ÉPHÉMÉRIDES 13 MARS 2026

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 13 MARS 2026, 15e ANNÉE (n° 5044)

ILLUSTRATION : voûte de Notre-Dame de La Garde à Marseille (cl. H. Ribot).


  1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR
  • Aujourd’hui, nous fêtons les RODRIGUE.
  • Ce prénom masculin, du germanique Rodéric, signifie « glorieux » et « puissant », est porté par près de 7500 personnes.
  • Saint RODRIGUE était un prêtre espagnol de Cordoue trahi par son frère musulman. Emprisonné, il fut livré au martyre en 857, alors que l’on assiste à la poussée des Arabes en Méditerranée et de leur implantation dans les îles et l’Italie du Sud en conséquence de la dislocation de l’unité de l’Occident, déjà amorcée du vivant de Charlemagne mais amplifiée par ses successeurs, comme celle de l’usurpateur Boson en Provence, pays démembré en 855 de l’ancien royaume de Lothaire.

Autrefois :  Peu de jours dans le calendrier ont le mérite d’inspirer autant de peur que le vendredi 13 ! En effet, si certains peuvent passer la journée tranquillement en se disant que ce n’est que pure superstition, d’autres en sont si effrayés qu’ils n’osent à peine sortir de chez eux, ou alors prennent toutes leurs précautions pour ne pas subir le mauvais sort. La légende selon laquelle vendredi 13 est un jour de malchance est présente dans différentes cultures depuis des centaines d’années, et est toujours aussi populaire aujourd’hui.

La superstition autour du nombre 13 est tellement forte que certaines rues ne comportent pas de maison portant le numéro 13, et certains hôtels réputés n’ont même pas de treizième étage : ils vont tellement du douzième au quatorzième. Des scientifiques ont indiqué qu’en réalité, le plus grand facteur de risque lors de cette journée est la peur du vendredi 13. En effet, il a été prouvé que la simple croyance que le vendredi 13 porte malheur pousse les gens à agir différemment, ou réveille une anxiété générale, et que ces facteurs facilitent les accidents ou les maladies.


2. LE CALENDRIER REPUBLICAIN dédiait le 23e jour du mois de ventôse An II, à la COCHLÉAIRE, une plante de la famille des Brassicacées.

3. DICTON  : « En mars quand il fait beau, prends un manteau ».


4. LOCUTION PROVENCALE. Chichourle –nom provençal de la jujube utilisé sous forme de juron « fan de chichourle » que d’exclamation de tendresse « ma belle chichourle » Auguste Brun, « le parler de Marseille », 1931.


5. PENSÉE DU JOUR :  « Souviens-toi toujours que personne ne perd d’autre existence que celle qu’il vit et qu’on ne vit que celle qu’on perd. » (Marc Aurèle, « Pensées pour moi-même » (II, 14), suivies du « manuel d’Epictète » et du « tableau de Cébès », traduction nouvelle de M. Meunier, Classiques Garnier, 1951, 296 p.)


6. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE . Duprat Henri-Emile – Tauroentum – le Brusc-Six-Fours. Marseille, Institut Historique de Provence, 1935, 344 p.


7. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER :  Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec l’amélioration du temps qui se confirme. Ensoleillé malgré quelques nuages arrivant en fin de matinée. Le soir, ciel peu nuageux devenant variable.
Vent d’ENE force 2 tournant SW en milieu de journée puis SSE force 1. Rafales atteignant 9 noeuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée devenant belle le soir. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente devenant excellente le soir. Température : 16° à 5 h.


(Reflet dans l’eau de l’étang de Janas, La Seyne – cl. H. Ribot)

8. ÉPHÉMÉRIDES – SÉLECTION DU JOUR

France : 1569 – 13 mars : BATAILLE DE JARNAC ENTRE LES ROYALISTES ET LES HUGUENOTS. La troisième guerre de Religion en France débute le 23 août 1568 lorsque Condé et Coligny fuient la Bourgogne pour la ville de La Rochelle. Les tensions entre catholiques et protestants sont telles que la Paix de Longjumeau devient caduque. Les batailles se déroulent à l’ouest de la France et au sud de la Loire. Les protestants subissent plusieurs revers et Condé est tué le 13 mars 1569 lors de la prise de Jarnac.


Expédition d’Égypte. 1801 – 13 mars : Départ de Menou pour Alexandrie. – Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – | Retour des troupes rentrant de l’Est] Vendredi 27 [13 mars 1801]. Retour des troupes qui étaient allées du côté de l’Est avec leurs effets et leur matériel. Reynier, le général de la province d’al-Sharqiyya, les accompagnait. Elles avaient voyagé depuis leur départ ; elles  rejoignaient leur chef par terre et par bateau. Elles furent informées de ne pas aller au-delà de Sâlihiyya. Des coursiers ont été envoyés à al-‘Arîsh ; ils n’y avaient trouvé personne. Les troupes étaient donc revenues en arrière. L’opinion était qu’absolument personne n’était venu du côté de l’Est.


 Histoire locale


LA SEYNE-sur-Mer :  706e livraison – 1778 – 13 mars : LOCATION D’ENTREPOTS SEYNOIS PAR LA MARINE ROYALE: L’administration de la Marine du port de Toulon, après accord avec la ville de La Seyne, logea dans des entrepôts du terroir des approvisionnements de vivres destinés aux escadres (V. Brun – Guerres maritimes de la France ; Port de Toulon, Plon, 1861).

Cette mesure était la conséquence de la pénurie de locaux disponibles à Toulon, lesquels étaient tous occupés du fait de la concentration de stocks énormes nécessaires pour l’armement et le ravitaillement des nombreux vaisseaux de guerre et de convois devant participer à la guerre avec l’Angleterre à côté des « Insurgents » américains. Dans le courant de 1778, des ordres de Paris prescrirent au port de Toulon de procéder avec célérité à l’armement de dix vaisseaux en premier lieu ; ensuite de douze autres navires afin de former une deuxième escadre. Le premier traité d’amitié et de commerce avec les nouveaux Etats-Unis d’Amérique avait été signé le 6 février 1778 et un autre traité (d’alliance éventuelle et défensive) porté à la connaissance de la Cour de Londres le 13 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 287).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1018e livraison – Laza, village aujourd’hui détruit, commune de Roquevaire. Il était situé sur la rive droite de l’Huveaune, à l’entrée du vallon où est encore aujourd’hui la chapelle de Saint- Vincent, et son territoire s’étendait jusqu’au ravin de Basseron. L’église de Laza fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase, du 30 décembre 1153 (arch. de l’Evêché) et cédée au prévôt et au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163 ; mais, lors de la sentence arbitrale prononcée par l’évêque de Marseille, le 13 mars 1164 [arch. de la Major) sur les différends exis­tant entre le Chapitre et les Religieuses de Saint-Sauveur, celles-ci furent maintenues en la possession de Laza, pos­session qui leur fut confirmée, mais pour la moitié seule­ment, par la balle d’Honorius III, du 12 octobre 1216 (arch. de Saint-Sauveur).

OLLIOULES : 705e livraison : 13 mars 1817 – LE PASSAGE DE « LA CHAINE » DES FORÇATS À OLLIOULES PROVOQUAIT UN FLOT DE CURIOSITE OU D’INTERET. Les uns achetaient des objets aux prisonniers, d’autres, boutiquiers, regrattiers, cabaretiers, essayaient de placer quelques marchandises, nourritures ou boissons ; d’autres enfin venaient là comme à un spectacle, se repaissant du malheur d’autrui. Mais des maladies graves et épidémiques se déclaraient parfois dans la chaîne et il fallait prendre des mesures pour protéger la population des risques de contamination. Le maire d’Ollioules, informé « qu’il s’est manifesté dans les prisonniers destinés aux galères (faisant partie de la chaîne passant à Ollioules) une maladie contagieuse », prend les mesures qui s’imposent : art. 4 : « Le sergent de ville et le garde champêtre sont chargés, le jour du passage de la chaîne, de faire retirer dans leurs habitations les personnes qui se trouveraient sur la grande route lors du passage » (docteur Raoulx – Le bagne de Toulon).

