ÉPHÉMÉRIDES
MARDI 24 FEVRIER 2026, 15e ANNÉE (n° 5031)
Illustration d’en-tête : Le Grand Rouveau aux Embiez, Six-Fours, vu de la plage des Lones, le 23 février.
1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR
🎉 LES FÊTES. Bienvenue et bonne fête à tous les Modeste, du nom d’un évêque de Trèves mort en 406. Souhaitons donc une bonne fête aux 500 Modeste et Modestine de France.
Ayons une pensée émue pour l’ânesse Modestine avec laquelle Stevenson entreprit son périple à travers l’Auvergne, les Causses et les Cévennes.
🌞Autrefois : -les banalités : en terme de féodalité, obligation pour les gens d’une seigneurie de se servir du four, du moulin banal, moyennant redevance (Robert). Dans les chartes de Montrieux (XIIe et XIIIe siècles), les banalités sont en relation avec le monopole seigneurial des fours (droit de fournage), des moulins et des aires à blé (Boyer R., 1980).
2. LE CALENDRIER REPUBLICAIN : « À la saint Modeste, il me faut repiquer mes choux, s’il en reste ».
3. DICTON DU JOUR : « À la saint Modeste, il me faut repiquer mes choux, s’il en reste ».
4. PENSÉE DU JOUR : « Quand je relis La Fontaine, j’ai honte de mes inepties » (Georges Brassens).
5. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE
📚Un jour, un livre : Georges BRASSENS – « Les chemins qui ne mmènent pas à Rome ». Réflexions et maximes d’un libertaire. Le cherche Midi, 2008, 160 p. N° d’enregist=trement A 21224 B 7 2.
6. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est limitée à 90%, parce que l’anticyclone pourrait arriver plus rapidement que prévu. Ciel peu nuageux devenant variable en matinée, du soleil mais multiplication des nuages l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, de belles éclaircies mais multiplication des nuages. Pas de précipitations. Vent d’Est force 2 le matin temporairement Sud en milieu de journée. Rafales atteignant 8 nœuds à partir du milieu de journée. Mer belle à peu agitée devenant belle le soir. Houle petite et courte d’Ouest. Visibilité bonne devenant bonne en milieu de journée puis réduite par de la brume. Température : 14°.

7. ÉPHÉMÉRIDES – SÉLECTION DU JOUR
France. –1848 – 24 février : INSTAURATION DE LA REPUBLIQUE EN FRANCE – Le 24 février, une émeute a lieu à Rouen où le pont aux Anglais est incendié par les émeutiers. Abdication du roi Louis-Philippe et instauration de la IIe République en France. Cet événement connu à TOULON dans la soirée du 24 Février ne provoqua pas de troubles à Sanary où le Conseil de la commune eut à se réunir extraordinairement…, un mois plus tard, le 28 Mars 1848. Tout le Conseil, à l’exception du Maire ARNAUD, décida de faire une manifestation publique (Rotger B., 1984, p. 393-394).
Expédition d’Égypte : Mémoires de Napoléon : Lettre depuis Kan-Jounes, le 6 ventose an 7 (24 février 1799) – « Aux sheicks et ulemas de Gaza. Arrivé à Kan-Jounez avec mon armée, j’apprends qu’une partie des habitants de Gaza ont eu peur et ont évacué la ville. Je vous écris la présente pour qu’elle vous serve de sauvegarde, et pour faire connaître que je suis ami du peuple, protecteur des ulemas et des fidèles. Si je viens avec mon armée à Gaza, c’est pour en chasser les troupes de Djezzar-Pacha, et le punir d’avoir fait une invasion en Egypte. Envoyez donc au-devant de moi des députés, et soyez san inquiétude pour la religion, pour votre vie, vos propriétés et vos femmes. » Bonaparte.
🏘️ Histoire locale
LA SEYNE-sur-Mer : 698 livraison -1934 – 24 février : LE PORTE-AVIONS « BEARN » EN ATTENTE DE REVISION AUX F.C.M. – LA SEYNE – Du 24 février au 13 novembre, le porte-avions « Béarn », en attente de révision, était aux appontements de Milhaud dans l’arsenal de Toulon. Le 13 novembre, il est conduit au poste de réparation des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne où il prend la place du cuirassé Bretagne. Le porte-avions restera à La Seyne jusqu’au 15 janvier 1935 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1012e livraison. –1307 – 24 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Rosil, 24 février 1307 (charte aux archives municipales). Le Rouet – village, commune de Marseille (1872). — L’église sous le titre de l’Assomption, était le prieuré de l’abbaye de Saint-Victor, Ecclesia B.M. de Roillo, cité le24 décembre 1261 (charte aux archives municipales). Il existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse. Première mention : Colla Rouilh, le 4 mai 1245 (charte aux archives municipales).
OLLIOULES : 698e livraison. –1794 – 24 février (6 ventôse An II) :
1. TOUJOURS DES REQUISITIONS DE MATERIEL – Les administrateurs du district du Beausset déléguèrent Antoine Gastelin, d’Ollioules, pour rechercher les brides, selles, licols, etc., se trouvant chez des particuliers. L’opération fut faite à Sanary le 6 ventôse. Saliceti appela les patrons pêcheurs habitant les départements du Midi, pour le service de mer sur les bâtiments de guerre de la République (Registre des délibérations, fos 24 et s.).
SANARY : 811e livraison – Lettre du sous-préfet au maire de Saint-Nazaire (Arch. Com. de Sanary) : « Toulon, le 24 février 1836. Monsieur le Maire, Une somme de 300 francs est allouée au budget de l’instruction publique pour indemniser les instituteurs qui fréquentent l’école normale. Je vous prie de me fournir d’ici au 15 avril la liste des instituteurs de votre commune qui se proposent de suivre les cours de l’école normale de Brignoles, en ayant le soin de mentionner le temps qu’ils ont l’intention d’y rester. » (Bourrilly L., 1895b, p. 32-33, 42-43 ; Rotger B., 1984, p. 381).

8. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE
(classement chronologique)
Antiquité – En 45 avant notre ère : Jules César met en œuvre un nouveau calendrier appelé par la suite calendrier Julien.
Moyen Âge
–1141 – 24 février : Acte n° 171, cartulaire de Montrieux, donations de terres situées entre la montagne d’Arembert et la baume de Dégoutaux – Montrieux – Faraud, prieur de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, et les moines, donnent aux chartreux de Montrieux tout ce qui leur appartient dans les limites des possessions de Montrieux, de la montagne d’Arembert à la baume de Dégoutaux, du côté du Gapeau. « Conventus Massilie. Ego, prior Massilie, et omnis conventus, in presentia Raimundi, Massilie episcopi,… donamus…, vobis, fratribus de Monte Rivo,…, totum illud quod habemus cultum et incultum intra terminos vestros, a monte Garemberti usque ad balma de Gutalli, sicut pendet versus vos ad aquam Capelli… Facta carta…, regnante Berengario, comite, in Provincia. … » (R. Boyer, 1980, p. 568).
–1167 – 24 février : château de Ners – A Marseille, vente par Aicarde de Ners à l’évêque Pierre, en présence du prévôt Aicard de Marseille, de tout son fief dans le château de Ners qu’elle tenait par héritage de son père. (Acte 258 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Evêché de Marseille, chartes, n° 9. a. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 169. Ind. : Albanès et Chevalier, Ibidem, n° 1099). Ners – l’ancien château fortifié, aujourd’hui en ruines, se trouve dans le bois de Péchauri, commune d’Allauch. Première mention : Castrum Nercii, 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, arch. de l’Evêché).
