EPHEMERIDES DU VENDREDI 30 JANVIER 2026, 15e ANNÉE (n° 5010).
ILLUSTRATIONS : Six-Fours (Var). La traversée du Gaou en 1984.
Les éphémérides de ce jour comportent une importante pagination due au fait que le compte-rendu de l’affaire d’Egypte (1798-1801) apporte un éclairage très net de l’évolution de la situation qui a conduit le général Kléber à s’entendre avec les Turcs pour évacuer l’armée française et lui permettre de rentrer en France sans coup férir.
LES FÊTES.
En ce 11e jour du mois de pluviôse, dédié à l’hELEbore, nous fêtons les Martine qui se déclinent en Marthina, Marthine, Martina, Martyna, Marzhina. Bonne fête, donc, aux plus de 300 000 Martine de France de qui le prénom fut, comme il fallait s’y attendre, très populaire dans les années 1950. Martine, patronne de Rome, fut décapitée au IIIe siècle par ordre impérial. Fille d’un noble romain, elle avait vendu tous ses biens afin de consacrer sa fortune à des œuvres de charité.
DICTON. On dit, en Vivarais, « Prends garde à la sainte Martine, car souvent l’hiver se mutine », … alors, mèfi, car si « l’hiver peut nous quitter », il peut aussi « reprendre dès ce matin ». Nous avons eu l’exemple en l’an 1616, au cours duquel, à Paris, la Seine fut gelée du 1er au 30 janvier, et où, lors de la débâcle qui suivit, un côté du Pont Saint-Michel se trouva renversé. Autre exemple pris durant l’année 1795, alors qu’en janvier et février, raconte Thiers, « le Zuiderzee était gelé, nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de glace, et l’on vit des hussards et des artilleurs à cheval qui attaquèrent comme des places fortes les vaisseaux hollandais devenus immobiles, lesquels se rendirent à ces assaillants d’une espèce si nouvelle ».
Autre dicton, provençal celui-ci : « Janvié amasso li souco / Febrié li crémo touto » (Janvier amasse les souches / Février les brûle toutes ».
PENSEE. L’amour est aveugle. L’amitié ferme les yeux. (Bismarck)
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre. Edna Hindie Lemay – La vie quotidienne des députés aux Etats généraux 1789, Hachette, 1987, 274 p. N° d’enregistrement : H 18177 1965 B 6 4 A.
Le livre : Ils sont 1200 à converger vers Versailles au printemps 1789 pour l’ouverture des États Généraux, le 5 mai. Conscients de l’importance de leur mandat et portés par le rêve d’inaugurer un monde nouveau, les députés incarnent l’espoir politique du pays, au moment même où la fragilité du pouvoir appelle une nouvelle force de représentation publique. Qui sont ces hommes, venus de toute la France, ayant quitté leurs occupations professionnelles, abandonné leur vie de gentilhomme ou déserté leurs charges de paroisse ou de congrégation ? Il leur faut se loger, se nourrir à bon compte, se procurer le costume réglementaire, se maintenir en bonne santé malgré l’air vicié des salles de réunion, préparer la venue des femmes et des enfants. Dans une ambiance de rumeurs contradictoires, d’intrigues de chapelles et de divisions politiques, il s’agit d’organiser les séances et d’élaborer un règlement intérieur. A la passion laborieuse répond la fébrilité récréative : griserie des rencontres conviviales, distractions, découverte de Versailles et de Paris… Cette atmosphère enivrante n’empêchera pas le tiers état, courtisé par les ordres privilégiés, d’imposer de façon modérée la réunion des ordres et le vote par tête.
L’auteur : Edna Hindie Lemay, diplômée de l’université de Columbia aux États-Unis, a fait sa thèse à Paris sur Démeunier et la naissance de l’anthropologie sociale. Actuellement maître de Conférence à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, attachée au Centre de Recherches Historiques, sous la direction de François Furet, elle travaille sur un dictionnaire des députés aux États Généraux de 1789.
METEO MARINE PORT DE SANARY-sur-Mer (5°48’,102 E Lat : 43°6’,9 N Alt : 0 m). Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec l’amélioration du temps qui se confirme. Passages nuageux parfois denses le matin, ensoleillé l’après-midi. Possibilité d’averses en matinée, pas de précipitations l’après-midi. Le soir, ciel peu nuageux devenant variable. Vent de NW force 5 le matin devenant NNW force 4 le soir. Rafales atteignant 28 noeuds le matin. Mer agitée. Houle petite et courte de WSW temporairement modérée en milieu de journée. Visibilité excellente devenant excellente le soir. 13° maxi.
ÉPHÉMÉRIDES.
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. (INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’intégrale des éphémérides seulement accessibles sur mon site).
EGYPTE : –1800 – 30 janvier : EXPEDITION D’EGYPTE – (Résumé des 6 pages du texte initial que l’on peut retrouver dans ces éphémérides à la date mentionnée) Le général en chef Kléber informe le Directoire de la signature du traité d’évacuation de l’Égypte, dont la copie est envoyée, la version signée par le Grand Vizir devant être échangée à El-Arich. Il rappelle avoir pris le commandement dans une situation difficile, poursuivant les négociations entamées par Bonaparte avec le Grand Vizir. Les espoirs de secours reposaient sur la flotte franco-espagnole à Toulon, mais celle-ci est repartie à Brest, ce qui démoralise l’armée, déjà affectée par des revers en Europe. Le Vizir avance avec une armée massive, appuyée par des Pachas et des troupes recrutées jusqu’au Caucase. Les forces ottomanes atteignent Jaffa et Gaza, tandis que les négociations se poursuivent avec l’intervention du commodore britannique Sidney Smith. La guerre continue en Haute-Égypte, où Mourad Bey, soutenu par les Arabes et les habitants, reste une menace persistante. L’armée française est également frappée par la peste, causant des pertes régulières. Les négociations s’intensifient, mais la prise d’El-Arich par les Ottomans, due à la reddition de la garnison, précipite la nécessité de conclure. L’armée ottomane est estimée à 80 000 hommes, avec un soutien logistique important et l’attente de renforts russes. Kléber dispose de 8 500 hommes répartis sur plusieurs postes pour maintenir les communications et défendre Le Caire, mais la disproportion des forces est flagrante. L’ensemble des troupes françaises disponibles est évalué à 15 000 hommes. Face à l’impossibilité de recevoir des renforts et à la supériorité ennemie, Kléber décide, après consultation des officiers généraux, d’ordonner l’évacuation pour préserver l’armée, tout en regrettant d’avoir à associer son nom à cet événement. Les difficultés ne sont pas seulement militaires : l’inondation défectueuse réduit les revenus d’un tiers, et la dette laissée par Bonaparte s’élève à onze millions, rendant la campagne prochaine intenable. Kléber souligne que les instructions de Bonaparte n’avaient pas prévu l’arrivée de l’armée du Grand Vizir et que l’abandon de l’expédition d’Égypte devient un sujet d’accusation contre ses initiateurs. Il joint à son rapport la correspondance officielle et les notes sur les événements majeurs, tout en rendant hommage à la discipline et au dévouement des troupes françaises. Enfin, il affirme que le souvenir des victoires françaises et de leur gouvernance équitable restera durablement dans l’esprit des habitants d’Égypte et de l’Orient. »
SANARY : 796e livraison. 1794 – 30 janvier (11 pluviôse an II) : Le site de Sanary, stratégiquement bien implanté, lui impose encore une fois de participer à la défense du littoral. La batterie de Portissol, en fonction de 1794 à 1814, est sous les ordres d’un officier d’artillerie stationné dans la localité. Il semble que sa seule présence empêche la flotte anglaise basée aux îles d’Hyères de tenter des coups de main sur cette partie de la côte comme le montre l’exemple du capitaine Pierre Cazi, commandant la tartane « La République » armée en guerre et réfugiée dans le port de Saint-Nazaire, qui, accompagné du citoyen Joseph Revest fit la déclaration suivante : « Parti du port de la Commune Sans Nom (Marseille) ce jourd’hui vers les 7 heures du matin ayant pour escorte le brigantin « Le Surveillant » commandé par le capitaine Nicolas pour (…) Port-de-la-Montagne (Toulon), se trouvant à la hauteur du cap Seyssiez sur les 1 h 30 de l’après-midi, ils avaient aperçu à trois lieues au large de lui, et à peu près à 5 lieues de terre, 8 bâtiments qui lui ont paru être des vaisseaux et des frégates, ce qui l’avait déterminé à rétrograder et à les faire venir prendre leur retraite dans ce port ainsi que le bâtiment qui les convoyait. » (d’après B. Rotger).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 996e livraison. –1230 – 30 janvier : MARSEILLE, ROQUEFORT, AUBAGNE – Hugues de Baux, vicomte, Hugues et Geofroi Rostan, Bernard Nies et André Langlois se portent cautions envers Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, pour l’exécution de la sentence arbitrale qu’il doit prononcer dans les différends survenus entre le monastère de Saint-Victor et la commune de Marseille, à propos de la juridiction de la ville, de la perception de divers revenus et de l’exercice de la justice à Roquefort et sur le tiers d’Aubagne donnés au monastère par le vicomte Roncelin. (acte 467 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, liasse 112. — B. Ibidem, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917.Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 234).