 SANARY : 817e livraison. 1721 – 13 mars : Les consuls de LA CIOTAT par une lettre du 13 Mars 1721  s’excusèrent d’avoir été obligés de refuser l’entrée aux habitants parce qu’il y avait beaucoup d’étrangers et de monde à leurs barrières. Ils disent que ce n’est pas pour SAINT-NAZAIRE (aujourd’hui : SANARY) à qui ils réitèrent leurs offres de ser­vice désirant rester en bons termes avec notre bourg. Ils confirment avoir vendu du blé à deux bateaux pour SAINT-NAZAIRE (B. Rotger, 1984)


(Eglise Saint-Martin, Evenos, Var. Cl. H. Ribot)

9. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE

(classement chronologique)

Moyen Âge

1020 – 13 mars : GUERRE EN PROVENCE – Si les vicomtes de Marseille ont repris le château de Fos le 19 juin 1020 (deux actes montrent les vicomtes installés au château que la famille de Fos récupérera plus tard), les pertes ont été lourdes, tel le fils du vicomte Gombert tué le 13 mars (Poly, 1976, p. 176)

1164 – 13 mars : ALLAUCH ET ROQUEVAIRE –

1. Le castrum d’Allauch a été primitivement construit sur la hauteur où se trouve la chapelle de Notre-Dame-du- Château, que l’acte de privilège d’Ildefonse (avril 1176, archives de la Major) appelle mons Rodanicus. Il fut trans­porté un peu plus bas, vers le milieu du XII* siècle (acte du 13 mars 1164, archives de la Major), à l’endroit où existe encore une double enceinte de remparts en ruines. Celui- ci fut abandonné vers 1460 par la population qui s’établit à l’endroit du village actuel.

2. Laza, village aujourd’hui détruit, commune de Roquevaire. Il était situé sur la rive droite de l’Huveaune, à l’entrée du vallon où est encore aujourd’hui la chapelle de Saint- Vincent, et son territoire s’étendait jusqu’au ravin de Basseron. L’église de Laza fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase, du 30 décembre 1153 (arch. de l’Evêché) et cédée au prévôt et au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163 ; mais, lors de la sentence arbitrale prononcée par l’évêque de Marseille, le 13 mars 1164 [arch. de la Major) sur les différends exis­tant entre le Chapitre et les Religieuses de Saint-Sauveur, celles-ci furent maintenues en la possession de Laza, pos­session qui leur fut confirmée, mais pour la moitié seule­ment, par la balle d’Honorius III, du 12 octobre 1216 (arch. de Saint-Sauveur).

1224 13 mars : L’EVEQUE DE TOULON DONNE A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Acte 286 du cartulaire de Montrieux (Boyer R., 1980, p. 639 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux). Etienne, évêque de Toulon, retiré au monastère de Montrieux, fait son testament – il décèdera 5 jours plus tard. Il choisit comme lieu de sépulture le cimetière des moines. Il lègue ensuite au monastère une bible qu’il avait achetée à Bologne, un Abecedarium de Pierre de Capoue, deux mulets, la somme de 2000 sous sur la dette contractée envers lui par Gui de Solliès, chanoine de Toulon, et de la vaisselle en argent, assavoir : une coupe, six gobelets et douze cuillers].

1253 – 13 mars : lieuX-ditS de MarseillePlanœ, 13 mars 1253 (charte aux archives de l’Evêché). Les Plaines – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.

1282 – 13 mars : lieuX-ditS de Marseille

1. Peyrafuoc (délibération du Conseil municipal). Pierrefeu – colline sur la limite des territoires des Pennes et de Marseille à Séon. Il y avait autrefois une vigie. Pierrefeu était une seigneurie en partie dans le territoire de Marseille avec droit de juridiction.

2. Val Freia (délibération du con­seil de communauté). Vaufrège, vallon, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Vallatum vallis frege, 5 septembre 1340 (acte notarié).

1388 – 13 mars : Traité de paix entre Toulon et le grand séné­chal. Celui-ci était « accompagné » de trois compagnies de gens d’armes qui campèrent au Château Neuf de Sainte-Marguerite, à La Valette et à Solliès. Le Traité de paix compte vingt articles et met fin à la guerre entre Toulon et la deuxième Maison d’Anjou. La ville de Toulon récupère son bailliage* qui lui avait été retiré pour la punir

1320 – 13 mars : LE TRESORIER ROYAL EST CHARGE DE VISITER LES FORTIFICATIONS DE LA PROVENCE MARITIME – Dangers provenant des Spinola, Lascaris et Doria. Robert de Millet, trésorier royal, est chargé de visiter les fortifications de la Provence maritime. Le roi Robert éprouva de grands revers en Italie en 1320 et il se rendit en Provence pour y obtenir des subsides et lever des troupes. … Les Spinola, de Monaco, les Lascaris, comtes de Vintimille, et les Doria, de Dolceacqua, avaient formé une ligue pour s’emparer de Nice… Douze galères devaient réduire les ports et les châteaux de la côte de Provence. Le danger était imminent,… car les fortifications de la plupart des places n’avaient pas été entretenues depuis longtemps… Robert de Millet, trésorier royal, fut chargé de visiter les défenses. (…) Robert de Millet, trésorier Royal, arriva à Toulon et, après avoir visité les fortifications, invita le conseil municipal à faire achever dans la partie ouest le remplacement, sur une longueur de 240 m, des murs en terre de 1285, par des murailles en pierres maçonnées… (Lepotier, 1972. Voir à ce sujet P.-A. Février 1964 dans Arch. Bouches du Rhône, B 1063 et, pour l’avancée des travaux, l’enquête menée par Léopard de Fulginet en 1332))

1352 – 13 mars : lieuX-ditS de Marseille

1. Camp Denset – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe à Fremo-Morto (charte aux archives de l’Evêché).

2. Fontaynilhas, 13 mars 1352 (charte aux archives de l’Evêché). Fontainieu la Mure – ferme, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe (1872).  Première mention : Fontainils, 27 avril 1290, charte aux archives municipales

1382 – 13 mars : lieuX-ditS de Marseille – Nostra Donna Deura , 13 mars 1382 (délibérations du Conseil municipal). Eoures – hameau, commune de Marseille, quartier  des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872). Première mention le 23 avril 1113 : in episcopatu Massiliensi, ecclesiam … sancte Marie de Evola (Guérard 1857 : acte n° 848 du cartulaire de Saint-Victor, confirmation des bénéfices). Paschalis papa II. – Confirmacio  beneficiorum (ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni (Otto Alamanus), abbati Massiliensis monasterii,..

1383 – 13 mars : lieuX-ditS de Marseille – Escaleto, 13 mars 1383 (délib. du Conseil municipal). Escalette – colline, commune de Marseille, quartier de Montredon (1872). Mention : Il y avait autrefois une vigie.

1401 – 13 mars : lieuX-ditS de Marseille – Las Enclausas (acte aux archives de la Major). L’Enclos – propriété, commune de Marseille, quartier  d’Eoures (1872).

Renaissance

1494 – 13 mars : Charles VIII devient roi de Naples à compter du 13 mars. Les documents officiels de Provence et d’Italie désignent Charles VIII, père du futur François Premier, comme Roi de Sicile et de Jérusalem, à partir du 18 mars 1494 (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 432).

1501 – 13 mars : lieuX-ditS de CASSIS

1. La Borguiera (registre aux archives de l’Evêché). Bréguière – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane. Première mention le 31 octobre 1486 : La Burguyères (acte aux archives de l’Évêché).

