EPHEMERIDES DU 1er FEVRIER 2026

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EPHEMERIDES DU DIMANCHE 1er FEVRIER 2026, 15e ANNÉE (n° 5011).

ILLUSTRATIONS :.

Le premier février 1943 débutait le dynamitage du Vieux Port de marseille par le génie allemand

LES FÊTES.

Le premier février, veille de la Chandeleur où « l’hiver se passe ou prend vigueur », nous fêterons sainte Perpétue qui fut sans doute arrêtée sur dénonciation puis jugée à Tebourba avant d’être emprisonnée à Byrsa avec l’enfant qu’elle allaitait. Traînée dans l’amphithéâtre, elle dut subir la charge d’une vache sauvage qui ne parvint pas à la tuer. Il fallut qu’un homme accomplisse ce que les bêtes n’avaient pas pu faire.

Nous fêtons également sainte Ella qui fut abbesse de Layrock, en Angleterre ainsi que Viridiane, religieuse italienne morte en 1242.

D’après Marcel Provence, autrefois, en Provence, c’était le jour de sainte Brigitte qui, dans quelques paroisses, était réputée comme protectrice des cultures. A Saint-Vallier (pays de Grasse) où elle a sa chapelle à deux kilomètres, on faisait une neuvaine pour assurer la récolte des céréales et les garantir contre le souffle du mistral qui en secouant les épis, en faisait tomber la graine. De plus on se rendait en procession à cette chapelle tous les dimanches depuis l’Invention jusqu’à l’Exaltation de la Croix, soit durant le temps où les récoltes sont pendantes.
Dans la vallée de l’Ubaye on invoquait sainte Brigitte contre la grêle. On la suppliait dès qu’éclatait le tonnerre. Quand la grêle annonçait ses escadrons, on sonnait la cloche et on priait la sainte d’épargner la paroisse. En Dauphiné, la sainte protégeait les récoltes et écartait la grêle. Cet appel à la sainte pour la protection des cultures et la lutte contre la grêle – probablement aussi contre l’orage -, est peut-être à l’origine de la présence de la chapelle qui lui est dédiée sur l’une des hauteurs de Vidauban.

Le calendrier républicain réserva ce jour, le 13e du mois de pluviôse, au laurier vrai, ou Laurier sauce.

DICTON : En février s’il gèle et tonne, c’est la marque d’un bel automne.

PENSEE : La découverte est proprement une conquête de l’esprit humain ; l’invention en est une production (Lafaye, Dictionnaire des synonymes).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre. En ce jour anniversaire de la décision de François Premier d’ordonner au Parlement de Provence d’exterminer les Vaudois, je crois bon d’évoquer avec Jean-Paul Chabrol, Les Camisards et la conquête de la liberté de conscience (Ed. Alcide jeunesse, 2019, 76 p., n° d’enregistrement : H 21173 B 9).

Le livre :  En 1685, Louis XIV décide d’imposer le catholicisme comme unique religion de son royaume. Une répression terrible s’abat alors sur les protestants : les hommes sont condamnés aux galères, à la roue ou au bûcher, les femmes emprisonnées et les enfants envoyés dans des couvents. La pression sur la population réformée est à son comble. La révolte éclate.

L’auteur : l’historien Jean-Paul Chabrol, que nous avons fait intervenir à deux reprises à Découvertes et Civilisations (Sanary), raconte l’âpre conquête de la liberté de conscience, de la Réforme à la Révolution françase. C’est dans ce cadre que l’épopée des Camisards, qui n’a duré que deux ans, a marqué l’histoire de la France et de l’Europe, mais aussi celle des Cévennes qui resteront dès lors une terre de résistance.

METEO MARINE PORT DE SANARY-sur-Mer (5°48’,102 E Lat : 43°6’,9 N Alt : 0 m).   Pour Sanary-sur-Mer : Avis de vent frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.  Ensoleillé malgré quelques nuages arrivant en fin de matinée. Le soir, ciel peu nuageux. Vent d’WNW force 4 le matin devenant NW force 3 le soir. Rafales atteignant 22 noeuds en milieu de journée. Mer agitée devenant assez agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. 13° max.

ÉPHÉMÉRIDES.

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. (INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’intégrale des éphémérides seulement accessibles sur mon site).

EGYPTE  : Les 6 lettres que nous mentionnons in extenso dans le cours de ces éphémérides ferment pratiquement l’épopée de l’expédition française en Egypte initiée par Bonaparte et commandée par son successeur, le général Kléber. Nous pouvons les résumer en trois points :

La fin de l’illusion d’une conquête durable de l’Égypte,

Le tiraillage entre idéaux des Lumières et réalités militaires,

La figure de Kléber comme chef pragmatique, légaliste et humaniste,
à un moment où la Révolution française bascule.

SANARY : 798e livraison. –1714 – en février : la communauté de Saint-Nazaire (Sanary) décida d’acheter la maison qui avait été louée comme maison commune en 1694. Par acte passé devant Maître ANDRAC, notaire, les hoirs de Charles Bernard, la vendirent à la commune. Dans cette maison dont la communauté n’occupait que les étages, il y avait des locataires dans deux magasins du rez-de-chaussée, et la porte de la rue de Vintimille était ouverte à toute heure et comme la porte de l’étage était vieille et de faible épaisseur, les archives de la communauté qui avaient été sorties de la tour, n’étaient guère à l’abri d’un acte de malveillance. Le rez-de-chaussée qui comprenait deux magasins fut réuni en une seule salle en abattant la cloison de séparation. Au premier étage on fit une cheminée, on refit la façade, on changea les fenêtres car elles étaient vieilles, de sorte que les jours de pluie l’eau entrait, et l’hiver le vent froid de la mer empêchait les commis de travailler. On fit boucher la porte qui donnait sur la rue VINTIMILLE (aujourd’hui rue Félix PIGEAUD) et on en ouvrit une donnant sur le port. Un couloir fit suite à la porte d’entrée. La Municipalité s’installait dans ses meubles. Notre Mairie actuelle se fit par l’adjonction des deux maisons contiguës comme nous le verrons plus tard. Cette maison fut achetée pour le prix de 750 livres. Ce n’est donc pas la date de 1890 que l’on devrait voir au fronton de notre mairie, mais celle de 1694. La date de 1890 n’est que celle d’un agrandissement et d’une rénovation due à Manus MICHEL, en particu­lier le fronton car il fallait y placer l’horloge qui se trouvait jusqu’alors sur le clocher de l’église détruite pour faire place à l’église actuelle.]

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 999e livraison. –Au mois de février 1217 : Ray­mond Bérenger accorda aux habitants de Château-Gom­bert une exemption de toutes impositions et voulut que leur terroir fût uni à celui de Marseille (registre Perdicis de la Cour des Comptes, fol. 234) ; mais cette disposition ne fut pas exécutée, et dans les actes postérieurs qui portent délimitation des terroirs d’AlIauch et de Marseille, c’est, sauf celui du 18 juillet 1551 (arch. du Chap., liasse G. 78), à la limite du terroir de Château-Gombert que sont posées les bornes. Aussi un arrêt du Parlement, du 15 novembre 1571, déclare-t-il  que le quartier de Château-Gombert est du terroir d’Allauch.

LA SEYNE-SUR-Mer : 685e livraison. -1658 – 1er février : ENREGISTREMENT AU PARLEMENT D’AIX DES LETTRES PATENTES PORTANT DESUNION ET SEPARATION DE LA SEYNE ET DE SIX-FOURS – Des termes furent mis en place aux endroits retenus par cette commission, en y comprenant ceux déjà existants depuis le lieudit « Boudai » jusqu’à « Cancélié » qui furent maintenus ; les autres bornes tirant vers le midi jusqu’à la tour de garde du sommet de Sicié, laquelle tour fut déclarée comme devenant commune aux deux terroirs, les veilleurs devant être entretenus désormais à frais communs par les communautés de La Seyne et de Six-Fours. Les frontières de La Seyne confrontèrent au nord les limites du territoire d’Ollioules qui rejoignaient celles de Toulon à La Goubran ; à l’ouest, du côté de Six-Fours, la ligne de séparation fut jalonnée par les quartiers Farlède, Millone, Pourquier, Allègre, Janas et les terres gastes de Sicié, la chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Garde continuant à appartenir à la paroisse et à la communauté de Six-Fours. Il fut convenu que le lieu de « Boudai », où la jeunesse des deux pays avait coutume de danser et de se réunir les jours de fête, resterait indivis et à la disposition des parties, mais que les moulins qui s’y trouvaient demeureraient la propriété de Six-Fours. A l’est, la commune de La Seyne fut uniquement bornée par la mer ; ses rivages étant baignés par la petite et par la grande rade ; elle engloba toute la presqu’île de Saint-Mandrier.

OLLIOULES : 684e livraison. –2019 – 1er février : Sous un ciel menaçant, dans l’après-midi, nous honorons la mémoire de  Jacques, le papa de notre ami Didier Martina-Fieschi par un hommage civil devant la Mairie d’Ollioules suivi d’une cérémonie à l’église Saint-Laurent.
En souvenir de lui, voici un extrait du récit de son enfance et de sa jeunesse à Ollioules, publié dans le n°7 des Cahiers de l’ouest varois (Regards sur un terroir : Ollioules, Ed. du Foyer Pierre Singal,  83110 Sanary-sur-Mer, 2003, 326 p.) : « … Nous avions tout le temps, dans ces commerces, de sentir les bonnes odeurs des fruits et des légumes, et de  nous extasier devant les marchandises savamment présentées au regard des acheteurs. Les odeurs de caillettes fraîchement cuites emplissaient l’air de la rue Baudin  et se mélangeaient avec celles des fascines (en provençal, feissino) de pin qui brûlaient dans les fours des boulangeries. Arrivés devant la Mairie, sous les deux superbes lampadaires à deux branches (disparus depuis), nous faisions le tour du tonneau d’anchois qui étincelaient à la lumière des réverbères, bien rangés en cercles et nageant dans le gros sel. Puis nous nous attardions auprès du marchand de coussinous, ce fromage blanc à odeur assez forte sur lequel  grouillaient quantité de petits vers rouges qui semblaient suivre la flûte d’un charmeur de serpents. C’était le régal de Félix le maçon qui étalait ce fromage avec son canif sur une large tranche de pain, et qui, en écrasant crème et vers, murmurait, en voyant un vers plus gros que les autres : « oh ! lou bouan ! » et s’en régalait. Souvent, était aussi présent le marchand de suce miel dont le petit étalage nous faisait saliver de plaisir. Ces suce miel étaient confectionnés comme des sucettes : autour d’une baguette de bois de quinze centimètres se trouvait vers le haut le miel qui y était enrobé, entouré d’une mince pellicule de papier transparent sur lequel était imprimée une vignette avec des personnages enfantins, que l’on enlevait et suçait. Quel régal pour ceux qui pouvaient s’en acheter un ! … » Repose en paix, Jacques !

