ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 10 FEVRIER 2025, 14e ANNÉE (n° 4660)
ILLUSTRATION : La tour seigneuriale du Revest, le 5 juin 2006. Le corpus du texte livrera quelques illustrations de cette commune de l’aire toulonnaise.
LES FÊTES. Le 10 février est le jour de la saint Arnaud dont 12900 personnes portent le nom d’origine germanique signifiant « qui gouverne comme l’aigle ». Saint Arnaud , un abbé italien, mourut en 1255 par suite de la persécution d’un seigneur local.
C’était, autrefois, la FÊTE DE L’OMELETTE qui marquait le RETOUR DU SOLEIL dans les Hautes Alpes, aux Andrieux, Guillaume Perousse, Valgaudemard qui fut décrite il y a plus un siècle et demi par le préfet Ladoucette. Nous avons de bonnes raisons de croire à la véracité du fait. Pendant cent jours, le soleil ne parait pas dans le vallon creux où se trouvent ces agglomérations. Quand il revenait, quatre bergers sur la place annonçaient le retour au son des fifres et des conques. Dans chaque foyer, les ménagères avaient fait une omelette. Tous les habitants, le plat à la main, accouraient à l’appel des sonneurs. Le plus âgé, lou Venerable, présidait une manière de farandole conduite par les troumpetaires au pont. Le Venerable tenait son omelette élevée au-dessus de la tête. Les bonnes gens déposaient leurs omelettes sur le parapet du pont et dansaient jusqu’à ce que le soleil inondât de ses rayons tout le village. Alors on reconduisait le Venerable puis on mangeait chez soi l’omelette. Le soir, jeux et danses. II faut savoir la vie d’hiver dans les hameaux sans soleil pour comprendre l’importance du rite. Ch. Le Goffic, de l’Académie Française, qui fut professeur au Lycée de Gap, l’a décrit. De quelle richesse profonde son sens est charge !
Le calendrier républicain dédiait le 22 pluviôse An II au thymèlÉ, ou daphnÉ garou,.
DICTON. « Quand la bise oublie février, elle arrive en mai. »
PENSEE. Dieu n’avait fait que l’eau, mais l’homme a fait le vin ! (Victor Hugo, Les Contemplations, « La fête chez Thérèse »). D’autres ajoutent : « et le pastis ».

(Toulon-et-Le-Revest-La-Vallee-du-Las-en-1964)
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.
Chabrol Jean-Paul, Mauduit Jacques – 1521-1789 – Les huguenots, une résistance obstinée. Atlas des Camisards. Alcide, 2013, 240 p. N° d’enregistrement H 22284 B 9 A. .
Le cadre historique : Si la guerre des Camisards se déroule de 1702 à 1704, elle se situe dans une histoire longue de dissidences religieuses européennes. L’Atlas des Camisards s’inscrit dans un cadre historique de plusieurs siècles, de l’introduction de la Réforme dans le royaume de France, au XVIe siècle, aux temps de la persécution, de la guerre, puis de la reconstruction d’une Eglise protestante au XVIIIe siècle, jusqu’à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen garantissant la liberté de religion.
METEO MARINE POUR SANARY-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est limitée à 80%, parce que l’anticyclone pourrait arriver plus rapidement que prévu. Très nuageux le matin, ciel couvert l’après-midi. Pas de précipitations en matinée, bruine en fin d’après-midi. Le soir, ciel couvert.
Pluie faible. Vent d’ENE force 3 tournant S force 2 en milieu de journée puis SW. Rafales atteignant 11 nœuds le matin. Mer peu agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité médiocre devenant bonne en milieu de journée puis médiocre. Temp. 14°.
ÉPHÉMÉRIDES.

(La tour seigeuriale du Revest, cl. H. Ribot)
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
FRANCE : 4e livraison. –1763 – 10 février : Fin de la guerre de Sept Ans (Ambrosi C., 1971, « Corse. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 1058). Négocié pour le compte de Louis XV par le duc de Choiseul, le traité se solde par la perte de la Nouvelle-France (aussitôt rebaptisée « The Province of Quebec »), de la Louisiane et de la plus grande partie des possessions françaises aux Indes à l’exception des comptoirs de Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé… Elle abandonne de ce fait à l’Angleterre la plus grande partie de ses colonies (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
EXPEDITION D’EGYPTE : 592e livraison : 1799 et 1800.
1er document : Daté du 10 février 1799 : Le document orésente un extrait du chroniqueur égyptien Abd‑al‑Rahman al‑Jabartî et une série de lettres militaires de Jean‑Baptiste Kléber, toutes datées du 10 février 1799, au moment du départ de Napoléon Bonaparte pour la campagne de Syrie.
Al‑Jabartî décrit ce départ en soulignant l’organisation minutieuse de l’expédition : conseillers, ingénieurs, artisans, interprètes et troupes spécialisées l’accompagnent, tandis qu’une partie des forces françaises reste au Caire pour assurer le contrôle de la ville et des fortifications.
Les lettres de Kléber montrent ensuite les difficultés logistiques majeures rencontrées par l’armée française dans le désert du Sinaï : manque de vivres, d’eau, de fourrage et surtout de chameaux pour le transport. Kléber détaille les déplacements des demi‑brigades, l’escorte des convois, l’acheminement de l’artillerie et l’organisation des colonnes marchant vers El‑Arich. Il exprime à plusieurs reprises son inquiétude face à l’impréparation des administrations, dont les promesses d’approvisionnement ne se concrétisent pas, mettant en danger la cavalerie et la progression de l’armée. Enfin, les ordres adressés aux généraux et officiers (Verdier, Bon, Alméras, Damas) révèlent un climat d’urgence et de contrainte, justifiant la réquisition forcée de chameaux, la discipline stricte imposée aux soldats et la priorité absolue donnée à la prise d’El‑Arich pour soutenir les troupes déjà engagées.
