EPHEMERIDES DU JEUDI 27 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4983).
ILLUSTRATION : Le sabordage de la flotte à Toulon, 27 novembre 1942. Les appontements de Milhaud, avec le Strasbourg (coulé droit mais apparemment intact), l’Algérie, le Colbert et la Marseillaise (coulés et incendiés).
Les EPHEMERIDES de ce jour sont hors sabordage de la flotte à Toulon qui fait l’objet d’un développement complet sur mon site.
LES FÊTES : Aujourd’hui 27 novembre, nous souhaitons une bonne fête aux SEVERIN dont le prénom fut populaire dans les années 1980.
Au VIe s., touché par le désir de mener une vie contemplative, le futur saint SEVERIN s’enferma dans une petite cellule sur les bords de la Seine. Il eut de nombreux disciples dont saint Cloud et les Parisiens qui venaient nombreux se recommander à ses prières. Il fut enterré au lieu même de son ermitage qui est devenu la paroisse parisienne de Saint SEVERIN, et dont l’église demeure encore un asile de silence comme un ermitage dans ce quartier débordant de vie.
En plus de cet évêque et ermite du VIe s., d’autres saints ou saintes ont porté le nom de Séverin : Un évêque de Trèves (mort v. 300), un évêque de Ravenne (mort en 389), un abbé en Autriche (mort en 482), un évêque de Cologne puis de Bordeaux (5ème s.), un abbé de Saint-Maurice en Valais (mort en 508), un philosophe et théologien romain, martyr (mort en 524), un moine en Italie (mort v. 699), un prêtre basilien martyr en Ukraine (mort en 1941).
Le calendrier républicain dédia ce jour au CHOU-FLEUR.
DICTON : « A Saint-Séverin, chauffe tes reins car Saint-Séverin amène les premiers froids »
PENSEE : « En athée tolérant, il me faut bien admettre que cette foi qui m’est refusée doit aider certains à vivre et à mourir » (Guy Bedos, Le jour et l’heure, roman, Stock 2008 ».
METEO MARINE POUR SANARY : Avis de coup de vent au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 95%, avec le bon ensoleillement qui se confirme. Soleil radieux toute la journée. Le soir, ciel clair. Vent de N force 4 mollissant WNW force 2 en milieu de journée puis devenant NE. Mer agitée devenant assez agitée en milieu de journée puis peu agitée. Houle modérée et courte de W puis petite en milieu de journée. Visibilité excellente. Température 15°.
ÉPHÉMÉRIDES :

(Almanach faisant office de calendrier dont le contenu rappelle des événements accomplis dans un même jour à différentes époques, que l’on découvre chaque jour en retirant la feuille de la veille).
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
(INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).
EXPEDITION D’EGYPTE : –1799 – 26 novembre : (résumé de l’important courrier adressé par Kléber aux Directeurs – alors que Bonaparte a quitté l’Egypte pour rentrer en France, renverser le Directoire exécutif et le remplacer par le Consulat – qui conclut que les Directeurs devraient demander des explications à Bonaparte sur sa conduite). Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif (B6 111) – Le 5 frimaire an VIII (26 novembre 1799) – lettre adressée aux Directeurs citoyens, écrite après le départ de Bonaparte. Kléber informe les Directeurs qu’il a envoyé deux courriers précédents pour décrire la situation en Égypte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le citoyen Barras a transporté les premières dépêches, tandis que le chef d’artillerie Grosbert est chargé des secondes, avec des duplicatas des premières. Kléber prévient qu’il est probable que l’Égypte retourne sous le contrôle de la Porte dans deux mois, soit par des négociations, soit par la force des armes. Il suppose qu’il sera victorieux, car une défaite signifierait la perte de l’armée. Si Bonaparte est arrivé en France et n’a pas trahi la vérité, les Directeurs devraient s’attendre à cette situation. Sinon, Kléber demande aux Directeurs de suspendre leur jugement sur sa conduite jusqu’à ce qu’il puisse s’expliquer. (Il y a 4 autres lettres adressées par Kléber à des chefs de service et au général Desaix, tous en Egypte et sous ses ordres).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 968e livraison. –1977 – 26 novembre : MISE EN SERVICE DU METRO A MARSEILLE – « C’est parti ! » titre Le Provençal, le 17 novembre 1976, « le métro est sur les rails », alors que la rame numéro 001 fait ses premiers essais entre La Rose et Malpassé (13e). Soit un trajet de plus de 2 kilomètres ou l’équivalent de deux stations, « survolé » par la rame de métro sur pneumatiques. Ce circuit in situ a pour objectif de pratiquer des essais techniques et, surtout, de vérifier le comportement de la motrice et des remorques en configuration réelle. Et si besoin, d’apporter des améliorations. Au début de l’année 1977, les Marseillais pourront se familiariser avec leur métro. ls auront la possibilité de voyager gratuitement, quelques jours durant, sur une partie de la ligne La Rose-Castellane. La ligne 1 du métro sera définitivement mise en service le 26 novembre 1977. Chartreux est une station de cette ligne ; inaugurée le 26 novembre 1977, elle se situe sous l’église du quartier des Chartreux. Après la mise en service d’une seconde ligne en 1984 et cinq extensions concernant les deux lignes, le métro dessert 28 stations nominales, dont deux (Saint-Charles et Castellane) en correspondance avec l’autre ligne, soit 30 stations. La ligne 1 comprend 18 stations sur un tracé de 12,9 km, la ligne 2 dessert 12 stations dont 10 souterraines sur un tracé de 8,9 km. L’exploitation du métro de Marseille est assurée, depuis 1986, par la Régie des Transports Métropolitains (ancienne Régie des Transports de Marseille ou RTM), depuis 2016 pour le compte de la métropole d’Aix-Marseille-Provence. À partir de 2021, le métro marseillais va également connaître une rénovation complète avec l’apparition des premières voitures automatisées. D’ici 2025 pour la ligne 1 et 2026 pour la ligne 2, l’ensemble du réseau sera même entièrement automatisé et doté d’air conditionné.
LA SEYNE-SUR-Mer : 658e livraison. –1798 – 26 novembre (6 frimaire an VII) : QUAND IL NE FAISAIT PAS BON ALLER A LA MESSE LE DIMANCHE- Le 6 frimaire an VII, la commission municipale signale à l’ordonnateur : « Jean Magnin, gardien des tonneliers et Louis Laure, employé à la garniture, désigné comme grand fanatique, se sont, quintidi dernier, jour de dimanche, absentés de leur poste pour aller entendre la messe à la Seyne. Ils y ont été arrêtés. On suppose qu’ils pensaient que leur journée serait payée. Il faut prévenir de pareils abus » (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis – 12)
SANARY : 768e livraison. -1871 – 26 novembre : Marius Michel revient à sa belle maison de la montée Notre-Dame. Il ne veut pas qu’on ébruite son retour. Comme il l’écrit lui-même, il ne boude pas, mais il est navré de voir que les Saint-Nazairiens ont montré peu d’empressement en faveur de quelqu’un qui aurait pu faire quelque chose de plus pour leur pays. Monsieur de LESSEPS l’invite à assister à une réunion générale de « l’Isthme de Suez » où se trouveront des amiraux, des excellences. « Ces Messieurs font plus de cas de moi que la plupart des gens de Saint-Nazaire ». Il est l’ami de M. de LESSEPS. Il a été très chagriné quand en 1869, M. de LESSEPS a été battu par GAMBETTA qui a eu le double de voix que lui. Il l’a même, une fois, rencontré en gare de Saint-Nazaire quand M. de LESSEPS se rendait de Toulon à Marseille et lui de Saint-Nazaire à Marseille.]
OLLIOULES: 657e livraison : le 26 novembre 1942, l’état-major de la 7ème PZ (allemande) se rendait au Beausset et celui de la Das Reich gagnait Ollioules tandis que les amiraux Marquis et De Laborde faisaient enfin le point et se rendaient compte que l’occupation allemande du Palyvestre n’était pas prévue, que des marins allemands étaient à Marseille, que des blindés faisaient mouvement vers Aubagne et qu’« on » signalait que « c’était pour ce soir ». A la réunion des comités de liaison de la commission d’armistice, les Allemands étaient absents alors que les Italiens étaient là. Tout au long de cette affaire, et malgré les indices que nous venons de livrer, le sentiment prévalut chez les amiraux que l’ennemi viendrait de la mer et qu’il était inutile d’envisager une attaque par voie de terre. Des postes de gendarmerie étaient simplement disposés sur la route d’accès à Toulon par Ollioules.

ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
-1095 – 27 novembre : PREMIERE CROISADE – Dans son prêche, le pape Urbain II exhorte les chevaliers à partir à la reconquête de la Terre sainte, alors sous le joug des Turcs. La première croisade est lancée.
-1099 – 27 novembre : Godefroi de Bouillon proclamé roi de Jérusalem (date présumée).
-1220 – 27 novembre : Cousou Baussenque de la Plaine de la Crau – Provençal « coussou », lieu de pâture des troupeaux. Aubagne – Donation à l’abbé de Silvacane par Hugues de Baux, vicomte de Marseille, et sa femme Barrale, avec la confirmation de leurs fils Gilbert et Barral, de la moitié du coussou Baussenque en Crau, pour racheter une rente annuelle de vin constituée par son père Bertrand en faveur de ladite abbaye. — Acte confirmé, le 8 janvier suivant, par le vicomte Raimond de Baux et son fils Bertrand. (acte des vicomtes de Marseille n° 415, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, II, abbaye de Silvacane, liasse 21. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 198)
-1223 – 27 novembre : Hugues Rostan et son épouse confirment la donation à Montrieux de leur droit de dépaissance à Méounes, avant le mariage de leur fille, Ugue (Acte 16 du cartulaire de Montrieux). Pierre Raimond de Méounes confirme et renouvelle la donation à Montrieux de son droit de dépaissance à Méounes (Acte 18 du cartulaire de Montrieux).
-1272 – 27 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
–Campus Longus (charte aux archives municipales). Camp-Long – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Palud (1872).
–Vallis Juzaiga (charte aux archives municipales). Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Première mention vers 965-977, le 30 octobre : Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).
–1427 – 27 novembre : habitants de Trets ET droits chasse – à Trets – Agoult d’Agoult, fils d’Isnard d’Ollières, coseigneur de Pourrières et seigneur de Roquefeuil, cède aux habitants de Trets 1es droits chasse, de pâturage, glandage, coupes et facilité de faire des fours à chaux dans son fief de Roquefeuil, moyennant 300 florins d’or. (Acte 728 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Arch. départ. du Var, E 816, fol. 8 v°. a, Termes essentiels de la transaction du 27 novembre 1427, Aix, Audibert, 1756, in-8°. Factum aux Archives communales. De Trets , liasse FF . Ind. : Arch., comm. de Trets, Répertoire de 1787, fol. 35 et 226. — Abbé Chaillan, Recherches archéologiques et historiques sur Trets, p. 156).

