ÉPHÉMÉRIDES 13 AVRIL 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 13 AVRIL 2026, 15e ANNÉE (n° 5072)

RESUME DES EVENEMENTS HISTORIQUES de ce jour : L’ensemble offre un panorama détaillé de la région, ses usages et son évolution, tout en soulignant la diversité des documents consultés (actes notariés, chartes, archives municipales et de l’évêché, ouvrages historiques). Le fil conducteur du 13 avril permet une lecture comparative d’événements sur plusieurs siècles, révélant continuités et changements dans la société provençale.

ILLUSTRATIONS : les voies de communication terrestres à l’ouest de Toulon.


  1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR., 13 avril du calendrier grégorien, nous fêtons les Ida, du nom d’Ida de Boulogne, la mère de Godefroy de Bouillon, morte en 1113 et dont les reliques reposent à Bayeux.

Autrefois  : afar, affare, afaire, affaire : terre dépendant d’un fief (Maurel M.) ; le bien avec toutes ses affaires (Mistral 1890) ; propriété rurale (Levy 1909). Aux XIIe et XIIIe siècles, l’affar peut consister en un ensemble de biens immobiliers, de droits et de services appartenant à un seigneur, ou simplement en une tenure ou une terre (Boyer R., 1980). Au XVIIe siècle, affaire se dit quelquefois de la fortune, des biens d’une personne (Furetière).


2. AU CALENDRIER REPUBLICAIN, ce 24e jour du mois de germinal An 2  est dédié à la roquette (la salade, précisons !)


3. DICTON. «Bourgeon qui pousse en avril met peu de vin dans le baril.»

4. LOCUTION PROVENCALE :  n’a pas besoun de sartan, a tout fricassa (il n’a pas besoin de poêle, il a dissipé tout son bien).


5. PENSÉE DU JOUR .  Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde et peut-être un tableau de musée (E. et J. de Goncourt (Idées et sensations).


6. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE. Sénès C. dit la Sinse – PROVENCE, vieilles mœurs, vieilles coutumes. Descriptions et origines. A. Lions, imprimeur, Toulon, 1905, 286 p. H 20817.


7. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER : Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 80%, avec des conditions favorables à la persistance d’un temps très nuageux. Nuit de Dimanche à Lundi : Vent d’ENE force 1 tournant NNW force 2 en milieu de nuit puis devenant force 3. Rafales atteignant 13 nœuds en fin de nuit. Mer peu agitée devenant assez agitée en milieu de nuit. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente. Journée de Lundi 13 avril : Le temps incertain deviendra plus perturbé en seconde partie de journée. Ciel très nuageux à couvert. Averses faibles arrivant en fin de matinée, puis devenant de plus en plus rares. Le soir, très nuageux. Possibilité d’averses. Vent de NW force 3 le matin temporairement force 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 19 nœuds en milieu de journée. Mer assez agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température ! 18°.


8. ÉPHÉMÉRIDES – Choix de textes :

France : -1946  – 13 avril : Vote à l’Assemblée de la loi « Marthe Richard », du nom de son inspiratrice. Elle impose dans toute la France la fermeture des « maisons closes » (bordels ou maisons de passe). La face cachée de la bourgeoisie balzacienne disparaît pour toujours. Prostituée à 16 ans puis mariée à un riche industriel, Marthe Richard (1889-1980) mena une vie fantasque. Elle fut l’une des premières Françaises à acquérir un brevet de pilote. Elle prétendait par ailleurs avoir fait de l’espionnage au service de la France pendant la Grande Guerre. Conseillère municipale de Paris à la Libération en 1945, elle accéda enfin à la respectabilité et put imposer sa loi aux députés et à l’opinion publique. 

Expédition d’Égypte : –Lettre de Bonaparte au général Kléber : (Résumé)  Dans sa lettre datée du 13 avril 1799, Bonaparte, alors en campagne d’Égypte, informe le général Kléber de l’arrivée de munitions et de son intention d’envoyer des cartouches dès que possible. Il donne des instructions concernant la répartition des troupes, notamment celles commandées par Murat, en vue d’un assaut prévu sur Acre. Bonaparte conseille de ne pas s’impliquer dans des querelles inutiles et met en garde contre les risques encourus, tout en exprimant sa confiance dans la réussite prochaine contre Djezzar. Il félicite Kléber pour ses succès militaires et l’encourage à poursuivre ses efforts, tout en se renseignant sur l’état d’un pont stratégique et en évoquant d’autres mouvements de troupes et contacts diplomatiques.

 Histoire locale.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1040e livraison. -1347 – 13 avril : Les « Antiquités de l’Eglise de Marseille » par de Belzunce, nous a conservé une lettre de la reine Jeanne, datée du 13 avril 1347, qui octroie à l’évêque Robert de Mondagot l’autorisation d’établir à Signes, un jour de marché par semaine, de préférence le lundi, et, chaque année pour la fête de la Décollation de St Jean, une foire de trois jours V. Saglietto, La commune de Signes (1986, rééd.).

LA SEYNE-sur-Mer :  735e livraison. –1984 – 13 avril :

1. SUPPRESSION D’EMPLOIS ATTENDUS A LA SEYNE – La NORMED envisage de réduire la production de 35% avec suppression de 3000 emplois, à partir de novembre 1984 (La Marseillaise du 13 avril 1984).

2. LE REALISME A PREVALU. Le paquebot américain Fairsky, libéré, a quitté les chantiers de La Seyne où il était pris en otage par les ouvriers C.G.T. et C.F.D.T. depuis décembre 1983, soit quatre mois. Les négociations sur les effectifs étaient conditionnées à la libération du navire. Le Fairskycontre quelques espoirs ! Nouvelle marche sur Toulon, opposition et majorité réunies (Var-Matin République du 13 avril).

