EPHEMERIDES DU MERCREDI 26 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4982).
Illustration : Guende, photo à Marseille : n°618 – Sanary – Vue prise de la petite jetee -carte postale timbrée à 5c et envoyée en 1907.
LES FÊTES : souhaitons leur fête aux 123 000 DELPHINE de France. Sainte DELPHINE, de son vrai nom DELPHINE DE SABRAN, est née en 1283 à Puimichel. Elle était la fille de Guillaume de Signes dit le Jeune, coseigneur d’Ollioules et d’Evenos, marié à Delphine de Barras. Guillaume le Jeune était le fils de Fouque, seigneur de Signes et de Cécile de Marseille, fille de Bertrand. DELPHINE est morte vers 1360 (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Ollioules).
DICTON : « A la sainte DELPHINE, mets ton manteau à pèlerine » et va cueillir la MACHE, puisque c’est la fleur choisie pour ce 6e jour du mois de frimaire dans le calendrier républicain.
PENSEE que je replace ici tellement elle me paraît actuelle : « La plupart des livres d’à présent ont l’air d’avoir été faits en un jour avec des livres lus la veille » (Chamfort, « Maximes et Pensées , VII »). (on peut appliquer cela aujourd’hui en remplaçant livres par « chansons, films, télévision, événement du moment, etc…).
METEO MARINE, SANARY : Pour Sanary-sur-Mer : Avis de fort coup de vent au large.
La fiabilité de la situation est évaluée à 95%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Ensoleillé malgré quelques passages nuageux sans conséquences. Le soir, ciel clair.
Vent de NNW force 5 devenant force 4 en milieu de journée puis N. Rafales atteignant 26 nœuds le matin. Mer agitée. Houle modérée et assez longue de W. Visibilité excellente. Température : 14°.

(Le port de Sanary en 1867. Archives)
ÉPHÉMÉRIDES :
(Almanach faisant office de calendrier dont le contenu rappelle des événements accomplis dans un même jour à différentes époques, que l’on découvre chaque jour en retirant la feuille de la veille).
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
(INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).
EXPEDITION D’EGYPTE : –1799 – 26 novembre : (résumé de l’important courrier adressé par Kléber aux Directeurs – alors que Bonaparte a quitté l’Egypte pour rentrer en France, renverser le Directoire éxécutif et le remplacer par le Consulat – qui conclut que les Directeurs devraient demander des explications à Bonaparte sur sa conduite). Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif (B6 111) – Le 5 frimaire an VIII (26 novembre 1799) – lettre adressée aux Directeurs citoyens, écrite après le départ de Bonaparte. Kléber informe les Directeurs qu’il a envoyé deux courriers précédents pour décrire la situation en Égypte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le citoyen Barras a transporté les premières dépêches, tandis que le chef d’artillerie Grosbert est chargé des secondes, avec des duplicatas des premières. Kléber prévient qu’il est probable que l’Égypte retourne sous le contrôle de la Porte dans deux mois, soit par des négociations, soit par la force des armes. Il suppose qu’il sera victorieux, car une défaite signifierait la perte de l’armée. Si Bonaparte est arrivé en France et n’a pas trahi la vérité, les Directeurs devraient s’attendre à cette situation. Sinon, Kléber demande aux Directeurs de suspendre leur jugement sur sa conduite jusqu’à ce qu’il puisse s’expliquer. (Il y a 4 autres lettres adressées par Kléber à des chefs de service et au général Desaix, tous en Egypte et sous ses ordres).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 968e livraison. –1977 – 26 novembre : MISE EN SERVICE DU METRO A MARSEILLE – « C’est parti ! » titre Le Provençal, le 17 novembre 1976, « le métro est sur les rails », alors que la rame numéro 001 fait ses premiers essais entre La Rose et Malpassé (13e). Soit un trajet de plus de 2 kilomètres ou l’équivalent de deux stations, « survolé » par la rame de métro sur pneumatiques. Ce circuit in situ a pour objectif de pratiquer des essais techniques et, surtout, de vérifier le comportement de la motrice et des remorques en configuration réelle. Et si besoin, d’apporter des améliorations. Au début de l’année 1977, les Marseillais pourront se familiariser avec leur métro. ls auront la possibilité de voyager gratuitement, quelques jours durant, sur une partie de la ligne La Rose-Castellane. La ligne 1 du métro sera définitivement mise en service le 26 novembre 1977. Chartreux est une station de cette ligne ; inaugurée le 26 novembre 1977, elle se situe sous l’église du quartier des Chartreux. Après la mise en service d’une seconde ligne en 1984 et cinq extensions concernant les deux lignes, le métro dessert 28 stations nominales, dont deux (Saint-Charles et Castellane) en correspondance avec l’autre ligne, soit 30 stations. La ligne 1 comprend 18 stations sur un tracé de 12,9 km, la ligne 2 dessert 12 stations dont 10 souterraines sur un tracé de 8,9 km. L’exploitation du métro de Marseille est assurée, depuis 1986, par la Régie des Transports Métropolitains (ancienne Régie des Transports de Marseille ou RTM), depuis 2016 pour le compte de la métropole d’Aix-Marseille-Provence. À partir de 2021, le métro marseillais va également connaître une rénovation complète avec l’apparition des premières voitures automatisées. D’ici 2025 pour la ligne 1 et 2026 pour la ligne 2, l’ensemble du réseau sera même entièrement automatisé et doté d’air conditionné.
LA SEYNE-SUR-Mer : 658e livraison. –1798 – 26 novembre (6 frimaire an VII) : QUAND IL NE FAISAIT PAS BON ALLER A LA MESSE LE DIMANCHE- Le 6 frimaire an VII, la commission municipale signale à l’ordonnateur : « Jean Magnin, gardien des tonneliers et Louis Laure, employé à la garniture, désigné comme grand fanatique, se sont, quintidi dernier, jour de dimanche, absentés de leur poste pour aller entendre la messe à la Seyne. Ils y ont été arrêtés. On suppose qu’ils pensaient que leur journée serait payée. Il faut prévenir de pareils abus » (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis – 12)
SANARY : 768e livraison. -1871 – 26 novembre : Marius Michel revient à sa belle maison de la montée Notre-Dame. Il ne veut pas qu’on ébruite son retour. Comme il l’écrit lui-même, il ne boude pas, mais il est navré de voir que les Saint-Nazairiens ont montré peu d’empressement en faveur de quelqu’un qui aurait pu faire quelque chose de plus pour leur pays. Monsieur de LESSEPS l’invite à assister à une réunion générale de « l’Isthme de Suez » où se trouveront des amiraux, des excellences. « Ces Messieurs font plus de cas de moi que la plupart des gens de Saint-Nazaire ». Il est l’ami de M. de LESSEPS. Il a été très chagriné quand en 1869, M. de LESSEPS a été battu par GAMBETTA qui a eu le double de voix que lui. Il l’a même, une fois, rencontré en gare de Saint-Nazaire quand M. de LESSEPS se rendait de Toulon à Marseille et lui de Saint-Nazaire à Marseille.]
OLLIOULES: 657e livraison : le 26 novembre 1942, l’état-major de la 7ème PZ (allemande) se rendait au Beausset et celui de la Das Reich gagnait Ollioules tandis que les amiraux Marquis et De Laborde faisaient enfin le point et se rendaient compte que l’occupation allemande du Palyvestre n’était pas prévue, que des marins allemands étaient à Marseille, que des blindés faisaient mouvement vers Aubagne et qu’« on » signalait que « c’était pour ce soir ». A la réunion des comités de liaison de la commission d’armistice, les Allemands étaient absents alors que les Italiens étaient là. Tout au long de cette affaire, et malgré les indices que nous venons de livrer, le sentiment prévalut chez les amiraux que l’ennemi viendrait de la mer et qu’il était inutile d’envisager une attaque par voie de terre. Des postes de gendarmerie étaient simplement disposés sur la route d’accès à Toulon par Ollioules.

ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
-1227 – 26 novembre : LE VICOMTE DE MARSEILLE DONNE TOUTES SES POSSESSIONS DE GAREOULT AU MONASTERE DE LA CELLE – Acte des vicomtes de Marseille 453 (de Gérin-Ricard : Bibl. Méjanes, Aix, ms n° 347, acte n° 8, charte mi-partie) : Forcalqueiret, in castro de Forcalquerio, scilicet in ecclesia – Nouvelle donation par Geofroi Reforciat, vicomte de Marseille, seigneur de Trets et de Forcalqueiret, au monastère de la Celle, de tout ce qu’il possède à Garéoult.
ego, Gaufridus Reforciatus, vicecome Massilie et dominus de Tretis et castri Forcalquerii, … in compensatione dampnorum…, que unquam contuli ville de Ganum et monasterio Arcelle et hominibus ejusdem, dono et concedo et laudo … Domino Deo et beato Victori et monasterio Arcelle, et tibi, Guidoni de Managot, priori ejusdem, … totum dominium et segnoriam et proprietatem et omnia jura et rationes et acciones et exceptiones universas et exxaciones et corroatas, totas et vintenas et quistas et tallas et adempres et albergam et forsas et toutas et ser icia et usatica omnia et pignorationaes, et omnia quecumque habeo vel habere debeoin tota villa de Gareut et in toto tenemento seu territorio et hominibus ejusdem,…Item, volo et concedo etiam quod sit in dicta donatione quod si dictus prior… posset de jure recuperare possessiones qus tenent dicti omines de Forcalquerio infra territorio de Gareut… Confrontatur et terminatur dictum territorium et tenementum de Gareut sicut via publica incipit a ponte de Forcalquier et tendit usque a Cauretam ; et cursus, sicut aqua discurrit que venit de Trans et transit subtus pontem prelibatum, ita quod totum illud, quod est ex parte Gareudi citra predictas confrontaciones, est de territorio et tenemeto de Gareut. … Promittens pro eodem quod deinceps non albergabo in villa de Gareut vi nee invitis hominibus, nec faciam albergari, omnibus diebus vite mee… Acta sunt hec in castro de Forcalquerio, scilicet in ecclesia, coram testibus : Ugone Johanne, prior Forcalquerii ; magistri Jachobo, Guillelmo Peyroneto… et me, R. Berardo, notario.
–1252 – 26 novembre : DECES DE LA REINE BLANCHE DE CASTILLE – Blanche, princesse de Castille, épousa Louis, fils et héritier de Philippe Auguste, le 23 mai 1200, le lendemain du traité du Goulet. Elle donna le jour en 1214 (l’année de la victoire de Bouvines) au futur Saint Louis, qu’elle éduqua d’une « excellente et pieuse façon », d’aucuns diront « autoritaire façon ». Son fils n’ayant que 12 ans à son avènement, elle gouverna en son nom le royaume avec le titre de « baillistre » et surmonta avec brio les traquenards des barons et grands seigneurs.
–1311 – 26 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font dels Paras alias dels Parrans (charte aux archives municipale). Saint-Barnabé – village, commune de Marseille. Première mention : 1216 – 1er avril — Fons ou Vallis des Paizac, (charte aux archives de la Major). Le 17 décembre 1472, Barnabé Capelle, natif de Soliers et notaire à Marseille acquiert, une terre dans ce quartier dénommé Fons Payanorum, fournit la somme nécessaire pour faire le retable de l’ancienne chapelle du lieu (archives des frères Prêcheurs). En mémoire de cette générosité, la chapelle prit le nom de Saint- Barnabé, qu’on a donné plus tard au quartier. L’église était succursale de Saint-Martin.
–1328 – 26 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –La Roqua, 26 novembre 1328 (charte aux archives de la Major). La Roche – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, à Gadalone. Première mention le 14 janvier 1242 : Sentence arbitrale rendue à Trets par Burgondion [de Trets] dans le litige entre Gui de Mandagout, prieur de la Celle, d’une part, et Guillaume Bertrand et Alasacie, sa femme, d’autre, au sujet d’une partie indivise entre eux du château de la Roque (un quartier de Château-Gombert, d’après Henry de Gérin-Ricard). Réf. acte 513 des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. D’après. A. Cartulaire de la Celle : Bibliothèque Méjanes à Aix, ms. n° 344, pièce 24).

(Abbaye de Sylvacane. Cl. H. Ribot)
–1620 – 26 novembre : DES PROTESTANTS A L’ORIGINE DES Etats-Unis D’AMERIQUE ET DU « Thanksgiving Day » – Le 6 septembre 1620, le « Mayflower » embarque à Plymouth pour l’Amérique une centaine de passagers. Parmi eux, 35 protestants anglais très pieux, chassés de leur pays par les persécutions du roi Jacques 1er. Le voyage dure 65 jours pendant lesquels l’un des pèlerins meurt. Le 26 novembre 1620, le « Mayflower » aborde en un lieu qui fut baptisé Plymouth, près de Cape Cod et de l’actuel Boston. Les colons, arrivés trop tard pour les plantations, vivent un premier hiver difficile. Leurs tentatives de cultures échouent pour la plupart et la moitié de la colonie meurt de maladie. Au printemps suivant, les Indiens iroquois leur enseignent la culture du maïs, ainsi que la chasse et la pêche dans ces terres inconnues. A la suite de leur première récolte, les colons décident de remercier Dieu et les Indiens. Ces derniers célébraient déjà « thanksgivings » à l’automne, après les moissons. Les pèlerins reprennent cette idée : chaque année, ils célèbrent la récolte d’automne au cours du « Thanksgiving Day ». C’est en 1863 que le président Abraham Lincoln érigera cette date en fête nationale. Les pèlerins du « Mayflower » sont considérés comme les premiers colons fondateurs des futurs Etats-Unis d’Amérique.

(Cassis : la couronne de Charlemagne et le baou de la Saoupe. Cl. H. Ribot )
–1764 – 26 novembre : LES JESUITES SONT CHASSES DE FRANCE.
–fin novembre 1788 à mi-janvier 1789 –: HIVER GLACIAL (la Seine gèle à Paris ; 56 jours de gelées consécutives de novembre à janvier). L’Europe entière subit les rigueurs de ce remarquable hiver, principalement de la fin de novembre 1788 à la mi-janvier 1789. A Paris, où la Seine resta gelée du 26 novembre au 20 janvier, on compta cinquante-six jours de gelée consécutifs avec un minimum absolu de -21.8° le 31 décembre 1788. Le Rhône fut pris à Lyon, la Garonne à Toulouse, de même que le Rhin, la Tamise et le lac Léman. La masse des glaces intercepta les communications entre Calais et Douvres et les navires se trouvèrent bloqués dans les ports de la Manche : on traversait à pied et à cheval le port d’Ostende. A Marseille, les bords du bassin étaient couverts de glace. Famine (herage / histoire climat 5).
–1789 – 26 novembre : EN DIRECT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE – L’Assemblée a décidé que la ville de Paris, du fait de son importante population, serait régie par un règlement particulier, mis au point par l’Assemblée elle-même, d’après les mêmes principes que toutes les autres municipalités. Dans l’ensemble, les députés ont visiblement la ferme intention de tenir à l’écart les couches défavorisées de la population (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 26 NOVEMBRE).
–1791 – 26 novembre : LA MUNICIPALITE DU BEAUSSET ANALYSE LES EVENEMENTS DU 21 NOVEMBRE – Le 21 novembre, un attroupement en armes s’est fait au Beausset, à l’insu de la municipalité. Le 26 novembre, le maire et son conseil y voient
« le fruit des manœuvres des prêtres non assermentés qui depuis longtemps emploient toutes sortes de moyens pour timorer les consciences, intéresser la pitié du peuple et se former par ce moyen un parti capable de les maintenir dans un poste duquel la constitution les a exclus ».
Cette version, celle d’une municipalité de tendance « jacobine », n’est pas la même que celle présentée par David, le juge de Paix de tendance « modérée ». Quoiqu’il en soit, c’est toujours cette affaire de constitution civile du clergé qui empoisonne la vie publique. Et en la circonstance, au Beausset, peut-être que le parti clérical ne faisait pas que tendre la joue… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)
–1793 – 26 novembre (6 frimaire An II) :
1. PROJET D’ATTAQUE DU PETIT GIBRALTAR (auj. FORT NAPOLEON) – Un conseil de guerre des républicains réuni le 26 novembre envisagea de tenter l’assaut du Petit-Gibraltar en procédant à des attaques fictives sur d’autres points pour donner le change aux assiégés (Paul Maurel, 1945).
2. PENURIE DE SUSBISTANCES DANS LE DISTRICT DU BEAUSSET – Lettre du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset, reconnaissant le manque de denrées dans leur ressort, annonçant l’envoi d’une partie du chargement d’un vaisseau génois pourvu de 600 charges de blé et ayant abordé au golfe Jouan et prévoyant l’arrivée avant un mois de grains à Saint-Maximin, où des magasins étaient préparés – Grasse, 6 frimaire (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
3.1793 – 22 – 26 novembre : Le 22 novembre, toute la « ci-devant » Provence était affamée ! Des délégués du Beausset, de Cuges, d’Aubagne et de Roquevaire se rendirent à Marseille « par devant les citoyens représentants du peuple ou autres commissaires de subsistances par eux nommés » afin d’essayer d’obtenir du blé. Leur démarche ne fut pas vaine : Le 26 novembre, le comité des subsistances du département du Var reconnaissant le manque de denrées dans le ressort des administrateurs du district du Beausset, annonçait l’envoi d’une partie du chargement d’un vaisseau génois pourvu de six cents charges de blé et prévoyait l’arrivée avant un mois de grains à Saint-Maximin, où des magasins étaient préparés. Cette promesse fut tenue malgré les obstacles que l’on peut imaginer !
–1795 – 26 novembre (5 frimaire An IV) : DU TRAVAIL ET DES EMPLOIS A TOULON – L’ordonnateur Najac a besoin de 9000 marins pour les équipages des frégates de Toulon le 5 frimaire an IV (26 novembre 1795). Le 5 Frimaire an IV la situation du port signale 8000 ouvriers et employés (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815. Archives marine 1 A2 82).
–1797- 26 novembre (6 frimaire An VI) : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES OEUVRES – Lyon Charles, voiturier, 30 ans, de La Valette, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1798 – 26 novembre (6 frimaire an VII) : QUAND IL NE FAISAIT PAS BON ALLER A LA MESSE LE DIMANCHE- Le 6 frimaire an VII, la commission municipale signale à l’ordonnateur : « Jean Magnin, gardien des tonneliers et Louis Laure, employé à la garniture, désigné comme grand fanatique, se sont, quintidi dernier, jour de dimanche, absentés de leur poste pour aller entendre la messe à la Seyne. Ils y ont été arrêtés. On suppose qu’ils pensaient que leur journée serait payée. Il faut prévenir de pareils abus » (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis – 12)