2e document : 10 février –1800 – Deux lettres de la orrespondance de Kléber ; 1. « Mourad Bey au général Belliard. Le 19 pluviôse an VIII (8 février 1800). Au général français. Le Grand Vizir et mon confrère Ibrahim Bey m’ont écrit que la paix était faite avec les Français et que je ne devais plus commettre. Aucune hostilité envers eux. Vous êtes pourtant toujours à ma poursuite et si les hostilités ont lieu, c’est vous qui en serez la cause. Je vous ai prévenu e ce qui se passe, il faut que vous cessiez de me poursuivre et vous pouvez être assuré que l’on ne molestera aucun français. Le porteur de la lettre vous instruira du reste. 2. Le général en chef Kléber à l’ordonnateur en chef. Le 21 pluviôse an VIII (10 février 1800). Mon intention est que vous vous chargiez de toute espèce d’approvisionnements de subsistances des bâtiments de transport et autres destinés à transporter l’armée en France.
LA SEYNE-SUR-Mer : 693e livraison. –1731 – 10 février : mariage à La Seyne entre Dominique Tortel et Françoise Lombard – Fol. 26 v°, contrat de mariage passé entre Dominique Tortel, maître calefat, fils de feu Esprit et de Françoise Lombard, de La Seyne, et Catherine Daniel, de Michel, calefat, et Anne Curet, de La Seyne. Montant et composition de la dot : 200 L en argent. 233 L en hardes. Une terre, vigne, oliviers, figuiers et bosque, à La Seyne, qu. des Moullieres, pour 150 L. Un maison à La Seyne, rue de l’église. Total : 1257 L (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours). 3 E 34 / 74 – fol. 85 v°-87
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 1007e livraison. –1906 – 10 février : LE DEPUTE INVISIBLE DISPARAÎT SUR LES QUAIS DE MARSEILLE – Pierre-Alype, candidat à la députation à la Réunion, s’effondre à Marseille sur le quai d’embarquement sans avoir eu le temps, en une vie entière dévouée à la politique, de rencontrer un seul électeur. Seize années durant, il avait été député de l’Inde française et, pour ses électeurs, le « député invisible » qu’on était sûr de ne pas rencontrer. Puis le vent avait tourné, ce qui l’avait décidé à se présenter à la Réunion, sa terre natale. Dans la mémoire collective, il a été l’homme qui maintint le système des castes dans l’Inde française, mais s’inscrivit comme réformateur sur les bancs de l’Assemblée (Marianne, 1327, p. 69)..
OLLIOULES : 692e livraison et SANARY : 806e livraison –1507 – 10 février : seize famille viennent peupler Sanary – En 1507, le 10 février, un acte d’habitation fut dressé par Maître Morteriis, notaire à Ollioules. Par celui-ci, le seigneur d’Ollioules, Magdelon de Vintimille « pactisa » avec 16 familles désireuses de s’installer elles aussi autour de la tour Saint Nazaire. Il leur donna des terres, des places à bâtir des maisons, mais il assortit cette attribution d’un nouveau bail plus restrictif que celui accordé aux habitants précédents. Cette attribution fit l’objet des conventions et capitouls (R. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 25-26 ; Rotger B., 1990, p. 5-6 ; H. Ribot, DANS Cahiers du patrimoine 7 « Ollioules » et 10 « Sanary »).

(Le Revest : en montant vers la tour)
ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE–
-641 – 10 février : MORT D’HÉRACLIUS A CONSTANTINOPLE – Le général Héraclius avait pris le pouvoir à Constantinople à un moment où l’empire romain d’Orient, ultime survivance de l’ancienne Rome, était menacé de toutes parts : au nord, par des barbares du nom d’Avars et à l’est, par les Perses. L’Empire d’Orient renouait avec la culture grecque et se transformait en Empire «byzantin», d’après le nom grec de la capitale (Byzance). Héraclius lui-même se donna le titre de «basileus» par lequel les Grecs désignaient habituellement le Grand Roi des Perses. Plus important, il réforma l’administration et l’armée. Enfin, il repoussa les envahisseurs et même arrive avec son armée jusqu’à Ctésiphon, capitale de l’empire perse. L’empire byzantin allait grâce à lui prolonger de huit siècles son existence…
–1184 – 10 février : Aicard, réputé fils de Bertrand de Signes, donne aux chartreux de Montrieux son droit seigneurial sur une terre à la Sauvette, qu’exploitaient deux tenanciers, Petrus Bonpar et Poncius Bonpar, ainsi que des pâturages sur le territoire de Signes, contre une rémunération de 10 sous (Acte n° 126, cartulaire de Montrieux, Boyer R., p. 519).
–1323 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Cadenieras (charte aux archives municipales). La Cadenière, lieu-dit, quartier de Saint-Marcel à Tribols. Première mention : Cadanera, en 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 53).
–1325 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Cardemoras – lieu-dit près de La Salle.
–1340 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Rocmas lieu-dit près du cap Pinède (acte notarié).
–1346 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Manhinellas (charte aux archives de la Major). Marignelle – quartier rural entre Arène et le Cannet. Première mention : Pons de Manavellas, le 19 juillet 1248 (charte aux archives municipales).
–1351 – 10 février : Gaëte. Procuration par Raimond de Baux de CourthÉzon, marÉchal du royaume de Sicile, à Jacques de Puyloubier et à deux autres gentilshommes, pour prendre possession en son nom, administrer et gouverner pendant son absence les châteaux de Tourves. Rayssetel et Gaillet près de Brignoles, que le Roi et la Reine lui ont donnés. (Acte 668 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. des Bouches-du-Rhône, B 21, fol. 403. 1nd. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 1317).
–Le 10 février 1354 : Les états généraux du pays se réunissent à Aix-en-Provence. Une guerre civile se prépare.
–1414 – 10 février : Guerre de Cent ans – Le 10 février, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, est banni du royaume par le conseil du roi Charles VI (Charles Ripert, Ils ont régné sur la France).
–1435 – 10 février : FIN DE L’Hiver très long, appelÉ en Angleterre la grande gelÉe car il s’y prolongea du 24 novembre au 10 février : « Dans le Nord, il neigea près de 40 jours consécutifs, la nuit comme le jour ». De nombreux lacs et fleuves furent gelés. Les plus lourdes voitures traversèrent la Seine à Paris et la Moselle à Metz. « L’eau qui écoulait des linges mouillés placés devant le feu pour sécher gelait en tombant. » (Herage / histoire climat 1)
–1467 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Font del Elne (registre aux archives de l’Evêché). Font de l’Ebre – lieu-dit, quartier d’Arenc.
Notons que, ce même jour, des familles s’installent à St-Estève de Janson (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv.).