–1493 – 27 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Montagne de la Gache, 27 novembre 1493 (registre aux archives de l’Evêché) La Gâche : montagne qui domine au sud le village de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention Montagne de Saint-Marcel, le 9 novembre 1455 (registre aux archives de l’Evêché).
–1601 – 27 novembre : Messire Jean Lieutaud, prêtre, ayant été promu dudit prieuré, en vertu de la bulle qu’il obtient de Monseigneur le vice-légat d’Avignon, du 27 novembre 1601, fit sa mise de possession de la chapelle Sainte-Cécile des Embiers dans la susdite église paroissiale St Pierre, et à l’autel de Ste Magdallene d’où le service fut fait jusqu’au temps que la susdite chapelle de Ste Cécille fut faite à ladite île des Embiers, ce qui fut fait fort peu de temps après, apert de ladite émission de possession, par acte reçu par Maître Lieutaud, notaire, le 5 janvier 1602
–1636 – 27 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aqo de Bofigues ou vallon de Boffigues, soit « a quo Cabofigues » qui veut dire « Chez les Bofigues », 27 novembre 1636 (registre n° 64 aux archives de l’Evêché, f » 128). Les Boffigues – bastide, commune de Marseille, quartier des Camoins. Première mention le 5 février 1616 : Vallo de Boffigues sive Baume-Laugière, 13 février 1616 (registre aux archives de l’Evêché), qui a été possédé par des Cabofigues.
–du 27 novembre 1664 au 23 juin 1665 : CAS MORTELS DE « CHARBON » – EN FAIT, DE PESTE – A SANARY, BARRIERES ET BUREAU DE SANTE. PESTE A OLLIOULES, SARRADE ET MISE EN PLACE DE BARRIERES ; 3 victimes à Sanary qui construit la chapelle de Saint-Roch, daté du 27 novembre 1664 au 23 juin 1665. 27 novembre : Cas mortels de charbon à Sanary, barrières et bureau de Santé. Peste à Ollioules, sarrade et mise en place de barrières ; 3 victimes à Sanary qui construit la chapelle de Saint-Roch. Elle est située à un carrefour important du Chemin de la Croix qui vient de la ville (actuelle Avenue 2ème Spahis), du Chemin de la Buge qui en traversant la Reppe au gué du Pas de Puget (actuel Rond-Point Bad Sackinghem) rejoint Six-Fours par la Calade de Sainte-Madeleine, du Chemin de l’Huide qui, en longeant le canal d’amenée d’eau de la fontaine (oïde ou uide/huide en provençal) rejoint l’Ancien-Chemin de Toulon à La Ciotat en direction de La Ciotat, du Chemin de la Baou qui rejoint le même chemin en direction de Toulon. A proximité passait aussi le Vallat Daumas (sous l’actuelle Rue Guy Mocquet qui faisait à l’époque la limite est des maisons du village. C’était donc, dès le départ, une chapelle de carrefour. De nos jours. l’appeler chapelle rurale fait sourire étant donnée l’extension qu’a pris Sanary. Mais le carrefour est toujours aussi important, même Si les routes ont changé. Une autre raison de ce choix de situation est que le «romeratge » de Sainte-Madeleine (pèlerinage provençal) qui partait de Six-Fours et allait jusqu’à la Sainte-Baume en prenait au passage les pèlerins de tous les villages, tous ceux de Sanary à cet endroit, après que ceux des campagnes d’Ollioules l’avaient rejoint au gué du Pas de Puget. Rien de plus commode donc que d’attendre la procession à l’abri de la chapelle (réf. Castellan, 1937, p. 67-38 ; Bottin 1896 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 82 et suiv ).
–1765 – 27 novembre : EXEMPTIONS DE LA MILICE COMMUNALE : D’après l’ordonnance du roi du 27 novembre 1765, un certain nombre de citoyens étaient exempts du tirage au sort prévu pour la milice. Les cas visés par cette ordonnance étaient nombreux : fils unique de veuve, de parents âgés ou infirmes, tuteur de frères et sœurs ayant la gestion de leurs biens, bergers ayant cent bêtes à laine, certains cultivateurs. Etaient aussi exemptés de cette obligation les médecins, chirurgiens, apothicaires, etc., de même, les ouvriers employés au service de la Marine tels que charpentiers de navires, les calfats, voiliers, poulieurs, etc. Des exemptions d’impôts et autres faveurs étaient accordées aux miliciens ayant effectué leur service. La Seyne étant un quartier maritime contenant beaucoup d’inscrits selon la législation de Colbert, exerçant une profession de la mer, n’eut vraisemblablement pas à fournir un grand nombre de volontaires pour l’Armée de terre dans la seconde moitié du XVIIIe siècle ; les enfants du pays, réservistes, étaient versés soit dans les garde-côtes, soit dans les équipages de ligne (Louis Baudoin, 1965, p. 255).

–1792 – 27 novembre :
1. REUNION DE LA SAVOIE A LA FRANCE (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
2. LIEUX-DITS D’ALLAUCH –
-Saint-Jean – quartier rural, commune d’Allauch, quartier de la Bouquière (1872). Chapelle Saint-Jean vendue le 27 novembre 1792 comme bien national.
-Saint-Roch – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Tourdinau. La chapelle Saint-Roch, aujourd’hui détruite, a été vendue, le 27 novembre 1792, comme bien national.
–1794 – 27 novembre (7 frimaire an III) : TOULON MANQUE DE BLE – N’ayant reçu aucun blé de Marseille, Toulon et le Beausset, les officiers municipaux d’Ollioules délibèrent de se rendre auprès de l’administrateur du district du Beausset pour le prier, au nom de l’humanité souffrante de prendre des mesures pour satisfaire aux besoins pressants de ses frères d’Ollioules, daté du 7 frimaire An III / 27 novembre 1794. Quatre jours plus tard, Ollioules fera une démarche identique auprès de Toulon (Port la Montagne) en vue d’obtenir 60 quintaux de blé en attendant celui qui devait arriver de Nice (Castellan E., 1937, p. 223-224).
–1797 – 27 novembre (7 frimaire An V) : COMMISSION MILITAIRES DE TOULON – Justice – Population – Société – Le gendarme Marquisan Toussaint – 39 ans – de Toulon, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815.)
–1799 – 27 novembre (6 frimaire an VII) :
- le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances, le 6 frimaire en 8 (27 novembre 1799). Veuillez me proposer le moyen d’indemniser convenablement le citoyen Baski donc je vous ai renvoyé la demande il y a 15 jours et auquel on a pris une île pour l’établissement du lazaret à Rosette. Vous lui renouvellerez le bail qu’il a eu l’an passé pour l’île verte située près de cette ville dont il paiera le montant sur le champ et comptant.
- le général en chef Kléber au payeur général, le 6 frimaire en 8 (27 novembre 1799). Je vous préviens que j’ai assimilé le nommé Méhemet inspecteur du tapis destiné pour la Mecque, prisonnier à la citadelle, au grade de chef de brigade ; il jouira en conséquence de la demi-solde.

–1828 – 27 novembre : CONQUETE D’ALGER – En préparation de la conquête de l’Algérie, Ollioules héberge un détachement du 3ème régiment du génie : 351 hommes jusqu’à nouvel ordre (Castellan E., 1937, p. 294).
–1841 – 27 novembre : Délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852 (fol. 23) – Le Conseil renonce à la taxe unique des boissons.
–1853 – 27 novembre : la flotte russe détruit la flotte turque dont le pays vient de lui déclarer la guerre le 24 octobre. En suite de quoi, la flotte franco-anglaise pénètrera en mer Noire pour secourir la Turquie (F.T., 2020).
-1867 – 27 novembre :AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche. S. Frumence. Temps désagréable. Forte brise d’Est – temps de pluie. En effet, vers midi, la pluie commence à tomber mais elle ne dure qu’un moment. Aujourd’hui, monsieur le Maire a reçu copie de la décision de la Chambre de Commerce de Marseille à l’occasion du port de St Nazaire (nota : Sanary) Dans cette délibération, la Chambre demande au Ministre des travaux publics de terminer le port de St Nazaire en allongeant e grand môle et mettant un feu à son extrémité pour le bien du commerce et de la circulation. Elle insiste pour que St Nazaire soit un port de refuge capable de recevoir tous les navires […]. Cette décision avait été d’ailleurs été prise et envoyée au Ministre de la République en 1849. Nous avons tout lieu de croire que cette fois la demande ne sera pas sans résultat.
-1867 – 27 novembre :AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Samedi. S. Lin, pape. Pas joli temps. Ciel couvert avec vent d’ouest plus fort qu’hier. Ce vent n’est pas froid, aussi, ce matin, le thermomètre marquait 11° centigrades. L’après-midi, le vent reste le même […] contenu par le vent d’Est qui ‘est pas loin […].
–1876 – 27 novembre : PRUD’HOMIES ET MADRAGUES – Le commissaire de l’Inscription maritime du quartier de La Seyne décide que la part ou abonnement des madragues des Embiez et du Grand Rouveau sera répartie également entre les prud’homies de Sanary et du Brusc, daté du 27 novembre 1876 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 56).
–1902 – 27 novembre : LES RISQUES DU TRAMWAY – M. Lépine, préfet de Paris, vient de prendre un arrêté que les piétons liront en frissonnant : « Les tramways à traction mécanique, circulant dans Paris, devront être, dans un délai de deux mois, pourvus de cales et de crics assez puissants pour soulever les essieux et permettre, en cours de route, de dégager un corps humain engagé accidentellement sous les voitures » (Le Figaro, 27 novembre 1902).
–1912 – 27 novembre : DU CÔTÉ DE CHEZ SWANN DE MARCEL PROUST — «A la recherche du temps perdu. Tel est le titre étrangement attirant et original d’une véritable “ trilogie” romanesque dont notre collaborateur et ami, M. Marcel Proust, publie, cette semaine, la première partie : Du côté de chez Swann. L’œuvre est forte et belle, et nous y reviendrons. Elle est le résultat de plusieurs années de réflexion intense, et ceux qui admirent en M. Marcel Proust une âme d’artiste et un talent d’écrivain véritablement hors de pair, seront heureux que nous leur signalions, dès aujourd’hui, sa “rentrée” dans la littérature, par un livre si riche de pensée, si vif et nuancé, si digne, en un mot, de la réputation de son auteur. Du côté de chez Swann sera suivi, nous l’avons dit, de deux autres volumes se rattachant au même ensemble. C’est une noble audace d’entreprendre ainsi une œuvre de vaste envergure et de haute portée. La récompense de M. Marcel Proust est déjà dans l’intérêt et la sympathie que l’apparition de son roman, si personnel et si neuf, provoque de toutes parts dans le public lettré. » (Le Figaro du 27 novembre 1912)

