d’Espagne, lingots d’or ou d’argent, drogues, épiceries qui venaient des Indes par le Caire, Alexandrie, Smyrne ou d’autres villes du Levant, tellement que l’on peut dire que les marchands, pour quelques gains, hasardaient si loin leurs biens et leur vie, ne travaillaient la plupart du temps que pour ces larrons impitoyables qui, sans encourir les dangers et les frais d’une longue traversée, s’enrichissaient à loisir de tous les trésors de l’Europe et de l’Asie.
-sacre d’Anne Ire de Grande-Bretagne.
–1712 – 23 avril : Sanary – Nous trouvons le nom de CLARET Antoine sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer.
–1728 – 23 avril :
– ROUSSEAU SE CONVERTIT AU CATHOLICISME – A l’âge de 16 ans, Jean-Jacques Rousseau abjure le protestantisme et se fait baptiser catholique
-Samuel Wallis, navigateur britannique (décédé le 21 janvier 1765).
–1757 – 23 avril : PRISON POUR L’IMPRIMEUR DE « LA PUCELLE » – A Avignon, F.-J. Domergue, imprimeur, est condamné à trois ans de prison pour avoir édité « La Pucelle » de Voltaire (Jean-Paul Clébert, 1985).
–1768 – 23 avril : lieux-dits DE Marseille – La Morvedière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, près la Langouste, 23 avril 1768 (registre aux archives de la Major).
–1775 – 23 avril : Joseph Mallord William Turner, peintre britannique (décédé le 19 décembre 1851).
–1787 – 23 avril : tremblement de terre en Haïti.
-AVANT 1789 / – impôts en Provence avant la Révolution : Avant la Révolution, les impôts étaient divisés en trois grandes catégories : deniers du roi, deniers du pays ou de la province, et deniers de communautés. Les deniers du roi comprenaient les anciens droits de queste, de taille, de leyde, d’estaque, de cavalcade, de latte, d’indiquant, de pesage, de pêche, etc. ; les droits plus récents du taillon, du vingtième et de la capitation ; enfin les droits indirects comme les droits d’amortissement, de contrôle, de douane, sur le sel, sur les cartes à jouer, le papier timbré, etc. Les deniers du pays comprenaient les dépenses pour le logement des troupes, les fortifications, la poste aux lettres, la poste aux chevaux, et surtout la construction et l’entretien des chemins, des routes et des ponts. Les deniers des communautés étaient composés du produit des propriétés communales, des rèves et monopoles municipaux et enfin des diverses tailles ou impositions foncières. La base de l’impôt était l’affouagement ou cadastre (voir ces mots) (Dr Henri Grégoire, – Les impôts en Provence avant la Révolution, Bull. Acad. Var, 1882, 75 p.).

Epoque contemporaine.
–1789 – 23 avril : Paris — comme pratiquement toutes les villes de province — souffre toujours du manque de nourriture. Le roi décide de réagir fermement : par un arrêt du Conseil d’État, il permet aux officiers de police de contraindre tous les propriétaires, fermiers et marchands peu scrupuleux à garnir, à suffisance, les marchés du royaume. Il est bien certain que, çà et là, on spécule sur le prix du grain en réduisant sa commercialisation (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 23 AVRIL).
–1794 – 23 avril (4 floréal An II) :
-HOLD UP ENTRE CUGES ET LE BEAUSSET – Le 4 floréal (23 avril), il se produit un fait divers « classique » sur la route de Cuges au Beausset. Un canonnier du 1er bataillon de Marseille est arrêté et dépouillé par six hommes armés. Il fallait quand même de l’audace pour faire le bandit de grand chemin à cette période, avec tous les militaires présents dans le secteur ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
-Naissance d’Achille Richard, botaniste et médecin français († 5 octobre 1852).
