EPHEMERIDES DU MERCREDI 12 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4966).
Illustration. Super loto à Sanary, le dimanche 23 novembre 2025 à 14h30.
FÊTES : Aujourd’hui, nous fêtons les CHRISTIAN !
Ils sont 360 500 à porter le nom de ce moine camaldule évangélisateur de la Pologne qui, archevêque de Polotsk ayant créé des monastères dans lesquels se retrouvaient Latins et Grecs, fut massacré à Vitebsk lors d’une visite pastorale !
Bonne fête CHRISTIAN !
Pour faire bonne mesure, le calendrier républicain de l’An 2 a fait de ce jour celui de l’AZEROLE, le fruit de l’azérolier, un arbre proche de l’aubépine dont on peut manger feuilles et fleurs tout en faisant de délicieuses confitures et gelées avec ses fruits. Il faudra que je me concocte une infusion de ses fleurs, il parait que c’est bon contre l’hypertension et les troubles du sommeil. Petite astuce : l’azerolier peut servir de porte-greffe pour les pommiers et les poiriers. Qu’on se le dise !
DICTON : A la saint Christian, temps sanguin, annonce pluie pour le lendemain.
PENSÉE toujours d’actualité: : « Le peuple donne sa faveur, pas sa confiance. » (Rivarol).

ÉPHÉMÉRIDES.
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. (INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides).
BONAPARTE EN FRANCE : –1799 – 12 novembre : Paris le 21 brumaire an 8 (12 novembre 1799) – « Au peuple français. La constitution de l’an III périssait. Elle n’avait su ni grandir vos droits ni se garantir elle-même. Des atteintes multipliées lui ravissaient sans retour le respect du peuple ; des factions haineuses et cupides se partageaient la République. La France s’approchait enfin du dernier terme d’une désorganisation générale. Les patriotes se sont entendus. Tout ce qui pouvait vous nuire a été écarté ; tout ce qui pouvait vous servir, tous ceux qui étaient restés pur dans la représentation nationale s’est réuni sous les bannières de la liberté. Français, La République, raffermit et replacé dans l’Europe au rang qu’elle n’aurait jamais dû perdre, verra se réaliser toutes les espérances des citoyens, et accomplira ces glorieuses destinées. Prêtez avec nous le serment que nous faisons d’être fidèles à la République, une et indivisible, fondé sur l’égalité la liberté et le système représentatif. Par les consuls de la République Roger-Ducos, Bonaparte, Sieyès. »
EXPEDITION D’ÉGYPTE : –1799 – 12 novembre : Le général en chef Kléber au général Desaix – Le Caire, le 21 brumaire an VIII (12 novembre 1799) Je ne reçois pas de nouvelles de Damiette ; je compte cependant que vous devez y être arrivé le 15 au soir. Demain, j’en recevrai sûrement et il m’en tarde. Si l’adjudant-général Morand apporte une réponse de M. Sidney Smith, vous pouvez ouvrir la lettre et en prendre communication. S’il accède à la conférence que j’ai proposée au Grand Vizir, vous verrez s il est à propos que vous vous rendiez ici ou s’il ne serait pas mieux que vous restiez à Damiette pour aller au rendez-vous. Cela dépendra du lieu indiqué. Les avis des espions portent à cinquante mille hommes ce qui se trouve à Jaffa/
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 954e livraison. Le 12 novembre 1942, après midi, 149 bateaux de commerce sont réquisitionnés à Marseille par l’Allemagne sans contrepartie. L’arrivée des troupes allemandes qui défilent sur la Canebière le 12 novembre 1942, fait sentir aux Marseillais le poids de l’occupation. Après l’occupation de novembre 1942, à Marseille, l’hôtel Splendide devient un lieu de résidence et de réunion privilégié des autorités allemandes. Outre Marseille, les aérodromes du Sud (Par la 3ème Luftflotte, Blond G. – Toulon, rien n’a pu les abattre, Presses de la Cité, 1967, 443 p.), et Aix, les limites maximales atteintes par les troupes allemandes au matin du 12/11/1942 sont Bandol et Solliès (Antier Jean-Jacques) ; le Beausset (Gaignebet J.-B. – Incertitudes de la paix, cruautés de la guerre, dans : Agulhon M. – Histoire de Toulon, sous la direction de Maurice Agulhon, Privat, Toulouse, 1980). Rencontre avec Allemands à l’entrée d’Ollioules : ceux-ci s’arrêtent. Avant-garde allemande à Sanary (Manuscrit trouvé dans les archives de B.R.).
SANARY : 754e livraison. –1867 – 12 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mardi 12. S. René, évêque. Vent à l’Est. Petite brise. Ciel couvert. Il a plu cette nuit, mais peu de chose. La température est très douce – le thermomètre est à 10°. Vers 10 heures, le soleil se découvre et le temps devient splendide de beauté et de chaleur pendant tout l’après-midi jusqu’à 5 heures du soir. Beau temps pour les propriétaires qui s’empressent de ramasser les olives qui sont mûres et qui donnent bien d’huile.
LA SEYNE-SUR-Mer : 645e livraison. –1843 – 12 novembre : DEBUT DE L’AFFAIRE DU CIMETIERE COMMUNAL DE SAINT-MANDRIER – Les habitants de Saint-Mandrier font une pétition pour demander un cimetière alléguant les dépenses considérables qu’ils avaient pour le transport des morts à La Seyne et les communications difficiles. Le conseil décide alors d’établir le cimetière sur un terrain communal situé sur la partie Ouest du quartier du Cros Saint-Georges. Une enquête sera faite pour l’information de commodo et incommodo relative à cet établissement. Il faudra faire ensuite dresser le devis et le cahier des charges pour la mise aux enchères des travaux à exécuter (Gisèle Argensse, 1989, p. 67)
OLLIOULES: 647e livraison. –1489 – 12 novembre : A OLLIOULES – CANT MON FILHOL BERTRAND DE CASANOVA FON BATEJAT – Le12 novembre 1489, Guiran de Gordes choisit Jaume Deydier pour parrain de son fils Bertrand : (Le texte est écrit en provençal, seule langue à l’époque, parlée en Provence à l’époque) « Cant mon filhol (fr. filleul) Bertrand de Casanova fon batejat – 1489, et lo jort 12 de novembre, de sera, en l’ostal de Gombaud, si anet a jasser Madama de Gorda de nostre filhol Bertrand ; et la septa venent, a vespres, fon batejat, et faron sos payrins mon frayre mossen Johan et yeu, et Honoradou tene lou ciergi. Fon sa mayrina ma comayre Margarida Chautarda, molher de Peyre Marin. Et lo bateguet mossen Berthomieu Bravel, en la gleysa d’Olliolas. 1490, Et lo tres de juin, en la gleysa d’Olliolas, fon cofermat lo dich Bertrand per Monsenhor de Tholon Lo Breton » (De Ribbe, 1898, p. 237). Bertrand ira à Paris où il deviendra maître de requêtes (1548), président au Grand Conseil (1551), ambassadeur à Rome (1556). Marié en 1509 avec Pierrette de Pontevès-Cabanes, il en aura 11 fils, dont deux seront évêques (à Apt et à Vence), et cinq entreront à Malte, plus 7 filles.

ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTEGRALE.
–1167 – de septembre au 12 novembre : Pise. Pluie abondantes. Inondation de l’Arno dans la région de Pise à 9 reprises dues à l’abondance des pluies (dossier Pistoia). du 12 novembre au 11 janvier 1168 : PISE. Temps serein, sec et glacial. Grand gel du 12 novembre au 11 janvier 1168 ; gel de l’Arno du 8 janvier au 20 janvier.
–1229 – 12 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Columbiers (charte aux archives de Saint-Victor). Quartier rural Le Colombier, commune de Marseille, quartier de la Capelette, près du Rouet (1872). Première mention au IXe siècle, Ager Columbarius (Mgr de Belzunce. Antiquités de l’Eglise de Marseille, I, 303, 1747-1751) . Ager est un mot latin signifiant initialement champ. Dans le Cartulaire de Saint-Victor, après le pagus et le comitatus arrive, dans l’échelle des divisions territoriales l’ager auquel nous pourrions donner le nom français de canton (Guérard, 1857).
