ÉPHÉMÉRIDES 26 MARS 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 26 MARS 2026, 15e ANNÉE (n° 5057)

ILLUSTRATION :  au milieu des manchots du Cap (2012), clichés H Ribot.


  1. LS FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR.

BONNE FÊTE : En ce 26 mars, nous fêtons les 3600 LARISSA de France qui doivent leur prénom à sainte LARISSA, une martyre chrétienne de Crimée, morte en 375, brûlée vive dans sa tente avec 26 autres de ses compagnes parce qu’elles avaient refusé d’adorer le roi goth Athanaric.

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Autrefois : Le 26 mars 1950, AU BRUSC, UN NOUVEAU CHAUDRON (PEILOU) A REMPLACE L’ANCIEN DÉTRUIT EN MARS 1944. Seule l’écorce de pin maritime est utilisée pour la teinture des filets.


2. AU CALENDRIER RÉPUBLICAIN, ce 6e jour du mois de germinal était dédié à la BETTE,


3. DICTON : Hâle de mars, pluie d’avril, rosée de mai, font d’août et septembre les plus beaux mois de l’année.


4. LOCUTION PROVENCALEFons Pediculosa dénommée Fons Pesolhesa, le 5 décembre 1306 (actes aux archives municipales de Marseille). FONT-POUILLEUSE, lieu-dit de Marseille, quartier de Séon, à Baume Isnard (1872).


5. PENSÉE DU JOUR : Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation. La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. (Michelet, Le Peuple).


6. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE. Edouard Baratier dir. : Histoire de la Provence, publiée sous la direction d’Edouard Baratier, par M. Agulhon, Edouard Baratier, A. Bourde, M. Escalon de Fonton, P. Guiral, J.-R. Palanque, L. Pierrein, F. Reynaud et M. Vovelle, Toulouse, Privat éd. 1969, 604 p. N° d’enregistrement : H 11925 B 2 5 A.

« Pour le voyageur qui descend la vallée du Rhône, Pour la Provence commence véritablement après le défilé de Donzère, lorsque l’horizon s’élargit et que la lumière s’intensifie dans un ciel limpide. Cependant la transition se fait depuis Valence, par degré au fur et à mesure que les premiers cyprès, puis les oliviers apparaissent dans le paysage. Au nom de Provence, l’étranger associer le soleil et la mer, et Mistral l’a saluée comme l’empire du soleil que borde comme un ourlet d’argent le Rhône éblouissant. […] Tantôt austère, tantôt souriante, la Provence est un monde complexe, et son âme comme sa nature ravit et Déconcerte en même temps l’étranger. […] À tous ceux qui habitent ce pays a su confier son héritage d’un lointain passé, enrichi au cours des siècles par de multiples contacts. Aussi l’âme de la Provence n’est pas près de s’éteindre. » (Extraits de la préface).


7. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER Pour Sanary-sur-Mer : Avis de fort coup de vent au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec le bon ensoleillement qui se confirme. Ciel variable devenant peu nuageux le matin, soleil l’après-midi. Averses faibles se raréfiant progressivement le matin, pas de précipitations l’après-midi. Le soir, ciel clair.
Vent de NW force 7 le matin devenant NNW force 6 le soir. Rafales atteignant 54 nœuds en milieu de journée. Mer forte. Houle petite et assez longue de WSW. Visibilité excellente. Température : 12°.


8. ÉPHÉMÉRIDES – SÉLECTION DU JOUR.

France : –1980 – 26 mars : DISPARITION DE ROLAND BARTHES, professeur de sémiologie au Collège de France, décédé de ses blessures après avoir été renversé par une voiture sur un passage protégé. A l’occasion de l’anniversaire de la disparition de ROLAND BARTHES, , voici quelques-uns de ses ouvrages actuellement dans ma bibliothèque. Le 23 mars 2000, le Monde écrivait un retour intitulé « Roland Barthes, le grand malentendu ». À l’occasion de cet anniversaire le journal publiait deux inédits tirés des dossiers de « Fragments d’un discours amoureux ».

Dans notre bibliothèque :

Barthes R. – Michelet, Seuil, 1954, rééd. Points Seuil 195, 1988, 190 p.
Barthes R. – Mythologies, Seuil, 1957, rééd. Points Seuil 10, 1970, 252 p.
Barthes R. – Essais critiques, Seuil, 1964, rééd. Points Seuil 127, 1981, 280 p.
Barthes R. – Système de la Mode, Seuil, 1967, rééd. Points Seuil 147, 1983, 332 p.
Barthes R. – S/Z, Seuil, 1970, rééd. Points Seuil 70, 1976, 278 p.
Barthes R. – Le plaisir du texte, Seuil, 1973, rééd. Points Seuil 135, 1982, 106 p.
Barthes R. – Littérature occidentale, Bibliothèque Laffont des Grands thèmes, une production des Editions Grammont, Lausanne, Robert Laffont, Paris et Salvet, Barcelone, réalisée sous la direction de Henri Tissot. Personnalité invité : Roland Barthes, 1976, 144 p.
Barthes R. – Fragments d’un discours amoureux, Seuil, 1977, 286 p.
Barthes R. – L’obvie et l’obtus, Essais critiques III, Seuil, 1982, rééd. Points Seuil 239, 1992, 286 p.
Barthes R. – Œuvres complètes, tome I « 1942-1965 », Edition établie et présentée par E. Marty, Seuil, 1993, 1600 p.
Barthes R. – Œuvres complètes, tome II « 1966-1973 », Edition établie et présentée par E. Marty, Seuil, 1994, 1973 p.
Barthes R., Greimas A. J., Brémond Cl., Eco U., Gritti J., Morin V., Metz Chr., Todorov T., Genette G. – L’analyse structurale du récit, Communications, 8, 1966, rééd. Points Seuil 129, 1981, 182 p. : R. Barthes – Introduction à l’analyse structurale du récit, A. J. Greimas – Eléments pour une théorie de l’interprétation, Cl. Brémond – La logique des possibles, U. Eco – James Bond : une combinatoire narrative, J. Gritti – Un récit de presse : les derniers jours d’un grand homme, V. Morin – L’histoire drôle, Chr. Metz – La grande syntagmatique du film narratif, T. Todorov – Les catégories du récit littéraire, G. Genette – Frontières du récit.