(Le Mont Caume vu du Revest, en 2016).
–1520 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Font Caudiere (registre aux archives de l’Evêché.) La Cadenière – lieu-dit,quartier de Saint-Marcel à Tribols. Première mention : Cadanera, en 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 53). Cf. à la date du 10 février 1323.
–1559 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Sautador (registre aux archives de l’Evêché). Le Sautadour – sentier dans les collines de Saint-Cyr, près Aigues-Vives. Autre mention, plus ancienne : Caminum del Saltador, 2 novembre 1462 (registre aux archives de l’Evêché).
–1570 – 10 février : QUATRE MILLE maures sont massacrÉs à Galera – En Espagne, lors de la révolte des morisques, anciens musulmans convertis au catholicisme, 4000 maures sont massacrés à Galera (Henri Ribot, La Conception des guerres au XVIe s.)
–1613 – 10 février : lieux-dits de Marseille – Font Peoulhoués (acte aux archives de l’Evêché). Font-Pouilleuse – source, quartier de Séon, à Baume-Isnard. Première mention : Fons Pedieulosa, 26 mars 1306 (acte aux archives municipales).
–1674 – 10 février : lieux-dits de Marseille– Cros de Hureau – lieu-dit, quartier de Saint-Julien. Première mention : Cros de Thoreau, 11 août 1559 (registre aux archives de la Major).
–1717 – 10 février : Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 28 : Déclaration faite par la communauté de la Molle aux procureurs du pays pour servir à l’affouagement général avec mention des droits auxquels sont soumis les habitants envers le seigneur et la nobilité des biens possédés par le seigneur. Copies d’un dénombrement fait en 1717 par les consuls de la Molle et d’une lettre écrite par l’intendant le 10 février 1717.
–1731 – 10 février : mariage à La Seyne entre Dominique Tortel et Françoise Lombard – Fol. 26 v°, contrat de mariage passé entre Dominique Tortel, maître calefat, fils de feu Esprit et de Françoise Lombard, de La Seyne, et Catherine Daniel, de Michel, calefat, et Anne Curet, de La Seyne. Montant et composition de la dot : 200 L en argent. 233 L en hardes. Une terre, vigne, oliviers, figuiers et bosque, à La Seyne, qu. des Moullieres, pour 150 L. Un maison à La Seyne, rue de l’église. Total : 1257 L (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours). 3 E 34 / 74 – fol. 85 v°-87
–1747 – 10 février : Demande par le quartier-général établi à Puget-ville de la vérification du fourrage de la Chartreuse de la Verne et du plus court chemin pour s’y rendre. Réponse du prieur Pennet – « Il n’y a aux Lambert qu’une quantité de foin insuffisante pour les bestiaux de la Chartreuse ». (Lettre aux archives de Draguignan selon M. Maurel)
–1755 – 10 février : MORT DE MONTESQUIEU – Charles-Louis de Montesquieu meurt à Paris. Ecrit sous la Régence du duc d’Orléans, son livre « les Lettres persanes », publié en 1721, avait fait de lui un auteur à succès, qui fit le tour de l’Europe avant de se retirer à la Brède pour écrire, ou plutôt dicter, son chef-d’œuvre, L’Esprit des Lois, en 1748). Montesquieu est l’un des fondateurs des sciences politiques modernes avec les Anglais Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704). Le premier, auteur de Léviathan et de la célèbre sentence : «L’homme est un loup pour l’homme», s’est fait l’apologue de l’absolutisme ; le second, auteur d’un Traité du gouvernement civil, est à l’origine de la pensée libérale.
–1763 – 10 février : Fin de la guerre de Sept Ans (Ambrosi C., 1971, « Corse. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 1058). Négocié pour le compte de Louis XV par le duc de Choiseul, le traité se solde par la perte de la Nouvelle-France (aussitôt rebaptisée « The Province of Quebec »), de la Louisiane et de la plus grande partie des possessions françaises aux Indes à l’exception des comptoirs de Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé… Elle abandonne de ce fait à l’Angleterre la plus grande partie de ses colonies (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).

(Sur le vieux chemin de Toulon au Revest : le Baou des Quatre Aouros en 1992)
-1793 – 10 février : ARRIVÉE DU DÉCRET DE DÉCLARATION DE GUERRE A L’ANGLETERRE ET A LA HOLLANDE – Parvenu le 10 février au soir à Toulon, le décret par lequel la Convention avait déclaré que la République était en guerre avec le roi d’Angleterre et avec le stathouder des Provinces-Unies avait été signifié à minuit par exprès à toutes les municipalités par les soins de Ricard, procureur général syndic du département du Var (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914).
–1794 – 10 février (22 pluviôse) : nouvelle hausse du prix du pain –Au Beausset, nouvelle hausse du prix du pain le 22 pluviôse (10 février) ; il passe à 21 sous la livre de poids et le son à 12 sous. Phénoménale inflation puisque le pain était encore à 7 sous la livre le 25 décembre 1794 ! C’est la traduction de la pénurie de blé qui affecte la région, et justifie les inquiétudes répétées de la municipalité et ses appels pressants aux représentants du peuple en mission (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1798 – 10 février (3 ventôse, an VI) : REGLEMENT DES ÉCOLES PRIMAIRES CANTONALES DU VAR – Le 22 pluviôse An VI, l’administration du département du Var, siégeant à Brignoles, rédigea un règlement complet pour l’organisation et le fonctionnement des écoles primaires cantonales. Ce texte porte 1° sur les qualités des instituteurs des écoles primaires et les connaissances qu’ils doivent avoir ; 2° Les heures de travail et l’objet des études ; 3° Choix du local pour les écoles primaires ; 4° Images à présenter sous les yeux des élèves ; 5° Objets des leçons de morale ; 6° Tâche que les élèves auront à accomplir, de retour dans leur maison ; 7° Jours de congé. Exercices des élèves pendant ces jours ; 8° Instituteurs des pensionnats ; 9° Tableau d’envoi relatif à la conduite et aux progrès des élèves ; 10° Surveillance des écoles par les autorités municipales (Bourrilly 1894, p. 54 et suiv. qui donne in extenso ce règlement. Archives communales de Toulon et de Signes).
–1799 – 10 février : EXPEDITION D’EGYPTE. Départ de Bonaparte pour la Syrie.