–1233 – 12 novembre : MAZAUGUES – Acte 487 des vicomtes de Marseille. Château de Pontevès – Donation, par Mabile d’Agoult, dame de Pontevès, à la Chartreuse de Montrieux, de tous ses droits de pâture sur le territoire de Mazaugues (de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. du Var, H 7, fol. 69)
–1281 – 12 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tor de Bonafos, 12 novembre 1281 (charte aux archives munie.). Tour de Bonafous – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon, près du cap Pinède. Première mention : Thorum de Bonafos, 1er mars 1273 (arch. de Saint-Antoine). Note : « tor » ou « thor » se traduit par « tour », « château ».
–1283 – 12 novembre : Acte 487 des vicomtes de Marseille, Donation, par Mabile d’Agoult, dame de Pontevès, à la Chartreuse de Montrieux, de tous ses droits de pâture sur le territoire de Mazaugues (de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. du Var, H 7, fol. 69).
–1288 – 12 novembre : CATALOGUE DES TITRES DE LA TERRE DE LA MOLLE, N° 4 : transaction passée entre Guillaume de Fos, seigneur de Bormes et de la majeure partie de la Môle et de la Verne, et Gauffredy de Flassans, en qualité de procureur fondé d’Alxaraia de Signes, fille de Guillaume de Signes, seigneur en partie de la Môle, par laquelle il est justifié que ledit de Fos avait racheté tous les biens et droits que ledit de Signes possédait à la Môle et les usages qu’il avait dans le terroir de la Verne, et que Gaufredy de Flassans lui délaisse par ce contrat la moitié desdits biens en se réservant l’autre moitié jusqu’à l’entier paiement.
–1304 – 8-12 novembre : Aix. Statuts pour la Provence édictés au nom du roi de Sicile par Pierre de Ferrières, archevêque d’Arles et chancelier du même roi, après comparution, devant le conseil du comte, de l’archevêque d’Aix, des évêques de Fréjus, Apt, Gap, Marseille, Avignon, des abbés de Saint-Victor et de Montmajour, die Bertrand de Baux, comte d’Avellino, de Bertrand de Baux, seigneur de Berre, de B. Rambaud, de Raimond de Baux de Puyricard, d’Isnard d’Ollières, de Rieaud d’Alamanon, de G. Féraud, chevaliers, et de Guiran de Simiane, damoiseau, etc. (Acte 599 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. des Bouches-du-Rhône, B 126. — B. Ibidem, B 2, fol. 199. — C. Bibl. d’Arlos, ms. 125, p. 47. «. Monumenta historiée patriae. Leges municipales, t. I, col. 135 à 143. . — b. Albanès et Chevalier, Gallia … Arles, n° 426 (édit, incomplète).
–1330 – 12 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sentonieras (acte notarié). Sentenières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Barnabé. Premières mentions : Sentanicieras, 6 mai 1257 (charte aux archives de Saint-Victor), puis Centanieras, 27 janvier 1302 (acte notarié). Probablement un bien seigneurial concédés à des paysans libres, moyennant un cens annuel, avec la charge de cultiver la terre.
–1340 – 12 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Trelha (acte notarié). La Treille – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien (1872). Première mention : Treilla S. Juliani, 1” avril 1216 (charte aux archives de la Major).
–1434 – 12 novembre : JEANNE DE DURAS, LEGUE A RENE DU BAR TOUTES SES POSSESSIONS – A la mort de son frère, Louis III, en Calabre, René du Bar reçoit l’Anjou, le Maine et la Provence, possessions indiscutables. La reine de Sicile, Jeanne de Duras, lègue à René du Bar toutes ses possessions, au grand dam du roi Alphonse d’Aragon qu’elle avait adopté sur le tard et à qui elle avait préféré au dernier moment Louis III, puis René (des Garets M.-L. – Le Roi René 1409-1480,). René du Bar deviendra roi de Naples : il sera le « bon rois René des Provençaux. Et l’ennemi juré des Aragonais.
–1485 – 12 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camp de la Vieille (acte aux archives de l’Evêché). Cap de la Vieille – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle (1872). Première mention le 2 novembre1294 : Cap de la Viella, (charte aux archives municipales).
–1489 – 12 novembre : A OLLIOULES – CANT MON FILHOL BERTRAND DE CASANOVA FON BATEJAT – Le12 novembre 1489, Guiran de Gordes choisit Jaume Deydier pour parrain de son fils Bertrand : « Cant mon filhol (fr. filleul) Bertrand de Casanova fon batejat – 1489, et lo jort 12 de novembre, de sera, en l’ostal de Gombaud, si anet a jasser Madama de Gorda de nostre filhol Bertrand ; et la septa venent, a vespres, fon batejat, et faron sos payrins mon frayre mossen Johan et yeu, et Honoradou tene lou ciergi. Fon sa mayrina ma comayre Margarida Chautarda, molher de Peyre Marin. Et lo bateguet mossen Berthomieu Bravel, en la gleysa d’Olliolas. 1490, Et lo tres de juin, en la gleysa d’Olliolas, fon cofermat lo dich Bertrand per Monsenhor de Tholon Lo Breton » (De Ribbe, 1898, p. 237). Bertrand ira à Paris où il deviendra maître de requêtes (1548), président au Grand Conseil (1551), ambassadeur à Rome (1556). Marié en 1509 avec Pierrette de Pontevès-Cabanes, il en aura 11 fils, dont deux seront évêques (à Apt et à Vence), et cinq entreront à Malte, plus 7 filles.

–1585 – 12 novembre : PRIVILEGES DE SIX-FOURS ET DE LA SEYNE – A raison desdits privilèges ou franchises à l’égard de celui, que lesdits habitants de Six-Fours et de la Seine, fait long temps qu’il y eut procès par-devant la Cour, ce qui est justifié par la remise de quelques pièces, qui fut faite par les consuls dudit S-F, au nommé Sauvaire, qui leur en concéda son billet, étant de la teneur suivante : je soussigné, ai reçu de Monsieur le consul de Six-Fours, un écrit et une copie d’arrêt et une copie de privilège de la garde et ai promis de les bailler au greffier des généraux de ce pays, s’il est à mon possible, fait ce 12 novembre 1585. Ce privilège est celui que les habitants de Six-Fours et de la Seine, ont de la franchise au port de Marseille, ainsi qu’il sera remontré par l’article suivant, et encore suivant, ce qu’on en sait par tradition, la franchise sur le port d’Arles et de Tarascon, ce qu’on pourra justifié par l’enregistration (enregistement) que probablement avait été faite, au susdit temps au greffe des généraux (Jean Denans, 1713).
–1592 – 12 novembre : Nouvel incendie de la Grande Chartreuse. Le R.G. Dom Jérôme Marchany demande par lettre du 12 novembre à toutes les maisons] une aumône que vous ferez en toute liberté. [Maurel M., 1974
–1614 – 12 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mont Caut (acte aux archives de Saint-Victor). Moncau : quartier rural, commune de Marseille, entre Saint-Barthélemy et Saint-Just. Première mention : Podium Calvum, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40). Note : traduction littérale, « mon chauve ».
–1659 – 12 novembre : BREMOND, nommé prêtre de Sanary en remplacement de EYNAUD malade (Rotger B., 1984).

–1703 – 12 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Caraviglan (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Carvillan – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marguerite (en 1872). Eglise Saint-Mitre de Carvillan (1047). Première mention le 24 juin 840, Villa quœ dicitur Carvilianus in suburbio Massiliense, (cartulaire de Saint-Victor, charte n°28). La villa de Carvillan comprenait, dans les temps anciens, une partie notable du territoire de Marseille. Elle s’étendait, en longeant l’Huveaune au nord, depuis l’endroit appelé Valbarelle jusqu’au monument de la Pêne (Penne), et ses limites du côté du midi remontaient jusqu’aux premiers sommets des collines de Saint-Marcel. Le territoire désigné aujourd’hui sous le nom de Carvillan n’embrasse qu’une partie du quartier de Sainte-Marguerite. L’origine de Carvila / Carvillan peut être soit gauloise, soit romaine sans que l’on puisse trancher (Charles Rostaing, p. 279). Vers 1020 : Villa quœ Carbillianus dicitur (cartulaire de Saint-Victor, charte n°27).