–1914 – 27 novembre :
1. APPEL DES RESERVISTES – Les nécessités du front imposent d’appeler sous les drapeaux les réservistes : pères de famille, marins, inscrits maritimes (Gisèle Argensse, 1989, p. 149).
2. LE MIROIR DU 13 DÉCEMBRE 1914 : LA GUERRE – VENDREDI 27 NOVEMBRE. —
Peu de faits sur l’immense front de bataille. Légers progrès de nos lignes dans le Nord. Echec d’une attaque ennemie à Missy, sur l’Aisne; avance française à l’ouest de Souain. Les opérations sont arrêtées par la neige dans les Vosges.
Les communiqués russes, toujours si sobres, confirment la victoire de la Wartha. Les troupes allemandes sont engagées dans une retraite difficile et au cours de laquelle elles perdent beaucoup d’hommes. 50.000 prisonniers leur auraient été faits déjà. Guillaume II, qui a assisté à la débâcle de son armée, s’est retiré précipitamment.
Les armées russes ont franchi les Carpathes sur de nouveaux points. Elles envahissent tout le comitat de Zeinplin, menacent la grande ville hongroise de Debreczin et tout le réseau ferré du nord de la plaine hongroise. La panique s’étend en ce pays.
Les pertes allemandes totales sont évaluées maintenant à 1.500.000 unités. En y adjoignant celles de l’Autriche-Hongrie, ou atteint au total formidable de 2 millions et demi,
Les Allemands se fortifient au nord du canal Kiel,- craignant un débarquement sur les côtes du Schleswig.
Un Taube a été capturé près de Saint-Omer.
Le cuirassé anglais « Bulwark » a été détruit par une explosion dans le port de Sheerness. Il déplaçait 15.000 tonnes et comptait 800 hommes d’équipage, sur lesquels 13 seulement ont été sauvés.
Le Chili a envoyé trois torpilleurs aux îles Juan-Fernandez pour surveiller les bâtiments de guerre allemands qui, au mépris de la neutralité, y avaient constitué des dépôts.
3. LES BRITANNIQUES OCCUPENT BASSORA, en Irak (Le Digaro du 27 novembre 1914).
–1919 – 27 novembre : SIGNATURE DU TRAITE DE NEUILLY qui pénalise la Bulgarie (Le Figaro).

–1921 – 27 novembre : INTENTION FRANÇAISE D’OCCUPER LA RUHR – Note de l’agence Havas faisant état de l’intention française d’occuper la Ruhr en représailles du refus allemand de payer les réparations (Le Figaro).
–1922 – 27 novembre : CONFERENCE DE L’ELYSEE AYANT PPOUR OBJET LA MAUVAISE VOLONTE DE L’ALLEMAGNE – On envisage une mainmise plus complète sur les territoires rhénans que la France occupe actuellement. « Si la conférence de Bruxelles n’aboutit pas, nous irons prendre en Allemagne des gages productifs ou exercer des contraintes/ L’huissier cette fois viendra pratiquer les saisies, accompagné du commissaire et du gendarme. (…) C’est fini de rire de la France et de ses alliés (Conférence de l’Elysée, en présence de MM. Millerand et Poincaré, citée par Le Figaro).
–1925 – 27 novembre : FRANCE – « LA CHUTE DU CARTEL DES GAUCHES. Il est tombé sur une évolution financière générale tout à fait néfaste que les pouvoirs publics n’ont pas eu les moyens ou le courage d’arrêter. C’est finalement à M. Briand que le président de la République a dû faire appel pour constituer un ministère. Ce dernier a accepté, scellant ainsi le sort du Cartel. » (Le Figaro)
–1929 – 27 novembre : LA CRISE BELGE ET LA QUERELLE LINGUISTIQUE, déjà ! – M. Jaspar, chef du gouvernement de coalition libéral-catholique, s’était engagé à défendre devant le Parlement un projet de flamandisation de l’Université de Gand, ville des Flandres. Les membres libéraux du cabinet ont refusé de la suivre, provoquant ainsi une crise ministérielle (Le Figaro).