1. (Abd-al-Rahman al-Jabartî, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition d’Egypte, 1798-1801). Départ de Bonaparte pour la Syrie – Dimanche 5e jour du mois de Ramadan) [10 février 1799] Départ du général [Bonaparte] à ’Adiliyya, à 4 heures [du matin], au lever de la constellation du Bélier, la lune étant dans le quartier de Saturne. Un certain nombre de soldats resta à la Citadelle et dans les forts construits par eux sur les collines. Le qâ’im maqâm, Poussielgue, le général Desaix avec le groupe des soldats du Sa’îd, les généraux des Provinces chacun dans leur garnison [restèrent sur place]. [Bonaparte] emmena avec lui des conseillers, les membres du Conseil (mashûra), les interprètes et les chefs des métiers comme les menuisiers, les forgerons et le génie militaire avec leur chef, Abû khashba (= Caffarelli). Il laissa cependant au Caire certains de leurs chefs. Les groupes de militaires laissés en arrière partaient les uns après les autres, à raison d’un groupe par jour.
2. (Correspondance de Kléber ) « Au Général en Chef (Bonaparte). Au Camp de Katieh, le 22 pluviôse (10 février 1799). La 32e demi-brigade est arrivée le 20 au camp de Katieh, Citoyen général.Le citoyen Sanson est arrivé hier avec le citoyen Grobert ; ils partent ce soir pour El Arich, escortés de 45 hommes de la 9e, 45 de la 75e, une compagnie de grenadiers de la 25e, quelques sapeurs et une pièce de 3.
Je partirai demain avec le 1er bataillon de la 25e et tous les chameaux qui seront chargés de vivres et d’eau. Il y en aura environ 45 pour les deux colonnes, le peu de nourriture que l’on donne à ces animaux les rendent faibles et hors d’état de porter de grandes charges. J’emmènerai également avec moi une partie de l’artillerie de ma division qui se trouve ici, consistant en un obusier, une pièce de 8, une pièce de 3, suivies chacune d’un caisson. Je laisse l’ordre au général Verdier qui doit arriver le 24, de me suivre avec la 2e légère, et d’escorter le convoi de chameaux ; le général Reynier qui doit arriver le 24 ici et qui pourra partir le 26.
« J’écris à l’adjudant-général Alméras d’envoyer à Katieh par le lac !es six compagnies du 2e bataillon de la 25e, que je lui ai laissées provisoirement pour faire rentrer des denrées et le miri […]. Je laisse au mouillage de Tineh un chef de bataillon de la 2è pour surveiller le convoi de 36 barques. […] On m’annonce l’arrivée du général Bon avec la 18e demi-brigade […]. Si cette promenade nous procure seulement une vingtaine de chameaux, cela nous fera le plus grand bien. Je pourrai, Citoyen Général, vous en instruire demain.
« Le citoyen Sanson m’assure n’avoir trouvé aucune espèce d’approvisionnement en fourrage à Belbeis ni à Salheyeh, ce qui me fait concevoir les plus grandes inquiétudes sur le sort de la cavalerie destinée à vous suivre.
« On a voulu expédier de Salheyeh un convoi de bourriques chargées de biscuits, mais on les a tellement surchargées qu’au bout de quelques lieues, elles ne purent marcher et on fut obligé de les faire rétrograder en jetant une partie des vivres : on n’avait nullement songé à la subsistance de ces bêtes. Je comptais cependant beaucoup sur ce convoi pour le faire filer sur El Arich. Quelle est grande, Citoyen Général, la différence entre les résultats et ce que les administrations vous ont et m’ont pareillement annoncé. … »
3. (Correspondance de Kléber ) « Au chef de brigade Sanson, Katieh. le 22 pluviôse (10 février 1799). « Vous partirez cet après-midi à quatre heures, citoyen commandant, pour vous rendre à El Arich avec un détachement composé ainsi qui suit et dont vous prendrez le commandement : Officiers du génie, sapeurs, mineurs et ouvriers (104 hommes), un détachement de la 9e brigade (45 hommes), un autre de la 75e brigade (40 hommes), la 2e compagnie de grenadiers de la 25e demi-brigade (100 hommes), canonniers (8 hommes), soit 307 hommes.Une pièce de 3 pourvue de son coffret. Le commandant d’artillerie Grobert suivra ce détachement. Vous aurez à faire trois jours de marche pour arriver à votre destination. Les troupes porteront des vivres pour quatre jours avec lesquels ils tâcheront de subsister pendant six jours. J’affecte à cette colonne 19 chameaux pour porter savoir : pour cinq jours de vivres et l’eau nécessaire aux hommes et aux chevaux. Je ne vous donnerai pas, Citoyen Commandant, d’instructions particulières sur le bon ordre à tenir pendant votre marche, vous en sentez la nécessité. Je vous prie de vous concerter avec le commissaire des guerres pour tout ce qui est relatif aux subsistances. S’il vous était possible de faire jalonner la route de quelque manière que ce soit, cela me faciliterait beaucoup la marche de nuit que je ferai demain pour vous suivre.
4. (Correspondance de Kléber ) Au Citoyen Ruty, Commandant de l’artillerie de la division. Le 22 pluviôse an VII (10 février 1799). Dès que vous serez arrivé à Katieh, mon Cher Commandant, vous ferez l’impossible pour nous faire parvenir à El Arich des munitions de guerre. Je vous autorise à prendre 74 des chameaux que le général Reynier doit envoyer ici le 25 ou le 26 pour cet objet, à moins que vous n’en ameniez avec vous un certain nombre. Hâtez-vous aussi de me rejoindre avec le restant de l’artillerie. Je ne puis vous dire autre chose concernant les vivres que de prendre conseil des circonstances. Tous les convois qui devaient venir ici par terre ayant manqué, je ne sais trop comment vous ferez, mais que ce soit pour le mieux. Concertez-vous avec le général Verdier et le général Bon s’il se trouve ici.