–1253 – 24 février : délimitation des territoires d’Orvès (Auroneves) et du Beausset (Bauceto) – Délimitation de territoires par les délégués du sénéchal de Provence et le procureur de Benoît d’Alignan… auesserunt ad castrum de Bauceto et ad castrum de Evena, et scitato dno Guillelmm de Signa, de Evena, et Raimundo priore de Meuna, procuratore dni Benedicti, episcopi Massiliensis… receperunt plures testes super contentione cujusdam partis que in finibus est territoriorum de Auroneves et castri de Bauceto. Ex parte castri de Evena, Guillemum Rainaudi, … item, ex parte castri de Bauceto, Petrum Isnardum,… Primum, in territorio de Auroneves, juxta aream Aicardi Domenege ; et ab illo loco, protenditur usque in aream Stephane ; et ab illo loco, protenditur usque in serrum de Tremolo ; et ab illo loco, protenditur usque in costa de las Ocas, et ab illo loco, protenditur al baut de l’Olme. Item, pronutia verunt quod si aliqui ex parte castri de Evena, habent aliquas possetiones infra dictos confines in territorio de Bauceto, ipsas habeant et retineant, et sub domino domini episcopi Massiliensis. Et versa vice, si aliqui homines ex parte castri de Bauceto habent aliquas posses=tiones ultra confines supradictos, in territorio de Auroneves, ipsas habent et retineant et sub domino domini castri de Evena. Actum est hoc a la font de l’Olme in presentia et testimonio… (Albanès, Gallia Christ. Nov., Marseille, II, 1899, p. 143, n° 275 à Marseille)
–1307 – 24 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Rosil, 24 février 1307 (charte aux archives municipales). Le Rouet – village, commune de Marseille (1872). — L’église sous le titre de l’Assomption, était le prieuré de l’abbaye de Saint-Victor, Ecclesia B.M. de Roillo, cité le24 décembre 1261 (charte aux archives municipales). Il existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse. Première mention : Colla Rouilh, le 4 mai 1245 (charte aux archives municipales).
–1320 – 24 février : DES CHÂTEAUX ET TERRES DOIVENT ÊTRE RESTITUES AU ROI – En application d’une décision prise en 1318 par le roi de France Philippe V le Long, un arrêt du Parlement prescrit, que les châteaux, terres et droits, qui avaient été l’objet de donations de la part de ses deux prédécesseurs feront retour au domaine de la couronne. Précisons que cette décision ne concerne pas la Provence qui est indépendante à cette époque et dépend des rois de Naples, comtes de Provence. Elle ne sera rattachée à la couronne de France qu’après 1481.
–1343 – 24 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Quaviscat (charte aux archives de la Major). Cavissât, quartier rural (1872), quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs. Première mention : Caviszac, 6 octobre 1228 (charte aux archives municipales).
–1393 – 24 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Cors, 24 février 1393 (charte aux archives de la Major). Lascours, quartier rural (1872), quartier de Sainte-Marguerite. Première mention : Cotes, v. 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n°27).
–1433 – 24 février : REGLEMENT SUR LA VENTE DU POISSON – Toulon – Un règlement sur la vente du poisson, pendant le temps de Quadragésime, fait savoir que les prix sont fixés ainsi:] Rascassas, grossos et menudas, ubladas, fuverels, roquiers, grosses mostelos et y peysses que non serian nominas, sardinas, gobis, salpos, fullas raiadas et autres peysses bestiales… a II denias la livra (Brémond, p. 52). La livre poids se divisait autrefois en 16 onces ou 128 gros ; la livre valait 379,16 g à Aix, 388,51 g à Marseille, 391,36 g à Arles et à la Môle, 397,43 grammes à Toulon, 400 g à Carpentras, 487,992 g à Avignon,415,89 g à Alès.
–1434 – 24 février : le conseil communal de Toulon offre des poissons à Bertrand de Marseille, en signe de reconnaissance – On se souvient que le 2 février 1434, après avoir remboursé Bertrand de Marseille de ses avances faites en 1432, le conseil communal de Toulon lui a offert 10 florins en reconnaissance de ses services désintéressés ! Douze jours plus tard, le même conseil offre un autre cadeau consistant en poissons du prix de deux florins neuf gros destinés à Johan de Marseille, frère de Bertrand, que la population associe à ce dernier dans l’expression de sa reconnaissance (De Ribbe, 1898, p. 38). Florin : ancienne monnaie usitée en Provence depuis le XIIIe siècle, ainsi nommée parce que d’un côté elle portait la fleur de lis (Mistral).

Renaissance
1495 – 24 février : Le roi de France et comte de Provence, Charles VIII, entre victorieux dans Naples.
–1525 – 24 février : François Premier est fait prisonnier à Pavie par Charles Quint.
–1530 – 24 février : Charles Quint est couronné empereur par le pape.
–1566 – 24 février : Fabrication du retable de l’autel de la chapelle Saint-Elme de Six-Fours – Quelques habitants de S-F ayant voulu entreprendre de faire une confrérie ou compagnie de pénitents blancs, sous le titre de St Elme, pour y parvenir auraient élu pour premier prieur, Germain Audibert, quoi que pour lors n’eussent pas encore rien bâti de ladite chapelle. Et pour cet effet, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le 24 février 1566, ledit Germain Audibert, avec patron Estienne Alphand, confrère, tant à leur propres, que pour et au nom des autres confrères et successeurs, auraient acquis d’Anthoine et Honoré Denans, frères, une partie ou place de terre, proche les murs dudit S-F et au-dehors d’icelles, et au lieu-dit St Roch, pour y faire et édifier une église et cazette pour ladite confrérie, contenant quatre cannes de largeur et de longueur. Tout ainsi que porte ladite terre, de midi à tramontane, confrontant ladite place ou luigue, de levant, vers le chemin tirant audit St Roch, de tramontane aussi, avec le chemin, de ponant, terre restante aux vendeurs, de midi, le patec de St Roch, pour le prix de quatre (4) florins provençaux, que lesdits Denans ont reçu. Le retable de l’autel de ladite chapelle, à cause de son ancienneté, se trouvant en mauvais état, Pierre Vidal, Anthoine Guigou, Louis Audibert et Maître Esprit Aycard, recteurs et banquiers de ladite chapelle St Elme, par acte reçu par Maître Vidal, notaire du 14 janvier 1672, auraient donné à prix fait à Laurens Portanier, maître menuisier, de faire ledit retable, moyennant la somme de cinq cent dix (510) livres. Le premier août 1676, Louis et Honoré Aycards, recteurs de ladite chapelle St Elme, assisté de divers autres, ont donné à prix fait, à Joseph Benoît, maître doreur de la ville de Cuers, de surdorer le retable de l’autel de ladite chapelle, moyennant la somme de quatre cent vingt (420) livres, comme apert de l’acte reçu par Maître Vidal, notaire (Jean Denans, 1713)
–1582 – 24 février : CALENDRIER GREGORIEN – Bulle du pape Grégoire XIII réformant le calendrier julien qui prend dorénavant le nom de calendrier grégorien.

Temps modernes
–1616 – 24 février : FONDATION A SIX-FOURS DE LA CONFRERIE DU SainT ROSAIRE – Le 24 mars 1617, le révérend père Louis Tournery, docteur en sainte théologie, religieux de l’ordre Saint Dominique, du couvent de Grace, en suite de la permission de Illustrissime et Révérend père Séraphin Sicas de Pavie, général de tout l’ordre Saint Dominique, de fonder la confraternité de Notre Dame du Saint Rosaire, par tous les lieux où il jugera à propos, ainsi qu’il a fait aparoir par les lettres patentes, signées dudit père général, et scellées, en date du 24 février 1616, données à Boulloigne (Boulogne ?), a fondé et institué, à l’église paroissiale Saint Pierre, dudit S-F, ladite confrérie de Notre Dame du Saint Rosaire, à perpétuité, pour jouir, par les confrères, des prérogatives, pardon et indulgence, portées par les bulles concédées à cet effet. Laquelle fondation a été acceptée par Messire Jacques Lombard, curé de ladite église, tant pour lui, que pour l’église d’icelle, ainsi qu’apert de l’acte reçu par maître Lieutaud, notaire, du susdit jour (Jean Denans 1713).