–1712 – 12 novembre : VENTE DU CHÂTEAU DE LA TOURELLE – Pierre de Vintimille, comte d’Ollioules et Saint Nazaire, vend la Tourelle à Antoine Decugis (acte manuscrit, daté du 12 Novembre 1712, aux archives d’Ollioules antérieures à 1790. Il doit s’agir d’une confirmation de l’acte, puisque le château a été vendu le 31 mars 1685 (Pierre-François Hyacinthe de Vintimille doit vendre son domaine de la Tourelle à Antoine de Cuges, procureur au siège de Marseille, le 31 mars 1685)
–1774 – 12 novembre : LES PARLEMENTS SONT RETABLIS DANS LEURS FONCTIONS (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
–1775 – 12 novembre : L’église de Gréasque, canton de Roquevaire, fut érigée en succursale de la cure de Fuveau (acte aux archives de Saint-Victor). Les armoiries de Gréasque sont : de gueules, à un lion d’argent) coupé d’argent à un griffon de gueules. Gréasque ne fait partie de l’arrondissement de Marseille que depuis l’organisation départementale édictée en vertu de la constitution de l’an VIII ; jusqu’alors il était compris dans la viguerie d’Aix.
–1789 – 12 novembre : NATIONALISATION DES BIENS DU CLERGE ET MISE EN SOMMEIL DES PARLEMENTS
– L’assemblée vote la nationalisation des biens du clergé (Pierre Goubert, id.).
– Le parlement de Metz a adressé une lettre de protestation à l’Assemblée, dans laquelle il s’élève contre le décret du 3 novembre. Un peu partout dans le pays, les Parlements refusent de se voir remplacer par leur Chambre de vacation. Cette mesure implique l’inactivité quasi totale des Parlements jusqu’à nouvel ordre (Agenda du Bicentenaire).
–1793 – 12 novembre (22 brumaire An II) :
1. EXECUTION DE BAILLY, MAIRE DE PARIS – Jean Sylvain Bailly, premier maire de Paris, est guillotiné. Il était astronome de son métier et académicien.
2. DES REQUISISTIONS, TOUJOURS DES REQUISISTIONS – Le 11, lettre des commissaires provisoires d’Ollioules demandant l’envoi de matelas, de couvertures et de draps de lit, leurs « moyens » ayant été épuisés par les réquisitions des représentants du peuple près l’armée du Midi, des généraux et du commissaire ordonnateur de cette armée Le 12, lettre de rappel des commissaires provisoires d’Ollioules car « le général Doppet manque de tous « ces objets » et annonçant l’envoi d’un gendarme pour activer leur livraison (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1794 – 12 novembre : CLAP DE FIN POUR LE CLUB DES JACOBINS – A Paris, fermeture du club des Jacobins (Jean-Charles Volkmann).

–1799 – 12 novembre :
BONAPARTE EN FRANCE – « Paris le 21 brumaire an 8 (12 novembre 1799) – « Au peuple français. La constitution de l’an III périssait. Elle n’avait su ni grandir vos droits ni se garantir elle-même. Des atteintes multipliées lui ravissaient sans retour le respect du peuple ; des factions haineuses et cupides se partageaient la République. La France s’approchait enfin du dernier terme d’une désorganisation générale. Les patriotes se sont entendus. Tout ce qui pouvait vous nuire a été écarté ; tout ce qui pouvait vous servir, tous ceux qui étaient restés pur dans la représentation nationale s’est réuni sous les bannières de la liberté. Français, La République, raffermit et replacé dans l’Europe au rang qu’elle n’aurait jamais dû perdre, verra se réaliser toutes les espérances des citoyens, et accomplira ces glorieuses destinées. Prêtez avec nous le serment que nous faisons d’être fidèles à la République, une et indivisible, fondé sur l’égalité la liberté et le système représentatif. Par les consuls de la République Roger-Ducos, Bonaparte, Sieyès. »
EXPEDITION D’EGYPTE : –1799 – 12 novembre : Le général en chef Kléber au général Desaix – Le Caire, le 21 brumaire an VIII (12 novembre 1799) Je ne reçois pas de nouvelles de Damiette ; je compte cependant que vous devez y être arrivé le 15 au soir. Demain, j’en recevrai sûrement et il m’en tarde. Si l’adjudant-général Morand apporte une réponse de M. Sidney Smith, vous pouvez ouvrir la lettre et en prendre communication. S’il accède à la conférence que j’ai proposée au Grand Vizir, vous verrez s il est à propos que vous vous rendiez ici ou s’il ne serait pas mieux que vous restiez à Damiette pour aller au rendez-vous. Cela dépendra du lieu indiqué. Les avis des espions portent à cinquante mille hommes ce qui se trouve à Jaffa

–1805 – 12 novembre : Napoléon entre à Vienne.
–1806 – 12 novembre— CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (Amis du Vieux Toulon série D délibérations municipales du 12 Novembre (AVT Toulon série D délib. municip, fol. 125).
— Approbation de la demande du sieur Mihière, fermier des droits de pesage, mesurage et jaugeage de la Ville, tendant à ce que les denrées mises en vente, pesées ou mesurées publiquement sur le pont des bâtiments amarrés au quai soient considérées comme celles vendues dans les marchés, halles et ports.
— Nomination de trois experts à l’effet d’examiner si rétablissement du moulin à huile des sieurs Faure, Gosse et Richard pour lequel ses pétitionnaires demandent un volume d’eau de 6 pouces ne peut nuire au jeu du premier moulin à farine appartenant à la commune.
— Etablissement d’un droit à percevoir sur la location des places aux halles, foires, marchés.
— Indemnité accordée à titre de commisérations aux sieurs Jean et Joseph Décugis, ex-fermiers, et caution du premier moulin à farine.
–1812 – 12 novembre : CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (AVT Toulon série D délib municip, fol. 178v) – Choix d’une rosière.
–1816 – 12 novembre : JOURNAL DE STENDHAL EN ITALIE – 12 NOVEMBRE 1816. – Un duc de Hongrie – on a mis un duc, car la police ne souffre pas ici, sans de grandes difficultés, que l’on mette un roi sur la scène ; je citerai de drôles d’exemples – un duc de Presbourg donc aime sa pupille ; mais elle est mariée en secret à un jeune officier (Bonoldi), protégé par le premier ministre.
Ce jeune officier ne connaît pas ses parents : il est fils du duc ; le ministre veut le faire reconnaitre. À la première nouvelle que le souverain veut épouser sa femme, il a quitté sa garnison et s’est présenté au ministre alarmé, qui Ta caché dans un souterrain du château ; ce souterrain n’a d’issue que par le piédestal d’une tête de bronze qui orne la grande salle. Cette tête et le signal qu’il faut donner pour l’ouvrir, donnent les accidents les plus pittoresques et les moins prévus, surtout le final du premier acte, qui, au moment où le duc conduit sa pupille à l’autel, commence par les grands coups qu’un valet, jeté par hasard dans le souterrain, donne contre la voûte pour se faire ouvrir.
Le déserteur, poursuivi dans les montagnes, est pris, condamné à mort ; le ministre découvre sa naissance au prince. Au moment où cet heureux père est au comble de la joie, on entend les coups de fusil qui exécutent le jugement. Le quatuor qui commence par ce bruit sinistre, et le changement de ton du comique au tragique, seraient frappants même dans une partition de Mozart. Qu’on juge dans le premier ouvrage d’un jeune homme ! M. Soliva, élevé au Conservatoire, fondé ici par le prince Eugène, a vingt-cinq ans. Sa musique est la plus ferme, la plus enflammée, la plus dramatique que j’aie entendue de ma vie. Il n’y a pas un moment de langueur. Est-ce un homme de génie ou un simple plagiaire ? On vient de donner à Milan, coup sur coup, deux ou trois opéras de Mozart, et la musique de Soliva rappelle à tout moment Mozart. Est-ce un centon bien fait ? est-ce un œuvre de génie ? (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 (Journal), Collection Rêves et Découvertes, Arcadia Editions, 2004)
-1828 – 12 novembre : naissance de la presse d’information dans le Var – La presse varoise ne date que de 1828. Sous l’Empire, il existait un « Journal du Var » qui, en dépit de son nom, était hebdomadaire. C’était, en fait, l’organe de l’administration préfectorale. En 1828, il existait, dans chaque arrondissement une feuille d’annonces, hebdomadaire ou bimensuelle. Elle ne donnait pratiquement pas d’informations : »Affiches et annonces judiciaires » à Draguignan, « Annonces, affiches et avis divers » à Brignoles, « Feuilles d’affiches, annonces judiciaires et avis divers » à Toulon. L’éditeur-imprimeur de cette dernière était Auguste Aurel, que nous retrouvons dans ce texte.