LA SEYNE-SUR-Mer : 684e livraison – 1815 – 30 janvier : TOUTES LES MAISONS DE LA SEYNE ABRITENT DES MILITAIRES – Au mois de janvier 1815, le maire se plaignait du trop grand nombre de troupes qui arrivaient à La Seyne où se constituaient deux dépôts. « Toutes les maisons abritent des militaires », dit-il, « il y en a jusqu’à trois dans le même lit, ce qui nous met dans un embarras extrême. » Le maire réclame qu’on en fasse la répartition dans les communes voisines de Six-Fours et de Saint-Nazaire, « ce qui sera mieux pour tout le monde », ajoute-t-il (Lettre au sous-préfet de Toulon du 30 janvier 1815, Arch. com. de La Seyne).
ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
–1203 – 30 janvier : MONTRIEUX ACHÈTE UNE TERRE À FONCIMAILLE – Acte n° 134 du cartulaire de la chartreuse de Montrieux – Fait à Montrieux, dans la maison basse, devant la chapelle et dans le cloître des moines. Aicard, Bertrand et Guillaume de Signes, fils de Geoffroi Aimeric, et Mandine, sa tante, vendent aux chartreux de Montrieux une terre à Foncimaille, pour le prix de 60 sous, et partagent entre eux cette somme. De terra de Fulcimania. Aicardus de Signa et Bertrandus de Signa et Willemus de Signa, filius Aimerici, et Mandina, ejus amita, omnes vendunt et donant absque omni retinemento heremitis Montis Rivi illam terram de Fulcimania.., ac pro ea LX sol .reg. cor. ab eis accipientes… (Boyer R., 1980, 1980, p. 524-525 ; Original perdu ; copie Capus p. 276 ; IND. Teissier, fol. 53 ; Dubois, p. 34.)
–1213 – 30 janvier : MONTRIEUX REçOIT LE DROIT DE DEPAISSANCE SUR HYERES ET BORMES – Acte n° 173 du cartulaire de Montrieux – Hyères, in sala episcopi – Ameil de Fos, coseigneur d’Hyères, et son fils, Gui, donnent aux chartreux de Montrieux le droit de faire paître librement leurs brebis, leurs chèvres et leurs bœufs sur les territoires d’Hyères et de Bormes. Amelii de Fos et Guidonis, filii ejus. … ego, Amelius de Fos, et ego, Guido, filius ejus, donamus…quod illi de Monte Rivo possint in toto territorio castri Arearum et Borme, cum suis ovibus et capris et bobus, sine pascuo pascere et jacere… Parmi les témoins, Raimbaudo de Areis pourrait être le troubadour Raimbaud d’Hyères (Boyer R., 1980, 1980, p. 569-570 ; original parchemin, A.V., 1H1081 ; copie XVIe siècle, A.V., 1H1084, 1er texte d’après l’original ; Copie Capus, p. 283. IND. A.V., 1H6, fol. 7 v° ; Teissier, fol. 72 ; GCN, V, n° 121, col. 74 ; Dubois, p. 36)
Acte n° 182 du cartulaire de Montrieux – Hyères, in capite castri – Boniface d’Espérel et Roger, coseigneurs d’Hyères, donnent aux chartreux de Montrieux un denier pour chaque linh accostant au port d’Hyères, et leur accordent le droit de faire paître librement leurs brebis, leurs chèvres et leurs bœufs sur les territoires d’Hyères et de Bormes ; ils reconnaissent que ces mêmes donations ont é Le chapitre général de 1223 ordonnera aux chartreux de Montrieux d’abandonner cette source de revenus ; cf. cartulaire de Montrieux, n° 226) et quod illi de Monte Rivo possint in toto territorio castri Arearum et Borme cum sui ovibus et capris et bovis, sine pascuo, pascere et jacere (Le même jour, Ameil de Fos, coseigneur d’Hyères, et son fils Gui, ont fait la même donation concernant les troupeaux de Montrieux ; cf. cartulaire de Montrieux, acte 173). Et recogniscimus sollemniter et cum causa quod Guido de Fos et sui atecessores olim donaverant dictum denarium et pascua domui Montis Rivi. Acta sunt hec in sala Bonofacii de Asperello, in capite castri Arearum… témoins : … Raimbaudo de Areis (Boyer R., 1980, 1980, p. 577-578 ; original parchemin, A.V., 1H1082 ; copie XVIe siècle, A.V., 1H1084, 2ème texte d’après l’original ; copie Capus p. 137 et 285 ; IND. A.V., 1H6, fol. 7 v° ; 1H3, fol. 122 et 249 v° ; GCN, V, n° 122, col. 74 ; Teissier, fol. 75 ; Dubois, p. 16 et 36. R. Toscano, cours 1994-1995 : Raimbaud ou Raimbaut d’Hyères, XIIIè s., troubadour provençal, connu par un sirvente de 9 vers qui déplore le départ de Provence d’une certaine dona Sancha ; ce serait lui qui apparaîtrait dans l’acte du cartulaire de la chartreuse de Montrieux, n°173, du 30 janvier 1213 comme témoin : Raimbaudo de Areis. A son sujet, cf acte n° 173, cartulaire de Montrieux), …
–1230 – 30 janvier : MARSEILLE, ROQUEFORT, AUBAGNE –
1. Marseille. Hugues de Baux, vicomte, Hugues et Geofroi Rostan, Bernard Nies et André Langlois se portent cautions envers Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, pour l’exécution de la sentence arbitrale qu’il doit prononcer dans les différends survenus entre le monastère de Saint-Victor et la commune de Marseille, à propos de la juridiction de la ville, de la perception de divers revenus et de l’exercice de la justice à Roquefort et sur le tiers d’Aubagne donnés au monastère par le vicomte Roncelin. (acte 467 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, liasse 112. — B. Ibidem, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917.Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 234).
2. Marseille. Sentence arbitrale de Benoît d’Alignan, évêque et seigneur de Marseille, entre l’abbaye de Saint-Victor et la commune de Marseille, au sujet de la succession du vicomte Roncelin. (acte 468 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917. Ind. ; Albanès et Chevalior, Gallia . . . Marseille, n° 245).
3. Tenementum de Revesto (cartulaire de Saint-Victor, n° 917). Le Revest – commune de Marseille; ancienne dénomination de tout le côté de la colline de Notre-Dame-de-la- Garde, qui avait sa pente vers l’ouest jusqu’à la mer. Première mention : Revestum, 4 juillet 1079 (cartulaire de Saint-Victor, n° 843). Note : « tènement », terme pouvant signifier maison, fief, seigneurie (Boyer 1980, p. 653, note 1).
–1298 – 30 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Realis Siccus, 30 janvier 1298 (charte aux archives municipales). Riousset – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui coule des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans le Jarret au-dessus de la Rose, commune de Marseille (1872). Premières mentions : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45), puis Riusech, 20 avril 1288 (charte aux archives municipales). Note : traduction directe « ruisseau sec ».
–1384 – 30 janvier : DEBUT DE L’ETAT BOURGUIGNON – Mort de Louis de Male, comte de Flandre, et début de l’État bourguignon.
–1419 – 30 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Torre de Guilhem Raynaud, 30 janvier 1419 (charte aux archives de la Major). La Taulisse – quartier rural au Cannet (1872). Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié). Notes : « Torre », tour, du lat. turrem accusatif de turris, tour, maison élevée, château ; pigeonnier. « Taulisse » : provençal taulissa, teulissa (couvert de tuiles) du latin tectum, toit, abri, asile, du verbe tegere, couvrir, et de tegula, tuile. (Levy 1909 ; Boyer 1980),
–1459 – 30 janvier : La mine de fer de Pépiole (à Six-Fours) aurait été découverte par un Toulonnais – A.D Toulon BB 52 : Compte rendu du Conseil Municipal de Toulon en date du 30 janvier 1459 au cours duquel fut enregistrée la plainte du sieur Rodelhat. Robert Hervé, 2007 : La mine de fer de Pépiole (à Six-Fours) aurait été découverte en 1459 par un Toulonnais, Honoré Rodelhat, lequel conclut avec l’Abbé de St-Victor (seigneur de Six-fours au temporel) un contrat lui donnant le monopole de l’exploitation, moyennant une redevance du dixième du revenu futur procuré par la mine. Mais l’abbé de St Victor voulut ensuite confier la mine à un Génois, J de Vinaudas, demeurant à Marseille, qui proposait d’utiliser des ouvriers Italiens mieux habitués au métier de mineur et plus rentables en productivité. Une procédure juridique s’en suivit entre l’abbaye et la ville de Toulon à qui le sieur Rodelhat avait confié ses intérêts. La ville de Toulon soutint Rodelhat qui obtint gain de cause et poursuivit l’exploitation de sa mine.Durand Bruno, 1929 : « Une mine de fer à Six-Fours en 1459 ». Compte rendu du 2ème congrès de l’I.H.P. (Toulon, avril 1928), Marseille, I.H.P., 1929, p. 223-230. Arch. Comm. de Toulon). Louis Baudoin, 1965 : Tentative d’exploitation d’un gisement de fer à Six-Fours par Honoré Rodelhat, notable toulonnais, qui avait passé un contrat à cet effet avec Pierre du Lac, abbé de Saint-Victor et seigneur de Six-Fours. Ayant établi un martinet et engagé sa fortune dans l’affaire, Rodeilhat eut, plus tard, un procès avec ledit seigneur qui avait accordé la concession à un autre entrepreneur. On ignore quelle fut la suite de ce curieux litige (Louis Baudoin, 1965, p. 97, qui reprend le texte de Bruno Durand). Henri Ribot, 2009 : Le minerai de fer imprégnant les schistes noirs du massif des Playes a fait l’objet d’une exploitation à ciel ouvert entre 1860 et 1959. Une étude de 1959 estime les réserves entre 6 et 12 millions de tonnes de minerai.
