ÉPHÉMÉRIDES
VENDREDI 6 MARS , 15e ANNÉE (n° 5037).
Illustration d’en-tête : Tamaris Pavillon réalisé en 1881 par François Roustan
1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR
🎉 LES FÊTES. En ce 16e jour du mois de ventôse dédié à l’EPINARD introduit en France au XIIe siècle, nous fêtons les 150 000 COLETTE de France, et comme « au jour de Sainte COLETTE, commence à chanter l’alouette », nous fêterons, selon la tradition, le retour des oiseaux migrateurs.
Qui était sainte COLETTE ? C’était une Picarde, née à Corbie en 1381, réformatrice des Clarisses. Elle mourut à Gand en 1447. Ses restes reposent au couvent de Poligny, dans le Jura.
Sainte COLETTE est la patronne des menuisiers.
Nous fêtons également les Saint Chrodegang, Saint Fridolin, Sainte Hélène, Saint Olléguier, Saint Sané.
🌞 Autrefois : LEI FILHETAS DE TOLON – « Lei filhetas de Tolon / Aman lei cachôflas (Cachôflas : pèr “cachôfles” (artichauts) / Se manejan lo menton / Dien (Dien : contraccion maritima de « dison ».) que n’an pas pron. / Ma Tanta Norada faslà la salada / Manda sa filha amb un tambor major / Lei filhetas de Tolon / Aman lei cachôflas / Se manejan lo menton / Dien que n’an pas pron ». (IEO / Seccion Vauclusa – CREO/ Provença – Calen de Marseilha : « Cantam provençau – Cançonier dau Calen » de Luciana Porte-Maeeou amb Guiu Martin, 84270 Vendena, 1977)
2. LE CALENDRIER REPUBLICAIN dédiait le 16e jour du mois de ventôse à l’EPINARD introduit en France au XIIe siècle.
3. DICTON DU JOUR : Au jour de la Sainte-Colette commence à chanter l’alouette.
4. PENSÉE DU JOUR : De temps en temps, une catastrophe nous rappelle que l’homme dans toute la puissance qu’il a gagnée par le développement des sciences et des techniques, reste pourtant impuissant devant les forces de la nature. (Georges Duby, « Dur les traces de nos peurs),
5. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE
📚 Arendt Hannah – Le système totalitaire, Seuil, 1932, rééd. 1972, rééd. France-Loisirs, 1990, 408 p. A 4803 B 9 3 A
6. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER : Pour Sanary-sur-Mer :
Avis de vent frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 80%, avec des conditions favorables à la persistance d’un temps très nuageux. Ciel très nuageux à couvert. Pluie se raréfiant peu à peu le matin, possibilité de quelques gouttes l’après-midi. Le soir, ciel couvert. Possibilité de quelques gouttes. Vent d’E force 5 le matin devenant force 4 le soir. Rafales atteignant 33 noeuds en milieu de journée. Mer agitée. Houle petite et assez longue de SSE puis modérée le soir. Visibilité excellente. Température : 16°.
7. ÉPHÉMÉRIDES – SÉLECTION DU JOUR
France : –1815 – 6 mars : NAPOLEON PAR NAPOLEON – A deux heures après midi, le 6, je partis de Gap, la population de la ville tout entière était sur mon passage. (Je dis aux habitants 🙂 — Citoyens, j’ai été vivement touché de tous les sentiments que vous m’avez montrés. Vos vœux seront exaucés ; la cause de la Nation triomphera encore ! Vous avez raison de m’appeler votre Père ; je ne vis que pour l’honneur et le bonheur de la France. Mon retour dissipe toutes vos inquiétudes; il garantit la conservation de toutes les propriétés. L’égalité entre toutes les classes, et les droits dont vous jouissez depuis vingt-cinq ans et après lesquels nos pères ont tant soupiré forment aujourd’hui une partie de votre existence.
Expédition d’Égypte : –1799 – 6 mars : EXPEDITION D’EGYPTE -. Lettre du général Kléber au Général en Chef (Bonaparte). Au bivouac de Mough Agzine, le 16 ventôse (6 mars 1799) J’ai fait hier, moi-même, Citoyen Général, la reconnaissance de la rivière de la Hoja, depuis son embouchure jusques vers le château qui se trouve à sa source. Avec quelques légers travaux dont on s’occupe en ce moment, l’avant-garde trouvera le moyen de la passer. Le général Andréossy vous rendra compte de la situation des moulins dont je vous ai parlé dans ma première lettre.
🏘️ Histoire locale
LA SEYNE-sur-Mer : 699e livraison. –1899 – 6 mars : L’explosion de la poudrière n° 1 de Lagoubran, survenue dans la nuit du 5 au 6 mars 1899 près de Toulon, provoqua une catastrophe majeure. L’explosion, contenue partiellement par un talus de terre, projeta néanmoins le mur d’enceinte vers le village voisin, causant de très lourds dégâts. Le bilan humain fut dramatique, avec plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés. Cet événement raviva les craintes de la population face à la présence massive d’explosifs autour de Toulon, soulevant des interrogations sur la stabilité des nouvelles poudres utilisées. La catastrophe suscita un important élan de solidarité : la Marine, les secours et la population locale se mobilisèrent activement pour venir en aide aux sinistrés.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1011e livraison. –1209 – 6 mars : DONATION VICOMTALE A L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE – Acte des vicomtes de Marseille n° 943 : Confirmation par Roncelin, vicomte de Marseille, entre les mains de Guillaume, abbé de Saint-Victor, de la donation faite par son frère Barral (voir l’Acte n° 294). Témoin: Guillaume le Gros, neveu de Roncelin (Guérard. De Gérin-Ricard, Acte n° 3 31, donne pour la date 6 mars 1208 : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 118; a. Guérard n°943).
SANARY : 81e livraison : –1867 – 6 mars – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. (continuité de ce qui a été écrit hier) On travaille activement à établir les squares qui entourent les deux fontaines. C’est un travail long et coûteux. On est obligé de combler, après la récavade des jardins, des vides qui existent, en transportant de la terre donnée par M. Benonin Trotobas et prise à la partie supérieure de son jardin. On a commencé hier de planter quelques arbustes, entre autres 2 magnolias à chaque jardin comme essai. Ils ont coûté 15 f la pièce. C’est monsieur Combin de Nîmes qui les a fournis. Viennent ensuite des troënes du Japon, des néfliers, des acacias de Constantinople, des poivriers et aussi des lauriers-baies ( ?). On a semé toute espèce de graines. On a mis aussi des Cratigues ( ?), des Féviers ou arbres de Judée,. Tous ces arbres ou arbustes ont déjà beaucoup souffert, ils sont ici depuis plusieurs jours. Ils ont été déposés au magasin des frères Ourdan, dans la rue Royale.
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8. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE
(classement chronologiqu
Moyen Âge
–977 – 6 mars. Marseille. Cession par Pons Ier, évêque de Marseille, à son père le vicomte Guillaume Ier et à sa mère Bililde, du Plan de Campagne. (Acte n°8 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926, p. 3. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 22 v°. a. Guérard, n° 72. — b. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 70).
–981 – 6 mars :
1. PREMIER ACTE CONNU DE L’ADMINISTRATION ÉPISCOPALE DE PONS 1er, ÉVÊQUE DE MARSEILLE ; de la famille vicomtale, il succède à son oncle Honorat mort entre 978 et 981 (Régine Broecker). 2. Marseille. Cession par Pons Ier, évêque de Marseille, à son père le vicomte Guillaume Ier et à sa mère Bililde, du Plan de Campagne. (Acte n°8 des vicomtes de Marseille, de Gérin-Ricard, 1926, p. 3. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 22 v°. a. Guérard, n° 72. — b. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 70).