(Eglise haute de Saint-Michel l’Onservatoire)
–1799 – 26 novembre (5 frimaire an VII) :
1. Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif – Le 5 frimaire an VIII (26 novembre 1799) – (Cette lettre a été envoyée en chiffre ; remise au Citoyen Bokti, capitaine du bâtiment de commerce L’America, parti du Caire le 10 frimaire). Depuis le départ de Bonaparte, je vous ai expédié deux courriers pour vous faire connaître la situation dans laquelle ce général a laissé l’Egypte, tant au dedans qu’au dehors. Le citoyen Barras portait mes premières dépêches. Il est sorti du port d’Alexandrie le 13 brumaire dernier, le chef d’artillerie Grosbert est chargé des secondes avec duplicata des précédentes ; il doit appareiller au moment où je vous écris. Celle-ci, Citoyens Directeurs, n’est que pour vous prévenir qu’il est plus que probable que dans deux mois l’Egypte sera retournée au pouvoir de la Porte, soit par la voie des négociations, soit par le sort des arme$, ; encore dois-je supposer que je serai victorieux, car vaincu, il n’est point de salut pour l’armée. Si Bonaparte est arrivé en France dans une circonstance où son intérêt ne lui commande point de trahir (« taire » marqué au-dessus de trahir sur la copie B6 111) la vérité, si les dépêches que je vous ai expédiées vous sont parvenues, vous vous attendiez, Citoyens Directeurs, à l’événement que je vous annonce. Dans le cas contraire, votre justice vous fera suspendre votre jugement sur ma conduite jusqu’à ce que je puisse me faire entendre. Salut et respect.
2. Ce même jour, Le général Kleber écrit au général Desaix À qui donne le commandement de la division actuellement au Caire dans une unité se rendre à Damiette en cas de besoin.
3. Il adresse également un courrier au général Reynier qui se plaint de ne pouvoir nourrir son armée Elle lui dit qu’il ne peut absolument pas lui faire passer quelque chose et l’incite à se nourrir sur la province.
4. Autre courrier adressé à l’ordinateur en chef et au payeur général Leur demandant de continuer à donner 200 livres par mois au directeur de l’artillerie à Alexandrie.
5. Enfin il informe l’administrateur général des finances que les besoins extrêmes de l’art de la caisse de l’armée ne permet pas à l’heure actuelle de baisser la participation des damasquinés qui est de 200 000 livres en répartissant cette somme sur les plus riches lorsque certains ne peuvent payer.
–1812 – 26 novembre : CAMPAGNE DE RUSSIE – PASSAGE DE LA BEREZINA – Le 26 novembre 1812, la Grande Armée de Napoléon 1er arrive au bord de la Bérézina. Survient l’épisode le plus dramatique de la retraite de Russie. Tandis que les Cosaques harcèlent les troupes démunies de tout, les pontonniers du général Eblé aménagent un passage sur la rivière gelée. La plupart y laissent leur vie. Pendant 3 jours, ce qui reste de la Grande Armée, entrée en Russie cinq mois plus tôt, va franchir les ponts improvisés.
–1828 – 26 novembre : François Mistral, veuf depuis 1825, se remarie avec Adélaïde Poullinet, fille du maire de Maillane. C’est de cette union que naîtra le 8 septembre 1830, Joseph-Étienne-Frédéric Mistral, dont toute l’enfance et la jeunesse se passèrent au mas du Juge.
–1832 – 26 novembre : IMMIGRATION ITALIENNE – mariage de Viacava Jean Baptiste, fils de Viacava Joseph et Solari Geromine, né le 13 2 1807 à Saint Marie de Mozarego (Genes) et Peirano Thérèse, fille de François et Folle Marguerite, née le 31 10 1805 à Gênes (Etat-civil de Saint-Mandrier (d’après les actes de mariage et de baptême postérieurs)).

-1867 – 26 novembre :AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mardi 26, sainte Geneviève. Temps à la pluie. Vent à l’est, ciel est couvert. C’est aujourd’hui que nous devons avoir des pluies torrentielles. D’après Mathieu, il a déjà un peu plu pendant la nuit passée hier soir et le matin nous attendons pour ce soir et la nuit prochaine. En fait : pas plus depuis torrentielle que sur ma main !
-1869 – 26 novembre :AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – beau temps le ciel est sans nuages, le vent est à l’ouest, faible brise ; le thermomètre était le matin à 9° centigrades le baromètre est monté à presque beau temps. L’après-midi le vent persiste, pas beaucoup plus fort et le ciel se couvre de nuages. Depuis la dernière pluie, nos fontaines coulent bien alors que depuis qu’elles avaient été établies elle n’avait jamais coulé autant. Elles couleront bien mieux quand on aura fait le travail indispensable pour enlever l’obstacle qui fait refluer l’eau passant par [ .] ; nous attendons que Monsieur le maire (nota : Marius Michel) soit ici la semaine prochaine pour entreprendre ce travail.
–1871 – 26 novembre : MARIUS MICHEL REVIENT A SA BELLE MAISON DE LA MONTEE NOTRE-DAME. IL NE VEUT PAS QU’ON EBRUITE SON RETOUR. Comme il l’écrit lui-même, il ne boude pas, mais il est navré de voir que les Saint-Nazairiens ont montré peu d’empressement en faveur de quelqu’un qui aurait pu faire quelque chose de plus pour leur pays. Monsieur de LESSEPS l’invite à assister à une réunion générale de « l’Isthme de Suez » où se trouveront des amiraux, des excellences. « Ces Messieurs font plus de cas de moi que la plupart des gens de Saint-Nazaire ». Il est l’ami de M. de LESSEPS. Il a été très chagriné quand en 1869, M. de LESSEPS a été battu par GAMBETTA qui a eu le double de voix que lui. Il l’a même, une fois, rencontré en gare de Saint-Nazaire quand M. de LESSEPS se rendait de Toulon à Marseille et lui de Saint-Nazaire à Marseille (Rotger B., 1984 , p. 427).
–1889 – 26 novembre : LA COMMUNE DE SAINT NAZAIRE, CANTON D’OLLIOULES, ARRONDISSEMENT DE TOULON, DEPARTEMENT DU VAR, PORTERA A L’AVENIR LE NOM DE SANARY – La proposition du Conseil Municipal de Novembre 1889 a. été enfin entendue. Il aura fallu attendre dix ans. Le préfet du VAR transmet le décret portant le changement de nom de notre commune. En voici le contenu : (Rotger B., 1984)
« Le Président de la République Française, sur le rapport du Ministre de l’Intérieur, vue la délibération du Conseil Municipal de SAINT-NAZAIRE en date du 26 Novembre 1889, vu l’avis du Conseil Général, vu l’avis du Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies, vu l’article 2 de la loi du 5 Avril 1884, la Section de l’Intérieur, des Cultes, de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, le Conseil d’État entendu,
DECRETE
Article 1er – La commune de SAINT NAZAIRE, canton d’OLLIOULES, arrondissement de TOULON, département du VAR, portera à l’avenir le nom de SANARY. .
Article 2e – Le Ministre de l’Intérieur est chargé de l’exécution du présent décret.
Fait à PARIS, le 12 Novembre 1890. signé: CARNOT, Président de la République. Ministre de l’Intérieur: CONSTANT »
Ce sera assez long pour que ce nom soit accepté de tous. Il faudra intervenir notamment auprès du Chemin de Fer du P .LM. pour que ce nom figure sur la gare et l’indicateur CHAIX. Il en sera de même de l’Administration des Postes et Télégraphes, pourtant à l’origine du changement intervenu. Une pétition faite par un très grand nombre de Saint Nazairiens, réclamera le maintien de l’ancien nom. Peine perdue, on leur opposera un refus prétextant que leur intervention est trop tardive. Le Conseil prétend ne pas reconnaître comme légales, les signatures des filles, femmes, et enfants, et de certains étrangers au bourg. C’était vraiment faire peu de cas de l’opinion des habitants et d’une opposition constituée par ICARD Nazaire, dit « marri téms », charron, et de bien d’autres. (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 457-458 (Bulletin des Lois de 1890, page 1391 – n° 1373)
–1892 – 26 novembre : MORT DE MONSEIGNEUR LAVIGERIE, ARCHEVEQUE D’ALGER ET DE CARTHAGE – Mort à Alger de Charles Martial Lavigerie, cardinal et archevêque d’Alger et de Carthage fondateur de la Société des missionnaires d’Afrique (les Pères blancs). Son nom a été donné à deux villes d’Algérie, une dans la banlieue d’Alger, aujourd’hui Mohammadia, et l’autre dans la Mitidja qui s’appelle aujourd’hui Djendel.