« Déclaration
Les sieurs Jacques Léger Cagniard, négociant demeurant et domicilié à Paris, Louis Auguste Aurel, imprimeur, Joseph Louis Félix Verse, avoué, Charles Ambiel, propriétaire, Jean Jacques Sérène, docteur en médecine, Jean Baptiste Degreaux, propriétaire, Jean Baptiste Règne, propriétaire, Louis Laurent, libraire et Rousseau Abarquézy avocat, tous domiciliés et demeurant à Toulon (Var) où le sieur Cagniard lui-même se trouve casuellement (note : dans certains cas) DECLARENT à Monsieur le Préfet du département du Var qu’ils sont dans l’intention de publier à Toulon un journal sous le titre de L’Aviso de la Méditerranée, journal politique, commercial et littéraire de Toulon et du Var.
Co journal doit paraître deux fois la semaine sans que les jours soient déterminés d’une manière invariable. Cependant les jours de publication seront ordinairement les mercredi et samedi, mais les soussignés se réservent le droit de ne pas s’astreindre invariablement à cette fixation lorsque quelque circonstance nécessitera la publication à d’autres jours, sans excéder néanmoins deux fois la semaine.
Le sieur Rousseau Marquézy, l’un des soussignés, est le seul gérant responsable de ladite entreprise, il demeure à Toulon (Var) rue des Chaudronniers n° 40.
Les soussignés seuls propriétaires et gérant responsable, affirment qu’ils réunissent les conditions de capacité prescrites par la loi. Ils sont français, majeurs, jouissant de tous leurs droits civils et le gérant notamment a les qualités requises par l’Art. 980 du Code civil.
L’Aviso de la Méditerranée sera imprimé chez Mr. Auguste Aurel imprimeur à Toulon.
Conformément à l’article premier de l’acte supplétif à l’acte social, les soussignés possèdent chacun quatre actions ou quatre cinquantièmes dans l’entreprise. Le gérant se trouve compris parmi les soussignés il a donc aussi quatre actions.
Fait à Toulon le douze novembre mil hui cent vingt-huit. » (Source : A.D. Var 10 T 3/1).
–1841 – 12 novembre : Délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852 (fol. ). Proposition de renoncer à la taxe unique des boissons- — Nouvelle demande en gratification, par M. Maunier, commissaire de police. — Nouvelle proposition relative à l’Entrepôt des Douanes. On offre à l’administration des douanes, le bâtiment communal dit : « l’Entrepôt des Eaux-de-vie », en entier.
–1843 – 12 novembre : DEBUT DE L’AFFAIRE DU CIMETIERE COMMUNAL DE SAINT-MANDRIER – Les habitants de Saint-Mandrier font une pétition pour demander un cimetière alléguant les dépenses considérables qu’ils avaient pour le transport des morts à La Seyne et les communications difficiles. Le conseil décide alors d’établir le cimetière sur un terrain communal situé sur la partie Ouest du quartier du Cros Saint-Georges. Une enquête sera faite pour l’information de commodo et incommodo relative à cet établissement. Il faudra faire ensuite dresser le devis et le cahier des charges pour la mise aux enchères des travaux à exécuter (Gisèle Argensse, 1989, p. 67)

–1851 – 12 novembre : Auguste Mariette découvre à Saqqara le Serapeum de Memphis et la nécropole des taureaux sacrés. L’archéologue va faire de l’égyptologie la discipline prestigieuse qu’elle est devenue.
–1867 – 12 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mardi 12. S. René, évêque. Vent à l’Est. Petite brise. Ciel couvert. Il a plu cette nuit, mais peu de chose. La température est très douce – le thermomètre est à 10°. Vers 10 heures, le soleil se découvre et le temps devient splendide de beauté et de chaleur pendant tout l’après-midi jusqu’à 5 heures du soir. Beau temps pour les propriétaires qui s’empressent de ramasser les olives qui sont mûres et qui donnent bien d’huile.
–1869 – 12 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Vendredi 12. S. Martin. Beau temps, calme plat. Pour quelques nuages que nous voyons à l’Est, il y a tendance à ce que le vent vienne de ce côté, fort ou faible. Vers les 9 ou 10 heures en effet, quelques bouffées de vent faibles viennent de l’Est. Mais après midi, ce vent d’Est tourne avec le soleil, et le soir, vers 5 heures, il arrive du sud-ouest, quoique faible, ; Quelques nuages dans le ciel, pas de froid. Ce matin, le thermomètre marquait 10° centigrades. C’était hier le 1er quartier de la lune, aussi il est évident qu’il y aura un changement de temps.
–1874 – 12 novembre : Ouverture place Jean-Guin du marché à la criée aux œufs et aux volailles. Disparue aujourd’hui, cette place se trouvait exactement au-dessus de l’actuel pan restant du mur de Crinas (Serge Bonnefoi).
–1890 – 12 novembre : DECRET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ATTRIBUANT LE NOM DE SANARY A SAINT-NAZAIRE – « Le Président de la République Française, sur le rapport du Ministre de l’Intérieur, vue la délibération du Conseil Municipal de SAINT-NAZAIRE en date du 26 Novembre 1889, vu l’avis du Conseil Général, vu l’avis du Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies, vu l’article 2 de la loi du 5 Avril 1884, la Section de l’Intérieur, des Cultes, de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, le Conseil d’État entendu, DECRETE Article 1 er – La commune de SAINT NAZAIRE, canton d’OLLIOULES, arrondissement de TOULON, département du VAR, portera à l’avenir le nom de SANARY. Article 2e – Le ministre de l’Intérieur est chargé de l’exécution du présent décret. Fait à PARIS, le 12 novembre 1890.
signé: CARNOT, Président de la République.
Ministre de l’Intérieur: CONSTANT ».
Ce sera assez long pour que ce nom soit accepté de tous. Il faudra intervenir notamment auprès du Chemin de Fer du P .LM. pour que ce nom figure sur la gare et l’indicateur CHAIX. Il en sera de même de l’Administration des Postes et Télégraphes, pourtant à l’origine du changement intervenu. Une pétition faite par un très grand nombre de Saint Nazairiens, réclamera le maintien de l’ancien nom. Peine perdue, on leur opposera un refus prétextant que leur intervention est trop tardive. Le Conseil prétend ne pas reconnaître comme légales, les signatures des filles, femmes, et enfants, et de certains étrangers au bourg. C’était vraiment faire peu de cas de l’opinion des habitants et d’une opposition constituée par ICARD Nazaire, dit « marri téms », charron, et de bien d’autres. (Bulletin des Lois de 1890, page 1391 – n° 1373)

(Sanary, la jetée et son feu. Cl. H. Ribot)
–1903 – 12 novembre : VETUSTE DE L’ECLAIRAGE PUBLIC – Les habitants de Saint-Mandrier demandent l’éclairage au gaz au conseil municipal pour remplacer «les mesquines lampes à pétrole». En 1905, cet appel sera réitéré (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).
–1905 – 12 novembre : NATURALISATION – Par décret du 12 novembre 1905, M. D’Isanto Sauveur, pêcheur, demeurant à Saint-Mandrier, est naturalisé français (Gisèle Argensse, 1989, p. 74).
–1908 – 12 novembre : MORT A PARIS DE JOSEPH ALBERT, DIT ALBERT LIBERTAD OU LIBERTAD Mort à Paris de Joseph Albert, dit Albert Libertad ou Libertad, un militant anarchiste qui fut l’un des fondateurs, en 1902, de la ligue antimilitariste. C’était un révolté qui luttait au sein de la société. Bien que souvent présenté comme une figure de l’anarchisme individualiste, Libertad se revendiquait du communisme libertaire. Le 5 novembre 1897, il écopa de 2 mois de prison pour rébellion, cris séditieux, outrage à agents pour avoir perturbé un office religieux au Sacré-Cœur : c’était sa première incarcération.
–1911 – 12 novembre : La place Castellane doit son nom à Henri-César de Castellane-Majastre qui offrit le terrain et le financement des travaux en 1774. Avant d’avoir été remplacée par une fontaine, cette place disposait en son centre d’un obélisque entre 1811 et le début du XXe siècle. C’était à l’occasion de la naissance du fils de Napoléon Ier. Depuis le 12 novembre 1911, cet obélisque a été transféré dans le quartier de Mazargues et remplacée par la fontaine « Jules Cantini », une des plus belles fontaines de la Ville, qui représente Marseille au sommet d’une colonne ; ses faces évoquent la Méditerranée qui pointe son doigt vers la rade, et le Rhône y est allégoriquement représenté à toutes les étapes de son parcours depuis sa source jusqu’à la mer. Elle a été sculptée en marbre de Carrare entre 1911 et 1913 par le Toulonnais Allar à la demande de Jules Cantini


(1915-Nouvelles-Galeries-20-Marseille)
–1914 – 12 novembre : QUE LIT-ON DANS LE MIROIR DU DIMANCHE 29 NOVEMBRE 1914 A LA RUBRIQUE LA GUERRE ?