2. Mons de la Costa longa, 13 mars 1501 (registre aux ar­chives de l’Evêché). La Coste – lieu-dit,  commune de Cassis, quartier de Clauvier (1872). Première mention : Las Costas destable, 28 octobre 1486 (registre aux ar­chives de l’Evêché).

3. Nostra Dama de la Mar, 13 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché). Notre-Dame-de-Bon-Voyage, chapelle, commune  de Cassis.

4. Mussegnet lo negre, 13 mars 1501 (registre des censes de Cassis). Plaine Massuguière, partie de plateau, dans le territoire de Cassis. Première mention : Messuguet lo Cuegre, 13 janvier 1487 (registre des censes de Cassis).

5. Romeyera (registre aux archives de l’Evêché). Romagoua lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Montaouri. Première mention : Romegoua le16 octobre 1443 (reg aux archives de Saint-Victor).

6. Remeyera, 13 mars 1501 (acte aux archives de l’Evêché). Rompides ou les Faisses – commune de Cassis. Petite chaîne de montagnes qui prend naissance au bord de la mer et se dirige vers Roquefort. Il forme l’un des six quartiers du territoire, suivant la division faite en 1791.

1502 – 13 mars : lieuX-ditS de CASSIS

1. Vallon de l’Estello (registre aux archives de l’Evêché). Vallon de l’Etoile lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Plaine-Messuquière.

2. Vallon de Pessegouier (acte aux archives de l’Evêché). Vallon du Pêcher – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Plaine-Massuguière.

1511 – 13 mars : Naissance de Melchior, fils du seigneur d’Ollioules, Jaume Deydier en est le parrain [de Ribbe, 1898, p. 238-239 : ] Nativitat de mon filhol Melchior, filh del magnific Senhor d’Olioll – L’an 1511, 13 de mars, a huech oras après miechjort, si anet a jasser la magnifica dama d’Olioll, Yolanda, sorre de Monsenhor de Riès, et lo dimenge venent, fon batejat. Yeu, bayle d’Olioll, l’ay tengut sus los fons, et la cosina Loysa Chautarda es estada sa merina. [Jaume, en sa qualité de bailli, remplit la charge qui était le privilège du grand chancelier de France, lorsqu’un héritier de la couronne venait au monde… Les Chautard (auront) eux aussi leur jour de compérage et de commérage… Johan Chautard est le fermier général des Simiane et des Vintimille.]

1557 – 13 mars : lieuX-ditS de Marseille – Las Doulces, 13 mars 1557  (registre  n° 61 aux archives de l’Evêché). Les Douces – hameau, commune de Marseille, quartier  de la Treille.

1564 – 13 mars : CATHERINE DE MEDICIS, ALORS REGENTE, RESOLUT DE FAIRE VISITER A CHARLES IX UNE PARTIE DE SON ROYAUME. Le 13 mars 1564, la cour partit de Fontainebleau. Le roi et la reine mère étaient suivis d’un long cortège de princes, de cardinaux, de hauts seigneurs, de pelotons d’armes et de maints serviteurs. Faisaient partie du cortège : le jeune duc d’Anjou, le futur Henri III, le jeune Henri de Bourbon, le futur Henri IV, le duc de Guise, etc. Après un pèlerinage à la Sainte-Baume, le cortège royal se rendit à Brignoles, ensuite à Hyères, par Cuers et Solliès. Les délibérations de la Communauté du 1er avril 1564 au 3 mai 1566 ont disparu ; ainsi manquent des renseignements précis et certainement intéressants sur le passage de la cour à Solliès. Nous savons seulement, par le récit des chroniqueurs, que le cortège dut arriver à Solliès dans la matinée du 29 octobre, qu’il admira le château et La Galerie, « où le Roi dîna avec toute sa suite. »

Les souverains allèrent le même jour à Hyères ; ils passèrent trois jours dans cette ville, où ils s’étonnèrent de la grande quantité d’orangers et de citronniers qui y étaient cultivés.

La Toussaint se passa à Hyères où Charles vit pour la première fois la Méditerranée. Le 2 novembre, la cour était à Toulon (Paul Maurel, 1936). Du fort de Brégançon à Toulon, il s’initia avec passion aux détails de la navigation, avant la plus radieuse des entrées dans Marseille le 6 novembre : toute la ville portait des banderoles avec des croix… On ne put accoster au château d’If mais on dîna dans une galère sur une mer démontée… Juste après, l’on resta prisonnier d’Arles par une crue du Rhône : Charles put contempler à loisir les Aliscamps jusqu’au 7 décembre où l’on ne fit que passer à Beaucaire, trop protestante, avant d’entrer dans Nîmes où l’accueil fut assez froid mais où le jeune roi impressionna tout le monde par sa fermeté face aux récriminations. Noël fut célébré à Montpellier, où catholiques et protestants ne se parlaient plus…

1569 – 13 mars : BATAILLE DE JARNAC ENTRE LES ROYALISTES ET LES HUGUENOTS. La troisième guerre de Religion en France débute le 23 août 1568 lorsque Condé et Coligny fuient la Bourgogne pour la ville de La Rochelle. Les tensions entre catholiques et protestants sont telles que la Paix de Longjumeau devient caduque. Les batailles se déroulent à l’ouest de la France et au sud de la Loire. Les protestants subissent plusieurs revers et Condé est tué le 13 mars 1569 lors de la prise de Jarnac.

1589 – 13 mars : LES LIGUEURS NOMMENT LE DUC DE MAYENNE LIEUTENANT GENERAL DU ROYAUME DE FRANCE.

1573 – 13 mars : DECES DE MICHEL DE L’HOSPITAL qui fut conseiller au Parlement de Paris, ambassadeur de France au Concile de Trente, surintendant des finances et chancelier de France. Il fut l’un des grands artisans de la pacification civile lors des guerres de religion.

(Coll. H. Ribot)

Temps modernes

1634 – 13 mars : PREMIERE SEANCE DE L’ACADEMIE FRANÇAISE.

1664 – 13 mars : A Tripoli, au XVIIe siècle, quasiment tous les esclaves étaient détenus dans les bagnes puisqu’ils étaient censés être « tous à un seul maître », le pacha en place (Lettre du 13 mars 1664, de La Vacher à Tunis, citée dans L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE 1500-1800 – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 194).

1665 – 13 mars – Le château de la Mole devient propriété des Gautier [Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 17 :] 3 et 13 mars 1665 – Hommage et investiture de la terre de la Molle donné par les commissaires du Roi à M. de Gautier, avocat général au Parlement de Provence. Il y est dit que les droits de la terre de la Molle sont désignés en deux rapports des 23 décembre 1659 et 16 septembre 1664 et que M. de Gautier l’avait achetée aux enchères au prix de 90 200 livres (Raoul Bérenguier ; Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 17).

1682 – 13 mars – Louisiane, terre de France Embarquant sur le Mississipi en février 1682, René-Robert Cavelier de La Salle revendique le 13 mars suivant la Louisiane au nom de la France. Le 9 avril, au terme d’une navigation prudente parmi les nations riveraines, il renouvelle solennellement la prise de possession sous l’autorité de Louis XIV, entre Te Deum, salves et proclamations royales.