ÉPHÉMÉRIDES.

L’INTEGRALE.

1178 – 23 janvier et 1er février  – Le nom de Citadelle Babon n’apparaît qu’en 1178. La ville basse est castrum en 904 (Poly 1976).

« Marseille. Accord entre le prévôt et le chapitre de Marseille, et Guillaume le Gros et Raimond Geofroi (Raimond Geofroi, dit Barral, est en 1190 qualifié : vicem domini Ildefonsi, régis Aragonum, in Provincia gerens (Bouche, Chorographie et histoire de Provenir, p. 1042) ; en avril 1191, dans le privilège délivré à Digne par le roi : Barralis procuratoris Provincie, dans Guichard, Essai sur le caminalat, 1. II. p. 14) ; en Juillet 1192 ; procurator Provincie, voir à cette date), en présence de Geofroi de Marseille (probablement leur autre frère, alors Jeune, qui devint évêque de Béziers) et d’autres. Le prévôt leur remet la moitié du mont Babon, ses pentes, sauf le champ qui appartient à l’œuvre de la cathédrale devant l’entrée du port, et celui qui est devant la porte du château au-dessus de l’église de Saint-Sauveur, sauf encore ce qui se trouve en dehors des vieux murs du château, vers l’église de la Major, en droite ligne jusqu’à la mer ; à condition d’acenser à profit commun la montagne bâtie à frais communs ; le chapitre y retient un terrain pour s’v bâtir une maison ; les vicomtes en auront un autre pour eux. Tous les droits d’acapte, cen­ses. leydes, cosses, les droits de justice, de fours, etc., perçus  dans ce périmètre, devront être partagés également entre le prévôt et les vicomtes. Des règlements sont établis pour l’exercice de la justice, etc. » (Acte 263 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Evêché de Marseille, Livre jaune, fol. 19 v°. a. Albanès et Chevalier, G allia .. . Marseille, n° 1104).

Au mois de février 1217 : Ray­mond Bérenger accorda aux habitants de Château-Gom­bert une exemption de toutes impositions et voulut que leur terroir fût uni à celui de Marseille (registre Perdicis de la Cour des Comptes, fol. 234) ; mais cette disposition ne fut pas exécutée, et dans les actes postérieurs qui portent délimitation des terroirs d’AlIauch et de Marseille, c’est, sauf celui du 18 juillet 1551 (arch. du Chap., liasse G. 78), à la limite du terroir de Château-Gombert que sont posées les bornes. Aussi un arrêt du Parlement, du 15 novembre 1571, déclare-t-il  que le quartier de Château-Gombert est du terroir d’Allauch.

1300 – 1er février : lieu-dit de Marseille – Tor batallier (charte aux archives municipales). Tour Batailler – lieu-dit, quartier de Saint- Charles (1872).

1328 – 1er février : Ratier de Lénac, 41ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 34ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. ratier de LÉNAC, 1er février 1328, puis abbé de Moissac, 18 août 1334 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).

1332 – 1er février : Trets – Vente par Alasie Barrière, veuve de Bertrand Hugolen, damoiseau de Trets, et son fils, à Jean Mayorgas, notaire, d’un pré à Trets, sous la suzeraineté de Reforciat d’Agoult (Acte 644 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Notes sur Trets, par F. André).

1350 – février : Le Rolland – quartier rural, commune de Roquevaire. Première mention : Roland, février 1350 (registre aux archives de Saint-Victor). Lo Cros Rolandinum 1532 (acte aux archives de Saint-Victor.Note : un « cros » est une doline, un espace en cuvette recueillant les eaux de ruissellement, fréquemment devenue par la suite un (en)clos cultivé.

1467 – février : La mise en valeur des produits du pays pour satisfaire les besoins locaux entraîne la protection de l’industrie par des règlements comme celui des cordiers en chanvre, de février 1467, dont la profession concerne au premier chef les Ollioulais, puisque les plaines humides du petit et du grand plan étaient exploitées afin de produire du chanvre, que l’on faisait rouir à Lagoubran ou au Negador, « nayar canebes mascles et femels (Nayar, rouir, désagréger les fibres du chanvre par immersion) », que l’on faisait ensuite sécher à Pierre Pigne et à la Cancelade.

1512 – 1er février : jour de l’entrée solennelle de Denis, nouvel évêque de Toulon – la Communauté lui offre six massepains de dragées, six torches, un fiasquet de nectar ou hypocras, cent néoules (oublies) et… douze gélines. S’il faut en croire le Furetière (1690), l’hypocras (d’un mot grec signifiant  « mélangé » était un breuvage passant pour du vin de liqueur, composé de vin, de sucre, de cannelle, de girofle, de gingembre et autres ingrédients. Quant au fiasquet, c’était une bouteille, voire une petite outre. Quant aux néoules, c’étaient des moules à oublies, pâtisseries faisant partie des offrandes qu’un vassal offrait à son seigneur (Trésor du Félibrige). Le massepain est une pâte de confiserie traditionnelle confectionnée à base d’amandes mondées et finement moulues, mélangées à du blanc d’œuf et du sucre, dans une proportion respective de ⅔ et ⅓. La géline désignait la volaille en générale et la poule ou poularde en particulier. Elle faisait également partie des offrandes d’un vassal à son suzerain.

1529 – 1er février : lieu-dit de Marseille – Homme-Mort (registre aux archives de l’Evêché). Homme-Mort, sommet d’une des collines de Saint-Marcel, au midi de la Millière (1872). Ce terme, très répandu, est généralement donné à la suite d’une mort suspecte (suicide, crime). C’est la moderne appellation du Plan de Coulon. Aucun acte à notre connaissance, ne mentionne ce nom-là antérieurement au suicide du tailleur de pierres DECHAUX. Une carte du début du XIXe siècle, mentionne toutefois le point 390 (sommet Sud) : Tête de l’Homme, sans doute par sa ressemblance avec un profil humain vu de la mer (H. Imoucha, 1949).

1545 – 1er février : François PREMIER ordonne au Parlement de Provence d’exterminer les Vaudois – François Ier était vieilli et malade. De plus, la quatrième guerre ouverte pour le châtier de s’être allié à un musulman s’est achevée avec le Traité de Crépy-en-Laonnois qui n’apportait aucun avantage pour la France qui renonçait à la suzeraineté sur la Flandre et l’Artois et abandonnait le Piémont et la Savoie, tandis que Charles Quint renonçait à la Bourgogne. Obsédé par les évêques provençaux et surtout par le cardinal de Tournon, sous la domination duquel il était tombé, il expédia (1er février 1545) de nouvelles lettres patentes qui enjoignaient au parlement d’Aix d’exécuter son premier arrêt de 1540, à la suite du saccage et à l’incendie de l’abbaye de Sénanque par les Vaudois excédés des exactions qu’ils subissent. Et à cet effet « d’assembler le ban et l’arrière-ban, de faire en sorte et manière que force et obéissance demeure au roi et à justice, et que le pays soit dépeuplé et totalement nettoyé de tels séducteurs et gens malsentants de la foi ».

Le président d’Oppède constitua aussitôt comme exécuteurs de l’arrêt le président de chambre de Fonds, les conseillers Badet et Tributiis, et l’avocat général Guérin. Usant de son pouvoir discrétionnaire, il appela à lui le fameux capitaine Polin de la Garde, le négociateur heureux de l’alliance turque, qui venait d’arriver à Marseille à la tête de quelques bandes d’anciens soldats de l’armée du Piémont. Polin aurait pu se récuser, car les Vaudois n’avaient même pas fait un simulacre de résistance, mais il était dépourvu de scrupules. S’il accepta la réquisition d’Oppède, c’est qu’il trouva l’occasion favorable pour occuper l’activité turbulente de ses hommes, et aussi pour tenter quelque fructueuse opération, où le pillage se colorerait du beau nom de zèle religieux. Peut-être ne calcula-t-il pas la portée de cet acte, où il allait entacher sa réputation et compromettre son avenir (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).

-1559 – 1er février : lieuX-ditS de Marseille

1. Cabre morte (registre aux archives de l’Evêché). Cabre-Morte lieu-dit, dans les collines de Carpiagne.

2. Aygues vives (arch. de l’Evêché). Eaux-Vives, ruisseau qui prend naissance dans les collines de Saint-Cyr, et qui se jette dans le vallon de la Barasse. Première mention : Aïgos vivos, 30 mars 1483 (arch. de l’Evêché) puis Font d’aygas vivas, 30 septembre 1486 (ibid.).

3. Terre de Jean le Maire, appelée l’Hôpital de Reyne (registre aux archives de l’Evêché). La Mère – hameau du quartier de la Valentine(en 1872).

1632 – 1er février :naissance à Saint-Nazaire de Raymon de Saint-Maurice, conseiller puis député de Saint-Nazaire, fut capitaine de brûlot en 1676 (réf. Rotger B., 1984, p. 100. Lors des débats qui précédèrent la séparation d’Ollioules et de Sanary, le député de Saint-Nazaire est Raymond de Saint-Maurice, né le 1er février 1632 à Saint-Nazaire et  mort au même lieu le 10 juillet 1699, qui fut capitaine de brûlot en 1676. Il monta un navire durant la guerre, brûla un navire espagnol, prit une felouque chargée d’Espagnols. Ensuite, il fut commandant du port. Il fut de retour avec un vaisseau chargé de bled et une felouque chargée d’huile. Il demanda son congé qui lui fut accordé et ensuite il fut oublié. Plus tard, il fut récompensé.]

1641 – février : Le Comte Magdelon de Vintimille qui avait de nombreux différents avec les Ollioulais s’engagea à payer les frais et dépens que les habitants de Sanary pourraient avoir pour la séparation d’avec Ollioules ; une autre transaction concernant les moulins de Sanary ne put aboutir, dès février 1641 (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 (texte intégralement repris dans Rotger B., 1990, p. 9-10.).

-1658 – 1er février : ENREGISTREMENT AU PARLEMENT D’AIX DES LETTRES PATENTES PORTANT DESUNION ET SEPARATION DE LA SEYNE ET DE SIX-FOURS – Notification des lettres patentes portant désunion et séparation du lieu de la Seyne d’avec la commune de Six-Fours, daté de juillet 1657, enregistrées au Parlement d’Aix le 1er février 1658.