–1798 – 23 avril : la Commission militaire de Toulon dans ses œuvres – Possel Dexdier Jean-François capitaine de vaisseau toulonnais, âgé de 35 ans, de Toulon, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1799 – 23 avril (4 floréal an VII) : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général Kléber au Général en Chef Bonaparte. Au Camp du Bazar
« Vous n’auriez pu me donner, Citoyen Général, une plus grande satisfaction au pied du mont Tabor, qu’en m’annonçant tous les moyens qui vous arrivent successivement d’Alexandrie. Ainsi à la mer, au bord du Jourdain et dans la plaine d’Estrelon tout sourit à la fois à vos projets et à vos succès. J’aime surtout à voir le contre-amiral Pérrée écumer sur les derrières de Smith qui, pendant ce temps, ne cesse de vous envoyer une surabondance de boulets (Note : La division navale de Pérrée avait débarqué du matériel d’artillerie à Jaffa le 19 avril et avait ensuite entrepris une croisière le long des côtes de la Syrie. Les Français manquaient de boulets à Acre et provoquaient la flotte anglaise à les bombarder afin de s’en procurer).
« Le général Junot avait avec lui un ingénieur avec lequel j’avais déjà commencé à faire la carte des vallées que nous avons parcourues; mais cet homme ayant disparu tout à coup sans que personne sache ce qu il est devenu, ce travail se trouve suspendu. On m’a assuré qu’il y avait un ingénieur géographe à l’Etat-Major du génie, en l’envoyant ici pendant quelques jours, il pourrait facilement remplir vos vues, et il trouverait toutes les assistances possibles.
« Je vais sous votre approbation, Citoyen Général, faire une petite proclamation aux habitants du pays entre le Jourdain et la mer pour les engager à rentrer dans leurs foyers; la plupart les ont quittés, moins par la terreur des Français que parce que nos ennemis les y ont contraints. Je vous avais demandé, Citoyen Général, 65 000 cartouches, afin que chaque homme en ait au moins 40 à 45 : on n’en a envoyé que 10 000. Heureusement que l’ennemi et loin, car sans cela, nous nous trouverions encore, sous ce rapport, dans un grand embarras. »
–1800 – 23 avril (3 floréal an VII) : EXPEDITION D’EGYPTE – Ordre du général en chef Kléber.
« Article 1er. Il sera formé une commission composée des citoyens Protain, architecte, Chabert, attaché à l’état-major général et Ludières, commissaire des guerres.
« Article 2. Cette commission fera la visite de toutes les maisons environnant la place Ezbekiyyeh et rues adjacentes, propres à recevoir les établissements publics et à loger les Français.
« Article 3. Elle dressera un état de ces maisons par numéros. Le n°l sera la meilleure et en suivant par ordre en égard à l’état où elles se trouvent.
« Article 4. La commission remettra son travail au chef de l’état-major général, qui donnera tous les ordres ultérieurs pour le placement des établissements publics, le logement des administrations de l’armée et de tous les Français. »
–1803 – 23 avril (28 germinal an XI) : Le conseil de Sanary rassemblé s’occupa de la réparation de la paroisse et du logement des prêtres et desservants, et de l’achat de mobilier. Les dépenses seront payées au moyen d’une contribution de deux centimes et demi qui sera faite sur tous ceux soumis à la Contribution foncière. Il fixa également les tarifs du droit de môle et ceux des emplacements lors des foires et des marchés. De plus, le conseil fixa un DROIT DE MOLE dont voici les tarifs: Bâtiments de 10 tonneaux et au-dessous 25 centimes; de 10 à 20 tonneaux, 50cms; de 20 tonneaux et au-dessus, 75 centimes. On en attend une rentrée de 400 francs. On fait payer aussi pour les emplacements sur les foires et marchés. De plus, le maire loua pour 77 F annuel le rez-de-chaussée de la maison commune à un particulier. Cet argent servit à réparer la toiture. La locataire fut Véronique TRACHEL, revendeuse (archives).
–1823 – 23 avril : NUMEROTATION DES IMMEUBLES – Une ordonnance du 23 avril 1823 fit obligation aux communes de numéroter les immeubles, lesquelles communes, toutefois, ne prirent à leur charge que le premier numérotage. Par la suite, l’entretien devait être assuré par les propriétaires (Marius Autran, tome 3, 1988).