–1683 – 24 février : Diverses recherches de nouveaux points d’eau sont effectuées à la demande du Conseil de La Seyne : le 24 février 1683, Messire Féraud de Marseille reçoit vingt livres pour « être venu faire le recherche de sources » et en avoir « trouvé deux, une proche de la source Saint-François, l’autre au quartier de la source de la fontaine de l’église » ; l’on a marqué les deux emplacements pour s’en servir au besoin. A noter que ces deux dernières délibérations ont lieu en hiver, quand les sources devraient être abondantes, et non en période estivale : c’est bien la preuve que le problème de l’alimentation en eau de la ville était primordial, aux débuts de l’histoire de La Seyne… (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004).
–1701 – 24 février : VENTES DES MOULINS DE SIX-FOURS AVEC RETENTION DE LA DIRECTE : La communauté ayant fait défant (défense)de vendre les moulins à eau et à vent, serait (aurait) été assemblé un conseil général de tout chef de maison, par Pierre Crestian, Louis Gaultier et Sauveur Vidal, consuls, le 14 juin 1571, au nombre de 164. Par lequel, pour survenir au paiement des sommes dues par la communauté, serait (aurait) été délibéré que les susdits moulins seraient vendus. Ce qui fut encore délibéré par deux autres délibérations du 8 et 15 juillet suivant. En conséquence des susdites délibérations, Honoré Martinenq dit Courchet, Anthoine Beaussier et Anthoine Martinenq, consuls dudit S-F, auraient vendu à Hugues Vidal, le moulin à vent du quartier de la Brugaille, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le 25 juillet 1571, au prix de 1 735 florins, sous la rétention d’une cense d’un petit patac aux fêtes de Noël, avec le droit de lods. Sur lequel moulin, Damoiselle Isabeau Vidale, femme de Sieur Charles Martinenq, se serait fait colloquer, et encore sur la terre joignante ledit moulin, en l’année 1670. Après quoi, ayant fait son testament, reçu par Maître Pierre Denans, notaire, aurait institué son héritier universel, Messire Jean Martinenq, prêtre et chanoine en l’église collégiale dudit lieu. Etant décédée dans cette volonté. Ledit Messire Martinenq, ignorant que ledit moulin fut servile, l’aurait vendu à Jean Jougla, par acte reçu par ledit Maître Denans, le 14 octobre 1696, franc de cense et service, droit de lods et trezain, au prix de 900 livres. Ce qui, venu à la notice des consuls et communauté de S-F et de la Seine, lesquels ayant prétendu d’être payés du droit de lods, ce seraient pourvus, pour raison de ce, par-devant Monsieur le lieutenant de sénéchal de la ville de Tollon, tant contre ledit Messire Martinenq, que contre ledit Jougla. A la poursuite duquel, le Sieur lieutenant aurait fait sentence, le 10 décembre année susdite, par laquelle, ledit messire Martinenq serait (aurait) été condamné au paiement du premier droit de lods, dû à raison de la collocation faite par ladite feue Damoiselle Vidalle, et ledit Jougla, à celui dû à son acquisition. Et à ces fins, qu’il passerait reconnaissance en faveur desdites communautés, suivant laquelle sentence ; par transaction reçue par Denans, notaire ; du second mai 1704, ledit Jougla a passé reconnaissance en faveur desdites communautés, s’étant chargé de la cense et du droit de lods et trézain en cas de vente à l’avenir. Et pour les lods qui étaient dû, ledit Messire Martinenq, en a fait le paiement par acte reçu par moi le 24 février 1701. Comme encore, par acte du 29 juin 1577, reçu par Maître Aycardi, notaire, lesdits consuls auraient aussi vendu à Arnaud Lombard, bourgeois, deux moulins à eau au quartier des Mollières, au prix de 2 701 florins, et vingt et un florins quatre sols pour les droits du sur inquain, sous la réserve d’une cense de un patac, payable à chaque jour de Noël, de la directe et perception du lods en cas de vente, avec le droit de rétention (Jean Denans 1713).
Note : Le seigneur conserve la propriété éminente du domaine utile ; on dit qu’il possède la directe ; le paysan n’a que la propriété utile ; à ce titre le domaine utile est soumis à des droits au profit du seigneur, celui qui a le domaine direct.
–1759 – 24 février : En principe, et jusqu’en 1759, c’était la marine qui avait la charge dé LA DEfense des cÔtes. L’ordonnance du 24 février 1759 réunissait au département de la Guerre tous les détails concernant les milices garde-côtes, l’établissement et l’entretien des batteries du front de mer ; toutefois, les ordonnances, règlements, brevets et commissions devaient être revêtues de l’attache de l’amiral de France entre les mains de qui le serment devait être prêté. Cette ordonnance de 1759 était due au maréchal de Belle-Isle, ministre de la Guerre, et à Berryer, ministre de la Marine (Louis Baudoin, 1965, p. 430).
–1785 – 24 février : Mort de Charles BUonaparte, le père du futur Napoléon 1er.

Époque contemporaine
–1789 – mardi 24 février – les assemblées tendent à ne plus respecter les règlements édictés par le roi : En fait, ce qui frappe surtout le pouvoir, actuellement, ce sont les dérapages dans le cadre des élections des députés : les séances faisant l’objet de rapports écrits, on peut remarquer que, un peu partout, les assemblées tendent à ne plus respecter les règlements édictés par le roi (Agenda du Bicentenaire)
–1791 – 24 février : La situation est tendue depuis longtemps dans la DrÔme, aussi deux escadrons du régiment de Penthièvre sont envoyés à Pont-Saint-Esprit (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1793 – 24 février :
1. La Convention décréte la levée de 300 000 hommes qui ressemble à certains égards à la conscription – tous les hommes âgés de 18 à 40 ans, célibataires ou veufs sans enfants, sont en état de réquisition permanente (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Pourtant, comme le souligne Jean-Paul Bertaud, « le service militaire obligatoire pour tous n’était pas institué. Les individus n’étaient concernés qu’à l’intérieur de leur communauté. Or chaque communauté n’avait pas à fournir le même contingent » (Jean-Paul BERTAUD, La Révolution armée : Les soldats-citoyens et la Révolution française, Paris, Robert Laffont, 1979, p. 100). 24 février : Levée de 300 000 hommes. Pierre Goubert situe au 25 février le décret instituant la « levée » de 300000 conscrits (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).
2. En Sardaigne, au lever du jour, Bonaparte, par les tirs précis de son mortier et de ses deux canons, réduit au silence les batteries des deux fortins qui contrôlent l’entrée du port de La Madeleine – En Sardaigne, l’attaque de Cagliari, commandée par l’amiral Truguet (15-26 février 1793) et la contre-attaque de la Maddalena, ont échoué lamentablement. La manœuvre de diversion sur les îles de la Maddalena, à dix kilomètres au sud du port de Bonifacio, était confiée par Pascal Paoli à son neveu le colonel Colonna Cesari qui commandait une force de six cents hommes dans laquelle commandait Bonaparte. Le 24 février, au lever du jour, Bonaparte, par les tirs précis de son mortier et de ses deux canons, réduit au silence les batteries des deux fortins qui contrôlent l’entrée du port de La Madeleine. Le village est bientôt en feu et les habitants affolés se sauvent dans la campagne, suivis par la garnison de cinq cents soldats. La voie est donc libre pour le débarquement du gros des forces. Mais au lieu de débarquer, Cesari repart pour Bonifacio en abandonnant Napoléon sur son îlot, à la merci d’un retour probable des forces ennemies. Avec beaucoup de maîtrise, Bonaparte ramène ses canons jusqu’au rivage, mais là, il ne réussit pas, en l’absence de palans, à les hisser sur les barcasses sardes qu’il a récupérées. Il doit se résoudre à les enclouer avant de partir pour Bonifacio où il débarque le 27 février au matin. L’échec de cette tentative, et surtout les raisons de cet échec, entraîneront la haine entre le parti paoliste et le clan Bonaparte – dont les relations étaient tendues depuis le refus de Paoli de faire élire Jérôme à la Convention – qui va amener l’exil de la famille sur le continent et le pillage de la Maison Bonaparte à Ajaccio. Le 8 mars 1793, Bonaparte sera promu au grade de capitaine commandant dans le 4e régiment d’artillerie, et, pour la première fois, son nom figurera dans l’almanach national de la même époque, sous la forme Buonaparte. Le 8 mars, la Convention, sur un rapport de Lucien Bonaparte (18 ans), décrètera l’arrestation de Paoli et de Pozzo di Borgo. Ce sera la rupture totale avec Paoli qui non seulement ne se laissera pas arrêter mais qui séparera bientôt la Corse de la France pour l’unir à l’Angleterre.