1683 – 13 mars : EN CONSEQUENCE D’UN EMPRUNT DU ROI, Les consuls de Six-Fours firent procuration à Maître Esprit Aycard, reçue par Maître Vidal, notaire – Emprunt du Roi : Le roi Henri second, ayant fait un emprunt de la communauté de SIX-FOURS, par acte du 16 août 1558, dont l’extrait en parchemin est dans les archives dudit lieu, aurait fait rente aux syndics et communauté, d’une constitution de pension annuelle et perpétuelle de (…) quarante sols tournois, payable le seize de chaque mois d’avril, pour la somme capitale de 200 écus, 48 sols, valant 480 livres. Faite, ladite constitution, par Maître Bernardin Tulle, chevalier, conseiller du Roi, trésorier général de France, surintendant des finances et des dépenses de guerre, au nom dudit Seigneur Roi, acte Maître Raisson, notaire de Tollon. Par délibération du conseil de la communauté du 28 avril 1559, fait le par-devant Maître Barthelemy Audibert Baille, où furent présents : Jacques Crestien, syndic, Honoré Martinenq dit Ferrin, Laurens Audibert, Barthelemy Guigou, Honoré Gardane, Pierre Daniel, Anthoine Jarri, Anthoine Martinenq, Jean Lieutaud, Honoré Roux, Jean Audibert, conseillers. Lequel conseil, au nom de la communauté, manants et habitants dudit SIX-FOURS, constitua leur procureur, Guilhem Sabatier aux fins de s’acheminer par-devant Monsieur Maître Bernardin Tulle, grand sénéchal de Provence, pour lui demander et requérir l’insinuation et enregistrement du susdit acte, concernant l’argent prêté par la communauté au Roi, et pour être reçu et enregistré à la Chambre des Comptes ou autres cours, si besoin était, comme apert de l’acte reçu par maître Lombard, notaire, ledit jour. Pour l’(exation) de laquelle pension, Louis Denans, Honoré Crestien et Charles Denans, consuls, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil, firent procuration, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le second avril 1575, à Maître Bernabé Aycard, notaire dudit lieu, aux fins d’exiger du Roi ou des receveurs des deniers et domaines de sa majesté, en la ville d’Aix, 120 livres, d’une part et 50 livres d’autre, pour les pensions annuelles que le Roi leur fait du capital déclaré et spécifié aux actes de rente passés par-devant Maîtres Boisson et Borelly, (archivires- archivistes ?) du Roi audit Aix, pour les années 1573, 1574, 1575, achevés en janvier lors dernier. D’autre part, par acte reçu par Maître (en blanc), notaire, le second septembre 1652, Sieur François Aycard, Louis et Anthoine Daniels, consuls, firent procuration à Maître Chabaudy, procureur à la Cour des Comptes, aux fins d’exiger du Sieur receveur Estienne, tout ce qu’il se trouvait devoir à la communauté, à occasion de la pension qu’il plaît au Roi faire à ladite communauté et arriérages d’icelle, dépants et telles autres adjudications qu’il avait ja ,(déjà) encourus mêmes et par exprès, la somme que ledit Sieur receveur Estienne avait consigné et déposé reçue feu monsieur d’Albert (ou Dalbert), conseiller du roi et auditeur à ladite Cour des Comptes, en force du décret d’icelle. Se trouvant du à la communauté quelques arriérages de la susdite pension, serait (aurait) été donné pouvoir à Maître Chabaudi, procureur de la communauté de donner requête au nom d’icelle, à la Cour des Comptes, aux fins d’être payé des susdits arriérages. Lequel Maître Chabaudi, en qualité de procureur spécial fondé des consuls, aurait exigé des Sieurs commissaires du domaine , au nom de la communauté, 28 livres 4 sols, savoir : 20 livres de la pension et 8 livres 4 sols pour arriérages d’icelle. Comme apert de la lettre missive écrite par ledit Maître Chabaudi, auxdits consuls, le 20 février 1682, à raison de laquelle, lesdits consuls firent procuration à Maître Esprit Aycard, le 13 mars 1683, reçue par Maître Vidal, notaire (Jean Denans, 1713).

1699 – 13 mars : lieuX-ditS de Marseille – La Boutonese, (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). La Boutonèse – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Mar­cel (1864). Appartenant à Antoine Botoni. Première mention le 3 septembre 1597 : La Boutonedo, (registre aux archives de l’Évéché).

1721 – 13 mars : Les consuls de LA CIOTAT par une lettre du 13 Mars 1721  s’excusèrent d’avoir été obligés de refuser l’entrée aux habitants parce qu’il y avait beaucoup d’étrangers et de monde à leurs barrières. Ils disent que ce n’est pas pour SAINT-NAZAIRE à qui ils réitèrent leurs offres de ser­vice désirant rester en bons termes avec notre bourg. Ils confirment avoir vendu du blé à deux bateaux pour SAINT-NAZAIRE (B. Rotger, 1984)

1778 – 13 mars : LOCATION D’ENTREPOTS SEYNOIS PAR LA MARINE ROYALE: L’administration de la Marine du port de Toulon, après accord avec la ville de La Seyne, logea dans des entrepôts du terroir des approvisionnements de vivres destinés aux escadres (V. Brun – Guerres maritimes de la France ; Port de Toulon, Plon, 1861).

Cette mesure était la conséquence de la pénurie de locaux disponibles à Toulon, lesquels étaient tous occupés du fait de la concentration de stocks énormes nécessaires pour l’armement et le ravitaillement des nombreux vaisseaux de guerre et de convois devant participer à la guerre avec l’Angleterre à côté des « Insurgents » américains. Dans le courant de 1778, des ordres de Paris prescrirent au port de Toulon de procéder avec célérité à l’armement de dix vaisseaux en premier lieu ; ensuite de douze autres navires afin de former une deuxième escadre. Le premier traité d’amitié et de commerce avec les nouveaux Etats-Unis d’Amérique avait été signé le 6 février 1778 et un autre traité (d’alliance éventuelle et défensive) porté à la connaissance de la Cour de Londres le 13 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 287).

Époque contemporaine

1789 – 13 mars : UN SOUDAIN ESPRIT DE SOLIDARITE FISCALE PARCOURT LE PAYS TOUT ENTIER – L’assemblée des trois ordres du bail¬liage de Villers-Cotterêts a convenu de rassembler ses cahiers de doléances, de ne présenter qu’une seule réclamation, de ne procéder qu’aux mêmes demandes et de s’unir pour exalter la gloire du souverain… Tandis que la majeure partie de la population songe, en priorité, à trouver du travail et à se nourrir, un soudain esprit de solidarité fiscale parcourt le pays tout entier (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 13 MARS).

1790 – 13 mars : la Municipalité de Villecroze marque son respect pour la religion par une délibération infligeant une amende de six livres à chaque personne qui jouera aux boules ou autres jeux, devant la porte de l’église pendant les heures des offices, « car en jouantils jurent et blasphèment la plupart du temps, procédé indigne de tout, qui mérite d’être reprimé. (Abbé Bouisson, 1936).

1791 – 13 mars : La Seyne – Cote 1D1 – Publication de diverses lois. Nomination de plusieurs Commissaires pour remplacer des démissionnaires. Payer au sieur Chalet pour diverses fournitures. Publication de diverses lois.

1793 – 13 mars : LE PRIX DU PAIN AUGMENTE DE 25% – A partir du 13 mars, le pain blanc passe à 5 sols la livre et le pain bis à 4 sols 6 deniers la livre. Soit une augmentation de prix de 25% en deux mois et demi (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1794 – 13 mars (23 ventôse an II) :

1. LETTRE AUX BEAUSSETANS PAR LE BATAILLON DE LEUR VILLE – Le 23 ventôse an II, 13 mars 1794, de Brignoles, signée « ça ira Portal » et Joseph Vidal, une lettre du bataillon est adressée « aux citoyens maire et officiers municipaux du Beausset ». On constate que le terrible Joseph Vidal, évincé comme on l’a vu antérieurement du commandement du 4ème bataillon du Var, avait tout naturellement rallié le 2ème bataillon beaussétan de son ami Portal. Quant aux « maire et officiers municipaux du Beausset », les pauvres ! On peut se demander ce qu’ils dirigeaient réellement au village, puisqu’à distance le « parti jacobin beaussétan » dictait ses ordres, et surveillait leurs actes… Et en cette circonstance, Portal et Vidal, leur apprennent qu’à Marseille « le contre-révolutionnaire David se promène et que Gairoard son complice y est en état d’arrestation. Il faut faire arrêter le premier et le faire traduire avec le second au Port de la Montagne pour y recevoir leur salaire ». Et Gairoard fut effectivement fusillé… Ce Gairoard dont parlent Portal et Vidal est en fait Antoine François Xavier Gairoard. Il était bien incarcéré à Marseille depuis quatre mois « à la prison Saint-Jeaume ». A la suite de l’initiative du bataillon du Beausset, il fut transféré à Toulon-Port de la Montagne, pour y être jugé (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

