ÉPHÉMÉRIDES 14 AVRIL 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 14 AVRIL 2026, 15e ANNÉE (n° 5073)

RÉSUMÉ DES EVENEMENTS HISTORIQUES du jour.

Notre propos met en lumière la diversité des faits historiques qui se sont produits un 14 avril à travers les siècles. Il évoque notamment l’installation des Cisterciens au Thoronet en 1136, des enquêtes sur la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor à Marseille au XIIIe siècle, les conflits de juridiction entre seigneurs et monastères, des faits marquants comme le massacre de la communauté juive à Toulon en 1348, la libération de Paris par Charles VII en 1436, ou la nomination d’abbés et d’évêques influents.

Les siècles suivants sont marqués par des réformes religieuses, des expériences scientifiques (comme l’essai de ballon en 1789), des décisions administratives (décret sur les biens ecclésiastiques en 1790), ou des évolutions sociales telles que l’enseignement gratuit à Toulon en 1791.

À l’époque moderne et contemporaine, le texte mentionne la création de communes, des révoltes ouvrières, des avancées technologiques (exposition universelle de Paris, premières images télévisées), des faits divers marquants (assassinat d’Abraham Lincoln, naufrage du Titanic), et des moments forts de l’histoire politique et sociale française (succession de Premiers ministres, décès de Simone de Beauvoir, désagrégation de Spoutnik II avec Laïka).

ILLUSTRATIONS : 1982, peinture préhistorique de la grotte Chélo à Ollioules, Var), personnage barbu.


1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR., Malgré l’appellation féminine de Sainte MAXIME attribuée à une ville varoise, le 14 avril est bien la fête de MAXIME de Durostorum en Bulgarie, martyrisé au IVe siècle. C’est un prénom essentiellement masculin que portent environ 180 000 personnes et qui signifie « le plus grand ».

Autrefois  : DES CISTERCIENS DE MAZAN S’INSTALLENT A TOURTOUR AVANT DE FONDER L’ABBAYE DU THORONET -: D’abord établis, depuis le 14 avril 1136, à Tourtour, grâce à l’appui de Bertrand II de Castellane, les Cisterciens de Mazan, dans le Vivarais, appelés par Raymond de Saint-Gilles, s’installèrent plus tard sur remplacement actuel de l’abbaye du Thoronet, dans un domaine dû à la générosité de Raymond Bérenger, comte de Toulouse. La charte de donation est datée du 18 des calendes d’avril 1146


2. AU CALENDRIER REPUBLICAIN, ce 25e jour de germinal an 2 du calendrier républicain, était dédié au PIGEON .


3. DICTON. «Il n’est si gentil mois d’avril qui n’ait son manteau de grésil»

4. LOCUTION PROVENCALE :  n’a pas besoun de sartan, a tout fricassa (il n’a pas besoin de poêle, il a dissipé tout son bien). Je la redonne car elle me plait beaucoup.


5. PENSÉE DU JOUR . La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences (Maurice Druon, « Remarques »).


6. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE..


7. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER :  Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des nuages qui resteront rares. Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel peu nuageux. Vent d’WNW force 4 tournant WSW force 3 en milieu de journée puis NE. Rafales atteignant 16 nœuds en milieu de journée. Mer assez agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température : 21 degrés.


8. ÉPHÉMÉRIDES – Choix de textes :

France : –1802 – 14 avril :  Sortie en librairie du Génie du christianisme ou beautés de la religion chrétienne. Son auteur est le vicomte François-René de Chateaubriand, un écrivain romantique de 34 ans rendu célèbre par ses œuvres Atala et René. Le livre est une apologie de la religion et survient opportunément quatre jours après la promulgation de la loi du 24 germinal an X qui rétablit officiellement le culte catholique en France, conformément au Concordat signé par le pape Pie VII et le Premier Consul Napoléon Bonaparte.

Expédition d’Égypte : –1799 – 14 avril : EXPEDITION D’EGYPTE – Au Général en Chef. Le 25 germinal (14 avril 1799) . Les ennemis se réunissent de nouveau, Citoyen Général, dans leur ancienne position de Kafr el Sett, en même temps qu’un autre rassem­blement se forme au Bazar, plus à droite à notre égard. J’ose espérer qu’il m’arrivera des cartouches demain. Si vous pouviez envoyer le général Murat avec une forte partie de la cavalerie pour deux jours seulement, il trouverait de quoi travailler dans la plaine. Sans le renfort de cette arme, nous resterons à la vérité toujours maîtres du champ de bataille, mais sans jamais pouvoir poursuivre nos avantages, et ce sera à recommencer tous les jours. Veuillez, je vous prie, me faire connaître vos intentions à ce sujet. Le général Murat pourrait amener une ou deux pièces d’artillerie. Il faut qu’il suive la vallée d’Obellin, laissant Chafa Amr à sa droite, et qu’il se dirige droit vers Bedaoui où il trouvera des troupes. (suite dans Kléber en Egypte 1798-17800 n°2).

Histoire locale.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1041e livraison.1228 – 28 mars, 1er, 4, 6 et 14 avril : Enquête par témoins sur l’étendue et les limites de juridiction exercée à Marseille par l’abbaye de Saint-Victor. Vingt-et-un témoins déclarent qu’il y a 53 ou 55 ans, du vivant des vicomtes Guillaume le Gros, Barral, Roncelin leur mère Cécile, la justice était exercée per l’abbaye, au quartier du Revest de Marseille notamment. Un des témoin Stéphanie, déclare qu’elle a vu les bornes que le vicomte Roncelin avait fait planter au Plan Formiguier pour marquer les limites de la juridiction de la ville de Marseille de celle du monastère. Un autre témoin, Marie Gossian déclare que trois hommes qu’elle désigne ont été pris par le vicomte Roncelin, alors qu’il était moine, et livrés au monastère sans jugement. (acte 455 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 72 v° et 75. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II. |p. 104.  b. Guérard, nos 899 et 900)..