–1575 – 30 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Al Titray ou lou Plan (reconnaissance au registre n° 61 de l’Evéché, f° 1). Altitray, quartier rural du territoire de Saint-Marcel (1872). Première mention au XIe siècle Altipressum (cartulaire de Saint- Victor, n° 40), devenu L’Entrefort ou l’Entretray, en 1521 (acte aux archives de l’Evêché)..
–1616 – du 1er au 30 janvier : MILLE HOMMES DE L’ESCORTE DE LOUIS XIII MEURENT DE FROID – Hiver 1615-1616 glacial. En cet hiver, le roi Louis XIII revenait de Bordeaux où son mariage avait été célébré et se rendait à Paris avec sa nouvelle épouse. L’intensité du froid fut telle que, dans le régiment des Gardes composé de 3 000 hommes formant l’escorte royale, plus de 1 000 périrent au cours du voyage : aussi la Cour dut-elle s’arrêter à Tours, car, dit le Mercure Français, « le froid fit mourir tant de valets et serviteurs des princes et seigneurs qu’ils furent contraints, étant à Tours, de faire maison neuve ». Des historiens rapportent qu’en certains lieux de la Sarthe, l’épaisseur de la couche de neige atteignait la hauteur d’un homme. A Paris, la Seine fut gelée du 1er au 30 janvier 1616, et, lors de la débâcle, un côté du Pont Saint-Michel se trouva renversé (herage / histoire clima5).
–1626 – 30 janvier : Peirou, père de Jean Pons, demeurant à la Treille de Corporières, 13 octobre 1626 (registre n° 54 de l’Evêché). La Treille, quartier rural de Marseille au quartier de Saint-Julien en 1872).
-1663 – 30 janvier : LIEUX-DITS D’ALLAUCH –
1. La Bastide (acte notarié à Allauch). La Bastide – bastide, quartier de Martellène (1872). Première mention : La Bastida, 4 août 1299 (charte aux archives municipales).
2. La Gourgue (acte notarié à Allauch). La Gorgue – propriété, quartier de Martellène. Première mention, le Gouer, 1630 (cadastre d’Allauch). Note : « gorgue » synonyme de pertuis, pertus : trou, ouverture, tunnel, gorge, gouffre, creux.
3. Les Orières – lieu-dit, quartier de Martellène (acte notarié à Allauch). Ourier / ourière [ouriero, ouliero en prov. maritime] : orée, lisière ; bord d’un champ ; du lat. ora, bord < oris, bouche. Ourier : espace labourable entre deux rangs de vigne (Clédat L. 1932 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890).
4. Martelène (acte notarié à Allauch). Martellène, quartier rural, partie dans le territoire de Marseille, partie dans celui d’Allauch. Première mention : Marthelene, 23 novembre 1306 (acte notarié à Allauch).
-1663 – 30 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Font du Peirol, 30 janvier 1663 (acte notarié à Allauch). Font du Pérou – source, quartier de la Treille (1872). 1ère mention : Font de Parrayrolis, le 29 novembre 1392 (charte aux archives de la Major). Note : « Peirou / Peirol » peut désigner un endroit pierreux ou un chaudron, puis un chaudronnier).
2. Martelène (acte notarié à Allauch). Martellène, quartier rural, partie dans le territoire de Marseille, partie dans celui d’Allauch. Première mention : Marthelene, 23 novembre 1306 (acte notarié à Allauch).
–1727 – 30 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Font de Peirou, 1727 (registre aux archives de la Major). Font du Pérou – source, quartier de la Treille (1872). 1ère mention : Font de Parrayrolis, le 29 novembre 1392 (charte aux archives de la Major).
-1751 – 30 janvier : Naissance de Jean-François Carteaux à Gouhenans (Haute Savoie). Il débute comme enfant de troupe. Bon observateur, c’est un peintre de talent qui réalisa un tableau en pied de Louis XVI que le roi lui acheta. Général de division, chargé du recrutement dans les départements du Midi, il commande ensuite l’armée chargée de reprendre les villes tombées aux mains des fédérés. Il a alors un physique moustachu, les tempes dégarnies, mais les cheveux frisés cachent les oreilles. Après la prise de Marseille, il tente de reprendre Toulon. Il est destitué, accusé d’avoir amorcé le siège de Toulon sans ressources suffisantes et nommé à la tête de l’armée des Alpes. Emprisonné à la conciergerie, il est libéré le 9 thermidor. Il fut mis à la retraite par Napoléon. Quand il meurt en 1813, sa femme, née Catherine Ursule Bazire en 1761, obtient de l’Empereur Napoléon 1er une pension double de l’habituelle (Henri Ribot, Les Soldats de l’An II).
–1789 – 30 janvier : Agenda du Bicentenaire – En France, la crise ne fait encore que couver et, cependant, même dans ce contexte agité, on porte un intérêt particulier aux événements qui se déroulent dans les pays voisins. Ainsi, de nombreux gentilshommes libéraux se tournent vers l’Angleterre dont le système de « monarchie libérée» représente, à leurs yeux, un modèle à suivre.
-1791 – 30 janvier : La Seyne –. Publication de diverses lois. Nomination du sieur Aubert pour se rendre au tribunal du district et représenter la municipalité de La Seyne. (Cote 1D1).
–1793 – 30 janvier : RENFORCEMENT DES DEFENSES DE LA REGION TOULONNAISE – De grands préparatifs de défense furent effectués au port de Toulon et, dans le but d’augmenter le nombre des « armuriers » de l’arsenal, un pressant appel fut adressé par les administrateurs du directoire du district de cette ville aux ouvriers compétents se trouvant dans les villages voisins. A titre de frais de conduite, ils devaient recevoir six sous par lieue de poste et à titre d’indemnité pour port de leurs effets, une somme de deux soussix deniers(circulaire du 3 février). Peu avant, le chef de l’administration des chantiers et ateliers requérait quant à lui l’envoi à Toulon des tonneliers disponibles et cette demande fut agréée tout de suite par les municipalités (30 janvier). L’un des pivots de la défense côtière toulonnaise, le port de Saint-Nazaire, à l’abandon depuis le 21 octobre 1791, réclamait des réparations urgentes (courrier du 24 février adressé par le conseil général de Sanary aux trois représentants de la Convention en mission dans le Var) (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1794 – 30 janvier (11 pluviôse an II) : Le site de Sanary, stratégiquement bien implanté, lui impose encore une fois de participer à la défense du littoral. La batterie de Portissol, en fonction de 1794 à 1814, est sous les ordres d’un officier d’artillerie stationné dans la localité. Il semble que sa seule présence empêche la flotte anglaise basée aux îles d’Hyères de tenter des coups de main sur cette partie de la côte comme le montre l’exemple du capitaine Pierre Cazi, commandant la tartane « La République » armée en guerre et réfugiée dans le port de Saint-Nazaire, qui, accompagné du citoyen Joseph Revest fit la déclaration suivante : « Parti du port de la Commune Sans Nom (Marseille) ce jourd’hui vers les 7 heures du matin ayant pour escorte le brigantin « Le Surveillant » commandé par le capitaine Nicolas pour (…) Port-de-la-Montagne (Toulon), se trouvant à la hauteur du cap Seyssiez sur les 1 h 30 de l’après-midi, ils avaient aperçu à trois lieues au large de lui, et à peu près à 5 lieues de terre, 8 bâtiments qui lui ont paru être des vaisseaux et des frégates, ce qui l’avait déterminé à rétrograder et à les faire venir prendre leur retraite dans ce port ainsi que le bâtiment qui les convoyait. » (d’après B. Rotger).