Expédition d’Égypte : 1801 – 26 mars : [«’Abd-al-Rahman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801] Le 26 mars, le commissaire Fourier a transporté toutes ses affaires à la Citadelle auprès des cheikhs et est resté avec eux. Il a écrit au cheikh al-Fayyûmî pour lui demander de transporter les tapis du Diwân en lieu sûr dans sa demeure. Ce qui fut fait. On ne laissa que les nattes. Le commissaire a cependant recommandé aux membres du Dîwân de se réunir comme d’habitude. Ceux-ci s’y rendaient donc, étendaient leur tapis de prière, s’asseyaient quelque temps puis s’en retournaient.


 Histoire locale.

LA SEYNE-sur-Mer :  721e livraison. –1789 – 26 mars : A SANARY, DEBUT DE L’ « EMOTION POPULAIRE » QUI DURERA DU 26 MARS AU 13 AVRIL 1789, ET SE MANIFESTE PARTICULIEREMENT DANS LES MILIEUX AGRICOLES. Pour calmer la population, le maire Sarret, ancien capitaine d’infanterie, et son Conseil, accordent une diminution des taxes sur différents « comestibles », comme le pain, l’huile et le sel, mais réclament l’envoi par Toulon de quinze fusiliers (Henri Ribot, conférence « SANARY ET LA MER UNE HISTOIRE QUI REMONTE AUX ORIGINES », donnée à Sanary le 8 novembre 2004). À La Seyne, un rassemblement se forma sur la place du marché au son du tambour, un orateur harangua l’auditoire. Une véritable émeute éclata et les manifestants dévastèrent des locaux de l’Administration des finances qui se trouvaient place Bourradet (Martel Esprit aujourd’hui). La maison fut pillée puis, les émeutiers se rendirent rue Grande Forge (Baptistin Paul), au bureau où était perçu l’impôt sur la farine qu’on appelait le Piquet. Cette taxe perçue sur les grains de blé destinés à la panification contribuait à l’augmentation du prix du pain, aliment de base, de première nécessité pour les malheureux. Là encore, des locaux furent dévastés. Le Maire en exercice, Monsieur Jouglas en appela aux autorités militaires de Toulon pour le rétablissement de l’ordre. (Marius Autran, tome 3, 1990).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1026e livraison . 249 – 26 mars : LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX PEUT CONSTRUIRE UNE MAISON A MARSEILLE – Acte 305, cartulaire de Montrieux, l’évêque de Marseille donne à Montrieux 738 émines de froment, afin de construire une maison à Marseille, Montrieux – Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, donne au monastère de Montrieux 738 émines de froment, afin que les chartreux puissent ainsi subvenir aux dépenses de la construction d’une maison sise près du couvent des Frères Mineurs de Marseille, en remplacement de celle que Montrieux possédait près de l’hôpital Saint-Michel, et que l’évêque a affectée aux religieuses de Notre-Dame de Sion. Témoins :] Stephanus de Podio, Guillelmus de Monvenres, Bertrandus de Corrodis, Hugo Johannis, Imbertus de Valle de Piscibus, Johannes de Manuascha, Bartholomeus, Bertrandus Audeberti, Hugo de Miramars Guillelmus de Talart, Guillelmus de Berra, Poncius de Turribus, Durandus de Durfort. [Notaire :] Guillelmus Lamberti (Boyer R., 1980, p. 643 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

OLLIOULES : 714e livraison :1586 – 26 mars : « LE CONSEIL GENERAL, RENOUVELABLE CHAQUE ANNEE, A ETE INSTITUE EN VERTU D’UN ARRET DE NOS SEIGNEURS DE LA SOUVERAINE COUR DU PARLEMENT DE CE PAYS DE PROVENCE, du 26 mars 1586 ». Rappelons que le Conseil général était à l’époque l’équivalent de ce qui deviendra le Conseil municipal actuel. A Ollioules, voici comment les choses se déroulaient : « Après avoir été convoqués par les Consuls anciens et ce au son de la grande cloche, de la réunion dans la maison commune dite du Saint-Esprit, à la manière accoustumado, c’est-à-dire après avoir entendu la messe au grand autel, les Consuls mettaient les chaperons sur les deux Consuls nouveaux, ensuite faisaient asseoir les autres officiers municipaux, et ce par rang d’élection. Le Conseil général ainsi constitué, commençait à délibérer. … » (Castellan E., 1937, p. 67).

SANARY : 826e livraison : –1789 – 26 mars : A SANARY, DEBUT DE L’« EMOTION POPULAIRE » QUI DURERA DU 26 MARS AU 13 AVRIL 1789, ET SE MANIFESTE PARTICULIEREMENT DANS LES MILIEUX AGRICOLES. Pour calmer la population, le maire Sarret, ancien capitaine d’infanterie, et son Conseil, accordent une diminution des taxes sur différents « comestibles », comme le pain, l’huile et le sel, mais réclament l’envoi par Toulon de quinze fusiliers (Henri Ribot, conférence).


9. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE.

(classement chronologique)

Moyen Âge.

1236 – 26 mars : Camp-Major, quartier  rural, commune d’Aubagne (1872) – Gilbert des Baux, seigneur d’Aubagne, ratifie l’achat fait par l’aumônerie de Saint-Victor, de trois pièces de terre au quartier du Camp Major, près d’Aubagne, et reconnait avoir reçu pour le droit de lods et trézain 12 livres coronats (acte 502 des vicomtes par Henri de Gérin-Ricard, 1926 ; Saint-Victor, chartes originales, n°15). Première mention : Campus Major, 8 janvier 1014-1019 (cartulaire de Saint-Victor, n° 43).

1249 – 26 mars : LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX PEUT CONSTRUIRE UNE MAISON A MARSEILLE – Acte 305, cartulaire de Montrieux, l’évêque de Marseille donne à Montrieux 738 émines de froment, afin de construire une maison à Marseille, Montrieux – Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, donne au monastère de Montrieux 738 émines de froment, afin que les chartreux puissent ainsi subvenir aux dépenses de la construction d’une maison sise près du couvent des Frères Mineurs de Marseille, en remplacement de celle que Montrieux possédait près de l’hôpital Saint-Michel, et que l’évêque a affectée aux religieuses de Notre-Dame de Sion. Témoins :] Stephanus de Podio, Guillelmus de Monvenres, Bertrandus de Corrodis, Hugo Johannis, Imbertus de Valle de Piscibus, Johannes de Manuascha, Bartholomeus, Bertrandus Audeberti, Hugo de Miramars Guillelmus de Talart, Guillelmus de Berra, Poncius de Turribus, Durandus de Durfort. [Notaire :] Guillelmus Lamberti (Boyer R., 1980, p. 643 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1294 – 26 mars : Las Cabanas (acte notarié). Première mention du hameau de BOTTE, lieu-dit de la commune d’Allauch au quartier des Trois-Lucs (1872).