–1848 – 23 avril :
1. Election de la Constituante – Première élection au suffrage universel masculin depuis 1792, en France.
2. L’émir Abd el-Kader embarque à Toulon pour Sète et le château de Pau. Rappel des faits : Après avoir combattu contre la colonisation de l’Algérie en héros – « tout en sachant mettre à profit les trêves pour jeter les bases de l’État dont il rêvait » -, l’émir se rend au général de Lamoricière avec la promesse – qui ne sera pas honorée – d’être envoyé en exil à Saint-Jean-d’Acre ou à Alexandrie. Or, la frégate à vapeur Asmodée sur laquelle il embarque comme convenu le 25 décembre l847 avec sa famille et les 88 personnes qui demandent à l’accompagner, fait route non pas vers l’Est mais vers Toulon, où Abd el-Kader et sa suite sont débarqués et embastillés. Et même si plusieurs voix s’élèvent, dont celle du poète toulonnais Charle Poncy, pour plaider auprès du gouvernement pour un exil en terre d’Orient, conformément à la promesse faite, ou tout au moins pour une remise en liberté : rien n’y fait. Abdel-Kader reprend néanmoins confiance avec la chute de la monarchie. Il écrit donc au gouvernement avec espoir en ces termes : « Votre commissaire [Émile Ollivier] est venu me voir. Il m’a informé que les Français, d’un seul accord, avaient aboli la royauté et décrété que leur pays serait désormais une république. Je me suis réjoui de cette nouvelle car j’ai lu dans les livres que cette forme de gouvernement a pour but de déraciner l’injustice et d’empêcher le fort de faire violence au faible. Vous êtes des hommes généreux et vous désirez le bien de tous ; vos actes sont supposés être dictés par l’esprit de justice… ». Il rappelle également dans sa missive qu’il s’est rendu de sa propre volonté, libre et qu’il n’a que pour seul désir que se retirer en paix loin des combats. Des arguments qui ne parviennent aucunement à convaincre le gouvernement de mettre fin à sa captivité. Et même si le 23 avril 1848 il reprend la mer c’est pour mettre cap à l’Ouest en direction de Sète et rejoindre ensuite, par la route, le Béarn. Et le château de Pau, son nouveau lieu de détention jusqu’au 2 novembre 1848. Il ne recouvrera au final la liberté qu’en 1852 après avoir séjourné ensuite au château d’Amboise, où un régime des plus sévère lui est imposé. Louis-Napoléon Bonaparte le fait alors libérer le 11 décembre et il sera ramené à Istamboul. C’est de tout cela aussi dont il peut être question lorsqu’il s’agit d’interroger la mémoire et rouvrir les oubliettes de l’Histoire.
–1853 – 23 avril : Jules-Auguste Lemire ou « abbé Lemire », homme politique français, à l’origine du développement des jardins ouvriers en France (décédé le 7 mars 1928).
–1857 – 23 avril : Ruggero Leoncavallo, compositeur italien (décédé le 9 août 1919).
–1858 – 23 avril : Max Planck, physicien allemand, prix Nobel de physique 1918 (décédé le 4 octobre 1947).
–1860 – 23 avril : Après referendum, Nice et la Savoie deviennent françaises. A Nice, un plébiscite approuve le traité de Turin, par lequel la Savoie et Nice passent de la maison de Savoie à la France.
–1889 – 23 avril :
– Décès de Jules Barbey d’Aurévilly, auteur entre autres de
L’Ensorcelée, Paris, Alexandre Cadot, 1855, 2 vol. ; rééd. Paris, Garnier Flammarion, n° 121, 1966, 254 p.;
Les diaboliques, Dentu, 1874, rééd. Booking International, Paris, 1994, 345 p. ;
Une histoire sans nom, édition établie par Philippe Berthier, Paris, Garnier-Flammarion, n°588, 1990, 190 p.
-fondation du parti social-démocrate suédois des travailleurs.
–1891– 23 avril : naissance de Sergueï Prokofiev, compositeur russe (décédé le 5 mars 1953).
–1895 – 23 avril : la seconde expédition de Madagascar commence à débarquer à Majunga.
–1905 – 23 avril : Création de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (S.F.I.O.), lors du congrès du Globe.
–1906 – 23 avril : PROJET DE TRAMWAY TOULON-LA SEYNE – En 1903, la ville de Toulon envisage de prolonger la ligne de Bon rencontre jusqu’à la limite de la Seyne en passant par l’Escaillon et la Pyrotechnie (conseil municipal de Toulon le 25 novembre et la Seyne le 19 décembre). Devant les expropriations, la construction d’une passerelle sur la rivière neuve (16m de long et 4m de large), le Préfet approuvera le projet de cette ligne …le 23 avril 1906 (Serge Sappino, dans « Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne et Saint-Mandrier).
–1909 – 23 avril : A Toulon, incendie des ateliers de la flotte et d’une partie de la corderie (FR 2020).