LA SEYNE-sur-Mer :  736e livraison. –1934 – 14 avril : LIVRAISON A LA COMPAGNIE DE NAVIGATION MIXTE DU PAQUEBOT EL DJEZAÏR – Le 14 avril 1934, livraison à la Compagnie de Navigation Mixte du paquebot El Djézaïr, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée,

OLLIOULES : 726e livraison. –1794 – 14 avril (25 germinal An II)  DISETTE DU BLE A OLLIOULES, le Conseil délibère d’en demander à Nice ; recensement du foin pour l’armée des Alpes : 2150 quintaux, et des armes (Castellan E., 1937, p. 217).

SANARY : 841e livraison. Mémoires d’un Sanaryen des Forces Françaises Libres : –1942 – 14 avril— Amiral Jubelin (mémoires) : « Aujourd’hui, long vol d’opérations sur Sunderland. J’ai tenu le manche en l’air, mais, bien entendu, l’amerrissage a été fait par le premier pilote. Pour prendre le plan d’eau, les hydravions doivent suivre le Mildford Haven, très bas, entre deux allées impression­nantes de ballons de barrage qui protègent les rives. Si le vent vient de l’ouest, on est obligé de remonter d’abord toute l’allée de ballons, d’en sortir pour virer et de la reprendre en sens inverse pour se poser. Toutes, ces manœuvres sont très amusantes.

Ecrit ce soir à l’amiral Muselier pour lui exprimer mes idées sur notre future aéronavale. J’explique que notre extrême pénurie en personnel nous contraint à former la plus petite unité existante : l’escadrille de chasse. » (Amiral Jubelin, Marin de métier, Pilotte de fortune).


9. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE.

(classement chronologique)

Antiquité. (aucune occurrence)

(souvenir de Grèce : Météore, cliché d’Isabelle pris le 13 avril 2025).

Moyen Âge.

1136 – 14 avril : DES CISTERCIENS DE MAZAN S’INSTALLENT A TOURTOUR AVANT DE FONDER L’ABBAYE DU THORONET -: D’abord établis, depuis le 14 avril 1136, à Tourtour, grâce à l’appui de Bertrand II de Castellane, les Cisterciens de Mazan, dans le Vivarais, appelés par Raymond de Saint-Gilles, s’installèrent plus tard sur remplacement actuel de l’abbaye du Thoronet, dans un domaine dû à la générosité de Raymond Bérenger, comte de Toulouse. La charte de donation est datée du 18 des calendes d’avril 1146 (Henri Ribot, conférence « Les abbayes cisterciennes de Provence ».) Lire à ce sujet le roman de François Pouillon « Les pierres sauvages ».

1228 – 28 mars, 1er, 4, 6 et 14 avril : Enquête par témoins sur l’étendue et les limites de juridiction exercée à Marseille par l’abbaye de Saint-Victor. Vingt-et-un témoins déclarent qu’il y a 53 ou 55 ans, du vivant des vicomtes Guillaume le Gros, Barral, Roncelin leur mère Cécile, la justice était exercée per l’abbaye, au quartier du Revest de Marseille notamment. Un des témoin Stéphanie, déclare qu’elle a vu les bornes que le vicomte Roncelin avait fait planter au Plan Formiguier pour marquer les limites de la juridiction de la ville de Marseille de celle du monastère. Un autre témoin, Marie Gossian déclare que trois hommes qu’elle désigne ont été pris par le vicomte Roncelin, alors qu’il était moine, et livrés au monastère sans jugement. (acte 455 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 72 v° et 75. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II. |p. 104.  b. Guérard, nos 899 et 900).

1295 – 14 avril et 28 mai : QUI A LA JURIDICTION DE LA TERRE DE LA CHARTREUSE DE LA VERNE – Actes du cartulaire de la Verne (juridiction de la Verne, Rossolin de Fos, seigneur de Bormes, réussit à ôter la seigneurie de la Môle aux Chartreux).
Maurel M., 1974 et 1975 : transaction entre Rossolin de Fos, seigneur de Bormes, et le prieur de la Verne pour la juridiction du lieu de la Verne (suite de l’affaire de 1293), selon Mireille Maurel, il semblerait que cette transaction porte également sur les prairies et le moulin de Corredon … : le 14 avril 1295, à Brignoles, une transaction avec Rossolin de Fos donna à ce dernier la haute juridiction du terroir de la Verne avec presque tous les droits réservés aux seigneurs fonciers. Cet acte ruina la chartreuse durant 64 ans et fut révoqué en 1359 (cf infra). [Dom Jean Chauvet, 1665, p. 246 : ] Un autre prieur ayant été nommé, il fit une transaction l’année 1295 avec le seigneur de Bormes par laquelle il lui quitta la haute juridiction du terroir de la Verne avec presque tous les droits réservés aux seigneurs fonciers. Ce fut une plaie qui a saigné la chartreuse durant 64 années et qui ne sera refermée qu’en 1359. Une condition octroyée par Rossolin stipulait que la chartreuse jouirait de la seigneurie de la Môle, mais il fit tout pour ne pas tenir parole. Cet accord fut signé à Brignoles le 14è jour d’avril 1295. A force de tergiversations, Rossolin réussit à ôter la seigneurie de la Môle aux Chartreux (voir acte ci-dessous).
Dom Jean Chauvet, 1665, p. 248 : Le 28 mai 1295, une nouvelle transaction a lieu à Brignoles. Il y fut dit que ledit seigneur (Rossolin) ne pourrait bâtir aucune forteresse ni élever aucune justice en vue de cette maison (la Verne, que les prieurs d’icelle ne seraient tenus de passer reconnaissance au dit Rossolin ou autre que de dix ans en dix ans, et enfin, qu’il ne se ferait point appeler seigneur de la Verne que dans les cas qui concernaient la haute justice, mais on demanda réciproquement au prieur de se départir de la seigneurie de la Môle sur promesse de 500 florins d’or.
Sauze E., 1998, p. 154 : L’acte de 1295 contient l’engagement pris par Rosselin de Fos, seigneur de Bormes, de ne construire ni tenir aucune fortification sur le territoire de la Verne, c’est-à-dire à l’est de la Colla Laudoni et de la Colla de Batailla. (Sauze E., 1998 (B. M. Carpentras, ms 706 ; Maurel M., 1974 et 1975 ; Dom Jean Chauvet, 1665)