3. Le Conseil général de Sanary décidE d’appeler l’attention des trois commissaires de la Convention sur les réparations à faire au port (24 février) au sujet desquelles, dès le 21 octobre 1791, le Conseil général du district de Toulon avait signalé l’urgence de ce travail (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1794 – 24 février (6 ventôse An II) :
1. TOUJOURS DES REQUISITIONS DE MATERIEL – Les administrateurs du district du Beausset déléguèrent Antoine Gastelin, d’Ollioules, pour rechercher les brides, selles, licols, etc., se trouvant chez des particuliers. L’opération fut faite à Sanary le 6 ventôse. Saliceti appela les patrons pêcheurs habitant les départements du Midi, pour le service de mer sur les bâtiments de guerre de la République (Registre des délibérations, fos 24 et s.).
2. IMMIGRATION – Le 6 ventôse (24 février), la commune du Beausset établit deux certificats de résidence. Un pour Jean Pierre Nen, capitaine invalide, natif de Marseille, et domicilié au Beausset depuis 8 ans. Agé de 64 ans, il réside rue des Aires. Il est l’ancien premier commandant de la garde nationale du village. Un autre certificat est établi au nom de Thomas Licci, vaguemestre au bataillon du Beausset, « natif de Lecce, pays napolitain », âgé de 25 ans, et qui réside rue grande au Beausset depuis un an. Il est sans doute un des premiers exemples de l’immigration « italienne » (l’Italie n’existe pas encore politiquement, et Licci est sujet du « royaume de Naples et des Deux-Siciles »). Cette immigration se poursuivra en Provence et dans notre village tout au long du XIXème siècle, et encore de nos jours (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
1. Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février) – « Dimanche 19ème jour du mois de Ramadan 1213. Arrivée de l’aghâ (chef) Murâd, tâbi’ (suivant) de l’aghâ Sulaymân Bey, avec un autre du Jund (organisme militaro-administratif égyptien), venant du sud. Ils furent conduits à la citadelle (du Caire) puis exécutés.
2. Mémoires de Napoléon : Lettre depuis Kan-Jounes, le 6 ventose an 7 (24 février 1799) – « Aux sheicks et ulemas de Gaza. Arrivé à Kan-Jounez avec mon armée, j’apprends qu’une partie des habitants de Gaza ont eu peur et ont évacué la ville. Je vous écris la présente pour qu’elle vous serve de sauvegarde, et pour faire connaître que je suis ami du peuple, protecteur des ulemas et des fidèles. Si je viens avec mon armée à Gaza, c’est pour en chasser les troupes de Djezzar-Pacha, et le punir d’avoir fait une invasion en Egypte. Envoyez donc au-devant de moi des députés, et soyez san inquiétude pour la religion, pour votre vie, vos propriétés et vos femmes. » Bonaparte.
3. KLÉBER EN ÉGYPTE : Au Général en Chef (Bonaparte). Au bivouac de Gaza, le 6 ventôse (24 février 1799). « Je n’ai, Citoyen Général, aucun compte à vous rendre de la journée d’hier, puisque vous vîtes et dirigeâtes tout (Note de bas de page : Après un bref combat, Kléber s’est emparé de la ville de Gaza. L’armée y trouva les approvisionnements nécessaires pour continuer sa route vers Jaffa). Mais je dois vous prévenir que j’ai eu lieu de me plaindre du chef de bataillon Deslonges de la 25e demi-brigade, comme provocateur de murmures et de mauvais propos. Je l’ai fait sortir hier du carré et je vous prie de vouloir bien ordonner des dispositions pour qu’il n’y entre plus. Il serait, suivant l’avis des généraux et chefs, plus propre à commander un détachement dans un poSte quelconque, que de suivre la troupe. Il s’est fait, hier, une halte sans l’ordre du général Verdier sur un seul cri qu’il eSt accusé d’avoir poussé, sans que pourtant j’aie pu m’en procurer de preuves suffisantes pour le mettre en jugement. J’ai beaucoup à me louer, Citoyen Général, de la bonne conduite des 1re et 2e compagnies de grenadiers de la 19e, des 1re et 2e compagnies de la 25e et de la lre de la 75e ainsi que de la compagnie d’artillerie légère qui, pendant trois quarts d’heure, a suivi à la course la marche de la cavalerie. Je pense que les braves canonniers mériteraient bien d’être montés au moins en partie. J’ose sous ce rapport les recommander à votre sollicitude.
–1800 – 24 février : Le citoyen Tallien au général en chef Kléber. Alexandrie, le 5 ventôse an VIII (24 février 1800). Le citoyen Poussielgue m’a communiqué, général, la note que vous lui aviez remise pour moi. D’après votre intention, je continuerai à remplir la mission que vous m’avez confiée et je vous prouverai que mon opinion est indépendante des hommes et des événements. Je suis comme vous convaincu que la vérité ne peut être changée par aucune circonstance et c’est d’après ces principes que je dirigerai ma conduite. Vous avez pu concevoir quelques inquiétudes sur les dispositions de la croisière anglaise mais le général Lanusse a dû les détruire par sa correspondance. La corvette La Constance partie d’Angleterre le 31 décembre était chargée de dépêches importantes pour M. Smith. Après être resté quelques jour devant Alexandrie, elle est allée à la rencontre du Tigre qui était en Chypre et qui a eu une entrevue avec Le Thésée. Ce dernier est revenu depuis deux jours à Alexandrie et nous y avons été hier en parlementaire. Il paraît que ses instructions ne sont pas changées quant à présent. Le commandant a visé le passeport de Damas. Il lui a fait donner un sauf-conduit par un Effendi qui était à bord et votre aide de camp a mis sur le champ à la voile. Le général Desaix a obtenu tout ce qu’il demandait. On m’a remis pour les blessés des passeports anglais et des sauf-conduits sûrs et M. Styles m’a dit qu’il était chargé de nous escorter. Ainsi nous n’attendons plus que vos ordres pour mettre à la voile.
Le commandant et les officiers du Thésée ont été hier beaucoup plus réservés qu’à l’ordinaire. Cependant M. Styles m’a donné une grande nouvelle, c’est celle d’une trêve de six mois entre toutes les puissances belligérantes u. Pendant ce temps, on doit s’occuper des moyens de faire la paix générale. Il ne m’a donné à cet égard aucun détail et il m’a même paru fâché d’en avoir tant dit. Bonaparte est toujours à la tête du gouvernement français. Le grenadier qui lui a sauvé la vie est l’idole de Paris. On lui donne tous les jours des fêtes : on l’applaudit au spectacle. Madame Bonaparte lui a fait un cadeau de 1 000 louis. Dès que Le Tigre paraîtra devant Alexandrie, j’irai à bord et je vous ferai part des nouvelles que je pourrai recueillir.
Lorsque que je vous avais demandé des fonds, général, c’était comme remboursement de diverses dépenses que vous ne pouviez désapprouver. La gêne où vous vous trouvez est pour moi un motif suffisant de ne plus songer à cette répétition. Conservez-moi, je vous prie, une portion d’amitié et d’estime et je serai suffisamment récompensé de ce que j’aurai pu faire.