3. L’ÉVÊCHÉ DE FRÉJUS. Au début du Xe siècle, il existe deux évêques de Fréjus, Bénezet 909-911 et Gontier 916-954. Il y a ensuite une lacune probable, et Riculfe n’est devenu évêque qu’entre 972 et 975 (Il sera à cette époque également abbé de Montmajour qui possède déjà les terres de Hyères et de Six-Fours (de Gérin-Ricard, Acte n° 1 7, daté du 6 mars 990). La cité de Fréjus avait été détruite, les habitants s’étaient enfuis et l’on n’y savait plus rien des propriétés de l’église (Poly 1976, p. 10).
–990 – 6 mars : Acte 17 des Vicomtes – Arles. Aicard, fils d’Arlulfe, le vicomte Guillaume Ier, Pons le Majeur et autre Aicard, fils de Guillaume Ier apposent leur seing sur la charte délivrée par Guillaume, comte de Provence, à Riculfe, évêque de Fréjus et abbé de Montmajour (B. Chantelou, fol. 176. a. Chantelou, édit, du Roure, p. 67).
–1209 – 6 mars : DONATION VICOMTALE A L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE – Acte des vicomtes de Marseille n° 943 : Confirmation par Roncelin, vicomte de Marseille, entre les mains de Guillaume, abbé de Saint-Victor, de la donation faite par son frère Barral (voir l’Acte n° 294). Témoin: Guillaume le Gros, neveu de Roncelin (Guérard. De Gérin-Ricard, Acte n° 3 31, donne pour la date 6 mars 1208 : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 118; a. Guérard n°943).
–1213 – 6 mars : Tres fratres (charte aux archives de la Major). Les Trois-Frères – quartier rural, commune de Marseille, quartier des Crottes (1872).
–1227 – 6 mars – Trinquetaille. Donation, par Hugues de Baux avec le consentement de sa femme Barrale et de son fils Gilbert, à l’hôpital Saint Thomas d’un cens sur le domaine de Donauria, dont il vend la moitié audit hôpital pour 5.000 sous de nouveaux raimondins. (acte 452 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, fonds de Malte. Trinquetaille, Camargue, charte n° 5. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n” 223). Saint-Thomas de Trinquetaille – B.duRh., arr., canton et com. d’Arles ; hôpital de Saint-Jean de Jérusalem.
–1243 – 6 mars : DONATION VICOMTALE A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Acte des vicomtes de Marseille n° 515 : Confirmation par Burgondion de Trets, de la donation faite à Montrieux par sa seconde femme Mabile, cf. acte 487 des vicomtes (de Gérin-Ricard : Arch. Départ. Var, H7, Cartulaire de Montrieux, fol. 74).
–1248 – 6 mars : L’HUVEAUNE – Ibelina, Ebelina (charte aux archives municipales). Rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la commune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille puis se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872). Premières mentions : Ubelka, inscription romaine trouvée à la Mauricaude, en 1782, rapportée par Achard (Dict. géoogr., art. Auriol) , et qui fait partie de la collection d’antiquités des frères Bosc, à Auriol. 817 : Uvenna (descriptio mancipiorum de Villa Podiolum, de Belzunce, I, 302)
–1303 – 6 mars : Plana Vivaudorum, (acte notarié). Les Vîvaux – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette (1872). Le Pont et le Moulin de Vivaux ont conservé l’ancien nom de ce quartier. Première mention en 1057 : Vinea nominata Sorbairosa, (cartulaire Saint-Victor, ne 53).
–1330 – 6 mars : Turris Pétri de Lingris, commune de Marseille, quartier de N.-D.-de-la-Garde (acte aux archives de la Major).
–1481 – 6 mars : Lenzayrola, 6 mars 1481 (registre aux archives de l’Evêché). Lignerolle – lieu-dit, commune de Cassis, près d’Aigues-Vives.
–1482 – 6 mars : Aigos-vivos (acte aux archives de l’Evêché). Aigues-vives, torrent, commune de Cassis, entre les hauteurs de la Douane et de Mountaure (1872). A ne pas confondre avec Aiguesvives, lieu-dit du canton de Trets, commune de Puyloubier. Première mention : Aigas-vivas, 28 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).
Renaissance
–1496 – 6 mars : EMPRUNT ROYAL forcé pour soutenir les frais de guerre (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 434).
–1542 – 6 mars : Prat long (charte aux archives de l’Evêché). Prat Long – lieu-dit, commune de Marseille, entre le Cannet et Belle-de-Mai. Première mention : Pratus Longus, 31 octobre v. 965-977 (cartulaire de Saint-Victor), n° 23).
–1558 – 6 mars : Baume dan Setz (acte aux archives de la Major). Première mention de la Baume Dansert – quartier rural, commune d’Allauch, quartier de Martelline.
–1562 – du 2 au 6 mars : LE SIÈGE DE BARJOLS PAR LES PROTESTANTS DURA QUATRE JOURS, DU 2 AU 6 MARS 1562 -. La place fut emportée d’assaut. Les vainqueurs ne firent aucun quartier. Près de six cents des défenseurs de la place furent égorgés, et, parmi eux, Guillaume Taxil qui fut tué en présentant son crucifix aux protestants. Paul de Richieu n’épargna même pas les morts. Après avoir incendié l’église et un couvent voisin, il fit jeter à la rue, après les avoir profanées, les reliques de saint Marcel, évêque de Die, et encore força-t-il quatre notaires à constater la profanation. Le souvenir du sac de Barjols ne s’effaça jamais de la mémoire des catholiques. Quand la victoire se déclara en leur faveur, on entendit souvent, au milieu des massacres, retentir le cri sinistre : Paie pour Barjols ! et, même à l’heure actuelle, ces mots sont restés dans la langue populaire lorsque quelqu’un se venge lui-même d’une injure qu’il a reçue (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).
–1582 – 6 mars : Vaufrège (registre aux archives de l’Evêché). Vaufrège, vallon, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Vallatum vallis frege, 5 septembre 1340 (acte notarié).
Temps modernes
–1646 – 6 mars : Loute (registre aux archives de l’Evêché), quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : La Volta, 23 mai 1314 (charte aux archives de l’Evèché).
–1679 – 6 mars : AFFAIRE DU PRIEURE DE SAINTE-MADELEINE DE LA MOLE. Jugement obtenu par Gautier en sa faveur. Le vicaire de Fréjus, parent du seigneur de la Môle, ne peut siéger au procès, daté 1679. Assignation par de Gautier aux RP D. François Chabiru, prieur, et Paul de Rieux, procureur, pour répondre au sujet de sept lettres missives et un billet écrits et signés par les dits, et deux copies : l’une d’une certaine bulle d’union du pape Alexandre VI du 4 avril 1499 et l’autre d’un certain bref du même jour accordé par le pape. Les pères ne se présentant pas, le vicaire général et officiel de Fréjus en donne acte à de Gautier (Mireille Maurel).
–1681 – 6 mars : Lumine Mousque (acte aux archives de Saint-Victor). Malamousque : lieu-dit, commune de Marseille, quartier d’Endoume. Première mention le 17 mai 1286 : Platea de Lumena Moscas (charte aux archives municipales).
–1731 – 6 mars : TESTAMENTS RECIPROQUES A LA SEYNE (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours)
1. – Fol. 62 v° – Un testament réciproque est passé : Constituant : André Aubin, à feu Martin, officier, natif de La Seyne, résidant au Havre de Grâce, en Normandie. Procurateur général : Marguerite Talouche, veuve de Louis Aicard, de La Seyne.