L’acte d’élection en communauté indépendante consommé, il fallut procéder aux opérations de la délimitation des nouveaux terroirs respectifs de La Seyne et de Six-Fours comme il était prévu dans les actes des mois de juillet 1657, 1er février 1658 et leurs annexes. A cet effet, la Commission des experts désignée par l’arrêt du 1er février 1658 se rendit sur les lieux. Placée sous la présidence de M. François de Thomassin, conseiller du roi, elle comprenait, notamment, François Spagnet, écuyer de la ville de Brignoles, Pierre Bonnet, secré­taire de la Cour du Parlement d’Aix, Jean-Baptiste Vincens et un certain nombre d’avocats et experts nommés d’office pour l’objet à remplir ; on fit appel aussi à un homme de l’art nommé Antoine Concullat, géomètre-arpenteur.

Des termes furent mis en place aux endroits retenus par cette commission, en y comprenant ceux déjà existants depuis le lieudit « Boudai » jusqu’à « Cancélié » qui furent maintenus ; les autres bornes tirant vers le midi jusqu’à la tour de garde du sommet de Sicié, laquelle tour fut déclarée comme devenant commune aux deux terroirs, les veilleurs devant être entretenus désormais à frais communs par les communautés de La Seyne et de Six-Fours. Les frontières de La Seyne confrontèrent au nord les limites du territoire d’Ollioules qui rejoignaient celles de Toulon à La Goubran ; à l’ouest, du côté de Six-Fours, la ligne de séparation fut jalonnée par les quartiers Farlède, Millone, Pourquier, Allègre, Janas et les terres gastes de Sicié, la chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Garde continuant à appartenir à la paroisse et à la communauté de Six-Fours. Il fut convenu que le lieu de « Boudai », où la jeunesse des deux pays avait coutume de danser et de se réunir les jours de fête, resterait indivis et à la disposition des parties, mais que les moulins qui s’y trouvaient demeureraient la propriété de Six-Fours. A l’est, la commune de La Seyne fut uniquement bornée par la mer ; ses rivages étant baignés par la petite et par la grande rade ; elle engloba toute la presqu’île de Saint-Mandrier.

Chacune des communautés ainsi séparées fut chargée de la moitié de la totalité de l’affouagement antérieur de l’ancien territoire de Six-Fours qui était de treize « feux », soit six feux et demi chacune. Ce chiffre sera modifié par la suite en raison du développement démographique de La Seyne. Toutes les dettes, passives et actives, furent partagées par égales portions à supporter par les deux parties étant entendu que la communauté de La Seyne serait obligée de payer « à perpétuité » une indemnité de droit de 101 pins à celle de Six-Fours. Il fut également convenu qu’il serait permis aux habitants de La Seyne d’abreuver les bestiaux et de prendre de l’eau, de faire les lessives aux fontaines et puits communs du terroir de Six-Fours, d’user de diverses franchises et libertés qui seraient d’ailleurs réciproques aux deux cités.

Ainsi fut constituée la personnalité territoriale de la nouvelle commune de La Seyne qui fut maintenue intégralement pendant près de trois cents ans, l’amputation de la presqu’île de Saint-Mandrier ne datant que de 1950 (Louis Baudoin, 1965, p. 174). Mais le partage des fonds qui devaient appartenir à la jeune communauté ne fut fait que 10 mois plus tard (Adolphe Meyer, 1859, p. 145).

Cet événement important vint renforcer le désir des habitants de Saint-Nazaire de se séparer d’Ollioules (L. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).

1661 – février : Commandeur de l’ordre de Malte en 1659, le chevalier Paul effectua en 1660 et en 1661 des croisières de protection du commerce devant Tripoli, Alger, Tunis et prit 2 corsaires algériens en février 1661.

1669 – 1er février : Louis XIV apporte les premières restrictions à l’Edit de Nantes.

1689 – en février : un massacre arrêtera provisoirement la progression du prophétisme dont les manifestations reprennent en 1700, jusqu’à devenir violentes au printemps 1702.

1699 – février : Le Conseil de Sanary adopte un règlement pour le fonctionnement des moulins et achète une balance pour la mouture et le blé (B. Rotger, 1984, p. 129, d’après les archives communales).

1703 – en février :  le maréchal de Montrevel remplace le maréchal de Broglie à la tête des troupes, qui reçoivent des renforts. En octobre, le « brûlement » des paroisses des Cévennes est organisé pendant que les habitants sont regroupés dans les bourgs pour priver les Camisards de leur soutien.

1703 – 1er février : lieu-dit de Marseille – Vallon de Vauvarenois (registre aux archives de l’Evêché). Val d’Arène – lieu-dit, quartier de Saint- Loup, près de Vaufrège. Première mention : Larena, 14 janvier 1440 (ibid.).

1704 – en février :  Très abondante récolte d’olives à Trans : nombre de moulins à huile insuffisant (Honoré L., 1929 ; ADV, BB 12 f° 574)

1707 – 1er février : L’église de Château-Gombert, concédée au prévôt et au Chapitre de la Major en 1163, a été rétablie une première fois, le 25 juillet 1351 (charte aux archives de l’Evêché) et en dernier lieu, le 1er février 1707 (Cal. de 1713).

1708 – février : le comte d’Artaignan, lieutenant général des armées du Roi, vient à Saint-Nazaire pour visiter la côte. A son arrivée, on tira des « boëtes », il dîna chez le Maire, et l’on paya un dîner à ses domestiques, et de l’avoine à 6 chevaux. Deux hommes l’accompagnèrent jusqu’au Beausset.

1709 – 1er février : LES CORSAIRES SEYNOIS – Par suite du jugement de l’amiral de France déclarant de bonne prise la tartane « La Sainte-Croix », de La Seyne, qui a été reprise à un corsaire anglais, le 1er février 1709, le capitaine Guillaume Barthélemy reçoit de l’Amirauté, à titre exceptionnel, la moitié du produit de la vente de la Sainte-Croix et de son chargement (Louis Baudoin, 1965).

1713 -1er février : Arrêt de la Chambre des Eaux et Forêts du Parlement de Provence après l’hiver 1709 (exemple de la chartreuse de la Verne, dans les Maures) : [Sauze E., 1998, p. 159 : L’étendue des forêts s’amenuise au cours des siècles. Après le terrible hiver de 1709, des mesures sévères doivent être prises pour assurer la conservation de ce patrimoine foncier :] … il y a quelques arbres morts lesquels portent préjudice aux châtaigniers et les empêchent de croître et exposant le suppliant (l’économe de la Chartreuse de la Verne) dans un péril continuel d’un incendie qui brûlerait toute la forest et le bastiment de la Chartreuse si ce malheur arrivait et comme il luy est très important de faire couper ce bois mort et faire nettoyer les châtaigniers et autres bois pour leur donner le moyen de croître et de produire, requiert le bon plaisir de la cour de luy permettre… Il sera dit que la Cour a permis et permet au suppliant de faire couper et enlever le bois mort qui se trouve dans sa forest et de faire nettoyer les troncs et les seps des châtaigniers et autres bois vifs… sans … couper aucun arbre vif ny les endommager… (Sauze E., 1998, p. 159 : Marseille, archives départementales des Bouches-du-Rhône, B 6167).

1714 – en février : la communauté de Saint-Nazaire (Sanary) décida d’acheter la maison qui avait été louée comme maison commune en 1694. Par acte passé devant Maître ANDRAC, notaire, les hoirs de Charles Bernard, la vendirent à la commune. Dans cette maison dont la communauté n’occupait que les étages, il y avait des locataires dans deux magasins du rez-de-chaussée, et la porte de la rue de Vintimille était ouverte à toute heure et comme la porte de l’étage était vieille et de faible épaisseur, les archives de la communauté qui avaient été sorties de la tour, n’étaient guère à l’abri d’un acte de malveillance. Le rez-de-chaussée qui comprenait deux magasins fut réuni en une seule salle en abattant la cloison de séparation. Au premier étage on fit une cheminée, on refit la façade, on changea les fenêtres car elles étaient vieilles, de sorte que les jours de pluie l’eau entrait, et l’hiver le vent froid de la mer empêchait les commis de travailler. On fit boucher la porte qui donnait sur la rue VINTIMILLE (aujourd’hui rue Félix PIGEAUD) et on en ouvrit une donnant sur le port. Un couloir fit suite à la porte d’entrée. La Municipalité s’installait dans ses meubles. Notre Mairie actuelle se fit par l’adjonction des deux maisons contiguës comme nous le verrons plus tard. Cette maison fut achetée pour le prix de 750 livres. Ce n’est donc pas la date de 1890 que l’on devrait voir au fronton de notre mairie, mais celle de 1694. La date de 1890 n’est que celle d’un agrandissement et d’une rénovation due à Manus MICHEL, en particu­lier le fronton car il fallait y placer l’horloge qui se trouvait jusqu’alors sur le clocher de l’église détruite pour faire place à l’église actuelle.]

1721 – février :

1. Depuis un siècle l’on n’a pas veu plus de pauvreté : achat de mescle pour la convertir en pain qu’on distribuera le jeudi et le dimanche aux indigents (Honoré L., 1929 : février 1717 –  Lorgues).

2. Décrétée à Toulon en février, la quarantaine prend effet en mars. Organisation apparem­ment stricte et fort lourde qui comporte la nécessité de nourrir à domicile par les soins de 600 pourvoyeurs dans les 8 quartiers, les habitants cloîtrés y compris 8 000 indigents qu’on doit entretenir gratis. La Marine, de son côté, prend ses propres mesures de quarantaine, et les consuls avec leur état-major, prêchant d’exemple, s’établissent à l’Hôtel de ville, dont bien peu sortiront vivants.

3. Les Consuls de la Ciotat, en février 1721, remerciaient ceux de Saint-Nazaire qui les avaient prévenus de l’évasion d’un patron venu avec un bateau de MARSEILLE qui, après avoir versé sur le rivage une balle de coton, vint aborder à LA CIOTAT avec son équi­page. Ils l’arrêtèrent car cette affaire les intéressait beaucoup. Pour cela ils demandaient aux consuls de SAINT-NAZAIRE Si on pouvait leur communiquer la marque et le numéro de la balle, car il était probable qu’il s’agissait d’une balle volée sur un des vaisseaux qui faisait la « purge » à LA CIOTAT. La lettre est signée MARIN.