5. (Correspondance de Kléber ) Au Chef de Brigade de la 32e, Katieh. Le 22 pluviôse (10 février 1799). Je vous ai fait prévenir par mon aide de camp de tenir prêt à marcher ce soir à quatre heures deux compagnies de grenadiers de votre demi-brigade emportant avec elles pour cinq jours de vivres. Vous préviendrez les grenadiers que je ne puis leur promettre de nouvelles distributions d’ici à dix jours, ainsi, qu’ils prennent leurs arrangements en conséquence. Chaque homme portera de l’eau pour la première journée au moins. Le 1er bataillon se mettra en mouvement demain après-midi à quatre heures sous les ordres du général de brigade Damas. Il sera pourvu d’eau et de vivres comme ci-dessus. Je laisse une lettre au général Bon concernant la destination du 2e bataillon : cependant vous préviendrez le commandant de se tenir prêt à marcher au premier ordre.
6. (Correspondance de Kléber ) Au Général Verdier, Damiette. Le 22 pluviôse an VII (10 février 1799). Malgré ma bonne volonté de vous attendre avec la 2e demi-brigade, je dois partir : la faim nous chasse2%. Dès que vous aurez effectué votre débarquement à Tineh, rendez-vous à Katieh, et dès que vous aurez pu vous procurer les chameaux pour porter l’eau nécessaire pour les hommes et les chameaux, ainsi que des vivres pour dix jours dont chaque soldat en portera pour 4, venez me rejoindre à El Arich. Laissez à Katieh tous les équipages, ils suivront quand ils pourront. Eau, orge, fèves et biscuit sont les seules choses dont il faut vous charger. Faites toutefois suivre l’ambulance. Arrivé à Katieh, nous renverrons les chameaux ici et ils viendront prendre ou ce qui nous sera nécessaire ou ce que nous y aurons laissé. Quant aux chameaux, vous ne respecterez aucune propriété particulière : tous sont dans le cas d’être requis dans un moment aussi urgent. Montrez à cet égard la plus rigoureuse fermeté.
Renvoyez toutes les barques à Damiette avec un soldat d’escorte sur chacune afin qu’Alméras puisse m’envoyer le 2e bataillon de la 25e qu’il a ordre de faire partir avec le restant des vivres qu’on aura laissé dans ce port. Défendez, sous les peines les plus sévères, aux soldats de quitter les barques et rendez-en l’officier responsable. Hâtez-vous d’arriver à El Arich, et ne souffrez pas que des troupes d’une autre division vous devancent.
7. (Correspondance de Kléber ) A l’Adjudant-Général Alméras, Damiette. Au camp de Katieh, le 22 pluviôse an VII (10 février 1799) ? Vous profiterez, Citoyen Général, des premières barques de retour pour envoyer à Katieh le 2e bataillon de la 25e de ligne sans en excepter un seul homme. Les circonstances exigent impérieusement cette mesure et un seul jour de retard pourrait compromettre votre responsabilité. Vous vous retirerez à Lesbeh avec les dépôts de ma division, et si les magasins de la marine n’ont pu être évacués, vous mettrez le restant sous la garde et responsabilité du Divan de Damiette. Vous profiterez aussi des embarcations qui vous parviendront pour faire filer au mouillage de Tineh tout l’orge et les fèves que vous pourrez vous procurer par réquisition de force ou de gré. Les troupes seront pourvues de vivres pour dix jours au moins. Les embarcations prendront de l’eau pour autant de jours. Mettez, mon Cher Général, à tout cela la plus grande activité et faites-vous seconder par celle de l’agent national. Tous les envois annoncés emphatiquement et devant venir de Salheyeh et du Caire ont manqué. P.S. Ne laissez sortir du port aucun bâtiment porteur de denrées hors ceux montés par les Français. Où en est la flottille ?
8. (Correspondance de Kléber ) Au Camp de Katieh. Le 22 pluviôse an VII (10 février 1799)296Il est ordonné au général de brigade Damas de partir demain à deux heures précises de l’après-midi pour se rendre en trois jours de marche à la tête du 1er bataillon de la 32e demi-brigade à El Arich. Ce bataillon sera pourvu de cinq jours de vivres qui doivent lui en durer dix. Il fera marcher sa troupe dans l’ordre le plus rigoureux, afin d’être constamment à même de repousser l’ennemi qui ne manquera pas de le harceler sur ses flancs. Je joins à cet ordre, un croquis de la route de Katieh à El Arich et des Stations que doivent faire les troupes. Le général Damas réunira au 1er bataillon de la 32e demi-brigade le détachement de la 75e rentré aujourd’hui de Tineh.
9. (Correspondance de Kléber ) Au Général Bon. Katieh, le 22 pluviôse an VII (10 février 1799)
Je pars de Katieh, mon Cher Général, je vais au secours du général Reynier qui éprouve quelques difficultés dans l’attaque d’El Arich. Lorsque le général Verdier arrivera avec la 2e demi-brigade, vous voudrez bien lui faciliter les moyens de venir me joindre aussitôt en mettant à sa disposition tous les chameaux que vous aurez amenés avec vous. Il est instant que nous recevions et des vivres et des munitions de guerre.
–1800 – 10 février : EXPEDITION D’EGYPTE. (Correspondance de Kléber )
1. « Mourad Bey au général Belliard. Le 19 pluviôse an VIII (8 février 1800). Au général français. Le Grand Vizir et mon confrère Ibrahim Bey m’ont écrit que la paix était faite avec les Français et que je ne devais plus commettre. Aucune hostilité envers eux. Vous êtes pourtant toujours à ma poursuite et si les hostiliytés ont lieu, c’est vous qui en serez la cause. Je vous ai prévenu e ce qui se passe, il faut que vous cessiez de me poursuivre et vous pouvez être assuré que l’on ne molestera aucun français. Le porteur de la lettre vous instruira du reste.
2. Le général en chef Kléber à l’ordonnateur en chef. Le 21 pluviôse an VIII (10 février 1800). Mon intention est que vous vous chargiez de toute espèce d’approvisionnements de subsistances des bâtiments de transport et autres destinés à transporter l’armée en France.
2. « Le général en chef Kléber à Monsieur Rosetti. Le 21 pluviôse an VIII (10 février 1800). Je viens d’être informé que vous êtes redevable à la caisse du payeur général de diverses sommes qui doivent être comptées au citoyen Thévenin que vous refusez de payer. Vous voudrez bien, au reçu de la présente, vous mettre en devoir d’acquitter la totalité ou je serai dans la nécessité de vous faire arrêter. »,
–1835 – 10 février : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE – Ollioules héberge un détachement de 40 hommes du 13ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).
