EPHEMERIDES DU DIMANCHE 7 DECEMBRE

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EPHEMERIDES DU DIMANCHE 7 DECEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4993).

Jusqu’à notre départ en voyage (16/12/2025), et afin de traiter ce que j’ai en route et qu’il m’est nécessaire de clore,  je ne donnerai plus que des éphémérides raccourcies ne comportant que la première partie (Documents du jour), ce qui me libèrera près de deux heures de temps.

ILLUSTRATION : aujourd’hui, affiches de films de l’année 1943. En en-tête : Pierre Fresnay et Ginette Leclerc dans  Le Corbeau dirigés par Henri-Georges Clouzot, 1943

FÊTES. Le 7 décembre, nous fêtons les 6000 AMBROISE de France, patronyme et prénom confondus. C’est peu ! et pourtant, nous devons à AMBROISE, évêque de Milan et Père de l’Eglise décédé en 397, d’être à l’origine de la conversion du berbère saint Augustin au Christianisme, Bien évidemment patron de Milan, il est aussi celui des apiculteurs – le miel, mon délice ! – ; par voie de conséquence, il est invoqué pour la protection des animaux de la ferme et, surtout, des abeilles.

Au calendrier républicain, c’était le jour du CYPRES.

DICTON  : Le dicton du jour est de saison, évidemment, mais il ne semble pas nous intéresser directement : « Quand saint AMBROISE voit neiger, de dix-huit jours de froid sommes en danger. » Ouvrez les fenêtres et regardez le ciel !

PENSEE : « qui vous a enseigné quelque chose de définitif dans votre vie ? Je ne sais jamais répondre car (à moins de ne pas dire « papa et maman ») à chaque tournant de mon existence quelqu’un m’a enseigné quelque chose. Ce pouvait être des personnes qui étaient à mes côtés ou certains défunts  chers à mon cœur (…). En tout cas, il y eu des enseignements non livresques dont je peux dire qu’ils ont changé ma vie. Le premier a été mademoiselle Bellini, ma merveilleuse prof de sixième, (…) qui m’a enseigné qu’il ne fallait jamais présumer de mes forces. » (Umberto Eco, 2007).

METEO DE SANARY : Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est évaluée à 95%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps. Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel voilé. Pas de précipitations. Vent d’WNW force 4 se maintenant toute la journée. Rafales atteignant 19 noeuds jusqu’en milieu de journée. Mer peu agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente. Température : 16°.

ÉPHÉMÉRIDES.

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

(INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’intégrale des éphémérides seulement accessibles sur mon site).

EXPEDITION D’EGYPTE  1798-1801 1799 – 7 décembre : EXPEDITION D’EGYPTE : (résumé de la chronique de ce jour) Le document contient trois sections principales qui montrent les efforts diplomatiques et les négociations complexes concernant l’évacuation de l’Égypte par les forces françaises commandées par le général Kléber en 1799 :

  1. Lettre de Kléber à Sydney Smith : Le général en chef Kléber écrit au commodore britannique Sydney Smith pour demander des passeports pour les hommes de lettres et artistes français en Égypte, afin qu’ils puissent retourner en France en toute sécurité. Kléber souligne l’importance de leurs recherches pour l’Europe entière et demande la protection de toutes les nations, en particulier de la Grande-Bretagne, connue pour son amour des sciences et des arts.
  2. Instructions pour les conférences sur l’évacuation de l’Égypte : Kléber donne des instructions détaillées au général Desaix et à l’administrateur général des finances Poussielgue pour les négociations concernant l’occupation et l’évacuation de l’Égypte. Les points clés incluent la proposition d’une suspension d’armes, la dissolution de la triple alliance entre la Porte, les Anglais et les Russes, et la restitution des îles de Corfou, Zante et Céphalonie à la France.
  3. Nomination de Desaix et Poussielgue : Kléber nomme et délègue officiellement Desaix et Poussielgue pour négocier avec les délégués de la Sublime Porte et de la Grande-Bretagne sur les conditions de l’évacuation de l’Égypte. Ils ont le pouvoir de signer des actes préliminaires tels que des armistices et des sauf-conduits, ainsi que les conditions de l’évacuation, sous réserve de la ratification des parties contractantes.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 979e livraison. –1444 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font de las Monegas, 7 décembre 1444 (charte aux archives de Saint-Victor) Première mention : Fons monachorum, 21 janvier 1246. Pos­session du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major). Dit Font des Mourgues ou la Bégude, 28 juin 1766 (registre aux archives de la Major). La Bégude – hameau au quartier de Château-Gombert (1872). La bégude était un droit que l’on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir. Une bégude était aussi un lieu où l’on pouvait abreuver les animaux.

LA SEYNE-SUR-Mer : 668e livraison. –1976 – 7 décembre : CLAP DE FIN POUR L’ECOLE MARTINI – Ce jour-là commença au quartier Cavaillon (La Seyne) la destruction de l’école Martini. On en parlait depuis longtemps car les vieux murs lézardés, les toitures branlantes, les locaux inadaptés, l’absence de confort et d’équipements, interdisaient un enseignement de qualité. Il fallait faire du neuf (Marius Autran, tome 3).

SANARY :  777e livraison : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (398e livraison) –1710 – 7 décembre : Bénédiction du nouveau cimetière de Sanary – Depuis l’origine du bourg, le cimetière se trouve face au port, au sud de l’église, entre la porte cémétériale de celle-ci et la fontaine (aux IIIe et IVe siècles, une petite nécropole exhumée par D. Martina-Fieschi s’élevait à l’emplacement de la future église Saint-Nazaire). En 1710, pour des motifs essentiellement de salubrité publique, et après autorisation de l’évêque, on le transfére avec tous les ossements au nord du chemin aboutissant à l’église, qui prend alors le nom de rue Saint-Pierre (dans l’actuelle rue de la Prud’homie, à l’emplacement de la maison n° 2. Cette translation du cimetière avait été décidée par lors de la visite pastorale de l’évêque, le 24 Juin 1709). C’est le vicaire qui paie le prix des emplacements des maisons démolies pour installer le nouveau cimentière (Les hoirs de Moustier) ; la communauté n’ayant à sa charge que la construction du mur de clôture et le pavage du chemin, impraticable par temps de pluie, et le long duquel, on déposait des ordures (26 avril 1710). Sur l’espace désormais libre de l’ancien cimetière, actuelle place Michel Pacha, et jusqu’à la tour Saint-Nazaire, des arbres sont plantés pour « la commodité des habitants » (avril 1710). Monseigneur CHALUCET bénit le nouveau cimetière le 7 décembre 1710, en présence du curé INFERNET, de son secondaire, AUPHAN et de tout le conseil conduit par son Maire (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris à l’identique dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984, p. 161. Ce cimetière restera à cette place jusqu’en 1810, date à laquelle il sera déplacé près de la chapelle Saint-Roch).