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1721 – 1er février : il ne vient plus de pestiféré à la Charité de Marseille. Mais la peste ravage Toulon. Beaucoup de gens s’installent à Marseille pour y travailler. Mais dans toute l’Europe on craint l’épidémie. A Marseille, la joie des survivants est extraordinaire : C’est alors que toutes ces maisons où peu de jours avant l’on entendait que gémissements ne retentissaient plus que de cris de joie et que l’on vit succéder à la désolation les jeux, les plaisirs, les festins, les bals… (André Maurice, décembre 1983). Malgré l’épidémie, les relations entre Sanary et Six-Fours sont des plus cordiales, « S’il arrivait le moindre soupçon de mal et de santé altérée nous vous avertirions pour que vous puissiez prendre tous les expédients et ne rien hasarder avec nous. Soyez persuadés que nous sommes avec sincérité et estime… signé JULIEN » (Rotger B., 1984)

1725 – février : En février 1725, on déclara au conseil que depuis quelques mois le lieu « était affligé d’une certaine maladie populaire et secrète dans son espèce que même le médecin qui gouvernait les malades ne pouvait pas découvrir ». La propagation de cette maladie étant venue aux oreilles de monseigneur l’Intendant, celui-ci donna ordre au sieur GARNIER lieute­nant de l’amirauté de la ville de TOULON d’envoyer un médecin de la ville pour consulter conjointement avec le sieur MARTINENQ médecin de SIX FOURS, et celui ordinaire du lieu. Ce fut le sieur DURAND médecin de Toulon qui vint se rendre compte de ce qu’il convenait de faire pour découvrir d’où la dite maladie pouvait venir, Nous n’avons pu connaître le résultat de cette consultation, mais le registre des décès ne fait pas état de plus de décès que d’ordinaire.

1747 – février : Belle-Isle arrête une offensive austro-sarde en Provence (Fauchois Y. – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789, dans Collectif 2001 – Le journal de la France et des Français, p. 965.).]

1775 – 1776 : Hiver glacial. Très rude dans le Nord, cette saison ne présenta CEPENDANT aucune anomalie remarquable dans le Centre et le Midi. D’après la description d’un contemporain, « l’embouchure de la Seine sur une largeur de plus de 8000 mètres, se montra, dès le 29 janvier 1776 et les jours suivants, toute couverte de glaces, ainsi que cette partie de la mer comprise entre la baie de Caen et le Cap de la Hève, en sorte que du Havre, la mer paraissait couverte de glace jusqu’à l’horizon ; cette glace était rompue par le flux et le reflux, ce qui donnait à notre mer l’apparence de la Baltique ». Les fortes gelées commencèrent en France dans la nuit du 8 au 9 janvier et durèrent jusqu’au début de février. A Paris, la Seine fut entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Le minimum absolu de température atteignit -17.2° le 29 janvier à Paris et -22.5° à Nancy le 1er février, mais la couche de neige, qui dépassait 4 pouces d’épaisseur, permit à de nombreux végétaux de résister à ces gelées exceptionnelles. Famine (http://herage.org/histoire_climat5.htm).

1775 -février – ABBAYE DE BOSCODON –  Les consuls et les habitants de la communauté des Crottes, scandalisés par les agissements dévastateurs de l’Archevêque, adressent une émouvante supplique en faveur des moines, au Parlement de Grenoble. « A NOS SEIGNEURS DU PARLEMENT

Supplient humblement les consuls et communautés des Crottes dans l’Embrunois. Représentes qu’ils ont le plus grand intérêt de concourir avec les religieux de Boscodon à éviter la destruction de leur monastère. Il est situé dans leur communauté même. Leurs pères y ont fait plusieurs fondations et ils ont consacré une partie de leurs biens au rétablissement de cette maison qui avait été consumée par un incendie.

Les dépenses n’ont point été infructueuses aux habitants ; ils ont dans leur temps, reçu les secours spirituels et temporels les plus abondants de ce monastère : les aumônes qu’ils répandaient, soulageaient les pauvres ; les remèdes qu’ils fournissaient, rétablissaient la santé des malades, qui étaient administrés avec zèle et promptitude par les religieux qui parcouraient cette communauté, d’une lieue d’étendue dans la montagne, pour y répandre des bienfaits et toutes les consolations de la religion.

Tous ces avantages seraient perdus par les suppliants, si la destruction de ce même monastère était consommée ; et on peut même assurer qu’elle entraînerait infailliblement celle de la communauté suppliante.

£n effet, il dépend du monastère de Boscodon une des plus belles forêts de futaies qu’il y ait dans la Province. C’est la seule qui existe dans l’Embrunois. Toute cette contrée et particulièrement la communauté des Crottes n’ont pas d’autres ressources pour la réparation et la reconstruction des bâtiments ; et c’est là où les ingénieurs ont toujours trouvé les bois pour l’établissement et l’entretien des ponts.

Les religieux de Boscodon ont conservé cette forêt avec beaucoup de soin ; mais depuis leur expulsion, il s’y était commis des dégradations immenses qui seraient évidemment continuées jusqu’à son anéantissement absolu, or il n’est que des siècles qui puissent procurer la renaissance de semblables forêts et il est même à craindre que celle dont il s’agit ne puisse jamais être renouvelée… Dans ce cas toute ressource dans l’événement d’un incendie est absolument perdue ; les habitants ne pouvant rétablir leurs bâtiments seront obligés de s’expatrier et cette communauté qui s’est évidemment formée près du monastère de Boscodon,  par les secours des moines, périra ave eux ou ne survivra pas longtemps à leur destruction…» (Roger Cézanne, 2017).

1776 -février – Le progrès des idées libérales au XVIIIe -siècle amena une campagne contre le système précédent (cf. 1673). En février 1776, Turgot, mettant en pratique les idées des économistes, abolit la presque totalité ?s corporations. Dès le mois d’août suivant, celles-ci furent rétablies, nombre réduit, toutefois. Enfin, le décret de l’Assemblée Constituante :u 2 mars 1791, la loi du 17 du même mois, supprimèrent les maîtrises : jurandes.

Le dépôt des papiers des anciennes corporations aux Archives départementales date donc, pour la première partie du fonds, de l’exécution — textes pris à la suite des lois révolutionnaires (R. Alain).

1785 – février :  Son père est mort en février, Bonaparte sort 42e sur 58 de l’Ecole militaire royale de Paris comme artilleur. Bonaparte est nommé lieutenant à Valence.

DIMANCHE 1er FÉVRIER 1789 : L’élection des députés se met en place dans toute la France, dans une atmosphère de grande ten­sion politique et sociale. Par différents arrêts, le roi tente de remédier à certains problèmes et de calmer les esprits qui com­mencent à s’échauffer. A l’étranger, la situation s’aggrave, notamment en Pologne, en Russie et en Autriche (Agenda du Bicentenaire).

-1791 – 1er février :

-REORGANISATION DE L’ARMEE FRANçAISE – Le règlement du 1er février 1791 innova une disposition importante : il substitua des numéros d’ordre aux noms particuliers des corps qui furent classés selon leur ancienneté, sans distinction de race ni d’origine. Seuls les régiments suisses, liés au service de la France par des capitulations, purent conserver leurs noms et leur organisation spéciale. C’est sous ces numéros que nos régiments se couvriront de gloire à l’avenir, pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire, aux XIXe et XXe siècles (Louis Baudoin, 1965, p. 333-334).

La Seyne – Démission du sieur Moutte de sa charge d’officier municipal. Cote 1D1.

1792 – 1er février :

1. Les curés de Toulon doivent veiller à ce que les enfants de leurs paroissiens soient élevés dans les vrais principes de la religion et de la constitution – Un décret du 15 avril 1791 avait imposé le serment civique à toutes les personnes chargées d’une fonction d’enseignement, laïque ou congrégationniste. Or les religieuses de Toulon refusèrent énergiquement de remplir cette formalité et de reconnaître le clergé constitutionnel. L’évêque Rigouard et les curés Roubert et Daumas, tous assermentés, adressèrent au conseil municipal une requête et un ordre qui furent agréés le 9 février 1792 et d’autres religieuses moins récalcitrantes furent appelées à Toulon.]« Toulon, le 1er février 1792. « A Messieurs les Maire et Officiers municipaux de la commune de Toulon. Les curés des paroisses de cette ville de Toulon sont obligés par état à veiller à ce que les enfants de leurs paroissiens soient élevés dans les vrais principes de la religion et de la constitution. Ils voyent avec douleur que les sœurs des écoles gratuites, logées et payées par la commune, se sont non seulement refusées à prêter le serment prescrit aux fonctionnaires, mais encore qu’elles professent depuis longtemps la rébellion à la loi, et par leurs paroles et par leurs exemples. Elles écartent des paroisses les jeunes filles confiées à leurs soins; elles leur persuadent par leur conduite et leurs leçons que leurs pasteurs sont des schismatiques qu’elles doivent fuir, parce qu’ils ont donné l’exemple édifiant de la soumission à la loi. Pourrés-vous, Messieurs, voir tranquillement que des filles entretenues aux frais de la commune fassent la guerre aux loix, guerre d’autant plus nuisible qu’elles forment autant d’ennemis à l’Etat qu’elles font d’élèves, et des ennemis d’autant plus à craindre qu’elles leur insinuent le venin de la révolte avec les principes religieux ? Peut-on ne pas frémir en pensant surtout que ces élèves sont destinées à devenir des mères de famille ? II est impossible de calculer les suites d’une conduite si blâmable. On a remplacé les évêques et les curés qui ont refusé de préter le serment de fidélité; or, pour faire fructifier le zèle des pasteurs soumis aux loix, il faut nécessairement exclure des fonctions publiques des filles qui sont leurs coopératrices par état, et qui, par esprit de parti, s’occupent uniquement à contrarier leur ouvrage. Le peuple murmure depuis longtemps contre le scandale reli­gieux et politique que ces sœurs donnent ; il se plaint, de ce qu’on paye des deniers de la commune des institutrices qui ont perdu la confiance publique ; il juge qu’il est dangereux de leur confier l’éducation des enfans, parce que c’est là les exposer à devenir des instruments de fanatisme et compromettre la paix des familles. Il est instant, Messieurs, pour remédier à tant de maux, de rem­placer les sœurs actuellement existantes dans la maison de cette ville par d’autres sœurs qui rempliront leurs devoirs conformé­ment aux loix. Les soussignés ont l’honneur de vous en offrir quelques-unes dont la conduite ne s’est pas démentie depuis la révolution, et dans lesquelles ils ont reconnu les talens et les vertus nécessaires pour remplir avec fruit les fonctions qui leur sont assignées. En conséquence, ils vous demandent que les sœurs qu’ils vous offrent, et qui se procureront les sujets nécessaires pour les aider, soient incessamment mises en possession de la maison des­tinée aux écoles gratuites des filles, ensemble du mobilier qui a appartenu jusqu’à présent à la Congrégation, et du salaire payé par la commune. Signés à l’original : « daumas, curé. roubert curé. (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18.)»

2. VETO ROYAL – Le roi s’opposa à la déportation des réfractaire à la loi du 1er février portant sur le serment civique imposé à toute personne chargée d’une fonction d’enseignement, qu’elle soit laïque ou congrégationniste (Henri Ribot, Les Soldats de l’An II).