Roger de Fos perd la haute juridiction sur le terroir de la Verne mais garde celle de la Môle, daté de 1359.

1348 – 14 avril :

1. Sautum Marroqui (charte aux archives de l’Evêché). SAUT DE MARROT – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon (1872) dit  Saltum de Marroco le 17 février 1352 (ibid.) puis  Sault de Mar roc ou de Marrot le 28 mars 1515 (registre aux archives de l’Evêché).

2. nuit du 13 au 14 avril : Un massacre se déroule dans la rue de la juiverie à Toulon où les corps de 40 juifs sont jetés nus sur la voie publique. Ils sont accusés d’être responsables de la peste ou, à tout le moins. Puisque la majorité des médecins sont juifs, de n’avoir rien pu faire pour la combattre. Leurs créanciers en profitent pour détruire les livres de créances. Ce massacre est une première en Europe et cela va se multiplier de Barcelone à l’Allemagne. Le Sénéchal de Provence n’enclenchera l’enquête que le premier août et la communauté ne reconnaîtra le crime qu’en février 1349.  (F.T., 2020).

1353 – 14 avril : Baucium de Cars (charte aux archives de l’Evêché) devenu Lo Baus de Cars, le 23 mai 1363 (charte aux archives de la Major). CARS – cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural (1872). Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n° 912). Le cours du ruisseau de Cars a été changé dans le XVIe siècle ; un acte du 20 juillet 1576 (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille) appelle l’ancien lit du ruis­seau Maire vieille.

1359 – 14 avril : ROGER DE FOS PERD LA HAUTE JURIDICTION SUR LE TERROIR DE LA VERNE MAIS GARDE CELLE DE LA MOLE. CHANOINE MARES : sentence de Pierre, évêque de Toulon, qui retire au seigneur de Bormes la haute juridiction du terroir de la Môle (sic). Jean Chauvet : Révocation de l’acte du 14 avril 1295 par lequel le seigneur de Bormes se voyait attribuer la haute juridiction sur le terroir de la Verne avec presque tous les droits réservés aux seigneurs fonciers.
Maurel M., 1974 : Dom Pierre de Noulis, prieur de la Verne. Gallia Chr. Nov., tome 5, p. 495 : Sentence arbitrale de Pierre III Geoffroy, évêque de Toulon (1355-1359) au sujet de la juridiction de la Verne, disputée par les chartreux de cette maison et par Rossolin de Fos et son frère Roger. … ex adverso contradicebat nobilis Rogerius de Fossis, frater dicti Rossolini, dicens patrem suum Rossolinum emancipasse illum et dediss signoriam Mollae et Vernae, et hoc demonstrabat par cartam emancipationis, et alium sub Hugo Romeo notario de anno millesimo trecentesimo septimo decimo, quo cogebat dictum priorem Vernae ad recognoscendum dictum monasterium et territorium ejus sub ipsius Rogerii dominio ; et ideo petebat dictam recognitionem sibi fieri a dicto priore de Verna, ac non Rossolino fratri suo, quia prius datum fuerat illi dictum dominium de Verna a patre suo Rossolino.… Mandavit siquidem dictus dom. Episcopus, quod totum territorium de Verna cum omnibus pertinentis suis, juridictionibus, privilegiis, remaneant dicto priori et suis, in perpetuum, et possideant sicut possidebant ante praedictam transactionem et dicta transactio et declaratio ejus, recognitiones quaecumque per priores, syndios, et alios dictae domus de Verna huc usque factae dicto Rossolino de Fossis et suis erunt nulla, cassa et abolita totaliter, et dicti Rossolinus et Rogerius fratres, nullam habebunt juridictionem neque eorum successores in futurum super dictam domum Vernae et territorium ejus, sicut prior dictae domus nec sui in futurum nullam habebunt juridictionem in territorio Mollae, sed unusquisque remittetu in jure et possessione sua antiqua ut prius erant, excepto tamen quod in praedictis omnibus et singulis salvum sit jus dom. Regis di aliquod habet (Chanoine Marès, la seigneurie de la Môle… ; Maurel M., 1974 qui reprend intégralement le texte de Jean Chauvet) et 1975 ; Gallia Chr. Nov., vol. 5, p. 495. Voir à l’année 1361 l’une des conséquences de ce jugement (agression de Rossolin de Fos contre le prieur de la Verne)

1424 – 14 avril : GUILLAUME DU LAC, 51e ABBE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 44ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Guillaume du Lac, 14 avril 1424 – ce seigneur de Six-Fours renonce en faveur de son frère Pierre (Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).

1436 – 14 avril : GUERRE DE CENT ANS –- Libération de Paris par les troupes du roi Charles VII.

1461 – 14 avril : CAMP DE CORDIER – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Palud, près de Saint-Menet (registre aux archives de l’Evêché de Marseille).

Renaissance.