2. – Fol. 65° – Un testament réciproque est passé : Constituant : Louis Lombard, à feu Baptiste, écrivain de bâtiment marchand, de La Seyne, à la veille de voyager en mer. Procurateur général : Joseph Daniel, négociant de La Seyne, son oncle.
Époque contemporaine
–1789 – 6 mars : LES QUESTIONS PORTANT SUR L’ÉGALITÉ DEVANT L’IMPÔT, L’ACCÈS AUX HAUTES FONCTIONS ET LA LOI ENTRE LES ORDRES (CLERGÉ, NOBLESSE, TIERS ÉTAT) ARRIVENT SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE – Le Tiers État de Mantes et de Meulan demande aux autres ordres s’ils consentent à payer tous les impôts, sans exception ni privilège, avec le Tiers. Il demande également d’admettre que le Tiers, à égalité avec les deux premiers ordres, puisse accéder à toutes les grâces et emplois ecclésiastiques, civils et militaires. Il demande, enfin, que les peines punissant les crimes soient identiques pour tous les citoyens. A la première question, le clergé et la noblesse ont répondu par un «oui» franc et massif. Mais, sur les second et troisième points, ils préfèrent s’en référer aux États Généraux (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 6 MARS).
–1791 – 6 mars : La Seyne –. Démission du sieur Curet officier municipal et son remplacement. Cote 1D1
–1795 – 6 mars (16 ventôse) : MARIETTE DESTITUE LA MUNICIPALITÉ JACOBINE DU BEAUSSET ET LA REMPLACE PAR DES MODÉRÉS. Le 16 ventôse (6 mars) » arrêté du représentant du peuple Joseph Mariette relatif à l’épuration de la municipalité du Beausset ». Epuration ? Mais quels étaient donc les crimes dont la municipalité était accusée ? Rien ne le précise… « Toulon, 16 ventôse an III. Les officiers municipaux et notables formant le conseil général de la commune du Beausset cesseront leurs fonctions sur-le-champ et seront remplacés par les citoyens dont les noms suivent ( voir les noms dans : Gérard Delaforge en annexe 2 de son ouvrage « Le Beausset et la Révolution… ») … Cette commission municipale remplira les fonctions du conseil général de la commune, et ses membres seront tenus d’accepter les places qui leur sont confiées et d’entrer sans délai en exercice sous peine d’être déclarés suspects et traités comme tels. Le citoyen Laffon ci-devant agent national, nommé secrétaire-greffier par le présent arrêté est chargé de son exécution. Mariette ».
Toute cette procédure ne ressemble plus guère à de la démocratie… On voit donc à qui le « crime » profite : Léonard Laffon. Mais rien ne permet de discerner si cette compétition interne est sous-tendue par des motifs politiques, ou de simples querelles de personnalités. On pourrait y voir les prémices de l’agitation, et du soulèvement de prairial qui surviendront dans la région de Toulon deux mois plus tard. Mais il peut tout aussi bien s’agir de l’influence des émeutes pro-royalistes survenant dans certains villages de l’est des Bouches-du-Rhône. La Convention post-thermidorienne devait se garder à gauche des jacobins survivants, comme à droite des royalistes redressant la tête (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
–1798 – 6 mars : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES OEUVRES – Blacas Joseph 28 ans de Vence, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1799 – 6 mars : EXPEDITION D’EGYPTE –
1. Extrait du Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801, traduit par Joseph Cuoq, préface de Jean Tulard. Albin Michel, 1979» (cf. référence donnée le 10 février) – « Mercredi 29ème jour du mois de Ramadan 1213. Mort subite du mamlûk Ahmad kâshif, mentionné précédemment. Ce jour, arrivée dans le courant de l’après-midi de 25 Français en turbans et burnous blancs, montant des dromadaires. Ils se rendaient chez le qâ’im maqâm, à l’Azbakiyya. »
2. Lettre du général Kléber au Général en Chef (Bonaparte). Au bivouac de Mough Agzine, le 16 ventôse (6 mars 1799) J’ai fait hier, moi-même, Citoyen Général, la reconnaissance de la rivière de la Hoja, depuis son embouchure jusques vers le château qui se trouve à sa source. Avec quelques légers travaux dont on s’occupe en ce moment, l’avant-garde trouvera le moyen de la passer. Le général Andréossy vous rendra compte de la situation des moulins dont je vous ai parlé dans ma première lettre.
–1800 – 6 mars : EXPEDITION D’EGYPTE -Le général Damas, chef de l’état-major général, à Rachyd Reis Effendi. Le 15 ventôse an VIII (6 mars 1800). J’ai l’honneur de prévenir Votre Excellence que les troubles momentanés qui ont été occasionnés dans la ville du Caire par des soldats échappés de l’armée ottomane, le retard que plusieurs circonstances ont apporté aux versements des denrées et des fonds stipulés par le traité, et plus particulièrement encore le manque de barques, auraient mis le général en chef Kléber dans l’impossibilité absolue d’évacuer le Caire le quarante- cinquième jour après la ratification du traité, correspondant au 23 ventôse (ou 18 du mois de chawal), si la ferme d’ibrahim Bey et l’île de Roudah n’eussent offert des entrepôts commodes pour recevoir l’évacuation des magasins de l’armée établis au Caire. Le général en chef pense que cet objet offrira d’autant moins de difficultés qu’il a été le premier à faciliter l’exécution des demandes de Son Altesse le Suprême Vizir, en laissant Son Excellence Dervich Pacha monter dans la Haute-Egypte avec des troupes et s’y établir ainsi que Mourad Bey sur la rive occidentale du Nil, pour leur faciliter les moyens de subsistances qu’ils n’auraient pu se procurer sur la rive orientale. En prévenant Votre Excellence des dispositions du général en chef pour conserver la ferme d’ibrahim Bey et l’île de Roudah, jusqu’à ce que les moyens de transport lui aient permis de les faire évacuer entièrement, je crois vous donner la preuve que le général en chef met le plus grand scrupule dans l’exécution des articles de la convention conclue entre Son Altesse le Suprême Vizir et lui. Je prie Votre Excellence de croire à la haute considération que j’ai pour elle.
Suivent trois courriers du général Kléber :
Le premier au Grand Vizir.
Le second au général de division Dugua.
Le troisième au citoyen Poussielgue.
–1801 – 6 mars : EXPEDITION D’EGYPTE.
1. Extrait du Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 – Vendredi 20 [6 mars 1801] [Bateaux anglais devant Alexandrie] Réunion du Dîwân comme de coutume. Le commissaire déclara qu’il avait cru que la guerre allait éclater, mais est parvenue la nouvelle que les bateaux aperçus à Alexandrie — ils étaient environ 120 — sont repartis. « Quels sont ces bateaux ? » lui demanda-t-on. Il répondit : « Dans ces bateaux, il y avait des unités anglaises accompagnées d’un groupe de Turcs de Constantinople. Il n’y avait que peu de grands bateaux ; tout le reste était composé de petites embarcations transportant le ravitaillement. Le général en chef, reprit-il, avait remis un ordre du jour ( firman) là-dessus avant que les menaces de guerre ne se dissipent. Même s’il est actuellement périmé — parce que le général croyait alors à l’imminence de la guerre, ce qui n’a pas eu lieu —, il convient cependant, puisqu’il existe, qu’il soit porté à votre connaissance. » Le commissaire donna ordre à Raphaël de lire le document. En voici la teneur : [Lettre du général en chef Bonaparte] « De la part de ’Abd Allâh Jacques Menou, général en chef des armées de la République française en Orient, représentant de son gouvernement en Egypte actuellement, à toute la population, petits et grands, riches et pauvres, cheikhs et Ulamâ, à tous ceux qui suivent la religion, la religion de vérité, bref, à tous les habitants d’Egypte, que Dieu les garde en paix ; de la résidence du général en chef, au Caire, le 14 ventôse, an IX de la République une et indivisible. »
Venaient ensuite les formules traditionnelles sur Dieu, puis ces affirmations : « C’est Dieu qui guide les armées ; Il donne la vie. » […] …« Les Anglais, oppresseurs de toutes . les races dans le monde, ont fait leur apparition sur les côte: s’ils osent seulement poser le pied sur le continent, ils seront aussitôt repoussés vers la mer. Les Ottomans, à l’instar des Anglais, opèrent également des mouvements ; s’ils avancent, ils seront, sur-le-champ repoussés dans les sables et la poussière du désert.