OLLIOULES: 665e  livraison. -1475, le 3 décembre : De nouvelles absides pour l’église Saint-Laurent, Ce fut dans ce contexte de désordres, de peur, de chute démographique, de pardons et de pèlerinages que les deux nefs latérales et leurs absides furent ajoutées à l’église primitive d’Ollioules en 1475, lui donnant pratiquement l’aspect actuel. Le 3 décembre de la même année, Jean Huet, évêque de Toulon, effectua une visite pastorale de l’église rénovée. (G. Beltrame, chroniques et histoires d’Ollioules, p. 38-39 J.-H. Albanès, U. Chevalier, 1911, p. 454, n° 860).

ÉPHÉMÉRIDES.

L’INTEGRALE.

43 – 7 décembre : LE 7 DÉCEMBRE DE L’AN 43 AVANT JÉSUS-CHRIST, CICÉRON ÉTAIT ÉGORGÉ. – La scène atroce se déroula dans les jardins de la villa de Cicéron à Calète. C’est là qu’arrivèrent les assassins commandés par Herennius. Ils ne découvrirent pas tout d’abord leur victime qui, à leur approche, s’était hâtée de faire porter sa litière vers la mer. “ Ses cheveux en désordre et souillés, son visage altéré par les inquiétudes inspiraient tant de pitié que les soldats se couvrirent les yeux tandis que Herennius l’égorgeait. Il avait lui-même tendu la tête hors de la litière. Il était âgé de soixante-quatre ans. Herennius, d’après l’ordre d’Antoine, lui coupa la tête; il lui coupa aussi les mains, ces mains avec lesquelles il avait écrit les Philippiques… ”

C’était à la tombée du soir… il y a plus de deux mille ans (André Castelot, 1962).

1260 – 7 décembre : Raimond Laugier de Mazaugues et les chartreux de Montrieux règlent le différend qui les oppose, au sujet de la possession  d’une seizième partie de droit de pacage à Mazaugues ; les droits des chartreux à cette possession sont reconnus (Boyer R., 1980, p. 646. Acte 319, cartulaire de Montrieux (reconnaissance du droit de pacage à Mazaugues).

1305 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Antrefocum de Ginhaco (acte notarié). Première mention d’Antrefort de Gignac – passage du territoire de Séon dans celui de Gignac.

1444 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font de las Monegas, 7 décembre 1444 (charte aux archives de Saint-Victor) dit Font des Mourgues ou la Bégude, 28 juin 1766 (registre aux archives de la Major).  La Bégude – hameau au quartier de Château-Gombert (1872). La bégude était un droit que l’on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir. Première mention : Fons monachorum, 21 janvier 1246. Pos­session du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major).

1461 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pelenca, l’une des hauteurs du quartier qui environne Notre Dame-de-la-Garde vers l’est (acte aux archives de l’Evêché).

1578 – 7 décembre : UNE DEUXIEME ENCEINTE POUR SIX-FOURS – Délibération du conseil de Six-Fours qui décide d’élever une seconde muraille fortifiée destinée à garantir de tout danger le nouveau faubourg et ses habitants et à renforcer la défense du chef-lieu de Six-Fours. Cette deuxième enceinte sera achevée en 1633. Elle comptait quatre portes : celles du Moulin, de Saint-Roch, de Toulon, du Miradou auxquelles s’ajustaient les anciennes issues de l’Horloge, de l’Auditoire et du Greffe appartenant au plus haut village ; toutes renforcées par des barbacanes. Cette extension du XVIe siècle fut nommé la « villa » qui englobait ainsi l’ancienne église romane du XIe siècle. Quant à la collégiale qui sera construite au début du XVIIe siècle, elle sera comprise dans les nouveaux remparts (Louis Baudoin, 1965, p. 95, sans références).

1639 – 7 décembre -1653 – 23 mars: ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu, cardinal, 14ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 65ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 58ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL ALPHONSE-LOUIS DUPLESSIS DE RICHELIEU, 1639-1653. Bulles de provisions du 7 décembre 1639, mise en possession du 23 janvier 1640. Archevêque d’Aix, puis de Lyon. Mort le 23 mars 1653 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).

1696 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cap-Frisolet – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Sainte- Marguerite (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille).

-1578 – 7 décembre  : Travaux de renforcements et d’élevation d’une seconde enceinte fortifiée autour du village de Six-Fours après délibération du Conseil du Pays demandé par le Comte de SUZE, gouverneur de S.M HENRI III  « Il recommande de bien garder la ville et d’en réparer les remparts afin que, comme par le passé, les ennemis du roi ne s’emparent point de ce poste fortifié. Confiant en la fidélité et la valeur de ces habitants il n’envoie pas de garnison parce qu’en tous temps aucun ennemi n’avait pu pénétrer dans cette place aussi protégée par la nature ». Les maisons donnant sur l’extérieur de l’enceinte devront avoir leurs ouvertures bouchées. L’enceinte sera terminée en 1633 et comportera quatre portes: Moulin, St.Roch, Toulon et Ollioules (Serge Sappino).