3. Communiqué d’action et de soutien aux travailleurs des chantiersFélicitations aux syndicats et au personnel d’avoir laissé partir le Fairskycontre la commande d’un P.R.E. Et d’un T.G.L., soit 2.400.000 heures, pour 900 personnes, pendant deux ans; la déclaration d’intention de construire deux paquebots, soit 8.000.000 heures; un financement du gouverne­ment de 3,7 milliards de francs; la confirmation du maintien du site; et la négociation de plan de redressement Dollois.

4. Communiqué du maire de La Seyne, Charles Scaglia. Le maire se félicite du bon sens responsable des syndicats qui ont évité la fermeture définitive. Le gouvernement doit confirmer les deux commandes immédiates et revoir le plan Dollois.

OLLIOULES : 726e livraison. –1798 – du 11 au 13 avril : LES TROUPES DE L’EXPEDITION D’EGYPTE SE CONCENTRENT A TOULON – 11 avril, la 18° demi-brigade de ligne, colonel Roger, forte de 2.380 hommes, arrive à La Seyne où elle prend ses cantonnements dans les nombreux entrepôts et magasins de ce port ; les 12 et 13 avril, c’est le tour des 32e et 75e de ligne, environ 5.000 hommes, dont la moitié loge à La Seyne et à Toulon, le reste étant réparti à Ollioules, Reynier (Six-Fours), Saint-Nazaire et Le Beausset. Avec la 2e demi-brigade légère et la 25e demi-brigade de ligne, ces troupes sont placées sous les ordres des généraux Pijon, Rampon et Gardanne (Louis Baudoin, 1965, p. 409).

SANARY : 840e livraison. –1778 – 13 avril : DES SANARYENS PARTICIPENT A LA GUERRE D’INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS – L’amiral D’Estaing quitte Toulon avec 17 navires pour aider les futurs Etats-Unis d’Amérique dans leur guerre d’indépendance. Des Sanaryens sont à bord de ces vaisseaux.


(Les voies de circulation aux 13e et 14e siècles.)

9. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE.

(classement chronologique)

Antiquité. (aucune occurrence)

Moyen Âge.

1045 – 13 avril : Donation à l’abbaye de Montmajour, par Guillaume II, sa femme Stéphanie et leurs fils : 1’évêque Pons II, Guillaume, Aicard, Geofroi, Bertrand et Pierre, de l’île de Coutignargues vel Castellaro seu Rocalonga. Le même jour, Fouque, frère de Guillaume II,| et sa femme Odile donnent aussi à Montmajour leur portion de celle île, avec l’approbation de Guillaume II l’Aîné, Guillaume III le Jeune, l’évêque Pons II, Aicard et Geofroi (réf. Henri de Gérin-Ricard et Emile Isnard, 1926 n° 130. B. Chantelou, fol. 451 et 454. a. Chantelou, édit. du Roure, p. 167. InD. : Albanès et Chevalier, (Gallia … Marseille, n° 113).

-1136 – 13 avril : Mention de la Comune Marcelle dans un privilège de Fouque, vicomte de Marseille (acte notarié aux archives municipales). Remarquer l’écriture du nom de Marseille.

1395 -13 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLEL’Escalhon d’Albanha, 13 avril 1395 (acte notarié). Escalhon d’Aubagnequartier rural de la commune de Marseille, quartier de St Pierre, en deçà du Jarret (1872). Première mention : L’Escaylon, 17 octobre 1328 (acte notarié). Note : « escaillon », gradins rocheux que les chemins franchissent au prix de grandes difficultés.

-1347 – 13 avril : Les « Antiquités de l’Eglise de Marseille » par de Belzunce, nous a conservé une lettre de la reine Jeanne, datée du 13 avril 1347, qui octroie à l’évêque Robert de Mondagot l’autorisation d’établir à Signes, un jour de marché par semaine, de préférence le lundi, et, chaque année pour la fête de la Décollation de St Jean, une foire de trois jours V. Saglietto, La commune de Signes (1986, rééd.).

1435 – 13 avril : A Toulon, chaque chef de famille est tenu de fournir un homme pour des travaux sur le Béal (F.T. 2020). Nota : le béal est l’équivalent provençal du canal en français.

-1471 – 13 avril  : LIEUX-DITS DE MARSEILLE

  1. Fontaynieulx, 13 avril 1471 (charte aux archives de l’Evêché). Fontainieu la Mure, ferme, quartier de Sainte- Marthe. Première mention : Fontainils, 27 avril 1290, charte aux archives municipales).
  2. affar de Pierre Rebuffel, dit Baulme Lobiera (acte aux archives de l’Evêché), première mention de la  GROTTE LUBIERE ou LOUBIEREgrotte, quartier Château-Gombert (1872). Note : baume ; dim.baumelle, baumette : escarpement rocheux en surplomb ; anfractuosité rocheuse ; trou puis habitat au pied d’une montagne ; galerie souterraine en général (Dufournet P. 1978 ; Rostaing Ch. 1950 ; Rousset P.-L. 1988).-

(Le vieux chemin médiéval de Toulon aux limites des Bouches-du-Rhône)

Renaissance.

-1491 – 13 avril : OLLIOULES – continuant l’œuvre de son mari, Delphine Fournier instituait héritier son fils Jaume Deidier, ce qui en fit définitivement le chef de famille (de Ribbe, 1898).

-1517 – 13 avril : Exécution du dernier sultan mamelouk d’ÉgypteLe 13 avril 1517, le sultan ottoman Sélim 1er fait exécuter le dernier sultan mamelouk d’Égypte. Trois ans plus tôt, il a vaincu le chah de Perse sans toutefois s’emparer de son empire. Maître de l’Égypte, le sultan ottoman met également la main sur la péninsule arabe et les deux villes saintes de Médine et La Mecque. Il s’arroge le titre religieux de calife et transfère à Istamboul le califat, autorité suprême des musulmans de la mouvance sunnite.