–1932 – 27 novembre : AVIATION MARITIME – Le décret du 27 novembre 1932 restitue à la marine son autorité sur l’aviation maritime qui comporte 3 entités : l’aviation embarquée, appartenant en propre à la marine ; l’aéronautique de coopération navale non embarquée, mise à la disposition de la marine par l’Armée de l’air et l’aviation autonome qui appartient à l’Aéronautique militaire, comprenant les escadrilles de chasse terrestre 3C1, 3C2 et 3C3 et les escadrilles de bombardement 4B1, 4B2 et 4B3, peut être mise à la disposition de la marine (Wikipédia / wiki / Aviation navale).
–1942 – 27 novembre : SABORDAGE DE LA FLOTTE A TOULON (résumé). Nous avons confronté les écrits et témoignages des auteurs suivants (voir en fin de chronique la bibliographie de référence) : Albert Vulliez, Anthony Heckstall Smith, Beaucoudray, Benjamin Valloton, Georges Blond, Gisèle Argensse, Henri Noguères, J. Robichon, Jacques Verd, Jean-Baptiste Gaignebet, Jean-Jacques Antier, Ken Nicolas, contre-amiral Lepotier, Jean L’Herminier, Louis Nicolas, M. H. Albert, Marc Saibène, Marius Autran, Masson, Muracciole, Villardi de Montlaur, Paul Gaujac, Philippe Auphan, Jacques Mordal, Pierre Varillon, auxquels s’apoutent quelques sites du net. Notons, avant toute chose, que l’Histoire maritime, tome 2, 1914-1952, cours professé en deuxième année d’Ecole navale par M. Louis Nicolas, édition 1951, ne consacrait que 12 lignes au sabordage de la flotte à Toulon sur les quelques 250 pages réservées à la Seconde Guerre Mondiale, tout en restant très diserte sur les événements qui le précèdent et ceux qui le suivent : « Le débarquement allié en Afrique du Nord, suivi de la rupture par l’Allemagne de l’armistice de juin 40, fut pour la Marine Française lourd de conséquences. A Toulon l’invasion de la zone libre par les Allemands mettait pratiquement la flotte à la merci de l’ennemi (appels Darlan 11-13). Conformément aux consignes générales de la Marine, aux ordres du 24.6.40, devant l’irruption allemande du 27.11.42, la flotte française se saborde (sic ! Note de HR : il ne s’agit pas de « La » Flotte française, mais des unités de celle-ci présentes à Toulon) : 61 unités (225 000 t) dont le Dunkerque (rappelons que celui-ci est alors incapable de naviguer car les travaux de remise en état ne sont pas suffisamment avancés pour permettre à cette unité d’appareiller, note de HR) et le Strasbourg, les croiseurs de 1ère classe Algérie, Foch, Colbert, Dupleix (toutes ces unités étaient à Toulon, mais selon des statuts très divers, certaines étant dans l’incapacité d’appareiller car étant en gardiennage d’armistice, note de HR), les croiseurs de 2ème classe Marseillaise, La Galissonnière, Jean de Vienne (rappelons que ces deux dernières unités seront renflouées et remises en état de marche par les Italiens puis coulées par les bombardement alliés de 1944, note de HR). Les sous-marins Casabianca, Marsouin, Glorieux, s’échappent. » Comme on le voit, c’est bref, mais peu crédible en regard des faits historiques et lorsque l’on sait le peu d’empressement que les amiraux locaux (De Laborde et Marquis) ont mis pour mettre en défense Toulon contre un éventuel ennemi venant de la terre et, à l’inverse, le cœur qu’ils ont mis à prévoir une attaque alliée venant de la mer. De plus, le laconisme des noms empêche de parler des unités qui feront terriblement défaut aux alliés par la suite pour l’escorte des convois : nous pensons aux 15 contre-torpilleurs (dont certains seront reclassés croiseurs légers par les alliés en 1943), aux 14 torpilleurs et aux 4 avisos coulés, qui représentent la majeure part des unités sabordés, sinon en poids mais en nombre d’unités (rappelons cependant que le contre-torpilleur Tigre et le torpilleur La Trombe seront retrouvés intacts par les Allemands à leur arrivée dans le port toulonnais). Pour ce qui est des sous-marins, ce ne sont pas trois d’entre eux qui appareillèrent sous les coups de l’ennemi, mais 5 ; en plus des Casabianca, Marsouin et Glorieux, il convient de citer la Vénus, qui appareilla la première, mais qui, prise dans un élément de la panne, fut obligée de se saborder sur rade, et l’Iris qui gagna Barcelone pour y être internée (note de HR).
Tout au long de cette affaire, le sentiment prévalut chez les amiraux que l’ennemi viendrait de la mer et qu’il était inutile d’envisager une attaque par voie de terre. Des postes de gendarmerie étaient simplement disposés sur la route d’accès à Toulon par Ollioules. Le 26 novembre, à 23 h, l’amiral de Laborde regagnait le Strasbourget à la même heure, au fort Lamalgue, l’amiral Marquis apprenait que des chars allemands étaient stationnés vers Bandol et Sanary en bord de route côtière.

Et maintenant, entrons dans le vif du sujet ! Nous sommes le 27 novembre 1942 !
– à 6 h 30 : Violentes explosions dans le secteur du quai Noël où se trouvent la 3ème escadre légère des FHM. Les Allemands arrivent au PC du commandant de la DCA qui continuera de fonctionner une demi-heure encore ; cafouillage à Saint-Mandrier ; la Marseillaise coule devant le groupe d’Allemands venus la saisir ; le Commandant-Teste va se saborder à son tour devant les Allemands (Noguères H).
[Noguères H. : 6 h 30 – Du bord de la Bayonnaise, de garde le long de la grande jetée, le CC Barrelon note :] « Violentes explosions dans le secteur du quai Noël. Les explosions se succèdent ensuite dans tout l’arsenal. » [id. : Le secteur du quai Noël est celui de la 3ème escadre légère de l’amiral Négadelle. Tous les contre-torpilleurs et les torpilleurs des FHM ont reçu au plus tard à 6 h 20 l’ordre écrit de l’amiral de Laborde. Sur tous les bâtiments les opérations de sabordage ont été à bien sans incident. Les Allemands ont été retardés par l’isolement même de ce secteur séparé de l’arsenal même par le canal des subsistances et de Milhaud par la passe de Missiessy. L’évacuation des équipage a pu se faire sans difficulté et les hommes sont rassemblés, sac à terre, sur le quai Noël tandis que retentissent les premières explosions.]
[id. : 6 h 30 – Les Allemands arrivent à Gambin, au PC du commandant de la DCA. Ils occupent les standards téléphoniques, mais laissent quelques fiches en place et le CV Orlandini, resté sur le mirador, gardera pendant une demi-heure la liaison avec certains ouvrages. Il saura ainsi que les destructions ont pu être effectuées avac l’arrivée des Allemands aux batteries de Six-Fours, Saint-Antoine, Ducuing, Cap Brun, Salins et Estérel. Les pièces de 37 et de 25 de Malbousquet sautent au même moment. Au cours de l’évacuation, un marin français est abattu dans l’une des chambrées.]
[id. : à Saint-Mandrier, à 6 h 30, un matelot est blessé à la cuisse. Les Allemands installés à la BAN essuient le feu d’une pièce de 25 tirant de la grosse tour du Mourillon. Le ballon captif flambe. Les Allemands furieux ripostent avec leurs obusiers contre leurs camarades de la grande jetée.]
[id. : un groupe de combat Allemand se présente enfin à l’arrière de la Marseillaise où tout se déroule sans problème. L’amiral Bléhaut refuse que les Allemands montent à bord. Ceux-ci ayant peur de voir sauter les charges dont les mèches sont allumées se réfugient derrière la maçonnerie du quai. Puis ils reviennent. Mais le croiseur prend alors de la gîte sur bâbord. L’amiral descend alors sur le quai et refuse d’accompagner les Allemands tant que le CV Montrelay ne sera pas descendu à son tour. Ce qu’il fait à 6 h 35.]
[id. : à 6h 30. Au quai est des Grands Bassins, près de l’angle Robert, le Commandant-Teste achève son évacuation. Le commandant Deglo de Besse est sur sa passerelle depuis près de deux heures : i1 a assisté à l’appareillage des sous-marins du Mourillon et a même appuyé l’opération de sa D.C.A. L’ordre d’exécuter le sabordage est donné au Teste de la Provence, au mégaphone, par le lieutenant de vaisseau d’Adhemar, dont la voix est reconnue par le commandant Deglo de Besse et par le capitaine de corvette Parés. La prise des dispositions finales s’était trouvée compliquée par la nature même du personnel embarqué sur le Teste le transport d’aviation est, en effet, le bateau-école des apprentis marins. Ceux-ci ont été rassemblés dès 5 h 45. Le commandant, estimant sans doute qu’à cet âge il convient d’affronter les émotions l’estomac plein, a fait déjeuner tout son monde avant d’ordonner l’évacuation, qui s’est faite en ordre, par compagnie, conformément au plan établi. Chaque compagnie se range maintenant sur le terrain de sports, côté ouest. Les malades ont été évacués sur l’infirmerie de la Défense Littorale, Une dernière ronde est effectuée : des soutes aux locaux disciplinaires, le bâtiment est visité par le commandant en second qui rend compte : Tout le monde a évacue. La dernière équipe de sabordage effectue alors son travail. C’est à ce moment précis qu’apparaissent les Allemands. Ici encore, il ne s’agit que d’un détachement « symbolique » – un sergent et trois hommes – On parlemente juste le temps nécessaire pour permettre à l’équipe de sabordage d’ouvrir les redressements – dernière opération à effectuer.]