1710 – 7 décembre : Bénédiction du nouveau cimetière de Sanary – Depuis l’origine du bourg, le cimetière se trouve face au port, au sud de l’église, entre la porte cémétériale de celle-ci et la fontaine (aux IIIe et IVe siècles, une petite nécropole exhumée par D. Martina-Fieschi s’élevait à l’emplacement de la future église Saint-Nazaire). En 1710, pour des motifs essentiellement de salubrité publique, et après autorisation de l’évêque, on le transfére avec tous les ossements au nord du chemin aboutissant à l’église, qui prend alors le nom de rue Saint-Pierre (dans l’actuelle rue de la Prud’homie, à l’emplacement de la maison n° 2. Cette translation du cimetière avait été décidée par lors de la visite pastorale de l’évêque, le 24 Juin 1709). C’est le vicaire qui paie le prix des emplacements des maisons démolies pour installer le nouveau cimentière (Les hoirs de Moustier) ; la communauté n’ayant à sa charge que la construction du mur de clôture et le pavage du chemin, impraticable par temps de pluie, et le long duquel, on déposait des ordures (26 avril 1710). Sur l’espace désormais libre de l’ancien cimetière, actuelle place Michel Pacha, et jusqu’à la tour Saint-Nazaire, des arbres sont plantés pour « la commodité des habitants » (avril 1710). Monseigneur CHALUCET bénit le nouveau cimetière le 7 décembre 1710, en présence du curé INFERNET, de son secondaire, AUPHAN et de tout le conseil conduit par son Maire (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris à l’identique dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984, p. 161. Ce cimetière restera à cette place jusqu’en 1810, date à laquelle il sera déplacé près de la chapelle Saint-Roch).

1770 – 7 décembre : DEMISSION DE TOUT LE PARLEMENT DE PARIS – La décision du roi Louis XV de faire enregistrer un Edit de discipline provoque la démission de tout le parlement de Paris.

1778 – 7 décembre : UNE BORNE MILLIAIRE ROMAINE DECOUVERTE A BRIGNOLES – A une lieue de Brignoles en direction de Fréjus, borne milliaire de Probus : Almanach du Var, 1818, p. 201-202 ; – N. Noyon, 1838, p. 232 (signalée comme trouvée à une « grande demi-lieue de Cabasse ») ; – C.I.L., XII, 5472 et p. 858 ; – C.I.L., XVII, 2, 47 ; – M. Clerc, 1916, p. 519-520, n°11-11a ; – G. Aubert et alii, 1952-1959, n°29-32, p. 12, note 21 ; – I. König, 1970, n°47 ; – J. Gascou, 1995, p. 364-365, n°297. Cette borne, aujourd’hui conservée dans l’Eglise de Cabasse, proviendrait du territoire de Brignoles selon le docteur Gérard de Cotignac qui la signala à Séguier le 7 décembre 1778. L’inscription est datée de la 4e puissance tribunicienne et probablement du 3e consulat de Probus, soit l’année 279 après J.-C. : [I]mp(eratori) Caes(ari) M(arco) Aur(elio) P[robo] / p(io) f(elici), Invicto Aug(usto), p(ontifici) m(aximo), [Got(hico) m(aximo), / Ge]r(manico) m(aximo), trib(unicia) p(otestate) IIII c[o(n)s(uli) III ? / p(atri) p(atriae), proco(n)s(uli)]

1789 – 7 décembre : ASSEMBLEE NATIONALE – LUNDI 7 DÉCEMBRE – L’Assemblée est toujours penchée sur l’organisation des provinces et des assemblées d’élection. Elle décrète que «tous les citoyens français qui auront rempli la condition de leur réception civique seront dispensés des autres conditions d’éligibilité (et, surtout, la contribution de 1 marc d’argent) lorsque, au premier tour du scrutin, ils réuniront les trois quarts des suffrages» (Agenda du Bicentenaire).

1793 – 7 décembre : SIEGE DE TOULON – RAPPORT DU 7 DECEMBRE 1793 (AU MINISTRE DE LA GUERRE). « batterie des « sans-culotte » : les vaisseaux sont hors de portée; « batterie des « quatre-moulins » : quelques coups de canon contre la redoute anglaise ; « batterie des « hommes-sans-peur » : l’ennemi a tiré beaucoup d’obus ; nous avons eu un homme tué ; « batterie des « jacobins » : un obus des ennemis nous a démonté une pièce. Nous avons eu deux mulets de tués ; « batterie des « sablettes » : quelques coups de canon contre la redoute anglaise ; « fort bréguart : l’ennemi construit une nouvelle batterie au-delà de l’isthme (des Sablettes). Nous avons jeté plusieurs bombes et tiré plusieurs coups de canon sur les travailleurs ; « batterie de la « grande rade » : les vaisseaux sont hors de portée. Le Commandant en second de l’Artillerie de l’Armée devant Toulon, signé : Bonaparte. Vu : le Général Du Teil, cadet, signé : Du Teil (Louis Baudoin, 1965, p. 362).

1799 – 7 décembre : EXPEDITION D’EGYPTE :

A. « Au Caire, le général en chef Kléber au commodore Sydney Smith (amiral britannique), le 16 frimaire an VIII (7 décembre 1799) : en partant de France pour se rendre en Égypte, l’armée a été suivie d’un grand cortège d’hommes de lettres et artiste. Depuis 18 mois qu’ils séjournent dans ce pays, ils ont à peu près recueilli tout ce qui paraissait leur offrir quelque intérêt. Ils désirent en conséquence retourner dans leur patrie, mais ils voudraient entreprendre ce voyage d’autant avec sûreté. Comme l’Europe entière doit profiter des recherches infiniment intéressantes qu’ils ont faites dans ces contrées, je pense qu’ils doivent avoir des droits à la protection de toutes les nations, mais plus particulièrement de la vôtre qui s’est distinguée de tout temps par son amour pour les sciences et les arts. Je vous demande pour eux, Monsieur le général, un passeport au moyen duquel ils se rendront en France. » Note : Kléber dira de Sidney Smith qui dirige les pourparlers « que c’est un esprit chevaleresque qui n’a aucune haine contre un ennemi digne de lui : il parle français comme un Parisien et copie nos modes et nos manières ».