1595 – 13 avril : Le froid reprend avec une intensité aussi grande qu’en décembre – Hiver rigoureux. Le froid reprit le 13 avril avec une intensité aussi grande qu’en décembre, ce qui occasionna à Paris beaucoup de morts subites, principalement chez les femmes et les petits enfants. A cette même date, de nombreuses hirondelles tombèrent mortes de froid. Toutes les rivières de l’Europe occidentale et centrale, de même que les lagunes de Venise,  furent prises fortement.

(L’ancien chemin et son passage par le val d’Aren).

Temps modernes.

1605 – 13 avril : mOrt DU TSAR Boris Godounov – La disparition du tsar inaugure en Russie une période de troubles dont les Polonais essaient de profiter. L’État sera sur le point de se dissoudre quand, en 1613, les Romanov accèderont au pouvoir et amorceront le redressement du pays.

-1650  – 13 avril : LE CHEVALIER PAUL – Anobli et promu chef d’escadre en novembre 1649, le chevalier Paul mit en 1650 son pavillon sur la « Reine » et, le 13 avril, dispersa une division espagnole au large du cap Corse.

-1695  – 13 avril : mort de Jean de La Fontaine – Perrette est bien triste devant son pot au lait brisé, car on vient de lui annoncer la mort du fabuliste Jean de La Fontaine à qui nous devons aussi des poèmes, des pièces de théâtre et des livrets d’opéra. Peut-être Perrette a-t-elle dit alors : « Adieu, veaux, vaches, cochons, Jean a cassé sa pipe ! ».

-1747 – 13 avril  : LIEUX-DITS DE MARSEILLEmention du Vallon des Auffes (acte de vente cité dans le mémoire de Louis de Villeneuve, au carton Nicolaï, n°30), quartier de Notre-Dame de La Garde (1872). Première mention du vallon le 13 mai 1311 (acte notarié) comme Vallon den Garnier. Depuis le milieu du dix-huitième siècle, les maîtres auffiers de Marseille ayant choisi cet endroit pour y faire séjourner leurs spars ou auffes et les rendre plus flexibles, ce vallon a reçu le nom qu’il porte aujourd’hui. Note : l’auffe est le terme franco-provençal pour désigner l’alfa.

1778 – 13 avril : DES SANARYENS PARTICIPENT A LA GUERRE D’INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS – L’amiral D’Estaing quitte Toulon avec 17 navires pour aider les futurs Etats-Unis d’Amérique dans leur guerre d’indépendance. Des Sanaryens sont à bord de ces vaisseaux.

Epoque contemporaine.

-1789 – 13 avril :

1. Le roi reconnaît qu’il est impossible de connaître précisément le nombre de citoyens parisiens qui composent les trois ordres à l’intérieur de la capitale, quartier par quartier. En assignant le nombre fixe de représentants dans chaque assemblée, il s’expose ainsi à une répartition très inégale ; Louis XVI a donc décidé de pro­portionner le nombre de représentants au nombre de person­nes convoquées (Agenda du Bicentenaire – LUNDI 13 AVRIL).

2. Sanary connut une « émotion populaire » qui dura du 26 mars au 13 avril  Elle se manifesta particulièrement dans les milieux agricoles qui pour notre localité atteignaient le tiers de l’effectif de la population. Pour calmer la population, le Maire Sarret, ancien capitaine d’infanterie et son Conseil, accordèrent une diminution des taxes sur différents « comestibles », comme le pain, l’huile et le sel. Un envoi par Toulon, de quinze fusiliers contribua à ramener le calme et un envoi de troupes supplémentaires fut jugé inutile. Le calme revenu, on établit le cahier des doléances, que les députés devait porter au Roi, à Versailles (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; texte repris dans Rotger B., 1990, p. 17-18).

1791 – 13 avril : Condamnation par le pape de la Constitution civile du clergé (Pierre Goubert, Initiation …, 1984). Le pape renouvelle sa condamnation de la « constitution civile du clergé » votée le 12 juillet 1790 qui contrevenait au Concordat de 1516. Un véritable schisme divisa l’Eglise de France : d’un côté les « constitutionnels » qui avaient prêté le serment prescrit par la Constitution, de l’autre côté les « réfractaires » qui le refusaient (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France, Garnier-Flammarion, édition de 1970). 11 mars-13 avril : le pape condamne la Constitution civile du clergé (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1794 – 13 avril (24 germinal An II) : L’absence de toute marchandise était aussi absolue que le manque des denrées et les cordonniers s’engagèrent à fabriquer des souliers conformément à la loi du 14 ventôse, pourvu qu’on leur remît le nécessaire (24 germinal).

1796 – 13 avril (24 germinal an IV) : Victoire de Millesimo (Piémont), de Augereau sur le corps de Provera.

1798 – 2 au 13 avril : Arrivée à Toulon DE l’escadre de l’amiral Brueys venant de Corfou ; elle comprend les vaisseaux suivants : Guillaume-Tell, portant son pavillon, Tonnant, Aquilon, le Mercure, l’Heureux et le Généreux, plus cinq bâtiments vénitiens, fort médiocres, qui sont le Robert, le Banel, le Frontin, le Dubois et le Causse. A cette force navale s’ajoutaient la Justice, le Léoben, le Mantoue, le Montenotte et l’Arthémise, soit cinq frégates. Ce même jour entre en rade la division du contre-amiral Ferrée qui se compose de quatre frégates qui sont : la Junon, le Muiron, la Diane et la Carrière; cette division vient d’Ancône qu’elle a quittée le 12 février. Le ministre de la Marine, Pléville le Peley, ordonna de faire mouiller les navires dans les eaux de la baie du Lazaret et de les y laisser en quarantaine afin, écrivait-il, de prévenir de possibles désertions. Ce fut là une mesure très maladroite, une mauvaise inspiration qui a été jugée sévèrement par les historiens, après les contemporains. Inhumaine et absurde, elle affecta le moral des équipages et causa du retard dans les travaux de remise en état des bâtiments du fait de leur éloignement de l’arsenal. Un de ses résultats les plus clairs fut le débarquement de près de six cents hommes malades qui furent évacués sur l’établissement du Lazaret et sur l’hôpital de Saint-Mandrier, car la quarantaine imposée, longue et pénible, se prolongeant jusqu’au départ de la flotte, favorisa la détérioration de l’état sanitaire des équipages consignés à bord des vaisseaux. Le commandant en chef de l’escadre lui-même, Brueys, nommé vice-amiral par Bonaparte le 13 avril, eut à cœur de partager le sort de ses officiers et de ses hommes ; il ne put voir sa femme et ses enfants, venus à Toulon, qu’à travers la grille d’entrée du Lazaret et il ne put les recevoir qu’après l’arrivée du général Bonaparte. Pendant leur séjour à Toulon, Mme Brueys et sa famille logèrent dans une maison de la place d’Armes appartenant au sieur Chambry (Louis Baudoin, 1965, p. 408).