-1817 – 24 février : Stendhal, Voyages, 1817? EN ITALIE – “24 février 1817. La belle Écossaise, Mme laC. R***, me disait ce soir : « Vos Français qui brillent tant le premier moment, n’entendent rien à faire naître les grandes passions. Le premier jour il ne faut que réveiller l’attention ; ces beautés brillantes, qui éblouissent d’abord, et qui ensuite perdent sans cesse, ne régnent qu’un instant. – Voilà, dis-je, qui m’explique la manière très froide dont je vais me séparer de Saint-Charles. »
Un prince napolitain, qui est là, se récrie beaucoup. Il répond aux objections à la manière italienne, c’est-à-dire en répétant, et criant un peu plus, la phrase à laquelle on vient de répondre. Je regardais dans la salle, espérant le faire finir faute d’écouteur, lorsque je m’aperçois qu’il répète à tous moments le mot baroque Agadaneca. C’est un opéra superbe, protégé par le ministre, dédié d’avance au roi, et que l’on répète depuis cinq mois. Tout le monde annonce que l’on aura enfin un spectacle digne de Saint-Charles. »
–1834 – 24 février : CONQUÊTE DE L’ALGERIE– Ollioules héberge 1 officier, 85 soldats, 12 voitures et chevaux un de la 11ème compagnie du train : appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).
–1836 – 24 février : Une somme de 300 francs est allouée au budget de l’instruction publique pour indemniser les instituteurs qui fréquentent l’école normale – La loi organique du 28 juin 1833 constitua véritablement l’instruction primaire en France. Sans revenir aux grandes visées et aux vastes plans – non réalisés – de la Convention, elle assurait au moins le nécessaire. En exécution de cette loi, élaborée par Guizot, ministre de l’Instruction publique, chaque commune était tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant avec d’autres communes, d’entretenir au moins une école élémentaire. Lettre du sous-préfet au maire de Saint-Nazaire (Arch. Com. de Sanary) : « Toulon, le 24 février 1836. Monsieur le Maire, Une somme de 300 francs est allouée au budget de l’instruction publique pour indemniser les instituteurs qui fréquentent l’école normale. Je vous prie de me fournir d’ici au 15 avril la liste des instituteurs de votre commune qui se proposent de suivre les cours de l’école normale de Brignoles, en ayant le soin de mentionner le temps qu’ils ont l’intention d’y rester. » (Bourrilly L., 1895b, p. 32-33, 42-43 ; Rotger B., 1984, p. 381).
–1848 – 24 février : INSTAURATION DE LA REPUBLIQUE EN FRANCE – Le 24 février, une émeute a lieu à Rouen où le pont aux Anglais est incendié par les émeutiers. Abdication du roi Louis-Philippe et instauration de la IIe République en France. Cet événement connu à TOULON dans la soirée du 24 Février ne provoqua pas de troubles à Sanary où le Conseil de la commune eut à se réunir extraordinairement…, un mois plus tard, le 28 Mars 1848. Tout le Conseil, à l’exception du Maire ARNAUD, décida de faire une manifestation publique (Rotger B., 1984, p. 393-394).
–1861 – 24 février : George Sand ARRIVE à Tamaris. « Enfin, en février on part. Maurice a déjà devancé pour chercher un gîte, et elle (George Sand) s’embarque avec l’indispensable Manceau et le jeune Lucien Villot, fils de la parente qui l’a soignée. C’est le trajet déjà connu et dont les images les plus lointaines s’effacent. Oui, les routes d’autrefois, les diligences, les auberges, les relais : tout cela n’existe plus. Il y a le train. Celui qu’elle prend l’arrête d’abord à Montluçon, où elle veut voir une mine pour connaître les dures conditions de la vie de ces ouvriers et le décor de leur existence : tout ce qui peut servir à un roman, qui sera La Ville noire. La visite faite, il n’y a plus qu’à changer à Lyon, se laisser porter par le train, voir fuir, à quarante ï kilomètres à l’heure, ces paysages qu’on découvrait autrefois si patiemment sur le pont de ces bateaux tranquilles où elle a rencontré Stendhal. Elle atteint Marseille après des lieues de terres brûlées et pierreuses, de campagnes rases, de marécages herbeux, et elle revoit la mer étincelante. L’ami |Charles Poncy a obligeamment aidé Maurice à découvrir un gîte près de Toulon. C’est à Tamaris qu’elle aborde et qu’elle organise sa vie. Une petite servante naine, un garçon pour les courses, un âne pour porter les provisions, et a petite maison de campagne, isolée, qui domine la mer et le port, deviendra vite habitable, malgré l’absence de cheminées, avec ses quatre chambres, son salon, sa salle à manger, juste le nombre de pièces indispensables où Manceau s’arrange comme il peut un atelier. Le fort Napoléon domine la terrasse et le jardin sauvage. « Le golfe du Lazaret vient mourir doucement au bas de l’escalier rustique. » Peu à peu l’enthousiasme vient. Elle apprend à sentir cette nature sèche et éclatante, ce pays suave et déchiré. « On dit que c’est plus beau que le fameux Bosphore, écrit-elle George Sand à son vieil ami Duvernet, et je le crois de confiance; car je n’avais rien rêvé de pareil, et notre pauvre France, que l’on quitte toujours pour chercher mieux, est ce qu’il y a de mieux. » (Galzy Jeanne, George Sand, Julliard, 1950)
–1867 – 24 février – Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, PREMIer adjoint DE Marius Michel, maire DE SANARY. – « Dimanche 24 – Sexagésime. J’ai oublié de dire que vendredi lors de la mise en place de la première statue, les sculpteurs et les charpentiers une fois l’opération terminée, vinrent offrir une cheville de cuivre et un marteau à Monsieur Michel, maire, pour qu’il eut l’honneur de sceller la statue à la pierre qui la supporte ; Monsieur le maire se prêta de bonne grâce, donna une pièce d’or qui leur fit plaisir à tous.
« Aujourd’hui, ont eu lieu les obsèques du vénérable curé de Saint-Nazaire (Icard). Toute l’après-midi a été occupée par la cérémonie de deuil. un clergé nombreux sous la présence de Monseigneur Vian, curé de la Seyne et presque toute la population à la tête de laquelle la municipalité en grand, le maire, les adjoints en écharpes, le Conseil de la commune de Saint-Nazaire, tout le monde contribuait à donner beaucoup de pompes à la cérémonie funèbre. On a décidé de faire une souscription pour élever un mausolée au milieu du cimetière. On parle d’une somme de 1000 francs qu’il faudra. Les populations d’Ollioules, de Bandol de Six-Fours, étaient venues pour voir la cérémonie de deuil et aussi pour contempler nos belles statues. La foule était grande partout. »
Voici comment B. Rotger (1984) a rapporté l’événement : « le dimanche 24 février, le curé ICARD mourut. Toute la population d’Ollioules, Bandol, Six-Fours, vint pour assister aux obsèques et aussi pour voir… nos belles statues. C’est pour le curé ICARD que la population de Saint-Nazaire et la municipalité décideront d’élever un mausolée pour l’inhumation de leurs curés. Le successeur de ICARD sera le curé CORDOUAN, jusque-là, curé de PIGNANS. »
–1876 – 24 février : aux f.c.m. – LA SEYNE, Lancement du croiseur de 1ère classe « Tourville », 5700 t, de la même série que le « Duquesne »; 1ère série de croiseurs de 1ère classe, rapides, mais non reproduits ; coque en fer, bordage en bois ; plans de Lebellin de Dionne. Construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. 17/08 : armé pour essais (Musée de la Marine, 1943 – Catalogue provisoire 1943, Palais de Chaillot ; n° 384). En 1876, pour la Marine Nationale furent construit le cuirassé Amiral Duperré, qui déplaçait 10 486 t et le croiseur Tourville, qui pouvait filer 17 nœuds (Marius Autran, vol. 5). Les années 1874-1881 sont pour la S.N.F.C.M des années exceptionnelles avec la commande par la Marine du croiseur Tourville, le plus important navire de guerre construit en dehors des arsenaux de l’Etat. C’est un bâtiment de 103 mètres, construit en fer, dont la coque est revêtue de bois de tek avec doublage cuivre. La vitesse est de 17 nœuds pour 7500 chevaux. Destiné à la guerre de course et la protection des lignes commerciales, réalisé sur des plans fournis par la Marine, le bâtiment est mis à l’eau le 24 février 1876, armé pour essais en août 1877. La machine est construite à Menpenti sur les plans Orsell et se compose de deux groupes de quatre cylindres agissant sur le même arbre, système très compliqué qui nécessite un personnel expérimenté avec en plus une consommation importante. Sa carrière, émaillée de nombreuses pannes se terminera en 1901 (Serge Razzanti, 2012).