1298 – 26 mars : Sirilhan (charte aux archives municipales). Sérillan – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Botte.

1298 – 26 mars : Clausum de Buas, 26 mars 1298 (acte aux archives municipales). Cros de Buas – lieu-dit,  commune d’Allauch.

1306 – 26 mars : Fons Pediculosa dénommée Fons Pesolhesa, le 5 décembre 1306 (actes aux archives municipales). FONT-POUILLEUSE, lieu-dit de Marseille, quartier de Séon, à Baume Isnard (1872).

1314 – 26 mars : LETTRE DU VICE-CAMERIER A L’EVEQUE DE MARSEILLE QUI MENTIONNE CEYRESTE ET SAINT-DAMIEN DE LA CADIERE (Albanès, Gallia… Marseille, acte n° 412, p. 231.).

1334 – 26 mars  Molendinum de Taulissa (charte aux archives départementales). MOULIN DE LA TAULISSE, moulin à eau, sur la commune de Marseille au quartier d’Arenc (1872). Première mention : Molendinum Tabuliciei, 8 mars 1329 (acte notarié).

1353 – 26 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Cars, 26 mars 1353 (charte aux archives de l’Evêché). Le Cars – cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural (1872). Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n°912).

2. Porta Gallica (charte aux archives de l’Evêché). La Joliette – port Première mention : Portus de Porta Gallica, 17 octobre 1164 (cartulaire de Saint-Victor, n° 1106).

3. Fons Sanctœ Marthœ, 26 mars 1353 (acte aux archives de l’Evêché). Sainte-Marthe – source très abondante, village, commune de Marseille (1872). Première mention le 2 juin 1278 : Sancta Marta (acte notarié). La chapelle était un prieuré rural dont la collation appartenait à l’évêque de Marseille. En 1713, elle fut succur­sale de la cathédrale.

4. la chapelle de Sehon prope Sanctum Andream était un prieuré qui dépendait de la cathédrale et dont la colla­tion appartenait au prévôt toutefois le titulaire prenait le titre de prieur (26 mars 1353, archives de l’Evêché). Séon-Saint-André – hameau, commune de Marseille.

4. Teulissia (charte aux archives de l’Evêché). La Taulisse – quartier rural, commune de Marseille, au Cannet (1872). Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié).

1354 – 26 mars : Cas­trum de Rocavayria (acte notarié). Roquevaire, chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille, comprend six communes : Auriol, Belcodène, Gréasque, Peypin, Roquevaire et Saint-Savournin. Son territoire s’étend entre la montagne de Bassan au levant, Garlaban au couchant, Pierresca au nord et le pont de l’Etoile au midi. Après l’irruption des Barbares, il se forma sur ce territoire deux villages appelés Laza et Solobio. Ils furent abandonnés au commencement du XIIIe siècle, et le nouveau bourg fut bâti à l’endroit dit le Sarret où est le vieux quartier de Roquevaire. En 1583, les habitants ayant embrassé le parti de Charles de Duras contre Louis d’Anjou, le château fut assiégé et pris par les Marseillais ; dix ans après, il fut pris par le duc d’Epernon, et démoli en 1596 par ordre du duc de Guise. ‘Depuis lors, la popu­lation a fixé sa résidence sur les rives de l’Huveaune, qui partage le village en deux parties. Il n’est resté sur la hauteur que quelques chétives maisons. Premières mentions : Rupes Varia (inscript, romaine, dans Bouche, t. 1, p. 325) et Castrum Roche Varie, 14 janvier 1212 (cartulaire de Saint-Victor, n° 930).

Renaissance.

1586 – 26 mars : « LE CONSEIL GENERAL, RENOUVELABLE CHAQUE ANNEE, A ETE INSTITUE EN VERTU D’UN ARRET DE NOS SEIGNEURS DE LA SOUVERAINE COUR DU PARLEMENT DE CE PAYS DE PROVENCE, du 26 mars 1586 ». Rappelons que le Conseil général était à l’époque l’équivalent de ce qui deviendra le Conseil municipal actuel. A Ollioules, voici comment les choses se déroulaient : « Après avoir été convoqués par les Consuls anciens et ce au son de la grande cloche, de la réunion dans la maison commune dite du Saint-Esprit, à la manière accoustumado, c’est-à-dire après avoir entendu la messe au grand autel, les Consuls mettaient les chaperons sur les deux Consuls nouveaux, ensuite faisaient asseoir les autres officiers municipaux, et ce par rang d’élection. Le Conseil général ainsi constitué, commençait à délibérer. … » (Castellan E., 1937, p. 67).

Temps modernes.

1642 – 26 mars : VENTE DU BOIS DE LA MONTAGNE SICIECH (Sicié) : La montagne de Siciech, de toute ancienneté, a été fort peuplée d’un grand bois touffu de pinqs (pins) blancs, qui était au nombre d’un des plus beau bois de ce pays. Lequel, à la réserve de tout ce qui est à présent du coté de midi, vers levant, qu’on appelle le deven, fut vendu par la communauté, en suite de la permission qui fut donnée par Monseigneur l’intendant de justice, aux enchères publiques qui furent faites par-devant Maître Melchior Chautard, juge royal de la ville de, dont la délivrance en fut faite à Jacques Collomp. Auquel l’acte de vente lui en fut passé le 26 mars 1642, au prix de neuf mil livres, reçu, ledit acte, par Maître [en blanc].
Rappel des faits : Par son délibéré du 17 décembre 1585, le procureur confirmait à la communauté de Six-Fours, la possession et la libre jouissance de ces terres et propriétés, sans payer lods ni vente, ni service à l’abbé (Jean Denans, 1713). Sitôt munie de la confirmation de ses droits, la communauté arrenta en 1587, et pour quatre années, la montagne de Sicié à Estienne Vicard, à un sestier un panal, et la terre de Sépet à six autres Six-Fournais. Pour ce qui est de la terre gaste de Sicié, nous savons par l’acte passé en 1642, sous l’abbatiat du cardinal Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu, que son bois, excepté celui des arbres du dévens, devait être régulièrement vendu aux enchères publiques par la communauté. La transaction de 1587 nous livre quelques éléments topographiques supplémentaires relatifs à l’agriculture de Cépet qui était disposée en terrasses (faïsses), nécessité imposée par le profil montueux de cette terre appelée par ailleurs « montagne » dans les textes : les deux premières faïsses étaient arrentées à Sauveur Motton (Mouton) et Honoré Beaussier pour un panal et trois picotins de blé tous les ans, la troisième faïsse à Guigou Curet pour trois émines et deux picotins, la quatrième faïsse à Michel Tortel pour quatre émines, un picotin, la part de la Baumette à Mathieu Lombard, pour quatre émines, un picotin, toute la faïsse du levant à Sauveur Curet et Honoré Beaussier, à une émine, un panal et un picotin la tasque (Jean Denans, 1713. Le 14 juin 1587 la tasque de Cépet fut arrentée au consul Estienne Vicard pour cinq charges de blé, ainsi qu’à Bertrand Curet, Anthoine Denans et Jean Curet, et la tasque de Sicié à trois émines, et ledit arrentement a été continué jusqu’en 1590).