1798 – du 11 au 13 avril : LES TROUPES DE L’EXPEDITION D’EGYPTE SE CONCENTRENT A TOULON – 11 avril, la 18° demi-brigade de ligne, colonel Roger, forte de 2.380 hommes, arrive à La Seyne où elle prend ses cantonnements dans les nombreux entrepôts et magasins de ce port ; les 12 et 13 avril, c’est le tour des 32e et 75e de ligne, environ 5.000 hommes, dont la moitié loge à La Seyne et à Toulon, le reste étant réparti à Ollioules, Reynier (Six-Fours), Saint-Nazaire et Le Beausset. Avec la 2e demi-brigade légère et la 25e demi-brigade de ligne, ces troupes sont placées sous les ordres des généraux Pijon, Rampon et Gardanne (Louis Baudoin, 1965, p. 409).

1799 – 13 avril : EXPEDITION D’EGYPTE

– ‘Abd-al-Rahman al-Jaberti : « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition d’Egypte, 1798-1801 » . Samedi 8 [13 avril 1799] [Départ des Marocains] Une unité de Français s’est dirigée vers Bûlâq avec deux canons, pour escorter les Marocains jusqu’au fleuve et à al-‘Âdiliyya. A la vue du départ des soldats et des canons, les gens s’alarmèrent en ville et à Bûlâq ; ils se mirent, suivant leur habitude, à crier et à courir en tous sens. On racontait que les Français étaient sortis pour combattre les Marocains. Souqs et magasins fermèrent pour la plupart. Toutes sortes de bruits imaginaires circulaient. Mais les Marocains restèrent sur place ; ils ne sortirent que le lendemain. Les Français les accompagnèrent jusqu’à al-‘Âdiliyya en battant des tambours, un canon en avant et un autre en arrière, avec un détachement de soldats.

Lettre de Bonaparte au général Kléber : «  Au camp d’Acre, le 24 Germinal (13 avril 1799). Au général Kleber. , j’ai reçu citoyen général, vos différentes lettres.  L’adjudant-général Leturc, qui est arrivé à Kaifa avec le convoi nous apporte de quoi faire une grosse quantité de cartouches. Dès l’instant qu’elles seront faites, on vous en enverra le plus qu’il sera possible.

Le général Murat laissera à Saffet les 150 hommes de la 25e que vous aviez laissé à Caîffa, ; P à vous les prendrez pour les placer ou vous jugerez à propos. Je désirerais qu’avec le reste de sa colonne, il peut être de retour pour l’assaut d’acre qui pourra avoir lieu le 30.

Écrivez à Gherrar qu’il a tort de se mêler d’une querelle qui le conduira à sa perte : comment lui qui a eu tant de à se plaindre d’un homme aussi féroce  quejezzr, peut-il exposer la fortune et la vie de ces paysans pour un homme aussi peu fait pour avoir des amis que sous peu de jours âcre sera pris et Djezzar puni de tous ses forfaits, et qu’alors, il regrettera, peut-être trop tard,  De ne pas s’être conduit avec plus de sagesse et de politique. Si cette lettre est nulle, elle ne peut dans aucun cas faire mener un mauvais effet

votre bataille est fort bonne, cela ne laisse pas de beaucoup dégoûter cette canaille, j’espère que si vous les revoyez, vous pourrez trouver moyen d’avoir leur pièce.

Est-il bien sûr que le pont, qui est plus bas que le lac tabarieh, soit détruit ?  Les habitants du pays dans les différents renseignements qu’ils me donnent, me parle toujours de ce pont comme si les renforts pourraient venir par là et dès lors comme s’il n’était pas détruit.

Le monde Thabor et témoin de vos exploits. Si ces gens-là tiennent un peu et que vous ayez une affaire un peu chaude cela vous vaudra les clés de Damas.

En fait dans les différents mouvements qui peuvent se présenter, vous trouvez moyen de vous mettre entre eux et le et le Jourdain, il ne faudrait pas être retenu par l’idée que cela les ferait marcher sur nous. Nous nous tenons sur nos gardes, nous en serions bien vite prévenu et nous irions à leur rencontre, mais alors il faudrait que vous les poursuiviez en queue assez vivement. Mais je sens que ces gens-là ne sont pas assez résolus pour cela. Si cela arrivait, il s’éparpillerait tout bonnement en route. J’ai envoyé, il y a 3 joursà Saffet un homme qui est depuis jaffa avec nous pour avoir une conférence avec Ibrahim-Bey, et doit être de retour demain, et si la cavalerie qui est devant sa fait l’a empêché de remplir sa mission, je vous l’enverrai il sera plus apporté de la remplir de chez vous. » Signé Bonaparte.