–1795 – 30 janvier (11 frimaire an III) :
1. LA FLOTTE HOLLANDAISE EST PRISE D’ASSAUT PAR LA CAVALERIE FRANçAISE – La flotte hollandaise est bloquée au Helder par Pichegru (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984). C’est au cours de cet hiver que la cavalerie de Pichegru s’empara de la flotte hollandaise bloquée par les glaces dans le Zuiderzee. » Le Zuiderzee était gelé, raconte Thiers ; nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de glace, et l’on vit des hussards et des artilleurs à cheval sommer comme une place forte ces vaisseaux devenus immobiles et qui se rendirent à ces assaillants d’une espèce si nouvelle » (Thiers Adolphe, Histoire de la Révolution française). Janvier-février : les Français conquièrent la Hollande (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
2. l’approvisionnement alimentaire du Beausset est toujours aussi précaire. Il est soumis aux arrivages de blé au Port-de-la-Montagne et Ville-Sans-Nom. Le 11 frimaire (30 janvier), la municipalité décide de faire « une adresse », rédigée par Léonard Laffon (agent national de la commune), aux représentants du peuple en mission à Ville-Sans-Nom. C’est une nouvelle fois, un véritable cri d’alarme, de détresse et un appel au secours. « … La population du Beausset est d’environ 2800 âmes. La récolte de blé de cette année suivant le recensement fait n’a procuré à cette commune que pour deux mois de subsistance. Sa seule ressource est dans le commerce du vin dont la récolte précédente n’a été que du tiers environ des récoltes ordinaires. La presque totalité de cette denrée a été consacrée au service de la République sur réquisition, à savoir 3000 millerolles au prix du maximum de 16 livres et 1800 au prix courant. C’est au moyen de ces seules ressources qui vont être épuisées, que les habitants sont obligés de pourvoir à leur subsistance pour le reste de l’année agricole. Il nous reste si peu de vin disponible, que nous ne pourrons envisager qu’avec tristesse notre position à venir, si la République ne vient pas à notre secours. La situation de cette commune qui est le lieu de passage et station des troupes en marche, et de tout citoyen au service de la République, marchant isolément en allant et venant du Port de la Montagne, vient aggraver les dangers du besoin, puisque ces individus vivant au moyen de la subsistance en argent, il faut leur fournir du pain. Sous ce point de vue, il s’agit encore plus particulièrement de l’intérêt général de la République, abstraction faite de notre commune. N’est-il pas de toute justice, citoyens représentants, que si nous avons fourni à la République tous nos moyens de subsistance en livrant au prix du maximum et courant, la seule denrée qui fait toutes nos ressources ; n’est-il pas juste que la valeur proportionnelle nous soit compensée en blé ? Vous sentirez mieux que nous ne pouvons l’exprimer les conséquences de l’exposé simple que nous vous présentons, que nous pensons devoir charger d’aucunes réflexions, d’autant que nos biens et nos vies appartiennent à la Patrie. Salut et Fraternité ». Les représentants en mission entendirent cet appel, et transmirent la requête au bureau de distribution des subsistances à Marseille. Encore une fois l’approvisionnement en blé était assuré ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)
–1799 – 30 janvier :
1. la Commission militaire de Toulon dans ses œuvres – Meyrard Joseph ex-prêtre 45 ans de St-Pons, et Ribaud Laurent fils aîné 33 ans Pourrières, condamné à mort par la Commission militaire de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
2. EXPEDITION D’EGYPTE – 30 janvier 1799 (mois de Sha’ban Mercredi 23) (Abd-al-Rahman al-Jabarti, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801). Départ, de nuit, d’un nombre important de soldats. Le général Bonaparte demanda d’être accompagné de Mustafâ Bey, du katkhudà du Pacha, émir du pèlerinage, ainsi que du cadi militaire Bajmaqshî Aâdéh et de quatre autres cheikhs, à savoir : al-Fayyûmî, al-Sawî, al- ’Arîshî et al-Dawâkhilî. Il y avait aussi un groupe de tujjâr, d’officiers de l’odjâq et des chrétiens coptes et syriens.
–1800 – 30 janvier : EXPEDITION D’EGYPTE –
1. Le général Desaix et le citoyen Poussielgue au général en chef Kléber. « Au camp d’El-Arich, le 10 pluviôse an VIII (30 janvier 1800) Citoyen général, le Grand Vizir désire que quelques-uns des principaux Coptes se rendent à Salheyeh, après s’être concertés avec Moustafa Pacha, afin de s’occuper des moyens de remplir les conditions du traité, en ce qui concerne l’argent et les vivres à donner à l’armée française. Le Grand Vizir écrit pour cet objet à Moustafa Pacha et doit envoyer les firmans nécessaires pour que ces hommes n’aient rien à craindre. Nous allons demander les firmans pour l’intendant général, son adjoint, Moallem Yaqoub, Moallem Ouazef, tous les quatre Coptes et pour deux Effendis turcs. Nous pensons que si vous faites venir à Salheyeh l’intendant général et Moallem Yaqoub, cela suffira. L’adjudant-général Morand nous a apporté aujourd’hui à midi votre ratification du traité : demain l’échange se fera et nous comptons partir après demain matin pour vous rejoindre. Nous vous porterons beaucoup de passeports en blanc du commodore Smith pour le départ des blessés. Le commodore ne viendra pas avec nous. Salut et respect. »
2. Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif. (Résumé des six pages du texte complet) « Au camp de Salheyeh, le 10 pluviôse an VIII (30 janvier 1800) Note : le citoyen Auguste Damas, porteur de cette lettre, est parti d’Alexandrie le 8 ventôse.
« Je viens de signer, citoyens Directeurs, le traité relatif à l’évacuation de l’Egypte et vous en envoie la copie. Celle qui porte la signature du Grand Vizir ne pourra m’être remise que d’ici à quelques jours, l’échange devant avoir lieu à El-Arich.
« Je vous ai rendu compte par mes dépêches précédentes de la situation où se trouvait cette armée lorsque je fus obligé d’en prendre le commandement. Je vous ai informé aussi des négociations que le général Bonaparte a commencées avec le Grand Vizir et que j’ai dû continuer.
« Quoiqu’à cette époque, je comptasse peu sur les succès de ces négociations, j’espérais cependant qu’elles ralentiraient assez la marche et les préparatifs de guerre du Vizir pour vous donner le temps de m’envoyer des secours en hommes et en armes ou au moins des ordres précis sur la conduite que j’avais à tenir dans les circonstances pénibles où je me trouvais. Je fondais cet espoir de secours sur ce que je savais que les flottes française et espagnole se trouvaient réunies à Toulon et n’attendaient pour en sortir qu’un vent favorable. Elles en sont sorties en effet, mais pour repasser le détroit et rentrer à Brest. Cette nouvelle affligea profondément l’armée qui apprit en même temps nos revers en Italie, en Allemagne, en Hollande et jusque dans la Vendée, sans qu’il parût qu’on prit aucune mesure propre à arrêter le cours des malheurs qui menaçaient jusqu’à l’existence de la République.
« Cependant le Vizir s’avançait de Damas, d’un autre côté au commencement de brumaire une flotte parut devant Damiette. Elle débarqua d’abord quatre mille janissaires qui devaient être suivis d’un pareil nombre. Mais on ne leur en donna pas le temps. Les premiers furent attaqués et complètement battus en moins d’une demi-heure. Le carnage fut affreux, on leur fit cependant plus de huit cents prisonniers.
« Cet événement ne rendit pas les négociations plus faciles : le Vizir manifesta les mêmes intentions et ne suspendit sa marche que pendant le temps qui lui était indispensable pour former ses établissements et se procurer des moyens de transport. Son armée était alors estimée à soixante mille hommes, mais d’autres Pachas le suivaient et recrutaient de nouvelles troupes dans toutes les parties de l’Asie jusqu’au Mont Caucase. La tête de cette armée arriva bientôt jusqu’à Jaffa.
« Le commodore sir Sidney Smith m’écrivit vers cette époque, c’est-à-dire quelques jours avant le débarquement de Damiette et comme je connaissais toute l’influence qu’il avait sur le Vizir, je crus devoir non seulement lui répondre, mais même lui proposer pour le lieu des conférences le vaisseau qu’il montait. Je répugnais également à recevoir en Egypte des plénipotentiaires anglais ou turcs, ou à envoyer les miens au camp de ces derniers. Ma proposition fut acceptée et dès lors les négociations prirent une marche plus déterminée. Tout cela cependant n’arrêta point l’armée ottomane que le Grand Vizir conduisit sur Gaza.
« Pendant tout ce temps la guerre continuait dans la Haute-Egypte et les Beys, dispersés jusqu’alors, pensèrent à se réunir à Mourad, qui, toujours poursuivi et jamais abattu, entraînant dans son parti les Arabes et les habitants de la province de Beni Souef, ne laissait pas que d’occuper des forces et donner des inquiétudes.
« La peste nous menaçait aussi de ses ravages et nous enlevait déjà plusieurs hommes par décade à Alexandrie et dans d’autres places.
« Enfin le premier nivôse, le général Desaix et le citoyen Poussielgue, que j’avais nommés plénipotentiaires, ouvrirent à bord du Tigre les conférences avec Sir Sidney Smith, à qui le Grand Vizir avait donné des pouvoirs pour traiter. Ils devaient tenir les parages de Damiette à Alexandrie, mais un coup de vent très violent les ayant obligés de gagner le large, ils tinrent la mer pendant dix-huit jours : au bout de ce temps, ils descendirent au camp du Vizir. Ce dernier s’était porté sur El-Arich et s’était emparé le 9 nivôse de ce fort. Il ne dût ce succès qu’à la lâcheté insigne d’une garnison de près de six cents hommes qui se rendit sans combattre le septième jour de l’attaque. Cet événement était d’autant plus malheureux que le général Reynier était en marche pour faire lever le blocus avant que le gros de l’armée turque fut arrivé. Dès cet instant on ne pouvait plus espérer de traîner les négociations en longueur, il s’agissait d’examiner mûrement le danger qu’il y avait de les rompre, d’écarter les motifs d’une vanité personnelle et de ne point exposer tous les Français dont la vie m’était confiée à des suites terribles que plus de délais rendaient inévitables. Les rapports les plus récents portaient l’armée ottomane à quatre-vingt mille hommes et elle devait s’augmenter encore : on y comptait douze Pachas dont six du premier rang. Quarante-cinq mille hommes se trouvaient devant El-Arich, ayant cinquante pièces de canon et des caissons ci proportion. Cette artillerie était traînée par des mulets. Vingt autres pièce étaient à Gaza avec le corps de réserve. Le reste des troupes se trouvail à Jaffa, dans les environs de Ramlé, Un cabotage actif approvisionnait li camp du Vizir. Toutes les tribus d’Arabes secondaient à l’envi cette armée et lui fournissaient plus de quinze mille chameaux. On m’a assuré que les distributions s’y faisaient régulièrement. Toutes ces forces étaient dirigées par des officiers européens et cinq à six mille Russes étaient attendus d’un moment à l’autre.