1561 – 14 avril : JULIEN DE MEDICIS, CARDINAL, 10e ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). 61e abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 54e  selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Fils de Pierfrancesco de Médicis le Jeune et de Maria Soderini, Il se rendit à Rome en 1561 pour entrer dans l’état ecclésiastique, et à son retour en France il fut nommé, le 14 avril de la même année, évêque de Béziers, prenant la succession de son cousin Laurent Strozzi. Toujours à la suite de son cousin Laurent Strozzi, il devint abbé de Saint-Victor de Marseille et archevêque d’Aix, le 29 mars 1574 (J.H. Albanès, Gallia Christiana Novissima, Province d’Aix, Paul Hoffmann, Montbéliard, 1895, col. 124). CARDINAL JULIEN DE MEDICIS, 1574-1584. Bulles de provisions du 29 mars 1574, évêque de Béziers, puis archevêque d’Aix et d’Albi ; avec la permission du roi résigna son abbaye en faveur de son neveu Robert Frangipani le 19 juillet 1584. Mort le 28 juillet 1588 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Seigneur de Six-Fours, il avait également la main sur e prieuré de Saint-Nazaire (Sanary).

1572 -14 avril : Procuration de Frédéric Ragueneau pour accepter l’évêché de Marseille (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. II, Marseille, n°956 p. 592)avec entre autres la baronnie de Signes, le lieu du Beausset et le territoire de Meinarguettes : … et temporatium baronie Vallis de Signa, et loci de Bauceto, necnon decimarum dicti loci de Bausseto, et territorii de Meinarguis et Meynarguetis

Temps modernes.

1721 – 14 avril : FACE A LA PESTE, LE BUREAU DE SANTE DE SANARY RECLAME DU RENFORT – Face au danger que présentent les fuyards en provenance de villes touchées par la peste, le Bureau de Santé de Sanary écrit à M. PERRIN commandant des troupes en Provence pour réclamer du renfort, le 14 avril 1721.
Ce dernier répondra une semaine plus tard : « « J’ai reçu votre lettre du 14 Avril. Je ne peux vous envoyer les troupes que vous souhaitez mais j’écrivai à monsieur DOTRES pour le prier de se porter sur votre lieu pour la visite des postes et donner les ordres nécessaires. A l’égard des bâtiments qui viennent du LAN¬GUEDOC vous n’avez qu’à m’en donner avis quand ils seront arrivés et j’enverrai un ordre à M. DECUGIS votre député pour les reconnaître leur donner les attestations de santé nécessaires. « PERRIN à SOLLIES le 21/4 » » (Rotger B., 1984)

Epoque contemporaine.

1789 – 14 avril : EXPERIENCE AERIENNE A PARIS – Pendant que l’on se soucie de la juste proportion des députés de Paris, proportion qui, d’ailleurs — de l’aveu même du roi —, n’a jamais existé dans aucun baillage —, M. Blanchard tente une expérience scientifique rue Saint-Lazare, à l’aide d’un ballon à air inflammable et d’un parachute (Agenda du Bicentenaire, MARDI 14 AVRIL).

1790 – 14 avril : LE CLERGE PERD L’ADMINISTRATION DES BIENS ECCLESIASTIQUES : un décret confie l’administration des biens ecclésiastiques aux administrations locales, établit le salariat des ecclésiastiques et place le culte au rang des dépenses publiques (Fauchois Y., 2001).

1791 – 14 avril : LA GRATUITE SCOLAIRE PARAIT N’AVOIR PAS ETE ETABLIE DANS LA REGION DE TOULON A CETTE EPOQUE. Nous n’en trouvons trace que dans quelques communes, mais bien antérieurement à la loi du 29 frimaire an II : (…) Au Revest, les fonctions d’enseignement et celles du greffe £e la commune ne comportaient qu’un traitement dont le maître devait se contenter, sans rétribution scolaire. » : Le Revest. — Conseil du 14 avril 1791. « …. Le conseil général étant extraordinairement assemblé, M. le Maire a dit que le sieur Sage, greffier et régent des écoles de ladite communauté, demandait à quoi consistaient ses honoraires pour le travail qu’il fait…. Le conseil s’étant consulté là-dessus a délibéré, sauf l’autorisation du département, que le dit greffier recevrait annuellement la somme de 436 livres tant pour ses honoraires que pour son logement qu’il sera obligé de payer sur ladite somme ; en outre, le greffier est^ obligé d’aller à Toulon à ses frais pour ladite commune lorsque le cas l’exigera et d’enseigner les enfants gratis, tant riches que pauvres qui se présenteront pour apprendre à lire et à écrire… » (Arch. comm. du Revest : Le Revest. — Conseil du 14 avril 1791).