« Habitants du Caire, la ville bien gardée, sachez que si vous restez dans la voie de ceux qui craignent Dieu, si vous vous tenez tranquilles dans vos demeures, tout à vos occupations et à vos travaux, vous n’aurez rien à craindre. Mais si quelqu’un d’entre vous suit une voie corrompue et vous égare dans l’hostilité envers le gouvernement de la République française, je vous le jure par le Dieu Très-Haut et son Prophète, que la tête de cet individu sautera dans l’heure même.
« Souvenez-vous, à chaque événement, du dernier siège du Caire. [i.e. de la sédition], comment a coulé le sang de vos pères, de vos femmes, de vos enfants dans toute l’Egypte et surtout au Caire,- comment ce qui vous appartenait vous a été enlevé dans les attaques et de quelle forte imposition de guerre (firda) vous avez été accablés.
« Mettez-vous bien dans l’esprit tout ce que je vous dis maintenant. Salut à qui est dans la voie du bien. Malheur, malheur à qui s’écarte de la voie du bien. »
Signé : « Menou Jacques ’Abd Allâh, l’homme au cœur pur ».
–1815 – 6 mars : NAPOLEON PAR NAPOLEON – A deux heures après midi, le 6, je partis de Gap, la population de la ville tout entière était sur mon passage. (Je dis aux habitants 🙂 — Citoyens, j’ai été vivement touché de tous les sentiments que vous m’avez montrés. Vos vœux seront exaucés ; la cause de la Nation triomphera encore ! Vous avez raison de m’appeler votre Père ; je ne vis que pour l’honneur et le bonheur de la France. Mon retour dissipe toutes vos inquiétudes; il garantit la conservation de toutes les propriétés. L’égalité entre toutes les classes, et les droits dont vous jouissez depuis vingt-cinq ans et après lesquels nos pères ont tant soupiré forment aujourd’hui une partie de votre existence.
Les soldats retirés venaient à la tête des habitants de leurs villages et assuraient à leurs concitoyens que j’étais bien Bonaparte. Des paysans tiraient de leurs poches des pièces de cinq francs à mon effigie et criaient : « C’est bien lui. » A Saint-Bonnet, les habitants, voyant le nombre exigu de ma troupe, eurent des craintes et me proposèrent de sonner le tocsin pour réunir les villages et m’accompagner en masse.
–1817 – 6 mars : STENDHAL, VOYAGE EN ITALIE “- 6 mars 1817. – Le “Journal de Naples” défend le théâtre de Saint-Charles contre la Gazette de Gênes. Je crois que tous les dieux et déesses de la mythologie, et tous les poètes latins sont cités dans cet article qui a beaucoup de succès : il est issu de mensonges. Le “Martin Scriblerus” d’Arbuthnot est oublié à Londres comme une comédie qui a tué son ridicule. Scriblerus est de 1714. L’Italie est à point pour cette comédie, en 1817. J’ai donc raison de dire que, dans tout ce qui n’est pas beaux-arts, l’Italie est à un siècle en arrière de l’Angleterre. L’abbé Taddei (le rédacteur du “Journal des Deux-Siciles”) est bien plus ridicule que les M*** et les F*** de Paris, mais il n’est pas odieux. Le général autrichien lui a défendu d’appeler les gens mauvais citoyens. Le bon sens germanique de ces braves Autrichiens a sauvé cette fois de grandes horreurs à Naples”.
–1824 – 6 mars : VOTE D’UNE LOI QUI PORTE A 7 ANS LA DUREE D’UNE LEGISLATURE.
–1836 – 6 mars : FORT ALAMO – Le 6 mars 1836, 5000 soldats mexicains, sous le commandement de l’illustre général Antonio Lopez de Santa Anna, s’emparent de Fort Alamo, au Texas, après des combats acharnés. Le fort n’était défendu que par 187 ressortissants texans ou américains. Tous succombent au terme de l’assaut non sans avoir mis hors de combat, dit-on, 1.500 ennemis. Parmi les morts figurent des trappeurs légendaires du Kentucky, Davy Crockett et Jim Bowie.
–1867 – 6 mars – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary –. (continuité de ce qui a été écrit hier) On travaille activement à établir les squares qui entourent les deux fontaines. C’est un travail long et coûteux. On est obligé de combler, après la récavade des jardins, des vides qui existent, en transportant de la terre donnée par M. Benonin Trotobas et prise à la partie supérieure de son jardin. On a commencé hier de planter quelques arbustes, entre autres 2 magnolias à chaque jardin comme essai. Ils ont coûté 15 f la pièce. C’est monsieur Combin de Nîmes qui les a fournis. Viennent ensuite des troënes du Japon, des néfliers, des acacias de Constantinople, des poivriers et aussi des lauriers-baies ( ?). On a semé toute espèce de graines. On a mis aussi des Cratigues ( ?), des Féviers ou arbres de Judée,. Tous ces arbres ou arbustes ont déjà beaucoup souffert, ils sont ici depuis plusieurs jours. Ils ont été déposés au magasin des frères Ourdan, dans la rue Royale.
–1869 – 6 mars : PREMIERE VERSION DE LA CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS – un chimiste russe de 35 ans, Dimitri Ivanovitch Mendeleïev, présente devant la Société chimique russe la première version de sa classification périodique des éléments. Elle conserve toute sa pertinence et est aujourd’hui connue de tous les collégiens du monde entier.
–1884 – 6 mars : Une loi porte à 7 ans la durée de la législature.
–1899 – 6 mars : EXPLOSION DE LA POUDRIERE N°1 DE LAGOUBRAN – « Dans la nuit du 5 au 6 mars 1899, la poudrière n° 1 de Lagoubran, située au nord de La Seyne et à 3 kilomètres à l’ouest de Toulon… sauta !
« Les deux poudrières identiques, implantées près du rivage de la rade, étaient entourées d’un haut mur d’enceinte en pierres et séparées, l’une de l’autre, par un large talus de terre ce qui fit que, lors de l’explosion de la poudrière n° 1, située au nord de l’autre, la poudrière n° 2 fut préservée par ce talus, mais, par contre, ce dernier, faisant l’effet d’un réflecteur, orienta la force de l’explosion vers le nord de telle sorte qu’elle emporta, d’un bloc, le mur d’enceinte et alla en projeter les débris sur le village de Lagoubran, situé à près d’un kilomètre de là.
“Il y eut cinquante-quatre morts et une centaine de blessés dont plus de trente grièvement. Après celle du « Magenta » en 1875, c’était la seconde fois que Toulon était « traumatisé » par une explosion de cette espèce et l’on commença, après avoir éliminé les hypothèses d’attentat et de négligence, à suspecter l’altération possible des nouvelles espèces de poudres ou d’explosifs… « sophistiquées ».
« Quelle que soit la cause de cette explosion, écrivait le reporter de 1’Illustration, il faut avouer que la situation des Toulonnais, qui vivent parmi des milliers de tonnes de terribles explosifs, est peu enviable.