« À cette armée, j’avais à opposer huit mille cinq cents hommes divisés sur les trois points de Katieh, Salheyeh et Belbeis. Cette répartition était nécessaire pour faciliter nos communications avec le Caire et pour pouvoir porter promptement du secours à celui de ces postes qui auraient été le premier attaqué. En effet, il est certain qu’on peut les tourner ou les éviter tous. C’est ce qu’a fait récemment Elfi Bey qui, pendant les négociations, est entré avec ses Mamlouks, dans la Charkieh pour se réunir aux Arabes Billis et de là rejoindre Mourad dans la Haute-Égypte. Le reste de l’armée était distribué ainsi qu’il suit : mille hommes aux ordres du général Verdier, pour former la garnison de Lesbeh, lever des contributions en argent et en denrées et tenir en obéissance le pays entre le canal d’Achmoun et celui de Moës, agité sourdement par le cheik Lesca. Dix-huit cents hommes étaient aux ordres du général Lanusse pour fournir les garnisons de Rosette, Aboukir et Alexandrie, contenir le Delta et la Bahireh. Douze cents hommes étaient demeurés au Caire et à Gizeh et ils étaient obligés de fournir des escortes aux convois de l’armée. Enfin deux mille cinq cents hommes se trouvaient disséminés dans la Haute-Égypte, sur une ligne de plus de cent-cinquante lieues ; ils avaient journellement à combattre les Beys et leurs partisans. I ,e tout forme quinze mille hommes : voilà en effet ce qu’en évaluant au plus haut, on peut compter de combattants disponibles dans l’armée.
« Malgré cette disproportion de forces, j’espérais la victoire et j’aurais hasardé une bataille, si j’avais eu la certitude de l’arrivée d’un secours avant la saison des débarquements : mais cette saison étant une fois arrivée sans que j’eusse obtenu du renfort, j’étais obligé de renvoyer au moins cinq mille hommes sur les côtes. Il me restait trois mille hommes pour défendre un pays ouvert de toutes parts contre l’invasion de trente mille cavaliers secondés par les Arabes et les habitants du pays, sans places-fortes, sans vivres, sans argent, sans vaisseaux. Je devais prévoir ce moment et me demander ce que je pouvais faire alors pour la conservation de l’armée. Il ne restait aucun moyen de salut. L’on ne peut traiter que les armes à la main avec des hordes indisciplinées de barbares fanatiques qui méconnaissent tous les droits de la guerre. L’évidence de ces motifs a frappé tous les esprits, elle a déterminé mon opinion. J’ai donné des ordres à mes plénipotentiaires de ne rompre les négociations que dans le cas où l’on proposerait des articles qui pussent compromettre notre gloire et notre sûreté : mais je n’ai fait cette démarche qu’après m’être éclairé du conseil des officiers généraux qui m’entouraient. Leur avis était unanime : l’évacuation fut arrêtée et les motifs exposés dans un procès-verbal. Je viens d’accomplir, citoyens Directeurs, une action, que la raison approuvera dans tous les temps : mais je n’en suis pas moins affligé d’avoir été contraint d’attacher mon nom à un événement qui ne m’appartient point.
« Je n’avais pas seulement à vaincre toutes ces difficultés de ma position militaire, il fallait encore surmonter des obstacles administratifs qui se renouvelaient sans cesse. L’inondation ayant été très défectueuse cette année, la valeur moyenne des revenus se trouvait réduite d’un tiers. De plus, si la perte successive des forces militaires m’eut obligé de retirer les troupes de la Haute-Egypte, cet abandon aurait occasionné une diminution de revenus plus considérable encore. Cela seul me mettait dans l’impossibilité absolue de soutenir la campagne prochaine. Je donnerai plus de développement à ces assertions. Il suffit en ce moment pour détruire les idées exagérées que l’on se serait faite des revenus annuels de l’Égypte, de citer la dette de onze millions qu’a laissée le général Bonaparte avant son départ, quoique, à son arrivée en ce pays, il ait trouvé des ressources extraordinaires qui aujourd’hui sont épuisées entièrement.
« Je termine ce rapport, citoyens Directeurs, en vous observant que les circonstances de ma situation n’ont point été prévues dans l’instruction que m’a laissée le général Bonaparte. Il ne me parle nullement de l’arrivée de l’armée du Grand Vizir, soit qu’en effet il n’y crut pas ou qu’il eut d’autres motifs pour ne m’en point informer. Lorsqu’il me promet de prompts secours, il fonde, ainsi que je l’avais fait, ses espérances sur la réunion des flottes françaises et espagnoles dans la Méditerranée. On était alors loin de penser que ces flottes retourneraient dans l’Océan et que l’expédition d’Égypte entièrement abandonnée, deviendrait un chef d’accusation contre ceux qui l’ont ordonnée.
« Je joins à cette lettre copie de ma correspondance, tant avec le Granii Vizir qu’avec le commodore sir Sidney Smith et mes plénipotentiaires, ainsi que toutes les notes officielles remises de part et d’autre. Je joins aussi copie des rapports qui m’ont été faits sur la prise d’El-Arich et sur différentes insurrections dont nos troupes se sont rendues coupables à Damiette et à Alexandrie. Vous apprécierez vous-même l’importance de pareils événements. Je dois cependant ajouter, pour rendre témoignage à la vérité que, partout où j’ai été présent, nos troupes m’ont manifesté une confiance absolue et le plus louable dévouement. Quant à celles de la Haute-Égypte, je ne puis leur reprocher le moindre murmure.
« Au reste l’armée française, pendant son séjour en Égypte, a gravé dans l’esprit des habitants le souvenir de ses victoires, celui de l’équité et de la modération avec lesquelles nous avons gouverné, le sentiment de ses forces et de la puissance de la nation dont elle fait partie. Le nom français sera longtemps respecté, non seulement dans cette province de l’Empire Ottoman, mais encore dans tout l’Orient. Je compte être rendu en France avec l’armée au plus tard à la fin de prairial. »
–1801 – 30 janvier : L’attentat royaliste de la rue Saint‑Nicaise (3 nivôse an IX) manque de tuer Bonaparte mais renforce son pouvoir. Après avoir réprimé les complots jacobins et royalistes, il en conclut qu’il lui faut une légitimité plus forte, ce qui mènera au sacre impérial de 1804. Dans certains textes ou certains comptes-rendus effectués par les conseillers d’État (par exemple celui de Fourcroy en janvier 1801 concernant la situation en Vendée), il est fait référence sous le terme de « complot du 3 Nivôse » de l’Attentat de la rue Saint-Nicaise contre le premier consul napoleon Bonaparte (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). L’attentat de la rue Saint-Nicaise, également connu sous le nom de conspiration de la machine infernale, est une conjuration royaliste visant à assassiner le général Bonaparte, Premier consul de France depuis le coup d’État du 18 brumaire, à Paris, le 24 décembre 1800 (3 nivôse an IX), sous le Consulat. Il survient peu après la conspiration des poignards du 10 octobre 1800 (18 vendémiaire an IX) et représente l’un des nombreux complots royalistes et catholiques de l’époque. Conséquence de l’événement, le Premier consul retire le ministère de la Police à Fouché, qui a osé le contredire. De même, le 10 pluviôse an IX (30 janvier 1801), les quatre « conspirateurs des poignards » – Ceracchi, Aréna, Topino-Lebrun et Demerville – qui ont été déclarés coupables d’un complot visant à assassiner le Premier consul et condamnés à mort, sont guillotinés. Bonaparte pense ainsi être débarrassé de ses adversaires jacobins. Leur mort, cependant, ne met pas un terme aux complots contre Bonaparte. Les royalistes restent déterminés à se débarrasser de lui, et il voit bientôt des comploteurs partout, en particulier en Corse. Roederer affirme que Napoléon lui aurait dit : « Si je meurs dans quatre ou cinq ans, la pendule sera terminée et marchera. Si je meurs avant, je ne sais pas ce qui arrivera. » Pour un biographe, cependant, la majorité des Français plaçaient de grandes espérances en lui et ont craint pour sa vie; c’est cette crainte qui lui a permis de devenir Empereur des Français, trois ans après. Par ailleurs, la découverte de l’origine royaliste du complot, avec la conjuration de Cadoudal, en 1804, aboutira à l’exécution sommaire du duc d’Enghien, dernier rejeton de la maison de Condé. Napoléon sort également de cet attentat convaincu de la nécessité d’instaurer une nouvelle légitimité monarchique : ce sera la cérémonie du sacre impérial le 2 décembre 1804. (D’après Pierre-Louis Roederer, Autour de Bonaparte, Paris, H. Daragon, 1909. Leon Pierce Clark, Napoleon Self-Destroyed, Londres, Jonathan Cape & Harrison Smith, 1929. Jacques Bainville, Napoléon, Paris, Fayard, 1931 (traduction en anglais : Boston, Little, Brown, 1933). André Castelot, Napoléon, Paris, Perrin, 1968 (traduction en anglais : New York, Harper & Row, 1971). Vincent Cronin, Napoleon, Londres, William Collins, 1971. Jean Tulard, Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, 1987. Frank McLynn, Napoleon: A Biography, Londres, Jonathan Cape, 1997. Avner Falk, Napoleon Against Himself: A Psychobiography, Charlottesville, Pitchstone, 2006.).