2. LETTRE DE DENONCIATION AU COMITE DE SURVEILLANCE DE NICE – Ce même 13 mars 1794, Portal et Vidal adressent une lettre de dénonciation au comité de surveillance de Nice, pour l’inviter à arrêter un beaussétan du nom d’Esprit Barthélemy qui s’y est réfugié. Esprit Barthélemy, « ci-devant » cafetier au Beausset est dénoncé comme « contre-révolutionnaire depuis 1789. Ayant été membre d’un club monarchique, établi au village pour anéantir la société patriotique dont il était l’ennemi, et ayant fait signer secrètement dans son café par les membres du dit club monarchique une dénonciation tendant à détruire les meilleurs patriotes, et avoir soutenu les prêtres réfractaires les armes à la main » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

-1799 – 13 mars  (23 ventôse an 7 ) : EXPEDITION D’EGYPTE

(Bonaparte) J’ai reçu des gazettes anglaises jusqu’au 10 juin. La guerre a été déclarée le 13 mars par la France à l’empereur.

(Bonaparte) Le général murât est parti du camp le 23 pour faire lever le siège de Saafet, et enlever les magasins de Thabarueh ; il battit la colonne ennemi est s’empara de ses bagages. Ainsi cette armée qui s’était annoncée avec tant de fracas, aussi nombreuse, Disait les gens du pays, que les étoiles du ciel et les sables de la mer assemblage bizarre de fantassins et de cavaliers de toutes les couleurs et de tous les pays , repassa le Jourdain avec la plus grande précipitation après avoir laissé une grande quantité de morts sur le champ de bataille. Si l’on en juge de son épouvante par la rapidité de sa fuite jamais il n’y eut de pareil.

Lettre du général en chef Bonaparte à l’adjudant-général Grézieux :  Jaffa le 23 ventôse an 7 (13 mars 1799) – vous aurez, citoyen, le commandement de la province de Jaffa et de celle de Ramleh. Votre première opération sera de faire placer une pièce de canon sur chacune des tours, et de disposer les 4 plus grosses du côté du Front, pour sa défense. L’officier du génie a ordre de réparer sur-le-champ la brèche. Vous vous assurerez que les portes puissent se fermer facilement. Comme les 2 qui existent me paraissent très rapprochés l’une de l’autre, il suffirait d’en tenir une ouverte. Les chrétiens doivent fournir des secours à l’hôpital des blessés. Les chrétiens latins et les Arméniens doivent fournir des secours à l’hôpital des fiévreux. Vous formerez un divan composé de 7 personnes ; vous y mettrez des mahométans et des chrétiens. Vous seconderez toutes les opérations du citoyen Gloutier tendant c’est bon à établir les finances et à procurer de l’argent à la caisse. Aucun bâtiment de ceux qui sont actuellement dans le port ne tourne en sortir sous quelques prétextes que ce soit. Le commerce avec Damiette et l’Égypte sera encouragé le plus possible. […]

Lettre du général en chef Bonaparte au directoire exécutif :  Le 5 fructidor, j’ai envoyé un officier à Djezzar, pacha d’Acre. Il l’accueillit mal et ne répondit pas.

Le 29 brumaire, je lui écrivais une autre lettre : il fit couper la tête au porteur.

Les Français étaient arrêtés à acre et traités cruellement.

Les provinces d’Égypte étaient inondées de firmans, dans lesquelsDjezzar ne dissimulait point ses intentions hostiles et annonçait son arrivée.

Il fut plus il envahit des provinces de jaffa, Ramley et Gaza. Son avant-garde depuis position à El-Arich, où il y a quelques bons puits et un fort situé devant le désert à 10 lieues dans le territoire de l’Égypte.

Je n’avais donc plus le choix : j’étais provoqué à la guerre ; je ne crus pas devoir tarder à la lui porter moi-même.

Le général Reynier rejoignait le 16 pluviôse son ‘avant-garde qui sous les ordres grains fatigables général Lagrange était à Catieh, situé à 3 journées dans le désert où j’avais réuni des magasins considérables.

Le général Kléber arriva le 18 pluviôse de Damiette sur le lac Menzaleh, sur lequel on avait construit plusieurs barques canonnières,  débarqua à Peluse et se rendit à Catieh.

Combat d’El-Arich.

Le général Reynier parti le 18 pluviôse de Cattier avec sa division pour se rendre à El-Arich.  Il fallut marcher plusieurs jours à travers le désert sans trouver d’eau. Des difficultés de toutes espèces furent vaincues : l’ennemi fut attaqué, forcé, le village d’el-Arich enlevé et tout l’avant-garde ennemi bloqué dans le fortin d’El-Arich.

Attaque de nuit. Cependant la cavalerie de Djezzar-Pacha fit faire un mouvement au général Réynier ; à 00h00 le camp ennemi fut cerné, attaquer et enlever un des beys fut tué. Effets, Armes, bagage, tout fut pris. La plupart des hommes eurent le temps de se sauver, plusieurs mamelouks d’Ibrahim-Bey furent faits prisonniers.

Siège du fort d’El-Arich.

La tranchée fut ouverte devant le fort, une de domine avait été éventée et nos mineure délogé. Le 28 pluviôse une batterie de brèches fut construite ainsi que 2 batteries d’approche. Canonna toute la journée du 29. Le 30 à 12h00, la brèche était praticable je sommet le commandant de ce rendre, il le fit. Et nous avons trouvé à El-Arich 300 chevaux, beaucoup de biscuits, de riz, 500 Albanais,  500 Maugrabins, 200 hommes de l’Adonie et de la Caramanie ;   les Maugrabins ont pris du service avec nous : j’en ai fait un corps auxiliaire.

[…] Nous étions le 6 aux colonnes placées sur les limites de l’Afrique et de l’Asie ; nous couchâmes en Asie le 6.

Le jour suivant nous étions en marche sur Gaza : à 10h00 du matin, nous découvrons nos 3 ou 4000 hommes de cavalerie qui marchaient à nous.

Combat de Gaza.

Le général Murat,  commande la cavalerie, fit passer les différents torrents qui se trouvaient en présence de l’ennemi par des mouvements exécutés avec précision.

La division Weber ce porta par la gauche sur Gaza, le général lannes, avec son infanterie légère, appuyez les mouvements de la cavalerie qui était rangé sur 2 lignes. Chaque ligne avait derrière elle un escadron de réserve : nous chargeâmes l’ennemi près de la hauteur qui regarde Nebron, et Où Samson porta les portes de Gaza.  L’ennemi ne reçut point la charge et se replia : il eut quelques hommes tués entre autres le kiaya du pacha.

La 22e d’infanterie légère c’est fort bien conduite : elle suivait les chevaux ont pas de course, il y avait cependant bien des jours qu’elle avait fait un bon repas ni bu de l’eau à son aise.

Nous entrâmes dans Gaza : nous y trouvâmes 15 milliers de poudres, beaucoup de munitions de guerre, des bombes, des outils, plus de 200000 rations de biscuits et 6 pièces de canon.

Le temps devint affreux : beaucoup de tonnerres et de pluie depuis notre départ de France nous n’avions pas vu d’orage.

Nous couchâmes le 10 è  Eswood, l’ancienne Azot.

 Nous couchâmes le 11à Ramley ; l’ennemi l’avait évacué avec tant de précipitation qui nous laissa 100000 rations de biscuits, beaucoup plus d’orge, et 1500 outres que Djezzar avait préparées pour passer le désert.

Siège de Jaffa.

La division kleber investi d’abord jaffa, et se porta ensuite sur la rivière de la Hhayah Pour couvrir le siège ; la division Bon investis les fronts droit de la ville et l’indivision Lannes les fronts gauche.

