ÉPHÉMÉRIDES 20 FEVRIER 2026

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ÉPHÉMÉRIDES

VENDREDI 20 FEVRIER 2026 15e ANNÉE (n° 5027)

Illustration d’en-tête : Un peu de Provence en commençant par ce cliché de la colline de Notre-Dame de Pitié à Sanary.


1. LES FÊTES ET TRADITIONS DU JOUR

🎉 Nièce de Claire d’Assise, sainte Aimée que nous fêtons aujourd’hui est née vers 1200 et morte en 1252. C’était, aux dires de ses contemporains, une jeune fille mondaine et frivole qui, un jour, en allant voir sa tante au couvent de saint Damien, prit soudain la décision de devenir religieuse et entra chez les Clarisses en 1213 – notons, au passage, que cet événement se passa alors qu’elle ne devait avoir que 13 ans. Elle vécut dès ce moment dans la plus complète austérité et mourut d’hydropisie, c’est-à-dire de rétention d’eau dans l’organisme, conséquence probable de son ascétisme.

Aujourd’hui, les personnes prénommées Aimée sont peu nombreuses – on en compte à peine 27 500 depuis 1900. Souhaitons-leur une bonne fête !


🌞 Autrefois : Abbaye de Notre-Dame des Accoules (Propriété de la commune de Marseille). située dans le quartier des Accoules (13002, 10 place Daviel), fait partie d’un ensemble comprenant un clocher, classé monument historique par arrêté du 7 juillet 1964 (inscrit MH), seul vestige de l’église médiévale rasée à partir de 1794, un calvaire érigé en 1820, et une nouvelle église édifiée en 1824-1826..

« La belle église », ecclesia formosa comme on aimait l’appeler au Moyen Age, représentait le plus précieux exemple d’architecture gothique existant à Marseille. En demeure le clocher, édifié sur la tour de Sauveterre, dont la cloche rythmait les événements majeurs de la cité : le parlement public étant appelé à se réunir dans le vaste cimetière adja­cent. Le clocher édifié autour de 1685, fut maintes fois restauré, jusqu’aux lendemains de l’an 2000 où d’impor­tants aménagements eurent lieu : cloches nouvelles, hor­loge lumineuse, protection contre la foudre qui a si souvent frappé la flèche, protégée autrefois par la statue de l’archange qui en couronnait le faîte. Travaux menés à bien grâce à l’initiative du père Alain Ottonello, curé de la cathé­drale (Paul Amargier).


2. LE CALENDRIER REPUBLICAIN dédia ce 2e jour du mois de Ventôse An II au cornouiller dont la floraison indiquait autrefois en Occitanie la période à partir de laquelle les servantes de ferme n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir car l’hiver s’achevait.


3. DICTON DU JOUR : « chacun trouve chaussure à son pied » .


4. PENSÉE DU JOUR : Personne ne sait ce qui va arriver à qui que ce soit, n’étaient les mornes misères de l’âge qu’on prend (Kerouac).


(Eglise jaute de Saint-Michel l’Onservatoire)

5. EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE

📚 Un jour, un livre : Véronique Abel, Henri Amouric – « Céramiques provençales du XVIe au XXe siècle : Tradition, renouvellement et déclin », dans La céramique, l’archéologue et le potier – Etudes de céramiques à Aubagne et en Provence du XVIe au XXe siècle, Ville d’Aubagne, Direction régionale des affaires culturelles, L.A.M.M.CNRS  – Exposition ARGILLA 1991, Ville d’Aubagne, 1991, 144 p. N° d’enregistrement H 13331 B 5 6 A.


6. MÉTÉO MARINE – SANARY‑SUR‑MER :  Avis de fort coup de vent au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.  Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel clair. Vent de NW force 8 le matin mollissant force 6 en milieu de journée. Rafales atteignant 73 nœuds le matin. Mer forte. Houle petite et assez longue de WSW puis modérée le soir. Visibilité excellente. Température : 14°.


7. ÉPHÉMÉRIDES – SÉLECTION DU JOUR

France1789 – 20 février : La préparation des États Généraux ne semble pas freiner l’activité intellectuelle à la Cour : ainsi, le sieur David, graveur ordinaire du cabinet de Monsieur, frère du roi, a présenté au prince la septième livraison de «l’Histoire de France représentée par figures ». Le sieur Amyot (âgé de vingt- cinq ans), correspondant de l’Académie des inscriptions et belles- lettres à Pékin, a remis au roi un dictionnaire français-chinois (AGENDA DU BICENTENAIRE – VENDREDI 20 FÉVRIER).


Expédition d’Égypte 1799 – 20 février :

1. Le quartier général, les parcs des réserves, les divisions Bon et Lannes arrivèrent le 18, le 19 et le 20 février à el-Arich où Bonaparte les attendait (Napoléon, Les batailles célèbres des Français…). Les courriers de Bonaparte s’interrompent jusqu’au 24 février.

2. Courrier du général Kléber au général Dommartin, El Arich. El Arich, le 30 pluviôse an VII (18 février 1799) – Je me suis rendu chez vous ce matin, mon cher Général, pour vous observer qu’ayant renvoyé à Katieh tous les chameaux de ma division, et n’ayant que 1 200 hommes d’infanterie pour mon carré, il m’est impossible de me charger de 40 000 cartouches, ainsi que vous l’aviez ordonné à l’officier commandant mon artillerie. J’en ai réduit le nombre à 5 000 et je vous prie de le trouver bon. m

🏘️ Histoire locale

LA SEYNE-sur-Mer : 696 livraison.1892 – 20 février : Notons un savoureux contrepoint À la modernité de Saturnin Fabre, le maire de La Seyne. Voici le seul écho seynois, écho lapidaire, que donne le grand hebdomadaire marseillais La Sartan, le 20 février 1892 : “La Seyno, Var – Nouesto municipalita e lou publi si mandon de chameto à raport à n’un pàti que voudrien tanca su lou quai Hoche. Es pa’no cavo à faire, mai aven fourça lei municipaou à li metre lou nas e anaren empega soun pàti un paou pu luen. R.F” (René Merle, 1997).

 

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1010e livraison. –1113 – 20 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Curtis Sancti Genesii (cartulaire de Saint-Victor, n° 1099). Saint-Giniez – hameau, com. de Marseille. Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde; depuis, il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance

OLLIOULES : 696e livraison. SANARY : 809e  livraison 1828 – 20 février : procès-verbal de délimitation du territoire de la commune de Saint Nazaire, (…) Article 4ème, limites avec la commune d’Ollioules – Partant de la borne n°6,… nous avons ensuite reconnu… que la ligne qui sépare les deux territoires (de Saint Nazaire et Ollioules) remonte les rochers et passant sous le sommet du Grans Cerveau aboutir à une croix ancienne… que nous avons trouvée sur un rocher ferme et apparent sur le penchant méridional de la montagne du Gros Cerveau, laquelle servira de borne n° 7.  ( …) De la borne n° 19, la limite coupant le susdit chemin et les propriétés de Jourdan Pioch et Cadière Lazzaro, vient aboutir directement à un borne en pierre plantée, où la séparation de la propriété du dit Cadière avec celle de Coste Pierre, laquelle portera le n° 20. Parvenus à la dite borne, il a été reconnu qu’elle formait les trois confronts des communes de St Nazaire, Ollioules et Six-Fours…


(1930 Briançon Grande Gargouille)

8. ÉPHÉMÉRIDES – L’INTÉGRALE

(classement chronologique)

Moyen Âge

1113 – 20 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Curtis Sancti Genesii (cartulaire de Saint-Victor, n° 1099). Saint-Giniez – hameau, com. de Marseille. Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde; depuis, il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance assez grande pour qu’il soit qualifié dans un acte du 27 mars 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n°162) du titre de Monasterium Sancti Genesii. Les moine de Saint-Victor possé­daient toute cette vallée qu’ils avaient mise en culture. Autre mention : en 1044, Ecclesia Sancti Genesii juxta montem quœ dicitur Guardia (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, 73).

1286 – 20 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Arcolas, 20 février 1286 ( archives du Chapitre). Arcoles – quartier rural, territoire de Saint-Julien (1872). Première mention : Vallis que vocatur Archulas, octobre 1117 (archives de la Major).