–1918 – 23 avril :
-raid sur Zeebruges, pendant la Première Guerre mondiale.
-naissance de Maurice Druon, écrivain français (décédé le 14 avril 2009).
–1919 – 23 avril : JOURNEE DE 8 HEURES ET PREMIER MAI – Loi instituant la journée travail de HUIT heures et faisant du premier mai un jour férié.
–1920– 23 avril : session inaugurale, à Ankara, de la grande assemblée nationale de Turquie
–1923 – 23 avril : naissance de Manuel Mejía Vallejo, écrivain colombien († 23 juillet 1998).
–1924 – 23 avril : MEOUNES-LES-MONTRIEUX, LA GROTTE DITE DES «RAMPINS». Site classé par Arrêté du 23 avril 1924. Propriété privée. Motivation de la protection : « On se rend à la grotte des Rampins sise à 3 km environ au Sud-Est de Méounes par le chemin des Planqueisset. C’est une grotte souterraine formée de stalactites et de stalagmites, en mica, silex etc…Véritable caverne des mille et une nuit qu’il ne faut pas moins de trois heures pour la parcourir. Cette curiosité, ce but d’excursion est à signaler à l’attention des touristes. Elle mérite, à tous points de vue d’être inscrite sur la liste des richesses naturelles du Var. Nous concluons donc à son classement comme sites et monuments naturels du Var». (Extrait du rapport de M. Roustan, Architecte des Monuments Historiques, à la CDS du Var du 30/01/1924)
–1925 – 23 Avril : GUERRE DU RIF – Les Rifains d’Abd el Krim lancent |une offensive générale contre les |i territoires français. Le 26 juillet, Français et Espagnols concluront un accord de coopération militaire pour réduire la République du Rif. Les communistes déclarent approuver l’action d’Abd el Krim pour l’indépendance du Maroc.
–1926 – 23 avril : ACCIDENT DE SOUS-MARIN Antigone ex grec SD 3, (type Armide / Schneider-Laubeuf) ; 19/05 : Désarmé à Bizerte. Coque érodée ; 1927 – 03 : une voie d’eau apparait ;
–1929 – 23 avril : George Steiner, philosophe américain d’origine autrichienne (décédé le 3 février 2020).
–1935 – 23 avril : Guy de Rougemont (Guy Joachim Edgard René du Temple de Rougemont dit), peintre et sculpteur français académicien ès beaux-arts (décédé le 19 août 2021).
–1936 – 23 avril : électrification du quartier du Pin Rolland – A Cépet, l’électrification du quartier du Pin Rolland entre dans une phase active (Gisèle Argensse, 1989, p. 199).
–1940 – 23 avril :
1. GUERRE SUR MER – L’aviso « Elan » est cité à l’ordre du corps d’armée par ordre 54 FMWI du 23 avril 1940, pour la capture du cargo allemand Rostock (compte rendu d’engagement : rapport 177 du 11 février 1940).
2. mouillage du Béarn aux Salins d’Hyères et début de l’entraînement à l’appontage des Escadrilles AB 1 et 2 S 3 ; essais des nouveaux appareils Chance-Vought américains (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1941 – 23 avril :
1. La Sûreté nationale devient Police nationale. Le régime de Vichy unifie et réorganise la police par une loi qui crée en France la Police nationale.
2. MARINE DE VICHY – Entre le 20 et le 23 avril, l’aviso « Commandant Delage » est en charge du convoi K 54, réduit à un seul bâtiment.
–1943 – 23 avril : Des M.U.R. dépendent aussi plusieurs Groupes francs successifs qui interviennent dans la région toulonnaise et sont à l’origine d’actions retentissantes. Les MUR ont l’initiative d’un comité de coordination de la Résistance, l’un des premiers en France, sinon le premier, qui se réunit dans les faubourgs de Toulon le 23 avril 1943 et se transforme à l’automne en CDL. Présidé par Sarie puis par Arnal, composé de douze membres, il est largement dominé par les MUR et leurs alliés représentés ès qualité (franc-maçonnerie, CGT « confédérée » et parti socialiste dont le délégué est Henri Michel, futur historien de la Seconde guerre mondiale). Les communistes n’ont qu’un représentant, mais font admettre le FN puis obtiennent le remplacement du délégué CGT par un « unitaire » à la fin de l’année (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).