« Que la poudre soit susceptible d’exploser d’elle-même dans les poudrières, ou qu’il soit possible à une main criminelle de glisser dans une caisse de dynamique un détonateur, Toulon court le même risque : celui de se réveiller un jour, comme Pompéi, sous les cendres des volcans artificiels qui l’entourent… » (Amiral Lepotier, Toulon, Porte du Levant, 1972)
« Catastrophe de Lagoubran : Un véritable cataclysme se produisit à Lagoubran avec l’explosion d’une poudrière de la pyrotechnie : plus de 100 morts, des centaines de blessés, des milliers d’immeubles détruits (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967 et vol. 1).
La terrible catastrophe de Lagoubran touchera de près la population. Une formidable explosion dans une poudrière, située à l’Ouest de l’embouchure de la Rivière Neuve à Toulon, creusée par Vauban pour détourner les eaux du Las, fera une centaine de morts et de nombreux blessés. La poudrière N° 1 contenait 10 tonnes de poudre B. Elle fit trembler les maisons à Saint-Mandrier. La Marine venue de la presqu’île pour aider les sauveteurs, se dispensa sans compter. Quelques jours après un grand élan de solidarité s’empara de la population de la section de Saint-Mandrier. Les fêtes humanitaires, les galas, les collectes se succédèrent au bénéfice des sinistrés de Lagoubran » (Gisèle Argensse, 1989, p. 106).
–1906 – 16 mars: Buffalo Bill, un cow-boy à Marseille. Le 30 octobre 1905, le Wild West Show était de retour à Marseille et s’installa sur un terrain propriété des chemin de fer du PLM situé à l’angle du Boulevard Rabateau et du Grand chemin de Toulon, les spectacles s’arrêtèrent le 10 novembre et la majorité de la troupe hivernât à Marseille jusqu’au 4 mars, date de reprise des spectacles. Le cirque quitta Marseille le 6 mars 1906 (Jean Contrucci).
–1913 – de 6 mars au 24 avril : Photographie de presse du « Carthage », de la Compagnie Transatlantique, amenant à Malte, où se tint le Congrès eucharistique, les délégués du monde entier à cette manifestation internationale (cahier personnel).
–1914 – 6 mars :
1. INSTALLATION DU PREMIER TRIBUNAL POUR ENFANTS A PARIS.
2. LES SOUVERAINS D’ALBANIE DE RETOUR CHEZ EUX A DURAZZO. Le Petit Journal informe ses lecteurs du retour en Albanie du prince et de la princesse de Wied.
3. CAILLAUX S’EXPLIQUE SUR L’IMMUNITÉ DE LA RENTE, fortement controversée.
4. DEUX MILITAIRES BLESSES PAR DES INDIGENES AU MAROC.
5. CINQUANTE RÉSERVISTES CONVOQUES PAR ERREUR.
–1916 – 6 mars : GUERRE MONDIALE – Début des combats sur la cote 304 près de Verdun.
–1917 – 6 mars : NOUVELLES DE GUERRE –
1. CE JOUR-LA, LE « PETIT JOURNAL » ÉVOQUE LE RÔLE DES SCIENTIFIQUES DANS L’EFFORT DE GUERRE. Et aussi :
-le Président Wilson contre l’obstruction ;
-à Verdun, nous ripostons à l’attaque allemande ;
-les Anglais ont doublé leur ligne de front ;
-le volontariat du blé ;
-la nouvelle constitution mexicaine ;
-l’avance anglaise en Picardie ;
-manifestations intempestives des Allemands en Suisse ;
-communiqués officiels : tentatives de coups de mains ennemies arrêtées vers Troyon, violente attaque entre la ferme des Chambrettes et Bezonvaux, une partie de l’ennemi rejeté au cours d’une vive contre-attaque ;
-caricature de Zislin : le sous-officier allemand ;
les Italiens enlèvent une forte position dans le massif de Costabella ;
les pommes de terre manquent en Angleterre…
2. NOS RECONNAISSANCES ONT RÉUSSI PLUSIEURS COUPS DE MAIN, notamment au nord-ouest de Tracy-le-Val et au bois d’Avocourt. Vers Troyon, dans la région de Reims et à la cote 304, nous avons arrêté des tentatives de coups de main ennemies.
-Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement dirigé par l’ennemi sur la région du bois des Caurières a redoublé d’intensité et a été suivi d’une violente attaque sur un front de 3 kilomètres, entre la ferme des Chambrettes et Bezonvaux. Entre le bois des Caurières et Bezonvaux, les efforts répétés des Allemands ont échoué sous nos tirs de barrage et de mitrailleuses. L’ennemi avait pu prendre pied dans nos éléments avancés au nord du bois des Caurières, mais il a été rejeté ensuite d’une partie de ces éléments.
-A l’ouest de Pont-à-Mousson, une tentative allemande sur une de nos tranchées au nord de Flirey a complètement échoué sous nos feux. Nos tirs de destruction ont bouleversé les travaux de l’adversaire dans le secteur de la forêt de Bezanges.
-Nous avons abattu deux avions allemands, l’un près d’Autrecourt (Meuse), l’autre vers Mampeel (Oise); Un troisième a été descendu en Alsace.
-Succès italien dans le Haut-Tyrol.
-Echec turc en Perse.
-La session du Sénat américain s’est close sans que la loi de neutralité armée ait été votée. C’est le résultat de l’obstruction de quelques sénateurs. 83 membres de l’assemblée sur 96 ont exprimé à M. Wilson leur volonté de s’associer au projet.
–1919 – 6 mars : DÉSARMEMENT DU CUIRASSE « JAUREGUIBERRY » – L’Ordre d’Armée Matériel n° 1 du 2 janvier prescrivant le désarmement complet du Jauréguiberry à l’exception de deux pièces de 65 millimètres tribord et deux pièces de 47 millimètres tribord contre avions, le commandant Vincent ramène le cuirassé à Toulon le 6 mars afin de commencer la procédure de débarquement (Gérard Garier : les cuirassés…).
–1920 – 6 mars : DU NOUVEAU AU SALON DE LA MOTOCULTURE AUX TUILERIES – L’exposition qui s’ouvre le 6 mars dans les jardins des Tuileries constitue une manifestation de l’évolution qui se produit dans les procédés de l’agriculture avec une adoption de plus en plus étendue d’un matériel nouveau entièrement mécanique ; l’actuel président de la Chambre syndicale a déclaré que « cette industrie surgie de la guerre donne de grands espoirs ». Nombre d’agriculteurs ont d’ailleurs déjà transformé des chars en tracteurs. L’agriculture manque de bras, la guerre ayant fauché près d’un million et demi de paysans, et trouve dans la mécanisation les moyens nécessaires à l’alimentation de la population.
–1921 – 6 mars : FOOT-BALL – A Bruxelles, la Belgique bat la France par 3 buts à 1.
–1922 – 6 mars : LA PRESSE NE PARLE QUE DE « NOSFERATU LE VAMPIRE » – Hier, 5 mars, « Nosferatu le vampire », de Friedrich Wilhelm Murnau, le plus important et le plus saisissant des films expressionnistes, a été projeté hier, 5 mars, pour la première fois à Berlin. Le scénario dû à Henrik Gadeen, a été tiré du roman « Dracula » de Bram Soker. Il prend pour thème l’histoire mélodramatique d’une jeune fille pure et d’un châtelain à l’air sinistre, le comte Orlock joué par Max Schreck, qui amène la peste des Carpates par la mer, à Lübeck. « Nosferatu le vampire » fait partie des films expressionnistes fantastiques où un univers lugubre traversé de fantômes ressemble à un monde de cauchemar sans issue.