B. Instructions données par le général en chef Kléber au général de division Desaix et à l’administrateur général des finances Poussielgue pour les conférences relatives à l’occupation et à l’évacuation de l’Egypte, le 16 frimaire an VIII (7 décembre 1799)

  1. Les envoyés proposeront à l’ouverture des conférences d’arrêter une suspension d’armes pour tout le temps qu’elles dureront sous la condition, en cas de rupture, de n’agir offensivement que quinze jours après la notification de la dite rupture. Si cette proposition est agréée, même avec quelques modifications que les envoyés trouveront convenables, ils sont autorisés à signer le dit armistice.
  2. La triple alliance entre la Porte, les Anglais et les Russes ayant eu pour objet apparent l’intégrité du territoire de l’Empire Ottoman, une des première conditions à exiger pour consentir à l’évacuation de 1 Egypte sera la dissolution de cette triple alliance contre la France et une nouvelle garantie du gouvernement anglais de cette même intégrité de l’Empire Ottoman.
  3. Comme depuis l’envahissement de l’Égypte par les Français, la Porte, en usant de représailles, s’est emparée des îles de Corfou, Zante et Céphalonie, les envoyés demanderont de la manière la plus expresse que ces îles et ce qui en dépend soient restituées à la France à qui elles seront garanties par la Porte et par le gouvernement anglais pendant tout le temps que durera la guerre.
  4. Ainsi dès que l’évacuation de l’Égypte aura été arrêtée, ces îles et les places qu’elles renferment ou qui en dépendent, seront abandonnées par les troupes de la Porte et par celles de ses alliés. Le général en chef sera le maître d’y envoyer de suite et directement de l’Egypte, telles garnisons, munitions de guerre et de bouche qu’il jugera convenables. Il est entendu, du reste, que les ports et places de ces îles seront restitués dans le même état où ils se trouvaient lorsque les troupes ottomanes s’en sont emparées.
  • Le gouvernement anglais tirant le plus grand avantage de l’évacuation, de l’Égypte, il lui sera demandé formellement ainsi qu’à la Porte, une garantie sur la possession durant la guerre des îles de Malte et de Goze, de leurs forteresses et dépendances. Le général en chef aura pareillement la faculté de ravitailler la forteresse de Malte et ses dépendances tant en troupes qu’en munitions de guerre et de bouche, qui seront envoyées directement de l’Égypte avec les passeports et sauf-conduits nécessaires. Le général en chef pense que cet article devra souffrir d’autant moins de difficultés que si la Sublime Porte et le gouvernement anglais avaient à opter sur l’occupation de ces îles par les Français ou par les Russes, ils devraient en bonne politique solliciter les premiers pour y rester et s’y maintenir, plutôt que de les voir possédées par les derniers.
  • Dans le cas où, par l’acceptation des articles ci-dessus, l’évacuation de l’Égypte serait consentie par les plénipotentiaires français, ils traiteront des détails sur la manière dont cette évacuation aura son exécution et stipuleront nominativement les places et forts qui seront successivement remis aux commissaires de la Porte.
  • Aussitôt que le général en chef sera instruit de l’acceptation des articles ci-dessus, il enverra au lieu où se tiendront les conférences, l’ordonnateur de la marine pour régler et déterminer le nombre des bâtiments qui devront être fournis par la Porte à l’armée française pour elle, ses armes, ses bagages, munitions de guerre et de bouche.
  • La forme des sauf-conduits pour le passage de l’armée sera stipulée particulièrement ; ils devront être conçus de la manière la plus honorable et tels qu’il ne puisse être apporté aucune entrave à ce qui aura été convt nu de part et d’autre.
  • Les délégués français exigeront la garantie de la vie et des biens de ceux des habitants de l’Égypte qui ont servi les Français avec la soumission que l’on doit à tout gouvernement établi.
  1.  Toutes choses devant être rétablies entre la France et la Sublimi Porte comme par le passé, les négociants français résidant en Égypte ou ceux qui voudraient s’y fixer par la suite, jouiront de la même liberté, dis mêmes privilèges et franchises comme avant 1 occupation de ce pays pai l’armée française.
  2. Tous les prisonniers faits de part et d’autre, tant à Corfou, Zanii, Céphalonie, en Syrie ou en Barbarie, ou sur quel qu’autre point de l’Empire Ottoman, soit par les Français, la Porte, les Anglais ou les Russes seront remis en liberté sans rançon et renvoyés dans leur patriie respective avec les secours et passeports nécessaires.
  3. Toutes hostilités entre la France et la Sublime Porte ainsi qu’entre les puissances barbaresques cesseront aussitôt après 1 évacuation de I Égypte en attendant la conclusion définitive de la paix entre les dites puissances.
  4. Les plénipotentiaires français sont autorisés à stipuler et […] toutes les autres conditions qu’ils jugeront convenables ou conformes aux intérêts de la nation, mais en tant seulement qu’elles ne seront pas diamétralement contraires ni atténuantes de celles portées dans les présentes instructions.

14). Si cependant notre situation en Europe était telle que nos frontières fussent déjà envahies et nos places principales prises ou attaquées, te qui les plénipotentiaires français connaîtront facilement par les papiers publics qu’on ne manquera pas de leur communiquer, comme alors, très probable ment les plénipotentiaires adverses n’acquiesceront pas aux conditions ci-dessus et qu’ils insisteront au contraire sur 1 évacuation pure et simple de de l’Égypte, les plénipotentiaires français déclareront dans ce cas, que jamais le général français ne consentira à une semblable évacuation que sur les ordres par écrit de son gouvernement. Ils demanderont un sauf-conduit pour expédier un courrier extraordinaire au Directoire Exécutif et une suspension d’hostilités jusqu’à son retour, qui sera fixé à quatre mois.

            15) Le même arrangement pourra avoir lieu dans le cas où les plénipotentiaires ennemis auraient à consulter leurs cours sur les différentes conditions proposées aux fins d’avoir leur consentement.

            16) Les plénipotentiaires ne correspondront officiellement que par écrit.

fait au quartier-général du Caire le 16 frimaire an VIII de la République française.

C. Kléber, général en chef, commandant l’armée de la République en Égypte, nomme et délègue par la présente, le citoyen Desaix, général de division, et le citoyen Poussielgue, administrateur général des finances, pour conférer avec les délégués de S. E. le Grand Vizir et monsieur Smith, ministre plénipotentiaire de S.M. britannique près la Porte ottomane, sur l’occupation et les conditions de l’évacuation de l’Égypte, leur donnant pleins pouvoirs de signer conjointement en son nom tous actes préliminaires tels qu’armistice, sauf-conduits et autres : comme aussi d’arrêter et de signer en son nom les conditions qu’ils auront consenties pour l’évacuation de l’Égypte, sauf pour ce dernier objet, la ratification ordinaire des parties contractantes, dans le délai qui aura été convenu.