(Ollioules dans ses remparts)
–1907 – 26 novembre :
1. CONGO BELGE – Signature du décret de cession, qui accorde le Congo à la Belgique. Il en résulte notamment que le domaine de la Couronne ne constitue ni un Etat dans l’Etat ni un apanage royal. Il reste soumis comme tous les autres territoires sans exception à la souveraineté et aux lois de la Belgique. Le Congo devenu belge devra se suffire à lui-même et sera seul responsable de sa dette (Le Figaro, 26 novembre 1907).
2. NOUVELLE MATERNELLE A SAINT-MANDRIER – La vieille masure, ayant fait office d’école enfantine pour la section de Saint-Mandrier étant démolie, l’adjudication des travaux pour la construction d’une Maternelle est annoncée pour le 26 novembre 1907, avec une mise à prix de 22 300 F. M. C. Moscotty et F. Buschïazo, entrepreneurs de maçonnerie au Creux Saint-Georges, sont déclarés adjudicataires pour la construction de cette nouvelle école avec un rabais de 1%. Cette école sera construite avec les pierres de Lagoubran. Ce n’est qu’en janvier 1909 que la commission des travaux la réceptionnera (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).

(La Ciotat vu d’avion)
–1914 – 26 novembre : LE MIROIR N°55 DU DIMANCHE 13 DÉCEMBRE 1914 PUBLIE DANS SA CHRONIQUE “LA GUERRE : JEUDI 26 NOVEMBRE –
« NOUS AVONS GAGNÉ DU TERRAIN DANS LE NORD, DU CÔTÉ D’ YPRES. Nous avons repoussé une attaque allemande au nord-ouest de Verdun, où l’ennemi a vainement demandé une suspension d’armes. Enfin, notre artillerie, depuis Pont-à-Mousson, a pu bombarder Arnaville, dans la direction des premiers forts de Metz.
« LA VICTOIRE RUSSE SE DESSINE DE MIEUX EN POLOGNE. Quarante-huit trains ont été envoyés à Lodz pour y recueillir les Allemands prisonniers. Les soldats du tsar ont également progressé dans la région au sud de Cracovie. Ils ont débouché dans la plaine hongroise.
« D’APRÈS UN COMMUNIQUÉ ALLEMAND, TRÈS À CAUTION AU SURPLUS, LES FORCES ALLEMANDES MISES SUR PIED MONTERAIENT À CENT CORPS D’ARMÉE — soit 2 de la garde, 86 corps d’armée prussiens, saxons et wurtembergeois, 10 bavarois, un de milice mobile, un de milice territoriale et de fusiliers marins.
« LES CUIRASSÉS ANGLAIS BOMBARDANT ZEEBRUGGE, y ont détruit d’importantes installations allemandes.
« LE COMTE TISZA, PRÉSIDENT DU CONSEIL HONGROIS, A ÉTÉ REÇU PAR GUILLAUME II. Chargé d’une mission par François-Joseph, il est revenu à Vienne. Le bruit court qu’il pourrait remplacer le comte Berchtold au ministère commun des Affaires étrangères.
« LE DÉPARTEMENT DU GARD A VOTÉ UN CRÉDIT D’UN MILLION pour venir en aide aux populations des territoires français et belges envahis. »
–1916 – 26 novembre :
1. UN MANDREEN A BORD DU CUIRASSÉ « SUFFREN » TORPILLÉ DANS LE GOLFE DE GASCOGNE – Dominique Bianco, pêcheur à Saint-Mandrier et domicilié dans le quartier des Russes, faisait partie de l’équipage du cuirassé d’escadre Suffren torpillé par un sous-marin allemand dans le golfe de Gascogne (Gisèle Argensse, 1989, p. 157, donne comme date décembre 1916). Cuirassé Suffren, 5ème du nom, classe Charlemagne amélioré , plan de l’IM Thibaudier (Iéna, Suffren). 1904 : mis en service ; 5/02, amiral 1ère div., escadre Méditerranée (Suffren, Charlemagne, Gaulois). 1916 – 26/11 : Le Suffren faisait route vers Lorient pour se ravitailler lorsque, au large des côtes portugaises, près de Lisbonne, il fut torpillé par le sous-marin allemand U-52. Les dégâts qui lui avaient été infligés ne lui permettaient d’aller qu’à 10 nœuds mais le mauvais temps réduisait encore sa vitesse à 9 nœuds, de plus il était sans escorte au moment de l’attaque. La torpille atteignit les moteurs et le Suffren coula en l’espace de quelques secondes, emportant par le fond ses 648 membres d’équipage (Document Henri Ribot).
2. CHAUDE ALERTE POUR LE CUIRASSÉ « JAUREGUIBERRY »– À la fin de l’année, le Jauréguiberry, vétéran des cuirassés français en service, arrive à Toulon pour se faire caréner après avoir failli être coulé. En effet, alors qu’il faisait route sur Malte le 26 novembre, la veille signala un périscope. Heureusement, le sous-marin assaillant ne lança pas tout en ayant défilé périscope haut à 40 mètres sur l’arrière du cuirassé (Gérard Garier, Le cuirassé Jauréguiberry).