Jeudi 12 novembre.
1. Les Allemands ont réussi à entrer dans Dixmude en Flandre, nais comme au nord de cette place, nous eussions (sic !) notre propre progression, ils n’ont pu tirer parti de leur avance. Et c’est en vain qu’ils ont essayé, une fois de plus, de franchir l’Yser — le fleuve sur la rive gauche et dans le cours duquel ils ont laissé tant d’hommes dans les premiers jours du mois. On sent qu’ils tentent l’effort désespéré, pour pallier l’effet de leurs plus récents échecs.
2. Notre position s’améliore le long de l’Aisne et en Lorraine, entre la forêt de Parroy et la zone des dépressions qui se trouve vers Dieuze.
3. Les arrière-gardes russes poussent vivement les troupes allemandes dans la Prusse orientale.
4. Les journaux anglais annoncent que le chancelier Bethmann-Hollweg aurait fait des propositions de paix au gouvernement de Petrograd — propositions qui, bien entendu, auraient été repoussées. Depuis le 5 septembre les alliés sont engagés les uns vis-à-vis des autres par un pacte précis et aux termes de cet accord nul ne conclura la paix séparément. La démarche de M. de Bethmann-Hollweg vis-à-vis du pays auquel il a lancé sa première déclaration de guerre, au début de la guerre, atteste son inquiétude. Il est manifeste que le kaiser appréhende une invasion rapide de l’empire par les forces russes.
Les combats entre les troupes russes du Caucase et les Turcs près d’Erzeroum, à Keuprikeui, n’ont pas encore abouti à une solution.
5. Le loyalisme des Musulmans ressortissants de la France se marque de mille façons, et il est à noter que le sultan Mehmed V, en dépit des excitations allemandes, n’a pas encore osé proclamer la guerre sainte de l’Islam. Le bey de Tunis a adressé un appel à son peuple pour lui demander de remplir tous ses devoirs de fidélité vis-à-vis de la France.
–1915 – 12 novembre : EMPRUNT POUR LA DEFENSE NATIONALE – En France, la Chambre approuve l’émission d’un emprunt pour la Défense nationale sous forme de « rentes perpétuelles » à 5%. Le 16 décembre, Alexandre Ribot annoncera le succès de cet emprunt : les souscriptions dépassant les 14 milliards de francs (Jean-Louis Panné, 2001).
–1917 -12 novembre : le président du Conseil, Paul Painlevé, dénonce le péril pacifiste : « Ceux qui songent à la paix, dans les circonstances actuelles, trahissent, qu’ils le veuillent ou non, les intérêts les plus sacrés de leur patrie, de la civilisation, de l’humanité. N’ont-ils donc pas réfléchi à ce que serait cette paix subie par le monde, sous la menace triomphante du militarisme prussien, une paix d’abjection, de misère et de honte? Rien ne les libérerait plus, ni eux-mêmes, ni leurs descendants. Non, la parole est aux armes, et aux armes seules, jusqu’à ce jour où sur les champs de bataille surgira le droit triomphant. » (La Presse, n° du 12 novembre 1917). L’arrêt unilatéral des combats par Lénine permettra à l’Allemagne de concentrer tous ses efforts contre la France et l’Angleterre.
–Dès 1921 : RETOUR AU PAYS DE CENDRES DE SOLDATS MORTS A LA GUERRE – On assiste souvent au retour des cendres des soldats morts à la guerre qu’on ramène au Creux Saint-Georges afin d’être enterrés parmi les leurs. Le sous-lieutenant Morlon, gendre Ardissone, mort le 7 septembre 1914 est accompagné à sa dernière demeure par l’abbé Garcin suivi d’une grande partie de la population du village. Dans ces moments pénibles, tout le monde s’associe aux parents pour témoigner de la sympathie : les sociétés organisées du pays avec leur étendard, les écoles, les Pupilles de la Nation accompagnées, l’édilitë du Creux Saint-Georges, la population suivent le cortège. Les établissements publics tiennent leurs portes closes pendant toute la cérémonie funèbre et patriotique à la fois. En décembre c’est la dépouille de l’aspirant Pierre Ardissone mort dans la Somme le 12 novembre 1916 qui sera ramenée au Creux Saint-Georges (Gisèle Argensse, 1989; p. 175).
–1927 – 12 novembre :LEON TROTSKY EST EXCLU DU PARTI COMMUNISTE DE L’UNION SOVIETIQUE.

–1938 – 12 novembre :
1. NOUVELLES DE NOTRE MARINE DE GUERRE – Mise sur cale de l’aviso-dragueur Commandant Delage à Dunkerque, aux Ateliers et Chantiers de France au titre de la Tranche 1936 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
2. FIN DE LA SEMAINE DE 5 JOURS – Le 12 novembre, la radio et la presse annoncent la fin de la semaine de 5 jours. Elle subsiste en théorie, mais un décret porte à 50 heures la durée maximale pouvant être exécutée de plein droit, sur simple demande de l’employeur à l’Inspection du Travail. Des sanctions sévères frappent le refus des heures supplémentaires. Cela peut aller jusqu’à des peines de prison dans le secteur de la Défense. Pour la classe ouvrière, c’est une douche froide. Avec les congés payés, les 40 heures n’étaient-elles pas la grande conquête de juin 36 ? Léon Jouhaux donne de la voix : »Nous avons dit que nous étions prêts à faire notre part de sacrifices… Mais nous n’accepterons pas que Von substitue à la loi des 40 heures, la semaine des 45 ou des 48 heures ». Les usines, les mines, les trains, s’arrêtent dans le Nord et le Pas-de-Calais. Daladier riposte par des ordres de réquisition (Charles Galfré, 2003).
–1940 – nuit du 11 au 12 novembre : RAID AERIEN DE LA R.A.F. CONTRE LA BASE ITALIENNE DE TARENTE – La base navale de Tarente, comme toutes les bases navales italiennes, était bien équipée pour la réparation des unités endommagées grâce, surtout, à la présence de grands bassins de carénage et d’un arsenal disposant de toutes les pièces de rechange pour les machines et l’artillerie. Par contre, la protection anti-aérienne et anti-torpilles des navires basés dans le port avait de graves carences. Les batteries anti-aériennes étaient insuffisantes tant du point de vue du nombre que du calibre. À cela, il faut ajouter la faible protection nocturne due à l’absence de radar. Par conséquent, le repérage des avions ennemis en approche reposait sur de vieux projecteurs à faible portée, guidés par des aérophones datant de la Première Guerre mondiale. En ce qui concerne la protection contre les torpilles, elle reposait sur des filets pare-torpilles, également peu nombreux à cause du manque de matière première dont souffrait l’industrie italienne. La production de filets atteignait 3 600 mètres par mois à répartir entre toutes les bases italiennes et des 12 800 mètres prévus pour la protection des navires positionnés dans le golfe de Tarente, à peine un peu plus de la moitié était arrivée à destination et la plus grande partie n’était pas encore mise en place.
À 23 h 20, le 11 novembre 1940, les avions de la première vague se retirèrent, mais à 23 h 30, arrivèrent ceux de la seconde vague. Malgré le tir de barrage, un premier Swordfish lança une torpille sur le Caio Duilio, le touchant à tribord, pendant que deux avions-torpilleurs touchaient le Littorio. Un autre avion visa le Vittorio Veneto qui fut une nouvelle fois épargné, pendant qu’un second Swordfish était abattu alors qu’il tentait d’attaquer le Gorizia.
Enfin, une dernière attaque endommagea gravement le croiseur Trento.