–Au lever du jour, vers 6 h 45 – 7 h, dans l’ensemble, les destructions ont été effectuées à peu près partout de Sanary aux îles d’Hyères, à deux exceptions près, avant l’occupation des batteries et des ouvrages par les Allemands. Situation générale de Toulon. A Milhaud, l’évacuation du Strasbourg est pratiquement achevée, seul de Laborde reste à bord. Sur le Colbert le feu gagne les parties hautes, tandis que les Allemands présentent les armes à l’équipage rassemblé sur le quai. Une dernière équipe surveille l’Algérie qui commence à dégager une colonne de fumée par sa cheminée. Le Cdt Montrelay surveille si tout se déroule correctement sur la Marseillaise, puis il est arrêté par les Allemands. Les officiers de l’Algérie et de la Marseillaise se retrouvent à la porte Milhaud. A la suite des croiseurs, sur les 5 contre-torpilleurs gardiennés, les Allemands trouvent le Tigre et la Panthère intacts. A Missiessy, dans la darse des sous-marins, les navires ont été coulés. Même chose dans celle des pétroliers. Les incendies du Dupleix atteignent des proportions énormes. La Galissonnière et le Jean de Vienne sont coulés, mais leur armement est intact. Le Lion a pétardé ses pièces ; le Gerfaut est sabordé, incliné à tribord. Au quai Noël, la 3ème escadre légère est par le fond, 3 torpilleurs sur 5 en gardiennage sont sabordés et la division métropolitaine de police est coulée. Dans la darse Castigneau, le Vautour et le Foch reposent sur le fond, la Poursuivante et 5 des remorqueurs de la DP ainsi que la gabare l’Endurante sont coulés. Dans la darse Vauban, Les trois navires de l’EL, Verdun, Casque et Mameluk, sont sabordés au quai de l’artillerie, mais il a fallu les achever en présence des Allemands ; demi-échec pour les 4 sous-marins gardiennés amarrés au bassin Vauban : Aurore et Achéron coulés, Eurydice et Galatée occupés par les Allemands qui ont empêché le sabordage ; 7 bâtiments de la flottille de patrouille sont intacts[1] ; à Mange-Garry, à la DP, 18 remorqueurs[2] et 2 gabares[3] sont sabordés, seul le Robuste est encore à flot. Au sud de Vauban, le D’Iberville, l’Aude et le Golo coulent au moment précis où les Allemands arrivent à leur hauteur. Aux Grands Bassins, le sabordage du Dunkerque est achevé, vannes ouvertes à 6 h 55. A l’Angle Robert, le Condorcet est à flot à 7 h, le Commandant-Teste commence à chavirer, et la Provence est déjà coulée. A la porte principale de l’arsenal, les amiraux Jarry et Dornon vont prendre une voiture. Dans la darse vieille, au grand rang et au petit rang, la proportion des sabordages est bien moindre que dans les autres bassins du port, car les Allemands ont fait irruption dès 5 h 15 devant l’Incomprise encore à flot, sabotage des pièces était achevé, mais sabordage non commencé ; la Baliste, son voisin, a coulé dès 5 h 30 et a disparu totalement à 7 h, de même que le Chasseur IV ; les quatre dragueurs de la XXXe S.D sont encore là, de même, au petit rang, que ceux de la 13ème S.D. ; au petit rang, cinq avisos ont chaviré et coulé à l’arrivée des Allemands [4].
–Nouvelles des sous-marins évadés : de la Vénus ne reste plus qu’une trace d’huile dans la rade, l’Iris met le cap sur Barcelone, le Casabianca file route au sud, le Marsouin fonce vers Alger, l’Iris et le Glorieux poursuivent leur route, le 27 novembre 1942, à 7 h
-Un bilan très lourd. Au total, le bilan du sabordage était le suivant : trois cuirassés coulés, non comptés les deux cuirassé hors d’âge Océan et Condorcet, sept croiseurs, un transport d’avions, quinze contre-torpilleurs, treize torpilleurs, six avisos, douze sous-marins, onze chasseurs, patrouilleurs, mouilleurs de filets, transports pétroliers, dix-neuf bâtiments de servitude, vingt-huit remorqueurs, quatre grues et docks de levage ; au total quatre-vingt-dix bâtiments de combat, soit 232.263 à 235.028 tonnes selon les auteurs. Pouvaient être considérés comme butin de guerre des agresseurs : trois contre-torpilleurs, deux torpilleurs, quatre sous-marins, douze patrouilleurs, trois pétroliers, six dragueurs, cinq navires auxiliaires et quelques bâtiments de servitude. On dénombra douze morts et vingt-six blessés légers sur les 26.700 hommes de l’effectif « marine » de Toulon. Côté allemand : un tué et deux blessés. Des marins s’échappent et errent dans les environs de Toulon, d’après Benjamin Valloton et un témoignage anonyme.
C’est dans la journée du 27 novembre, donc au cours de l’opération Lila (invasion du camp retranché de Toulon et capture de la flotte française par les Allemands), que le maréchal Pétain, chef de l’Etat français, reçoit la lettre partie de Berlin le jour même (Berlin, 27 novembre) mais rédigée par Hitler la veille. Nous ne la citerons pas, nous renvoyons le lecteur à la date du 26 novembre où le document a été donné dans son intégralité.