(Restes d’une bergerie romaine dans la plaine de la Crau. Cl. H. Ribot)
–1922 – 26 novembre : Découverte de la tombe de Toutankhamon. Le dimanche 26 novembre, le couloir est dégagé. Une deuxième porte scellée (avec le sceau de la nécropole « le chacal couché et les neuf prisonniers ») est percée à la barre de fer. Carter est le premier à jeter un œil dans « l’antichambre » : « Lentement la scène devenait plus nette et nous parvînmes à distinguer quelques objets. Tout d’abord, juste en face de nous – nous le savions mais refusions d’y croire – se trouvaient trois imposants lits funéraires, dorés aux côtés sculptés en forme d’animaux monstrueux dont le corps était curieusement stylisé dans un but utilitaire, mais dont les têtes faisaient preuve d’un réalisme stupéfiant. En toute circonstance, ces figures auraient paru étranges, mais vues comme nous les vîmes, tandis que nos lampes électriques tels les feux de la rampe arrachaient aux ténèbres leur surface dorée et que leurs têtes projetaient sur le mur derrière elles des ombres fantastiques, distordues, ces créatures devenaient presque terrifiantes. Puis à droite, deux statues attirèrent notre attention ; deux statues de roi, noires, grandeur nature, en vis-à-vis telles deux sentinelles, pagnes et sandales d’or, armées d’une massue et d’une canne, le front orné du cobra protecteur… »
–1924 – 26 novembre : ECLATEMENT DU CARTEL DES GAUCHES.
–1927 – 26 novembre : NAISSANCE DES CROIX DE FEU – L’association des Croix de Feu a été constituée à l’initiative du colonel de La Rocque. Elle a pour but de regrouper l’élite des combattants et blessés de guerre. Au-delà des seuls objectifs d’entraide, elle a comme mission déclarée de rassembler les énergies nationales et d’œuvrer au redressement de la France (Le Figaro, du 27 novembre 1927).
–1929 – 26 novembre : LE PORTE-AVIONS « BEARN » EST DE RETOUR A TOULON (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–l938 – 26 novembre : LA GREVE. DE LA CGT – À Toulon, dans la soirée du samedi 26 novembre, un flot d’ouvriers se dirige vers le Marché Couvert. Sous son vaste hall, se tient le meeting lié à la grève. de la CGT : André Gués et Edouard Demonsais, pour Syndicat; Paul Lendrin et Jean Bertolino, alignés sur celui de Benoît Frachon. Mais la bataille, qui se dessine, implique pour le moins une trêve. Deux députés du Front populaire, Jean Bartolini et Michel Zunino, se tiennent dans l’assistance. Et non à la tribune, pour ne pas donner une coloration politique à cette protestation des salariés. Thévenoux, le dirigeant de la fédération des services publics, va comparer les décrets Daladier-Reynaud aux décrets Laval (Charles Galfré, 2003).

(Le Camp de Laure en 1978, à Château neuf – BduRh)
–1940 – 26 novembre : PECHEURS DU BOUT DU MONDE – Dans Paris-Soir, du mardi 26 novembre : « L’ETRANGE AVENTURE DES PECHEURS DE L’ « IMMACULEE CONCEPTION » Ils ignoraient que l’armistice était signé … après sept mois passés sur les bancs de Terre-Neuve. »
–1941 – 26 novembre : Le comité national a été constitué pour assurer l’exercice provisoire des pouvoirs publics, représenter les intérêts français dans le monde et garantir les libertés françaises. Ce Comité fut reconnu par la Grande-Bretagne ainsi qu’en témoigne la déclaration que, le 26 novembre 1941, le Ministre des Affaires Etrangères de Grande-Bretagne fit à la Chambre des Communes et dont voici la conclusion : “Le Comité National Français, organe directeur de la France Libre, organise la participation à la guerre des ressortissants et des territoires français qui s’unissent pour collaborer avec les Nations Unies dans la guerre et représente leurs intérêts auprès du Gouvernement du Royaume Uni.” Dans les mois qui suivirent vingt et une Nations reconnurent le Comité National comme le seul représentant de la France.
–1942 – 26 novembre :
1. « CE SONT DES AVIONS BRITANNIQUES QUI ONT BOMBARDÉ MARSEILLE DANS LA NUIT DE SAMEDI À DIMANCHE » – titre « La Dépêche » du mardi 26 novembre « Le gouvernement français demande des excuses et des réparations ». “Vichy, 25 novembre. Le raid meurtrier des avions britanniques sur Marseille a suscité, dans le pays tout entier, une émotion qui, depuis les premières informations, ne cesse de s’accentuer. Déjà les bombardements répétés, exécutés dans la zone occupée, qui non seulement détruisent des ports, des ville de France, mais qui font tant de victimes parmi la population française étaient singulièrement douloureux.
« Mais le fait que les appareils de la R.F.A. se sont attaqués en France libre à notre principal débouché vers les pays d’outre-mer est beaucoup plus troublant encore. L’armistice a clairement établi que la France est désormais en dehors du conflit. Elle en a scrupuleusement observé les clauses et elle y demeure fidèle. Marseille, personne dans le monde ne l’ignore, ne sert en aucune façon de base à l’activité militaire de l’un quelconque des belligérants. Elle est le premier «port marchand» d’un pays désarmé qui a fait connaître publiquement sa position. « Le survol de cette ville pacifique puis l’annonce que des bombes avaient été lancées, que des femmes avaient été tuées ont d’abord fait naître une stupéfaction générale. Personne ne pouvait croire aux faits eux- mêmes. Une enquête a été aussitôt ordonnée. Elle a établi que les engins qui n’avaient pas éclaté, que les tracts anti-italiens qui furent retrouvés étaient d’origine britannique. « Le gouvernement français a élevé immédiatement une protestation énergique demandant à la Grande-Bretagne des excuses et des réparations. On attend la réponse que Londres donnera et l’on se demande de quels arguments elle pourra justifier un acte qui, s’inscrivant malheureusement dans une suite déjà trop longue, paraît inqualifiable. » Note HR : nulle part nous n’avons trouvé trace de ce « raid meurtrier qui aurait été réalisé par les Britanniques entre le 23 et le 24 novembre 1942 ». Ce qui est attesté c’est la présence des troupes allemandes arrivées après l’invasion de la zone dite libre et accompagnées de l’installation de la Gestapo au 425, rue Paradis.
2. LE GENERAL GIRAUD – Le général Henri Giraud est nommé haut-commissaire civil et militaire en Afrique du Nord (Jean-Charles Volkmann, 2003).
3. LES FORCES MARITIMES DE TOULON PRÉPARENT LE SABORDAGE DES NAVIRES – Témoignage de l’agent technique principal artificier, Aimé Massot : «Et enfin, le 26 novembre 1942, j’ai fait mes dernières conférences à bord du contre-torpilleur Le Tigre, à 8 h 30, et du croiseur Algérie, vers 10 heures. Au cours de ces conférences, j’indiquais les emplacements sensibles du navire et ceux des matériels de tir que les officiers du bord connaissaient bien. Cette opération consistait à placer l’engin explosif, ainsi monté et garni comme je leur avais indiqué, au mieux pour opérer la destruction le plus sûrement et le plus rapidement possible, de façon soit à ouvrir une brèche pour couler le bâtiment, soit à rendre inutilisables des organes moteurs, soit à détruire la culasse ou la volée d’un canon. » Le témoignage de M. Massot montre bien qu’il ne suffira pas, quand viendra l’ordre d’exécution, « d’ouvrir un robinet. » (Témoignage de l’agent technique principal artificier, Aimé Massot, cité par Henri Noguères, 1961, p. 120 – 121)
4. LES ALLEMANDS PEAUFINENT LEUR COUP DE MAIN CONTRE LE PORT DE TOULON – au PC de corps d’Armée, hôtel de Noailles, Marseille, dernières mises au point de l’opération Lila (capture de la flotte française stationnée à Toulon); puis l’état-major de la 7ème PZ se rend au Beausset et celui de Hausser gagne Ollioules. Au fort Lamalgue, les amiraux Marquis et de Laborde font le point : occupation allemande de Palyvestre non prévue, marins allemands à Marseille, « on » signale que « c’est pour ce soir », mouvements de blindés vers Aubagne. Comme d’habitude, la Batterie de Cépet, à Saint-Mandrier, effectue un entraînement de ses 340 (Antier Jean-Jacques).
5. CHRONOLOGIE DE CE 26 NOVEMBRE