1814 12 au 13 avril — Napoléon tente de s’empoisonner dans la nuit du 12 au 13. Après sa tentative d’empoisonnement, le 13 avril au matin, l’empereur demande ses pistolets à Roustam. Épouvanté, celui-ci n’exécute par l’ordre et s’enfuit à Paris, pour régler ses affaires avec sa famille, en vue du départ à l’Ile d’Elbe. Il revient. Un domestique lui fait remarquer que si une telle tentative se reproduisait, il en serait tenu pour responsable. Roustam est déboussolé et l’Empereur refuse de le recevoir. Lors du départ pour l’Ile d’Elbe, Roustam a été remplacé par le Mamelouk Ali (Louis-Etienne Saint-Denis, né à Versailles 1788-1856 : voir Jacques Macé, Dictionnaire historique de Sainte-Hélène, Tallandier, 2004, p. 100 et 400). Dans ces conditions, Roustam s’enfuit et rejoint sa famille à Paris. Ainsi, les relations entre Napoléon et Roustam s’achevaient sur un malentendu. Débat :  On a dit que Napoléon avait utilisé le poison préparé par Cabanis et remis à ses amis, dont Condorcet en 1793 (voir Historia n°138 – mai 1958, p. 471 : Septime Gorceix, Napoléon a-t-il voulu se suicider avec le poison de Cabanis ? Il semble plus vraisemblable que Napoléon ait utilisé le poison préparé par son médecin Yvan, en Russie, le lendemain de la bataille de Maloiaroslavets (24 octobre 1812), lorsque l’Empereur avait failli être fait prisonnier par les Cosaques : voir Anka Muhlstein, Napoléon à Moscou ed. Odile Jacob, 2007, p. 241-242, avec le renvoi.

1847 – 13 avril : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Bou-Maza se rend au colonel de Saint-Arnaud – En 1844, tandis qu’Abd el-Kader éprouve défaite sur défaite, les paysans du massif du Dahra, à l’est de Mostaganem et d’Oran, se soulèvent à l’appel d’un Berbère surnommé « Bou Maza » (l’homme à la chèvre). La réaction de l’armée française ne se fait pas attendre. Des « colonnes infernales » ravagent la contrée jusqu’à la reddition de « Bou Maza » le 13 avril 1847.

1861 – 13 avril : George Sand écrit dans ses carnets : « Le 13 avril à 14h, nous partons pour Six-Fours dans la brouette des dépêches (Nota : Expression argotique pour parler de la voiture assurant le courrier entre les différents villages). Le chemin de Tamaris à la Seyne est toujours bien dur, celui de Tamaris à Six-Fours est superbe. On nous mène sur une colline boisée charmante avec le moins de fatigue possible? C’est dur tout de même de monter à pied jusqu’en haut (Nota : A cette époque, la route actuelle n’était pas construite. Le vieux Six-Fours était desservi par des calades : petits chemins accessible à cheval ou à pied, pas en charrette). Les vues sont magnifiques, celle du sommet admirable. On voit toute la côte Saint-Nazaire, Bandol, les îles, le Bec de l’Aigle…C’est immense et ça me rappelle les fonds de paysages fantastiques de Léonard de Vinci. Six-Fours n’est qu’un amas de ruines très pittoresque. Est-ce l’abandon ou le mistral qui l’ont mis en cet état ? La chapelle du faîte est abandonnée (Nota : Sans doute la chapelle Notre-Dame de la Courtine, démolie lors de la construction du fort. Son élégante façade, avec sa porte, se trouve au jardin Albert I à Toulon). L’église à mi-côté n’a rien de vraiment remarquable malgré l’enthousiasme du curé (l’abbé Garrel) qui voudrait nous voir épatés. Il y a un tableau remarquable de Pérugin (Le polyptyque de Ludovico Bréa (début XVIe siècle) qui fut restauré et exposé au Louvre en 1937) qui paraît beau mais qui est dans un état déplorable. C’est beau partout, le temps est délicieux. Nous rentrons à 6 h. J’ai presque faim. Je mange du homard qui passe bien. Lucien continue à se battre avec Marie, ils n’ont fait que ça à la promenade. Bésig avec Lucien. Manceau retape un croquis qu’il a fait tout en haut de Six-Fours. Ils sont las et vont se coucher. Je reste à ranger des plantes. J’ai écrit à Mme Margollé. » (George SAND, le voyage dit du Midi (1861).

1867 – 13 avril : AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary Marius Michel- 13 avril – Samedi, S. Marcelin – « D’après l’opinion de ceux qui arrivent de Paris voir la grande exposition, il y a un tel encombrement dans ce palais qu’il n’a pas du tout été agréable d’aller voir l’exposition. On ne peut pas encore avoir une idée de ce que sera le grand marché, ce pandémonium impérial. Il faudra encore 2 ou 3 mois avant que tout soit à sa place. »

1881 – 13 avril : Les premières troupes françaises quittent le port de la Joliette à Marseille pour la Tunisie à bord des navires de transport « Ville d’Oran » et « Abd-el-Kader ». Les bataillons des 3e, 15e, 17e, 22e et 86e régiments de ligne rassemblent un effectif de 2000 soldats, auxquels se joindront des troupes venant d’Algérie.

1898 – 13 avril : GREVISTES DE LA SEYNE – 600 femmes se réunissent au sous-sol des écoles de La Seyne ; elles iront le 13 chez Mme Lagane pour la persuader d’intervenir auprès de son mari dans le sens des ouvriers. Délégation de 7 femmes : rien n’y fait. Mme Lagane dit ne pas devoir se mêler aux affaires de son époux. Mais l’humeur, déjà, bascule (Martinenq Patrick, 1983). Note : Amable Lagane (1838-1910), détaché du cadre des ingénieurs du Génie Maritime depuis 1865 à La Seyne, fut nommé en 1872 au poste d’ingénieur en chef des chantiers navals dont il devint directeur en 1891.

1899 – 13 avril : Religion – En 1875, Mme Mollat, fille des propriétaires du château du Canier, offre à l’église de Saint-Mandrier un superbe chemin de croix en stuc. Le curé de Saint-Mandrier procède à son érection le 13 avril (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 68).

1904 – nuit du 12 au 13 avril : Livré en août 1903 par les chantiers navals de La Seyne, le cuirassé Tsesarevitch rejoint l’escadre de la flotte russe du Pacifique après quelques problèmes de prise en main du bâtiment. Il est à Port Arthur en décembre. Le 9 février, il est torpillé par les Japonais mais, grâce au système de cofferdam prévu à la construction, les dégâts sont peu importants. Il est réparé à flot à l’aide de caissons étanches. Dans la nuit du 12 au 13 avril 1904, le commandant de la flotte, l’amiral Makarov disparaît avec son bâtiment qui saute sur une mine.