1793 – 1er février :

1. REAJUSTEMENT DE CERTAINS ET TRAITEMENTS ET PRIX – A la fin de l’année 1792, la municipalité du Beausset a réajusté certains traitements et prix. Ainsi le secrétaire-greffier du Beausset qui doit désormais travailler matin et après-midi à la maison commune, ce qui correspond pratiquement à un temps plein, voit son traitement annuel passer de 400 à 800 livres. De même le sergent de ville, Jean Louis Deprad, qui demande pour l’aider « qu’il lui fut adjoint un sergent de ville ou un trompette, comme à La Cadière ou à Ollioules où il y a beaucoup moins de travail, ou une augmen­tation de traitement », voit son traitement annuel passer de 200 à 300 livres. Le directeur de la Poste aux lettres, quant à lui « ne fait rien pour la commune »… On décide donc de lui supprimer son traitement annuel de 39 livres. Par contre le « facteur aux lettres » verra à partir du 1er février 1793 passer le sien de 30 à 60 livres, de même que le « piéton de la commune » (Elizabeth Giraud), de 48 à 72 livres. Le ravitaillement est plus difficile à obtenir, donc plus cher. Il faut accepter que « la cherté des bestiaux et des blés » soit répercutée sur les prix de détail. Le 24 décembre 1792, le mouton passe à 9 sous la livre, et la grosse viande (bœuf, menon, brebis) à 7 sous la livre. De même le pain blanc passe à 4 sous la livre, et le pain bis à 43 deniers la livre (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

2. LA CONVENTION DECLARE LA GUERRE à L’ANGLETERRE alors que les huit armées de la République n’avaient que 190 000 hommes à opposer aux 375 000 des Alliés groupés autour de l’Angleterre.

Le 1er février 1793, la Convention nationale votait à l’unanimité de déclarer la guerre à la Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique, devons-nous dire, avait laissé peu de choix aux Français : les cargaisons de grains et de matières premières destinées à la France avaient été arrêtées en décembre 1792 et en janvier 1793, et le Premier ministre britannique, William Pitt (le Jeune), avait expulsé l’envoyé français en poste à Londres.

Les Anglais ont répondu de la seule manière possible à la déclaration de guerre des Français : ils ont mobilisé la Royal Navy et investi leurs ressources financières considérables pour soutenir la Coalition continentale. À partir de ce moment jusqu’à Waterloo et la fin du conflit avec la France – une période parfois appelée la phase finale de la deuxième Guerre de cent ans – la Grande-Bretagne a financé toutes les coalitions contre la France, fournissant des fonds considérables à ses alliés pour maintenir leurs armées sur les champs de bataille. Quant à la marine royale britannique, elle a attaqué les marchands français sur la mer, bloqués les ports français et pris un certain nombre de colonies françaises (Napoleonic society / french / toulon f). L’Angleterre laissait à la Convention la responsabilité de la déclaration de guerre. Pitt et l’Angleterre parvinrent sans trop de peine à insuffler une ardeur nouvelle aux belligérants de 1792 (Prussiens, Autrichiens et Princes allemands). S’adressant aux autres états européens la diplomatie anglaise décida rapidement la Hollande, le Portugal, Naples et Rome à se joindre à la coalition.

Les Anglais ont plus de mal à convaincre l’Espagne et la Russie de rejoindre la coalition. Ils y réussiront cependant grâce à Godoy, Premier Ministre à la cour espagnole. La Russie rejoindra la coalition lorsque l’Angleterre accepta le partage de la Pologne proposé par la tzarine Catherine II. Les efforts de l’Angleterre restèrent stériles, en revanche, avec la Suède, le Danemark, Gène, Venise, la Suisse et la Turquie qui souhaitaient rester neutres. A l’exception de ces six états, toute l’Europe se retrouvait donc ligué contre la France au printemps 1793. Les coalisés disposent de onze armées (375.000 hommes) disposées autour de la France.

Les 8 armées de la République ne disposent dans les premières semaines de 1793 que de 190.000 hommes. En effet les volontaires de 1791 et 1792 n’avaient aucune obligation de rester sous les drapeaux. Le 13 décembre 1792, la Convention avait tenté d’enrayer le retour des volontaires dans leur foyer en décrétant que « tout volontaire national qui abandonnera son poste sera noté par la municipalité du lieu de son domicile sur un tableau d’instruction civique comme ayant refusé à la patrie le secours qu’elle lui demandait ». Le décret sur la levée en masse de 300.000 hommes, recrutés parmi les célibataires et veuf de 20 à 40 ans, permettra d’atteindre les chiffres de 400.000 hommes sous les drapeau fin avril 1793 et 500.000 hommes début juillet (Pour plus de détails, cf.  Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012. Une partie de ce texte a servi pour ).

1794 – février : La batterie de Portissol, installé de 1794 à 1814, est sous les ordres d’un officier d’artillerie stationné dans la localité. Il semble que sa seule présence ait empêché la flotte anglaise basée aux îles d’Hyères de tenter des coups de main sur cette partie de la côte.

1794 – février : Rayé de la liste des émigrés grâce à l’intervention de Germaine de Staël. TALLEYRAND a quitté l’Angleterre pour gagner Philadelphie où il a retrouvé d’autres Constituants ; il reviendra à Paris en 1796.

1794 – 1er février : LA PRISE DE TOULON ET LE THéâTRE – De la trentaine de pièces composées en 1794 pour l’occasion, nous ne retiendrons que celle intitulée tout simplement « La prise de Toulon » parce qu’elle fut jouée pour la première fois le 1er février 1794 sur la scène du théâtre Feydau, soit quarante jours à peine après la chute du grand port méditerranéen. Ce « tableau patriotique en un acte et en prose mêlé d’ariettes » était dû aux citoyens Picar pour les paroles et Dalayrac pour la musique. Il obtint un grand succès pour tomber rapidement dans l’oubli (Henri Ribot, Les Soldats de l’An II).

1795 – 1er février (13 pluviôse an III ) :

1. LE BEAUSSET ACHETE DU BLE A UN GENOIS – le 13 pluviôse (1er février, Gérard Delaforge écrit « 11 février »), « le citoyen Girard fils dit qu’il a acheté d’un génois 50 charges de blé au Port de la Montagne moyennant échange de vin », c’est le maire du Beausset lui-même, Jean Joseph Antelme, qui se déplace pour aller à Toulon assister au « mesurage »et à la prise en charge du dit blé (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

2. les tailleurs de l’ex-ville de Toulon sont invités à se rendre à l’Arsenal pour confectionner des vêtements pour les matelots : Le 13 pluviôse an III (1er février 95) les tailleurs et tailleuses de l’ex-ville de Toulon sont invités à se rendre à l’Arsenal pour confectionner des vête­ments pour les matelots. En d’autres circonstances on réquisitionnera des tonneliers, des charpentiers, de sorte que le 28 novembre 1794, la Commission Municipale pouvait déjà écrire que : « La presque universalité des citoyens de Port – La Montagne est en réquisition pour le service de terre et de mer » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1798 – 1er février : la Commission militaires de Toulon dans ses oeuvres – Claire Macadri, 35 ans, de Toulon, est condamnée à mort par la Commission militaires de Toulon (selon la liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues).

1799 – Février-mai : EXPEDITION D’EGYPTE – Occupation de la Syrie par Bonaparte[1].-Entre février et avril 1799 : – l’armée d’Orient prend successivement les ports de Gaza et de Jaffa et écrase les Turcs près de Nazareth. Mais elle bute sur Saint-Jean-d’Acre (aujourd’hui Acre, ou Akko, en hébreu). Manquant d’artillerie et gravement touché par la peste, le corps expéditionnaire français ne parviendra jamais à s’emparer de la ville fortifiée. Le 17 mai 1799, Bonaparte se résout à lever le siège. Car il n’y a plus de temps à perdre : une nouvelle attaque des Ottomans se profile à Aboukir, là même où ses troupes ont essuyé une cuisante défaite

1799 – 1er février : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général Kléber écrit :

Première lettre : au président du divan de Damiette : « le 13 pluviôse an VII (1er février 1799). Requiert le président du divan Mossa Youssef de fournir aux citoyens Standelet, commandant de la Marine à Damiette, son chébek arrivé dernièrement de Tarse avec son équipage. Le nolis lui en sera payé par la caisse de l’armée, la présente réquisition est en faite en vertu de l’ordre du général en chef Bonaparte. »

Deuxième lettre : au payeur de la province. le 13 pluviôse an VII (1er P février 1799). « Vous voudrez bien, citoyen, mettre à la disposition du citoyen Ruty, commandant l’artillerie de la division, sur les ordonnances affectées à ce service, la somme de 1200 livres. »

1800 – 1er février (12 pluviôse an VIII) :

1. La Constitution du Consulat marquant la fin de la Révolution est adoptée par referendum avec 3 011 007 voix contre 1562 (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

2. EXPEDITION D’EGYPE :

a) Le général en chef Kleber à Geoffroy-Saint-Hilaire, membre de la commission des arts. « Je vous autorise formellement, citoyen, affaire à Monsieur Banks, président de la société royale de Londres, l’envoi que vous sollicitez. Je vois cette correspondance avec satisfaction. Ce commerce réciproque de lumières est important pour les sciences, et les guerres politiques ne doivent jamais l’interrompre. Vous trouverez ci-joint un crédit de 3000 livres B sur le payeur général pour vous rembourser des frais extraordinaires que vous avez faits. Je profite de cette occasion pour vous témoigner tout l’intérêt que je prends à vos utiles recherches sur l’histoire naturelle et au succès qui seront la récompense de votre zèle. »

b) Le général en chef Kléber au Divan du Caire, à ceux des différentes provinces de l’Empire. Au quartier général de Salbeyeh, le 12 pluviôse an VIII : « … Les principes d’après lesquels nous avons gouverné l’Egypte vous sont assez connus. Nous avons maintenu et respecté votre religion, vos lois, vos usages et la jouissance de tous vos biens. Nous ne laissons parmi vous le souvenir d’aucunes violences.  … Vous avez été placé entre les Français et eux (les habitants d’Egypte) pour veiller pour veiller à ce qu’on ne portât aucune atteinte aux anciennes coutumes du pays. […] J’espère que cette union ne sera pas altérée jusqu’à l’entière exécution du traité. Si des désordres imprévus venaient à le troubler, je serai forcé de les réprimer par la voie des armes. Je vous salue. »

c) Le général en chef Kléber au payeur-général. Le 12 pluviôse an VIII. « Vous trouverez ci-joint sans cachet volant ma lettre au citoyen Gloutier que je vous prie de lui remettre après avoir pris lecture., devant également servir de réponse à celle que vous m’avez écrite sur le même sujet. A l’heure qu’il est, le traité, ratifié de part et d’autre, n’a pas encore été officiellement, il n’y a donc pas eu de temps à perdre pour vous prévenir et je ne sais à propos de quoi votre surprise vos inquiétudes. Je me suis empressé d’envoyer mon aide de camp à Paris parce qu’indépendamment du traité ostensible, il s’agissait de prévenir Le général en chef Kléber au payeur général. Le 12 pluviôse an VIII (1er février 1800). « J’ai reçu vos différentes lettres. Vous avez connaissance à présent du traité que je viens de conclure. Sans la marine, les deux millions que je dois recevoir feraient grand bien à la troupe : mais cette marine est un gouffre qui va tout engloutir. Il faudra pourtant faire l’impossible pour payer un mois tant aux officiers qu’aux soldats. Je serai rendu sous quatre jours à Belbeis. Si vous voulez prendre l’air de la campagne, je vous conseille de venir m’y trouver. Nous causerons ensemble.