1341 – 20 février : Château de Cuers – Testament d’Ermengarde, dame de Pourrières, femme d’Isnard de Glandeves, seigneur de Cuers : « J’ai élu ma sépulture dans l’église Sainte Marie de Cuers, devant l’autel de Saint Jean Baptiste » (René Jacob, Histoire chronologique de Cuers, 1981, p. 44 ; Acte 651 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Arch, départ, des Bouches-du-Rhône, B 107, fol. 418). Pour le texte complet, cf. Actes des vicomtes, p. 211-213).

1352 – 20 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Bastida domini episcopi (charte aux archives de l’Evêché). La Bastide – bastide, quartier Séon-Saint-André, commune de Marseille (1872).

1450 – 20 février : PRIEURÉ DE PÉPIOLE- Le 20 février 1450, Messire Jean Giraud, chanoine de Tollon, et prieur prébendé du prieuré de Pépiolle, donna en accap et emphytéose, deux terres dudit prieuré à Anthoine Albin au terroir dudit Six-Fours et quartier vulgairement dit Pépiolle, par acte reçu par Maître Barthelemy Alphanty notaire de Tollon. Par lequel acte, il reconnaît être sansine audit prieuré, moyennant un sétier de blé. Le 24 octobre même année 1450, ledit Messire Jean Giraud, chanoine, donna encore audit Albin, une terre audit quartier du camp de Pépiolle, confrontant la rivière de la Repe, moyennant un denier de cense, et donna encore d’autres biens, sous la réserve ou rétention de cense et droits de lods (Jean Denans, 1713).

1474 – 21 février  : échange entre le roi René et l’évêque de Marseille – Aix, 20 février 1474, Marseille 21 février 1474 – échange entre le roi René et l’évêque de Marseille de Saint-Cannat (…), Alleins et Valbonnette pour la baronnie d’Aubagne et ses dépendances (Cassis, Roquefort, Saint-Marcel, Julhians, Cuges et le Castellet.] (Gallia Chr. Nov. II n° 810, p. 488).

(Château-Gombert)

Temps modernes

1510 – 20 février : Le vice-sénéchal de Provence recommandait aux consuls de Toulon de faire bonne garde et d’armer la ville et la mettre en état de défense contre la flotte des Turcs – Sur 1’avis qui lui fut transmis par l’Archevêque d’Aix, vice-sénéchal de la Province, dont les lettres furent lues et ouïes tête découverte et en grande révérence, par lesquelles lettres ce prélat magistrat recommandait aux consuls de Toulon de faire bonne garde et d’armer la ville et la mettre en état de défense contre la flotte des Turcs qui menaçait ces parages, on prit les dispositions suivantes qui composent le projet d’armement de la ville de Toulon, d’après la délibération du 20 février 1510 (Maurel P., 1945, p. 185-170 : Extraits du « Mémoire sur l’état primitif de la Ville de Toulon et de son port, et sur leurs agrandissements successifs », par D. M. J. HENRY).). Suivent un certain nombre de points spécifiques à Toulon, ses murailles, l’argent nécessaire, etc., mais aussi des points concernant les communes voisines : (…)

1° – De faire visiter soigneusement les murailles tan# extérieurement qu’intérieurement pour s’assurer des répara­tions qu’elles exigeaient ; (…)

3° – De faire rechercher du salpêtre afin de fabriquer une quantité suffisante de poudre ;

4° – De faire réparer et mettre en bon état les portes de ville, faire nettoyer les fossés et placer des mantelets tan# sur le m6le qu’aux barbacanes des remparts ;

6° – Il sera nommé parmi les citoyens des capitaines de guerre au nombre de quatre. Chaque capitaine choisira trois « connétables » (fourriers)

7° – Il sera écrit aux communes circonvoisines, tant du bailliage que des châteaux de Solliès, de Cuers, du Puget, de Forcalquier, de Brignoles, de « Turitz », de St-Maximin, et autres lieux habitués à se rendre à Toulon en ces circonstances, de se tenir prêtes à venir au premier commandement du bailli.

 8° – Le bailli sera requis de faire réparer toute dégra­dation faite aux murailles aux frais de celui qui l’aurait commise, et il procèdera contre toute personne qui aurait pris des Pierres dans le puits du portal d’Amont, les forçant à les remplacer, soit dans ce puits, soit sur les murailles de cette porte. Il fera fermer à Pierre et ciment toutes les fenêtres ouvertes en dernier lieu aux maisons, quand elles ne sont pas grillées par des barres de fer (Il  s’agissait probablement des maisons attenantes aux remparts) ;

9° – Le bailli est requis, de Plus, de faire mettre in­continent en état toutes les barbacanes  tant du c6té de la mer que tout à l’entour de la ville, et de les fournir de Pierres (La phrase parait indiquer que les barbacanes en question étaient tout simplement des meurtrières, tandis que les barbacanes dont il est fait mention à l’a.rt. 4 étaient des ouvrages fortifiés placés en avant des portes pour en  renforcer la défense).

N° 10 – Il est prescrit, de faire de jour et de nuit la garde à la Bade (Nom primitif de la montagne du Faron. On y allumait des feux qui servaient de signaux. Rapprocher: phare, Pharo, Faron)  ;

11°- Il est, de Plus, défendu à toute personne privée ou étrangère d’acheter dans la ville ou dans les territoires de La Valette, de La Garde, de Solliès et de Cuers du blé pour vendre, à moins que ce ne soit pour le porter dans le grenier d’approvisionnement de la place, sous peine de confiscation du grain.

Quelques jours après, il fut ordonné aux syndics de se pourvoir de deux cents boules plombées pour les quatre passe-volants (Pièces d’un calibre moyen) de la dite cité avant les fêtes de Pâques, de faire transporter à Marseille les sacres (Pièces de canon d’un gros calibre) pour les faire monter sur des affûts et être rentrés à Toulonde faire réparer la fausse « braye » du c6té de la mer et de contraindre les particuliers qui ont placé dans les fossés de la ville à élever une murette du c6té du chemin, bonne et suffisante let de suffisante largeur et hauteur fin la terre de trois palmes pour conserver et garder les dits fossés. » (Maurel P., 1945, p. 185-170 : Extraits du « Mémoire sur l’état primitif de la Ville de Toulon et de son port, et sur leurs agrandissements successifs », par D. M. J. HENRY))

1626 – 20 février : fondation du second monastère français des Capucines à Marseille par Marthe d’Oraison, baronne d’Allemagne-en-Provence.Le 20 février 1626, le général des capucins envoie trois religieuses parisiennes à Marseille pour aider à la fondation. Le Couvent des Capucines et ses jardins occupaient un immense terrain le long des actuels Boulevard d’Athènes, Allées Gambetta et rue Lemaître. Dans l’attente de leur arrivée, Marthe exerce la charge de supérieure provisoire des postulantes et commence à ses frais la construction du monastère pour 100 000 livres. Néanmoins, aux dires de ses hagiographes, les austérités qu’elle s’inflige posent problème à la communauté. En 1683, le roi prendra le couvent des Capucines pour agrandir l’arsenal des galères.

1662 – 20 février : MOLIÈRE ÉPOUSE ARMANDE BÉJART – A Paris, en l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, Molière épouse la comédienne Armande Béjart. sœur de Madeleine, son ancienne maîtresse. Il a quarante ans et elle en a vingt. Ce mariage fait alors grand bruit dans Landernau car certains de ses contemporains affirment qu’Armande est la fille de Madeleine. Pire encore, des détracteurs de Molière soutiennent qu’elle est la propre fille du dramaturge. Le mariage serait donc une alliance incestueuse.

1694  – 20 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vaubarelle, (registre de l’Ecritoire). Valbarelle – En 1872, était encore un hameau de la commune de Marseille au quartier de Saint-Marcel. Mention, vers 1020 : Albareto, (cartulaire de Saint-Victor, n’27).

-1755 – 20 février : Mort de Montesquieu, l’auteur de deux ou trois chefs-d’œuvre du siècle des Lumières dont les Lettres persanes et L’Esprit des lois.

(1978 Gordes Village de Bories)

1789 – 20 février : La préparation des États Généraux ne semble pas freiner l’activité intellectuelle à la Cour : ainsi, le sieur David, graveur ordinaire du cabinet de Monsieur, frère du roi, a présenté au prince la septième livraison de «l’Histoire de France représentée par figures ». Le sieur Amyot (âgé de vingt- cinq ans), correspondant de l’Académie des inscriptions et belles- lettres à Pékin, a remis au roi un dictionnaire français-chinois (AGENDA DU BICENTENAIRE – VENDREDI 20 FÉVRIER).