–1885 – 2 mars : CHINE – Le 24 février, les troupes chinoises escaladent ce qu’il reste des remparts tenus p ar les Français et pénètrent la ligne de retranchement en plusieurs points. Le capitaine Cattelin fait sonner la charge et repousse les assaillants. Le 25, une nouvelle mine explose, réduisant l’enceinte à un amas de ruines.
Le commandant chinois Lu Vinh Phuoc somme le commandant Dominé de se rendre. La situation de Tuyen Quan est désespérée, lorsque le 28, arrive une nouvelle qui redonne du courage aux assiégés. Une colonne de secours approche et se fait même annoncer le 2 mars par des tirs de canons du côté de Hoa Muc.
–1896 – 24 février : concours public pour la recherche du meilleur modèle de sous-marin. C’est en 1896 que le nouveau Ministre de la Marine, Edouard Lockroy résolut d’ouvrir un concours public pour la recherche du meilleur modèle de sous-marin. En stimulant le zèle des inventeurs. Il espérait recueillir un certains nombres de projets et d’idées utiles qui, approfondis par les ingénieurs des constructions navales, devaient donner comme résultat un sous-marin modèle. L’élaboration du programme du concours fut confiée au futur Ingénieur général Doyère sous les directives de l’éminent ingénieur Emile Bertin, alors Directeur des Constructions Navales et successeur de Gustave Zédé à ce poste. Le 24 février 1896 fut publié le programme dont les conditions avaient été établies avec clarté et précision. Les projets de sous-marins adressés au Ministère de la marine à l’occasion du concours ont été examinés et classés par le Conseil des travaux. Quarante-sept auteurs ont pris part au concours. Six seulement ont envoyé des projets complets : ce sont MM. Romazzotti, Maugas, Laubeuf, ingénieurs de constructions navales ; Drzewiecki, ingénieur russe, Forrest, inventeur d’un moteur à pétrole spécial et Philippeau, ingénieur. Les autres concurrents ont borné leur travail à des avants projets ou à une exposition de leurs idées personnelles sur le sujet. MM. Romazzotti et Maugas présentent une amélioration des sous-marins actuels, mais en gardant les mêmes défauts, en particulier la marche entièrement électrique ce qui leur donne un très petit rayon d’action et retour après chaque sortie pour recharger obligatoirement les accumulateurs. MM. Laubeuf, Drzewiecki, Forest et Philippeau ont choisi le sous-marin dit autonome. Dans les projets de MM. Laubeuf et Drzewiecki, l’appareil moteur se compose d’une chaudière et d’une machine à vapeur ordinaire pour la navigation en surface et d’un moteur électrique pour la navigation en plongée, les accumulateurs peuvent être rechargés en marche en surface. Forest a donné la préférence à un moteur à huile lourde de son invention. Le Président du Conseil des Travaux était le vice-amiral Gervais et le Vice-président, le contre-amiral Fournier. Ces deux grands marins saisirent immédiatement l’avenir d’un des projets présentés, celui de l’ingénieur Laubeuf
-1904 – 24 février : remaniement dans les escadres de L’atlantique et de la mediterranée – À l’occasion de la prise de commandement du vice-amiral Gourdon en Méditerranée, la composition des escadres est remaniée le 22 février. Les Carnot et Jauréguiberry sont versés à la 1ère Division de l’Escadre du Nord. L’Escadre du Nord étant armée à effectif réduit, le Jauréguiberry verse alors, le 24 février, un complément d’équipage au Suffren qui devient ce même jour le navire amiral de l’Escadre de la Méditerranée (Gérard Garier).
-1920 – 24 février : En Allemagne, naissance du parti nazi, (Parti National-Socialiste) nouveau nom du Parti ouvrier allemand d’Hitler.
-1921 – 24 février : Loi concernant le trafic des substances vénéneuses, soporifiques, stupéfiantes, psychotropes, désinfectantes ou antiseptiques et des substances pouvant servir à la fabrication illicite de substances stupéfiantes et psychotropes. <intitulé modifié par L 2003-05-03/46, art. 2, 007; En vigueur : 02-06-2003. (NOTE : Consultation des versions antérieures à partir du 21-10-1994 et mise à jour au 29-03-2013).
-1924 – 24 février : MONUMENTS HISTORIQUES.
1. LORGUES – inscription par arrêté du 24 février 1926, de la Fontaine de la Noix, située place du Revelin, anciennement place des Ormes.
2. LE LUC – inscription par arrêté du 24 février 1926, de l’Eglise paroissiale, située place de Verdun (ancienne chapelle des Carmes).
3. LE LUC – – inscription par arrêté du 24 février 1926, de la Tour octogonale de l’ancienne église Notre-Dame de Nazareth.
-1928 – du 7 au 24 février : PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le porte-avions Béarn reste sur rade du 7 au 23 février et fait une sortie le 23. Ce jour-là, la crosse du Dewoitine de l’officier des équipages Bougault casse et le pilote est repêché après la chute de l’avion à la mer. Le bâtiment ressort le lendemain et l’artillerie de 155 mm fait des tirs. Sept canons ont des rentrées en batterie trop longues, jusqu’à une minute et demie à 40° (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1929 – 24 février : Mort du compositeur André Messager.
-1934 – 24 février : LE PORTE-AVIONS « BEARN » EN ATTENTE DE REVISION AUX F.C.M. – LA SEYNE – Du 24 février au 13 novembre, le porte-avions « Béarn », en attente de révision, était aux appontements de Milhaud dans l’arsenal de Toulon. Le 13 novembre, il est conduit au poste de réparation des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne où il prend la place du cuirassé Bretagne. Le porte-avions restera à La Seyne jusqu’au 15 janvier 1935 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1938 – 17 janvier au 24 février :
1. RETOUR DE L’ESCADRILLE HS1 A LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 17 janvier 1939, l’escadrille HS1 du Commandant Teste procède en rade de Toulon à une séance de catapultages, puis le lendemain, elle appareille à bord de son bâtiment base pour la Tunisie, Port-Etienne en Mauritanie, Dakar, St. Louis du Sénégal et Conakry. Le 24 février, la HS1 est de retour à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
2. Mort du l’écrivain Gustave Le Rouge, auteur, entre autres, de « Le prisonnier de la planète Mars » et « La guerre des vampires », publiés par Albert Méricant en 1908 et 1909. Romans réédités par Jérôme Martineau, Le Gadenet, Paris, en 1966 (cote : R 6724).
-1940 – 24 février : surveillance des cÔtes nORD-OUEST DE L’ESPAGNE – Le 24 février, l’Amirauté française décide de réduire les forces de surveillance sur les côtes Nord-ouest d’Espagne à deux chalutiers devant Vigo, et un chalutier sur la côte Nord placés tous les trois sous le commandement d’un aviso-dragueur (Gérard Garier).
-1940 – 24 février : UN jugement surprenant en provenance de La Paz (Bolivie) – Le Parisien publie, le Samedi 24 février, un court article relatif à un jugement surprenant en provenance de La Paz (Bolivie) : « Selon la loi bolivienne, deux hommes impliqués dans une affaire de meurtre ont pu tirer au sort pour savoir qui des deux serait exécuté. Deux boules, l’une rouge, l’autre noire, furent plongées dans un sac. Julio Zerara prit la boule rouge et sera libéré, tandis que Francisco Massani, a qui échut la boule noire, sera fusillé. » Sans commentaires !