1794 – 14 avril (25 germinal An II)
1. TRANSFERT DES CENDRES DE ROUSSEAU AU PANTHEON.
2. DISETTE DU BLE A OLLIOULES, le Conseil délibère d’en demander à Nice ; recensement du foin pour l’armée des Alpes : 2150 quintaux, et des armes (Castellan E., 1937, p. 217).
3. UN ATELIER DE FABRICATION DE SALPETRE A SANARY – L’installation d’un atelier de fabrication de salpêtre fut décidée à Sanary, sur la Place à côté du temple de la Raison (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon). Pour produire la poudre nécessaire à l’artillerie, une fabrique de salpêtre est installée le 25 germinal An II (14 avril 1794) sur la place, près du Temple de la Raison (ex-paroisse) « pour la raison que l’on pourrait profiter de l’eau de la fontaine pour le lavage du salpêtre » (Regards sur un terroir, Sanary). Un canonnier dans le bataillon du Beausset est nommé responsable de l’installation d’une fabrique de salpêtre dans chaque commune du district. Un local devait être aménagé pour recueillir le salpêtre des particuliers et le laver. L’emplacement choisi fut la place, près du Temple de la Raison (place de l’ex-paroisse) « pour la raison que l’on pourrait profiter de l’eau de la fontaine pour le lavage du salpêtre ». Jean-Pierre Martin, maçon, fut choisi et alla suivre 10 jours de cours à Port-la-Montagne. Pour le lessivage des terres, Ollioules fournit le chaudron de Joseph Liotaux, émigré de Sanary. Si le chaudron était bon, en revanche, la chaudière était inutilisable, et le district se chargea d’en fournir une autre.
4. UN ATELIER DE FABRICATION DE SALPETRE A OLLIOULES – – Tout comme le fait Sanary, le Conseil général d’Ollioules délibère de créer un atelier de fabrication de salpêtre pour les armées de la République, daté du 25 germinal An II (14 avril 1794) (Castellan E., 1937, p. 216-217).
5. COUP DE COLERE D’UN REPRESENTANT EN MISSION DEVANT LE PILLAGE D »UN BIEN NATIONAL – Une lettre expédiée le 25 germinal an II (14 avril 1794) par Sénés le jeune en cours d’opérations à Port-la-Montagne à l’agent national de Sanary, témoigne de l’indignation qui venait de le saisir à la vue de charretiers et d’employés au service des charrois militaires, en train de fourrager dans une propriété nationale d’émigrés ensemencée d’avoine et sise sur la route d’Ollioules (Rotger B., 1984, p. 287-288).

1802 – 14 avril :  Sortie en librairie du Génie du christianisme ou beautés de la religion chrétienne. Son auteur est le vicomte François-René de Chateaubriand, un écrivain romantique de 34 ans rendu célèbre par ses œuvres Atala et René. Le livre est une apologie de la religion et survient opportunément quatre jours après la promulgation de la loi du 24 germinal an X qui rétablit officiellement le culte catholique en France, conformément au Concordat signé par le pape Pie VII et le Premier Consul Napoléon Bonaparte.

1799 – 14 avril : EXPEDITION D’EGYPTE – Au Général en Chef. Le 25 germinal (14 avril 1799) . Les ennemis se réunissent de nouveau, Citoyen Général, dans leur ancienne position de Kafr el Sett, en même temps qu’un autre rassem­blement se forme au Bazar, plus à droite à notre égard. J’ose espérer qu’il m’arrivera des cartouches demain. Si vous pouviez envoyer le général Murat avec une forte partie de la cavalerie pour deux jours seulement, il trouverait de quoi travailler dans la plaine. Sans le renfort de cette arme, nous resterons à la vérité toujours maîtres du champ de bataille, mais sans jamais pouvoir poursuivre nos avantages, et ce sera à recommencer tous les jours. Veuillez, je vous prie, me faire connaître vos intentions à ce sujet. Le général Murat pourrait amener une ou deux pièces d’artillerie. Il faut qu’il suive la vallée d’Obellin, laissant Chafa Amr à sa droite, et qu’il se dirige droit vers Bedaoui où il trouvera des troupes. (suite dans Kléber en Egypte 1798-17800 n°2).

1803 – 14 avril : LE PRIVILEGE DE L’EMISSION DES BILLETS EST CONFIEE A LA BANQUE DE FRANCE (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1813 – 14 avril : Napoléon 1er confie à Masséna le commandement de la 8e division basée à Toulon. Il déjoue un complot (Guibal – Paban – Charabot) destiné à livrer Toulon aux Anglais (F.T., 2020).

1814 – 14 avril : Marseille – Située là où se trouvait, dans le rempart démoli en 1666, la porte de la Magdeleine, la place des Capucines fut appelée jusqu’en 1852 celle des Fainéants, « à cause des nombreux frères lais des couvents extérieurs qui stationnaient là avant d’entrer en ville« , écrit Arnaud Bouyala d’Arnaud dans Évocation du Vieux Marseille (éd. de Minuit). La fontaine commandée en 1778 fut deux fois déplacée, d’abord de l’actuelle place de Gaulle en 1825, puis sur la place même en 1863. L’aigle qui surmontait l’obélisque en 1805 fut détruit par la foule à la chute de l’Empire le 14 avril 1814.

1832 – 14 avril : LE CONSEIL D’OLLIOULES ACHETE LA CHAPELLE DE SAINT-JOSEPH à M. Xavier Gay de la Chapelle dite St-Joseph, moyennant le prix de 1200 francs, offre faite par écrit, pour y faire l’abattoir (Castellan E., 1937, p. 291).

1834 – 14 avril : FIN DE LA DEUXIEME REVOLTE DES CANUTS LYONNAIS.

1840 – 14 avril : CREATION DE BRUE-AURIAC – Les communes varoises de Brusa 1033, Auriacum 1032 et castro de Auriac 1165 sont réunies par ordonnance du 14 avril 1840 sous le nom de Brue-Auriac (d’après E. Baratier, La démographie provençale du XIIIème au XVIème Siècle, Ecole Pratique des Hautes Etudes, SEVPN, 1961, complété par E. Baratier, G. Duby, E. Hildesheimer, Atlas historique).