1912 – 13 avril : Au Royaume Uni, création de la Royal Flying Corps, qui deviendra la Royal Air Force (RAF) en 1918 au moment de la fusion avec la Royal Naval Air Service. La devise du Royal Flying Corps, reprise par la Royal Air Force, est « Per ardua ad astra » (à travers les difficultés jusqu’aux étoiles).

-1928 

1. du 2 au 13 avril : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Des tirs de 155 mm sont encore exécutés par le Béarn lors de 9 sorties le 2 puis le 12 avril. Les freins de batterie ont été réglés et les temps de rentrée en batterie sont jugés acceptables. Le bâtiment sort encore le 13 avril (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

2.13 avril : AVIATION MARITIME OU LUTTE CONTRE LES SOUS-MARINS ? – En 1927/28, lors d’un grand carénage à Sidi-Abdallah, la plateforme d’aviation de l’aviso « Bapaume » est retirée et l’on remet en place sa pièce de 138,6 mm à l’avant. Mais c’est l’équipement anti-sous-marin qui est privilégié. (…) Les essais du bâtiment, ainsi équipé, sont entrepris à partir du 13 avril 1928 à Bizerte. Va-t-il devenir le fer de lance d’un entraînement anti-sous-marin retrouvé et systématique ? Non ! Car il est bientôt affecté à la « Formation des indigènes », puis désarmé (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).

1940  – 13 avril :

1. L’aviso-dragueur « Elan » termine ses essais à Lorient débutés le 7 (capitaine de corvette Bluzet), puis démontage et nouveaux essais (Gérard Garier, id.).

2. NOTRE MARINE – A 7 h 30, le porte-avions Béarn, se rendant à Toulon, appareilla de Brest. Il fut escorté par le contre-torpilleur Panthère qui se rendait également à Toulon et par le Commandant Bory qui reçut liberté de manœuvre au détroit de Gibraltar et rallia Casablanca où il arriva le 17 (Gérard Garier, id.)

3. NOTRE MARINE – Le 12 avril, à 13 h 35, les sous-marins Doris, Circé et Orphée, se rendant de Brest à Harwich, appareillent de Brest escortés par l’aviso-dragueur Commandant Delage jusqu’au point situé à 23 milles dans le sud de Sainte-Catherine où l’aviso sera relevé par un escorteur britannique le 13 au soir. Le Commandant Delage fera alors route sur Brest, où il arrivera le 14, à 8 h 15 (Gérard Garier, id.).

4. BOBARD DE PREMIER ORDRE – « Je ne sais pas si vous con­naissez le Fondateur-créateur du Tour de France. Je le con­nais, il est mon meilleur ami, et sous votre promesse de ne pas le lui redire, je puis vous affir­mer qu’il est têtu comme une vieille mule, et le voilà reparti dans la voie… gouvernementale du Tour de France. 11 y aura donc un 33′ Tour de France Cycliste en 1940. Là ! là ! Calmons-nous. Ce serait, en effet, un bel effort à accomplir, du beau travail à fournir, non sans mérite d’ail­leurs, et qui vaudrait à « L’Auto » un petit peu de recon­naissance de tous les sportifs français. D’autant plus qu’en Allema­gne ils ont apporté tous leurs soins à ce que, pendant la guerre, le sport conserve son activité coutumière. Leurs vélo­dromes fonctionnent à plein, bondés d’ouvriers métallurgis­tes qui ne peuvent dépenser leur argent que sous forme de loisirs; les courses sur route sont plus nombreuses que jamais. Mieux encore, les Alle­mands ont bluffé en annonçant qu’ils feraient, cette année, leur Tour d’Allemagne. » (L’Auto, samedi 13 avril)

-1941- 6 au 13 avril : INVASION DE LA YOUGOSLAVIE – Le 6 avril à 5h15 du matin, l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie et la Hongrie envahissent la Yougoslavie sans déclaration de guerre préalable. Les journaux italiens et allemands déclarent que « les forces de l’Axe marchent contre la trahison des Serbes, en référence au putsch des officiers serbes du 27 mars ». Partant d’Autriche, de Hongrie, de Roumanie et d’Albanie, les forces de l’Axe se dirigent vers les principales villes de Yougoslavie et s’enfoncent entre Grecs et Yougoslaves pour empêcher une éventuelle jonction. À l’aube, sous la direction personnelle du maréchal Hermann Goering, la Luftwaffe lance une puissante attaque aérienne contre Belgrade, pourtant déclarée « ville ouverte ». Tous les terrains d’aviation sont bombardés et l’aviation yougoslave est pulvérisée au sol. Un second bombardement massif a lieu le lendemain pour engendrer la terreur parmi la population. En deux jours, les raids allemands font 17 000 tués dans la population civile de Belgrade. La ville est occupée le 13 avril 1941. Alors entrent en action les résistants du général Mihailovic, les Tchetniks.