1656 – 26 mars : A MARSEILLE, ANTOINE DE FELIX DONNE LECTURE D’UNE LETTRE DU GRAND MAITRE DE L’ORDRE DE MALTE – Lorsqu’il rend compte de sa mission à Gênes au Conseil général de Marseille, Antoine de Félix donne lecture d’une lettre du Grand Maître de l’Ordre de Malte, Lascaris, par laquelle celui-ci se solidarise complètement avec les Marseillais à propos de l’affaire du 6 novembre. Il se dit offensé «de la superbe violence de la ville de Gênes», cette république «qui ne tient la plupart [de ses avantages que de la bourse de ses sujets»… Il fait l’éloge de la «générosité» du «procédé» des Marseillais. Il exprime sa satisfaction «d’avoir vu nostre étendard [celui de l’Ordre] sy bien vu et sy honorablement accueilli dans votre ville royale, que nous estimons à l’esgal de quelque autre que ce soit sur le bord de ceste mer… Elle suffit pour nous faire digérer avec plus de patience le dégoût que nous a causé l’orgueil des Génois». Et le Grand Maître conclut en évoquant «l’estime que nous faisons de votre correspondance à notre amitié», et «l’indifférence avec laquelle nous regardons celle de Gênes» (AIX-EN-PROVENCE, BM, ms 929, p. 196). […] Quelles ont été les conséquences de ces incidents, en particulier, celles du plus grave d’entre eux, celui du 6 novembre 1655 – acte de «piraterie » – selon certains ? Tout d’abord, il est certain que Louis XIV et Mazarin furent assez mécontents du manque d’obéissance des Marseillais, qui n’avaient envoyé à Gênes qu’Antoine de Félix, et non pas un Consul en exercice. Quand, à Paris, un notable marseillais, Bonin, rend visite à Brienne, et, au cours de la conversation, lui fait remarquer, comme un fait banal, tout naturel, que les Consuls de sa ville natale ne peuvent pas toujours se rendre maîtres des mouvements populaires, il s’entend dire par le ministre. «Il faut y faire une citadelle pour chastier l’insolence du peuple» (MARSEILLE, AC, BB 420 (lettre du 10 décembre 1655)). Il ne semble pas douteux que «l’émeute de la galère de Gênes» n’ait fait germer ou du moins grandir cette idée, dans l’esprit de ceux qui avaient la charge du royaume au lendemain de la Fronde. Il semble qu’Antoine de Félix ait pressenti ce qui allait se dérouler à Marseille en 1660; dans le discours qu’il a prononcé en italien, au Palais ducat, il a évoqué: «la libertà moribonda di Marsiglia, e la continuatione della sempre più florida di Genova» (À la suite d’un certain nombre de nouvelles «insolences» er «désobéissances» des Marseillais, Louis XIV et Mazarin, accompagnés de la Cour et de troupes, prennent la peine de se rendre à Marseille, entre la signature de la paix des Pyrénées et le mariage du roi. Celui-ci y entre – symboliquement – par la brèche; elle est occupée militairement; les travaux d’une forteresse destinée à la mater sont commencés; enfin, un nouveau règlement municipal est instauré, qui la place pratiquement sous tutelle administrative). Enfin, il semble possible de formuler une hypothèse. Le représentant diplomatique de Gênes a protesté à Paris à cause de l’incident du 6 novembre 1655. Il est possible qu’il en ait exagéré la gravité. Vu les circonstances d’ordre politique et militaire, Mazarin et Louis XIV se sont inclinés. Il a été ordonné aux Marseillais de présenter des excuses. Mais il est permis de penser que le roi n’a rien oublié. Peut-être serait-il possible de voir, au moins partiellement, dans le bombardement de Gênes, effectué en mai 1684, et surtout dans la venue du Doge François-Marie Imperiale-Lercaro à Versailles, le 15 mai 1685, accompagné de quatre Sénateurs, une compensation pour la venue d’Antoine de Félix à Gênes, trente ans plus tôt (M.G. BOTTARO-PALUMBO, La crisi dei rapporti tra Genova e Francia negli anni Ottanta del secolo XVII in Rapport Genova-Mediterraneo-Atlantico nel  età moderna, a cura di R. Belvederi, Atti del III Convegno internazionale, Genova, 1989, pp. 137-176).

1660 – 26 mars : EYNAUD, prêtre de Sanary de retour (Rotger B., 1984).

1664 – 26 mars : Téoulet, 26 mars 1664 (registre de la Major). ). La Taulisse – quartier rural, commune de Marseille, au Cannet (1872). Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié).

1695 – 26 mars : Les Petits Durbecs (registres du greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). LES DURBECS, hameau de la commune de Marseille au quartier des Martégaux (1872). nommé Les Durbies, en octobre 1690 sur le plan de Chevallier.