-1791 – 20 février : La Seyne – Nomination des Commissaires (Archives de La Seyne – Cote 1D1).

1793 – 20 février : LES COMMISSAIRES DE LA CONVENTION S’ETONNENT QUE L’ON DELAISSE LE PORT DE SANARY – Lors de leur visite du 20 février 1793 à Sanary, les commissaires de la Convention Nationale pour l’inspection des départements maritimes furent étonnés « que ce port si utile au commerce et « même à la République, qui présente toute la sûreté possible « aux bâtiments qu’ils y abordent par son heureuse exposition « aye été négligé au point même de le voir comblé, si on tarde « plus longtems à réparer du moins la digue principalle qui « couvre le port » (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001, Registre des délibérations, f° 216 et 266).

Ces commissaires expédièrent à la municipalité un extrait du procès-verbal de leur constat en lui conseillant de recourir au directoire du département. Leurs pouvoirs étaient en effet insuffisants pour engager des dépenses même urgentes (id., cf. wallon, Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en l’an II, 1793-94, passim). Tous ces avis répétés demeurèrent sans grand résultat.

1794 – 20 février : L’île Bourbon est rebaptisée par la Convention, « île de la Réunion ». Cette nouvelle dénomination est un hommage aux fédérés marseillais et aux gardes nationaux parisiens, qui se sont réunis le 10 août 1792 pour prendre d’assaut le palais des Tuileries, et suspendre les pouvoirs du roi Louis XVI. De 1806 à 1810, elle s´appellera aussi l´île Bonaparte. La IIème République, en 1848, lui rendra définitivement le nom d’île de la Réunion

Époque contemporaine

1799 – 20 février : expédition d’Égypte –

1. Le quartier général, les parcs des réserves, les divisions Bon et Lannes arrivèrent le 18, le 19 et le 20 février à el-Arich où Bonaparte les attendait (Napoléon, Les batailles célèbres des Français…). Les courriers de Bonaparte s’interrompent jusqu’au 24 février.

2. Kléber au Général Dommartin, El Arich. El Arich, le 30 pluviôse an VII (18 février 1799) – Je me suis rendu chez vous ce matin, mon cher Général, pour vous observer qu’ayant renvoyé à Katieh tous les chameaux de ma division, et n’ayant que 1 200 hommes d’infanterie pour mon carré, il m’est impossible de me charger de 40 000 cartouches, ainsi que vous l’aviez ordonné à l’officier commandant mon artillerie. J’en ai réduit le nombre à 5 000 et je vous prie de le trouver bon. m

(note de Henri Laurens : L’arrivée de Bonaparte et d’une grande partie de l’armée est du 17 février. Il dîne le jour même chez Kléber. Mécontent de Reynier en raison des pertes de son premier assaut, et, malgré son brillant succès, il lui refuse l’avant-garde et lui donne le siège du fort d’El Arich. Les reproches faits à Reynier conduisent ce dernier à écrire une lettre de protestation à Bonaparte où on retrouve les mêmes griefs sur l’organisation de la campagne que l’on a l’habitude d’entendre de la part de Kléber : « Un général de division peut et doit certainement réclamer pour ses troupes le poste qu’il pense leur convenir et être le plus honorable. Lorsqu’il reçoit un ordre, il doit montrer l’exemple du dévouement; mais on ne peut lui refuser les égards qui sont dus à son grade et de désirer qu’on rende justice à ceux qui se conduisent bien » (La Jonquière IV, 186). Cette attitude fière des généraux de division a plutôt des conséquences positives quand le commandant en chef est Bonaparte ou Kléber. Avec Menou, elle conduira à une crise du commandement qui sera la cause de l’échec final. C’est la division Kléber avec la cavalerie qui va constituer l’avant-garde dès que la marche de l’armée reprendra).

Le fort d’El Arich capitula le 20 février au soir. Dès le 21 février à midi, Kléber partit en avant-garde avec sa division pour Khan Younès. Il avait la cavalerie commandée par Murat sous ses ordres.

1808 – 20 février : Il n’existe aucun édifice public à la Môle, les habitants vont à la messe à Cogolin (Archives de la Môle). Le Préfet du Var à Monsieur le Maire de la Molle. Monsieur, puisqu’il n’existe aucun édifice public dans la commune de la Molle qui n’est composée que de bastides éparses et fort éloignées les unes des autres, que d’ailleurs ses habitants se rendent presque tous à Cogolin le dimanche pour y entendre la messe et vaquer à leurs affaires…

-1811 – 2020 février : Election de Chateaubriand à l’Académie française.

1813 – 20 février : MARSEILLE – Un immense brasier consume tout l’après-midi sur la Plaine mousselines, cotons et une énorme quantité de « clincaillerie » qu’on a d’abord brisé ». Les débris sont jetés à la mer. L’opération finie, écrit un témoin, la Plaine est couverte d’une montagne de cendres dont l’aspect fait frémir en songeant que tant de gens n’ont pas de quoi se couvrir. Cela a été dû à la rigueur des règles du blocus qui, depuis 1807, arrête tous les trafics avec les neutres. Les denrées coloniales n’arrivent plus que par voie de terre et les transactions sur le sucre et le café sont hors de prix. Les marchandises sont introduites fréquemment en contrebande et le plus souvent détruites après avoir été saisies. Ainsi l’arrêt de l’arrivée des matières premières, la fermeture des débouchés frappent cruellement les industries marseillaises. La raffinerie de sucre est presque anéantie; la chapellerie qui faisait travailler 800 ouvriers en 1789 n’en emploie plus que 60. Les fabriques de bonnets ont réduit la moitié de leur main d’œuvre. La teinturerie est en déclin ; les fabriques de bas sont au point mort, les tissages d’indiennes liés à l’arrivée des cotons du Levant sont complètement arrêtées. La faïencerie n’a plus en activité qu’une fabrique sur 12. Seules travaillent les verreries qui vivent des fournitures militaires, la savonnerie qui a remplacé les soudes d’Espagne par les soudes artificielles tirées du sel marin et les raffineries de soufre en grand progrès. Sur 5000 ouvriers attachés au fabriqué et manufactures les 3/4 en février 1813 devraient être en recherche de travail (Félix Tavernier, 1973).

1815 – 20 février : NEGOCIANTS GRECS A MARSEILLE – C’est de la Restauration que date l’arrivée à Marseille d’une importante et riche colonie grecque. Une ordonnance du 20 février 1815 ayant supprimé le droit de 20 % sur les chargements étrangers pour le Levant, plusieurs négociants vinrent s’installer à Marseille. (Bouyala d’Arnaud)

(Ferme à Saint Pierre du Termeprès d’Avignon Vue latérale)

1828 – 20 février : procès-verbal de délimitation du territoire de la commune de Saint Nazaire, (…) sur le terrain, nous avons choisi pour point de départ celui… se trouvant le plus au nord… et nous avons parcouru la ligne de circonscription en allant du nord à l’est, puis au sud et à l’ouest, ayant toujours à notre droite le territoire de Saint Nazaire et à notre gauche successivement ceux du Castellet, du Beausset, d’Evenos, Ollioules, Six-Fours et Bandols ainsi qu’il suit :

Article 1er, limites avec la commune du Castellet – Partant de l’embouchure du vallon de la Gravelle dans le Grand Vallat,… la ligne qui sépare les deux territoires (de Saint Nazaire et du Castellet) est formé par le dit vallon en le remontant à travers les terres de Joseph Michel, jusqu’à la rencontre d’un rocher ferme qui est dans le vallon et à peu de distance d’un four à chaux, sur la verticale duquel nous avons fait graver une croix qui servira de borne portant le n° 1er. De la borne n° 1er la ligne de séparation traversant les terres des hoirs de Terrin Joseph va aboutir  directement à une croix ancienne qui se trouve à la séparation des dites terres avec celles de Mr Antoine Soleillet, laquelle sera désignée par le n° 2.  De la borne n° 2, la limite longeant les dites terres se dirige en droite ligne sur l’angle de la Barre des Rochers du Garron, où nous avons fait graver une croix qui portera le n° 3. De la borne n° 3, la ligne de démarcation est formée par le pied de la Barre des Rochers du Garron, jusqu’à la rencontre d’une grande croix que nous avons fait graver à hauteur d’homme au pied de la Roche en dessous de la Beaume du Figuier, laquelle sera désignée par le n° 4. Parvenus à la dite borne, il a été reconnu qu’elle marquait les trois confronts des communes de Saint Nazaire, Le Castellet et le Beausset…