–1943 – 27 novembre : LE « BEARN » QUITTE ENSENADA HONDA (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1944 – 27 novembre : amnistié par le général De Gaulle, Maurice Thorez rentre d’Union soviétique. De retour en France, il retrouve sans problème sa place au premier rang du PCF, qui est, depuis la dissolution de l’IC, le nom officiel de l’ex-Section Française de l’Internationale Communiste. La popularité qu’il avait acquise avant-guerre reste intacte. Il bénéficie également du prestige de Résistant, car d’après la logique de propagande du parti, le secrétaire général du « parti des fusillés » ne peut qu’avoir été un résistant. Ainsi, Marcel Prenant, biologiste et authentique membre de la direction des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) sous l’occupation, prend-il la parole au congrès de Paris, en juin 1945, en ces termes « …Salut à Maurice Thorez, le premier en date des combattants sans uniforme, contre le fascisme hitlérien et les traîtres ! Salut à Maurice Thorez, le premier des francs-tireurs et des partisans français !… ». Avec le retour de Thorez en France, le PCF tourne le dos aux tentations d’insurrection révolutionnaire en acceptant la dissolution des milices patriotiques. Le 21 juillet 1945, Maurice Thorez lancera le mot d’ordre : « « Produire, c’est aujourd’hui la forme la plus élevée du devoir de classe, du devoir des Français. Hier, notre arme était le sabotage, l’action armée contre l’ennemi, aujourd’hui, l’arme, c’est la production pour faire échec aux plans de la réaction. »
–1946 – 27 novembre : LANCEMENT DU PLAN MONNET DE RECONSTRUCTION (Jean-Charles Volkmann, 2003).

–1957 – 27 novembre : VINGT-SIX MARINS DU COMMANDO MONFORT DECORES – A Saint-Mandrier, sur la pelouse du stade Cabanier, récemment inauguré, l’amiral Zozan a décoré de la médaille de la Valeur militaire vingt-six marins du Commando Monfort. Voici la fin de son discours : «…Nous sommes engagés dans une lutte contre tous ceux qui essaient de démolir l’œuvre française en Algérie… » (République de Toulon et du Var du 27 novembre 1957). Parmi les militaires cités à l’ordre du régiment, figure Claude Gerla qui, en 1958, épousera Céline Calone, fille de François Calone, gardien de phare, et d’Elise Raphel. Claude Gerla quittera l’armée en 1970 et rejoindra la police municipale de Saint-Mandrier en 1991 (Ken Nicolas, vol. 1, p. 321-322).
–1959 – entre le 27 novembre et le 2 décembre : COMMENT LA CATASTROPHE DU BARRAGE DE MALPASSET AURAIT PU ETRE EVITEE – Enfin, après la catastrophe de Malpasset, dans une intervention solide, étudiée, qui fut écoutée dans un silence religieux, dont l’essentiel fut repris par l’ensemble de la presse française, par Radio Luxembourg et Radio Europe I, Toussaint Merle démontra comment la catastrophe aurait pu être évitée du 27 Novembre au 2 Décembre 1959. Il concluait ainsi : » Nous avons dit, maintes et maintes, fois, pour Malpasset et pour bien d’autres sujets, que le Conseil Général ne suivait pas tous ses projets, qu’il n’en savait que ce que quelques dirigeants voulaient bien lui dire « . » Il faut en finir avec de tels procédés qui conduisent à Malpasset et à ses conséquences « . » Il faut que le Conseil Général, dans son ensemble, connaisse la vie des affaires départementales. Je suis convaincu que la majorité de l’assemblée se décidera, enfin, à changer cette situation que nous dénonçons depuis des années « . » Messieurs, la catastrophe de Malpasset démontre, s’il en était encore besoin, les méfaits d’une politique contraire aux intérêts généraux, toute au service des capitalistes. Elle a montré le mauvais fonctionnement de l’Assemblée départementale. Ces leçons seront-elles utiles ? Nous nous emploierons, quant à nous, à ce qu’elles le soient « . Dans cette malheureuse affaire de Malpasset, les qualités d’administrateur et le sérieux du travail de Toussaint Merle sont nettement apparus sans contestation possible (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1964 – 27 novembre : « LIBERATION », le quotidien français lancé par le mouvement de résistance Libération-Sud, cesse de paraître.
–1968 – 27 novembre : Le Marseillais Emmanuel Vitria (1920-1987 ; il survécut 19 ans à son opération) a subi à Marseille une des premières transplantations cardiaques effectuées en France et dans le monde. L’opération réussie de Marseille, au centre cardiologique Cantini (Sainte-Marguerite), par les professeurs Henry et Monties, illustre la qualité de la recherche médicale, des équipes de médecins et des installations hospitalières à Marseille. En 1990, la Clinique Cantini devenue vétuste fut fermée et le Centre Médico-chirurgical Cardiologique transféré à l’Hôpital Sainte Marguerite.
-1987 – 27 novembre : Libération à Beyrouth de deux otages français, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.
–1990 – 27 novembre : John Major succède à Margaret Thatcher à la tête du gouvernement britannique.
–1990 – 27 novembre : Lu dans L’Indépendant des Pyrénées Orientales daté du 27 novembre 1991. « Al Cim, l’estiuet de Sant Marti. Per poc que obserbem la natura, en aquesta època tardore : el dur rigorisme am què respon el paisatge, que es vestiex o desvestiex, aixi com els clars advertiments climatologie que l’acompanyen, no deixen cap dubte sobre les perspectives hivernals en les quals ens aboquem inéluctablement. I, si hi afegim els esdeveniments nacionals i internacionals de natura d’un gris similar, sense oblidar el nostre maltractat fet català, contantment en estât d’autodefensa, tôt plegat faria un feix que incitaria massa nostàlgia. A més, manqueriem de paper per desfogar-nos veritablement. deixem-ho doncs per un altre dia.
« Avui-és preferible – que aprehendem al vol la nota climàtica alegre de la tardor, que fruieix el nostre pais : l’estiuet de Sant Marti, del qual la veu popular explica el dolç fenomen mitjançant la brlle llegenda que segueix.
« Quan Sant Marti era soldat romà, va venir a Catalunya en tardor molt freda i dolenta. Aquest, va ser molt ben acollit a casa d’un pagés que, es queixava de les terribles fredorades primerenques que mataven les llavors que havia sembrat i, per tant causaven la perdua de les collites. El Sant, aggraït del bon tracte rebut del pagés, va fer que passât els primers freds, s’endolcis a força la temperatura, a fi que la germinacio de les llavors avancés per poder fer front al fred i gelades de l’hivern. Diu una altra llegenda que, una tal bonança fou l’obra de Nostre Senyor, qui la provoeà per salvar Sant Marti de morir gelât, tôt passant per Catalunya, puix que el Sant viatjant només portava mitja capa perquè havia donat l’altra a un pobre que es moria de fred.
« En totes aquestes narratives, els nostres avantpassats hi veien misericordia divina…una gracia que encara dura al nostre pais. Una benaurança a banda i banda d’una frontera que si un servidor hagués de descriure la seva fal.lacia, demaneria que se li permetés d’esbossar una inhabitual i potser exaltada imatge misticaa d’aquesta ratlla frustradora, i cridaria de tota la seva força que, un traçat precari amb tanta autoritat mai s’ha elevat i/o ultrapassat ela seus limits terrenal. » Pere GRATACOS (NOTA : En el darrer article deia : hi ha cinc cents anys, els moros i els jueus varen ser expulsats de la peninsula Ibèrica En realitat calia dir, expulsats de Castela, puix que molts es refugiaren a Catalunya. En parlarem).
–2017 – 27 novembre : METEO DU JOUR POUR SANARY temps clair, précipitations : 0%, humidité : 55%, vent : 11 km/h, 4° à 6h 30, 12° à midi, 6° à 22 h.
–2018 – 27 novembre : DECOUVERTES ET CIVILISATIONS – Cet après-midi, à 14h 30, salle Marie Mauron de la Médiathèque de Sanary, le docteur Jean MARIN anime la troisième séance de l’atelier d’histoire et d’archéologie en développant la seconde partie de son sujet « le Sahara, transition entre le monde méditerranéen et l’Afrique sub-saharienne : le Sahara de l’Antiquité à nos jours ».