1721 – 26 mars : MONSIEUR DE LA MILLIERE ET LA PESTE – Le 26 mars, les consuls de TOULON, d’ANTRECHAUS et MARIN, prient le consul de Sanary de leur envoyer un certificat authentique comme quoi le lieu de SAINT-NAZAIRE a été jusqu’à aujourd’hui garanti de la contagion, que la santé y est parfaite et exempte de tout soupçon. Il doit leur venir du secours qui doit débarquer dans notre port et dont ils feront part avec beaucoup de plaisir, et ils se flattent que cette grâce ne leur sera pas refusée. Cette lettre a été fortement vinaigrée pour être désinfectée.
A plusieurs reprises, nous avons cité Monsieur de la Millière. Joseph de Virelle, seigneur de la MILLIERE près de la Penne sur Huveaune, était né à Marseille. Fin du 17e siècle, il avait épousé Mlle Marie de Martelly, fille du notaire Martelly d’Ollioules. En dot il avait eu une terre en terroir de Saint-Nazaire sur laquelle il établit son domaine qu’il nomma La Millière. De son épouse, il eut trois enfants: Claire de Virelle, Anne de Virelle, Elzéard de Virelle. Ce dernier décéda à Ollioules en 1745. Les deux sœurs avaient épousé deux frères, fils de François de Flotte-Roquevaire. Claire épousa Jean-Baptiste de Flotte-Roquevaire, capitaine au régiment d’Agenois, et sa sœur Anne épousa Claude de Flotte-La Crau. Nous verrons plus tard que Jean-Baptiste de Flotte succédera à son beau-père à La Millière et au conseil de ville de Saint-Nazaire.

1767 – 26 mars : LA FOURANE, propriété, au quartier de Château-Gombert à Marseille, est citée le 26 mars 1767 (registre aux archives de la Major).

1784 – 26 mars – SUFFREN DEBARQUE A TOULON – Au retour de sa glorieuse campagne des Indes, Suffren débarque à Toulon sous les ovations (Paul Maurel, 1945).

Temps modernes.

1789 – 26 mars : A SANARY, DEBUT DE L’« EMOTION POPULAIRE » QUI DURERA DU 26 MARS AU 13 AVRIL 1789, ET SE MANIFESTE PARTICULIEREMENT DANS LES MILIEUX AGRICOLES. Pour calmer la population, le maire Sarret, ancien capitaine d’infanterie, et son Conseil, accordent une diminution des taxes sur différents « comestibles », comme le pain, l’huile et le sel, mais réclament l’envoi par Toulon de quinze fusiliers (Henri Ribot, conférence « SANARY ET LA MER UNE HISTOIRE QUI REMONTE AUX ORIGINES », donnée à Sanary le 8 novembre 2004). À La Seyne, un rassemblement se forma sur la place du marché au son du tambour, un orateur harangua l’auditoire. Une véritable émeute éclata et les manifestants dévastèrent des locaux de l’Administration des finances qui se trouvaient place Bourradet (Martel Esprit aujourd’hui). La maison fut pillée puis, les émeutiers se rendirent rue Grande Forge (Baptistin Paul), au bureau où était perçu l’impôt sur la farine qu’on appelait le Piquet. Cette taxe perçue sur les grains de blé destinés à la panification contribuait à l’augmentation du prix du pain, aliment de base, de première nécessité pour les malheureux. Là encore, des locaux furent dévastés. Le Maire en exercice, Monsieur Jouglas en appela aux autorités militaires de Toulon pour le rétablissement de l’ordre. (Marius Autran, tome 3, 1990).

1790 – 26 mars : ETAT DU MOBILIER ET INVENTAIRE DES RENTES ET EVENUS DU MONASTERE DE LA VERNE – Le 14 avril 1790, le clergé perd l’administration des biens ecclésiastiques. Désignation des commissaires à Collobrières pour se rendre à la Chartreuse de la Verne afin de dresser l’état du mobilier et inventaire des rentes et revenus du monastère conformément aux lettres patentes du roi sur le décret de l’Assemblée nationale du 26 mars 1790 (Garcin E. ; Grimaud P. ; Maurel M. ; Archives de Toulon ; Chanoine Marès ; Fauchois Yann – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789, dans Collectif 2001 – Le journal de la France et des Français, avec le concours du Centre National du Livre, Quarto Gallimard 2001).

1792 – 25, 26 mars et 5 avril : INSTALLATION OFFICIELLE AU BEAUSSET DES TROIS PREMIERS « ARTISANS-BOUCHERS » LIBREMENT INSTALLES – Le 25 mars voit l’installation officielle au Beausset des trois premiers « artisans-bouchers » librement installés en vertu de la loi Le Chapelier. Ils ont pour nom : Joseph Vachier (du Beausset), Claude Richaud (de Vitrolles), et Jean Baptiste Rabattu (d’Allauch). Deux boulangers ont fait de même : Louis Blond (bien sûr ! depuis le temps qu’il voulait exercer librement au Beausset…) et Dominique Massot. Le 26 mars, deux nouveaux commerçants prennent une patente : Marie Claire Giraud veuve Marquand, boulangère, et Pierre Palis, boucher. Ce sera le tour de Jean Eynaud, boucher, le 5 avril (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…). Rappelons que la LOI LE CHAPELIER, promulguée en France le 14 juin 1791, est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage.
Cette loi suit de très près le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791, tant dans ses objectifs que par la chronologie. Elle interdit de fait les grèves et la constitution des syndicats au cours du siècle suivant, mais aussi certaines formes d’entreprises non lucratives comme les mutuelles.
Cette loi vise à garantir la liberté d’entreprise et d’établissement, conçue sur les principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen comme le moyen d’assurer l’enrichissement de la nation et le progrès social.
La loi contribue, avec le décret du 18 août 1792, à la dissolution de l’Université et des facultés de médecine, au nom du libre exercice de la médecine, sans qu’il soit nécessaire d’avoir fait des études médicales ou d’avoir un diplôme, jusqu’à la création des écoles de santé de Paris, Montpellier et Strasbourg le 4 décembre 1794

1793 – 26 mars : DEBUT DU SOULEVEMENT ROYALISTE EN VENDEE CONTRE LA CONVENTION.