–1815 – 30 janvier : TOUTES LES MAISONS DE LA SEYNE ABRITENT DES MILITAIRES – Au mois de janvier 1815, le maire se plaignait du trop grand nombre de troupes qui arrivaient à La Seyne où se constituaient deux dépôts. « Toutes les maisons abritent des militaires », dit-il, « il y en a jusqu’à trois dans le même lit, ce qui nous met dans un embarras extrême. » Le maire réclame qu’on en fasse la répartition dans les communes voisines de Six-Fours et de Saint-Nazaire, « ce qui sera mieux pour tout le monde », ajoute-t-il (Lettre au sous-préfet de Toulon du 30 janvier 1815, Arch. com. de La Seyne).
–1826 – 30 Janvier. délibérations du Conseil municpal de Toulon (fol. 61)— Subvention accordée à la Caisse de retraite des employés de la Mairie. — Sur la question de savoir si la Ville doit intervenir au procès existant entre le sieur Ledeau et l’Administration de la Marine relativement aux constructions que cette administration a élevées sur le quai du port à la Pounche Rimade. — Demande du Directeur du Théâtre tendant à obtenir pour l’année 1826 une indemnité sur les fonds communaux pour le soutien de son entreprise. — Sur la question de savoir à quel usage on doit employer le terrain occupé par la maison que la Ville a acquise de M. Arbaud ; on propose la vente de cette maison à charge de ne la reconstruire que sur la partie du terrain qui n’est point nécessaire pour l’alignement de la rue et de la place Cathédrale (délibérations du Conseil municipal de Toulon).
–1853 – 30 janvier : MARIAGE DE NAPOLEON III – L’empereur des Français, Napoléon III, épouse Eugénie de Palafox, comtesse de Teba.
–1870 – 30 janvier : AJELLO’S SAGA : « Du 17 février 1870 à 9 heures du matin. Acte de mariage de Nicolas Ajello, âgé de 25 ans, né à Procida (Italie), le 2 décembre 1844, profession pêcheur, domicilié à Saint-Mandrier, département du Var, fils majeur de Vincent Ajello, profession pêcheur, domicilié à Saint-Mandrier, département du Var, et de Lucia Lubrano, sans profession, domiciliée au même lieu, tous deux présents et consentants, d’une part, et de Anne Joséphine Cancelin, âgée de 24 ans, née à Toulon (Var) le 19 mars 1845, sans profession, domiciliée à Toulon, département du Var, fille majeure de Antoine Sylvestre Cancelin, profession pêcheur, domicilié à Toulon, département du Var, et de Natalie Stéphanie Rimbaud, sans profession, demeurant à Toulon, tous deux présents et consentants, d’autre part. Les actes préliminaires sont :
1. La publication du présent mariage faite en cette ville le dimanche 30 janvier dernier et 6 février courant, affichée sans opposition. Celles faites à Saint-Mandrier (Var) , les mêmes jours et sans opposition, ainsi qu’il (mot illisible) du certificat délivré le 10 de ce mois.
2. Les actes de naissance des contractants. (…) Les futurs époux ont déclaré qu’il n’a pas été fait de contrat de mariage (…).
Les contractants ont déclaré prendre en mariage, l’un Anne Joséphine Cancelin, l’autre Nicolas Ajello. En présence de Charles Cancelin, domicilié à Toulon, 9 rue Merle, âgé de 47 ans, profession de contremaître à l’arsenal, cousin de l’épouse, de Mattieu Infernet, domicilié à Toulon, 50 rue Trois Oliviers, âgé de 37 ans, profession d’agent d’affaires, cousin de l’épouse, de François, Joseph Giraud, domicilié à Saint-Mandrier (Var), âgé de 70 ans, profession fabricant de tuiles, oncle de l’épouse, et de Joseph Barbiéri, domicilié à Toulon, 41 rue Pomme de Pin, âgé de 38 ans, profession de marin de commerce, oncle de l’épouse. Après quoi, moi André Jean Auguste Fournier, chevalier de la légion d’honneur, adjoint délégué de monsieur le maire, (…) ai prononcé au nom de la loi que lesdites parties son unies par le mariage. Il a été dressé le présent acte dont lecture a été faite publiquement dans la principale salle de la maison commune et qui a été signé par moi, par le père de l’épouse et les témoins. Les époux, la mère et le père de l’époux ont dit ne le savoir y » (Archives de Toulon, registre des mariages 1870, acte n°52).
–1873 – 30 janvier : Victor Hugo est élu sénateur de Paris.
–1879 – 30 janvier : Le maréchal Mac-Mahon démissionne de la présidence de la République.
–1885 – 30 janvier : guerre du tonkin – Dès le mois de décembre 1884, d’importantes forces chinoises, environ 10 000 hommes, se rassemblent autour de la citadelle de Tuyen Quan au Tonkin. C’est un siège en règle qui commence.
Le commandant Marc Dominé, brillant officier du 2ème Bataillon d’Afrique, qui assure le commandement de la citadelle, dispose pour la défendre de deux compagnies de Légion étrangère, d’une compagnie de tirailleurs tonkinois, d’une section d’artillerie de la marine, de huit sapeurs du génie et des marins de la canonnière La Mitrailleuse. C’est à la tête de ses six cents hommes que le commandant Dominé va livrer bataille et résister aux assauts ennemis. Sous ses ordres la 1ère Compagnie de la Légion étrangère est commandée par le capitaine de Borelli et la 2ème par le capitaine Moulinay. Le commandant Dominé renforce ses défenses en novembre et en décembre 1884. Il est secondé efficacement par le chef du détachement du Génie, le sergent Bobillot. Un blockhaus est même érigé sur un éperon rocheux côté sud-ouest.
Le 1er janvier 1885, la citadelle est totalement encerclée. Les 600 hommes de la garnison ont en face d’eux environ 10 000 hommes, composés de Pavillons Noirs et de l’armée régulière chinoise. L’ennemi tente d’enlever le blockhaus tenu par une petite unité de légionnaires qui tient bon et repousse les assaillants. Les Chinois décident alors d’attaquer sur le côté est de la citadelle, protégé par la canonnière en s’infiltrant le long de la rivière Claire. Les tirs précis de l’équipage de la canonnière les en dissuadent. Devant ces échecs, le commandement chinois décide de changer de tactique en creusant des tunnels jusque sous les remparts, de les miner puis ainsi, grâce aux explosions provoquées, occasionner des brèches et les utiliser pour pénétrer dans la citadelle. Peu à peu, l’étau se referme sur la garnison au point que, le 30 janvier 1885, le blockhaus doit être abandonné (Gérard Garier)).
–1893 – 30 janvier : Le Parlement vote pour 10 ans une loi dite « prime à la navigation », destinée à encourager les armateurs Français. Cette prime accorde 1,70 F par tonneau et 1.000 milles parcourus par des navires neufs à voiles, construits en France. Plus de 200 voiliers seront construits en France jusqu’en 1902, la majorité par des chantiers sur l’Atlantique. Les Forges et Chantiers de la Méditerranée construisent cinq quatre-mâts barques pour l’armement Bordes destinés au transport de nitrate chilien. Longs de 98 m, d’une jauge brute de 2.900 tonneaux, ces cinq voiliers similaires sont mis à l’eau du 18 décembre 1895 au 9 février 1897, soit un tous les quatre mois. Deux voiliers légèrement plus petits sont lancés en 1902 pour la Société Marseillaise de Voiliers. Tous sont construits en fer sur des plans des chantiers de Nantes ou de la Loire (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1909 – 30 janvier : Mariage à Marseille des parents de Marius Autran, Simon Autran, 23 ans, et Victorine Aubert, 20 ans. Leur fils naîtra le 2 décembre 1910 à La Seyne-sur-Mer (Jean-Claude Autran, 2012).
–1910 – 30 janvier :
1. LE CROISEUR « CHÂTEAURENAULT » s’échoue au Cap Spartel à l’entrée du détroit de Gibraltar. Le croiseur corsaire Châteaurenault, a été construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (ingénieur Lagane). La silhouette de ce premier bâtiment à quatre cheminées construit à La Seyne, ressemblait à celle d’un paquebot. Admis au service actif le 10 octobre 1902, le bâtiment fit une grande partie de sa carrière à Saigon et en baie d’Along. Il revint à Cherbourg en 1905 où il resta deux années en réparation avant d’être basé jusqu’en 1909 dans ce port. Affecté à l’escadre de la Méditerranée, il partait pour Toulon quand le 30 janvier 1910 il s’échoua au Cap Spartel à l’entrée du détroit de Gibraltar. Réparé provisoirement au bassin de Gibraltar, il revint à Toulon à la remorque du croiseur-cuirassé « Victor Hugo » (Henri Ribot).
Fiche du « Châteaurenault » : croiseur-cuirassé Châteaurenault, second à porter le nom.
Chantier : FCM, La Seyne-sur-Mer.
1895 : mise sur cale.
1898 – 21 mai : Lancement.
1899 – 15 octobre : mise en service.
1904 – 7 novembre : endommagé en heurtant un rocher immergé à Phan Ran, puis réparé à Cherbourg.