1800 – 7 décembre : JOSEPH FAUCHET, PREFET DU VAR – Le citoyen Joseph Fauchet est Préfet du Var du 2 mars 1800 au 7 décembre 1805, avant d’être nommé dans la Gironde. Un arrêté du 11 ventôse an VIII (2 mars 1800) nomma le premier m.-IVi : nomma le premier préfet : Joseph Fauchet « ex-ministre plénipotentiaire à Philadelphie ». Le 17 germinal an VIII (7 avril 1800), Fauchet se présenta devant les administrateurs du département qui le reconnurent pour leur succèsseur et déclarèrent cesser leurs fonctions. Mise en place du premier préfet du Var, le citoyen Joseph Fauchet, qui restera en poste du 2 mars 1800 au 7 décembre 1805 avant d’être nommé dans la Gironde (Louis Baudoin, 1965, p. 463).

1815 – 7 décembre : EXECUTION DU MARECHAL NEY, accusé de trahison pour s’être rallié à Napoléon.

1817 – 7 décembre : STENDHAL – ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817, JOURNAL : 7 DECEMBRE 1816. – J’ADMIRE DE PLUS EN PLUS LE BARBIER. Un jeune compositeur français, qui m’a tout l’air d’être sans génie, était scandalisé de l’audace de Rossini. Toucher à un ouvrage de Paisiello ! Il m’a conté un trait d’insouciance. Le morceau le plus célèbre de l’auteur napolitain est la romance Je suis Lindor. Un chanteur espagnol, Garcia, je crois, a proposé à Rossini un air que les amants chantent sous les fenêtres de leurs maîtresses, en Espagne. Rossini, dont cela abrégeait la besogne, s’est empressé de le prendre ; rien de plus plat, c’est un portrait mis dans un tableau d’histoire.

Tout est pauvre au théâtre de Florence, habits, décorations, chanteurs : c’est comme dans une ville de France du troisième ordre. On n’y a de ballets que dans le carnaval. En général, Florence, située dans une vallée étroite, au milieu de montagnes pelées, a une réputation bien usurpée. J’aime cent fois mieux Bologne, même pour les tableaux ; d’ailleurs, Bologne a du caractère et de l’esprit. À Florence, il y a de belles livrées et de longues phrases.

Le caractère le plus rare dans un jeune Italien, est, ce me semble, celui de la famille Primrose : « … They had but one character, that of being all equally generous, credulous, simple and inoffensive. » Il faut l’habeas corpus pour fournir aux poètes de tels caractères. Ici, une créature simple et inoffensive serait bientôt détruite. En revanche, on est frappé, en entrant au théâtre de Florence, par la beauté et la noblesse des têtes d’hommes, par la beauté des fronts surtout.

La comtesse P*** me dit, en me montrant le jeune duc Mel*** : « Il ne vit que pour aimer le Beau idéal dans tous les genres ; mais, séduit par les formes, il suppose la perfection morale inséparable de la beauté. » J’ai soutenu la conversation, pendant trois heures, avec ce jeune duc qui a deux cent mille livres de rente, et vingt-deux ans, et il ne m’a pas fait comprendre qu’il était duc. On dira en France que j’exagère (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 , Journal).

1851 – nuit du 6 au 7 décembre : DES EMEUTIERS PENETRENT DANS LE NOUVEAU COLLEGE DES MARISTES DE LA SEYNE, ET SE MONTRENT MENAÇANTS – Napoléon Bonaparte, Président de la République, fait son coup d’état qui est très mal pris dans le Var qui s’insurge. Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, des émeutiers pénètrent dans le nouveau collège des Maristes de La Seyne, et se montrent menaçants. Le Père Eymard, supérieur du Collège, fait lever tous les internes et organise avec les autres pères, une procession chantée avec flambeaux à l’intérieur des bâtiments (Ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962). Médusés, les émeutiers se retirent sans toucher au collège (Louis Baudoin, 1965). Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, après le coup d’état du 2 décembre 1851 de Napoléon III, des manifestants s’introduisent dans le collège pour le saccager. Le Père Supérieur Pierre-Julien Eymard organise aussitôt une procession dans l’enceinte du collège, avec les autres frères et les pensionnaires présents : les manifestants n’insistent pas. Ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, vol. 2).

1867 – 7 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – samedi– sainte Fare – tant meilleur que ces journées passer, parce que le vent est presque nul la température est toujours très basse mais le soleil paraît et chauffe l’air qui est le soir redevient froid. D’ailleurs toujours même temps jusqu’à ce qu’il pleuve ou que le vent tourne à l’est. Nous avons un autre rapport de mer de la part d’un capitaine de bateau qui avait été bien content de s’être réfugié chez nous..

1869 – 7 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mardi, Saint-Nicolas – pendant toute la nuit passée, le vent a été le même avec la même force presque de la tempête, un vent qui n’est pas froid du tout puisque le thermomètre marquait le matin à 8 heures 15°. Le baromètre était au beau et même au-dessus. Tant que le vent sera nord-est sera fort comme il l’est il n’y aura pas de pluie. Depuis que nous avons essayé l’éclairage, il fait un temps terrible de sorte que la plupart des lanternes sont éteintes. On cherche le moyen pour empêcher ces inconvénients d’avoir lieu.

1906 – 7 décembre :

1. LA PREMIERE FEMME AVOCATE EN FRANCE – Révolution à la cour : Jeanne Chauvin devient la première femme avocate en France à prêter serment.

2. TOUJOURS PAS D’ECLAIRAGE ELECTRIQUE A SAINT-MANDRIER et les installations attendent d’être utilisées (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).

1932 – 7 décembre : LE RENAUDOT A  LOUIS-FERDINAND DESTOUCHES, DIT « CELINE » – Attribution du prix Renaudot à Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, pour son roman « Voyage au bout de la nuit ».