1800 – 26 mars : NOUVELLE PROMESSE DE FIDELITE A LA CONSTITUTION – L’arrêté des Consuls de la République le 7 Nivôse an VIII (28 décembre 1799) impose pour tous les administrateurs en place une nouvelle promesse de fidélité à la Constitution. Voici le compte rendu de cette réunion suivie de la prestation d’un nouveau serment. « Ce jourd’hui quatre Germinal an huit de la République française (26 mars 1800), une et indivisible » à dix heures du matin.-‘Les membres composant l’administration municipale du canton de Sanary, assemblés publiquement dans le lieu ordinaire de ses séances, présents les citoyens Antoine VENEL, juge de paix, Pierre César GAUTIER, greffier, Pierre ARMAGNIN, Laurent COULOMB, Joseph Louis BOYER, André SABATIER, assesseur, et André TANNERON, huissier du Juge de Paix, Pierre Joseph JULLIEN, ministre du culte catholique, MICHEL, capitaine d’infanterie commandant cette place, Gilbert COURRAUT, receveur, et Jean-Baptiste BLANC, contrôleur de brigade des Douanes nationales, Jean Romain BERTHE LUCE , Lieutenant de vaisseau chargé de la surveillance des vigies de la côte, Jacques VILLENEUVE, gardien de la Vigie de Portissol, Jacques LAUTIER, capitaine de la Bombarde « L’ETHNA », Jacques Antoine BERNARD, capitaine de l’Aviso de la république « Vaillant-Buonaparte » stationnés en ce port de SANARY, Joseph HEBERT, instituteur, Jean-Baptiste BLAISE (quelle promotion pour ce frère-lai) sergent de commune, Louis GEOFFROY préposé à l’Inscription maritime, Louis MONGINON, syndic des gens de mer, Joseph GRANET, préposé de la Santé et ANNE Claire A YCARD, ex-religieuse (les choses ont bien changé !). Au requis du Commissaire du Gouvernement près cette commune (ROUSTAN), le citoyen président a fait lecture de l’arrêté des Consuls de la République du sept nivôse dernier qui détermine la forme du serment à prêter par les fonctionnaires publics, ministres des cultes, instituteurs, autres personnes qui étaient par les lois antérieures assujetties à un serment ou déclaration quelconque y satisferont par la déclaration suivante: « JE PROMETS FIDÉLITÉ A LA CONSTITUTION ». A cet effet, ladite déclaration a été prononcée tout présentement et individuellement par le citoyen Président, les membres composant l’administration, le Commissaire du Gouvernement et par tous les susnommés qui ont signé avec nous.. – Suivent les signatures (Rotger B., 1984, p. 325-326)

-1801 – 26 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – [«’Abd-al-Rahman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801] Le 26 mars, le commissaire Fourier a transporté toutes ses affaires à la Citadelle auprès des cheikhs et est resté avec eux. Il a écrit au cheikh al-Fayyûmî pour lui demander de transporter les tapis du Diwân en lieu sûr dans sa demeure. Ce qui fut fait. On ne laissa que les nattes. Le commissaire a cependant recommandé aux membres du Dîwân de se réunir comme d’habitude. Ceux-ci s’y rendaient donc, étendaient leur tapis de prière, s’asseyaient quelque temps puis s’en retournaient. Telle était la situation le 27 mars. Les cheikhs Sarqàwi, Mahdi, Sàwï et Fayyümï furent alors conduits à la Citadelle et installés dans la mosquée de Sulaymân Pacha (142, 31 S 2) où le cheikh Sàdàt vint les rejoindre. Un certain nombre de commerçants notables (Ahmad Muharram, Husayn Qarà Ibrâhîm et Ibrâhîm Efendi) et de membres des odjaqs furent également internés, dans des conditions d’ailleurs relative­ment confortables puisque les otages pouvaient disposer d’un domestique et que les visites étaient autorisées, sur permission du général. Zarü réussit à éviter l’arrestation en se prétendant atteint de la peste et Fayyümï obtint sa libération le 26 mars, pour raisons médicales. Par contre, le cheikh Amïr fut à son tour arrêté le 15 mai.

1828 – 26 mars : UN COMMISSAIRE DE POLICE EST ETABLI AU BEAUSSET, le 26 mars 1838. En 1848, le nouveau maire en demandera la suppression, mais il sera maintenu (Jean Gavot, 1976 )

1846 – 26 mars : SEBASTIEN DEBLIEU, CHANOINE CURE DOYEN DE LA PAROISSE DE LA SEYNE BENIT LA PREMIERE PIERRE FONDAMENTALE DE L’EGLISE DE LA PAROISSE DE SAINT-MANDRIER, à construire aux frais de la commune de La Seyne et de la Fabrique de la dite Paroisse, et placée sous l’invocation du Saint-Esprit et sous le patronage de Saint-Mandrier Martyr. Il a été inséré dans l’intérieur de cette pierre fondamentale une copie du procès-verbal de sa bénédiction avec une pièce de monnaie d’argent, sous le pontificat de sa Sainteté Grégoire Seize et le règne de sa Majesté Louis Philippe premier Roi des Français (Gisèle Argensse, 1989, p. 66).

1903 – 26 mars :

1. PIERRE BAUDIN A TAMARIS – Pierre Baudin ex-ministre des Travaux Publics en vacances à Tamaris vint se promener dans la presqu’île (Gisèle Argensse, 1989, p. 124).

2. AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : bateau Sainte Philomène, port de débarquement Saint-Mandrier ; n° de désarmement 83. Signature de l’administrateur : Pourquier (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

1907 – 26 mars : LOI SUR LA LIBERTE DU CULTE – Promulgation, en France, de la loi sur la liberté du culte qui suit celle de la séparation de l’Eglise et de l’Etat..

1909 – 26 mars : TARADEAU : TRANSFERT DU CAVEAU FUNERAIRE DANS LA SALLE BASSE DE LA TOUR – Le 26 mars 1909, le général de Taradel fit transférer son caveau funéraire dans la salle basse de la tour (et fit ouvrir une porte de communication avec l’extérieur ?)

1918 – 26 mars : LE GENERAL FOCH EST NOMME GENERALISSIME DES FORCES ALLIEES EN FRANCE. Le 26 mars 1918, à Doullens (Somme), les Alliés désignent le général français Ferdinand Foch (66 ans) comme généralissime des troupes franco-britanniques. Il lui reviendra de faire face à l’ultime offensive allemande…

1922 – 26 mars : LE « CLUB SPORTING SAINT-GEORGES » (SCSG) ORGANISE SA PREMIERE COURSE CYCLISTE le dimanche 26 mars 1922 dans la matinée. Le parcours de 32 kilomètres englobe Reynier, Sanary, Ollioules et retour au Creux Saint-Georges, au quartier de l’hôpital maritime, où se tiennent les commissaires-juges : D. Rouanet, J. Moscotty et Baptistin Bernard, tandis qu’à Sanary, le seul chronométreur était notre concitoyen C. Lagier. Arrivent dans l’ordre : Paul Collomb, Casimir César, Blanc Edmond un jeune pédaleur qui promet, puis Paul Vidau, Lieutaud jeune, Coppola Michel et Aponte Pascal. Cyclistes, footballeurs, coureurs, font des sorties, à Bandol par exemple (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 164).