1910 – 30 janvier : s’échoua au Cap Spartel à l’entrée du détroit de Gibraltar. Réparé provisoirement au bassin de Gibraltar, il revint à Toulon à la remorque du croiseur-cuirassé « Victor Hugo ». Réparé à Toulon. Devient navire-école d’application des manœuvres et des charpentiers à Brest.
Première guerre mondiale : reprend du service. Effectue des patrouilles en Méditerranée. Transporte de troupes pour l’Armée d’Orient entre Tarente et Itéa. Le 5 ctobre 1917, le navire sauve 1 200 hommes du transport Gallia, torpillé par le sous-marin allemand UC 35. Le 14 décembre suivant le Châteaurenault est torpillé par le sous-marin allemand UC 38, par 38° 15’ N et 20° 22’ E. Rapport du CV Jeanson, commandant le Châteaurenault : « « À bord du cuirassé Voltaire, Corfou, le 17 décembre 1917, le capitaine de frégate Jeanson, Commandant le Châteaurenault à Monsieur le Vice-amiral Commandant en chef de la 1re Armée navale (…) La torpille avait frappé à 8 h 57, avant 9 h 0 il s’engloutissait devant tout le monde, découvert et au cri de « Vive la France. « Pendant ce temps les torpilleurs n’étaient pas restés inactifs ; ils s’étaient mis, aussitôt éloignés du bord, à patrouiller. Lors que la seconde torpille nous toucha, le Lansquenet ayant vu d’où partait la torpille, se précipita et lança une série de grenades ; un peu après le sous-marin montra le haut de son kiosque, le feu fut ouvert aussitôt par les bateaux, le Lansquenet revint sur le sous-marin, relança des grenades, le Mameluck l’accompagnait. À la fin on vit le sous-marin émerger complètement ; le feu continua, plusieurs coups furent au but ; Mameluck et Lansquenet se rapprochèrent du sous-marin, complètement émergé et où l’on voyait courir du monde. « Le feu cessa, on vit les torpilleurs amener les embarcations, en même temps que le sous-marin s’enfonçait par l’arrière, l’avant émergeant fortement, puis il disparut aux acclamations frénétiques de tous les naufragés sur les torpilleurs, chalutiers et radeaux ; le Châteaurenault était vengé.(…). Une fois tout le monde des radeaux ramassé par les chalutiers on fit route vers Vassiliko tout en surveillant l’horizon, on vit par bâbord encore un sillage paraissant être celui d’un périscope à environ 1 200 m, on tira quelques coups de canon. Enfin les chalutiers mouillèrent à Vassiliko et les contre-torpilleurs nous rejoignirent, on fit passer une partie du personnel des chalutiers sur les torpilleurs, et comme le Mameluck et Lansquenet me prévinrent que le Spahi arrivait, je résolus de l’attendre et je fis partir les deux torpilleurs pour Itéa qu’ils pouvaient atteindre avant la nuit à 20 nœuds. Je tenais à envoyer les troupes à destination le plus tôt possible, à remplir la mission. « Enfin le Spahi arriva et embarqua ce qui restait, environ 273 personnes. On avait donné à manger à peu près à ce personnel sur les chalutiers. Le Spahi ne pouvant marcher plus de 15 nœuds, ayant des avaries de chaudière et manquant d’eau, je fis faire route vers Patras, où je comptais pouvoir faire souper et coucher les hommes. Nous y arrivâmes à 17 h 30. » Une vingtaine de marins du UC 35 ont été sauvés dont le capitaine Hermann Wendlandt pour être emmenés comme prisonniers de guerre.
2. Naissance à La Seyne-sur-Mer de Marius Autran, fils unique de Simon Autran, 23 ans, et de Victorine Aubert, 20 ans, qui s’étaient mariés à Marseille le 30 janvier 1909 (Jean-Claude Autran, 2012).
–1911 – 30 janvier : inauguration du Carlton de Cannes – Le 30 janvier 1911, avec l’inauguration du Carlton, Henri Ruhl vient d’offrir à Cannes son premier palace, qui sera inscrit aux monuments historiques en 1984 (Nelly Nussbaum, Nice-Matin).
–1915 – 30 janvier :
1. LES RESERVISTES SONT RAPPELES SOUS LES DRAPEAUX – Le facteur de la section de Saint-Mandrier, M. A. Giudicelli venant d’être rappelé sous les drapeaux le 30 janvier 1915, est remplacé provisoirement dans son service par André Cadière, de Cavalas (Gisèle Argensse, 1989, p. 153).
2. Le Miroir, n°64, du jeudi 28 janvier au mercredi 3 février 1915. Chronique « La Guerre ». «Samedi 30 janvier.
“Actions locales sur toute la ligne ; nous prenons pied sur la Grande Dune, dans la région de Nieuport; nous refoulons des attaques d’infanterie autour d’Ypres, Lens et Arras; deux tentatives de passage des ennemis sont repoussées à l’est de Soissons, à Yenizel et au moulin des Roches ; combat d’artillerie dans les Vosges; rien de saillant en Alsace.
“Entre Russes et Allemands, l’action continue en Prusse orientale (régions de Pilkalen et de Gumbinnen). En Pologne, les Allemands ont subi de nouveau de grosses pertes, leur offensive étant comme toujours repoussée; en Galicie, sur le front des cols des Carpathes, l’avance des troupes du tsar est à peu près générale : elles ont fait prisonniers, en trois jours, 2.400 soldats et 60 officiers. C’est, au surplus, dans les Carpathes que se concentre maintenant la grande action austro-allemande.
“Le baron Burian, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a invité le gouvernement roumain à ne pas favoriser les appels à la révolte qui ont été lancés en Transylvanie.
“M. Augagneur, ministre de la Marine, qui revient de Londres et de Portsmouth, a échangé des télégrammes cordiaux avec M. Winston Churchill, premier lord de l’amirauté britannique. »
3. Les Allemands effectuent une attaque par sous-marin au large du Havre.
-1926 – 30 janvier : QUE FAIRE QUAND LE TAUREAU EST MALADE ? – M. Y… informe le public qu’en raison de la maladie de son taureau, il s’efforcera de le remplacer dans quelques jours. (L’Eclaireur de la Savoie, annonce, 30 janvier 1926.)
–1929 – 30 janvier : CREATION DE L’AVIATION MILITAIRE – Au grand dam de la Marine et de l’Armée de terre, le gouvernement décrète la création d’une troisième arme : l’Aviation.
–1940 – 30 janvier : SURVEILLANCE DES CÔTES ESPAGNOLES – Le 30 janvier, le Commandant Bory arraisonne le cargo espagnol Cabo Menor, allant de Vigo à La Corogne, et le dirige sur Saint-Jean-de-Luz. Il sera relâché le 2 février après visite, sa cargaison n’étant pas suspecte (Gérard Garier).
–1942 – 30 janvier : LES FNFL EN MER ROUGE – Le 24 janvier à 05 h 30, l’aviso-dragueur Commandant Dominé appareille d’Aden pour patrouiller dans le détroit de Périm entre Ras Si Ane et Anghar. Il est relevé le 30 janvier à 05 h 15 par le Netravati et rentre à Aden où il arrive à 13 h 00. Aucun boutre arraisonné au cours de cette croisière (Gérard Garier).
–1943 – 30 janvier :
1. création de la Milice française avec Joseph Darnand. Une loi publiée au Journal officiel avec la signature de Pierre Laval crée la Milice française qui reprend à son compte les 21 points du Service d’Ordre Légionnaire (S.O.L.). Son chef, Joseph Darnand, joue dès lors un rôle central dans l’Etat français. Darnand deviendra responsable du maintien de l’ordre le 30 décembre 1943, après avoir rejoint la Waffen-SS et prêté serment à Hitler (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. La Calypso (sous-marin de moyenne patrouille à double coque) EST COULÉE A BIZERTE PAR DES BOMBES ALLIÉES.
3. LE cargo « Sainte Jacqueline » est remis au Pool allié – Le cargo de 4 806 tjb « Sainte Jacqueline » ex-« Pengreep » britannique (construit en 1914), a été saisi à Dakar par l’Etat français en 1941, puis sabordé et renfloué à Casablanca après le débarquement américain du 8 novembre 1942. Il est remis au Pool allié le 30 janvier 1943 et rendu à ses armateurs d’origine qui le rebaptisent « Empire Fal » ; il continue son service jusqu’à la fin de la guerre (Gérard Garier)).
–1944 – 30 janvier-8 février : conférence de Brazzaville (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1949 – 30 janvier-18 mars : notre marine en indochine – Du 30 janvier au 18 mars, le Commandant Dominé effectue une surveillance des côtes de l’Annam, puis indisponibilité à Saigon jusqu’au 30 mars (Gérard Garier).
–1950 – 30 janvier : EN CÔTE D’IVOIRE – Une manifestation du Rassemblement démocratique africain dégénère en affrontement avec les forces de police : 13 morts.
–1951 – 30 janvier : MORT DE FERDINAND PORSCHE, constructeur automobile allemand qui avait travaillé pour Daimler-Benz de 1923 à 1929, puis développé le moteur arrière dès 1931 et présenté en 1933 les prototypes de Volkswagen. Il construisait aussi des voitures de sport.
–1953 – 30 janvier : LE FERRY-BOAT « PRINCESS VICTORIA » SOMBRE ENTRE IRLANDE ET ECOSSE, 128 morts.
–1958 – 30 janvier : MORT D’ERNST HEINKEL, constructeur d’avions allemand.