L’ennemi démasqua une quarantaine de pièces de canon de tous les points de l’enceinte, desquelles il fit un feu vif et soutenu.

Le 16, 2 batteries d’approche, la batterie de brèche, une de mortiers, étaien en état de tirer. La garnison fit une sortie ; on vit alors une foule d’hommes diversement costumées et de toutes les couleurs se porter sur la batterie de brèches : c’était des Maugrabins,  Des Albanais, des kurdes, des natoliens, des caramaniens, des Damsquyns, des Alepins, des noirs du Tejkrour ; Pas repousser et rentrèrent plus vite qu’il n’aurait voulu. Mon aide-de-camp duroc, officier en qui j’ai grande confiance, c’est particulièrement distingué.

À la pointe du jour, le 17 je vis Sommer le gouverneur, il fit couper la tête à m’en envoyé, et ne répondit.. À 07h00, le feu commença ; a 1 h je jugeais la brèche praticable. Le général Lannes fit des dispositions pour l’assaut ;  l’adjoint aux adjudants généraux, Netherwood, avec 10 carabinées, il monta le premier et fut suivi de 3 compagnies de grenadiers de la 13e et de la 60 9e demi-brigade, commandé par l’adjudant général Rambaud, pour lequel je vous demande le grade de général de brigade.

À 05h00, nous étions maîtres de la ville qui,  pendant 24 h, fut livré au pillage et à toutes les horreurs de la guerre qui jamais ne m’a paru si hideuse.

4000 hommes des troupes de Djezzar on était passés au fil de l’épée ; il y avait 800 canonniers ; une partie des habitants a été massacrée.

Les jours suivants, plusieurs bâtiments sont venus de Saint-Jean d’acre avec des munitions de guerre et de bouche ; ils ont été pris dans le port : et ils ont été étonnés de voir la ville en autre pouvoir ; l’opinion était qu’elle nous arrêterait 6 mois.

Abd-Oullah, général de Djezzar,  a eu L’adresse de se cacher parmi les gens d’Égypte et de venir se jeter à mes pieds.

J’ai renvoyé à Damas et à Alep plus de 500 personnes de ces 2 villes ainsi que 4 à 500 personnes d’Égypte.

J’ai pardonné au mamelouk et aux kachefs que j’ai pris à El arich ; j’ai pardonné à Omar Makram, cheikh du Caire ; j’ai été Clément envers les égyptiens, autant que je l’ai été envers le peuple de jaffa, mais sévère envers la garnison qui s’est laissé prendre les armes à la main.

Nous avons trouvé à jaffa 50 pièces de canon donc 30 formant l’équipage de campagne, de modèles européens, et des munitions, plus de 400000 rations de biscuits, 2000 quintaux de riz et quelques magasins de savon.

Le général caffarelli, qui a dirigé ces sièges, qui a fait fortifier les différentes places de l’Égypte, et officier recommandable pour par une activité un courage et des talents rares.

Le chef de brigade du génieamson a commandé l’avant-garde qui a pris possession de cathier et a rendu dans toutes les occasions les plus grands services.

Le capitaine du génie Sabatier a été blessé au siège d’El-Arich,

Le citoyen Aimé et entrez le premier dans jaffa., par un vaste souterrain qui conduit dans l’intérieur de la place.

Le chef de brigade Songis, directeur du parc d’artillerie, des parvenus à conduire les pièces qu’avec de grandes peines ; il a commandé la principale attaque de jaffa.

Nous avons perdu le citoyen Lejeune, chef de la 22e d’infanterie légère, qui a été tué à la brèche : cet officier a été vivement regretté de l’armée ; les soldats de son corps l’on pleurait comme leur père. J’ai nommé à sa place le chef de bataillon Magni, qui a été grièvement blessé. Ces différentes affaires nous ont coûté 50 hommes tués et 200 blessés.

L’armée de la République est maître de toute la Palestine. BONAPARTE.

1801 – 13 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – Départ de Menou pour Alexandrie.

Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – | Retour des troupes rentrant de l’Est] Vendredi 27 [13 mars 1801]. Retour des troupes qui étaient allées du côté de l’Est avec leurs effets et leur matériel. Reynier, le général de la province d’al-Sharqiyya, les accompagnait. Elles avaient voyagé depuis leur départ ; elles  rejoignaient leur chef par terre et par bateau. Elles furent informées de ne pas aller au-delà de Sâlihiyya. Des coursiers ont été envoyés à al-‘Arîsh ; ils n’y avaient trouvé personne. Les troupes étaient donc revenues en arrière. L’opinion était qu’absolument personne n’était venu du côté de l’Est.

1815 – 13 mars : NAPOLEON PAR NAPOLEON – « J’entrai à Mâcon à sept heures du soir, toujours environné du peuple des cantons voisins. Je témoignai mon étonnement aux Mâconnais du peu d’efforts qu’ils avaient faits dans la dernière guerre pour se défendre contre l’ennemi et soutenir l’honneur des Bourguignons :

— Sire, me répondit-on, pourquoi avez-vous nommé un mauvais maire?

A Tournus, je n’eus que des éloges à donner aux habitants pour la belle conduite et le patriotisme qui, dans ces mêmes circonstances, distinguèrent Chalon et Saint-Jean-de-Losne. A Chalon, qui pendant quarante jours résista aux forces de l’ennemi et défendit le passage de la Saône, je me fis rendre compte de tous les traits de bravoure, et, ne pouvant me rendre à Saint-Jean-de- Losne, j’envoyai la décoration de la Légion d’honneur au digne maire de cette ville.

Je reçus à Chalon la députation de la ville de Dijon qui venait de chasser de son sein le préfet et le mauvais maire, dont la conduite, dans la dernière campagne, avait déshonoré Dijon et les Dijonnais ! je destituai le maire et en nommais un autre, et confiais le commandement de la division au brave général Devaud.

1817 – 13 mars :

1. LE PASSAGE DE « LA CHAINE » DES FORÇATS À OLLIOULES PROVOQUAIT UN FLOT DE CURIOSITE OU D’INTERET. Les uns achetaient des objets aux prisonniers, d’autres, boutiquiers, regrattiers, cabaretiers, essayaient de placer quelques marchandises, nourritures ou boissons ; d’autres enfin venaient là comme à un spectacle, se repaissant du malheur d’autrui. Mais des maladies graves et épidémiques se déclaraient parfois dans la chaîne et il fallait prendre des mesures pour protéger la population des risques de contamination. Le maire d’Ollioules, informé « qu’il s’est manifesté dans les prisonniers destinés aux galères (faisant partie de la chaîne passant à Ollioules) une maladie contagieuse », prend les mesures qui s’imposent : art. 4 : « Le sergent de ville et le garde champêtre sont chargés, le jour du passage de la chaîne, de faire retirer dans leurs habitations les personnes qui se trouveraient sur la grande route lors du passage » (docteur Raoulx – Le bagne de Toulon).

2. STENDHAL, 1817 : “ROME, 13 MARS 1817 AU SOIR. — En arrivant, j’ai eu la certitude qu’un homme tout-puissant dans un des principaux États de l’Europe, s’est abstenu d’un crime qui l’aurait comblé d’aise, par cette considération : tout est plein de sots qui écrivent leurs Mémoires.

J’ai eu l’idée d’imprimer ce journal. J’ai vu les petits ministres despotiques de Modène, chercher à se justifier aux yeux des Anglais qui passent. Qui eût dit à Napoléon et à ses courtisans de se voir imprimés tout vifs dans l’excellent recueil : Buonaparte, sa cour et sa famille / Il est plus que probable que tous les ministres de 1817 seront imprimés en 1827 ».

1828 – 13 mars : CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête d’Alger, Ollioules héberge le 16e régiment : 600 soldats d’infanterie et 24 officiers. Le 16 mars, ce régiment reçoit de rester jusqu’à nouvel ordre (E. Castellan, 1937, p. 294).