1923 – 26 mars : DECES DE LA TRAGEDIENNE SARAH BERNHARDT.

1930 – à partir du 26 mars : LA CAMIONNETTE DES COOPERATEURS SE TIENT SUR LE PORT TOUS LES MERCREDIS – En plus des magasins du Creux-Saint-Georges, la camionnette des Coopérateurs se tient sur le port tous les mercredis de 9 h à 12 h. Une fois par mois elle offre une journée « Bon Marché » et des primes (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199).

1939 – 26 mars : L’OFFENSIVE FINALE DE LA GUERRE D’ESPAGNE SE DEROULE DU 26 MARS AU 1ER AVRIL 1939 et voit la chute de la Seconde République espagnole (dirigée par une junte militaire sous l’autorité du colonel Segismundo Casado après son coup d’État contre le gouvernement du premier ministre Juan Negrín le 6 mars de la même année) avec la prise de pouvoir par les nationalistes de Francisco Franco qui établissent une dictature autoritaire sur le pays. C’est le début de l’« Espagne franquiste » qui dure jusqu’à la mort de Franco en 1975.

1940 – 26 mars : En France, alors que l’on se prépare à miner les eaux norvégiennes et à déclarer qu’il n’y aura pas de paix séparée avec l’Allemagne, Paul Reynaud lance un appel aux Français pour soutenir la guerre totale contre l’Allemagne.

1942 – 26 mars :
1. BASE AERONAUTIQUE DE SAINT-MANDRIER – Le capitaine de frégate Henri Gizard dirige la base aéronautique de Saint-Mandrier.
2. NOUVELLES DES F.N.F.L. – L’aviso FNFL Commandant Dominé appareilla à 17 h 00 pour Suez. La traversée fut contrariée par un fort coup de vent de noroît qui obligea le bâtiment à réduire sa vitesse de 15 à 8 et même 5 nœuds pendant trente-six heures les 23 et 24 mars. Un paquet de mer défonça la porte du sas avant. Arrivée à Suez le 26 mars en même temps que La Moqueuse venant du Royaume-Uni et qui était partie directement d’Aden le 21 mars. Ainsi pour la première fois, la 1ère Division d’avisos-dragueurs F.N.F.L. se trouvait réunie (le Commandant Dominé est chef de division). Les deux bâtiments franchirent le canal de Suez dans la journée du 27 mars. Ils touchèrent Port-Saïd le 28 mars et en repartirent le 29 mars escortant les cargos grecs Potosianos et Leonidas à Beyrouth où ils arrivèrent le 31 mars sans incident (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Bory) (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Dominé).
3. LES FORCES FRANÇAISES LIBRES SUR LE FRONT D’AFRIQUE – En Tunisie, à partir du 22 mars, la Force L. (pour Leclerc), participant au mouvement de débordement de la ligne Mareth, mène victorieusement une série de combats meurtriers et conquiert, le 25, un observatoire dans le djebel Matleb. Peu après, au pied de la montagne, dans la plaine, défile en toute sécurité une division de blindée britannique qui, sous un parapluie aérien de cent avions, ouvre l’avance des gros de la VIIIe armée. Le front ennemi est crevé. Le 26 la ligne Mareth n’est plus qu’un souvenir. Le 29 mars, le général Leclerc entre dans Gabès, première ville du protectorat libérée. L’accueil de la population est inoubliable. L’importante colonie française témoigne d’une sympathie particulière à l’égard des Forces Françaises Libres venant du Tchad et de leur chef. Après la prise de Gabès, la marche en avant reprend. La Force L., placée sur le flanc gauche de la VIIIe armée, participe aux combats sur l’oued Àkarit, occupe Mezzouna le 9 mai. Elle s’arrête le 12 avec l’ensemble de la VIIIe armée au pied des hauteurs du Zaghouan, au moment où les forces de l’axe encerclées dans la partie nord-est de la Tunisie capitule.

1944 – 26 mars : Le dimanche 26 mars 1944, sur le plateau des Glières, à 1400 mètres d’altitude, en Haute-Savoie, près de la Suisse, des résistants français se heurtent à deux patrouilles envoyées en reconnaissance par le commandant allemand du secteur. L’une d’elles est facilement repoussée mais l’autre arrive à contourner les défenses du maquis. Il s’ensuit un bref affrontement durant lequel deux « maquisards » sont tués et un autre blessé. Les Allemands donnent l’assaut aussitôt après, avec le concours de la Milice française. Le capitaine Maurice Anjot, qui a remplacé Tom Morel à la tête du maquis, juge que ses hommes ont tenu les positions assez longtemps et que l’honneur est sauf. Il décide d’évacuer le plateau avec tous ses hommes. Dans la retraite, cependant, 210 résistants sont capturés par l’ennemi ou ses alliés de la Milice ou la police de Vichy. Une centaine sont fusillés, parfois après avoir été torturés. Philippe Henriot, le propagandiste de Radio Paris, évoque la liquidation du maquis par la police sans faire état de la participation allemande ! De son côté, Jean Rosenthal, dans son désir de bien faire, télégraphie à Londres une information selon laquelle 400 Allemands auraient été tués et 300 blessés dans les affrontements avec le maquis.

Période récente.

1950 – 26 mars : AU BRUSC, UN NOUVEAU CHAUDRON (PEILOU) A REMPLACE L’ANCIEN DETRUIT EN MARS 1944. Seule l’écorce de pin maritime est utilisée pour la teinture : A propos du chaudron prud’homal, le 1er prud’homme du Brusc, Bonnafous, fait savoir au Préfet du Var, par lettre du 26 mars 1950 :] « – que ce chaudron a été détruit sous l’occupation allemande en mars 1944. – que son exploitation date depuis longtemps et qu’il a été reconstruit après le sinistre sur un emplacement désigné par le MRU. – que l’écorce des pins maritimes est le seul produit employé dans la teinture. – que le foyer du chaudron est alimenté avec du bois. – que cette exploitation n’est pas reconnue comme étant nuisible à la santé publique et que toutes les Prud’homies sont dans ce cas et n’ont jamais fait l’objet d’une mesure quelconque. » (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 86)

1957 – 26 mars : DECES D’EDOUARD HERRIOT, homme politique et ancien maire de Lyon.

1962 – 26 mars : FUSILLADE DE LA RUE D’ISLY A ALGER – L’armée française ouvre le feu sur une manifestation pacifique demandant le maintien de l’Algérie française, faisant une cinquantaine de morts et près de deux cents blessés.