–1841 – 10 Février :
1. Promenades dans Toulon ancien et moderne – (fol. 126). — Hommage fait au Conseil municipal par M. Vienne de son ouvrage, ayant pour titre : « Promenades dans Toulon ancien et moderne » (Inventaire sommaire des archives communales de Toulon postérieures à 1789. Série D. Délibérations du Conseil municipal (1805-1852). Op. cit., p. 151.
Vienne (Henri), né à Dijon en 1771, décédé à Geney, près de Nuits, en 1862. Ex-membre de la Congrégation de l’Oratoire, il vint vivre à Toulon, auprès de son fils, officier de marine, après la révolution .de 1830. Il avait dépassé la soixantaine quand il fut nommé bibliothécaire-adjoint, puis archiviste de la ville. En classant les Archives, il conçut, l’idée d’écrire ses Promenades à Toulon, qui constituent une description complète de la ville).
2. DECISION HISTORIQUE DE LA GRANDE-BRETAGNE CONCERNANT LE QUÉBEC – Le 10 février 1841, le gouvernement britannique applique à ses colonies d’Amérique du Nord l’Union Act (« Acte d’Union ») voté le 23 juillet 1840 par le Parlement de Westminster. L’objectif sous-jacent est de dissoudre la communauté québécoise dans l’ensemble anglo-saxon…. Suite à l’Acte d’Union, la Province du Canada nait officiellement et réunit les colonies du Bas-Canada et du Haut-Canada en une seule colonie britannique.
–1842 – 10 février (fol. 28). CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON
– Nomination du secrétaire du Conseil
— Renonciation par le sieur Richard de la concession d’eau, dont il jouissait pour sa maison dite Caserne St-Louis ; il n’est point exempté du paiement de la redevance pour 1841.
— Marché de l’enlèvement des sables, pierrailles, déposés sur la voie publique demande en résiliation, révision du cahier des charges, nomination d’une commission.
— Compte de gestion du caissier de la Caisse d’Epargne pour 1841.
— Approbation du compte rendu des opérations de la Caisse d’Epargne pour 1841 et vote du budget du même établissement pour 1842.
— Balance à bascule, proposition de MM. Béranger et Cie de Lyon.
— Communication au Conseil d’une délibération de la Chambre de Commerce de cette ville, tendant à ce que le chemin de fer projeté de Paris à Marseille soit continué jusqu’à Toulon ; le Conseil adhère pleinement à ce vœu.
— Il est accordé aux trompettes, sergents de ville et concierge de la Mairie une paire de bottes et une casquette en addition des objets mentionnés dans la délibération du 13 mai 1825.
— Demande en gratification par les sieurs Esclangon, Barbe et Rouvier qui ont accompagné les agents des contributions directes dans le recensement des propriétés bâties.
— La Société d’Eclairage de la ville offre d’affecter à l’hypothèque, en échange de son cautionnement de 50.000 fr. en numéraire, un immeuble situé au quartier de la Croix-Vidal, appartenant à M. Mauric ; commission nommée pour examiner si cet immeuble offre les garanties désirables.
— Demande en gratification par M. Latour Marliac, commissaire de police ; il lui est accordé 300 fr.
–1845 – 10 février : Église de Saint-Mandrier – il est procédé à la mise en adjudication de l’église de Saint-Mandrier, la mise à prix étant de dix mille deux cent huit francs cinquante-deux centimes (Gisèle Argensse, 1989, p. 65).
–1887 – 10 février : DÉCES DU CURÉ DE LA SEYNE – Décès de raymondis Ambroise, curé de La Seyne depuis le 1er juillet 1880 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

(Le Baou des 4 Aouros, vu du col du Corps de Garde en 1985)
–1906 – 10 février : LE DEPUTE INVISIBLE DISPARAÎT SUR LES QUAIS DE MARSEILLE – Pierre-Alype, candidat à la députation à la Réunion, s’effondre à Marseille sur le quai d’embarquement sans avoir eu le temps, en une vie entière dévouée à la politique, de rencontrer un seul électeur. Seize années durant, il avait été député de l’Inde française et, pour ses électeurs, le « député invisible » qu’on était sûr de ne pas rencontrer. Puis le vent avait tourné, ce qui l’avait décidé à se présenter à la Réunion, sa terre natale. Dans la mémoire collective, il a été l’homme qui maintint le système des castes dans l’Inde française, mais s’inscrivit comme réformateur sur les bancs de l’Assemblée (Marianne, 1327, p. 69)..
–1911 – 10 février : Le nouveau cimetière de la section de Saint-Mandrier est enfin terminÉ (Gisèle Argensse, 1989; p. 126).
–1914 – 10 février : FONDATION DE « FORTUNIO » QUI DEVIENDRA « LES CAHIERS DU SUD ». Marcel Pagnol fonde, avec quelques copains de khâgne (dont Ballard), la revue littéraire « Fortunio » [Les Cahiers du Sud] à Marseille. La préhistoire des Cahiers du Sud commence en 1913, à Marseille. Marcel Pagnol et quelques amis, bientôt rejoints par Jean Ballard, créent la revue littéraire Fortunio. La guerre interrompt la publication, reprise en 1919 sous l’égide de Jean Ballard (1893-1973). Les Archives de la revue « Les cahiers du Sud » ont été données à la Ville de Marseille en 1976.Il s’agit d’une publication initiée par Marcel Pagnol, en 1913, et perpétuée par Jean Ballard jusqu’en 1967. Son contenu intellectuel et artistique est particulièrement riche d’articles et de textes pionniers, de critiques littéraires, et mérite d’être mieux connu. Dans le cadre de ce projet, seuls les numéros des années libres de droits sont numérisés (1914-1940). Périodique noir et blanc, de format A5 environ, constitué d’une dizaine de pages à ses débuts (1914) puis de plus d’une centaine de pages à partir des années 1920. Elle compte environ 12 numéros par an.
–1918 – entre le 10 et le 13 février : PERTE DU SOUS-MARIN “BERNOUILLI” – Parti en croisière le 10 février, le Bernouilli, Cdt LV René Audry, ne revient pas le 13 du secteur à l’ouest de Cattaro entre les parallèles 42°15 et 42°25 et les méridiens 17°50 et 18°. Les recherches faites le 13, 14 et 15 par torpilleurs et avions en trouvent aucune trace. Il a dû certainement sauter sur une mine devant Durazzo. 29 morts.