Les derniers avions se replièrent à 0 h 30 le 12 novembre. L’attaque de Tarente avait fait 59 victimes. En 90 minutes, les avions-torpilleurs de la Royal Navy avaient causé des dommages considérables, la moitié de la force navale italienne était hors service. Le résultat de l’incursion démontra surtout combien était erronée la conviction selon laquelle les avions-torpilleurs ne pourraient toucher les navires à l’intérieur des bases, à cause des hauts- fonds, mais surtout, cette attaque marqua un tournant dans les stratégies de guerre maritime, confiant à l’aviation et donc aux porte-avions un rôle essentiel dans les combats futurs. Elle inspira les Japonais pour leur attaque de Pearl Harbor (Newton Don, Hamshire A. – La bataille de Tarente).
–1940 – 12 novembre :
1. AFFAIRE DU GABON OPPOSANT UNITES DE LA FRANCE LIBRE ET UNITES DU REGIME DE VICHY – A la « UNE » du PETIT MARSEILLAIS du 12 novembre : « Le 10 novembre au soir, Libreville tenait toujours. Hier, cependant, l’étranger annonçait la chute de la ville. La radio étrangère a annoncé que Libreville, attaquée par les forces rebelles, s’était rendue. Aucune confirmation de la reddition du chef-lieu du Gabon n’était parvenue à Vichy en fin de journée. » Or, à cette date, Libreville était bel et bien tombée comme le montre la suite de notre récit :
1. L’aviso-dragueur Commandant Dominé appareilla à minuit de Libreville pour Port-Gentil où il mouilla au début de l’après-midi du 12 novembre. Au passage, il intercepta et fit rentrer à Port-Gentil un chaland remorqué qui devait se rendre à Sangatanga et sur lequel avaient été embarqués des femmes et des enfants. Le lieutenant de vaisseau Jacquelin de la Porte des Vaux, commandant le Commandant Dominé, invita par signaux optiques le commandant militaire de Port-Gentil à venir rencontrer à son bord le gouverneur Masson et le colonel Crochu. Le but de cet entretien, auquel devait assister Jacquelin de la Porte des Vaux, était d’obtenir du commandant Sacquet qu’il ne tente pas de s’opposer par la force à l’occupation de Port-Gentil et de lui faire signer un accord écrit à ce sujet. En cas de refus, le Commandant Dominé ne devait se livrer à aucune action hostile, sauf si les défenses terrestres ouvraient le feu sur lui. Le commandant Sacquet accepta l’invitation qui lui fut faite par le Commandant Dominé dès son arrivée et se rendit à bord de l’aviso où la situation fut examinée. Ayant, comme nous l’avons vu, reçu l’ordre de se défendre jusqu’à épuisement de ses moyens, le commandant Sacquet demanda la nuit pour réfléchir; de toute façon, il ne pouvait pas céder sous la menace bien faible que représentait à lui seul le Commandant Dominé. A l’issue de cette réunion, le commandant l’aviso adressa au commandant d’Argenlieu les deux messages suivants : « Négociation, correction parfaite. Durée quatre heures – Stop – Commandant Sacquet demande Primo la nuit pour réfléchir. Secundo, Pour sauver la face avant de mettre bas les armes, à être mis devant le fait accompli par vision de forces écrasantes – Stop – Propose arrivée du Savorgnan de Brazza demain matin avec corps de débarquement et survol de la ville par avions – Stop – Ne pas bombarder ni tirer avant nouvelles dépêches du Commandant Dominé – Stop – Dernière entrevue aura lieu demain à bord à 7 heures (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
2. NOTE D’ORIENTATION DE LA CENSURE DE VICHY AUX JOURNAUX : « Préciser que les troupes sous les ordres de de Gaulle étaient composées en grande partie dans l’affaire de Libreville de légionnaires espagnols anciennement Frente popular » (André Rossel, 1985).
3. LOUIS LUMIÈRE NOUS DIT : » Ce serait une grande faute de refuser le régime de collaboration dont le maréchal Pétain a parlé dans ses admirables messages. » (Paris-Soir du 16 novembre 1940)
4. LE MATIN DU MARDI 12 NOVEMBRE PUBLIE : “RÉPRESSION DES MENÉES COMMUNISTES – Voici le bilan des opérations effectuées par la préfecture de police : La préfecture de police poursuit sans répit à Paris et dans le département de la Seine, la lutte engagée au lendemain de la dissolution du parti communiste contre la propagande clandestine. Depuis juillet dernier, les opérations effectuées par les services de M. Langeron ont abouti à : 543 arrestations sur flagrants délits ; 328 internements administratifs ; Soit au total 371 arrestations, et à la découverte de 35 organisations d’impression et de diffusion de tracts et à la saisie du matériel. De nombreux ex-élus : députés, conseillers généraux de la Seine, conseillers municipaux de Paris, maires et conseillers de banlieue, des ex-secrétaires de grandes fédérations, des responsables de sections et de cellules, des meneurs importants, tous convaincus de propagande clandestine, ont été mis ainsi hors d’état de nuire par la préfecture de police.” (Le Matin, mardi 12 novembre 1940).
5. ARRET DE LA COUR MARTIALE – Pour avoir agi comme franc-tireur et pour commis des actes de violence et de sabotage de câbles téléphoniques au préjudice de l’Armée allemande et pour avoir possédé des armes et des munitions : Emile Masson, batelier, et Lucien Brusque, pêcheur, domiciliés à Saint-Valéry (Somme) ont été condamnés à la peine de mort. Il ont été fusillés le 1er12 novembre 1940. Fait le 13 novembre, La Cour Martiale (Affiche apposée par les autorités allemandes).
–1941 – 12 novembre :
1. CONDAMNATION DE COMMUNISTES A PERPIGNAN : Dans la nuit des 24 et 25 septembre, la police arrêtait cinq communistes à Perpignan et un autre à Sorède, pour avoir déposé dans les boîtes aux lettres des tracts hostiles au Gouvernement et à l’Allemagne. Le 12 novembre, Quatre (trois hommes et une femme) d’entre eux sont condamnés à Perpignan à des peines de 2 mois à quinze mois de prison (Jean Larrieu, 1994).
2. NOUVELLES DE FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES : Le 12 novembre, ses réparations terminées, le Commandant Duboc fut mis provisoirement aux ordres du Captain (D) 13, pour effectuer des patrouilles du 12 au 25 novembre dans le détroit de Gibraltar comme il l’avait déjà fait quelques semaines plus tôt (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1942 – 12 novembre : L’arrivée des troupes allemandes qui défilent sur la Canebière le 12 novembre 1942, fait sentir aux Marseillais le poids de l’occupation.
1. MISE AU PAS DE L’ARMEE D’ARMISTICE – La Gestapo arrête le général Weygand ; à Alger Noguès remplace Darlan ; à Toulon, les commandants des Forces de Haute Mer doivent donner leur parole d’obéir à l’amiral de Laborde (Auphan P, Mordal J., 1958 ; P. Varillon).
2. LE GENERAL DE LATTRE DE TASSIGNY REAGIT A L’ENTREE DES TROUPES ALLEMANDES EN ZONE LIBRE : Les troupes du 2′ Régiment d’infanterie Coloniale en garnison à Perpignan, effectuent une tentative de mise en place défensive aux premières heures de la matinée sur l’ordre du général de Lattre de Tassigny, commandant la XVIe Région Militaire. A la fin de la matinée un contre-ordre arrive de Montpellier, les troupes regagnent leur casernement (Jean Larrieu, 1994).
3. DELIMITATION DU CAMP RETRANCHÉ DE TOULON :
Au matin, outre Marseille, les aérodromes du Sud (Par la 3ème Luftflotte selon Blond G., 1967), et Aix, les limites maximales atteintes par les troupes allemandes sont Bandol, Solliès (Antier Jean-Jacques) ; le Beausset (Gaignebet J.-B. – Incertitudes de la paix, cruautés de la guerre).
Les Français rencontrent les Allemands à l’entrée d’Ollioules : ceux-ci s’arrêtent. Une avant-garde allemande arrive à Sanary (Antier Jean-Jacques).
4. A 9h, 19 amiraux et commandants de bâtiments des Forces de Haute Mer sont rassemblés dans le salon du « Strasbourg ». L’amiral De Laborde leur lit l’ordre du jour dans lequel il est dit qu’aucun étranger ne paraîtra à bord des forces de haute mer ». Lecture faite, l’amiral demande aux officiers présents de donner leur parole d’honneur pour qu’il puisse tenir la parole qu’il a donnée aux Allemands.