(27 novembre 1942 Les Panzers ont passé le Beausset et filent vers Toulon)
– à 18h 50, au large de Toulon, le LV Guggenberger (cdt le sous-marin allemand U 81) note : « sous-marin français en surface. » C’est le « Marsouin » (Cdt Mine) qui rentre à Toulon après une journée d’essais (id.).
– à 19 h, le QG opération Lila de donne, à tous les Uboote en position autour de Toulon, liberté d’attaque les bâtiments français sortant de Toulon (id.).
– Au soir, à la Préfecture maritime (place d’Armes), réunion des comités de liaison de la commission d’armistice (Marquis, De Laborde, Al Feo pour l’Italie, manque les Allemands). Demande d’appareils radios car pas de dotation pour postes en limite d’enclave. Puis de Laborde regagne sa villa de Tamaris et Marquis, le fort Lamalgue (id.).
– A 23 h, l’amiral de Laborde regagne le Strasbourg . A la même heure, au fort Lamalgue, l’amiral Marquis apprend que des chars allemands stationnent vers Bandol et Sanary en bord de route côtière (Henri Noguères est en désaccord avec JJ Antier : l’un dit que l’amiral a regagné le « Strasbourg », l’autre qu’il s’est rendu à sa villa de Tamaris).
7. LE MESSAGE DU FUHRER QUI DEVRA PARVENIR AU MARECHAL PETAIN LE LENDEMAIN EST PRET :
Berlin, 27 novembre. — Le Führer a adressé au maréchal Pétain, chef de l’Etat français, le message suivant (publié dans Le Petit Parisien, édition de Paris, du samedi 28 et du dimanche 29 novembre 1942) :
Grand quartier général du Führer, 26 novembre, à Son Excellence le Chef de l’Etat français. « Monsieur le Maréchal,
« Lorsque, le 11 novembre 1942, J’ai dû. en accord avec les alliés de l’Allemagne, me décider à occuper la côte méridionale de la France afin d’assurer la défense du Reich dans la guerre qui nous a été imposée par la France et l’Angleterre, j’ai pris cette décision dans l’espoir d’amener par là une clarification de la situation politique dans votre pays et d’agir ainsi non seulement dans l’intérêt de l’Allemagne et de l’Italie, mais «encore dans celui de la France.»
« Me reportant en arrière, je dois rappeler, une fois de plus, qu’en septembre 1939 ce n’est pas l’Allemagne qui a déclaré la guerre à la France et à l’Angleterre, mais qu’au contraire je n’ai pas laissé passer une occasion, depuis le jour où j’ai pris le pouvoir, de faire passer les relations franco-allemandes du plan arbitraire du Diktat de Versailles à celui d’une véritable collaboration amicale. L’Allemagne n’a alors demandé à la France qu’une seule chose : c’est de ne pas repousser la main qu’elle lui tendait. Malheureusement, les intrigants anglo-saxons, et derrière eux les juifs, ont, sans la moindre conscience, réussi à faire passer le moindre geste de réconciliation fait par le nouveau Reich pour un signe de faiblesse, et chaque offre de paix pour un signe de l’imminence de notre effondrement.
« Les excitateurs juifs. Tandis qu’en Allemagne aucune revendication n’était adressée à la France, ni par le gouvernement, ni par qui que ce soit d’autre, ni dans les discours, ni dans la presse; tandis que rien n’était toléré qui pût porter atteinte à l’honneur de la France, les excitateurs responsables réclamaient à Paris le morcellement du Reich allemand, la mise en esclavage de son peuple, la liquidation des fondements de notre législation sociale, et en particulier le rétablissement dans ses droite illimités d’exploitation de la race juive, qui avait été ramenée en Allemagne dans les limites qui conviennent. Je n’ignore pas, monsieur le Maréchal, que vous-même n’avez aucunement participé à ces menées bellicistes. Vous savez aussi qu’encore au lendemain de la campagne de Pologne, j’ai renouvelé mes déclarations et j’ai offert la paix sans formuler aucune exigence pour l’Allemagne, avec le seul but de servir la collaboration européenne. Comme aux premiers jours de septembre, ceux qui avaient intérêt au démembrement de l’Europe et tiraient bénéfice de cette guerre ont, après la campagne de Pologne, étouffé sous leurs clameurs ce nouvel appel à la raison et exigé la continuation de la guerre à tout prix. C’est ainsi que la lutte imposée par votre gouvernement au Reich allemand et, avec lui, en dernière analyse, à l’Italie son alliée a dû être réglée par les armes et non par la raison.
« Les sécurités exigées par la convention d’armistice. Malgré une victoire unique dans l’Histoire, je n’ai rien fait qui pût porter atteinte à l’honneur français et je n’ai exigé dans la convention d’armistice que les seules sécurités par lesquelles une reprise de la lutte pût être empêchée en toutes circonstances. Je n’ai jamais formulé par la suite aucune revendication qui fût en contradiction avec ce principe. Vous savez, monsieur le Maréchal, que toutes les affirmations qui ont été répandues, de source anglaise ou américaine, ainsi que par les responsables intéressés de cette guerre, et selon lesquelles l’Allemagne voudrait s’emparer de la flotte française ou aurait formulé des exigences dans ce sens, sont des mensonges délibérés. Pendant que le Reich allemand 1 continue à faire de lourds sacrifices dans la guerre qui lui a été imposée avec l’assentiment de la France, le peuple français a pu vivre depuis l’armistice dans la paix, autant tout au moins que ses alliés eux-mêmes ne lui infligeaient pas de sanglants sacrifices par leurs agressions navales ou aériennes. Dans le même temps, le Reich a libéré progressivement 700.000 prisonniers sur les 1.986.000 qui se trouvaient en Allemagne. Une telle attitude est, je le crois, sans précédent dans l’histoire de la guerre. Si ces mesures ont été progressivement arrêtées, c’est seulement parce que malheureusement les éléments intransigeants ont toujours fini par s’opposer dans votre pays à une collaboration véritable.
« Les bases établies lors de l’entrevue de Montoire. Vous avez vous-même exprimé le désir, monsieur le Maréchal, d’avoir un entretien avec moi pour trouver les bases d’une telle collaboration et pour les définir. J’ai accédé à ce désir, et nous avons eu à Montoire des conversations qui, j’en étais persuadé, auraient pu fournir les bases d’une détente générale. Ceux qui avaient intérêt à la guerre ont malheureusement réussi alors en France à faire échouer, après quelques semaines, cette collaboration, en invoquant des motifs qui étaient infiniment blessants pour ma personne.
« Les raisons mensongères invoquées par les auteurs du 13 décembre. Je suis contraint de préciser ici que l’on a ouvertement prétendu que les cendres du fils de Napoléon n’ont été ramenées par moi à Paris que dans le but de vous y attirer, monsieur le Maréchal, et de vous mettre ainsi entre les mains de l’Allemagne. Je dois constater que c’est vous-même, monsieur le Maréchal, qui avez alors instamment demandé de pouvoir vous installer à Versailles et que c’est mol qui m’y suis toujours opposé, en soulignant que le monde en tirerait — bien qu’à tort — la conclusion que le gouvernement français se trouverait au pouvoir de l’Allemagne. Bien que ces événements aient été en contradiction flagrante avec l’attitude que j’avais adoptée lors de l’armistice, je n’ai pas voulu en tirer de conséquence parce que je savais, et que je sais encore, qu’il se trouve parmi le peuple français des millions de travailleurs, de paysans et de bourgeois attachés à leur travail qui n’ont, en leur âme et conscience, rien de commun avec ces intrigues et qui ne .désirent que la paix. Je dois encore préciser, monsieur le Maréchal, que je n’ai jamais pris l’initiative de prier un membre du gouvernement français de me rencontrer et que c’est au contraire le gouvernement français lui-même qui a toujours pris l’initiative des conversations. Mes deux entretiens avec l’amiral Darlan ont eu lieu sur la demande expresse de celui-ci, agissant en votre nom, monsieur le Maréchal.
« L’accord d’innombrables officiers a permis en Afrique du Nord l’invasion américaine. Le débarquement des troupes anglo-américaines en Afrique du Nord et du Nord-Ouest française qui, ainsi qu’il s’est avéré depuis, s’est effectué en accord avec d’innombrables généraux et officiers traîtres, a mis fin aux conditions formulées dans le préambule de la convention d’armistice et obligé l’Allemagne à prendre immédiatement, avec son alliée, des mesures de sécurité nécessaires. Mais, le 11 novembre, je n’avais pas encore connaissance de tous les événements qui ont abouti à cette action anglo-américaine.
« Violations de serments ignorées du Maréchal. Je sais aujourd’hui et vous savez également, monsieur le Maréchal, que cette occupation a été effectuée sur le désir exprès de ces éléments français qui ont poussé autrefois à la guerre, et qui n’ont pas encore disparu de la vie publique, et surtout de la vie militaire. Le fait que des généraux et des amiraux français, en grand nombre, n’ont pas tenu leur parole d’honneur donnée aux autorités allemandes, est un soi un fait regrettable. Mais le fait que vous, monsieur le Maréchal, soyez obligé de reconnaître que ces généraux, ces amiraux et ces officiers ont violé le serment qu’ils vous avaient prêté m’oblige à constater que les conventions passées avec ces éléments sont absolument inutiles.
« Je vous transmets maintenant ci-joint les preuves montrant que, depuis l’entrée des troupes et italiennes, le 11 novembre, des assurances formelles ont été données sous forme de déclarations engageant la parole d’honneur. Les ordres qui viennent d’être découverts montrent que ces déclarations ont été violées le jour même. En assurant que la marine s’opposerait à toute attaque ennemie, l’amiral a trompé une fois de plus l’Allemagne et l’Italie. En effet, après avoir fait cette déclaration le 11 novembre, il envoyait le 12 novembre l’ordre de ne tirer en aucune circonstance en cas de débarquement éventuel de forces anglaises et américaines. « J’ai conscience que vous n’avez aucune part à ces événements » De nombreuses autres violations des conventions d’armistice ont été découvertes depuis lors.
« Je dois, monsieur le Maréchal, porter maintenant les faits suivante à votre connaissance :
« 1° J’ai conscience, monsieur le Maréchal, que vous n’avez personnellement aucune part dans tous ces événements et que c’est vous, par suite, qui en souffrirez le plus ;
« 2° Je représente les intérêts d’un peuple à qui la guerre a été imposée et qui, pour assurer son existence, doit lutter contre ceux qui ont provoqué cette guerre et qui la continuent aujourd’hui dans le but d’anéantir toute l’Europe. Et cela pour une clique judéo-anglo-saxonne européenne et en partie extra-européenne;
« 3° Je suis obligé de continuer cette guerre au nom de ces millions d’hommes non pas seulement de mon propre pays qui se sont libérés de l’oppression capitaliste qui les pillait impitoyablement et qui ne sont pas disposés à devenir pour toujours les victimes d’une organisation internationale de pillage, ni à tolérer la destruction définitive de leur nationalité.
« Le peuple allemand n’a aucune haine contre le peuple français.
« 4° Le peuple allemand, au nom duquel, Monsieur le Maréchal, je vous fais cette déclaration, n’a aucune haine contre le peuple français. Mais, en tant que Führer et représentant de ce peuple, je suis décidé à ne livrer sous aucun prétexte l’Allemagne, donc l’Europe entière, au chaos en tolérant les agissements des éléments qui ont provoqué cette guerre effroyable. Je prendrai donc position contre toute organisation, et surtout contre toutes ces personne» qui veulent empêcher, même pour l’avenir, une collaboration entre les peuples français et allemand. Contre ces mêmes personnes auxquelles incombe déjà la responsabilité sanglante de la déclaration de guerre et qui paraissent croire que leur heure est venue d’ouvrir, dans le sud dès l’Europe, une porte aux incursions de puissances extracontinentales ;
« 5° Apres avoir eu connaissance des nouveaux manquements à la parole d’honneur dont se sont rendus coupables des officiers, des généraux et des amiraux français et de leur intention de livrer la France, comme ils l’ont fait pour l’Afrique du Nord, aux fauteurs de guerre judéo-anglais, j’ai donné l’ordre d’occuper immédiatement Toulon, d’empêcher le départ des bateaux ou de les détruire et de briser radicalement toute résistance, si c’est nécessaire. Il ne s’agit pas là d’un acte d’hostilité contre les officiers et soldats français qui ont le sens de l’honneur militaire, mais contre ces criminels pour lesquels il n’y a pas encore assez de sang répandu et qui cherchent à faire durer et à aggraver cette catastrophe. «J’ai donc donné l’ordre de démobiliser toutes les unités de l’armée française qui, contre l’ordre des propres autorités françaises, sont excitées par des officiers à une résistance active contre l’Allemagne ;
« 6° Ces mesures, auxquelles m’oblige l’attitude déloyale de vos amiraux et généraux, ne sont pas dirigées, comme j’ai déjà dit, contre la France ou le soldat français en soi. J’ai le plus ferme espoir — et je sais que mon alliée partage le même avis — qu’il .doit être possible de redonner à l’État français une armée dont les officiers, seront assez obéissants envers leur chef pour offrir les garanties nécessaires à l’exécution de tous accords et conventions conclus par leur pays. Une armée qui vous soit aveuglément dévouée, monsieur le Maréchal
« Si douloureux que cela puisse être pour vous en ce moment, monsieur le Maréchal, vous concevez aisément que l’on ne saurait imaginer un Etat viable sans une armée disciplinée et obéissante et que, par conséquent, la reconstitution d’une marine, d’une armée et d’une aviation qui vous soient aveuglément dévouées, monsieur le Maréchal, ne sera pas un mal, mais au contraire un bien pour la France.
« Je ne voudrais pas terminer cette lettre sans vous assurer à nouveau que cette mesure, qui m’a été imposée, ne diminue en rien ma volonté de collaboration avec la France, mais constitue pratiquement l’une des conditions de sa réalisation. » JE SUIS, D’AUTRE PART, FERMEMENT RESOLU A AIDER LA FRANCE A REN¬TRER EN POSSESSION DES DOMAINES COLONIAUX QUI, EN DEPIT DE TOUTES LES ALLEGATIONS CONTRAIRES, LUI ONT ETE VOLES PAR LES ANGLO-SAXONS, et à l’aider en usant de tous les moyens dont dispose le Reich. L’ALLEMAGNE NI L’ITALIE N’AVAIENT L’INTENTION D’ANEANTIR L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS. Il appartient aux autorités françaises d’accepter les mesures indispensables qui ont été prises par l’Allemagne de façon qu’il n’y ait pas de nouvelle effusion de sang et de créer au contraire les conditions nécessaires à une collaboration réellement féconde, au plus grand profit des parties intéressées.
« Le maréchal von Runstedt est, en ce qui concerne l’action allemande, qualifié pour prendre toutes les décisions nécessaires et se tiendra en tout temps à votre disposition, monsieur le Maréchal.
« Je termine cette lettre avec l’espoir qu’une collaboration sera ainsi inaugurée. NOUS N’ATTENDONS DE LA PART DE LA FRANCE RIEN D’AUTRE QU’UNE ATTITUDE LOYALE ET UNE JUSTE COMPREHENSION DES DESTINS DE L’EUROPE. Veuillez agréer, monsieur le Maréchal, l’assurance de mon hommage personnel.
« Adolf HITLER. »
Ce courrier partait de Berlin en direction du chef de l’Etat français au moment même où, le 26 novembre, l’état-major de la 7ème PZ se rendait au Beausset et celui de la Das Reich gagnait Ollioules tandis que les amiraux Marquis et De Laborde faisaient enfin le point et se rendaient compte que l’occupation allemande du Palyvestre n’était pas prévue, que des marins allemands étaient à Marseille, que des blindés faisaient mouvement vers Aubagne et qu’« on » signalait que « c’était pour ce soir ».
A la réunion des comités de liaison de la commission d’armistice, les Allemands étaient absents alors que les Italiens étaient là. Tout au long de cette affaire, et malgré les indices que nous venons de livrer, le sentiment prévalut chez les amiraux que l’ennemi viendrait de la mer et qu’il était inutile d’envisager une attaque par voie de terre. Des postes de gendarmerie étaient simplement disposés sur la route d’accès à Toulon par Ollioules.
A 23 h, l’amiral De Laborde regagnait le « Strasbourg » (comme nous l’avons dit supra, Henri Noguères est en désaccord avec Jean-Jacques Antier ; le premier écrit que l’amiral a regagné le Strasbourg, le second qu’il s’est rendu à sa villa de Tamaris) et à la même heure, au fort Lamalgue, l’amiral Marquis apprenait que des chars allemands étaient stationnés vers Bandol et Sanary en bord de route côtière (Cahier du Patrimoine ouest varois n°14).
–1944 – 26 novembre : MOUVEMENT REPUBLICAIN POPULAIRE, M.R.P. – fondation du Mouvement Républicain Populaire, M.R.P., par Georges Bidault (Jean-Charles Volkmann, 2003).