d) Le général en chef Kléber au citoyen Gloutier administrateur général des finances. Le 12 pluviôse an VIII (1er février 1800). « J’ai reçu votre lettre du 10 de ce mois concernant la proposition qui m’a été faite par les citoyens Hamelin, Livron et Pini de procurer à l’armée, à son arrivée en France, une somme de deux millions pour être employée à sa solde. Si les moyens n’avaient pas répugné fortement à ma façon de penser, vous concevez que, sans autre considération, j’aurais passé outre : mais c’est parce qu’ils ne me convenaient pas et que je ne voulais pas cependant qu’on put un jour me reprocher, comme on n’aurait pas manqué de le faire, d’avoir négligé les intérêts de l’armée et du fisc en rejetant arbitrairement et de mon autorité privée un projet de cette importance, que j’ai cru devoir le renvoyer à une commission, en lui faisant pressentir seulement les grands inconvénients que j’y avais remarqué. D’après cela, vous jugez bien qu’il ne me fallait pas autant de raisons qu’il m’en a été allégué pour le rejeter de suite, lors même que mon traité avec le Granii Vizir ne l’aurait pas annulé de plein droit. C’est là ce que j’ai à vous répondre comme à l’administrateur des finances et comme à un ami que j’estime et que j’honore. »

e) Le général en chef Kléber au général Dugua. Le 12 pluviôse an VIII (1er février 1800). « Vous trouverez ci-joint sous cachet volant ma lettre au citoyen Glout inique je vous prie de lui remettre après en avoir pris lecture, devant également servir de réponse à celle que vous m’avez écrite sur le même sujet. À l’heure qu’il est, le traité, ratifié de part et d’autre, n’a pas encore été notifié officiellement, il n’y a donc pas eu de temps à perdre pour vous en prévenir et je ne sais à propos de quoi votre surprise vos inquiétudes. Je me suis  empressé d’envoyer mon aide de camp à Paris parce qu’indépendamment du traité ostensible, il s’agissait de prévenir le gouvernement sur les intentions ultérieures de la Porte, dont on pourra tirer le plus grand parti.

Le général Desaix sera celui qui partira le premier. Il m’en avait fait la demande avant vous et la mission plus que pénible qu’il a rempli lui mérite bien cette faveur, si c’en est une. Cependant mon intention n’étant pas de vous arrêter ici malgré vous et désirant pour l’avantage de ma patrie, autant que pour votre propre satisfaction, que vous puissiez arriver en France avant les prochaines élections, je vous en faciliterai les moyens en vous faisant partir avec les premiers blessés, mais sans préjudice au commandement que j’ai donné précédemment au général Fugière et que sans indécence, je ne pourrais lui retirer, mandez-moi à cet égard votre intention et je donnerai des ordres en conséquence. Je partirai après-demain de Salheyeh et serai rendu le 16 à Belbeis. Le citoyen Fourier vous remettra une adresse aux différents divans de l’Egypte qu’il faudra faire imprimer, envoyer, publier et afficher dans les deux langues.

f) Le général en chef Kléber au général Verdier. Le 13 pluviôse an VIII (2 février 1800) – «  Je réponds à votre lettre du 10 par laquelle vous m’annoncez qu’il y a déjà à Menzaleh quelques émissaires du Vizir pour acheter des vivres. Il faudra les laisser faire, puisque dès le 8 j’ai ratifié le traité et que du reste vous devez avoir reçu des instructions du général Damas à ce sujet. »

de décembre 1798 à février 1801, deuxième coalition contre la France  (Angleterre,  Russie, Prusse, Naples, Turquie, Autriche) (Pierre Goubert, Initiation…)-

1805 – 1er février (11 pluviôse An XIII) : ENTRE SIX-FOURS ET SANARY, UN PONT SUR LA REPPE DOIT ÊTRE CONSTRUIT ! – Le 11 pluviôse An 13 (1er février 1805), le maire de Saint-Nazaire (aujourd’hui : Sanary) ROUSTAN, reçut d’un sieur PASTOREL, bijoutier, la déclaration suivante: « Ce jourd’hui vers les neuf heures et demie du matin venant de la commune de LA SEYNE et traversant la rivière qui sépare les deux territoires de SANARY et de SIX FOURS, ayant glissé sur une pierre se vit tomber à la renverse avec sa caisse de bijoutier et son chapeau. Moins attentif à se tirer du danger où il était qu’à sauver sa marchandise que le torrent emmenait, il tomba dans un précipice qui le mit bientôt en état de ne pouvoir agir et se crut perdu lorsque le sieur Louis ROUDEN commandant la Garde nationale en compagnie du sieur Antoine VENEL, notre adjoint, arrivant dans ce moment et s’apercevant du malheur survenu au sieur PASTOREL, le dit sieur ROUDEN ne consultant que son empressement à sauver cet homme, se jette dans la rivière, le prend par les cheveux et parvint à le mettre en lieu de sûreté, ce qui ne fut pas sans peine. Heureusement pour l’un comme pour l’autre, le sauveteur est jeune et gaillard. » Réconforté le sieur bijoutier pria le maire de donner connaissance à tous du dévouement dont avait fait preuve son sauveteur, ROUDEN. Plusieurs habitants de la commune, dont certains étaient aussi pro­priétaires sur le terroir de SIX FOURS, firent une pétition pour le rem­placement du pont de communication entre les deux terroirs. A cette pétition, s’ajouta l’appui du chef des Douanes de la commune. Le Conseil municipal vu la justice d’une pareille demande urgente, décida de construction de ce pont si utile aux habitants de SANARY que de SIX FOURS ainsi qu’au service de l’état, des canonniers gardes côtes et des préposés des douanes. Le sieur Pierre ARNAUD, maçon, patenté de cette commune, se chargea de la réparation. Comme le pont était aussi utile à ceux de SIX FOURS, le maire réclama de l’autorité supé­rieure, la participation de la commune de SIX-FOURS aux frais de cette reconstruction pour la moitié de la dépense.]

1812 – 1er février : CORSAIRES SEYNOIS – Une lettre annonce à l’Amirauté que le corsaire seynois “Général Emeriau” a fait plusieurs prises en 1811 et les a conduites à Tunis. Peu après le corsaire seynois « l’Agathe » prend un bateau espagnol “la Vierge des Carmes” qui s’échoue à Gruisan.

1839 – 1er février : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement du 23ème régiment, 120 hommes, en attente de départ pour l’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1879 – 1er février : La Marseillaise est choisie comme hymne national.

1887 – 1er février : un investisseur immobilier enregistre son ranch sous le nom de Hollywood. En 1903, Hollywood obtiendra le statut de ville et sera annexée à Los Angeles en 1910. Les premiers cinéastes ont adopté la région à cause de son climat, et surtout parce qu’ils pouvaient travailler loin des puissants cartels de la côte Est, qui exerçaient un contrôle total sur les brevets permettant l’usage des premiers appareils et instruments de cinéma.

1893 – 1er février à 1er janvier1895  : LES FCM DE LA SEYNE CONSTRUISENT UN CUIRASSE POUR LE CHILI – entrée en reconstruction aux Forges et Chantiers, La Seyne du cuirassé à tourelles brésilien Riachuelo, 5ème du nom, pre-dreadnoughtprototype classe Riachuelo, construit par Samuda, Poplar, Grande-Bretagne et mis en service en1883, (Geocities / Athens / Agora / 8088 / Brazil Civil War 93 et  Battleships ru / warships / warships).

1899 – 1er février : Le sanatorium du Lazaret DE CEPET est transformé en une petite garnison. Le 17e bataillon de forteresse va y être caserne pour l’alimentation des forts et batteries de la presqu’île de Cépet. C’est une bonne aubaine pour le commerce du Creux Saint-Georges et les habitants ne peuvent que s’en réjouir (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 111).

1906 – 1er février : Par suite de la promulgation de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, début des inventaires des biens de l’Eglise.

1915 – 1er février : Le Miroir, n°64, du jeudi 28 janvier au mercredi 3 février 1915. Chronique « La Guerre ». Lundi  1er  février.  

“Combat d’artillerie sur tout le front : notre artillerie prend l’avan­tage. A la Bassée, Farinée britannique ressaisit toutes les tranchées qu’elle avait momentané­ment perdues. Les Allemands canonnent Fouquevillers, près d’Arras. Nous dispersons plusieurs rassemblements, d’Arras à Perthes. En Argonne, trois attaques ennemies sont re­poussées près de Fontaine-Madame. Aucun changement de l’Argonne aux Vosges.

“Le bulletin russe signale une heureuse pro­gression au sud-ouest de la passe de Doukla, dans les Carpathes : trois lignes de tranchées allemandes ont été enlevées; 2.500 prisonniers ont été faits. En mer Noire, la flotte russe a donné la chasse aux croiseurs turcs Medjidieh et Breslau. Un torpilleur russe a opéré un raid audacieux contre Trébizonde.

“Les sous-marins allemands ont torpillé les vapeurs anglais Toko-Maru et Icaria, près du cap d’Antifer (côte de la Seine-Inférieure), et les vapeurs anglais Linda-Blanche et Ben-Cruachan, dans la mer d’Irlande.

Il se confirme que le prince de Bulow a essayé de séduire certains hommes politiques italiens en leur laissant entendre que la péninsule pourrait, sans coup férir, s’enrichir de Trente et de Trieste.

La Grèce est prête à prendre les armes pour secourir la Serbie, si ce dernier pays voit encore s’aggraver le péril qui pèse sur lui.

“Une brochure, sinon officielle, du moins officieuse du gouvernement de Bucarest atteste que la Roumanie revendique près de la moitié du territoire et le tiers de la population: de la Hongrie.