Article 2ème, limites avec la commune du Beausset – Partant de la borne n° 4 désignée ci-dessus,… nous avons reconnu que la ligne qui sépare les deux territoires (de Saint Nazaire et du Beausset) est formée dans toute sa longueur par le Pied de la Barre de Rochers jusqu’à la rencontre d’une ancienne croix gravée à hauteur d’homme sur la face d’une roche visant au nord, à l’angle oriental d’une vanade qui est à peu de distance et au couchant du Pas de Pallangrin et à côté de laquelle nous avons fait graver une seconde croix qui servira de borne portant le n° 5. Parvenus à la dite borne, il a été reconnu qu’elle marquait les trois confronts des communes de Saint Nazaire, Le Beausset et Evenos…

Article 3ème, limites avec la commune d’Evenos – Partant de la borne n° 5,… nous avons ensuite reconnu… que la ligne de séparation  (de Saint Nazaire et d’Evenos) allant vers l’est est formée par le pied de la Barre de Rochers du Gros Cerveau jusqu’à la rencontre d’une grande croix gravée à hauteur d’homme au pied du grand rocher du Gros Cerveau, sur la face visant au nord, en vue du Puits de la Jaume, laquelle servira de borne portant le n° 6. En partant du n° 5, la ligne de division traverse à peu de distance le pas de Pallangrin et laisse en entier dans le terroir d’Evenos la vigne et la bergerie d’Augustin Gairoard. Parvenus à la borne n°6, il a été reconnu qu’elle marquait les trois confronts des communes de Saint Nazaire, Evenos et Ollioules…

Article 4ème, limites avec la commune d’Ollioules – Partant de la borne n°6,… nous avons ensuite reconnu… que la ligne qui sépare les deux territoires (de Saint Nazaire et Ollioules) remonte les rochers et passant sous le sommet du Grans Cerveau aboutir à une croix ancienne… que nous avons trouvée sur un rocher ferme et apparent sur le penchant méridional de la montagne du Gros Cerveau, laquelle servira de borne n° 7. De la borne n° 7, la ligne de démarcation descend en ligne au sommet de la Colle Redon où nous avons fait graver une nouvelle croix sur un rocher plat qui sera désignée par le n° 8. De la borne n 8, la limite coupant la propriété de Joseph Soleillet va aboutir directement à une pierre qui est à fleur de terre sur le côté septentrional du chemin du Lançon et au pied de la propriété du dit Soleillet, sur laquelle nous avons fait graver une croix qui portera le n° 9.  De la borne n° 9, la ligne de séparation est formée du Chemin du Lançon jusqu’à une oratoire (note HR : ici, oratoire au féminin) en ruine placée à l’angle des chemins, laquelle aura le n° 10.De la borne n° 10, la ligne divisoire suit toujours le chemin du Lançon jusqu’à la rencontre d’une borne […] plantée sur le bord méridional à la séparation des propriétés de Mrs Serret et Martinenq, sur  laquelle nous avons fait graver une croix nouvelle qui portera le n° 11. De la borne n° 11, la ligne séparative longeant les susdites propriétés se dirige directement sur une borne en pierre plantée tout près d’une mazure, à la séparation de la propriété de Mr Serret avec celle d’Aubert Georges, sur laquelle une croix a été gravée qui sera désignée pour le n° 12. De la borne n° 12, la ligne de division traversant la propriété du dit Aubert, la descend en droite ligne jusqu’à la rencontre d’une petite borne en pierre, plantée sur le bord septentrional du chemin Bernarde, sur laquelle nous avons fait graver une nouvelle croix qui portera le n° 13. De la borne n° 13, la ligne de circonscription passe à travers la propriété de Mrs la Goute, Portalis et de Pézenas, et vient aboutir directement à une borne en pierre plantée sur le bord septentrional du chemin de Ste Ternide à Ollioules, sur laquelle nous avons fait graver une croix, qui aura le n°  14. De la borne n° 14, la limite coupant les chemins de Ste Ternide et de Bandol à Ollioules, ainsi que les terres du château de la Tourrelle appartenant à Mr De Pézenas, va aboutir en droite ligne à l’embranchement d’un sentier avec un ruisseau, où nous avons fait graver une croix sur pierre qui portera le n° 15. De la borne n° 15, la ligne de séparation est formée par le lit du ruisseau qu’elle descend jusqu’à la rencontre d’une croix nouvelle que nous avons fait graver sur pierre à l’est du dit ruisseau et à la séparation des propriétés de Laurent Canore et des hoirs d’Honoré Mourlan, laquelle sera désignée par le n° 16. De la borne n° 16, la ligne de division prenant la direction de l’ouest à l’est va aboutir directement à une borne plantée sur le bord oriental du chemin la Tourelle et au pied du mur de soutènement de la propriété Aoust Elzéard, sur laquelle nous avons fait graver une croix qui aura le n° 17. De la borne n° 17, la ligne de démarcation  est formée par le chemin de la Tourrelle qu’elle descend jusqu’à la rencontre d’une borne en pierre plantée à l’angle de la propriété de Moutte Etienne (hoirs) au point où le dit chemin de la Tourrelle s’embranche avec celui de Bandols à Toulon, laquelle borne portera le n° 18.  De la borne n° 18, la ligne qui sépare les deux territoires traversant d’abord la propriété de Pichot Clément, longe ensuite celles de Bertin, Chaveau et Icard vers Saint Nazaire et du côté d’Ollioules celles de Sivan et Giraud Jacques, jusqu’à la rencontre d’une borne en pierre, plantée sur le bord septentrional du chemin de Saint Nazaire à Ollioules, à la séparation des dits Girard et Icard, laquelle sera désignée pour le n° 19. De la borne n° 19, la limite coupant le susdit chemin et les propriétés de Jourdan Pioch et Cadière Lazzaro, vient aboutir directement à un borne en pierre plantée, où la séparation de la propriété du dit Cadière avec celle de Coste Pierre, laquelle portera le n° 20. Parvenus à la dite borne, il a été reconnu qu’elle formait les trois confronts des communes de St Nazaire, Ollioules et Six-Fours…

Article 5ème, limites avec la commune de Six-Fours – Partant de la borne n° 20…, la ligne qui sépare les communes, coupant la propriété de Coste Pierre, va aboutir directement à une borne en pierre plantée sur la rive droite de la rivière de la Reppe sur laquelle nous avons fait graver une croix qui portera le n° 21 (note HR : il s’agit de la borne déjà reconnue en 1688 en bord de Reppe, en limite d’ Ollioules, de Sanary et de Six-Fours. Cette borne est aujourd’hui entreposée au rez-de-chaussée de la Tour de Sanary, sur le port, d’après Castellan 1937 ; Rotger 1984 ; Delattre, Hervé 1995b). De la borne n ° 21, la limite est formée par le lit de la Reppe qu’elle descend jusqu’à son embouchure dans la mer… Parvenus à la dite embouchure, il a été reconnu le territoire à l’ouest de celui de Six-Fours à l’est…

Article 6ème, mer Méditerranée (sic !) – Depuis l’embouchure de la rivière de la Reppe dans la mer Méditerranée, le territoire de St Nazaire est bordé au midi par la mer jusqu’à l’embouchure du Grand Vallat qui descend du Castellet et la Cadière, un peu en dessous des arches ruinés, appellé (sic !) les Six Ponts ; l’île des Ambiés au large de Saint Nazaire dépend de son territoire…

Article 7ème, limites avec la commune de Bandols – Partant de l’embouchure du Grand Vallat dans la mer Méditerranée, nous avons reconnu… que la ligne qui sépare les deux territoires est formée dans toute sa longueur par le lit du Grand Vallat qu’elle remonte jusqu’à l’embouchure du vallon de la Gravelle dans le dit Vallat et qui nous a servi de point de départ. On trouve sur le Grand Vallat le pont en six arches ruiné appellé les Six Ponts, et celui dit Pont d’Aran.

1842 – 20 février : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE – Un détachement de 300 hommes du 31ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique sont cantonnés à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 296).

1879 – hiver : Hiver froid et anormalement long. 20 février : tempête sur la région de Brive-la-Gaillarde. 11 avril :  -3,50°C à Paris ce qui est parmi les records pour le mois d’avril. 5 juillet : seulement 8,20°C minimum Paris. 21 juillet : pas plus de 16°C à Paris (La climatologie / intempéries /tableau 4).