5. UN CUIRASSE AMERICAIN SERAIT AU LARGE DE Toulon ! Au moment où s’achève la conférence à bord du Strasbourg, un message surprenant est remis à l’amiral Marquis, au fort Lamalgue : un patrouilleur français, la Havraise, signale, dans la brume, à 15 ou 20 milles de Toulon, un… cuirassé américain, « type Idaho », précise-t-il. Marquis laisse jouer les consignes : un tir de 340 est préparé, un avion de reconnaissance décolle. Et au moment où l’aviation signale qu’il s’agit d’un torpilleur français venant de Marseille, un officier italien de la commission d’armistice prend le relais des fausses nouvelles et annonce un débarquement allié à Sanary. Pas moins! J’ai pensé que c’était un piège, dit Marquis, et comme Italiens et Allemands avançaient sur Toulon, je leur ai dit : « Eh bien! envoyez vos troupes contre ce débarquement. » Ces deux alertes passées, l’amiral Marquis est mis au courant de la petite cérémonie qui vient de se dérouler à bord du Strasbourg. 11 va s’empresser d’imiter l’amiral de Laborde. J’ai demandé le serment de fidélité aux officiers de marine sous mes ordres, dit-il, pour me conformer à ce qu’avait fait l’amiral de Laborde. J’y ai vu l’avantage d’éclairer définitivement la conscience de tous les officiers en leur expliquant le caractère et l’esprit de mon engagement d’honneur (Henri Noguères)..
6. Avant 12 h, d’Alger, Darlan invite de Laborde à le rejoindre avec la flotte de Toulon. Celui-ci refuse en lui disant « Merde ! » (Auphan P, Mordal J., 1958 ; P. Varillon). Peu avant 12 h, De Laborde déclare qu’aucun étranger n’apparaîtra à bord des FHM (Antier Jean-Jacques).
7. Après 12 h, alors que 149 bateaux de commerce sont réquisitionnés à Marseille par l’Allemagne sans contrepartie (id.), à la Préfecture maritime, l’amiral Marquis et le général von Neubronn, chef EM du maréchal von Runstedt, déterminent les limites du camp retranché de Toulon (Bandol – Le Lavandou)] [Varillon Pierre : plus précisément : Pointe Engravies, Le Beausset, Solliès, Cap Bénat au sens large, mais, en attendant les troupes : Pointe du Cap Nègre, Ollioules, Solliès, Le Gapeau. Nommé gouverneur du camp retranché, l’amiral Marquis ordonne la mise en défense de celui-ci (Antier Jean-Jacques ; Varillon Pierre). En 1942, la presqu’île de Cépet possède plusieurs batteries qui lui confèrent une puissance de feu non négligeable (Creux st Georges, Croix des Signaux, Cépet, BAN, Ecole de la Marine, etc.). Ces lieux stratégiques de la zone libre gouvernés par Vichy ont pour mission stratégique de préserver Toulon de toute attaque des Alliés (Ken Nicolas, vol. 1, p. 99-100).
8. Après 12 h, 149 bateaux de commerce sont réquisitionnés à Marseille par l’Allemagne sans contrepartie. L’arrivée des troupes allemandes qui défilent sur la Canebière le 12 novembre 1942, fait sentir aux Marseillais le poids de l’occupation. Après l’occupation de novembre 1942, à Marseille, l’hôtel Splendide devient un lieu de résidence et de réunion privilégié des autorités allemandes. Outre Marseille, les aérodromes du Sud (Par la 3ème Luftflotte, Blond G. – Toulon, rien n’a pu les abattre, Presses de la Cité, 1967, 443 p.), et Aix, les limites maximales atteintes par les troupes allemandes au matin du 12/11/1942 sont Bandol et Solliès (Antier Jean-Jacques) ; le Beausset (Gaignebet J.-B. – Incertitudes de la paix, cruautés de la guerre, dans : Agulhon M. – Histoire de Toulon, sous la direction de Maurice Agulhon, Privat, Toulouse, 1980). Rencontre avec Allemands à l’entrée d’Ollioules : ceux-ci s’arrêtent. Avant-garde allemande à Sanary (Ms trouvé dans les archives de B.R.).
9. LES AMIRAUX TOULONNAIS RESTENT SOURDS AUX APPELS DE DARLAN Le 12 novembre, alors que tous les indicateurs passent dans le rouge, les amiraux toulonnais, s’en tenant à leur déclaration initiale qu’aucun étranger n’apparaîtra à bord des Forces de Haute Mer, restent sourds à un nouvel appel de Darlan de rejoindre Alger. Pourtant, les Allemands sont à l’entrée d’Ollioules et à Sanary, tandis qu’à Marseille, ils réquisitionnent, sans contrepartie, 149 bateaux de commerce. Résolus à ne voir que les Alliés comme ennemis et ayant une foi aveugle en la parole des Allemands, les deux amiraux déterminent avec eux les limites du camp retranché de Toulon qu’ils mettent aussitôt en défense. Dans la mise en application de la mission stratégique imposée par Vichy visant à préserver Toulon de toute attaque des Alliés, la presqu’île de Cépet joue un rôle de premier plan avec plusieurs batteries qui lui conférent une puissance de feu non négligeable : au Creux Saint-Georges, à la Croix des Signaux, à Cépet, à la base aéronavale, à l’Ecole des apprentis, etc. (Cahier du Patrimoine ouest-varois n°14).
10. Mais l’amiral Marquis ne commande pas que des marins : chef « à terre », il dispose des forces terrestres affectées à la défense de Toulon. Jusqu’au 14 novembre, cela s’est limité à la 2e demi-brigade de chasseurs, que commande le colonel Humbert et qui tient garnison à Hyères. L’amiral Marquis demandera aussi aux officiers de l’armée de terre de prêter serment. Mais il ne rencontrera pas chez les chasseurs un bien grand enthousiasme. Il est vrai que dès la fin octobre Marquis s’était plaint à Vichy de « propos inconsidérés » tenus par les officiers des bataillons de chasseurs, propos « de nature à faire douter de leur loyalisme » (Journal » de Bridoux, à la date du 26 octobre 1942)
–1943 – 12 novembre : MARSEILLE – Rapport de gendarmerie, établi par le chef d’escadron Baron, commandant la compagnie des Bouches-du-Rhône, au sujet notamment de la distribution de tracts (Document dactylographié et cacheté d’une page, daté du 12 novembre 1943) : « […] Une distribution massive de tracts à tendance communiste a eu lieu cette nuit dans la ville de Miramas, principalement au dépôt de la SNCF et à la cité du PLM. Ces tracts sont de quatre exemplaires : Rouge Midi, du 11/11/1943, La Voix du Cheminot du 11/10 et 11/11/1943 – 11/11/1943, anniversaire de la victoire. Deux engins explosifs ont éclaté à Marseille, dans la nuit du 10 au 11 novembre, le premier vers 4 h 30 à la sortie du dépôt des tramways à Saint-Pierre, le deuxième vers 5 h 10 au dépôt des tramways des Chartreux – Dégâts matériels légers, aucune victime, auteurs inconnus. Cette nuit à 2 h, une patrouille de gendarmes a ramassé, rue de la Poudrerie à Saint-Chamas les tracts ci-après : 5 exemplaires Rouge Midi, 4 tracts intitulés » Manifeste aux travailleurs de Provence « , 7 tracts intitulés « 11 novembre 1918 – 11 novembre 1943 « . Ces tracts, ramassés en totalité par les gendarmes, n’ont pas touché le public. Sous le tunnel de Reclavier, ligne Marseille-Pertuis, un engin a explosé, arrachant environ 60 cm de rail. L’acte criminel commis le 11 novembre avant l’arrivée du train de 8 h 45 a été constaté après son passage – aucun accident. Des tracts d’origine communiste, au nombre de 300 environ, ont été distribués dans la soirée du 10 novembre 1943 sur la route nationale n° 7. Ces tracts ont été découverts à 21 h 30 par des gendarmes en tournée qui ont ramassé tous ceux qu’ils ont aperçus. Ils sont de catégories différentes et invitent la population à manifester le 11 novembre, les ouvriers à ne pas aller au travail. Ils portent des articles dirigés contre le gouvernement et les collaborateurs. Les titres sont les suivants : » 11 novembre 1943 – Provence avant-garde, etc. Aucune indication sur les auteurs de cette distribution. Le chef d’escadron Baron, commandant la Compagnie des Bouches-du-Rhône « . (Archives départementales des Bouches-du-Rhône).