1861 – 14 avril : GEORGE SAND A TAMARIS : « 14 AVRIL (DIMANCHE) PINS DU CAP SICIE – Tems magnifique. Je me porte bien. Après le bain je déjeune copieusement. Je range des plantes. La voiture vient à 2 h. nous allons à Mer Vive où nous disons bonjour à Poney. Matron nous conduit toujours très adroitement à travers champs et fossés jusqu’au bord de la mer, le plus près possible du fort blanc (probablement la batterie de La Verne). Nous y montons à pied et nous allons le plus près possible du Cap Sicié. C’est une longue trotte, toujours remonter et descendre pour remonter. Mais c’est superbe avec le soleil couchant, le profil des caps et le dessin des petites anses. Toujours la même végétation par exemple, pins, lavandes stoechas, astragales épineuses, euphorbes, etc. nous faisons plusieurs poses [sic]. Manceau fait un croquis. Nous revenons bien las et je retrouve avec plaisir la brouette de Matheron qui nous ramène à bon port. Je dîne avec grand faim. Bésig avec Lucien. J’achève de ranger mes plantes. J’écris à Boucoiran. » (George Sand, Voyage du Midi, février 1861 – mai 1861, , Livre en Seyne – Maurice Jean, 2012)

1865 – 14 avril : Mort d’un Juste – Abraham Lincoln assassiné ! Ce soir-là, le 16e président américain manifeste le désir d’un moment de détente. Il se rend avec son épouse Mary au Ford’s Theatre de Washington. La guerre de sécession, qui a déchiré les États-Unis pendant 4 ans, vient de se terminer le 9 avril avec la reddition du général sudiste Lee. Au théâtre, un homme attend son heure. John Wilkes Booth (26 ans), un habitant du Sud établi dans le Nord, profitant de son statut d’acteur, entre et circule dans le théâtre sans susciter de curiosité.  Les deux soldats postés à l’entrée de la loge chargé de la protection du couple présidentiel vont négligemment boire une chope avec le cocher du président. C’est le moment que choisit Booth pour se glisser dans la loge de Lincoln et lui tirer un coup de pistolet dans la nuque. Trouvant moyen de s’enfuir, il sera cependant repéré puis abattu une semaine plus tard dans une grange. Le lendemain matin 15 avril 1865, le président s’éteindra dans une chambre voisine du théâtre, après une brève agonie (d’après Herodote).

1878 – 14 avril : LES FCM DE LA SEYNE LANCENT, POUR LES CHARGEURS REUNIS, LE CARGO PAMPA (Serge Razzanti).

1881 – 14 août : MARSEILLE – Effondrement des tribunes des arènes du Prado. Il y eut plus de 400 morts (info. Chantal GRANGER).

1898 – 14 avril : L’ECONOMIE LOCALE PÂTIT DE LA GREVE AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – « La population se meurt d’anxiété et de crainte, le pauvre commerce, la base de la prospérité locale, agonise ; une telle situation ne saurait se prolonger encore 8 Jours, sans amener de fâcheuses conséquences » (Le Petit Var du 14 avril 1898). Le pauvre commerce a peur de ces meneurs révolutionnaires décidés à tout (Martinenq Patrick, 1983).

1900 – 14 avril : Inauguration de l’Exposition universelle de Paris par le Président de la République, Émile Loubet. Mairies et navires arborent les couleurs nationales – A cette occasion, la mairie de Saint-Mandrier, l’inscription maritime, la douane avaient arboré les couleurs de la nation. Cet exemple a été imité dans la baie de la presqu’île par plusieurs navires en relâche lesquels avaient hissé à leur hampe ou pic le drapeau tricolore (Gisèle Argensse, 1989, p. 123).

1912 – 14 avril :
1. TOURNOI DE FOOT-BALL ENTRE LESTEURS ET PÊCHEURS – Sur le terrain de l’hôpital maritime les équipes «pêcheurs» et «lesteurs» de Saint-Mandrier se rencontrent au football. Bon nombre de curieux s’étaient donné rendez-vous pour admirer l’adresse des jeunes gens et, après un match sérieux le défi fut relevé par l’équipe des pêcheurs «Deï Russou» qui revint victorieuse par quatre buts à zéro. Il n’y eut aucun incident et tout se passa pour le mieux (Gisèle Argensse, 1989, p. 132).
2. EQUIPAGES GRECS AUX ATELIERS DU CREUSOT DE SAINT-MANDRIER – L’effectif du personnel grec attaché aux ateliers du Creusot de Saint-Mandrier, est augmenté par l’arrivée d’un sous-officier, de trois quartiers-maîtres et de deux brevetés qui sont logés au Casernement de la maison Schneider, à l’effet de renforcer l’équipage du Delphin quand il fera route dans quelques mois vers la Grèce (Gisèle Argensse, 1989, p. 145).

3. Naufrage du paquebot « Titanic » –

1926 – 14 avril : LES AVENANTS RELATIFS A LA CONSTRUCTION DU PORTE-AVIONS « BEARN » par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne seront nombreux, tel le n° 13, du 14 avril 1926, pour l’installation d’un poste central aviation dans le hangar (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

1931 – 14 avril : PREMIERE TRANSMISSION D’UNE IMAGE TELEVISEE EN FRANCE.

1934 – 14 avril : LIVRAISON A LA COMPAGNIE DE NAVIGATION MIXTE DU PAQUEBOT EL DJEZAÏR – Le 14 avril 1934, livraison à la Compagnie de Navigation Mixte du paquebot El Djézaïr, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Le 8 août 1934, A BORD DE L’EL-DJEZAIR  – M. LAFFONT A REMIS HIER A MARSEILLE AUX REPRESENTANTS DE LA COMPAGNIE MIXTE, L’ECUSSON EN BRONZE AUX ARMES D’ALGER. Une cérémonie d’un caractère très intime a eu lieu, cet après-midi, à bord du paquebot « El- Djezaïr », courrier d’Alger de la Compagnie mixte, arrivant de voyage. M. Laffont, délégué financier et adjoint au maire d’Alger, a remis officiellement. au nom de la municipalité d’Alger, marraine du paquebot, un superbe écusson en bronze aux armes de la ville. Cette œuvre d’art est destinée à figurer dans le grand salon du navire. A cette cérémonie, la Compagnie mixte était représentée par MM. Vinson, administrateur, Lagorce. représentant le président du conseil d’administration, Sentis, directeur, et le commandant Gentile, capitaine du bord. M. Laffont après avoir adressé des félicitations à la Compagnie mixte, qui a doté la ligne d’Alger d’une unité moderne très rapide, a remis la plaque en présence des membres de l’équipage. M. Vinson a remercié le représentant de la ville au nom de la Compagnie mixte (ECHO d’Alger du 9-08-1934). Le 16 novembre 1940, déréquisitionné après avoir été utilisé comme transport de troupes par la Marine nationale, El Djézaïr gagne Marseille en compagnie des deux autres El. Les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne se chargent de sa remise en état. Dès 1941 : avec El Mansour et El Kantara, le paquebot assurera quelques liaisons avec l’Afrique du Nord, puis il sera désarmé à Marseille. En 1942, il reprendra la mer. En 1943, il sera saisi par Allemands qui le cèderont aux Italiens sous le nom de « Casino ». A la fin de 1943, le navire sera repris par Allemands, puis désarmé et mouillé sur l’étang de Thau. En juin 1944, il brûlera et chavirera à la suite d’un bombardement par les alliés. L’épave, renflouée en 1950, sera vendu en Italie ; toutefois les deux groupes indépendants de turbines Parsons seront récupérés sur pour équiper le nouveau « El Djézair » en construction à La Seyne.