–1930 – 10 février : PARTI NATIONAL DU VIET NAM – Le parti national du Viêt Nam fondé par Nguyen Thai Hoc en 1927, qui veut expulser les Français avec l’aide de la Chine est brisé après l’échec de la mutinerie de Yen Baï le 10 février 1930.
–1936 – 10 février : sÉance inaugurale de la Caisse d’Epargne de Saint-Mandrier – Dès le 10 février 1936, a lieu dans la salle de la mairie la séance inaugurale de la Caisse d’Epargne de Saint-Mandrier, succursale la Caisse d’Epargne de Toulon. Cette succursale de la Caisse d’épargne de Toulon créée sous Louis-Philippe, le 15 octobre 1832, a tout d’abord à sa tête Marc Baron. La même année, un nouveau Conseil d’administration apparaît avec le bureau suivant : Président : Victor Blanc (ancien combattant, chevalier du Mérite Social). Vice-président : Roger Remay (industriel, ancien combattant). Secrétaire : Gabriel Gaubert (ouvrier du port, ancien combattant, chevalier du Mérite Social). Quant au caissier, le seul rétribué, en poste depuis le 1er mai 1936, il s’agit d’Eugène Revest. Tous ces fidèles bénévoles laisseront leur place à des salariés à plein temps à la fin des années 70). A cette occasion, 300 F sont offerts aux élèves les plus méritants du groupe scolaire. Des livrets sont remis pour l’école de garçons à Pagotto Bruno, Verron Victor, Beaudouard Jack, Aguilar Jean, Ardissone Roger, Guida Joseph. Dimajo Jean et Revest Lucien. Pour l’école de filles à Flour Gisèle, Revest Noëlle, Jouvencelle Christiane (Mme Wérotte Marguerite (née Ajello) a corrigé le nom et écrit Jouvencel), Magliotto Edith Martin Fernande, Bianco Alice, Jouve Andrée et D’Issanto Jeanine (Gisèle Argensse, 1989, p. 199 ; Ken Nicolas, vol. 1.).
–1939 – 10 février :
1. Prise de Barcelone par les Franquistes. Depuis des jours, des centaines de milliers de réfugiés franchissent la frontière française. Toute la Catalogne sera occupée le 10 février. À ce moment, ce seront les Divisions républicaines qui se replieront en France. Pour les héberger, on improvise sur les plages des baraquements, à Argelès, à Collioure, etc. qui servent de « camps de concentration ». La Presse de gauche s’indigne des traitements indignes auxquels sont exposées les populations et les soldats internés, qui souffrent du froid, de l’humidité et de la faim. La presse de droite déplore que l’on dépense de l’argent pour recueillir des individus qui peuvent être dangereux pour la sécurité de la France. S’ils n’ont rien à se reprocher, qu’ils rentrent chez eux. Ces camps de concentration serviront moins de deux ans après, sous l’occupation, aux prisonniers français (Henri Ribot).
2. LE PAPE EST MORT – Pie XI meurt, les drapeaux sont mis en berne dans la section et un service funèbre est célébré dans l’église de Saint-Mandrier, à la mémoire du Pape quelques jours après. Tout le monde se réjouit lorsque le cardinal Pacelli sous le nom de Pie XII va régner sur 350 millions de catholiques (Gisèle Argensse, 1989, p. 207 écrit Vacelli au lieu de Pacelli).

(Le Revest et le barrage en 1976)
–1941 – 10 février : l’amiral François Darlan devient vice-président du conseil, successeur désigné du maréchal Pétain, l’équivalent du chef du Gouvernement actuel. Il sera poussé à la démission en avril 1942 et assassiné quelques mois plus tard à Alger.
–1943 – 10 février : MANIFESTE DU PEUPLE ALGÉRIEN- Un Algérien musulman, Ferhat Abbas, publie le Manifeste du peuple algérien et revendique une pleine autonomie pour l’Algérie.
-1944 – 10 février : Ouvriers des F.C.M. astreints au service des gardes-voies. Une décision directoriale du 10 février 1944, informe les ouvriers que désormais les services de la garde des voies ne les dispensent pas de reprendre le travail le lendemain et que toute absence entraînera la perte du salaire journalier et des sanctions (A.D.Var : 1W24. Note d’information du 11 février 1944 au préfet).
–1945 – 10 février : Anne Frank Meurt en déportation à Bergen-Belsen (Allemagne). Annelies Marie Frank, plus connue sous le nom d’Anne Frank, était née le 12 juin 1929 à Francfort-sur-le-Main (Allemagne). Disparue à 16 ans, elle représente à elle seule la jeunesse qui a souffert et péri dans les camps d’extermination nazis. Au-delà des chiffres terrifiants des victimes du nazisme, elle confère une humanité certaine à ceux que le Troisième Reich a tenté de déshumaniser… Elle est connue pour avoir écrit un journal intime dont le titre français est « Le journal d’Anne Franck ». D’après une étude réalisée en 2015 par des historiens pour l’institution Maison Anne Frank, celle-ci déclare que « le jour de sa mort a plus probablement eu lieu en février ». Elle souffrait du typhus dès la fin du mois de janvier. Or la « plupart des décès dus au typhus ont lieu douze jours après l’apparition des premiers symptômes », d’après l’Institut néerlandais pour la santé publique. « Il est donc improbable qu’elles aient survécu jusqu’au 31 mars 1945 », comme on le pensait jusque-là.
–1947 – 10 février : Signature des traitÉs de paix avec l’Italie, la Bulgarie, la Finlande, la Hongrie et la Roumanie (Jean-Charles Volkmann, 2003.). Ce traité rectifie les frontières italiennes, roumaines, bulgares, finlandaises et hongroises.
–1953 – 10 février – A SAINT-MANDRIER, LE QUARTIER DU Pin Rolland commence à se dÉvelopper ; les premières villas voient le jour et une agglomération importante nécessite la création d’un poste d’abonnement public téléphonique. Mlle Cauvi est nommée gérante du poste en février 1953, une mensualité de 1 000 F lui sera allouée.