1972 – 26 mars : ET LE T.G.V. ARRIVA – La SNCF présente le TGV, ou train à grande vitesse, propulsé par des moteurs électriques – à l’exception du TGV 001 à turbines à gaz.

1980 – 26 mars : DISPARITION DE ROLAND BARTHES, professeur de sémiologie au Collège de France, décédé de ses blessures après avoir été renversé par une voiture sur un passage protégé. A l’occasion de l’anniversaire de la disparition de ROLAND BARTHES, , voici quelques-uns de ses ouvrages actuellement dans ma bibliothèque.
Le degré zéro de l’écriture suivi de Nouveaux essais critiques, Seuil, 1953, rééd. Points Seuil 35, 1972, 190 p.
Michelet, Seuil, 1954, rééd. Points Seuil 195, 1988, 190 p.
Mythologies, Seuil, 1957, rééd. Points Seuil 10, 1970, 252 p.
Essais critiques, Seuil, 1964, rééd. Points Seuil 127, 1981, 280 p.
Système de la Mode, Seuil, 1967, rééd. Points Seuil 147, 1983, 332 p.
S/Z, Seuil, 1970, rééd. Points Seuil 70, 1976, 278 p.
Le plaisir du texte, Seuil, 1973, rééd. Points Seuil 135, 1982, 106 p.
– Littérature occidentale, Bibliothèque Laffont des Grands thèmes, une production des Editions Grammont, Lausanne, Robert Laffont, Paris et Salvet, Barcelone, réalisée sous la direction de Henri Tissot. Personnalité invité : Roland Barthes, 1976, 144 p.
Fragments d’un discours amoureux, Seuil, 1977, 286 p.
L’obvie et l’obtus, Essais critiques III, Seuil, 1982, rééd. Points Seuil 239, 1992, 286 p.
Œuvres complètes, tome I « 1942-1965 », Edition établie et présentée par E. Marty, Seuil, 1993, 1600 p.
Œuvres complètes, tome II « 1966-1973 », Edition établie et présentée par E. Marty, Seuil, 1994, 1973 p.
– Introduction à l’analyse structurale du récit, dans « Barthes R., Greimas A. J., Brémond Cl., Eco U., Gritti J., Morin V., Metz Chr., Todorov T., Genette G. – L’analyse structurale du récit », Communications, 8, 1966, rééd. Points Seuil 129, 1981,.
Deux biographies :
Calvet L.-J. – Roland Barthes, un regard politique sur le signe, Payot, 1973, 181 p.
Gil Marie – Roland Barthes – Au lieu de la vie, Flammarion « Grandes Bibliographies », 2012, 564 p.

1986 – 26 mars – LA CRISE COUVE AU SEIN DE LA MUNICIPALITE DE SAINT-MANDRIER, le Maire est mis en minorité à propos du budget. Une courte majorité a refusé par 14 voix contre 13, d’adopter le budget qu’il présentait. Les élus de l’opposition ont voulu montrer qu’ils retiraient leur confiance à M. le Maire (Gisèle Argensse, 2000, p. 134).

10. ACTUALITÉ – MÉMOIRE :

2018 – 26 mars : METEO SANARYENNE – lundi ensoleillé dans l’ensemble sur Sanary, avec un minima de température à 8h de 6° et le soir de 10° à 17h, et un maxima de 18° à la mi-journée. Le vent devrait souffler à moins de 30 km/h. C’est ce jour que, l’an passé, nous avons mis aux montres à l’heure d’été.

2019 – 26 mars :

1. « LA PROVENCE DU HAUT MOYEN-ÂGE », salle Marie Mauron de la Médiathèque de Sanary par Henri RIBOT, président du Centre archéologique du Var. Dixième séance de l’atelier d’histoire et d’archéologie de l’association sanaryenne « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS). De l’appel qu’elle lance aux Arabes de Septimanie à sa soumission à la puissance franque pour laquelle elle n’est devenue qu’une une marche si l’on en croit les rares documents qui subsistent de cette époque, la Provence n’en finit pas de retomber dans des troubles liés aux guerres civiles et aux partages successoraux. Elle qui avait conservé jusqu’au VIe siècle la civilisation gréco-romaine et était restée culturellement active, connaît dans une profonde décadence qui s’achève à l’extrême fin du Xe siècle avec l’émergence de la féodalité.

2. METEO SANARYENNE : journée relativement ensoleillée avec un vent d’est très présent soufflant à 20 km/h en moyenne avec des pointes à 45/55 km/h en fin de matinée et dans l’après-midi. La température ne devrait pas excéder 14 à 15° pour les maximales.

-2020 – 26 mars : MÉTÉO POUR SANARY : Exit la pluie mais matinée, et même journée, relativement fraîches avec 2° à 4h, 4° à 7h et seulement 12° à la mi-journée. Un vent de nord-ouest puis d’ouest à 25 km/h (rafales pouvant atteindre 45 km/h l’après-midi) permettra le retour d’un soleil accompagné de quelques nuages. La nuit prochaine devrait retrouver des températures plus de saison (7° à 5h).

2025 – 26 mars : à la UNE de Var-Matin :

a) Quatre membres de la famille en garde à vue. Rebondissement dans l’affaire du petit Emile (p. 2 et 3).

b) François Trucy s’est éteint. L’ancien maire de Toulon (1985-1995) est décédé hier. Il laissera le souvenir d’un homme politique droit et brillant, animé par le bien commun (p. 4 et 5)

c) Toulon : La nouvelle CAF a ouvert à la Loubière (p. 7).

d) La Seyne ; sa maison a brûlé, une famille dans l’urgence de se reloger (p. 10).

e) Le Mag : Radio Maniok, cirque et histoire à La Seyne et Draguigan.

Pages intérieures :

p. 12 : Sanary, le Lions Club Méditerranée engagé pour les enfants malades (p. 12)

p. 20 : Couac à la Maison Blanche. Un journaliste américain a été inclus par erreur dans un groupe de discussion de hauts responsables américains, au sujet des bombardements contre les Houthis.

11. DÉTENTE : UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

C’est un train suisse qui entre en gare de Lausanne. A l’avant du train, le chef de gare s’écrie :

-ici, c’est Lausanne !

Et à l’arrière, le sous-chef gueule :

-ici aussi !

12. CLÔTURE.

Il est sept heures, je vous souhaite un excellent jeudi

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !

A demain !

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