–1945 – du 26 novembre au 19 décembre :
1. LE TRANSPORT D’AVIONS « BEARN » FAIT UNE ROTATION SUR SINGAPOUR (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
2. enregistrement historique de be bop à New York, avec un quintette dirigé par Charlie Parker et composé de Miles Davis, Dizzy Gillespie, Curly Russel et Max Roach
–1946 – 26 novembre : CONDAMNATION DE L’AVISO « BELFORT » – L’aviso Belfort, réfugié en Grande-Bretagne en 1940, sert la Royal Navy, puis les FNFL, comme base de la 23ème flottille de MTB – Il est remorqué à Cherbourg le 27 septembre 1945, désarmé le 26 novembre 1946 et condamné le 16 janvier 1947 (Gérard Garier).
–1948 – 26 novembre : MARINE INDOCHINE – Du 28 juillet au 20 septembre, et du 8 octobre au 26 novembre, l’aviso « La Moqueuse » est de surveillance du Centre-Annam (Gérard Garier, Les avisos de 630 t)
–1952 – 26 novembre : MARINE INDOCHINE PUIS PACIFIQUE – Venant de Saigon et après avoir relâché à Port-Moresby du 22 au 26 novembre, l’aviso « La Moqueuse » rejoint Nouméa le 30 (id.).