–1963 – 30 janvier : MORT DE FRANCIS POULENC, compositeur français. A ses débuts, il appartenait au Groupe des Six et se lia avec Jean Cocteau. Son œuvre s’impose surtout par sa variété et comporte aussi bien des compositions pour orchestre que de la musique pour piano, des mélodies sur des poèmes que des œuvres de musique sacrée. Pour le théâtre, il a donné des drames, un ballet et un opéra bouffe. La cocasserie et le lyrisme restent des traits dominants d’un art où la mélodie est primordiale.
–1964 – 30 janvier : DEBUTS DE JACQUES MARTIN sur RTL, qui présente des sketches avec Jean Yanne.
–1966 – 30 janvier : EMEUTES EN BELGIQUE APRES L’ANNONCE DE LA FERMETURE D’UN PUITS DE CHARBON – L’annonce de la fermeture d’un puits de charbon à Zwartberg au Limbourg (Belgique) est le déclencheur d’une émeute. Les affrontements font deux morts.
–1967 – 30 janvier :
1. PODGORNY ReçU PAR LE PAPE – Nicolas Podgorny est le premier chef d’Etat socialiste reç par le pape au Vatican.
2. SIX-FOURS-LES-PLAGES – inscription par arrêté du 30 janvier 1967, de la Chapelle Notre-Dame de la Pépiole (cad. AP 47).
–1970 – 30 janvier : LE VATICAN PROTESTE CONTRE LE PROJET DE LOI SUR LE DIVORCE EN ITALIE.
–1972 – 30 Janvier :
1. La compagnie aérienne Air-InTer commande à Marcel Dassault dix Mercure, biréacteur povant transporter 130 à 140 passagers.
2. 13 morts en Irlande du Nord : Lors de violents affrontements à Derry, les parachutistes de l’armée britannique ouvrent le feu, faisant treize morts.
3. KLAUS BARBIE – Après son exil au Pérou, l’ancien chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, arrive à la Paz (Bolivie).
–1974 – 30 janvier : LE GOUVERNEMENT FRANçAIS DISSOUT PLUSIEURS ORGANISATIONS AUTONOMISTES CORSES, BASQUES ET BRETONNES – En réponse, le 7 février, le FLB-ARB plastiquera un émetteur de l’ORTF à Roc-Trédudon, au sud de Morlaix, et privera la Bretagne de télévision.
–1977 – 30 janvier : LIBERATION DE FRANçOISE CLAUSTRE – Françoise Claustre et son époux sont libérés, grâce à la médiation de la Lybie. Ils sont arrivés à Tripoli après une longue captivité chez les rebelles Toubous, dans le Tibesti, au Tchad. Cette affaire a coûté la vie au commandant Pierre Galopin alors qu’il venait négocier leur liberté.
–1978 – 30 janvier : Décès de la chanteuse réaliste Damia, de son vrai nom Louise Marie Damien. Elle avait été qualifiée de “tragédienne de la chanson” (avec “Sombre dimanche” et eLes goëlands” qui ont fait coulé des flots de larmes ainsi que des vagues de suicides lors d’une tournée de la chanteuse au Japon).
–1979 – 30 janvier : REFERENDUM AU ZIMBABWE – La minorité blanche du Zimbabwé approuve par référendum la nouvelle Constitution qui prévoit de céder une part du pouvoir aux Noirs.
–1985 – 30 janvier : BAISSE DU PRIX DU PETROLE – Pour la deuxième fois de son histoire, l’OPEP, réunie à Genève, réduit le prix officiel du pétrole.
–1986 – 30 janvier : CRISE MUNICIPALE À SAINT-MANDRIER – Le Maire de Saint-Mandrier se voit reprocher par une partie de ses colistiers l’excès d’autoritarisme, ainsi que l’augmentation des impôts, accompagnés d’une gestion trop personnelle des affaires de la commune. Le Conseil décide de limiter les pouvoirs du Maire par un retrait des délégations qui lui avaient été accordées en début de mandat. Une commission des travaux est élue. Six personnes y siégeront dont deux élus communistes. Le Maire préfère abandonner ses délégations (Gisèle Argensse, 2000, p. 133).
–1992 – 30 janvier : LE PENTAGONE ANNONCE LA FERMETURE DE 83 BASES EN EUROPE.
–1995 – 30 janvier : VOITURE PIEGEE A ALGER : 42 MORTS – A Alger, un attentat à la voiture piégée fait 42 morts et 286 blessés.
–1997 – 30 janvier : Décès de Jean Constantin, auteur, compositeur et interprète de la chanson.
–2006 – 30 janvier : Yves Coppens « Jane Goodall » (Chronique du 30 janvier 2006).
“Jane Goodall est venue récemment à Paris dans le but de sensibiliser l’opinion publique française à la survie des grands singes. J’ai été de toutes les festivités réservées à cette grande dame. Grande dame que je connais, car nous avons commencé tous les deux, dans les années 1960, sous la même autorité, celle de Louis Leakey, l’immense savant anglais du Kenya. Jane avait besoin de forêt pour étudier ses singes, et moi de savanes pour chercher mes os : Louis Leakey l’a installée à Gombe et moi à Olduvai, les deux en Tanzanie. Nous ne nous sommes pas rencontrés très souvent par la suite… L’idée de Jane était de tenter de sauver l’habitat des grands singes pour sauver les grands singes eux-mêmes, et c’est dans ce but qu’elle a créé l’institut Jane Goodall. Le premier établissement a vu le jour en Californie ; c’était en 1977. Depuis, une vingtaine de fondations sont venues compléter, dans différents pays du monde, ce premier effort, dont l’institut Jane Goodall France, créé en 2004 et qu’elle venait visiter pour la première fois.
“Une des grandes découvertes de Jane Goodall a été de voir, un jour, un chimpanzé couper et aménager le rameau d’un arbre pour aller pêcher des termites dans les trous des termitières. C’était la première fois qu’on prenait conscience du fait que les grands singes utilisaient des outils. Lorsqu’elle a fait part de son observation à Louis Leakey, j’étais avec lui et je me souviens qu’il m’a dit : « C’est extraordinaire, car ou bien les singes sont à intégrer aux hommes dans la classification zoologique, ou bien il faut revoir complètement la définition de l’homme. » Et il a beaucoup ri, car il adorait ce genre de découverte provocante qui bouscule un peu les habitudes de penser.
“Jane a aussi fait, bien sûr, de très nombreuses autres observations. Elle a décrit par exemple des chimpanzés organisant des patrouilles pour surveiller leur territoire contre l’irruption possible des chimpanzés voisins. Elle a vu aussi, au moment des premières pluies, des chimpanzés mâles se livrer à une sorte de danse devant les femelles spectatrices, comme un rituel à la gloire du « dieu Eau » – je vais sûrement trop loin dans la terminologie, mais il y a quelque chose de cet ordre. Un tel comportement est évidemment troublant et pourtant, à y bien réfléchir, doit-il l’être ? Après tout, nous sommes cousins, cela est incontestable, et nous avons des ancêtres communs vieux de plusieurs millions d’années, ce qui est peu, géologiquement parlant : il est donc normal que nous nous ressemblions. Le mérite de Jane Goodall a évidemment été d’observer tout cela des années durant, et sur le terrain, pour la première fois (Yves Coppens, 2010 – Goodall J., Through a Window. My thirty years with the champanzees of Gombe, New York, Mariner Books, 2000)”.
–2016 – 30 janvier :
1. Sortie pédestre de la journée avec les Amis de La Seyne Ancienne et Moderne. Objectif : Riboux avec visites des sites du Puits d’Arnaud (aire de battage circulaire très bien conservée), le vallon du poulet (ou nous ne pouvons accéder au four à cade à cause d’une battue), le jas de Frédéric où nous faisons la pause repas, le puits de Bouscarle. Promenade décontractée et sympathique qui m’a permis de revoir des paysages qui vont être incorporés dans le prochain numéro des Cahiers du patrimoine ouest varois consacré aux voies de communication.
2. La Semaine du Son à la Médiathèque de Sanary : Expositions « Marcel Mule, saxophoniste classique », « A la découverte du bruit » et « travaux réalisés par l’ALSH de Sanary », atelier d’histoire bruitée, conférence & ateliers -jeux… Evénement divers du mardi 19 au samedi 30 janvier 2016 Médiathèque de Sanary, rue Robert Schumann Centre-ville, 83110 Sanary.
–2021 – 30 janvier : A LA « UNE » DE VAR-MATIN –
1. ON ECHAPPE AU PIRE – pas de confinement pour le moment Fermeture des centres commerciaux de plus de 20 000 m² – Frontières bouclées et contrôles renforcés. Le troisième confinement s’éloigne, mais des restrictions sont annoncées.
2. SIX-FOURS – Le cinéma ouvre symboliquement pendant 1 heure.
3. OUEST-VAR – port obligatoire du masque.
4. LA SEYNE – Cnim tient son plan de sauvetage.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
– Docteur, dit un patient, je suis une mouche !
– Tss, tss ! Bon, descendez du plafond, remettez-vous à l’endroit et nous allons voir cela.

(Cassis : la Couronne de Charlemagne et la Saoupe en 1985).
J’en ai terminé. Il est 8 h du matin et nous sommes vendredi ! Affectueuses pensées à Isabelle, Olivier, Webber et Raphaël qui a maintenant 13 ans révolus. A demain, pour fêter les MARCELLE !

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