1942 – 13 avril : Rawa-Ruska, le camp de la mort lente.Le 13 avril 1942, deux mille prisonniers de guerre français entrent dans le camp disciplinaire de Rawa-Ruska. Ils seront bientôt suivis de milliers d’autres. Tous vont souffrir des rigueurs extrêmes de ce camp de représailles, à l’image du docteur J. Guérin et de Georges Moret, dont nous reprenons les témoignages. La défaite de juin 1940 s’est soldée par un bilan très lourd pour l’armée française : 120.000 morts, 200.000 blessés, 1.850.000 prisonniers dont 1,6 million envoyés en Allemagne dans des camps de prisonniers (en allemand, « stalags »). Beaucoup de ces prisonniers ne se résignent pas à leur sort et entrent en résistance par des actes de sabotage et des tentatives d’évasions. Malgré la création de commandos disciplinaires, les Straf-Kompagnie, et l’incarcération des fortes têtes dans des prisons civiles, les actes d’insubordination continuent. Pour mettre enfin un terme à la résistance, l’Oberkommando der Wehrmacht décide le 21 mars 1942 de transférer les prisonniers « coupables » de récidive dans le camp 325, à Rawa-Ruska (on écrit aussi Ravaruska), près de Lemberg, en Galicie (aujourd’hui Rava-Russkaja, près de Lwow, en Ukraine). Un premier convoi de 2.000 prisonniers français part vers l’Est pour un voyage de six ou sept jours dans des wagons à bestiaux. Il croise en gare de Dresde un train de soldats en uniforme de la Wehrmacht portant l’écusson bleu-blanc-rouge. Il s’agit de la Légion des Volontaires Français, autrement dit des Français engagés volontaires dans l’armée allemande ! Après les quolibets et les invectives, les prisonniers entonnent la Marseillaise. Rapidement, les autorités militaires font repartir le train pour mettre un terme à cette rencontre pour le moins inopportune. Rawa-Ruska ! Il suffit d’évoquer les noms des camps voisins de Treblinka, Chelmno, Belzec, Sobibor ou Auschwitz-Birkenau, pour comprendre que le camp 325 de Rawa-Ruska est situé dans le terrifiant « triangle de la mort » de la « Solution finale ». Habillés de vieux uniformes, pour la plupart sans sous-vêtement, les pieds nus chaussés de sabots ou de sandales, les prisonniers doivent affronter les rigueurs du climat. Une soupe de millet dans des récipients de fortune, quelquefois des légumes (le plus souvent gelés ou avariés) ou une miche de pain pour 35 hommes servent de nourriture. Un seul robinet délivre une eau polluée aux 10.000 prisonniers ! Avant l’arrivée des premiers prisonniers de guerre français, les Allemands ont fait transférer dans le camp dix médecins français juifs pour « assurer » leur suivi sanitaire. Évidemment, ils ne disposent strictement d’aucun moyen, d’aucun médicament, mais leur dévouement est exemplaire pour tenter de soulager leurs compatriotes. Malgré ce régime inhumain, la résistance continue aussi bien dans le camp que dans les commandos satellites et il y a de nombreuses et improbables tentatives d’évasion. Quelques-unes réussissent, mais beaucoup se soldent par des exécutions. Rawa-Ruska est définitivement abandonné le 19 janvier 1943 après que la Croix Rouge eut dénoncé les conditions infligées aux prisonniers de guerre. Évoquant Rawa-Ruska sur les ondes de la BBC, Winston Churchill le baptise le « camp de la goutte d’eau et de la mort lente ». es prisonniers sont dispersés dans différents camps de détention. Délivrés bien plus tard par les Soviétiques, ils ne regagneront la France que le 2 juillet 1945 (Jean Brillet, 10 avril 2019).

-1943 – 13 avril :

1. Contrairement aux accords, le pavillon italien est hissé sur les quatre navires français non sabordés à Toulon : les contre-torpilleurs « Panthère », « Tigre » et « Lion », le torpilleur « Trombe » qui sont copieusement photographiés par l’agence officielle italienne « LUCE ». Ces navires quitteront Toulon entre le 23 mars et le 13 avril pour être incorporés dans la flotte italienne. Les Italiens n’auront pas la même chance avec le contre-torpilleur « Bison » pour lequel des mois de travaux sont encore nécessaires.

2. Les Allemands parlent, le 13 avril, de leur découverte du charnier de Katyn contenant 4500 cadavres d’officiers PolonaiS. Immédiatement, les Soviétiques accusent les Allemands d’être les auteurs de ce massacre. Malheureusement pour eux, des représentants de la Croix Rouge internationale invités par les Allemands à enquêter concluront à la responsabilité des Soviétiques. Malgré les dénégations soviétiques faisant suite à l’exploitation au début de l’année 1943 par la propagande allemande du massacre de Katyn et l’histoire que l’on en a rédigée après coup, les documents retrouvés en ex-URSS sont accablants : c’est bien le NKVD, la police politique soviétique, qui a assassiné en 1940 ces 4500 prisonniers de guerre polonais, confirmant en cela les conclusions de la commission internationale, essentiellement composée de représentants de pays alliés à l’Allemagne nazie ou occupé par celle-ci, à l’exception de la Suisse, publiées le 30 mai : les assassinats ont eu lieu au printemps 1940, ce qui en fait porter la responsabilité aux Soviétiques. La Croix-Rouge polonaise parvient à la même conclusion, mais elle ne la rend pas publique, pour ne pas donner d’argument à la propagande nazie : son rapport est transmis au gouvernement britannique qui le classe comme un document ultrasecret et ne le divulgue qu’en 1989. [Aujourd’hui l’histoire a retenu ce massacre particulier comme emblématique de l’ensemble de ces crimes commis à l’encontre de la nation polonaise par l’URSS. À l’époque, la Pologne avait été morcelée par les deux puissances totalitaires liées par le pacte germano-soviétique. La terreur dans les deux parties occupées du pays fut comparable ; la brutalité et la cruauté avec lesquelles les deux occupants emprisonnaient et assassinaient les Polonais était la même. En Europe occidentale, le dogme idéologique interdisait de mettre côte à côte les crimes d’Hitler et ceux de Staline. Ce fut un sujet tabou pour la gauche française. Pendant de longues années, elle garda le silence autour de l’invasion de la Pologne par l’Armée rouge, des crimes des Soviétiques, de même que sur Katyn. Jusqu’à aujourd’hui, ce tragique événement historique est un cadavre dans le placard de la gauche française, si longtemps indulgente à l’égard de Joseph Staline.[] Une étude récente, reprenant l’histoire de Katyn et son traitement par la gauche française, notamment la diffusion par le PCF du mensonge soviétique, jusqu’à une lecture critique des articles parus dans « L’Humanité » et dans « Le Monde », s’interroge sur cette difficulté française à admettre les crimes soviétiques. La guerre tue, on le sait, mais la politique aussi. Le mensonge n’est pas l’apanage de notre époque, il a existé de tout temps pour couvrir des actes barbares ! La leçon doit porter. Mais que c’est loin, tout ça, et comme c’est près de nous en même temps.