1891 – 20 février :

1. Le lazaret de La Seyne (aujourd’hui à Saint-Mandrier), description. L’entrée de l’enclos, précédée d’un petit port, se compose d’un bâtiment ayant un étage sur rez-de-chaussée. Deux arcades-portes, l’une au-devant de l’autre, pénètrent les deux principales façades. La partie du rez-de-chaussée à laquelle ces deux portes, en nu se de panier, donnent accès, sert de vestibule ou de porche ; l’autre partie renferme l’escalier et est séparée de la première par trois arcades qui, de même forme et de même proportion que celles servant de portes, sont supportées par les murs, dans lesquels elles sont greffées, et par deux massives colonnes à chapiteaux épannelés. L’arcade-porte de la façade visant l’enclos est accostée de deux petites fenêtres plein cintre à hauteur d’appui. Sur la même façade, s’ouvrent, au-dessus de ces trois baies et dans toute la hauteur de l’étage qu’elles éclairent, quatre fenêtres géminées plein cintre, avec balustrades d’appui en fer forgé. A cet étage se trouve la chapelle, à laquelle on accède par un escalier à trois montées droites, parallèles, séparées par deux paliers. La disposition de ces trois montées est celle-ci : la première, large et à deux rampes en fer forgé, donne accès, sous l’arcade médiane, au premier palier; la seconde est à l’extrémité droite de ce même palier ; la troisième, en sens inverse des deux autres, commence à l’extrémité gauche du second palier et aboutit à l’entrée de la chapelle. L’autel, adossé an mur faisant face à celui que pénètrent les quatre fenêtres géminées, est surmonté d’un tableau représentant : Saint Roch intercédant pour les pestiférés. — Toile. — H. 2m,45. — L. 1m,63. — par Doumet (Zacharie-Félix), en 1813. Dans le haut, la Vierge tenant son enfant ; dans le bas, à côté de saint Roch en prière, un personnage secourant un pestiféré. Non signé. Parmi les nombreuses constructions disséminées dans l’enclos, on voit un bâtiment qui, ainsi que celui renfermant la chapelle, date de l’époque du transfert du Lazaret en ce lieu, c’est-à-dire du milieu du dix-septième siècle. II n’a qu’un étage sur rez-de-chaussée. Les portes, plein cintre, et les fenêtres rectangulaires sont encadrées de pierres de taille façonnées simplement et dans le style de la fin du seizième siècle, ce qu’on peut dire aussi des parties architectoniques du petit bâtiment servant d’entrée et de chapelle. Entre deux fenêtres de l’unique étage du premier de ces deux bâtiments se trouve une table contenant l’inscription suivante : HOC .AEDIFICIUM AD EXCIPIENDOS QUOS PESTE AUT EJUS SUSPICIONE PURGARE DECET SUSCEPTUM ET ABSOLUTUM  FU:IT. 1728. L‘Annonciation. — Toile, — H. lm,95, L. 1m,I2.  — Dix-huitième siècle. A droite, la Vierge, debout. Agauche, un ange agenouillé lui présente une branche du lis et, de la main droite, lui montre lu ciel. Des petits anges planent dans le haut du tableau. Non signé. Paroi de droite : Saint Dominique. — Toile. — H. 2m,50. —  L. 1m,98. Dans la partie inférieure, le Saint, eu costume monacal, reçoit de la Vierge, assisesur un nuage, le manteau de l’Ordre, qu’un petit ange ailé aide à soutenir. Dans le haut du tableau, on aperçoit, parmi des anges, saint Joseph, auquel deux Chérubins présentent, l’un une branche de lis, l’antre une couronne roses. A droite, dans le bas, on découvre au loin un couvent. Signé, dans le bas, à gauche : Louis Vanloo (Abraham-Louis). Paroi de gauche : Baptême de Clovis. — Toile. — H. 2m, 10. — L. 1m.75. Saint Rémi, en costume d’archevêque, assisté de plusieurs prélats, donne le baptême au Roi, agenouillé et entouré d’un grand nombre de guerriers attendant d’être à leur tour baptisés. A gauche, on voit, à travers un portique, une ville. Non signé. L’ancien hôtel de l’Intendance maritime, dont la fonda lion est antérieure à 1077, se trouve attenant à l’hôpital par suite d’un agrandissement datant de 1779. Dans le jardin de cet établissement, eu bordure, ainsi que ledit hôpital, sur la rue Nationale, on trouve : Flore. — Statue. —Marbre. — H. 1m, 60. — Fin du dix-septième siècle ou commencement du dix-huitième. Elle est vêtue de la tunique ample et du péplum et porte sur sa tête une couronne de fleurs, Les deux bras sont élevés, sans pourtant dépasser le haut de la figure. La main droite tient une couronne semblable à celle qui orne la tête. Non signé. C’est dans le jardin de l’Intendance que Puget fit placer, au commencement de 1679, son Milon, dont il ne restait guère que l’un des pieds à terminer (Charles Ginoux, 20 février 1891, « Le Lazaret », dans Monuments civils de Toulon, VI. Province – Monuments civils, n°3. Institut national d’Histoire de l’art). Au début du XXe siècle, peu avant son transfert au Frioul, l’établissement du Lazaret comprenait un médecin, un capitaine de la santé, un commis et deux gardes maritimes logés au bâtiment dit de La consigne à Toulon, tandis que le personnel infirmier, les surveillants et un concierge résidaient sur les lieux mêmes de l’établissement (Marius Autran, tome 3, 1990).

2. HOPITAL DE SAINT-MANDRIER. Histoire. — Dans la presqu’île Cepet, au pied de la montagne de ce nom, qui ferme, au sud, la rade de Toulon, existait autrefois un ermitage et une chapelle sous le vocable de Saint-Mandrier. En 1670, Louis XIV ordonna qu’on construisît un hôpital auprès de cette très ancienne chapelle. Cet établissement, destiné aux marins et qui se composait de deux corps de bâtiment, sans étage, réunis à angle droit, fut nommé hôpital royal de Saint-Louis ou de Saint-Mandrier. Avant sa fondation, il n’y avait aucun hospice spécial pour les matelots ; ces derniers étaient reçus, moyennant rétribution par l’Etat, à l’hôpital civil du Saint-Esprit, dans des salles différentes, où étaient également admis les soldats de la garnison et les ouvriers de l’arsenal. On vit, même après la fondation de l’hôpital de Saint-Mandrier, des marins soignés à l’hospice civil, lorsque, à la suite d’une guerre maritime, il y avait encombrement de blessés. L’hôpital fondé par Louis XIV fui abandonné en 1784, année où l’on convertit le séminaire des aumôniers des vaisseaux en hospice pour la marine. Plus tard, de 1820 à 1830, l‘établissement hospitalier de Saint-Louis fut reconstruit sous la direction de M. Bernard, inspecteur général des ponts et chaussées détaché à la marine. M. Bernard, ingénieur doublé d’un artiste, compléta son œuvre en faisant construire au bas de la montagne, sur une éminence, une chapelle monumentale, qui ne fut terminée qu’en 1840.

DESCRIPTION EXTERIEURE : L’hôpital reconstruit et ses principales dépendances sont situés au bas du versant nord de la montagne de Cépet, dans un vaste enclos comprenant une partie de colline boisée et sillonnée d’allées jusqu’à son sommet (Au sommet de la montagne, on aperçoit une grande pyramide renfermant le tombeau de l’amiral Latouche-Tréville). La porte principale, précédée d’un petit port, pénètre, dans toute sa hauteur, le mur de clôture, et est flanquée, au dehors, de deux pavillons à un étage. Quatre colonnes d’ordre dorique grec non cannelées, en pierre dure et a tambours, supportent la façade principale de ces pavillons. Les quatre colonnes sont isolées et forment ainsi péristyle. Des pilastres engagés, du même ordre, de même proportion et espacement que les colonnes, ornent les autre faces de ces deux petits corps de bâtiment, qui renferment un bureau, le logement du concierge et des hommes de garde. Après avoir franchi la porte précitée, on se trouve dans une vaste cour, plantée d’arbres de différentes essences, au fond de laquelle se voit un grand pavillon, dit de l’Horloge. A droite et à gauche, est un autre grand pavillon ayant, comme celui de l’Horloge, deux étages sur rez-de-chaussée. Ces trois corps de bâtisse sont isolés, mais ils communiquent entre eux par des passerelles. Le pavillon central renferme tous les bureaux de direction et d’administration, des logements divers, la lingerie et la pharmacie. Les pavillons littéraux contiennent, dans diverses salles, huit cents lits environ; mais ce nombre peut être dépassé en utilisant d’autres salles.