–1926 – 6 mars :
1. LA CHAMBRE RENVERSE LE CABINET BRIAND par 274 voix contre 221. Un nouveau cabinet Briand sera constitué le 9 avec Raoul Péret au ministère des Finances.
2. une perle parue le 6 mars 1926 dans « Paris-soir » – « L’état de santé de monsieur Epstein n’inspire aucune inquiétude : quatre balles dans la tête ne mettent pas sa vie en danger. »
–1930 – 6 mars : TERRIBLES INONDATIONS DANS LE MIDI – Depuis le 3 mars la France continue de frémir aux nouvelles catastrophiques qui arrivent du Midi où douze départements en été et demeurent partiellement submergés par les eaux. Le montant des dégâts est estimé à un milliard. Le bilan définitif des morts se comptera vraisemblablement par près d’un millier de victime. Moissac est entièrement détruit, un quart de la ville de Montauban l’est également, des centaines de cadavres d’animaux jonchent les campagnes. La vallée du Tarn est devenue la vallée de la désolation. A Agen, les pertes sont là aussi considérables. Les flots en se retirant laissent entrevoir les conséquences dramatiques des crues. Dans le seul département du Tarn-et-Garonne, ce sont 1550 maisons qui se sont écroulées. Par décret rendu sur proposition du président du Conseil, le dimanche 9 mars est déclaré jour de deuil national, en raison des morts et des ruines causées […] par les inondations qui ont ravagé le sud de la France. » Sur place, les cercueils s’alignent et des épidémies sont à craindre. […] La décrue s’est amorcée en Gironde. Sur la rive gauche, l’inondation a atteint Cérons, Preignac, Langon et Barsac. Là, 600 maisons sont toujours inondées et leurs habitants attendent la décru sur les toits. Le 5 mars, des travailleurs immigrés italiens antifascistes se sont portés volontaires pour participer gratuitement aux travaux de reconstruction du sud-ouest.
–1934 – 6 mars : NOUVELLE VOITURE AUTO-UNION – Hans Stuck établit à Berlin trois records mondiaux sur le circuit Avus avec la nouvelle voiture Auto-Union.
–1936 – 6 mars : LA BELGIQUE DÉNONCE L’ACCORD PASSÉ AVEC LA FRANCE – La Belgique dénonce l’accord secret franco-belge passé en 1920. Les Flamands veulent une politique internationale indépendante.
–1937 – PURGES STALINIENNES – La campagne de purges lancée par Joseph Staline contre les prétendus trotskistes a repris. En URSS, la Pravda annonce l’exclusion du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS) d’Alkseï Rykov et de Nikolaï Boukharine. En juin, ce sera au tour du haut commandement de l’Armée rouge d’être atteint en la personne du maréchal Toukhatchevski. Nous y reviendrons.
–1940 – 6 mars :
1. PREMIER JOUR DU RÉGIME SEC EN FRANCE – Le 1er mars 1940, des décrets-loi ont institué les cartes de rationnement pour certaines denrées dont le charbon ; ils renforçaient le rationnement de l’essence, imposaient la fermeture des boucheries trois jours par semaine, etc. (J. L. Panné, 2001, p. 2064). « Le 6 mars 1940 sera le premier jour du régime sec » (Le Petit Parisien, mercredi 6 mars 1940). Un décret fixera les modalités d’interruption du chauffage central collectif entre le 1er avril et le 15 octobre (Le Matin, 8 avril 1940). Le Petit Journal du 9 juillet 1940 annonce l’entrée en application de la carte d’alimentation qui sera effective le 17 septembre. Chaque âge a ainsi sa carte d’alimentation dont on détache un ticket à chaque distribution. Mais le rationnement est inégal selon les régions. Les enfants manquent de lait frais et la plupart des médicaments sont introuvables. Les cas de tuberculose augmentent de 30 %, la mortalité s’accroît de plus de 50% dans les Bouches-du-Rhône (d’après J.-M. d’Hoop, 1987, p. 525-526) beaucoup moins de monde que d’ordinaire devant les comptoirs et aux tables. « Il va falloir, disait, sans mélancolie apparente, une fille de salle, que je me cherche autre chose…» Mais nulle part, la bonne humeur ne fut absente”.
2. 10.000 BALLONS POUR DÉVELOPPER LE SPORT À L’ARMÉE – « L’Intransigeant », du mercredi 6 mars publie pour sa part un article signé E.-G. DRIGNY : « 10.000 ballons pour développer le sport à l’armée. Après six longs mois d’attente, le gouvernement vient de décider de doter tous nos corps de troupe de ballons de football et de rugby afin de développer la pratique nécessaire du sport à l’armée. C’est là l’aboutissement d’une campagne à laquelle l’Intransigeant s’honore d’avoir participé et qui sera certainement joyeusement accueillie, étant donné l’ampleur actuelle du mouvement sportif parmi tous nos mobilisés. D’autre part, un crédit de 3 millions vient d’être ouvert par le président du Conseil pour permettre à chaque régiment de s’organiser en vue de la pratique des sports qui est désormais confiée à la direction d’un officier par unité. Espérons donc, comme nous l’avions demandé, en la prochaine et définitive organisation du sport aux armées. Déjà l’armée de l’air a réalisé cette mise au point. Réjouissons-nous donc de la décision prise par le gouvernement avec la certitude que le développement de la pratique du sport à l’armée servira à la fois l’entraînement physique et le meilleur loisir du soldat.
–1942 – 6 mars : CHUTE DE LA DERNIÈRE PLACE ALLIÉE DANS LES PHILIPPINES – Avec la reddition du bastion américain de Corregidor, 12 000 soldats alliés sont faits prisonniers par les Japonais.
–1943 – 6 mars : A TOULON, LE TORPILLEUR « LE MARS » EST JUGÉ IRRÉCUPÉRABLE – Le torpilleur Le Mars, coulé près du Lazaret le 27 novembre 1942, est renfloué puis échoué à Brégaillon. Le navire est jugé irrécupérable (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
–1944 – 6 mars :
1. Pierre Dac parle aux Français – Extraits du Journal « France », un quotidien exclusivement diffusé en Angleterre et dirigé par Pierre Comert et Georges Combault (textes lus à la radio) : « 6 mars 1944 –Commentaire sur le double jeu – Le procès de Pucheu a replacé au premier plan de l’actualité le fameux double jeu dont il a tant été question depuis juin 40. Le double jeu, nous n’avons pas fini d’en entendre parler. Au jour du jugement. qui sera pour certains celui du jugement dernier, tous ceux qui. de près ou de loin, auront trempé dans la collaboration et s’y seront plus ou moins mouillés, vont prétendre qu’ils ont joué le double jeu. M. Philippe Pétain en tête. L’entrevue de Montoire ? Double jeu. La preuve, c’est que le Maréchal n’a mis qu’une seule main dans celle d’Adolf ; il aurait très bien pu y mettre les deux, et les pieds aussi avec la francisque pardessus. Double jeu. Quant à Laval, ce n’est pas du double jeu qu’il prétendra avoir joué : c’est du triple, du quadruple, une sorte de double jeu à roulettes et à répétition. Les arrestations ? Double jeu. Comment ça ? me direz-vous. Voyons, c’est bien simple. Quand on est en prison, on ne peut plus vous arrêter. Et qui est-ce qui est bien attrapé ? C’est les Boches. Double jeu. » Rappel : de 1941 à avril 1942, Pierre Pucheu avait créé les Groupes mobiles de réserve et les Sections spéciales chargées de juger les « terroristes ». Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il obtint un sauf-conduit du général Giraud et rejoignit l’armée française en Afrique Il fut finalement arrêté et jugé à Alger, le 4 mars, pour « double jeu ». Il fut fusillé le 20 mars.