“La Triple Entente a exposé son point de vu au gouvernement américain au sujet du projet qui prévoit l’acquisition, par les Etats-Unis de bâtiments de commerce allemands. Ce point de vue est contraire aux principes du projet. »

1940 – 1er février :

1. ESCORTE DE CONVOIS – Le 26 janvier, l’aviso « La Capricieuse » part d’Oran avec le convoi 7 RS à destination du Verdon et Brest. L’escorte est renforcée à Gibraltar par le patrouilleur auxiliaire « Minerva ». Ensemble, ils rejoignent le convoi 59KS escortés par les sous-marins de 1 500 t « Agosta » et « Ouessant » accompagnés de l’aviso-dragueur « Elan » partis de Casablanca le 27. Ils arrivent le 1er février au Verdon puis à Brest (Gérard Garier).

2. BAN DE SAINT-MANDRIER – À partir mois de décembre 1939, le Commandant Teste étant requis pour des transports d’avions, décision fut prise de baser à terre la HS1. Le 13, les Loire rejoignirent Arzew qui devint dorénavant leur base opérationnelle. L’escadrille quitte ainsi Saint-Mandrier et cesse d’appartenir au Commandant Teste le 1er février 1940. De même, au début de 1940, décision est prise d’affecter la HB1 à Karouba. Les Laté quittent Arzew le 31 janvier et le lendemain 1er février, l’escadrille de même que les autres unités composant la F1H, est administrativement débarquée du Commandant Teste et affectée à la grande base tunisienne. L’unité ne reviendra plus à Saint-Mandrier. Le 1er février, la HB2 est également rattachée administrativement à la BPAN Karouba et termine ainsi sa courte appartenance à la Flottille du Commandant Teste (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

3. le coureur de Pompéi figé dans la cendre du Vésuve – Dans le journal « L’Auto », du jeudi 1er février 1940, on peut lire un article de O. Parivel portant sur un témoin inédit de l’histoire romaine : « Voici le coureur de Pompéi figé dans la cendre du Vésuve, de l’an 79 à l’an 1940.

“Nous avons dit que Pompéi venait de restituer sa palestre, c’est-à- dire l’établissement public répondant en partie à ce qu’est notre terrain de jeux, notre gymnase, notre stade.

“Les savantes recherches, patientes et minutieuses, du directeur des travaux, l’éminent M. Amadeo Malari, ont permis de retrouver une centaine de malheureux se trouvant à la palestre lors de l’instant de l’éruption. Et parmi ces cent corps, celui d’un athlète dans son effort ultime. Nous nous exprimions ainsi :

« Parmi ces cent corps recueillis par la cendre, n’est-il pas émou­vant, tragique et merveilleux de reconnaître un jeune coureur ? Ses jambes fines et modelées, le port de tête à l’arrière semblent permettre de reconstituer l’effort suprême de l’athlète adolescent pour fuir la fournaise, sauver sa vie heureuse et pleine de promes­ses? A côté de ce cadavre, une sorte de trousse (notre sac, à nous) où se trouvaient les ustensiles qui servaient à sa toilette, après l’entraînement : l’embrocation, les brosses, les souliers peut-être… Non loin, un autre adolescent, moins combatif sans doute, s’était accroupi, avait baissé la tête et s’était résigné, n’avait plus songé qu’à se protéger tant qu’il le pourrait en plaçant devant sa bouche le pan de son manteau…

“Voici encore un cheval, au harnais décoré de pierres de couleur, et son conducteur, tombé sur l’animal et, comme lui, étouffé. Tous, tous, étouffés. »

“Grâce à l’obligeance de M. le Haut Intendant des Antiquités Napo­litaines, L’Auto est aujourd’hui en mesure d’offrir à ses lecteurs, par ce document photographique, l’inoubliable vision que recher­cheront tous les visiteurs de Pompéi : l’athlète lui-même, tel qu’il se trouvait à la minute fatale où s’achevait sa jeune vie, si heu­reuse, si ardente et si riche de promesses et d’espoir quelques minutes plus tôt. »

19411er février : Hiver glacial (herage / histoire climat 5).

France libre –

– PRISE DE KOUFRA – « Koufra est situé au cœur du désert de Libye, à 900 kms. de Tekro, poste frontière français le plus proche et à 1.700 kms. de Fort-Lamy. Pour atteindre ce poste, le détachement conduit par le colonel Leclerc dut vaincre des difficultés matérielles comparables à celles qu’eut à surmonter l’expédition Leclerc dut vaincre de grandes difficultés matérielles. Le 1er février 1941 à l’aube, après une lutte acharnée, l’ennemi hissait le drapeau blanc et le poste se rendait. En perdant définitivement ce poste, l’ennemi s’est vu privé d’un indispensable point de jonction. Car Koufra, était le seul aérodrome de liaison, entre la Tripolitaine et l’Abyssinie. La surprise de l’ennemi de se voir attaqué dans cette oasis lointaine s’exprime par l’exclamation d’un officier italien fait prisonnier : “Seuls ces démons de Français pouvaient faire cela.” » (Charles de Gaulle, Au service de la France, 1940-1944, p. 31).

-Amiral Jubelin : « Marin de métier, pilote de fortune » –  Premier février. — (Etant parvenus à se poser à Singapour après s’être échappés de Saïgon le 4 novembre 1940 à l’aide d’un vieux coucou, le « Pélican », Jubelin et Arnoux sont enfin parvenus à embarquer le 13 décembre sur un Blue-Funnel, le « Sarpedon », pour gagner l’Angleterre). « Ce matin, quand je pris mon dernier quart, la mer était déchaînée, des paquets de grêle non fondue se tassaient dans tous les coins de la passerelle. Le jour nous révéla, à travers le voile des grains, les îles et les contours escarpés de l’Ecosse. Une alerte avion nous précipita au poste de combat. Mais c’était une patrouille de chasseurs anglais qui prenait la charge de notre surveillance. Un air d’allégresse se lisait sur tous les visages. En fin d’après-midi, nous avons mouillé devant un port couvert de neige. La rade est archibondée de quatre-vingt- dix-neuf navires, dont notre Pasteur. Cette armada s’évite au courant de marée sous une nuée de ballons de barrage. Nous sommes à Greenock. (Rappel : André Jubelin, né le 28 juillet 1906 à Toulon, mort le 7 mai 1986 à Sanary-sur-Mer, était un amiral français, ancien Inspecteur général de la Marine, Grand-croix de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille de la Résistance et Français libre).

-CREATION DE L’ORDRE DES FRANCS-GAULOIS – « Le 1er février 1941, les aspirants du Stalag 118 placardèrent une affiche annonçant la création de l’Ordre des Francs-Gaulois, Club Gaulliste du Stalag. Et ignorant encore ce qu’était la Croix de Lorraine, les Allemands applaudirent. » (Charles De Gaulle, Au service de la France, 1940-1944, p. 11).

LA FRANCE A AUSSI SON PARTI NAZI –

-Le Rassemblement national populaire financé par les Allemands vient de naître. Cette formation politique dirigée par Marcel déat vise à «  collaborer avec l’Allemagne »  et à » protéger la race », ce qui revient en fait à de l’antisémitisme. Le siège  RNP ce situe près de la gare Saint-Lazare (À Paris). Même si Jean Goy, le chef des vétérans, en est membre, il semble que peu de français aient envie de le suivre. Marcel Déat fonde À Paris le « Rassemblement National Populaire » (RNP), rival du « Parti Populaire Français » (PPF) de Jacques Doriot. Des négociations entre les différents partis et mouvements collaborateurs auront lieu jusqu’en 1945 en vue de la création d’un « parti unique » mais elles n’aboutiront jamais. Tout le monde est d’accord sur le principe, mais chacun veut en être le chef (Henri Ribot).

insuffisance dramatique du ravitallement de la population française – Les prélèvements effectués par l’occupant se multiplient. Classant les Français en huit catégories, les cartes d’alimentation ne fournissent que 1 700 calories par jour, au lieu des 2 500 à 3 000 de 1939. Et ces hivers de guerre, faute de charbon, de gaz, sont particulièrement rudes. La mortalité augmente partout : de 57 % dans les Bouches-du-Rhône, de 29 % dans le Rhône. La croissance des enfants est insuffisante. On voit se multiplier les arrêts de travail. Cheminots, métallurgistes, ouvriers du bâtiment, réclament un meilleur ravitaillement. L’occupant n’ignore pas que la Résistance impulse ces actions. C’est elle qu’on retrouve derrière les manifestations de ménagères. À Toulon, dès février 1941, elles débutent par une agitation devant la sous-préfecture. Une distribution tardive des tickets de pain l’a provoquée. Souvent venues avec leurs enfants, des délégations de femmes dénoncent dans les mairies l’insuffisance dramatique du ravitaillement. Un mouvement qui gagne toujours en ampleur, donnant lieu à des pétitions, ou même à des démonstrations plus violentes (Charles Galfré, 2003).

 MOUVEMENTS DE NOS NAVIRES– Le 27 janvier, à 14 h, l’aviso « L’Impétueuse » a appareillé de Casablanca en escortant les sous-marins de 630 t « La Sibylle », « Amazone » et « Amphitrite » et a franchi le détroit de Gibraltar le 28 à 12 h. Les quatre bâtiments sont arrivés à Oran le 29, à 13 h. Le 1er février, à 19 h, l’aviso et les sous-marins mettent le cap sur La Ciotat où ils mouilleront le 4 à 22 h ; le lendemain à 7 h, départ pour Toulon où ils arriveront à 11 h (Gérard Garier).

1942 – 1er février : Jean Moulin est parachuté en France pour organiser la résistance.

-1943 – 1er février :

1. début du dynamitage du Vieux Port par le génie allemand. Seuls quelques monuments remarquables furent épargnés par l’occupant nazi, notamment l’Hôtel de Ville, la Maison Diamantée et l’Hôtel de Cabre. La 328e division d’infanterie affectait son bataillon du génie au dynamitage du Vieux-Port et peu après, le général Jacob, en charge des ouvrages de fortification, entouré d’un important détachement de la Wehrmacht, vint s’assurer de visu des résultats.

2. RENFLOUEMENT DE L’AVISO « CHAMOIS » – L’aviso-dragueur Chamois, classe Chamois, construit par l’arsenal de Lorient et mis en service actif au début de l’année 1939 (A 34), est renfloué entre le 1er février et le 9 mars 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Les travaux de mise en état de conservation sont entrepris par les chantiers de La Seyne, mais bientôt suspendus à la suite des prétentions italiennes. 9 septembre : le bâtiment est saisi par les Allemands, alors que le navire a été probablement sabordé par les Italiens ce jour-là. Rebaptisé SG 21, les travaux de remise en état sont repris et sans doute achevés (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

3. INTEGRATION D’UN NAVIRE DE GUERRE FRANçAIS DANS LA MARINE ITALIENNE – Saisi à Bizerte et transféré à l’Italie en même temps que son sistership « La Batailleuse », l’aviso « Commandant Rivière » arriva à l’arsenal de La Spezia le 24 décembre 1942. Là, il fut soumis à une première période de travaux de révision qui durèrent du 25 décembre 1942 au 1er février 1943. Inscrit comme corvette dans les rôles de la Marine italienne à partir du 1er janvier avec le sigle FR 52, le bâtiment fut assigné au secteur Haut Tyrrhénien, dans la 11ème escadrille de corvettes et immédiatement employé à des missions d’escorte de convois entre l’Italie et la Corse (Gérard Garier).