–1941 – 24 février :
1. MOUVEMENTS DE NAVIRES DANS L’ATLANTIQUE – Du 16 au 24 janvier, l’aviso Commandant Delage a escorté deux cargos de Casablanca à La Pallice et à l’estuaire de la Loire. Le 17 février, avec les Guilvinec, Isac, SNA 9 et Nantaise, il a entrepris la remontée des ports de l’Atlantique (Nantes, Bordeaux, Bayonne) qui l’amène à Casablanca le 24 février, mais sans le Guilvinec torpillé le 19 devant Saint-Nazaire.
2. MEMOIRES D’UN SANARYEN, L’AMIRAL JUBELIN – “24 février, dimanche – Je n’aime pas parler de ceux qui servent sous mes ordres. La défaite de la France a brouillé toute la confiance humaine que je pouvais avoir. Il me faudra l’épreuve du temps et du feu pour que je donne à chacun sa valeur. Le Courbet n’est qu’un grand dépôt.
« Le capitaine de vaisseau Charrier a commandé au début ce navire. Il y avait bien instauré des règles, rétabli des disciplines ; mais, dans cette masse de gens sans cesse en mouvement, le travail est à refaire chaque jour. Je voudrais les garder assez longtemps pour changer ce dépôt en unité qui se bat.
« Je suis obligé de discerner les courageux des lâches, les exaltés des graves, les voyous des honnêtes garçons. N’y a-t-il pas même quelques fous parmi ces gens à qui se sont présentées toutes les possibilités d’échapper aux règles sociales ? Comment m’y retrouverai-je ?
« Avant mon arrivée, des agressions ont eu lieu à bord contre l’officier de garde, la nuit, dans les batteries basses. J’ai tenté de réunir l’équipage pour lui en parler. Peine perdue. S’ils sont tous là, dans la première batterie des canonniers, impossible par contre d’obtenir le silence. Sommes-nous assez loin des branle-bas disciplinés de la Marine de guerre ! J’ai eu assez d’empire sur moi-même pour ne pas montrer ma colère inutile. Le lendemain, j’ai essayé à nouveau, après avoir parlé séparément aux groupes sur le pont. J’ai pu enfin me faire entendre.
— Je ferai des rondes aussi fréquentes que cela me semblera nécessaire. Vous êtes avertis, je porterai toujours sur moi un revolver chargé. A la première menace, je descendrai mon agresseur.
« Le jour suivant, je suis allé à l’appel. On s’est tu à mon arrivée, les positions se sont rectifiées. Première victoire. Je la dois en partie à la sévérité humaine de Morsier qui me seconde avec une rare conscience.
« Pour la première fois depuis mon embarquement, la matinée est radieuse, avec un ciel pur que ponctuent les œufs argentés des ballons captifs. Les falaises crayeuses des Downs, les marécages couverts de plaques d’herbes jaunâtres, prennent des- valeurs nouvelles sous le soleil.
« Tous mes efforts tendent à rétablir une discipline. Les gens sont assez dociles, éberlués. « Quelques-uns font des tentatives d’impertinence muette : ne pas me saluer, ou se retourner désinvoltement à mon passage. J’ai vite trouvé un ton sec, cassant. Car il faut sauver ces gens d’eux- mêmes, éliminer les rares voyous qui servent d’entraîneurs. Un incident, ce matin, donne une idée des difficultés que nous avons à surmonter. Quatre déserteurs, disparus avant-hier, se sont présentés sous un nouveau nom à l’état-major de Londres et par d’habiles mensonges, se sont fait octroyer des grades qu’ils avaient selon eux en France. Puis, culot invraisemblable, ils sont retournés à bord avec l’espoir de passer inaperçus^ Tout ne va pas très bien, mais pas à ce point. Aussi ont-ils été repérés dès leur arrivée. Je les ai gardés dix minutes dans mon bureau au bout desquelles trois d’entre eux pleuraient comme des gosses qu’ils sont. Le meneur, crapule de belle eau, a été mis aux fers » (André Jubelin, « Marin de métier, pilote de fortune », 1951).
-1942 – 24 février :
-BLOCUS DE DJIBOUTI – Par note 26 EM3 du 11 février 1942, l’amiral Muselier a fait demander à l’Amirauté britannique de retirer l’aviso-dragueur FNFL Commandant Dominé de la croisière du blocus de Djibouti, insistant sur le fait que la présence à Djibouti de bâtiments tels que le d’Iberville risque de provoquer des engagements sanglants dans lesquels les petits avisos F.N.F.L. auraient immanquablement le dessous. Par télégramme du 24 février, le Commandant en Chef en Méditerranée donne l’ordre au Commandant des forces de la mer Rouge d’envoyer l’aviso à Port-Saïd dès l’arrivée des deux chalutiers dotés d’asdic qu’on lui expédie pour le remplacer.
-LA MARINE DE VICHY AU MAROC – L’aviso-dragueur « La Boudeuse » entre en grand carénage à Casablanca le 2 janvier et y reste jusqu’au 24 février. Aussitôt après, il reprend la routine des convois et le 25 quitte Casablanca avec le convoi C 32 composé de 5 bâtiments (Gérard Garier).
–1943 – 24 février : l’austère devoir des répressions nécessaires – Charles Maurras, dans un article paru dans l’Action Française, insiste sur « l’austère devoir des répressions nécessaires » (Action française du 24 février 1943).

Période récente
–1947 – 24 février : NOTRE MARINE EN ASIE DU SUD-EST – L’aviso-dragueur « Commandant Bory », arrivant de Brest, est parti de Toulon le 17 janvier. Au passage devant Bizerte le 19 janvier, il a pris en escorte de quatre dragueurs qui avaient appareillé de Toulon le 15 janvier Y.M.S. D311, D332, D338, D351 destinés à l’Indochine. Il s’agit des futurs Anémone, Glycine, Myosotis et Perce-Neige, dont le deuxième et le troisième seront coulés par le Vietminh et irrécupérables. Ses escales sont les suivantes : à Djibouti du 2 au 9 février, à Aden du 9 au 11 février, et à Cochin le 21. Il quitte Cochin le 24 février et sera à Trincomalé du 28 février au 4 mars, Singapour du 10 au 13 mars, pour arriver à Saigon le 16 mars (Gérard Garier).
–1948 – 24 février : coup de force des communistes à Prague qui évincent tous les autres partis du gouvernement tchèque.
–1950 – 24 février : NOTRE MARINE EN MEDITERRANNEE – Le 24 février, l’aviso-dragueur Elan arrivé à Ajaccio en repart aussitôt vers Toulon (Gérard Garier).
–1953 – 24 février : CONFERENCE, A ROME, DES MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES AFIN DE CREER LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENNE (CEE).
–1955 – 24 février : SIGNATURE D’UN PACTE DE DEFENSE ENTRE L’IRAK ET LA TURQUIE, sous les auspices de la Grande-Bretagne.
–1956 – nuit du 24 au 25 février : attaque contre le mythe de Staline – Dans la nuit du 24 au 25 février, le PREMIER secrétaire DU PARTI COMMUNISTE D’URSS, Nikita Khrouchtchev, donne lecture d’un rapport sur les crimes de Joseph Staline au XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique. La réunion a eu lieu à huis clos, les représentants des partis frères ayant été priés de quitter la salle. Le premier secrétaire a parlé durant 7 h. Il a présenté une analyse des rapports entre Lénine et Staline et fait un bilan sans concessions des purges staliniennes, sans toutefois aborder le cas de la liquidation de Trotski : 98 des 139 membres du comité central du parti ont été exécutés dans les années trente et, après le procès contre le maréchal Toukhatchevski, 5000 officiers ont été fusillés, tandis que seuls 856 des 1966 délégués présents au XVIIe congrès de 1934 survécurent aux purges. Son réquisitoire se poursuivit par une attaque contre le mythe de Staline, grand homme de guerre. Au sortir de la séance, le soulagement a succédé à la stupéfaction.