1933 – 7 décembre : LE GONCOURT A ANDRE MALRAUX – Pour faire bonne mesure, le prix Goncourt est attribué cette année à André Malraux.

1936 – 7 décembre : MERMOZ DISPARAÎT A 35 ANS – L’hydravion Laté 300 baptisé « La Croix du Sud » décolle de Dakar en direction de Natal avec son équipage commandé par Mermoz : Pichodou, Ezan, Lavidallie et Cruveilher. A 10h 47, il disparaît dans l’Atlantique après avoir émis un dernier message : « Coupons moteur arrière droit ». Le 30 décembre, ces aviateurs auront droit à des funérailles nationales.

1941 – 7 décembre :

1. NUIT ET BROUILLARD – Un décret ordonne la déportation de tous les ennemis ou opposants du Reich allemand vers les camps de concentration sous le nom de code de Nacht und Nebel (Nuit et brouillard).

2. LE JAPON ATTAQUE PEARL-HARBOR (Walter Lord).

A la date du 5 décembre, nous avons évoqué les ultimes préparatifs de l’attaque préparée par les Japonais contre la base américaine de Pearl Harbor. La journée du 6 a été longue à passer. Comme nous l’avion dit, à la moindre alerte, la mission pouvait être annulé au tout dernier moment.

A 1 h 20 du matin, le 7 décembre, Tokyo retransmet un dernier message de Honolulu à l’escadre chargée d’attaquer Pearl Harbor : « 6 décembre (heure locale). Navires à l’ancre à Pearl Harbor : neuf cuirassés, trois croiseurs classe B, trois navires- bases d’hydravions, dix-sept contre-torpilleurs. Quatre croiseurs classe B et trois contre-torpilleurs entrent dans le port. Tous les porte-avions et croiseurs lourds ont quitté Pearl Harbor. Aucune indication de changements du dispositif de la flotte américaine ou de quoi que ce soit d’anormal. » L’absence des porte-avions provoque des lamentations à bord des navires japonais. Certains officiers se demandèrent même s’il ne convient pas dans ces conditions de renoncer à l’opération projetée. Mais l’amiral Nagumo estime qu’il n’est plus question à présent de faire machine arrière. On a l’assurance de trouver huit cuirassés dans le port, et il est temps de cesser de se préoccuper de porte-avions absents. Par une ultime et fiévreuse nuit de « paix », les navires, tous feux éteints, font route droit sur Oahu, dont les séparent maintenant moins de 400 milles.

Entre 7h 55 et 8h, un avion japonais passe à moins de 200 m du contre-amiral William Furlong qui arpente la passerelle d’un mouilleur de mines. Le bombardier vient de piquer sur la base des hydravions de l’île Ford. Le branle-bas de combat est donné suivi de l’”ordre de sortie de tous les bâtiments dans le port”. Les avions japonais se succèdent et touchent tour à tour l’”Utah”, le “Détroit” et le “Raleigh”. A ce moment, beaucoup de maris américains croient encore à une exercice d’alerte de leur flotte. Lorsqu’une torpille frappe l’”Helena” chacun est surpris par la violence du choc et par les éruptions de flamme et de fumée qui s’ensuivent. Les équipes d’incendie et de sauvetage sont appelées. Le long de l’allée des cuirassés – en fait l’axe de mouillage de ces bâtiments le long de la côte de l’île Ford, les hommes en sont encore à se demander comment des avions torpilleurs américains peuvent arriver d’une telle direction, portant en plus des cercles rouges à la place des étoiles. Les premiers morts tombant sur les ponts décillent les yeux des survivants.

A 8h, alors que la fanfare attaque l’hymne US, une première torpille passe au ras de l’arrière du cuirassé “Nevada”. D’autres avions suivent. Enfin, on crie : Attaque aérienne. Ceci n’est pas un exercice. Pendant que les hommes se ruent vers leur poste de combat, les Japonais développent leur attaque sur l’allée des cuirassés dont quatre sont rapidement atteints par les torpilles., tandis que les assaillants neutralisent systématiquement tous les points d’où pourrait venir une contre-attaque. C’est ainsi que des bombardiers détruisent au sol les appareils du terrain d’Hickam, parmi lesquels des forteresses volantes B17 désarmées dont les hangars flambent. Au cœur de l’île, la base de Wheeler, où se trouvent parqués les chasseurs de l’armée, est attaquée à son tour. Partout la lutte contre le feu s’organise. A Ewa, bombardant les hangars, mitraillant hommes et appareils, les “zéros” détruisent le terrain d’aviation des Marines. Malgré cela, quelques batteries antiaériennes commencent à ouvrir le feu. 29 des 353 appareils japonais participant à l’attaque seront abattus. A bord des cuirassés, la situation s’aggrave de minute en minute, mais les hommes gardent un rare sang-froid alors que les premiers incendies éclatent à bord. Tandis que l’eau envahit le “California”, le “West Virginia” s’enfonce et l’”Oklahoma” se retourne. Plus de 1000 hommes sont tués dans l’explosion de l’Arizona” qui est transformé en un énorme brûlot. Seuls à ne pas avoir été touchés par des torpilles, les cuirassés “Tennessee” et “Maryland” sont attaqués par les bombardiers en piqués. Le navire-cible “Utah” coule à son tour. Le passage des Japonais effectué, c’est le chaos sur l’île Ford où le grand hangar flambe et un grand nombre d’appareils ne sont plus que des carcasses calcinées.

A 8h 20, soit 20 mn après le début de l’attaque, des cuirassés américains, réputés invulnérables à un bombardement aérien, ne sont plus que d’immenses brasiers que les pompiers combattent avec des moyens de fortune. Ailleurs, les marines, rassemblés sur leur terrain de parade, attendent des ordres qui tardent à venir. C’est alors que dans le ciel de Pearl Harbor, on assiste à un premier combat aérien entre un chasseur Curtiss P40 et un appareil japonais qui est abattu. A Kaneohe, où sont parqués 30 hydravions Catalina, les japonais se déchaînent alors qu’une seule mitrailleuse a pu être mise en service contre eux.

A 8h 30, les avions japonais de la première vague s’éloignent, ayant accompli leur mission.