Période récente.
-Au cours de la période 1945-1950, aucune marine ne construit de porte-avions. La Royal Navy achève lentement les trois porte-avions de la classe Centaur. L’U.S. Navy obtient l’inscription au budget 1948 d’un porte-avions, l’USS United States, qui est abandonné le 23 avril 1949 au profit de la construction de bombardiers stratégiques. Cette situation, ajoutée à l’existence d’une importante quantité de porte-avions construits au cours de la guerre, constitue un handicap lors des débats parlementaires autour du vote des crédits attribués au Clemenceau (Philippe Quérel, L’échec du PA-28, premier porte-avions français de l’après-guerre).
–1946 – 23 avril : NOUVELLES DE NOS AVISOS – Après une escale de cinq jours à Lisbonne : gros temps dans le golfe de Gascogne, l’aviso « Commandant Delage » arrive à Brest. Il repartira le 9 mai pour une croisière d’instruction au pilotage sur les côtes de France (Gérard Garier).
–1948 – 23 avril : résolution no 48 du Conseil de sécurité des Nations unies relative à la question palestinienne.
–1949 – 23 avril :
-prise de Nankin par l’Armée populaire de libération (guerre civile chinoise.
–1950 – 23 avril :
1. Le Conseil municipal de La Seyne est dissous. Le ministère de l’Intérieur avait pris cette décision en vue d’ériger l’agglomération de Saint-Mandrier en commune. Selon Marius Autran, le but de cette opération fut surtout de porter un coup supplémentaire à la Municipalité communiste (Marius Autran, tome 2, 1988).
2. GUERRE D’INDOCHINE – Du 16 avril au 3 mai surveillance des côtes d’Annam. Le 23 avril, l’aviso Commandant Duboc a tiré 53 coups de 102 mm contre la gare de Tanky lors d’une opération contre le littoral de la côte d’Annam (Gérard Garier).
–1951 – 23 avril : décès de Jules Berry, acteur et réalisateur français (né le 9 février 1883).
–196l – 23 avril : LA CHAPELLE DES MECANICIENS ACUEILLE LES CENDRES DE LYAUTEY – La chapelle du G.E.M. connaît un moment historique : elle va abriter pendant quelques jours les cendres d’un glorieux soldat, le Maréchal Lyautey. Le 27 octobre 1935 -Lyautey l’Africain- comme on le surnommait, décède à Nancy sa ville d’origine, mais ayant désiré reposer sur la terre marocaine qu’il avait tant aimée, ses restes seront transférés, à Marseille d’où ils seront embarqués à bord du Dupleix en direction de Casablanca. Le Maréchal Lyautey aura un mausolée dans la Vallée du Chellah. Mais le Maroc n’a plus été terre française, les cendres de ce grand homme sont revenues dans sa Lorraine natale. Lors du transfert, une escale avait été prévue à Toulon. Le cercueil fut amené en France à bord du croiseur amiral Colbert et déposé dans la chapelle de l’Ecole des Apprentis mécaniciens à Saint-Mandrier en attendant le voyage par la route (Gisèle Argensse, 1989 , p. 241). Les cendres du maréchal de France Louis Hubert Lyautey, et de Madame, quittent Casablanca pour notre la France. Elles embarquent à bord du Colbert pour rallier, dans un premier temps, Toulon. le croiseur amiral est bien arrivé à destination, mardi 23 avril, mais en plein putsch des généraux. Les autorités ont donc pris la décision de déposer les cercueils dans la chapelle de l’école des mécaniciens de Saint-Mandrier, en attentant des « jours meilleurs » aussi bien en France qu’en Algérie (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64-65).
–1965 – 23 avril :
1. GEORGES BRASSENS : JOURNAL, p. 87 – « Parti pour Sète mercredi 23. Vu Papa jeudi 24 vers 9 heures. M’a reconnu. Ne semblait pas se douter de son état. Croyait une hernie.
A plaisanté avec Battista qui lui donnait du vin additionné d’eau (aquo es d’aigua).
A déjeuné jeudi midi. Soupe, petits pois, poulet, banane, verre de vin. Disait : « Bonjour. Ça va. Putain, merde, fan de pute, putain de diou ! ». Disait aux infirmières : « il faut freiner ».