(mai 1987 : Auriol – Four à cade des Adrechs Henri et le Pr Jourdan cliché Laurent Porte)
–1960 – 26 novembre : Assemblée Générale constitutive de l’Amicale Laïque de Sanary. Ses buts sont clairs : grouper autour de l’école publique les enseignants, les parents, les anciens élèves et les amis ; continuer l’œuvre d’instruction et d’éducation donnée à l’école ; distraire les enfants par des activités sportives et artistiques, et créer un patronage laïque qui fonctionnera dans l’école (80 enfants le fréquenteront en 1965). Rappelons qu’après le décès de son président, l’amicale prendra le nom de Foyer des Jeunes et d’Education Permanente Pierre Singal qu’il porte aujourd’hui encore et dont Henri Ribot est le président avec comme présidente Valérie Baudin.
–1965 – 26 novembre : FUSEE DU TYPE DIAMANT – La France lance sa première fusée du type Diamant.
–1966 – 26 novembre : le président Charles de Gaulle inaugure l’usine marémotrice de la Rance – La plus grande usine marémotrice du monde, réalisation technologique prestigieuse, restera sans lendemain. L’électricité produite à partir des marées n’étant qu’à peine rentable.
–1977 – 26 novembre : MISE EN SERVICE DU METRO A MARSEILLE – « C’est parti ! » titre Le Provençal, le 17 novembre 1976, « le métro est sur les rails », alors que la rame numéro 001 fait ses premiers essais entre La Rose et Malpassé (13e). Soit un trajet de plus de 2 kilomètres ou l’équivalent de deux stations, « survolé » par la rame de métro sur pneumatiques. Ce circuit in situ a pour objectif de pratiquer des essais techniques et, surtout, de vérifier le comportement de la motrice et des remorques en configuration réelle. Et si besoin, d’apporter des améliorations. Au début de l’année 1977, les Marseillais pourront se familiariser avec leur métro. ls auront la possibilité de voyager gratuitement, quelques jours durant, sur une partie de la ligne La Rose-Castellane. La ligne 1 du métro sera définitivement mise en service le 26 novembre 1977. Chartreux est une station de cette ligne ; inaugurée le 26 novembre 1977, elle se situe sous l’église du quartier des Chartreux. Après la mise en service d’une seconde ligne en 1984 et cinq extensions concernant les deux lignes, le métro dessert 28 stations nominales, dont deux (Saint-Charles et Castellane) en correspondance avec l’autre ligne, soit 30 stations. La ligne 1 comprend 18 stations sur un tracé de 12,9 km, la ligne 2 dessert 12 stations dont 10 souterraines sur un tracé de 8,9 km. L’exploitation du métro de Marseille est assurée, depuis 1986, par la Régie des Transports Métropolitains (ancienne Régie des Transports de Marseille ou RTM), depuis 2016 pour le compte de la métropole d’Aix-Marseille-Provence. À partir de 2021, le métro marseillais va également connaître une rénovation complète avec l’apparition des premières voitures automatisées. D’ici 2025 pour la ligne 1 et 2026 pour la ligne 2, l’ensemble du réseau sera même entièrement automatisé et doté d’air conditionné.
–1979 – 26 novembre : MORT DE MARCEL L’HERBIER, réalisateur de cinéma et pionnier de la télévision française, l’une des personnalités les plus remarquables du cinéma français dans les dix dernières années du « muet », entre 1919 et 1929. Les dix années suivantes furent suivies, comme il l’écrivait « de contraintes et de malchance où je n’ai plus vu m’échoir que des jeux sans honneur », exception faite, peut-être de « Adrienne Lecouvreur » avec Pierre Fresnay et Yvonne Printemps, en 1938, et « La comédie du bonheur » avec Louis Jourdan et Micheline Presle, en 1939-1940. Durant l’occupation allemande, il réalisa coup sur coup trois comédies brillamment enlevées. Sa carrière cinématographique s’acheva en 1948 après quelques autres films sans grand intérêt. Homme généreux, il a toujours porté intérêt à la jeunesse cinématographique qui lui doit la fondation de l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (I.D.H.E.C.) en 1943. Il a écrit plusieurs ouvrages. (Roger Boussinot, L’encyclopédie du cinéma », tome 1, Bordas, 1986)
–1989 – 26 novembre : départ du premier Vendée Globe, course autour du monde en solitaire et sans escale, qui sera remportée par Titouan Lamazou 109 jours plus tard

(Frédéric Mistral à Maillane)
–2008 – 26 novembre : TERRORISME – Des hommes armés de fusils d’assaut et de grenades déclenchent une série d’attaques coordonnées à Bombay jusqu’au 29 novembre. Ces attentats font 166 morts et plus de 300 blessés.
–2017 – 26 novembre : METEO DU 26 NOVEMBRE 2017 POUR SANARY – Le ciel s’éclaircit aujourd’hui, malgré un dimanche nuageux avec 12° à 6h 30. La température ne devrait pas évoluer dans la journée. Minimum à minuit avec 6°. Précipitations (0%), Humidité (42%), Vent (43 km/h). Demain mardi : journée ensoleillée avec un maximum de 12° et un minimum de 4°.
–2018 – 26 novembre :
1. METEO DU 26 NOVEMBRE 2018 POUR SANARY : L’horizon est dégagé pour la journée. La température ne devrait pas évoluer dans la journée. 11° le matin, 12° après- midi, 10° le soir et 11° la nuit prochaine avec nuages. Précipitations : (0%), Humidité (58%), Vent de nord-ouest (31 km/h).8 h d’ensoleillement
2. loi d’orientation des mobilités (LOM° – Le gouvernement dévoile au cours de son conseil des ministres de ce lundi, son projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), un texte qui vise à améliorer et rendre moins polluants les déplacements, intégrer les nouvelles technologies et planifier les infrastructures. Le texte est, selon la ministre des Transports, Élisabeth Borne, « un projet de loi visant à améliorer la mobilité quotidienne de nos concitoyens ». Il doit être examiné au Parlement en février (L’Express).
–2019 – 26 novembre : METEO POUR SANARY-SUR-MER : Le ciel est nuageux jusqu’au milieu de la matinée, puis, progressivement, laisse place à un beau soleil qui devrait briller tout l’après-midi. Le vent, relativement présent durant la matinée (20 km/h) perdra de son intensité (moins de 5 km/h dans l’après-midi, mais passera de l’ouest à l’est. Les températures, redevenues clémentes seront de l’ordre de 11° pour les minimales et 16° pour les maximales. La pluie est annoncée pour la nuit prochaine. Le soleil se lèvera à 7h 42 et se couchera à 17h 04.
–2020 – 26 novembre : le berger de Signes, Yves Salomé, a été stupéfait de trouver dans l’enclos, où était parquée une partie de son troupeau, trois brebis et cinq agneaux morts. De certaines bêtes, il ne restait plus qu’une partie de la carcasse. La Direction des territoires et de la mer (DDTM) envoyée sur place par la préfecture du Var après analyses, a bien conclu à une attaque de plusieurs loups, malgré une barrière électrifiée d’un mètre, que les prédateurs n’ont pas hésité à sauter. Ce berger de métier depuis toujours s’est installé à Signes il y a deux ans. Il possède un troupeau de 350 bêtes réparties dans trois endroits, au lieu-dit de la Malegouargue, au pied du massif de la Limate. Le président de la société de chasse de Cuges, Gilles Aicardi, n’est pas étonné, car plusieurs fois des loups ont été repérés à Cuges, à Riboux et au Saint Pilon par des chasseurs et quelques fois par des promeneurs. L’ancien berger de Signes Victor André, retraité, n’est pas étonné non plus: « Les loups proliférant dans les hauteurs, le gibier (sanglier, biche, chevreuil, etc.) se réfugie dans la plaine auprès des maisons afin de se protéger de leurs attaques. Ils commencent à abonder dans la sainte Baume et sur le plateau de la Limate, se déplaçant en bande et descendant dans la plaine puisque les hauteurs sont désertées par le gibier. » (Var-Matin – Publié le 25/11/2020 à 06:25).

une COURTE blague POUR LA ROUTE :
Maladie contagieuse : « Robespierre provoqua la mort des royalistes par la guillotine et mourut peu après de la même maladie » (Jean-Charles, les Perles du facteur).

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 26 novembre, il est 7 h du matin.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
Bon MERCREDI à tous !

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