A 8h 40, les avions de la deuxième vague attaquent à leur tour. La rage de les abattre conduit les artilleurs de la DCA à prendre pour cibles des forteresses volantes US qui tentent de se poser sur le terrain d’Hickam où le bilan va s’avérer très lourd et où les hommes mitraillés joncheront le terrain. Malgré tout, les secours s’organisent tandis que le pétrolier “Neosho” parvient à faire mouvement au milieu des bombes et des épaves et à gagner un secteur épargné. Mieux, le cuirassé “Nevada”, sans remorqueur et son commandant encore à terre tente de gagner la pleine mer, assailli par une meute d’avions japonais. Touché, le cuirassé poursuit malgré tout sa route et se glisse dans le chenal de sortie avant de pivoter par l’arrière de s’échouer.

A 9h 30, les soutes à munitions du “Shaw” explosent tandis que les attaquants concentrent leur assaut contre le transport d’hydravions” Curtiss” mouillé de l’autre côté de l’île Ford. Les premiers blessés parviennent sur le navire hôpital ‘”Solace”. Officiers et marins en permission à terre essaient de regagner leur navire indemne qui tente malgré tout de s’échapper de la nasse. A terre, toujours à Hickam, l’urgence se porte sur les dépôts d’essence et les forteresses volantes B17. Rien n’y fait ; A Wheeler, Ewa, Bemllows, Kanhoe, les bombardiers en piqués achèvent de détruire au sol les avions américains. Pour désorganiser les secours, les japonais mitraillent les routes menant à Pearl Harbor et tuent ainsi des civils circulant en voiture.

A partir de 9h, la radio ne cesse de répéter que l’attaque de était réelle et les auditeurs retiendront de ces annonces qu’elles ont symbolisé le début de la guerre pour les USA.

Les derniers appareils japonais partis, le “Nevada” est dégagé du chenal dont il bloquait l’accès, le “West-Virginia” est abandonné, le “California” est évacué et semble perdu, des marins sont enfermés dans l’”Oklahoma” chaviré, 32 seulement seront sauvés.

A 13h 30, l’énorme flotte japonaise, mission accomplie, tourne sur elle-même et commence son voyage de retour vers le Japon.

Le président Roosevelt prononcera devant le Congrès un discours de six minutes dont l’essentiel sera dit dans la première phrase : “le 7 décembre 1941 demeurera à jamais le jour de l’infamie”.

Pour l’histoire, rappelons que cette attaque japonaise contre la flotte US du Pacifique a été mise au point après l’étude approfondie de l’attaque prononcée un an plus tôt (le 6 novembre 1940) par l’aviation britannique contre la flotte italienne dans le golfe de Tarente (d’après Walter Lord, Pearl Harbor).

Note additionnelle : Le 13 novembre 1940, L’AVIATION BRITANNIQUE ATTAQUAIT LA FLOTTE ITALIENNE DANS LE GOLFE DE TARENTE. L’amirauté anglaise annonce la destruction d’une grande partie de la flotte italienne.avec trois cuirassés coulés mais échoués (deux Cavour et un Littorio). Toutefois, le mode d’attaque sera très étudié par les Japonais qui l’utiliseront lors de le 7 décembre 1941 contre les Etats-Unis à Pearl Harbor (Don Newton, A. Hamshire – La bataille de Tarente, Presses de la Cité, 1964, 286 p).

1946 – 7 décembre : TOUTE LA JOURNEE, DES RECHERCHES SONT MENEES POUR RETROUVER LA TRACE DU SOUS-MARIN 2326 PERDU AU LARGE DU CAP CEPET – Le 5 décembre, après 9 h 40, le sous-marin 2326 est perdu accidentellement lors de la campagne d’essais (erreur humaine ou défaillance technique), au S-E du Cap Cépet, 19 morts (Huwart Olivier – La disparition du 2326, Marines et forces navales n°79, Juin-Juillet 2002, p. 4)

[…] Rendues difficiles par la violente tempête de Nord-Ouest qui se levait dans la journée du 6 décembre, les recherches furent néanmoins poursuivies jusqu’au 8 décembre, malheureusement en vain. Participèrent à ces recherches les bâtiments suivant : le croiseur de 2e classe Montcalm, le contre-torpilleur Tigre, les destroyers d’escadre Hova, Le Marocain et Le Tunisien, les escorteurs Dragon et Légionnaire, les chasseurs 131, 132 et 134. On fit également appel aux hydravions de la base de Toulon – Saint-Mandrier – ainsi qu’aux avions de la quatrième région aérienne. Le 6 décembre 1946 deux appareils de la Base d’aéronautique navale du Palyvestre patrouillent sans aucun résultat pendant deux heures. Toute la journée, des recherches sont menées. Le 7 décembre 1946, l’U-2326 est considéré comme perdu avec ses 19 membres à bord. L’épave de l’U-2326 ne sera jamais repérée. L’hypothèse de l’abordage ou de tout autre événement extérieur ayant été exclue, les causes les plus vraisemblables de l’accident sont à rechercher parmi les suivantes : une erreur de manœuvre qui aurait conduit le sous-marin au-delà de la limite d’immersion de destruction, ou bien une défaillance matérielle qui aurait laissé le sous-marin désemparé, sans possibilités de manœuvrer, et l’aurait ainsi amené au-delà de l’immersion de destruction (Georges Kévorkian, 2005).

Le naufrage du 2326 reste un mystère, néanmoins il pourrait s’agir d’un défaut de fabrication ou plus probablement d’une méconnaissance des capacités du navire. N’ayant aucune instruction précise au sujet des sous-marins de type XXIII, il est possible que l’équipage ait plongé trop profond. Une pression excessive aurait alors engendré une rupture partielle ou totale de la coque. Le sous-marin 2326 n’a pas eu le temps de recevoir le nom de commandant français de sous-marins disparus. En premier projet, l’U-2326 aurait dû s’appeler « Lavallée » (Unterseeboot 2326).