–1946 – 12 novembre :
1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 12 novembre, le Commandant Duboc appareille de Toulon pour l’Extrême Orient (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
2. NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Nouvelle croisière de l’aviso-dragueur Elan en mer Egée et évacuation définitive de l’établissement Marine du Liban. Le 3 octobre, il est à Salonique, puis à La Sude le 25, il regagne Beyrouth le 28 et rejoint port Saïd le 12 novembre, et au Pirée le 24, avant de faire route vers Beyrouth qu’il atteint le 4 décembre, il en repart le 19, mais cette fois pour Toulon (id.).

–1947 – 12 novembre : A Marseille, les mouvements de grèves insurrectionnelles à l’instigation du PCF se développent : le palais de justice est occupé et le maire séquestré.
–1950 – 12 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – A partir du 28 octobre, l’aviso-dragueur Commandant Bory est de surveillance du golfe du Siam jusqu’au 12 novembre (id.).
–1953 – 12 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du le 3 avril jusqu’au 10 octobre, l’aviso-dragueur Commandant Duboc est en grand carénage à Uraga, au Japon, avec le Commandant Dominé, puis en travaux de fin de carénage à Hong-Kong jusqu’au 12 novembre (id.).
–1954 – 12 novembre : NOTRE MARINE DANS L’ATLANTIQUE – – Les dragueurs de mines Garigliano, Glycine et Jacinthe, venant de Dakar, arrivent à Casablanca, convoyés par l’escorteur de 2ème classe Commandant Delage (id.).

–1970 – 12 novembre ! Pakistan oriental/Bangladesh – Surnommé « le cyclone tropical le plus catastrophique du siècle » par l’Administration nationale des études océaniques et atmosphériques (NOAA) des États-Unis, le cyclone Bhola balaie les basses terres de la côte du Bengale. Il détruit la ville de Chittagong et des dizaines de villages et coûte la vie à plus de 500 000 personnes. Le gouvernement est critiqué pour sa gestion des opérations de secours. Le mécontentement de la population contribue à l’éclatement de la guerre civile en 1971, qui conduit à une guerre avec l’Inde et à la création du Bangladesh.
–1985 – 12 novembre : MARGUERITE DURAS REÇOIT LE PRIX GONCOURT – Marguerite Duras reçoit le prix Goncourt pour « L’Amant », publié aux éditions de Minuit. Le livre se vend à un million d’exemplaires (Jean Loignon, 2001).

–1999 – 12 et 13 novembre : Pluies diluviennes et inondations en Languedoc : 35 morts. Les 12 et 13, des inondations, d’une ampleur inégalée depuis 1940, provoquées par la conjonction de fortes précipitations et d’une tempête en mer empêchant l’écoulement normal des rivières, causent la mort d’au moins trente-trois personnes ainsi que de nombreux dégâts dans les départements de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, du Tarn et de l’Hérault. La plupart des trois cent vingt-neuf communes sinistrées ne disposaient pas de plan de prévention des risques qui réglemente les constructions dans les zones sensibles. Le 18, le Premier ministre Lionel Jospin, en visite sur les lieux, annonce une aide de 1,1 milliard de francs destinée à secourir les victimes et à contribuer à la remise en état des infrastructures détruites.
–2000 – 12 novembre : Mort du chef d’orchestre Franck Pourcel.
–2003 – 12 novembre :
1. la mission d’information parlementaire sur les signes religieux à l’école, conduite par le président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré, rend publique ses conclusions. Jugeant nécessaire de « réaffirmer le principe de laïcité » en raison du caractère insatisfaisant de la jurisprudence du Conseil d’État établie en novembre 1989, elle se prononce en faveur d’une « disposition législative qui interdira le port visible de tout signe d’appartenance religieuse et politique dans l’enceinte des établissements scolaires » publics, mais pas dans les établissements privés. Alors que la commission sur la laïcité présidée par Bernard Stasi poursuit ses travaux, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et les ministres Nicolas Sarkozy, Luc Ferry et Dominique Perben, affichent leurs doutes quant à l’efficacité d’une loi sur le sujet.
Le 12 également, le bureau national du Parti socialiste se déclare favorable au dépôt d’une proposition de loi allant dans le sens préconisé par la mission parlementaire, mais englobant également les établissements privés sous contrat.
Le 28, le conseil national de l’U.M.P. approuve le principe de l’élaboration d’un « code de la laïcité » complété « au besoin » par une loi « prohibant explicitement le port ostentatoire de tout signe politique ou religieux dans […] l’enseignement public » (Encyclopaedia Universalis).
2. Le tribunal correctionnel de Paris prononce trente condamnations, dont quinze à des peines de prison, et sept relaxes dans l’affaire des malversations financières commises au préjudice de la compagnie pétrolière Elf. Loïk Le Floch-Prigent, P.-D.G. de 1989 à 1993, et Alfred Sirven, ancien directeur des affaires générales, sont notamment condamnés à cinq ans de prison chacun, André Tarallo, conseiller pour l’Afrique, à quatre ans, et Alain Guillon, ancien directeur du raffinage, à trois ans. Le montant des dommages et intérêts en faveur du groupe TotalFinaElf s’élève à 180 millions d’euros, et celui des amendes pénales infligées aux condamnés, à 18,6 millions d’euros.
–2009 – 12 novembre : Les centres de vaccination contre la grippe A (H1N1) ouvrent leurs portes pour les groupes les plus exposés (entourage des enfants de moins de 6 mois et personnes fragiles). Face à la progression mondiale de l’épidémie, le gouvernement met en place une vaste campagne de vaccination. Toutefois, le sentiment de désinformation et l’exclusion des médecins traitants et des pharmaciens du dispositif collectif mis en place par l’État ont un effet démobilisateur.
–2013 – du 6 au 12 novembre : le Premier ministre Jean-Marc Ayrault saisit la justice d’une plainte pour injure publique à caractère racial contre l’hebdomadaire « Minute » – Le 6, la garde des Sceaux Christiane Taubira s’étonne, dans un entretien publié par le quotidien Libération, qu’aucune « belle et haute voix [ne] se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française » à la suite des injures racistes dont elle a été victime au cours des mois précédents. La ministre d’origine guyanaise a notamment été comparée à un singe par un membre du Front national – exclu depuis lors – et traitée de « guenon » par des opposants à la loi sur le mariage de personnes du même sexe.
Le 7, lors du Conseil des ministres, le président François Hollande appelle « à la plus grande vigilance et à la plus grande fermeté » face au racisme.
Le 12, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault saisit la justice d’une plainte pour injure publique à caractère racial contre l’hebdomadaire d’extrême droite Minute qui titre, dans son édition datée du lendemain: « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane. »
–2015 – 12 novembre : ATTENTATS TERRORISTES A BEYROUTH – À Beyrouth (Liban), le 12 novembre 2015, durant le conflit au Liban, deux attentats-suicides quasi simultanés frappent le quartier chiite de Burj El Barajneh contrôlé par le Hezbollah. Les deux attentats sont revendiqués par l’organisation de l’État islamique.
–2017 – 12 novembre : SEISME EN IRAN ET IRAK – Le séisme de 2017 à Kermanshah est un séisme qui s’est produit en Iran et en Irak le 12 novembre 2017. D’une magnitude de 7,3, il fait plusieurs centaines de morts, plusieurs milliers de blessés et de nombreuses destructions, laissant une grande partie de la population des zones touchées sans-abris au début de l’hiver, généralement rude dans ces régions montagneuses.
–2022 – 12 novembre : « Une » de Var-Matin :
1. LES MIGRANTS de l’Océan Viking sont accueillis à Toulon et Giens. Leur arrivée suscite des réactions très contrastées.
2. SAINT-MANDRIER : Les Alsaciens régalent la foule jusqu’à demain. Les visiteurs par milliers pour dévorer l’Alsace.
SANARY : Animations à foison mais extinction des feux à 23 heures.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
Le père explique :
– Mon fils, ce robot est un détecteur de mensonges ! Tu ferais mieux de dire la vérité…
– Ok… J’étais chez un copain et nous avons regardé un film : Les 10 Commandements.
Et paf ! Le robot assène de nouveau une claque au fils…
– Aïe ! Bah oui ! En fait, c’était un film porno…
Le père :
– J’ai Honte de toi ! À ton âge, je ne mentais jamais à mes parents !
Et paf ! Le robot assène une baffe au père…
La mère se marre :
– Décidément, c’est bien ton fils …
Et paf ! Une baffe à la mère…

Il est 8 h 30. Ce sera tout pour aujourd’hui.
Bon mercredi à tous !
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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