M’a dit : « Passe-moi le poste. » Et deux fois : « Donne-moi la main. »
A dîné très peu. Petit-suisse, soupe vermicelle. A été piqué trois fois.
Est entré dans le coma (que j’ai pris pour du sommeil) vers 20 heures.
Il y avait Battista, Georges Granier. Ai passé la nuit du jeudi au vendredi, et du vendredi au samedi.
La nuit de sa mort, il y avait Simone et Suzette.
« Mort du vieil ours, dimanche matin, 4 heures moins ¼, 28 mars »
Je l’ai ramené mort en ambulance vers 6 heures.
Pendant notre séjour à Sète, avant son admission à l’hôpital, il m’avait appelé « le général Bougnette » à cause d’une tache que je m’étais faite à la manche et dont ma sœur avait fait un malheur.
Nous étions allés aux Gorges de l’Hérault. Puis chez Suette, puis chez Louise.
On avait du mal à le faire entrer en voiture. Quand on s’était arrêté près du bord, aux Gorges, il m’avait dit : « Ne va pas trop près. »
2. Industrie automobile – Présentation de la Peugeot 205.
–1971 – 23 avril : décès du docteur Joseph Poucel, né à Marseille en 1878, précurseur en chirurgie infantile, grand amateur des Calanques, naturaliste et … naturiste ! (Comité du Vieux Marseille).
–1972 – 23 avril : référendum français sur l’élargissement des Communautés européennes (39,8 % d’abstentions et 68,3 % de « oui »).
–1979 – 23 avril : décès de Maurice Clavel, écrivain, journaliste et philosophe français (né le 10 novembre 1920).
–1986 – 23 avril : décès d’Otto Preminger, réalisateur de cinéma austro-américain (né le 5 décembre 1906).
–1990 – 23 avril :
– Décès de Paulette Goddard, actrice américaine (née le 3 juin 1910).
– Chemnitz, dans l’ex-Allemagne de l’Est (Karl-Marx-Stadt pendant la période communiste) retrouve son ancien nom par référendum.
–1997 – 23 avril : décès de
-Catherine Langeais, présentatrice française de télévision (née le 9 août 1923).
-Martin Luther King Jr. (né le 10 mars 1928).

ACTUALITÉ – MÉMOIRE :
–2003 – 23 avril : réouverture partielle d’une « ligne verte », qui séparait depuis 1974 les territoires grec et turc de Chypre.
–2005 – 23 avril :
-Silvio Berlusconi est chargé par le président Carlo Azeglio Ciampi de former un nouveau gouvernement italien, le Berlusconi bis ou Berlusconi III qui va obtenir la confiance du Parlement italien les 27 et 28 avril suivants.
-VOYAGE A RAVENNE (Italie) AVEC « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – Le lundi 23 avril 2005, trajet aller Sanary-Ravenne (environ 700 km). Installation dans l’hôtel. Le soir, conférence « Ravenne durant l’Antiquité tardive et le haut Moyen Age » donnée par Henri RIBOT. Successivement résidence de l’empereur Honorius en 404, puis capitale des Goths qui l’occupèrent jusqu’en 540, Ravenne devint à partir de cette date une véritable capitale byzantine. Durant le séjour, les participants visiteront d’abord le mausolée des Ariens et celui de Galla Placidia, dont les mosaïques sont encore proches de l’inspiration plastique antique. Puis, l’église Saint-Vital, fondée sous les Goths, s’est ornée ensuite de mosaïques d’une remarquable finesse d’exécution ; ses personnages sacralisés sur fond d’or présentent déjà toutes les caractéristiques byzantines. Au Musée national de l’abbaye bénédictine de Saint-Vital, sera évoquée l’Antiquité tardive. Suivront le baptistère de la cathédrale – ou baptistère Néonien, du nom de l’évêque Néon L’arianisme introduit en Occident par les Goths sera abordé au baptistère des Ariens, édifié à l’époque de Théodoric. Si l’église Saint-Jean-l ’Evangéliste fut fondée par Galla Placidia elle-même, l’époque de Justinien sera illustrée par les mosaïques de Saint-Apollinaire-le-Neuf : scènes de la Passion et de la Résurrection atteignent des sommets de technique et d’expression. Le voyage se conclura avec la visite du mausolée et du palais de Théodoric, le port de Classe et la basilique San’Appolinare in Classe.