CHAPELLE. Cet édifice, tout en pierre dure d’appareil réglé, est en rotonde et périptère, avec colonnes ioniques à l’extérieur. Intérieurement, les colonnes, au nombre de seize, sont corinthiennes. Ces dernières sont accouplées et s’élèvent sur un stylobate continu. Au-dessus de l’entablement qu’elles supportent, repose une voûte ou calotte sphérique, ouverte à son sommet et surmontée d’une croix en fer forgé avec ornements. Le diamètre intérieur de la chapelle est de 12 mètres. Le pavé est composé de marbres du pays diversement colorés, formant mosaïque. Les rosaces de la coupole, les chapiteaux des colonnes, ainsi que tout le reste du bâtiment, ont été exécutés par des galériens. L’autel, en marbre gris, placé dans l’entrecolonnement faisant face à la porte, est sur­monté de : Baptême de saint Mandrier par saint Cyprien. — Toile. — H. 3m, 87. — L. 2m, 60 — Par clinchamp (Victor, marquis de). A l’entrée d’une petite église, un évêque, debout, donne le baptême à saint Mandrier, en costume de chevalier. A la droite du tableau, une femme s’approche tenant son enfant mourant sur ses bras. On voit derrière elle des guerriers. Signé à gauche, dans l’angle inférieur de la toile : V. de clinchamp, 1857. A droite et à gauche, entre les colonnes : La Transfiguration (endeux parties). — Toiles entrées, — Côté 1 mètre. — Copie d’après sanzio (raphaël) . Suivant un usage assez répandu dans les anciens temps, raphaël a représenté deux scènes différentes dans le même tableau. Ces deux scènes sont renfermées ici dans deux cadres séparés. Le tableau original de Raphaël, primitivement destiné à la France, a été possédé par nous de 1798 à 1815. Dans une niche extérieure : La Vierge écrasant la tête du serpent . — Statue. — Pierre de Calissanne. — H. 1m,95. — Par Chardigny (Barthelemy-françois). Elle est debout, ayant sous sou pied gauche le serpent. La tête est levée au ciel, la main droite est posée sur la poitrine; l’autre main, ouverte, est tendue eu avant. La Vierge est vêtue d’une tunique et d’un grand manteau retombant sur son bras droit. Non signée. Cette statue, exécutée en 1788, était placée dans l’abside du bas-côté droit de. l’église Saint-Louis de Toulon. Abattue en 1789, ainsi qu’une autre figure du même sculpteur, disposée dans l’abside du bas-côté gauche, elle fut transportée plus tard à Saint-Mandrier, pour, après sa restauration prendre place dans une grande niche pratiquée dans un fort mur de soutènement situé derrière la chapelle. La main gauche de la Vierge a été refaite jusqu’au-dessus du poignet ; le reste de la figure, à part quelques petites écorchures, est bien conservé. Toulon, le 20 février 1891, Charles GINOUX (Charles Ginoux, 20 février 1891.).

1892 – 20 février : Notons un savoureux contrepoint À la modernité de Saturnin Fabre, le maire de La Seyne. Voici le seul écho seynois, écho lapidaire, que donne le grand hebdomadaire marseillais La Sartan, le 20 février 1892 : “La Seyno, Var – Nouesto municipalita e lou publi si mandon de chameto à raport à n’un pàti que voudrien tanca su lou quai Hoche. Es pa’no cavo à faire, mai aven fourça lei municipaou à li metre lou nas e anaren empega soun pàti un paou pu luen. R.F” (René Merle, 1997).

1895 – 20 février : La Triplice (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) est reconduite pour dix ans

1907 – 20 février : Décès d’Henri Moissan, chimiste français et prix Nobel de Chimie en 1906.

1910 – 20 février : Assassinat du Premier ministre égyptien copte Boutros Ghali.

1911 – 20 février : parution du dernier numéro du plus vieux journal du monde, le « Tsching Pao » chinois né en 713.

1913 – 20 février : Un canon explose sur le CUIRASSÉ « Danton », et trois malheureuses victimes reposent à la salle mortuaire de Saint-Mandrier. Deux blessés sont soignés au Tollet I. Une délégation du Danton vient s’incliner devant les dépouilles de ces nouveaux morts en service commandé (Gisèle Argensse, 1989, p. 141).

1913 – 20 février : Les habitants de Saint-Mandrier assistent à de grandes manœuvres navales. Ils peuvent voir à cette occasion un «hydro-avion» survoler la rade pour la première fois, sans se douter la place que tiendra plus tard cet appareil dans la vie du vil­lage. Le Président Poincaré ayant participé à ces manœuvres, un grand nombre d’étrangers viendront dans la presqu’île envahir la côte surtout le long de la falaise du quartier de la Carraque, afin de voir son retour et la rentrée de l’escadre. Après la rentrée des croiseurs, cuirassés et torpilleurs, ils regagnaient le village où les établissements publics étaient pris d’assaut. Le retour s’effectuait par les ferry-boats qui étaient bondés (Gisèle Argensse, 1989, p. 141. Raymond Poincaré est élu président de la République en janvier 1913 et le nouveau ministre de la Marine est M. Baudin).

(vers 1930 – Marseille Parc Borely Le lac et le châlet)

1921 – 20 février : Naissance à Marseille du boxeur vedette Honoré Pratesi. Il est mort le 9 novembre 1952 des suites de son combat perdu au troisième round la veille contre l’anglais Jake Tuli au Royal Albert Hall de Londres ; pris d’un malaise une heure après sa sortie du ring, il décédait peu après (C.G.). Son humation se déroula le 13 novembre  au cimetière Saint-Pierre alors que la température affichait -1,4°C, un record de froid pour un 13 novembre à Marseille.

1926 – 20 février : Mort de Jules Durand, syndicaliste et anarchiste. Il avait été arrêté avec d’autres syndicalistes, le 11 septembre 1910, à son domicile, par les forces de l’ordre. Ils occupaient à l’époque les fonctions de secrétaire adjoint et de trésorier au sein du syndicat des ouvriers charbonniers du Havre. Inculpés d’« incitation et complicité de meurtre sur la personne de Louis Dongé », contremaître non-gréviste, et incarcérés à la Maison d’arrêt du Havre. Il fut reproché à Jules Durand d’avoir prononcé lors d’un rassemblement que Louis Dongé, par ailleurs membre du syndicat, serait supprimé. L’instruction criminelle fut bouclée en moins de deux mois. Jules Durand était nommément désigné par une dizaine de charbonniers non-grévistes comme ayant été le commanditaire du meurtre. En revanche, le commissaire Henry, chef de la Sûreté, rédigea un rapport à décharge, persuadé qu’un autre homme aurait pu être le responsable de ce meurtre. Il s’appuyait sur sa connaissance de Jules Durand comme étant un responsable syndical très raisonnable mais aussi et surtout sur les dires de plusieurs « taupes » présentes lors des meetings. Malgré cela, le verdict du jury, « largement recruté dans la riche bourgeoisie » (Madeleine Rebérioux, Parcours engagés dans la France contemporaine, Belin,‎ 1999, p. 2), tomba : Jules Durand, à la stupéfaction générale, fut condamné pour « complicité d’assassinat » sur la personne de Louis Dongé, « en y provoquant par promesses, menaces, abus d’autorité et de pouvoir, machinations et artifices coupables », et ce sans circonstances atténuantes. Il fut condamné par le président de la cour d’Assises de Rouen à la condamnation à mort. Pris d’une crise de nerfs à la fin du procès, Jules Durand commença à perdre la raison (il passa quarante jours à l’asile). Aussitôt après l’audience, les jurés réunis dans la chambre de leurs délibérations et ayant réalisé que la peine était trop lourde, signèrent collectivement un recours en grâce en sa faveur. Après de nombreuses demandes de recours en grâce, et devant les réactions et les mouvements qui gagnent en France, en Angleterre et aux États-Unis, le Président de la République, Armand Fallières ne put rester sans réagir. Le 31 décembre 1910, il décidait de gracier partiellement Durand et de commuer sa peine de mort en 7 ans de réclusion criminelle. Malgré tout, la mobilisation ne perdait pas de sa force. En effet, la grâce présidentielle, surtout partielle, ne suffisant pas aux soutiens de Jules Durand qui souhaitaient une révision du procès afin d’obtenir l’acquittement. Un pourvoi en cassation fut déposé le 16 février 1911. La Cour de cassation qui cassa le jugement de la cour d’assises le 9 août 1912, renvoya Jules Durand à un nouveau procès. Ce dernier est rendu impossible en raison de la maladie mentale de l’accusé, constatée par des experts. Le 19 juillet 1917, les députés votaient une loi de circonstance autorisant désormais la Cour de cassation à statuer au fond, sans renvoi, en cas de démence de l’accusé. Ce projet de loi fut déposé par Jules Siegfried, alors député du Havre. Le 15 juin 1918, Jules Durand était définitivement reconnu innocent par un arrêt de la Cour de cassation. Celle-ci attestait l’utilisation de faux témoignages mais aucune poursuite n’était entamée contre les auteurs de ces faux. Notons que le dossier judiciaire de Jules Durand a mystérieusement disparu. Il en va de même de son dossier médical. Enfin, le 3 mai 1931, le Comité des amis de Jules Durand, les syndicats autonomes et les anarcho-syndicalistes du Havre érigèrent une stèle funéraire à sa mémoire dans le cimetière Sainte-Marie du Havre, et le 16 février 2011, une commémoration du centième anniversaire de sa libération s’est tenue à Rouen devant le palais de justice par le Collectif pour la défense des libertés fondamentales (Dictionnaire international des militants anarchistes ; Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, « le Maitron » ; L’Ephéméride anarchiste ; Jean Jaurès a écrit plusieurs articles sur l’affaire Jules Durand).