2. LA SEYNE : DÉLÉGATION DES OUVRIERS DES F.C.M. À LA MAIRIE – La Seyne : Délégation des ouvriers des F.C.M. à la mairie le 6 mars 1944. Des incidents à La Seyne, créés par les ouvriers des F.C.M., ont lieu le 6 mars 1944. 1800 ouvriers des F.C.M. décident de cesser leur travail vers 17 h 30 et de se rendre devant la mairie de La Seyne pour manifester contre la non-distribution de matières-grasses du mois de février. Cinq délégués sont reçus à l’école Curie (mairie provisoire) par le maire, François Galissard. Cette délégation est composée de Garnier, Louis Meunier, Serrano, Louis Puccini et Joseph Guisano, membres du bureau syndical des ouvriers des F.C.M. On leur explique, que pour le département, en février, 50 grammes de beurre par consommateur n’avaient pu être mis en distribution en raison de l’insuffisance des arrivages. Mais le directeur du ravitaillement général du Var leur annonce qu’une réserve de plusieurs tonnes allait être débloquée à compter du jeudi 9 mars (A.D.Var : 1W24. Rapport de police de Toulon du 8 mars 1944 au préfet).
Période récente.
-1953 – 5 mars : Décès à Moscou de Joseph Staline qui, selon les encyclopédies, « avait établi en Union soviétique un régime de dictature personnelle, période pendant laquelle les historiens lui attribuent, à des degrés divers, la responsabilité de la mort de 3 à plus de 20 millions de personnes ».
Rappelons que c’est Staline qui décida, en octobre 1936, de constituer sous l’égide du Komintern, les fameuses Brigades internationales, en tout 35 000 volontaires dont 9 000 Français, 5 000 Allemands, 4000 Polonais, 3 000 Italiens.
Au gré de mes notes je trouve ceci : Dans l’un de mes cours donnés à FORPROF :
« Hésitant à se rapprocher de l’URSS de Staline, les démocraties occidentales laissent Hitler détruire méthodiquement l’ordre instauré en Europe par le traité de Versailles quand il réarme l’Allemagne (1935), occupe la zone démilitarisée de Rhénanie (1936), annexe l’Autriche (mars 1938, l’Anschluss). Elles ne peuvent empêcher l’alliance du fascisme et du nazisme (l’axe Rome-Berlin, 1936) et son intervention dans la guerre civile espagnole (1936-1939), qui permet l’installation d’un nouveau régime fascisant, celui du général Franco. En septembre 1938, par les accords de Munich, elles cèdent au chantage à la guerre des dictatures et abandonnent à Hitler la Tchécoslovaquie, dont elles devaient garantir l’intégrité. En fait, ces capitulations renforcent Hitler, décidé à mettre en œuvre son programme idéologique. Bien que celui-ci implique l’invasion de l’URSS et que l’Allemagne nazie ait conclu avec le Japon une alliance nommément désignée comme antisoviétique (le « pacte anti-Komintern »), Hitler réussit à obtenir de Staline la signature d’un pacte de non-agression (août 1939). Il a ainsi les mains libres pour s’emparer de la Pologne et, s’il le faut, combattre à l’ouest les démocraties. L’entrée des troupes allemandes en Pologne, quelques jours plus tard (le 1er septembre), accule finalement la France et l’Angleterre à une guerre qu’elles ne voulaient pas et qu’elles n’ont pas préparée. La Seconde Guerre mondiale commence le 3 septembre 1939 ».
Dans les souvenirs d’anciens ouvriers des chantiers de La Seyne, on lit :
« A La Seyne, des rivures, de la ferraille sont jetés dans les boggies des wagons sur lesquels est écrit “VIVE DE GAULLE”, “VIVE STALINE” ».
Dans le mémoire de Sciences Po de ma fille Isabelle, je relève :
« A Yalta, en 1945, notamment et lors d’autres conférences pour le règlement du second conflit ,mondial, les « trois grands » décidèrent du sort de l’Europe, voire de celui du monde. En apparence, les grands principes de 1919 furent sauvegardés : liberté des peuples, droits démocratiques… en réalité, ils ne furent accompagnés d’aucune décision pratique. C’était donner carte blanche à Staline quant à sa politique en Europe centrale, laquelle devint le champ de la lutte entre deux idéologies, alors que ses propres problèmes étaient condamnés à devoir se figer, la ligne de partage entre les deux blocs passant en Europe centrale, condamnant l’Allemagne, notamment, à être coupée en deux. (…)
« 1989 mit fin à la division du continent héritée de Staline et de Hitler. Les pays d’Europe centrale et orientale l’ont montré en mettant en place de nouvelles institutions démocratiques parlementaires et pluralistes : ils étaient restés attachés à la défense de valeurs occidentales. En fait, selon Jacques Rupnik (L’autre Europe) « en dépit de quarante années de soviétisation, on peut dire que du point de vue de la culture, des valeurs et du mode de vie, le vraie frontière se trouve plus à l’Est, entre la Russie et les pays baltes. Non seulement le communisme fut imposé du dehors, mais à la différence des autres empires coloniaux, le centre de l’empire était perçu par les nations de sa périphérie occidentale comme économiquement et culturellement inférieur ».
Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur ce personnage, il faudrait des pages et des pages pour ce faire. Je renvoie aux divers ouvrages qui ont été écrits à son sujet.
-1984 – 5 mars : Décès de l’organiste Pierre Cochereau dont je possède le « Récital d’orgues à Notre-Dame », diffusé par La Guilde Internationale du Disque (1 disque vinyle 33 tours 30 cm mono) en 1963.
-1993 – 5 mars : Décès, à l’âge de 35 ans, de l’écrivain, acteur et réalisateur Cyril Collard, projeté sur le devant de l’actualité avec son film « Les nuits fauves » en 1992, tiré de son roman éponyme, où il expliquait au grand jour la menace du sida. Il est mort de cette même maladie quelques jours avant la cérémonie des César où son film fut couronné de quatre César dont celui du meilleur film.

9. ACTUALITÉ MÉMOIRE Vie locale :
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–2001 – 6 mars : A SAINT-CYR (VAR) – LA DUNE AUX PIEDS D’ARGILE. Sauvegardée, protégée, la montagne de sable est plus que jamais fragile. Un équilibre qui peut être rompu à tout moment. Un colosse aux pieds d’argile… L’image n’est pas exagérée en évoquant la dune plaquée, connue sous le nom de montagne de sable, qui trône à plus de 200 m au-dessus de la Madrague et de la baie des Lecques. Elle suggère une certaine tranquillité, immobilité, pour sa partie nord (appartenant à la commune) mais trompeuse. Au sud (propriété du Conservatoire du littoral faisant partie du domaine de la Nartette), son existence même, a été très sérieusement menacée ces dernières années.
Erosion due à une sur fréquentation
Au sud donc, à l’abri du mistral, « la grande sablière », ou autrement dit le déversoir de la dune, se vide par le haut pour s’étaler, se répandre au pied de celle-ci. Un mouvement imperceptible dans l’instant mais constant au rythme d’un sablier dont les grains de sable sont calibrés. Inversement, la végétation reprend progressivement ses droits au sommet de cette dune vive et se retrouve étouffée à sa base.
« L’érosion est apparue lors de la fermeture de la plage des Lecques. Les gens sont venus par centaines se promener sur la dune », explique Jean-Marie Pessus garde gestionnaire assermenté du Conservatoire du littoral. « Conséquence, le piétinement a causé un déplacement du sable vers le bas et une partie de la végétation au rôle fixateur a disparu. »
« Nous avions alors deux solutions : soit interdire le site pots- le (protéger mais le but du Conservatoire est au contraire d’ouvrir ses espaces au public; soit faire prendre conscience du problème aux gens et essayer de limiter l’accès », explique Jean-Marie Pessus. C’est logiquement cette solution qui sera retenue par le comité de gestion du site (Qui regroupe le conservatoire, la ville, les associations ayant un lien avec le domaine de la Nartette, chasseurs, randonneurs, etc. Il est présidé par le maire).