–2007 – 23 avril : décès de Boris Eltsine, homme d’État russe, président de la Russie de 1991 à 1999 (il était né le 1er février 1931).
–2008 – 23 avril : décès de
-Jean-Daniel Cadinot, réalisateur et producteur de films gay français (né le 10 février 1944).
-Richard Casanova, chef français du gang dit de la brise de mer (né le 3 juillet 1959).
–2008 – 23 avril : la loi Taubira autorisant le mariage entre personnes du même sexe en France est adoptée.
–2018 – 23 avril :
1. PREMIER TOUR DE L’ELECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
2. METEO SANARYENNE : encore et toujours du vent d’est filant à 30 km/h en moyenne mais pouvant atteindre les 50 à 55 voire même 65 km/h. Les températures ne devrait pas grimper outre mesure : 16° à 5h, 14° à 8h 18° à la mi-journée pour retomber à 14° au cours de la nuit prochaine. Cerise sur le gâteau, il devrait pleuvoir tout au long du jour avec quelques passages orageux vers midi.
3. CANADA ; une camionnette fauche une trentaine de personnes sur près de deux kilomètres du trottoir de la principale artère rue Yonge de la ville de Toronto au Canada. Le conducteur de 25 ans tue ainsi dix personnes et en blesse quinze autres
–2023 – 23 avril : Henri SOLARIK décédé le mardi 23 avril 2024 à 91 ans. Il fit durant de nombreuses années le président de FJEP Pierre Singal à Sanary. C’était un des memebres fondateurs du Tennis de Table, au début section du FJEP puis association à part entère.
–2024 – 23 avril : à la UNE de VAR-MATIN (édition de Toulon – La Seyne – Sanary).
1) Sous le contrôle opérationnel de l’OTAN, le porte-avions Charles de Gaulle a quitté Toulon (p. 5)
2) Sursaut d’autorité : Gabriel Attal a lancé hier à Nice un internat éducatif pour les élèves « décrocheurs » qui l’expérimenteront durant les vacances (p 2 et 3)
3) Métropole : Le blues des proches de Magik Buck (p. 7)
4) La Seyne : l’abattage de deux pins divise une résidence (p. 10).
5) Kendji Girac : Une enquête ouverte pour tentative de meurtre (p. 16).
–2026 – 23 avril : La Communauté d’Agglomération Sud Sainte Baume a ses nouveaux élus ! Ce mercredi 22 avril, les élus du Conseil communautaire se sont réunis au Plan du Castellet afin d’élire le nouveau président de la Communauté d’Agglomération Sud Sainte Baume (CASSB), ainsi que les vice-présidents et les membres du bureau communautaire. À l’issue du scrutin, M. Pierre Luciano, Maire de Saint-Cyr-sur-Mer, a été élu Président de la CASSB avec 57,78 % des suffrages exprimés, soit 26 voix sur 43. À l’issue des votes, les vice-présidents ont également été élus dans l’ordre suivant : 1er Vice-Président : Robert Deledda, Maire de la Cadière d’Azur. 2ème Vice-Président : Claude Alimi, Maire du Beausset. 3ème Vice-Président : René Castell, Maire du Castellet. 4ème Vice-Président : Franck Bertoncini, Maire de Bandol. 5ème Vice-Président : Laurence Menichini, Maire de Signes. 6ème Vice-Président : Philippe Heno, Maire de Sanary-sur-Mer. 7ème Vice-Président : Jean-Yves Dolisi, Maire de Riboux. 8ème Vice-Président : Blandine Monier, Maire d’Evenos. Ils siégeront également au Bureau communautaire.

DÉTENTE : UNE (vraie) BLAGUE POUR LA ROUTE !
« Les bonnes recettes bourguignonnes : Foie de veau à l’anglaise. » (La Suisse, édition du 17 septembre 1955). »
CLÔTURE.
Il est 2 heures du matin, je vous souhaite un excellent jeudi qui sera pour ma part assez chargé avec un rhume qui n’en finit pas et m’empêche de mener une activité normale, des problèmes liés aux voitures, des travaux d’aménagement urbain qui n’en finissent pas autour de notre habitation, un syndic de copropriété quasi absent, … Malgré ces soucis, j’adresse un grand bonjour à Isabelle et à nos deux grands, Raphaël et Olivier, ainsi qu’un shake-hand à Webber.

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