1938 – 20 février :

1. Anthony Eden, chef de la diplomatie britannique, démissionne pour protester contre la politique d’apaisement à l’égard d’Hitler menée par le Premier ministre Neville Chamberlain.

2. Le terrain de sports « Julien Fraissé » est inauguré9 Saint-Mandrier. Dès 10 h du matin les sportifs et les notabilités se réunissent devant la mairie et se rendent au terrain. La cérémonie d’inauguration se poursuit par un apéritif au siège de l’U.S.S.M. chez Armando. A 13 h on assiste au match d’ouverture : U.S. Arsenal contre les réserves de Saint-Mandrier, cependant qu’à 14 h 30 après le défilé des équipes M. Fraissé donne le coup d’envoi pour le grand match d’inauguration (Gisèle Argensse, 1989, p. 198).

(Cannes – Iles de Lérins)

-1940 – 20 février : journal « L’Auto » du mardi 20 février – Cinémas : Vendredi 23 février, à 20 h 30, première représentation du grand film La France et son empire réalisé par les techni­ciens du Ciné-Reportage, d’après un scénario de Jean Degraives, à l’Olympia. Ce film sera présenté sous le haut patronage de M. le Prési­dent de la République, sous la présidence effective de M. Georges Randal, ministre des Colonies. Soirée de bienfai­sance au profit de la Société de Secours Mutuels des Sous- Officiers des Troupes Colonia­les et du Comité pour l’Aide aux Victimes Finlandaises. Au cours de cette soirée, on applaudira, sur scène, les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, qui font leur rentrée à Paris, après une tournée triomphale dans plusieurs capitales étrangères. Le bureau des locations est ouvert pour cette soirée.

1941- 19 février : AMIRAL JUBELIN, UN SANARYEN DANS LES FORCES NAVALES FRANçAISES LIBRES La langue de Shakespeare me ‘ reste bien hermétique. J’ai toutes les peines du monde à entendre ce doux langage. Pourtant, j’ai dû m’y mettre. Rien qu’à bord j’ai trois professeurs d’anglais. Je finissais un thème quand a sonné l’alerte. Dehors, nuit très obscure, bien que le ciel soit clair. On entend deux avions qui tournent au-dessus de nous. Pinceaux de projecteurs, salves de canons. Il fait très froid. Sur la plage arrière, l’officier de quart attend à côté de l’affût quadruple armé au complet. Sérénité absolue. La notion d’inéluctable chasse-t-elle toute impression de crainte ? Il faut certai­nement que je sois nouveau pour me poser ces questions (Capitaine de vaisseau Jubelin, Marin de métier, pilote de fortune, Flammarion, 1954).

-1942 – 20 février :

1. Le résistant Jean Bruller publie, sous le pseudonyme Vercors, le « Silence de la mer » aux Editions de Minuit
2. LE « DUNKERQUE » ARRIVE À TOULON – À la nuit tombée, après une traversée sans incident, le croiseur de bataille Dunkerque, rescapé de Mers el-Kébir, s’amarre à Toulon où il entre immédiatement en bassin. La dernière chaudière a claqué aux portes du bassin de radoub, à Toulon.

-1943 – 21 février : Contrairement aux accords, le pavillon italien est hissé sur les quatre navires français non sabordés à Toulon, à savoir les contre-torpilleurs « Panthère », « Tigre » et « Lion », le torpilleur « Trombe » qui sont copieusement photographiés par l’agence officielle italienne « LUCE ». Ces navires quitteront Toulon entre le 23 mars et le 13 avril pour être incorporés dans la flotte italienne. Les Italiens n’auront pas la même chance avec le contre-torpilleur « Bison » pour lequel des mois de travaux seront encore nécessaires.

1944 – 20 février : Le 20 février 1944, la base aérienne DE Saint-Mandrier fut totalement dissoute. Selon un témoin, « Tout le monde fut muté à l’arsenal et je me retrouvais avec quelques marins seulement. Mes relations avec les occupants devenaient de plus en plus tendues et je sentais que nous devenions indésirables. Toute la presqu’île est maintenant vide, le village, comme les installations militaires. Les Allemands continuent à remettre les pièces de 340 de Cépet en état. A partir de cette date les Allemands vont être très actifs. Non seulement ils font des essais sur la batterie 340 de Cépet, ils entreprennent des travaux à Cavalas pour les quais, les treuils des sous-marins de poche, mais encore ils élèvent des constructions défensives en ciment armé. Au phare de la Vieille, la maison du gardien a disparu pour laisser la place à un abri pour mitrailleuse. On retrouvera des -Blockhaus- et des abris anti-aériens aux points stratégiques de la presqu’île : Creux Saint-Georges (H.L.M.), Route de la Renardière, Coudoulière… Les maisons situées autour du port sont entourées de barbelés. Les portes et les fenêtres des maisons du village servent aux Allemands à faire des abris : ils creusent des tranchées, y posent les portes et les fenêtres et les recouvrent de terre. Ils bâtissent même un mur antichar sur l’isthme des Sablettes pour parer à toute éventualité de débarquement » (Gisèle Argensse, 1989, p. 222-223).

(Comptoir marseillais d’Olbia, à Hyères, Var, le 29 juin 1976)

Période récente

1946 – 20 février : le capitaine de corvette Ollive, commandant de l’aviso, donne son appréciation sur le Commandant Delage pendant la campagne effectuée du 25 janvier 1945 au 20 février 1946.

« Je n’ai jamais rencontré de gros temps, et je n’ai jamais participé à aucune action de guerre effective. Mon appréciation sur les qualités nautiques et militaire du bâtiment serait donc de peu de poids à côté de celles de mes prédécesseurs.

Je ferai cependant les remarques suivantes :

  1. – Le bâtiment est certainement marin, mais il convient de noter que ses roulis amples et rapides, son peu de défense contre la mer, la rapide fatigue du personnel, diminuent beaucoup sa valeur militaire par mauvais temps.
  2. – Avec son armement anti-sous-marins nul sur l’avant, son trop grand rayon de giration, le manque de souplesse de ses moteurs, l’insuffisance de sa vitesse marine pratique de 17 ou 18 nœuds, le bâtiment n’est plus adapté à la lutte contre les sous-marins, entrés en service au début de la guerre, même si l’on améliore ses installations de détection sous-marine et de direction de lancement.
  3. – Avec l’expérience de quatre ans de petit bâtiment sur le Yang Tsé et les côtes de Chine, je crois le bâtiment mal adapté aux climats chauds, en particulier à cause du manque de place où l’on puisse se tenir à l’air libre ; on pourrait d’ailleurs améliorer la défense contre la chaleur ».

Après cet avis, il est intéressant d’avoir l’opinion exprimée par la voie hiérarchique.

« Bâtiment en excellent état.