1940 – 14 avril

1. Les congés payés sont maintenus pour 1940, mais sont aménagés – Le ministre du Travail communique : Le décret-loi fixant le régime des congés payés pour l’année 1940 a pour but de concilier les impérieuses nécessités de la produc­tion nationale en temps de guerre avec le souci d’assurer à la classe ouvrière un repos continu indispensable à sa santé physique et morale. Tout en maintenant la durée des périodes de congé déterminées par la loi de 1936, le nouveau texte prévoit une série de mesures destinées à apporter plus de souplesse dans leur répartition. La période des congés payés est étendue à toute l’année. Ils pourront être fractionnés soit en deux, soit en trois périodes, mais l’une de ces fractions devra comprendre au moins six jours ouvrables intercalés entre deux jours de repos hebdomadaire. Ainsi se trouve maintenu pour un minimum d’une semaine le principe de conti­nuité du repos, d’autant plus nécessaire que la durée du travail s’est notablement accrue. Dans les cas où les nécessités de la production de guerre l’exigeraient, les ministres responsables peuvent suspendre ou supprimer le congé, sous réserve du paiement d’une indemnité compensatrice qui ne donne lieu à aucun prélèvement. (Le Petit Parisien, dimanche 14 avril).

2. Le Japon construirait des dreadnoughts de 45.000 tonnes – « New York, 14 avril. Le correspondant du New York Times à Washington annonce que les autorités américaines viennent d’apprendre que le Japon construit des dread­noughts dont le tonnage dépas­sera celui des cuirassés américains. « Les constructions navales japo­naises depuis plusieurs années, écrit-il, furent menées dans le plus grand secret. Les informa­tions permettaient de croire jusqu’à présent que le Japon fai­sait trois, ou quatre unités de 40 à 45.000 tonnes et qui seraient prêtes à servir dès maintenant. Mais il est à présent question d’un programme de huit, et peut- être de douze, bâtiments de ce tonnage». Le correspondant souligne que, même si le Japon n’en construit que quatre, les États-Unis, vu la lenteur de leur travail, n’auront bientôt plus qu’un tonnage à peu près égal à celui de leur voisin de l’Ouest. «La conséquence de cette situation, poursuit le New York Times, devrait être de nous faire accélérer notre programme actuel, ce qui signifierait, dans un avenir proche, l’instauration d’un régime de travail de jour et de nuit, dans nos chantiers natio­naux et privés. » Il est prévu, conclut le journal, d’avoir huit cuirassés de cette classe : deux seulement sont avancés en construction. » (L’Intransigeant, lundi 15 avril). Le pire, c’est que ce n’était pas un bobard ! (HR).

3. Le navire de ligne Richelieu sort de Brest pour faire ses essais de présentation en recette. Ses pièces d’artillerie de 152 ne seront mise en place qu’en juin (article de journal). Ce super-dreadnought de 35 000 tW, premier de la classe Richelieu qui devait comprendre les Jean-Bart et Clemenceau) est en achèvement à 95% à Brest à la déclaration de guerre en septembre1939. Il fait ses essais en mer le 14/04/1940. Le 18 juin, devant le danger couru par l’arrivée éventuelle des troupes allemandes, il quitte Brest et rallie Dakar où il mouille le 23/06/1940. Au moment de l’opération Catapult, au cours de laquelle la Grande-Bretagne tente de mettre la main sur la flotte française (cf. l’affaire de Mers el-Kébir, 3-6/07), le Richelieu est avarié par des avions du porte-avions HMS Hermès le 8/07. Lors de la tentative anglo-gaulliste de prendre Dakar l les 22-24/09, il est la cible principale de l’attaque qui échouera devant la défense résolue de la défense de la place (légères avaries au bâtiment). Après le ralliement du Sénégal, il quitte Dakar le 30/01/1943, rallie New-York le 11/02 où il est réparé et modernisé, recevant entre autres trois pièces de 380 mm du Jean-Bart. Il gagne Mers-el-Kébir le 14/03/1943 puis rejoint la Home Fleet à Scapa Flow, le 20/11/1943. Affecté dans le Pacifique avec l’Eastern Fleet le 14/03/1944, il bombarde Sabang le 25/07 puis gagne Toulon où il arrive le 1/10.  Il entre ensuite en carénage à Casablanca le 18/10/1944, avant de rejoindre l’Eastern Fleet le 20/03/1945. A partir du 15/08/1945, il participe aux opérations de soutien en Indochine. Le 11/02/1946, c’est le retour France. En 1948, il est à Alger avant de gagner Brest où il intègre la Force d’Intervention. Le 1/05/1952, il gagne Toulon pour être affecté à l’école de canonnage. C’est là que je peux enfin l’admirer après n’avoir vu de lui que des dessins et des photos dans les journaux, les dictionnaires et les revues maritimes. Mieux ! son commandant me le fait visiter de la cave jusqu’au grenier. En janvier 1956, il est remplacé au même poste son sistership, le Jean-Bart. Les deux navires feront pour la première et la dernière fois une sortie ensemble avant que le Richelieu gagne Brest le 30/01 où il arrive le 21/02 pour ne plus être qu’un ponton. Désarmé le 30/09/1967, il sera condamné le 16/01/1968 puis vendu en août de la même année 08/1968. Remorqué de Toulon à la Spezia le 25/08, il y sera  démoli à partir du 8/09/1968.