–1958 – 24 février : LES Etats-Unis SONT AUTORISES A IMPLANTER EN GRANDE-BRETAGNE SOIXANTE FUSEES THOR A OGIVE NUCLEAIRE.
–1960 – 24 février : HENRI JEANSON EST EN FUITE – On découvre en métropole un réseau d’aide au FLN. Son chef, l’écrivain Henri Jeanson, est en fuite. Le 24 avril, Georges Arnaud, auteur du « Salaire de la peur », sera arrêté pour avoir refusé de livrer Henri Jeanson à la police. Le 5 septembre s’ouvrira le procès du réseau Henri Jeanson dont tous les membres seront condamnés le 1e octobre pour aide au FLN.
–1966 – 24 février : PUTSCH MILITAIRE AU GHANA – Trois jours après que le président ghanéen Kwame Nkruma a quitté le pays pour la Chine, les militaires ont pris le pouvoir et arrêté tous les dirigeants politiques du Parti de l’unité ghanéenne. Le général Joseph Arthur Annkrah constitue un Comité national de Libération qui annonce qu’un nouvelle constitution est en préparation.
–1968 – 24 février : LA France BAT L’ANGLETERRE dans le Tournoi des Cinq nations sur le score de 14 à 9.
–1982 – 24 février : Naissance d’Amandine, le premier bébé éprouvette français.
–1994 – 24 février : Mort du chanteur Jean Sablon.
–1983 – 24 février – MORT DE TENESSE WILLIAMS à New York, officiellement étranglé accidentellement avec le bouchon d’un flacon de médicaments. Cet écrivain et dramaturge étatsunien, né le 26 mars 1911 dans le Mississippi, de son vrai nom Thomas Lanier Williams, était faible et tomba malade à l’âge de 5 ans. Il occupa alors son temps à écrire des poèmes et saynètes, sous les encouragements de Rose, sa sœur. Il fut encouragé dans cette voie en recevant sa première machine à écrire pour ses 12 ans. En 1918, son père emmena sa famille à Saint-Louis dans le Missouri où il avait décroché un emploi dans une fabrique de chaussures. En 1928, Thomas réalisa un voyage en Europe avec son grand-père maternel, voyage pendant lequel il racontera qu’il vit une triple révélation : révélation de son homosexualité lors d’une allusion d’un officier de bord sur le navire qui le conduit en Europe, révélation intellectuelle lors d’une promenade sur un boulevard parisien, révélation mystique dans la cathédrale de Cologne. En 1937, il rompit avec sa famille lorsque Rose, schizophrène, fut enfermée dans un sanatorium après les aveux d’attouchements sexuels et subit une lobotomie en 1943 qui la laissa très diminuée (il la prit en charge lorsque, le succès venu, ses moyens financiers furent suffisants). Il partit pour La Nouvelle-Orléans, puis pour New York, où il exerça divers petits métiers, de barman à portier. La nuit, il commença à écrire des pièces en un acte. Lorsque les États-Unis entrèrent en guerre, il fut réformé en raison de son dossier psychiatrique, de son homosexualité, de son alcoolisme, de ses troubles cardiaques et nerveux. En 1943, il se rendit à Hollywood, engagé grâce à son agent littéraire de renom Audrey Wood, par la Metro Goldwyn Mayer pour faire l’adaptation cinématographique d’un roman à succès. Cette tâche de rewriter l’ennuie et il écrit son propre scénario très largement autobiographique, que la MGM refuse. Il en fait une pièce, la Ménagerie de verre où il met en scène sa mère et sa sœur montée à New York en 1945. Avec cette pièce, Tennessee Williams connaît, à trente-quatre ans, une célébrité soudaine (vainqueur du New York Drama Critics’ Circle Award). Elle se confirme deux ans plus tard avec le succès d’Un tramway nommé Désir, dont Elia Kazan est le metteur en scène, et qui marque les débuts d’un jeune comédien de l’Actors Studio : Marlon Brando. En vingt-quatre ans, dix-neuf pièces de Tennessee Williams furent créées à Broadway. Tout le théâtre de Tennessee Williams, où l’on voit l’influence de William Faulkner et de D.H. Lawrence, est traversé par des inadaptés, des marginaux, des perdants, des désemparés, auxquels va tout son intérêt, comme il l’explique dans ses Mémoires, parus en France en 1978. À travers tous ces personnages, dans un mélange de réalisme et de rêve, dans le désastre ou la fantaisie, il mène une remarquable analyse de la solitude, qui fut la constante de sa vie. Il repose dans le cimetière Bellefontaine de Saint Louis dans le Missouri.

9. ACTUALITÉ – MÉMOIRE
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–2014 – 24 février : BELGENTIER – Inscription du château de Peiresc à l’inventaire des Monuments historiques par arrêté du 24 février 2014 : la demeure et son aile basse en totalité, le jardin attenant avec l’ensemble de ses éléments bâtis (enclos, pigeonnier, pont sur le Gapeau et escalier attenant) et dispositifs hydrauliques, y compris le sol de la parcelle. (A voir sur cette page « châteaux du Var » tous les châteaux répertoriés à ce jour dans ce département).
–2017 – 24 février : LE MOT DU JOUR ETAIT DE L’HUMORISTE, SCENARISTE ET ACTEUR AMERICAIN ROBERT BENCHLEY (1889-1945) – « Un touriste, c’est quelqu’un qui fait des milliers de kilomètres pour se faire photographier devant sa voiture. »
–2022 – 24 février : Une « opération militaire » en Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, jeudi matin, une « opération militaire » en Ukraine pour, selon lui, défendre les séparatistes de l’est du pays, malgré les sanctions infligées par l’Occident. Dans cette prise de parole surprise à la télévision russe, il a appelé les militaires ukrainiens « à déposer les armes ». Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a qualifié cette opération d’ »invasion de grande ampleur » par la Russie (info de 7 h).
–2023 – 24 février : Ukraine – RUSSIE. Le Conseil de sécurité des Nations unies, à New York (Etats-Unis),
le 23 février 2023. Mis à jour le 24/02/2023 | 00:17, publié le 23/02/2023 | 06:32 par Benoît Jourdain, Clément Parrot, Thomas Baoertto, Fabien Magnenous (France Télévisions).
A la veille de l’anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Assemblée générale de l’ONU s’est prononcé jeudi 23 février en faveur d’une résolution réclamant à nouveau un « retrait immédiat » des troupes russes et réaffirmant l’« attachement » à « l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». Au total, 141 pays ont voté pour ce projet, sept contre et 32 se sont abstenus. Les 141 Etats membres de l’ONU « ont clairement déclaré que la Russie devait cesser son agression illégale. (…) Un an après que la Russie a lancé son invasion à grande échelle, le soutien mondial à l’Ukraine reste fort », s’est félicité Dmytro Kuleba, ministre des Affaires étrangères ukrainien.
📅 France
–2014 – 24 février : BELGENTIER – Inscription du château de Peiresc à l’inventaire des Monuments historiques par arrêté du 24 février 2014 : la demeure et son aile basse en totalité, le jardin attenant avec l’ensemble de ses éléments bâtis (enclos, pigeonnier, pont sur le Gapeau et escalier attenant) et dispositifs hydrauliques, y compris le sol de la parcelle. (A voir sur cette page « châteaux du Var » tous les châteaux répertoriés à ce jour dans ce département).

10. DÉTENTE
😄 La blague du jour ou le « ça ne s’invente pas » !
« Le rouge et le Noir, s’il est sans doute un des plus beaux romans de la littérature anglaise, a pourtant été apprécié depuis le temps où Stendhal l’écrivit. (Le Méridional, 23 février 1955).

11. CLÔTURE
Il est à présent 7 heures, affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Bon mardi à tous et à demain pour fêter les MODESTE !
PS : Ce mardi, à partir de 19 heures, réunion du club Kiwanis des Baies de Sanary-Bandol-Ollioules à l’Auberge du Port à Bandol.

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