J’estime, pour avoir grenadé réellement, à deux reprises, sur écho Asdic avec son similaire le Commandant Duboc et en manœuvrant chaque fois pour éviter les torpilles acoustiques – qu’il est exagéré de dire que – ces bâtiments ne sont plus adaptés à la lutte contre les sous-marins modernes.

La gêne apportée par le manque de souplesse des machines et le rayon de giration relativement grand n’est pas telle qu’elle rende le bâtiment inapte à sa mission contre les sous-marins.

La modernisation prévue en rendant plus sûre la détection et plus précise la présentation augmentera considérablement la valeur du bâtiment à cet égard.

Il est certain que la valeur miliaire d’un petit bâtiment est réduite par le mauvais temps, mais ces avisos se comportent remarquablement – A mer égale les mouvements de plateforme y sont nettement moins pénibles que sur les torpilleurs de 1 500 tonnes »

Le capitaine de frégate Baudouin, Commandant de la 1ère Division d’avisos et de l’aviso Commandant Duboc (Gérard Garier).

1947 – 20 février : Lord Mounbatten devient vice-roi des Indes.

1951 – 20 février : première de « La leçon » de Ionesco.

1956 – 20 février : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – « On a découvert le corps d’un facteur dont il ne reste plus que les bottes » (Progrès de Lyon, 20/02/1956).

1962 – 20 février : John Glenn devient le premier américain à effectuer un vol sur orbite (capsule « Mercury »).

1970 – 20 février :

1. LANCEMENT D’UN CARGO AUX FCM-LA SEYNE – Livraison, par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM), La Seyne, du cargo Pointe Marin dont le nom initial était Pointe des Colibris, 3ème d’une série de trois cargos polythermes polyvalents : Pointe Allègre, Pointe des Colibris, Pointe Marin commandés par la Compagnie Générale Transatlantique. En 1979, il sera renommé Yang Quan (Frenchlines / ship fr 385).

2. LE BEAUSSET – inscription par arrêté du 20 février 1970 de l’ancienne église paroissiale Notre-Dame de Beauvoir, aujourd’hui Chapelle Notre-Dame de Beauvoir (cad. AL 194, le Beausset Vieux.

1971 – 20 février : Après son grave accident de plongée au large du cap Sicié, le sous-marin Flore (S645), de la série des Daphné, entre au bassin de Missiessy dans la matinée du 20 février. Là, il sera complètement asséché puis les machines seront rincées à l’eau douce. La Commission d’Enquête se réunissait dès 9heures ce même samedi 20 février, sous la présidence du contre-amiral Joire-Noulens, commandant les forces sous-marines. Le schnorchel de la Flore fut soumis, au titre de l’enquête, à des essais de bon fonctionnement: ces essais ne mirent en évidence aucune défaillance ou anomalie (Georges Kékorian, 2005 : Le sous-marin Flore fut retiré du service en mars 1989 après avoir poursuivi sa carrière. Il a retrouvé une nouvelle jeunesse en tant que bâtiment musée installé dans l’enceinte de l’ex-base sous-marine de Kéroman, à Lorient, à l’initiative de l’association pour le musée de l’Escadrille des Sous-Marins de l’Atlantique, MESMAT)).

1976 – 20 février : Décès de René Cassin, juriste et Prix Nobel de la Paix en 1968.

1982 – 20 février : Les Etats-Unis annoncent leur boycott des Jeux olympiques de Moscou en raison de l’intervention soviétique en Afghanistan.

1986 – 20 février : la « 5 » première chaîne de télévision privée, commence à émettre.

2002 – 20 février : inauguration du parc européen « Vulcania » à Saint-Ours-les-Roches (Puy-de-Dôme)

2006 20 février : Chronique du 20 février 2006 de Yves Coppens (Yves Coppens, 2010), aujourd’hui : Les peintures de VilhonneuR.

La découverte d’une nouvelle grotte avec des dessins est toujours un événement dans le monde de la préhistoire ; et ces dessins-ci seraient, dit-on, plus anciens que ceux de Lascaux (datés d’environ 18 000 ans). Cette découverte a été faite dès le mois de novembre 2005 en Charente, dans la commune de Vilhonneur, par des spéléologues (R. Pigeaud, « La grotte Vilhonneur »), mais, pour des raisons de protection, elle n’a pas été annoncée tout de suite. Il s’agit d’une demi-douzaine de peintures, toutes situées dans une grande salle, dont une main négative, au pochoir en quelque sorte. Or, la présence de cette main est importante, car elle permet une datation relative. On sait, en effet, que les mains traitées ainsi ne dépassent pas ce que l’on appelle le Gravettien, c’est-à-dire 22 000 à 25 000 ans. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y en a ni à Lascaux, ni dans la grotte espagnole d’Altamira. Cette main est donc le témoignage d’une certaine ancienneté, elle nous ramène à ce fameux Gravettien, surtout illustré par la confection de ces statuettes féminines que l’on appelle les Vénus.

Pour moi, la perception de la forme est liée à l’émergence de la conscience. Dès les premières pierres taillées, l’homme a eu en effet conscience de la forme qu’il réalisait en tapant sur un caillou avec un autre. Il a retenu ces formes lorsqu’elles étaient efficaces, mais aussi probablement très vite lorsqu’elles étaient belles. Les premières pierres taillées ont autour de 3 millions d’années, les premières pierres taillées symétriques, 1,7 mil­lion d’années (la symétrie est évidemment une forme de beauté) ; le choix de la matière pre­mière allie aussi souvent recherche d’efficacité et recherche esthétique. On peut penser ensuite à la période d’une centaine de milliers d’années où l’homme va collecter des coquillages, des fos­siles, des minéraux, parce que ce sont des formes curieuses. Enfin cette perception des formes va progresser et parvenir à la projection de certaines d’entre elles sur certains objets – comme en atteste la pierre à incisions quadrillées de Blombos, en Afrique du Sud, qui a tout de même 75 000 ans – ou sur certaines parois, comme cette toute fraîche découverte de la grotte de Vilhonneur (Le Nouvel Observateur, « Dans une grotte, peintures et squelette de 27 000 ans », Nouvelobs.com, « Découverte », 2 juin 2006.).

2014 – 20 février : mort d’Antoinette Fouque, cofondatrice du Mouvement de libération des femmes (MLF) en 1968

2017 – 20 février : Martin Fourcade devient le Français le plus titré de l’histoire des jeux Olympiques, après la victoire de la France dans le relais mixte de biathlon à P’yŏngch’ang (Corée du Sud)


9. ACTUALITÉ MÉMOIRE

📰 2024 – 20 février : à la « UNE » de Var-Matin, édition Toulon – La Seyne – Sanary.

1. Marine nationale : Mission Jeanne d’Arc – 160 officiers-élèves ont pris la mer à Toulon, p. 4

2. Ecrans : montrez l’exemple. Les enfants sont accros de plus en plus tôt et leur santé s’en trouve affectée. Les parents sont les premiers responsables souvent par manque d’information, p. 2-3.

3. Toulon : un restaurant d’insertion va ouvrir ses portes à Chalucet, p. 8.

4. Le Mag Loisirs : Kassovitz adapte La Haine en comédie musicale, p. 36.

5. Football ligue 1 : Gattuso n’est plus l’entraineur de l(P%, Gasset pressenti (p. 46).

Pages intérieures :

-Les Pyrénées visibles depuis les monts de la métropole. Un ingénieur explique le phénomène.

-L’enseignant écarté finalement réintégré par la justice. S’estimant victime d’une injustice, le directeur de l’école maternelle du Temple (Toulon, quartiers Ouest) avait saisi le tribunal admiistratif, qui a décidé sa réintégration définitive. Rappelons que les parents d’élèves s’étaient mobilisés pour le ddirecteur et avaient manifesté devant l’inspection académique.

-Missak Manouchien au Panthéon des Héros, p. 41.

📅 Vie locale : 20 février 1938 –  Le terrain de sports « Julien Fraissé » est inauguré9 Saint-Mandrier.


10. DÉTENTE

😄 La blague du jour est dans la REALITE DEPASSE LA FICTION : « On a découvert le corps d’un facteur dont il ne reste plus que les bottes » (Progrès de Lyon, 20/02/1956).


11. CLÔTURE

Il est à présent 7 h 30 et je dois vous quitter. Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. Souhaitons le meilleur mercredi possible à tous, et à demain pour fêter les Félix.

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