Le Conseil Municipal de Saint- Mandrier délibère au sujet l’Avenue Marc Baron qui présente un danger constant entre l’église et la maison Boyé parce que dans certains endroits, sa largeur est inférieure à 3 m. Ce chemin rural se raccordant à la route de la Marine desservant les ouvrages militaires de la presqu’île, assure un trafic très important et qu’il est fréquenté par des camions de gros tonnages, que le danger est encore aggravé du fait de la fréquentation de ce chemin par les élèves de l’école de garçons et qu’il desservira le groupe scolaire. D’autre part, un terrain de basket-ball sera aménagé à proximité des écoles et du terrain de sport. Les propriétaires consultés ont cédé à l’amiable au prix normal de 250 F le mètre carré, le terrain nécessaire au tracé de la nouvelle route. Il sera dressé un acte d’achat avec : Mme Mathieu pour une surface de 221 m2, M. Barbe J. pour une surface de 198 m2, M. Barbe C. pour une surface de 270 m2, M. et Mme Gibert pour une surface de 655 m², M. et Mme Escartefigue pour une surface de 1647 m².
L’alimentation en eau de la commune a occasionné de graves difficultés et des ennuis avec la Marine, mais le projet d’adduction d’eau est à l’étude. La pénurie d’eau ne fait que s’aggraver de jour en jour et on pense même qu’elle peut engendrer de graves épidémies. Le Conseil Municipal considère que l’installation dans la presqu’^le de nombreux fortins, notamment de l’école de D.C.A., tous alimentés par la seule conduite d’amenée de La Seyne à Saint-Mandrier , ne fait qu’accroître cet état de choses.. Aussi demande-t-il à Monsieur le secrétaire d’Etat à la marine, à M. le Vice-Amiral d’Escadre, au Préfet maritime, de revoir la question des effectifs de la marine stationnés sur le territoire de la commune. La distribution d’eau par la seule conduite de 200 mm d’amenée en provenance de La Seyne (réservoir des Moulins) a été prévue pour une population maximum de 2000 habitants alors la fourniture intéresse près de 7000 âmes sur le territoire, dont 5000 marins (Gisèle Argensse, 2000 ; p. 36-37).
-1986 – 10 février : Ouverture du Maxi-procès de la Mafia sicilienne à Palerme (Italie), avec 474 mafieux inculpés, y compris des hommes politiques. Le procès a eu lieu suite à l’arrestation en 1984 du premier repenti important de la Cosa nostra : Tommaso Buscetta. 350 mafiosi seront condamnés. Au programme du procès : 120 meurtres, trafic de drogue et extorsions, ainsi qu’appartenance à la Mafia.
-2005 – 10 février :
1. Manifestations de plus de 100 000 lycÉens dans plusieurs villes de France dénonçant la réforme du baccalauréat voulu par la loi Fillon.
2. L’Arabie Saoudite connait ses premières Élections, uniquement municipales, et, chamboulement au royaume, deux femmes ont été élues dans la ville de Jeddah, deuxième ville du pays.
-2007 – 10 février : A Évenos (Var) – conférence d’Henri Ribot : « EVENOS – 2000 SIECLES D’OCCUPATION HUMAINE ».
–2015 – 10 février : Aux États-Unis D’AMÉRIQUE, trois personnes sont tuÉes par balle dans une école proche de l’université de Caroline du Nord. Le meurtrier aurait agi suite à un différent de stationnement.
–2020 – 10 février : DÉcès de Claire Bretécher, dessinatrice de BD française née le 7 ou le 17avril 1940.
–2021 – 10 février : « UNE » de Var-Matin.
1. Hôpitaux en alerte. Le nombre d’hospitalisations est au plus haut. Le point sur l’épidémie dans le Var : Ce 9 février,571 personnes sont actuellement prises en charge à l’hôpital (réanimation prise en compte), pour Covid (Amandine Rebourg).
2. La Seyne : le projet de la « cathédrale d’images » divise.
3. Six-Fours : le Tour de La Provence arrive demain au Brusc.
4. Rugby-Toulon : Julien Ory ou la réussite d’un joueur atypique.
5. Hand-Ball féminin : Toulon Saint-Cyr change subitement d’entraîneur.
–2024 – 10 février : « UNE » de Var-Matin.
1. Interpellations dans des domaines viticoles du Var. Coup de filet contre le travail illégal (p. 5).
2. « Des prix vont baisser »présent hier dans les Alpes-Maritimes, le ministre de l’économie a répondu à nos questions (p. 2 et3).
3. La Seyne : Cours Louis Blanc, le marché a perdu de sa couleur, p. 11.
4. Le MAG.histoire : Le destin du château d’Horace Vernet, p. 58-59.
5. Cyclisme : tout savoir sur la 1ère édition de la Classic Var (Cahier central).
–2026 – 10 février : A Sanary, médiathèque Jacques Duhamel et dans le cadre de l’atelier de l’association Découverte et Civilisation, nous accueillerons Frédéric MORCHIO qui nous présentera son étude sur la commune du Revest aux 17e et 18e siècles. Frédéric Morchio, de vieille famille sanaryenne, et directeur adjoint du Centre Archéologique des Var, a fait son cursus universitaire à Aix en Provence.

(Le Revest – ruine d’une maison du hameau des Olivières)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
Puisque vous avez du mal à me décrire la principale caractéristique de votre mari, dit un conseiller conjugal, on va la découvrir petit à petit, en jouant au portrait chinois. Voyons, s’il était une plante, ce serait ?
– Un cep de vigne !
– Un animal ?
– Une grive
– Un étranger ?
– Un Polonais.
– Une ville ?
– Bordeaux.
– J’aimerais beaucoup faire sa connaissance, conclut le conseiller conjugal. Le premier soir où vous aurez l’occasion de rendre visite à votre mère, je serais heureux de passer chez vous pour bavarder un peu avec votre mari. Dites-lui que pour mettre la conversation sur un terrain qui lui est familier, je ne viendrai pas seul. Je serai accompagné de deux bouteilles de Château Haut-Brion 1990 dont il me dira des nouvelles.

Il est à présent 6 h 30 et je dois vous quitter.
Bise aux filles, poignée de mains aux garçons.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon MARDI à tous et à demain pour fêter Notre-Dame de Lourdes.

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