(Le chemin royal passant par les gorges d’Ollioules-Evenos, XVIIe s.)

Période récente.

-1946  – 13 avril : Vote à l’Assemblée de la loi « Marthe Richard », du nom de son inspiratrice. Elle impose dans toute la France la fermeture des « maisons closes » (bordels ou maisons de passe). La face cachée de la bourgeoisie balzacienne disparaît pour toujours. Prostituée à 16 ans puis mariée à un riche industriel, Marthe Richard (1889-1980) mena une vie fantasque. Elle fut l’une des premières Françaises à acquérir un brevet de pilote. Elle prétendait par ailleurs avoir fait de l’espionnage au service de la France pendant la Grande Guerre. Conseillère municipale de Paris à la Libération en 1945, elle accéda enfin à la respectabilité et put imposer sa loi aux députés et à l’opinion publique. 

1956 – 13 avril :

-exercice de parachutage en mer avec le concours des hélicoptères de la B.A.N. – Sous les yeux de Paul Anxionnaz, secrétaire d’Etat à la Marine, un nouvel exercice de parachutage en mer est effectué avec le concours des hélicoptères de la base mandréenne (Ken Nicolas, vol. 1, p. 284).

– « Dans le cadre d’une émission diffusée aujourd’hui sur l’émetteur local de Fourvières, Lourdes, cité de lumière, un film qui a fait courir depuis plusieurs années les poules catholiques. » (La Dépêche, 13.4.56).

1964 – 13 mars : Sidney Poitier reçoit l’Oscar du meilleur acteur avec son rôle dans le film « Le Lys des champs » de Ralph Nelson. Il est le premier noir à recevoir cette récompense.

1970 – 13 avril : MISSION APOLLO 13 – La mission lunaire Apollo 13 a un problème, un des réservoirs d’oxygène explose. Les 3 astronautes, James Lovell, John Swigert, Fred Haise, trouvent refusent dans le LEM. Ils seront sauvés et amerriront dans le Pacifique Sud.

1975 – 13 avril :

1. début de la guerre du LibaN. L’agression d’une foule de chrétiens à la sortie d’une église par des fedayine palestiniens marque le début de la guerre civile au Liban. Elle fera entre 130 000 et 250 000 victimes et ne se terminera que le 13 octobre 1990. Bien que locale, cette guerre apparaît a posteriori comme le chaînon qui relie le conflit israélo-arabe à l’émergence de l’islamisme (Téhéran, 1978) et à la relance du conflit entre musulmans sunnites et chiites (guerre entre l’Irak et l’Iran, 1980).

2. TCHAD. Le premier président du Tchad, François Tombalbaye, est renversé et tué. C’est pour le Tchad, colonie de l’Afrique équatoriale française (AEF) devenue indépendante le 11 août 1960, et l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, le début d’un long cauchemar …

1984 – 13 avril :

1. SUPPRESSION D’EMPLOIS ATTENDUS A LA SEYNE – La NORMED envisage de réduire la production de 35% avec suppression de 3000 emplois, à partir de novembre 1984 (La Marseillaise du 13 avril 1984).

2. LE REALISME A PREVALU. Le paquebot américain Fairsky, libéré, a quitté les chantiers de La Seyne où il était pris en otage par les ouvriers C.G.T. et C.F.D.T. depuis décembre 1983, soit quatre mois. Les négociations sur les effectifs étaient conditionnées à la libération du navire. Le Fairskycontre quelques espoirs ! Nouvelle marche sur Toulon, opposition et majorité réunies (Var-Matin République du 13 avril).

3. Communiqué d’action et de soutien aux travailleurs des chantiersFélicitations aux syndicats et au personnel d’avoir laissé partir le Fairskycontre la commande d’un P.R.E. Et d’un T.G.L., soit 2.400.000 heures, pour 900 personnes, pendant deux ans; la déclaration d’intention de construire deux paquebots, soit 8.000.000 heures; un financement du gouverne­ment de 3,7 milliards de francs; la confirmation du maintien du site; et la négociation de plan de redressement Dollois.

4. Communiqué du maire de La Seyne, Charles Scaglia. Le maire se félicite du bon sens responsable des syndicats qui ont évité la fermeture définitive. Le gouvernement doit confirmer les deux commandes immédiates et revoir le plan Dollois.


(Caserne de gendarmerie du Camp, Le Castellet. 1805)

10. ACTUALITÉ – MÉMOIRE :

2006 – 13 avril : En Iran, le président Mahmoud Ahmadinejad indique que son pays a un programme d’enrichissement d’uranium et qu’il ne renoncera pas. L’objectif, à cette époque, que l’Iran devienne une puissance nucléaire.

2013 – 13 avril : Découverte du premier cas de contamination par l’Influenzavirus A de sous-type H7N9, une variante du virus de la grippe A, en Chine à Pékin.

2017 – 13 avril : 13 ans après leur arrivée, l’ONU met fin à la mission des Casques Bleus en Haïti.

2020 – 13 avril : L’Élysée a fait savoir mercredi 8 avril au soir par un communiqué que le confinement allait se poursuivre au-delà du 15 avril. Le Président de la République s’exprimera lundi 13 avril au soir sur le sujet.


11. DÉTENTE : UNE (vraie) BLAGUE POUR LA ROUTE : Celle-ci je l’ai trouvés dans un n° de l’Est Républicain daté des années 1954-1955. Elle vaut son pesant d’or   !                  

« Les dégâts causés aux cultures par le gel dépassent en importance les prévisions les plus optimistes. »


12. CLÔTURE.

Il est 6 heures (du matin), je vous souhaite un excellent LUNDI à tous et vous dis « A demain »  !

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