Quatre tonnes de pièges à sable
Voilà quelques mois quatre tonnes de ganivelles ont été acheminées par hélicoptère et posées sur la face sud de la dune. Ces « barrières » de bois (véritables pièges à sable), disposées en slalom, ont pour objet de limiter l’érosion surtout par le haut. L’opération a coûté près de 200000 F.
Si le résultat est d’ores et déjà probant, il n’est en rien définitif.
« Ce sont des travaux à long terme, il faut compter dix ans », précise le garde gestionnaire. « Si la menace est aujourd’hui contrôlée, elle n’est pas écartée ».
Mais l’objectif est pour l’heure atteint. Le public continue à profiter de cette curiosité locale. Une véritable attraction qui attire encore des dizaines de personnes les beaux jours et particulièrement par fort mistral car de ce promontoire la vue sur les Embiez est superbe (Var-Matin, Michel Martinez. Photo Rina Uzan).
–2017 – 6 mars : LE MOT DU JOUR était D’OSCAR WILDE : « La mode est une forme de laideur si effrayante, qu’il faut la changer tous les six mois. ».
–2019 – 6 mars :
-MÉTÉO POUR SANARY : journée dominée par un vent de nord-ouest atteignant 40 km/h avec des pointes à 60 km/h. Le soleil sera bien présent avec quelques passages nuageux toutefois. Quant aux températures, ils sont en légère baisse pour les minimales (7° au lever du jour) et pour les maximales (13° en milieu d’après-midi). Info : une vigilance orange « crues » est lancée sur 2 départements : Pas-de-Calais (62) pour une crue importante de la Lys Amont, la Vendée (85) pour la crue du Lay.
–Marseille – l’Athéna Niké attend un coup de théâtre : (article de David Coquille publié dans « La Marseillaise », le 6 mars 2019). Une scène de grande dimension, des gradins proposant 1 500 places assises. C’est en 1908 la première réalisation en béton armé de la région marseillaise. Quel mécène s’engagera pour sortir de l’agonie le beau théâtre de plein air en décrépitude près de Château-Gombert ? Après 50 ans d’abandon, l’heure est à chercher comment préserver la mémoire musicale de la Belle Époque.
Marseille semble goûter au charme romantique mais désespérant des ruines… Sur une colline de la Croix-Rouge, toisant la technopole de Château-Gombert, un théâtre de nature inauguré en 1908 se meurt depuis des décennies. Une agonie que rien dérange dans ce parc de 13 hectares très bien aménagé. Quatre maires n’y ont rien changé.
« Cet insolite théâtre envahi d’arbres est désormais inutilisable si on ne fait rien », déplorait déjà La Marseillaise le 27 décembre 1974 ! L’ensemble, l’un des plus beaux et des plus originaux de la Belle Époque, a été réalisé sur le modèle exact du théâtre Athéna Niké d’Athènes d’après les moules que le propriétaire, Paul Barlatier, directeur du journal marseillais Le Sémaphore, était allé faire couler sur l’Acropole même.
C’est le premier ouvrage en béton armé de Marseille. Inauguré le 9 juin 1908, il attira la foule des mélomanes sur ses gradins pouvant recevoir 1 500 personnes. Il reçut comme spectateur et comédien toutes les vedettes du temps, comme la tragédienne Sarah Bernhardt en 1914. L’acoustique était excellente. La création du théâtre Silvain sur la Corniche en 1923 lui a fait du tort. Pour tenter de le sortir des ténèbres, la commission régionale du patrimoine lui a décerné en 2000 le label Patrimoine XXe. 320 000 euros de relevés et de clôtures ont été votés en 2001. « Une réhabilitation a récemment été engagée par la Ville de Marseille dans le cadre de l’aménagement du parc public Athéna », lit-on encore sur la fiche de 2005 du ministère de la Culture. « Nous l’avons mis en sécurité, reste le montage de la restauration en chantier d’insertion. Nous cherchons toujours un mécène qui sera sensible à l’histoire de ce parc qui nous est cher », confiait vendredi Monique Cordier, l’adjointe déléguée aux espaces verts qui veut y croire.
–2022 – 6 mars : UKRAINE – RUSSIE –
En direct (dimanche 6 heures) : L’armée russe a attaqué à nouveau, samedi 5 mars, le port stratégique de Marioupol et continue d’avancer ailleurs en Ukraine. Un peu plus tôt dans la journée, les autorités locales avaient affirmé que le cessez-le-feu, annoncé par Moscou dans la matinée et qui devait débuter à 10 heures, n’était pas respecté par les forces russes.
Hier : Des milliers de manifestants ont défilé samedi après-midi dans toute la France pour dénoncer l’invasion de l’Ukraine par la Russie et dire « non à la guerre en Europe ». Ils étaient notamment plusieurs milliers à Paris, entre la place de la République et celle de la Bastille.
Avant-hier : Le Kremlin a procédé vendredi à un sévère tour de vis contre les médias, introduisant de lourdes peines de prison pour toute diffusion d’« informations mensongères sur l’armée ». Un amendement introduit diverses peines pouvant aller jusqu’à quinze ans de prison en cas de propagation d’informations visant à « discréditer » les forces armées russes. (Benoît Jourdain, Alice Galopin – France Télévisions).
–2023 – 6 mars :
1. La Corée du Nord a confirmé dimanche avoir tiré, la veille, un missile balistique intercontinental (ICBM) en signe d’avertissement commun aux Etats-Unis et à la Corée du Sud. Un missile Hwasong-15 a été tiré de l’aéroport de Pyongyang dans l’après-midi, selon l’agence d’Etat KCNA. L’armée sud-coréenne avait affirmé avoir détecté le lancement d’un ICBM samedi 4 mars à 17 h 22, heure locale (9 h 22, heure de Paris).
2. TREMBLEMENT DE TERRE EN TURQUIE ET SYRIE – Ankara a décidé d’arrêter les recherches dimanche, sauf dans les deux provinces les plus touchées, Kahramanmaras et Hatay. Samedi, deux personnes ont été retrouvées vivantes sous les décombres d’un immeuble effondré à Hatay (Sud), treize jours après le séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie, le 6 février, causant la mort de plus de 44 000 personnes.

–2024 – 6 mars : A la UNE de Var-Matin (Toulon – La Seyne – Sanary).
1. Guide Michelin : trois établissements varois perdent leur étoile, p. 4.
2. Faut-il taxer la mode jetable ? Le gouvernement va soutenir la proposition de loi pénalisant les enseignes aux méthodes de production peu vertueuses. Les consommateurs sont partagés (p. 2 et 3).
3. La Seyne : Un bassin en pleine mer pour à nager aux petits (p. 11)
4. leMag.cinéma : La vie de ma mère, une fugue avec Agnès Jaoui, p. 27.
5. Six-Fours : Le cire Zavatta et ses artistes célèbrent leurs 20 bougies, p. 12.
10. DÉTENTE
😄 UNE BLAGUE POUR LA ROUTE (bien réelle celle-ci)
Lu dans le journal « Allobroges » Du 6 décembre 1953 : « à l’occasion du 400e anniversaire de la mort de François Rabelais, une interview exclusive du grand écrivain. » (Sic !)

11. CLÔTURE
Il est à présent 7 heures (du matin), affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël, Olivier.
Bon vendredi à tous et à demain pour honorer les FÉLICITÉ..

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