-1944 – 1er février : Une ordonnance du CFLN crée les Forces françaises de l’Intérieur (FFI) qui rassemblent les diverses branches de la Résistance : les FTP communistes (acquis à ce principe en décembre 1943), l’Armée secrète, l’organisation de résistance armée (ORA). Cette fusion permet aux communistes, qui conservent parallèlement leurs propres structures, de s’emparer de postes clés dans l’état-major national des FFI : le Comité militaire d’action (COMAC) créé ce même mois. Bientôt, le PC contrôle le commandement national des FFI (Jean-Louis Panné, 2001).

1945 – 1er février : Recensement par la Mairie de Sanary des crimes de guerre COMMIS PAR LES OCCUPANTS ITALIENS ET ALLEMANDS – « Sanary, le 1er février 1945. Recensement des crimes de guerre en exécution de a circulaire de M. le Commissaire Régional de la République à Marseille du 23 novembre 1944 et de la circulaire C.4. du 12 janvier 1945 de M. le Préfet du Var.

  1. Déportation de civils :
    1. Troupes italiennes : Une douzaine d’habitants de Sanary ont été déportés à Modane en juillet 1943 et internés pendant environ un mois.
    1. Troupes allemandes : M. FONTAINE Henri, colonel d’Etat-major en retraite, arrêté par la police allemande le 3 mai 1943. M. HURST, lieutenant-colonel en retraite, arrêté le même jour (ce dernier, malade, a été libéré à Compiègne quelques jours après. M. FORTAZ, résistant, arrêté par la police allemande, vers la même époque. On est sans nouvelles de lui et on craint qu’il ait été fusillé.
  2. Travaux imposés à des civils en relation avec les opérations militaires de l’ennemi : des requis civils ont été mis à la disposition des T.O.A. pour des travaux de préparation de la défense côtière (60 par jour au début, et 130 par jour en juillet-août 1944).
  3. Pillage : des déménagements de mobiliers ont été effectués par des camions de l’armée allemande, sous le prétexte de meubler les cantonnements des localités voisines.

18. Dévastation gratuite et destruction de propriété : De nombreuses maisons ont été arasées (120). Des vergers, des vignobles et forêts détruits dans les zones dites de défense côtière (minage, installation d’ouvrages volants, construction de fortins en béton, etc.)

22. Destruction de bateaux : A la mi-juin 1944 deux embarcations de pêche réquisitionnées par le T.O.A. n’ayant pu être enlevées par leurs propriétaires ont été détruites par les explosions des jetées du port.

Il n’est pas possible d’indiquer les unités auxquelles incombe la responsabilité de ces crimes.

[Liste trouvée dans les archives de B. Rotger :] « Travailleurs déportés : Constanzo Jean, Brun Honoré, Giraud Louis, Fabre Marcel, Obrecht Jean, Michélis Raoul, Pignol Edouard, Pignol Baptistin, Laurent Paul, Chabert Laurent, Isnard André, Armand Max, Bonifay Louise, Carbone Jean (décédé). Prisonniers : Beltramo Marius, Biancheri Marseil, Brun Auguste, Canole Laurent, Coletta Pierre, Décugis Laurent, Fournier Marius, Gastaldi André, Gueirard Pierre, Jean Paul, Mazza Pierre, Rampal François, Rizzo Marius, Salignac Joseph, Terras Pierre, Vidal Louis, Viglione Laurent, Granet Henri, Jacquemus Félix, Mosti Emile, Poggi Jean, Lamy Claude. ».

-1953 – 1er février : GUERRE D’INDOCHINE – Les 30 et 31 janvier et les 4 et 5 février, des réunions d’Etat major se tiennent à bord du Dumont d’Urville pour l’opération TOULOUSE sur Qui-Nhon, ont participé le Commandant Robert Giraud, l’Orne, la Rance, la Tarentule, le Commandant Duboc et l’Ardent. Les opérations durent jusqu’au 6 février, avec le renfort du Paul Goffeny, du Chéliff et du Commandant Dominé, coupées par le transport de la Mission parlementaire le 1er février (Gérard Garier).

-1954 – 1er février : Appel à Radio-Luxembourg de l’Abbé Pierre en faveur des sans-logis.

-1959 – 1er février :

1. En Suisse, la droit de vote est refusé aux femmes. les Suisses se prononcent par référendum, contre l’octroi du droit de vote aux femmes dans les consultations à l’échelon fédéral.

2. Le dragueur « Héliotrope », ex-D334 ex-YMS 33 US, devient annexe de l’Ecole navale à Brest le 1er février 1959 ; il sera condamné le 12 avril 1965, deviendra Q393 et sera vendu par les Domaines le 28 octobre 1965 (Gérard Garier).

1960 – 1er février : fin de la « semaine des barricades » à Alger.

1966 – 1er février :

1. EN FRANCE, La femme devient l’égale juridique de l’homme.

2. Mort de l’acteur et réalisateur Buster Keaton, l’homme qui ne riait jamais, mais qui faisait rire le monde entier.

1971 – 1er février  : ACCIDENT DE SOUS-MARIN – Le RedoutableN (SNLE type Le Redoutable) Sortie du Goulet de Brest. Collision en surface avec le chalutier Pen-ar-Pont. Chalutier coulé. Repêchage des 6 pêcheurs.

1978 – 1er février : Création de l’U.D.F.

-1986 – 1er février : Samedi 1er février 1986, le S.I.T.C.A.T est propriétaire de la ligne Davin, reliant Toulon à Saint-Mandrier. Les vedettes effectuent leurs premières traversées marquant ainsi le début d’une activité que le S.I.T.C.A.T. veut particulièrement développer au cours des prochains mois. Samedi 8 février, les élus et les membres du S.I.T.C.A.T. inaugurent cette ligne et embarquent pour un aller-retour entre le port de Toulon et la Presqu’île (Gisèle Argensse, 2000, p. 132).

1990 – 1er février : des renforts de troupes serbes entrent au Kosovo, où la majorité à 90 % albanaise réclame l’autonomie

1999 – 1er février : Le code « Morse » disparaît officiellement de toutes les communications.

2000 – 1er février : Entrée en vigueur des 35 heures dans les entreprises de plus de 20 salariés.

2018 – 1er février : METEO DU JOUR POUR SANARY – La pluie est au rendez-vous. Des averses sont annoncées avec un vent soufflant à plus de 20 km/h. Les températures resteront hors de saison : 11° de 6h à 15h, puis baisseront pour atteindre 7° à 22 h. On annonce une baisse générale des température pour les jours prochains.

2019 – 1er février : Sous un ciel menaçant, dans l’après-midi, nous honorons la mémoire de  Jacques, le papa de notre ami Didier Martina-Fieschi par un hommage civil devant la Mairie d’Ollioules suivi d’une cérémonie à l’église Saint-Laurent.
En souvenir de lui, voici un extrait du récit de son enfance et de sa jeunesse à Ollioules, publié dans le n°7 des Cahiers de l’ouest varois (Regards sur un terroir : Ollioules, Ed. du Foyer Pierre Singal,  83110 Sanary-sur-Mer, 2003, 326 p.) : « … Nous avions tout le temps, dans ces commerces, de sentir les bonnes odeurs des fruits et des légumes, et de  nous extasier devant les marchandises savamment présentées au regard des acheteurs. Les odeurs de caillettes fraîchement cuites emplissaient l’air de la rue Baudin  et se mélangeaient avec celles des fascines (en provençal, feissino) de pin qui brûlaient dans les fours des boulangeries. Arrivés devant la Mairie, sous les deux superbes lampadaires à deux branches (disparus depuis), nous faisions le tour du tonneau d’anchois qui étincelaient à la lumière des réverbères, bien rangés en cercles et nageant dans le gros sel. Puis nous nous attardions auprès du marchand de coussinous, ce fromage blanc à odeur assez forte sur lequel  grouillaient quantité de petits vers rouges qui semblaient suivre la flûte d’un charmeur de serpents. C’était le régal de Félix le maçon qui étalait ce fromage avec son canif sur une large tranche de pain, et qui, en écrasant crème et vers, murmurait, en voyant un vers plus gros que les autres : « oh ! lou bouan ! » et s’en régalait.

Souvent, était aussi présent le marchand de suce miel dont le petit étalage nous faisait saliver de plaisir. Ces suce miel étaient confectionnés comme des sucettes : autour d’une baguette de bois de quinze centimètres se trouvait vers le haut le miel qui y était enrobé, entouré d’une mince pellicule de papier transparent sur lequel était imprimée une vignette avec des personnages enfantins, que l’on enlevait et suçait. Quel régal pour ceux qui pouvaient s’en acheter un ! … » Repose en paix, Jacques !

2021 – 1er février : « UNE » de VAR-MATIN –

1. Pénurie de soignants : contaminés… épuisés. Hôpitaux et Ehpad peinent à recruter.

2. Justice : ouverture du procès d’ l’assaillante au cutter de La Seyne.

3. Métropole : Grand Var, Mayol et IKEA baissent le rideau.

4. La Seyne : le Yacht-cub garde le cap.

5. Métropole : les Toulonnais ne lâchent pas leur voiture.

6. Votre attention : couvre-feu à 18 heures.

2026 – 1er février : METEO MARINE PORT DE SANARY-sur-Mer (5°48’,102 E Lat : 43°6’,9 N Alt : 0 m).   Pour Sanary-sur-Mer : Avis de vent frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.  Ensoleillé malgré quelques nuages arrivant en fin de matinée. Le soir, ciel peu nuageux. Vent d’WNW force 4 le matin devenant NW force 3 le soir. Rafales atteignant 22 noeuds en milieu de journée. Mer agitée devenant assez agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. 13° max.

UNE BLAGUE (INVOLONTAIRE ?)° POUR LA ROUTE

trouvée dans le Bulletin municipal d’Aubervilliers de juillet 1954 : «  Nous avions promis d’aider le plus que nous pourrions les vieux ; nous avons commencé de mettre nos promesses à exécution. La nourriture des cantines scolaires a été améliorée. ».

Jean-Paul Chabrol – Les Camisards.

J’en ai terminé. Bon dimanche à tous. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier (notre champion de course à pied)  et Webber,

Et à demain !


 

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