1830 – 13 mars : MORT DU SCULPTEUR TOULONNAIS HUBAC – Le 12 juillet 1839, la ville de Toulon nomme d’une commission chargée d’examiner la question de savoir si le buste de Hubac, sculpteur, sera placé sur la fontaine dite de St-Michel (Hubac Joseph-Louis, né à Toulon, le 28 novembre 1776, mort à Toulon, le 13 mars 1830. Elève, puis ouvrier sculpteur dans l’atelier du port, il put, avec l’appui de ses chefs, aller étudier à Paris, aux frais de la Marine. En 1805, il fut reçu avec le n°1 à l’Ecole des Beaux-Arts ; mais pris de nostalgie, après moins d’un an de séjour dans la capitale, il était de retour à l’atelier du port, où il entra comme contremaître : puis il passa maître en second, F. Brun étant maître en chef. Il put se livrer à de nombreux travaux de son art. Il sculpta un buste de la Paix pour l’Académie du Var dont il est membre, et un buste de Janus pour la ville de Toulon. Il a exécuté en bois et en pierre un grand nombre de statues et de bustes pour les églises de Toulon et des villes voisines. Les grandes figures en pierre de St Jérôme et de St Léon qui se trouvent dans l’église St Pierre sont sorties de son ciseau).

1870 – 13 mars : DECES DE CHARLES DE MONTALEMBERT qui fut tout à la fois journaliste, historien et homme politique.

1894 – 13 mars : LE PREMIER STRIP-TEASE PROFESSIONNEL est exécuté au Music-Hall à Paris.

1898 – vers le 13 mars :

COMITE GREVISTE DE LA SEYNE – Le comité gréviste ouvre des souscriptions, aidé par les journaux et les autres syndicats de la région. Le 13 mars, il dit avoir reçu 6 487,80 F d’aide (Martinenq Patrick, 1983).

UNE SAUTERIE DE BIENFAISANCE EST DONNEE À SAINT-MANDRIER AU BENEFICE DES GREVISTES DES CHANTIERS DE LA SEYNE. La salle Gazan est mise gratuitement à la disposition des danseurs et les musiciens de « La Conciliation » jouent gratuitement. C’est un bel élan de solidarité ! (Gisèle Argensse, 1989, p. 115)

SUR LES LIEUX DU TRAVAIL, LES POINÇONNEURS N’ONT DEJA PLUS D’OUVRAGE, on les occupe à nettoyer les chantiers, à décharger un bateau de bois. Le « Châteaurenault » sera retardé dans le lancement et le cuirassé « Pelayo » sera réparé à l’arsenal de Toulon. Tandis que 50 poinçonneurs sont mis en promenade, des travailleurs inscrits à la caisse ouvrière… (Martinenq Patrick, 1983).

1914 – 13 mars : TIRS D’ESSAIS A SAINT-MANDRIER – On effectue des tirs dans les parages de la batterie de la Coudoulière à la grande mer (Gisèle Argensse, 1989, p. 142.).

1920 – 13 mars : LA France AURA UN PORTE-AVIONS – Le Conseil supérieur de la Marine adopte le principe de la transformation d’une coque de cuirassé de la classe « Normandie » en porte-avions. (Jean Moulin, Lucien Morareau, Claude Picard, 2001).

l938 – 13 mars au 8 avril :

1. DEUXIEME GOUVERNEMENT BLUM (Jean-Charles Volkmann, 2003).

Ainsi le bloc de gauche s’effrite. Il s’effrite à l’Arsenal de Toulon où socialistes et communistes se livrent à une farouche compétition pour le contrôle des restaurants ouvriers. L’Amicale socialiste mise en place par Toussaint Fratani, Jean Cozzani, André Dupuis, Louis Giustiniani, Etienne Vernieri, entretient, avec les ouvriers du Port influencés par le PCF, des liens moins que chaleureux. La Confédération Générale du Travail reflète cette discorde renaissante. S’opposant à la tendance de la Vie Ouvrière (Benoît Frachon, Julien Racamond, Henri Raynaud), les ex-confédérés mettent en place la fraction Syndicats (René Belin, Raymond Froideval, Gorges Dumoulin, André Delmas). À la Bourse du Travail, Taffarani, un militant socialiste de Saint-Jean-du-Var ardemment unitaire, s’efforce d’apaiser les conflits qui se multiplient au sein de la commission locale du Rassemblement populaire. En ce moment de crise internationale, Léon Blum songe à la formation d’un « gouvernement d’unité française ».

2. En Espagne, les chances d’un succès franquiste se renforcent. Pour la France, c’est la perspective d’une troisième frontière hostile. Les démocraties doivent, sans plus tarder, freiner les ambitions allemandes. Son programme: accroître l’effort militaire du Pays, resserrer les alliances. Mais Paul Raynaud, George Mandel, déclinent l’offre de participation qui leur est faite.

3. Devenu secrétaire d’État au Trésor, le benjamin de la Chambre, Pierre Mendès-France (31 ans), avait préparé le train de Césures fiscales que le Sénat, une fois de plus, va rejeter. Léon Blum quitte l’Hôtel Matignon sans espoir de retour, son second ministère aura mené une vie artificielle pendant vingt-six jours.

4. Le climat social ne s’est pas amélioré. Cent mille métallurgistes ont cessé le travail dans la région Parisienne (Charles Galfré, 2003).

1945 – 13 mars :

– Rappel : Le 12 mars 1945, Anne FRANK mourait à Bergen-Belsen, assassinée pour la seule raison qu’elle était juive. « Je me sens comme l’oiseau chanteur dont on a brutalement arraché les ailes et qui, dans l’obscurité totale, se cogne contre les barreaux de sa cage trop étroite. « Sortir, respirer et rire », entends-je crier en moi, je ne réponds même plus, je vais m’allonger sur un divan et dors pour abréger le temps, le silence et la terrible angoisse, à défaut de pouvoir les tuer. » Son Journal est resté universellement connu, lu, adoré. Il est un témoignage saisissant des événements terribles qui ravagèrent et détruisirent la communauté juive allemande, l’une des plus dynamiques, créatives et cultivées d’Europe. Au-delà du témoignage, ce Journal est une superbe œuvre littéraire, complexe et profonde. Anne Frank avait le projet de devenir écrivain. Les nazis en décidèrent autrement.

« Journal », traduit du hollandais par Tylia Carens et Suzanne Lombard, Paris, Calmann-Lévy, 1950, rééd. Presses Pocket n°2642, 1986, 288 p..

-DANS L’ATLANTIQUE, LE « BEARN » ABORDE UN TRANSPORT DE TROUPES AMERICAIN – vers h 30, le « Béarn » subit une panne totale d’électricité qui dure environ trois minutes ; quelques secondes après le retour du courant, le navire aborde le transport de troupes américain J.C. Mc Andrew, de la 5e co­lonne, lui faisant une brèche à tribord avant, et se faisant une voie d’eau dans le compartiment des cabestans, avec perte des ancres de veille et de bossoir tribord ; 4 tués à bord du Béarn, 71 victimes sur le transport (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

Période récente.

1947 – 13 mars : NOTRE MARINE EN EXTRÊME-ORIENT – L’aviso-dragueur « Commandant Bory » est à Trincomalé du 28 février au 4 mars, puis à Singapour du 10 au 13 mars. Il arrivera à Saigon le 16 mars (Gérard Garier).

1952 – 13 mars :

1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusqu’au 25 mars, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » est de surveillance du Tonkin où il a participé à l’opération TONNEAU (du 8 février au 13 mars) qui a permis une implantation dans le quadrilatère délimité par le canal des Bambous, le fleuve Rouge, le Song-Thai-Binh et la mer, en réunissant les deux zones déjà pacifiées au nord par l’opération DIABOLO, au sud par l’opération ANTHRACITE (novembre) et donné ainsi un contrôle continu des côtes de Phat Diem à la frontière chinoise (id.)