–2020 – 27 novembre : « UNE » de VAR-MATIN –
-COVID-19 : Allégement du confinement, tout ce qu’il faut savoir. Autorisé ou pas ? Nos réponses à vos questions. Le point sur les annonces du Premier ministre. Dès demain, tous les commerces pourront rouvrir et la liberté de circulation sera étendue à 20 km. Une aide de 900 euros aux travailleurs précaires au 1er novembre jusqu’en février.
-PORQUEROLLES : Un avion perdu en mer en 1960 retrouvé par hasard. L’IFREMER a découvert une épave reposant à plus de 2400 m de profondeur au large de Porquerolles. Un avion de la Marine nationale disparu en 1960 avec Jean Legouhy à son bord. Un hommage est prévu.
-JUSTICE : trafic de stups à La Seyne, tous les prévenus condamnés.
METROPOLE : comment les villes mettent le paquet pour sauver Noël.
En DRACENIE : interview de Jean COURTIN – Les Dracéniens se dévoraient entre eux dans cette grotte. L’association André Taxil met en valeur et préserve les vestiges du territoire de Salernes. Jean Courtin, préhistorien, raconte la découverte qu’il fit dans la grotte de Fontbrégoua d’adultes et d’enfants mangés par l’homme.
–2020 – 27 novembre : METEOROLOGIE : Dégradation près de la Méditerranée. Du Roussillon et l’Aude jusqu’aux confins du Haut-Languedoc et de la Montagne Noire, ainsi que sur l’est de la Corse, le ciel est couvert et dès le matin les pluies deviennent continues. La limite pluie neige se situe au-delà de 2000 m. Au cours de l’après-midi, sur les Pyrénées-Orientales et l’Aude ainsi que la façade orientale de la Corse, les pluies se renforcent et s’accompagnent parfois d’orages, donnant parfois de bons cumuls. Cet épisode pluvieux se poursuit en soirée et nuit suivante. En marge de ce temps perturbé, de l’est des Pyrénées au sud du Massif central et le sud-ouest de PACA, les nombreux passages nuageux s’accompagnent de pluies faibles. Ailleurs, le temps est plus calme. Les températures minimales sont de l’ordre de 12 à 14° au bord de la Méditerranée où les maximales vont de 13 à 18°.
-2024 – 27 novembre : METEO SANARY : Un flux modéré assez irrégulier de secteur Sud-Ouest prédomine sur le Nord-Ouest du bassin. Sur le Sud et l’Est, il est faible et assez irrégulier de secteur Nord-Ouest. Pour Plage de Portissol :
Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions propices au développement de larges éclaircies.
Ciel variable devenant peu nuageux le matin, ensoleillé malgré quelques nuages élevés l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel clair.
Vent de N force 2 fraichissant W force 4 en milieu de journée puis NW force 3. Rafales atteignant 16 nœuds en milieu de journée. Mer belle devenant belle à peu agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente.
une COURTE blague POUR LA ROUTE :

Le médecin : Je suis désolé, monsieur Durand, mais votre cas est sérieux. Tenez, voici des gélules. Vous devez en prendre une chaque jour jusqu’à la fin de votre vie.
M. Durand : Mais, docteur, je ne vois que trois gélules …
Le médecin : Vous comptez bien, monsieur Durand !

Nous sommes le 27 novembre, il est 8 heures du matin, et l’on annonce une très belle journée ! J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite un bon jeudi à tous.
Pensées affectueuses à Isabelle, à Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
N’oubliez pas de vous rendre sur mon site afin d’y trouver le détail du sabordage de la flotte qui s’est déroulé à Toulon, il y a 81 ans, le 27 novembre 1942 (texte assorti de plus de 40 photographies).
[1] Courlis, Homard, Granit (dragueurs de la 12ème section), chasseur 25 (de la XXXème S.D.), Bernard-Danielle (chef de la 145ème SD), Brin de Jonc et Josette-Claude (de la 105ème SD), ce dernier étant revenu après avoir appareillé à 6 h 15 avec le Jean-Bart II pour une mission de sauvetage sur rade.
[2] Cépet, Héron II, Tabarca, Corse, Marseillaise IV, Serveaux VI, Coudon, Carqueiranne, Loup, Zèbre, Thésée, Camélia, Lagoubran, Massilia, Serveaux XIV, Murène, Fabrégas, Cap Brun.
[3] Prudente et Agissante.
[4] Noguères H.

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