1941 – 14 avril :
1. LES MILITAIRES ET LES MAGISTRATS ONT OBLIGATION DE PRETER SERMENT A L’ETAT FRANÇAIS.

2. LA VILLE DE BREST EST BOMBARDEE PAR LA ROYAL AIR FORCE.

3. « LA SUIPPE » EST COULEE EN GRANDE-BRETAGNE – « La Suippe », dernier aviso du type « La Scarpe » en activité, est coulée en Grande-Bretagne.

4. Amiral Jubelin (mémoires) : « Aujourd’hui, long vol d’opérations sur Sunderland. J’ai tenu le manche en l’air, mais, bien entendu, l’amerrissage a été fait par le premier pilote. Pour prendre le plan d’eau, les hydravions doivent suivre le Mildford Haven, très bas, entre deux allées impression­nantes de ballons de barrage qui protègent les rives. Si le vent vient de l’ouest, on est obligé de remonter d’abord toute l’allée de ballons, d’en sortir pour virer et de la reprendre en sens inverse pour se poser. Toutes, ces manœuvres sont très amusantes.

Ecrit ce soir à l’amiral Muselier pour lui exprimer mes idées sur notre future aéronavale. J’explique que notre extrême pénurie en personnel nous contraint à former la plus petite unité existante : l’escadrille de chasse. »

1942 – du 17 mars au 14 avril : 30 000 JUIFS, SUR 37 000, SONT DÉPORTÉS DE LUBLIN À BELZEC POUR Y ÊTRE ASSASSINÉS – Le camp de Belzec se situe en Galicie occidentale, à l’Est du Gouvernement général (nom code donné à la Pologne par l’Allemagne), notamment à l’est de Lublin. Le camp est relié par chemin de fer à toute la Galicie, de Cracovie à l’ouest à Lvov à l’est, ainsi qu’à tout le district de Lublin. Les premiers gazages eurent lieu à Belzec le 17 mars 1942. Les premières déportations vers Belzec à partir de Lublin commencent le 16 mars. La lecture de l’ordre de déportation a été consignée dans les minutes du Conseil Juif de Lublin du 17 mars 1942 qui ont été conservées. Les réfractaires devaient être abattus. Du 17 mars au 14 avril, 30 000 Juifs, sur 37 000, sont déportés de Lublin à Belzec pour y être assassinés. Nous savons notamment par un document contemporain, un rapport du Dr. Richard Türk du 7 avril 1942, qu’à cette date 18 000 Juifs de Lublin avaient été déportés à Belzec (Christopher Browning, 1991, p. 36)

Période récente.

1948 – Du 23 mars au 14 avril : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso « La Gracieuse » est de surveillance du Mékong (Gérard Garier).

1954 – 14 avril : LA PRESSE EN FOLIE – Samedi et dimanche : « Moulin Rouge », film sur la vie du Toulousain Lautrec (Essor, 14.4.54).

1958 – 14 avril : DESAGREGATION DE SPOUTNIK I DANS LEQUEL SE TROUVAIT LAÏKA, PREMIERE CHIENNE DE L’ESPACE – Le 3 novembre 1957, Laïka première chienne de l’espace. Moins d’un mois après le lancement de Spounik I, l’URSS lance un nouveau satellite, Spoutnik II avec un « passager » la chienne Laïka. A bord du satellite se trouvent des appareils destinés à l’étude du rayonnement solaire, des rayons cosmiques, de la température, de la pression et des rayons X. La chienne Laïka est placée dans un container hermétique, sous air conditionné, avec de la nourriture. Objectif : étudier le comportement de l’animal dans l’espace interplanétaire. Laïka, premier être vivant à être satellisé, survivra 7 jours avant de mourir par manque de protection thermique. Spoutnik II se désagrégera le 14 avril 1958.

1962 – 14 avril : GEORGES POMPIDOU SUCCEDE A GISCARD D’ESTAING comme Premier ministre.

1969 – 14 avril : VALERY GISCARD D’ESTAING FAIT SAVOIR QU’IL VOTERA « NON » AU REFERENDUM (Ken Nicolas, vol. 2, p. 311).

1986 – 14 avril : DECES DE SIMONE DE BEAUVOIR, philosophe, romancière, essayiste, qui partagea la vie de Jean-Paul Sartre. Théoricienne du féminisme, elle a participé au mouvement de libération de la femme.


10. ACTUALITÉ – MÉMOIRE :

2021 – 14 avril : Air France suspend ses vols à destination du Brésil à partir du 14 Avril. Le 2 derniers vols depuis le Brésil arriveront le matin à l’aéroport Roissy CDG. (Ils étaient déjà en cours d’enregistrement quand l’annonce a été faite).


11. DÉTENTE : UNE (vraie) BLAGUE POUR LA ROUTE :

Monsieur Chériy (Ernest) est nommé conservateur des registres publics des terres indigènes en remplacement de monsieur Darling, décédé. (Journal officiel des établissements français d’Océanie, 1955).


12. CLÔTURE.

Il est 7 heures (du matin), je vous souhaite un excellent MARDI à tous et vous dis « A demain »  !

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