1954 – 13 mars :

1. « LES AVEUX DE MONSIEUR LE MAIRE DE SAINT-MANDRIER LUI VALENT UN SURSIS » – Dans Le Petit Varois du samedi 13 mars, Toussaint Merle signe un article intitulé : « Les aveux de Monsieur le maire de Saint-Mandrier lui valent un sursis ». Que dit ce texte ? Tout d’abord, il précise que Monsieur Clément a fini par admettre que la municipalité qu’il dirige doit effectivement plus de trois millions de francs à la ville de La Seyne. Puis, nous apprenons que trois engagements ont été pris pour faciliter le paiement de la facture initialement contestée par les élus mandréens.

1°) La commune de Saint-Mandrier versera dès maintenant 1.500.000 francs.

2°) Elle ajoutera 532.365 francs dans les caisses de La Seyne avant le 31 mars 1954.

3°) Le reliquat s’élevant à 1.764.750 francs sera payé début avril (Le Petit Varois du samedi 13 mars 1954).

2. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – FIN DE LA PHASE ARETHUSE DE L’OPERATION ATALANTE – DU 20 JANVIER AU 13 MARS, la phase ARETHUSE. a pour but la conquête du Phu Yen dans le cadre de l’opération ATLANTE. Mission de la Marine : débarquement du groupement para (et commandos) puis de renforts à Tuy Hoa, appui de feu et soutien logistique pendant toute l’opération. Lors de l’opération ATALANTE, le Dumont d’Urville ravitaille le Commandant Duboc et, avec lui, tire sur le secteur de Qui-Nhon. Ils restent ensemble sur zone du 16 février au 1er mars. Ont participé à cette opération outre le Commandant Duboc, le T.C.D. Foudre (amiral D.N.E.O.) l’escorteur Dumont d’Urville, le tender Commandant Robert Giraud, l’escorteur côtier LInconstant, les L.S.T Chéliff, Rance et Golo. Troupes à Tuy Hoa : deux bataillons paras – Batterie R.A.L.P. (75 SR) puis un bataillon de tirailleurs, une batterie de 105 mm, une batterie K.Q., 500 P.I.M. Commandos à Culao Re : Montfort, Jaubert. Aviation : trois Goose, Bearcat du G.A.T.A.C. sud. Exécution : débarquement dans la lagune de Tuy Hoa. Tête de pont installée dans la journée. Débarquement des renforts les 22 et 23 janvier. Progression très lente des différents groupements jusqu’au rétablissement du pont de Tuy Hoa (17 février) puis plus rapide. Aménagement de « beachings » pour L.S.T. à My Quang (Bai Ma Lieng) puis My Du (Xuang Lay). Les éléments de tête arrivent devant Qui Nhon le 12 mars au jour (date prévue par le plan d’opération : 6 mars). Pertes Marine : 2 tués dont un officier. Plusieurs blessés (commandos). (Gérard Garier)

1972 – 13 mars : BARGEMON – Inscription par arrêté du 13 mars 1972 des ruines de l’ancienne église de Favas (cad. H 21):

1983 – 13 mars : ELECTIONS MUNICIPALES DE SAINT-MANDRIER. Le mandat de Max Juvenal étant terminé et celui-ci ne se représentant pas, quatre listes s’affrontent, menées respectivement par Joseph Quilgars, Louis Esposito, Jean Clément, Jean Paul Giovanella. Le premier tour se déroule le 13 mars 1983 (Gisèle Argensse, 2000, p. 121).

1986 – 13 mars : INAUGURATION DE LA CITE DES SCIENCES DE LA VILLETTE, A PARIS.

1988 – 13 mars :

1. INTERNATIONAL – 95 morts, peut-être 175, à Katmandou – PANIQUE DANS LE STADE : Le Népal a vécu, hier, la plus grande tragédie civile de son histoire. Alors que 29 000 personnes assistaient au stade de Katmandou à une rencontre de football, un orage d’une extrême violence  a déclenché un mouvement de panique dans la foule. Hier soir, 95 victimes, portes piétinées ou étouffées, avaient déjà été dénombrées. Un bilan qui devrait s’alourdir considérablement compte tenu des défaillances en équipement de réanimation dans les hôpitaux de la capitale. Selon un médecin, le chiffre de 175 morts devrait être atteint […].

2. PYRENEES-ORIENTALES – ARCHEOLOGIE A ELNE – Sur les pas de Pierre Campmajo, la fouille d’une cabane néolithique comme si vous y étiez (article de Claire Joyer avec photos d’archives de S. Moritz). [Souvenez-vous: c’était -déjà- été 84… Nous lancions dans ces colonnes un appel à l’aide de Pierre Campmajo, archéologue bien connu, pour la fouille-sauvetage d’un site vérazien découvert par hasard, dans une vigne retournée à quelques kilomètres du cimetière d’Elne. riche site romain. Cette fouille a été menée à bien : et, c’est le compte-rendu de ce travail que Pierre Campmajo présentait la semaine dernière au Palais des congrès, illustré d’une centaine de diapositives. Un compte-rendu passionnant comme un roman : celui de nos origines…].Suit l’article avec 3 clichés.

1989 – 13 mars : RESULTATS DES ELECTIONS MUNICIPALES A SAINT-MANDRIER : Moine (UDF-RPE) 1281 voix 58,65% 22 élus ; Flory(Div. G) 318 voix 14,56% 2 élus ; Reynier (PC-PS) 472 voix 21,61% 3 élus ; Carraud(SE) 113 voix 5,17% 0 élu (Gisèle Argensse, 2000, p. 155).

10. ACTUALITÉ MÉMOIRE :

2018 – 13 mars : TRADITIONS CULINAIRES CHEZ LES Gaulois, par Martine LEGUILLOUX, archéozoologue au Centre archéologique du Var. Avec Découvertes et Civilisations, à 14h 30, Salle Marie-Mauron, Médiathèques Jacques Duhamel, Sanary.

2022 – 13 mars : UKRAINE – RUSSIELe président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est félicité samedi d’une nouvelle approche, « fondamentalement différente », de Moscou dans ses récents pourparlers avec Kiev. On a commencé à parler. » Interrogé, samedi 12 mars, sur des déclarations du président russe Vladimir Poutine, qui avait évoqué la veille des « avancées » dans les pourparlers avec Kiev sur la guerre en Ukraine, Volodymyr Zelensky s’est dit « content d’avoir un signal de la Russie ». Lors des dernières discussions, Moscou « ne pose plus simplement des ultimatums », ce qui constitue « une approche fondamentalement différente », a estimé le président ukrainien (France Télévisions. Mis à jour le 12/03/2022 | 23:00 publié le 13/03/2022 | 07:28).

2026 – 13 mars :

-On fête la Saint Patrick à Auriol, le vendredi 13 mars à partir de 18h, soirée ouverte à tous De vert et de bière à l’Espace de la Confluence.(info).

-Aujourd’hui, c’est la Journée nationale du bon samaritain, en hommage à Catherine « Kitty » Genovese, assassinée près de son domicile à New York le 13 mars 1964.

11. DÉTENTE

DEUX BOURDES JOURNALISTIQUES POUR LA ROUTE.

« Saluez l’oreille du chef d’orchestre, sa mémoire, son savoir, sa perspicacité, son endurance, sa maîtresse » (Dernières Nouvelles du Haut-Rhin, 17 septembre 1953).

« Depuis quelques heures, les abonnés au téléphone des Verrières ont la faculté de pouvoir communiquer, soit entre eux, soit avec Pontarlier et l’au-delà, directement. » (Comtois, 18 septembre 1954).


(cl. H. Ribot)

12. CLÔTURE

Il est 5 h 30 au campanile, je vous souhaite à tous un excellent vendredi (d’après la météo).

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

A demain pour fêter les RODRIGUE.

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