1947 – 7 décembre : TRISTAN BERNARD – Mort de l’écrivain et humoriste Tristan Bernard dont on écrivait qu’il était l’un des quatre mousquetaires de la Belle Epoque, avec Feydeau, Capus et Courteline. C’est à lui que nous devons cet aphorisme de 1940 : « En 1914, on disait « On les aura ! » Eh bien, maintenant, on les a ! ». D’origine juive, il fut déporté à Drancy en 1943. C’est à cette époque qu’il écrivit « Jusqu’à présent nous vivions dans l’angoisse, à présent, nous vivons dans l’espoir ». Epargné, il ne se remit jamais de la disparition de son petit-fils à Mauthausen et mourut deux ans après la libération.

1951 – 7 décembre : VOIES DE COMMUNICATION ET DISTRIBUTION DE L’EAU AU MENU DU CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-MANDRIER – Le Conseil municpal de Saint-Mandrier examine la situation financière du réseau des chemins vicinaux, puis aborde pour l’énième fois le problème de la distribution de l’eau. Monsieur le maire déclare : «Nous demandons à Monsieur le préfet son intervention pour que la ville de La Seyne nous remette au plus tôt le contrat de l’eau et améliore notre débit journalier, condition indispensable pour la mise en service du réseau d’assainissement. D’autre part, suite à la lettre de Monsieur le préfet du Var relative aux observations présentées par la ville de La Seyne quant au partage des biens, nous demandons la révision totale de ce partage suivant des bases réelles, bases conformes à la population réelle et détermination d’un coefficient y correspondant. Nous repoussons dans l’avenir tout autre mode de calcul et sollicitons, si nécessaire, l’avis du Conseil d’Etat pour établir le bien-fondé de notre demande » (République de Toulon et du Var du mercredi 12 décembre l951).

1955 – 7 décembre :

1. NOTRE MARINE – L’aviso « La Capricieuse » arrive en octobre 1955 en métropole de retour d’Indochine. Il est affecté le 7 décembre à la 5ème Division (Gérard Garier).

2. AJELLO’S SAGA – A Saint-Mandrier, le bal de l’USSM football a rassemblé une foule des grands jours. Dans une salle remarquablement décorée par Messieurs Gadout et Victor Ajello, Gaby Richard à la batterie, Jo Oliva à l’accordéon, Aldo Bronner au saxo et Jo Bour au piano, ont su créer une ambiance des plus joyeuse et amicales.

3 – « CONCOURS POUR LE RECROUTEMENT D’INGENIEURS STAGIAIRES » (Petit Marocain, du 7 décembre 1955).

1969 – 7 décembre : INHUMATION DE LOUIS CLEMENT – Le 5 décembre 1969, décès de Louis Clément, maire de Saint-Mandrier. […] La dépouille mortelle est exposée en mairie, et veillée par une garde d’honneur composée d’amis et de membres du Conseil municipal. Parmi les personnalités présentes lors de l’inhumation citons : Roland Faugère, sous-préfet de Toulon – Edouard Soldani, maire de Draguignan, sénateur et président du Conseil général du Var -Messieurs Le Bellegou et Balestre, sénateurs – Marcel Bayle, député – Monsieur Arreckx, maire de Toulon – Monsieur Giovannini, maire de La Seyne (Ken Nicolas, vol. 2, p. 326).

1970 – 7 décembre : L’ALLEMAGNE RECONNAÎT LA FRONTIERE AVEC LA POLOGNE – Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie par lequel la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l’Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (ce traité sera confirmé et complété à Moscou le 12 septembre 1990). Puis le chancelier se rend au Mémorial du Résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s’incline, puis se met à genoux.

1976 – 7 décembre : CLAP DE FIN POUR L’ECOLE MARTINI – Ce jour-là commença au quartier Cavaillon (La Seyne) la destruction de l’école Martini. On en parlait depuis longtemps car les vieux murs lézardés, les toitures branlantes, les locaux inadaptés, l’absence de confort et d’équipements, interdisaient un enseignement de qualité. Il fallait faire du neuf (Marius Autran, tome 3).

1985 – 7 décembre : ATTENTAT A PARIS – Attentats terroristes dans les grands Magasins à Paris : 41 morts.

1987 – 7 décembre : CHANTIERS SERRA FRERES A LA SEYNE-SUR-MER – Admission au service actif du chaland de transport et de servitude « Gapeau » (L 9090), construit par les chantiers Serra Frères (aujourd’hui Foselev Marine) implantés à la Seyne-Sur-Mer (Netmarine / bat / tcd / gapeau / index).

1988 – 7 décembre :

1. Tremblement de terre en Arménie, il y a plus de 50 000 morts

2. DECES DE FELIX HOUPHOUËT-BOIGNY – Mort du président historique de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, décédé au terme de 33 ans de pouvoir. Malgré l’histoire tourmentée de la Côte d’Ivoire et des clivages politiques marqués, Houphouët conserve une image positive en tant que père de la nation ivoirienne.

2015 – 7 décembre : VENEZUELA – Le président chaviste Nicolas Maduro a subi une lourde défaite aux élections législatives au Venezuela. Malgré la victoire, l’opposition va rapidement se confronter aux limites du pouvoir (L’Obs.).

2021 – 7 décembre :  A la suite d’une explosion, probablement due au gaz, vers 3h50 ce mardi matin, un immeuble d’habitation de trois étages s’est effondré, rue Jean Jaurès, sur le port de Sanary-sur-Mer (Var), rapportent les pompiers. Un mort a été retrouvé dans les décombres (info.).

une  courte  mais vraie blague POUR LA ROUTE :

Quand la réalité dépasse la fiction en période électorale (exemples choisis à la date du 2 janvier 1956.

Charles Magne (Candidat S. F. I. 0. élections, 2.1.56. Allier.)

Jean Doute (Candidat Témoins du Christ. Élections 2.1.56. Eure-et-Loir. )

Édouard Lepourry (Mouvement Paysan d’Union Sociale. Manche.)

Roland Barbot (Liste d’Action Sociale, Familiale et Rurale. Eure-et-Loir.)

Auguste Lucand, jeune agriculteur possédant une solide culture (Liste Radicale et Radicale Socialiste. Côte-d’Or.)

L’hiver approche ! nous sommes le 7 décembre, septième jour de l’Avent, il est presque 6 heures.

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.

Bon dimanche à tous et à demain !

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