ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 7 OCTOBRE 2026 – 14e ANNÉE (n° 4934)
ILLUSTRATION : suite de mes clichés préférés, en règle générale personnels. Et, pour commencer, ce merveilleux oiseau photographié sur les rives du Zambèze au Zimbabwe.
FETES : Aujourd’hui, 7 octobre, nous fêtons les SERGE qui sont plus de 180 000 sur le territoire français avec, parmi eux, Serge MALCOR et Serge Sappino, amis partis hélas trop tôt !
Ce prénom vient de loin puisqu’il appartenait à une vieille famille patricienne de Rome, celle des « SERGIUS ». Toutefois, le brave saint de ce nom est mort décapité en 303, à cause de sa foi chrétienne sur les rives de l’Euphrate, dans le désert syrien.
Rappelons que le calendrier républicain fit de ce 16e jour de vendémiaire celui des BELLES DE NUIT. Tout un programme !
MÉTÉO : Le temps sera doux et ensoleillé, mais brumeux et assez froid, avec des éclaircies localement orageuses, entrecoupées d’éclaircies. Vent moderé de secteur ouest à est évoluant sud puis nord. Températures : maximale, 25° ; minimale, 25°. Ces prévisions sont valables pour aujourd’hui et la nuit dernière. Naturellement, nous déclinons toute responsabilité si un changement venait à se produire.
DICTON : « A la SAINT-SERGE, mettre la charrue en terre pour niveler les taupinières ».
PENSÉE : « Ma propre mort ne m’inquiète pas. Ce qui m’inquiète, c’est la mort des autres » (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent pas à Rome »)
EPHEMERIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : –1799 – 7 octobre :
1. Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798—1801 (‘Abd-alRahman al-Jabartî) – Lundi 7 du mois de jumada al-ûlâ 1214 (7 octobre 1799) : Lundi 7 [7 octobre 1799] [Hausse sur les grains] Après la fête de la Croix, le niveau du Nil décrût. Depuis le début de la crue, le niveau avait été en dessous de la moyenne : la crue s’était montrée avare. Du coup les gens s’agitèrent et s’empressèrent d’acheter des grains ; ils se bousculaient sur la place aux grains et dans les entrepôts ; les marchands de grains augmentèrent leurs prix. Alors, les Français réunirent tous ceux qui avaient affaire avec le commerce des grains ; ils leur firent peur en leur parlant : « Ce grain qui existe maintenant, leur dirent-ils, c’est la semence de l’an dernier ; mais cette année, la semence emmagasinée ne sortira que l’an prochain. » Ils leur firent craindre le pire et le grain fut vendu au prix courant. C’est de justesse qu’on évita une vie chère terrible, grâce à la bienveillance divine et à la faveur de Dieu qui enveloppe tout et s’étend à tout. [Murâd Bey] Ce jour, départ de soldats français, sous le commandement d’un officier, pour aller à la rencontre de Murâd Bey, dans le Fayyûm. Des choses ont eu lieu entre lui et les Français, dont je n’ai pu vérifier le détail. Il y eut, entre [Murâd Bey] et le général, des envoyés et des échanges de correspondance. Un armistice avec échange de cadeaux eut lieu entre lui [Murâd Bey] et eux [les Français]. L’accord fut conclu sous des conditions, dont celle-ci : reconnaissance de Murâd Bey comme émir du Sa’îd sous la dépendance des Français. [Concentration d’Ottomans en Syrie] Au cours de ce mois, des bruits persistants et de plus en plus nombreux font état de rassemblement de troupes ottomanes en Syrie. Les Français s’emploient activement à sortir des munitions, des canons, des machines de guerre, des provisions et se mettent à fortifier al-Sâlihiyya, al-Qurayn et Bilbays. [Manque le mois de Jumâdâ al-âkhira, correspondant au mois de novembre 1799]
2. Auquel j’ajoute six courriers envoyés ce jour par le général en chef Kléber à des subalternes (textes à lire dans l’édition complète).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 920e livraison – 7 octobre 1428 : Cours d’eau de Marseille – Antinhana de Rocafort, 7 octobre 1428 (charte aux archives de Saint- Victor). Antignane – commune de Marseille, cours d’eau, formé par les versants du Rouet, qui se jette dans le ruisseau de Gironde (1872). Première mention : Palus de Antinana, 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor). On trouve également : Quartier de Lantignane ou N.-D.-de-Rouilh, 7 novembre 1749 (archives de Saint-Victor).
SANARY : 720e livraison – 7 octobre 1867 : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Le temps est indécis brumeux calme, la température fraîche et le ciel couvert. thermomètre à 16° à 8h du matin. Mariage du fils Doussoulin né à Saint-Nazaire mais demeurant à La Cadière avec sa famille. il épouse la demoiselle Moriani de Léon Moriani, cordonnier. La cérémonie a eu lieu à 9h du matin. Nous constatons que cette année 1869 est bien peu fertile au mariage. Nous sommes à la fin de l’année presque et nous n’avons sur nos registres que 8 mariages. Il est vrai que nous en avons publié qui ne se sont pas effectuée ici.
LA SEYNE-SUR-Mer : 614e livraison : 7 octobre 1981 – CLASSEMENT DE CLOCHES A LA SEYNE, SANARY et RIBOUX – Le clocher de Notre-Dame de Bon Voyage à La Seyne est carré, édifié sur le côté est du chevet, et coiffé d’un campanile en fer forgé. Il abrite quatre cloches, plus une cloche de 1689 qui est celle de l’horloge. Elle a été installée en 1705. C’est la seule qui subsiste d’avant la Révolution et elle a été classée Monument Historique le 7 octobre 1981. Tout comme Sont classées, le même jour, la cloche de 1734 que la communauté de Sanary a été autorisée à conserver pendant la Révolution et qui appartenait à l’ancienne église détruite en 1890, ainsi que celle De LA chapelle de Riboux, datée de 1717.
OLLIOULES : 622e livraison :20 août et 7 octobre 1883 : Cession de terrain à l’Etat pour construire le fort dit du Gros Cerveau, documet daté des 20 août et 7 octobre 1883 (Archives d’Ollioules , rapporté par Rotger B., 1984, p. 443 ; Delattre G., Hervé R., Ribot H., ms).
ÉPHÉMÉRIDES.

L’INTÉGRALE.
–1212 – 7 octobre : Latran – Le Pape Innocent III adresse aux archevêques et aux évêques, en général, une bulle par laquelle il leur enjoint de rendre justice aux chartreux de Montrieux, en cas de violation des indults et privilèges dont ils jouissent (R. Boyer, 1980, cartulaire de Montrieux, Acte n° 270.
–1221 – 7 octobre : Saint-Maximin – Déclaration par Pierre Arnoul, de Saint-Maximin, à Agnès [de Marseille], veuve de Guillaume de Rians, que lorsqu’il sera remboursé des 1.000 sous royaux payés par lui pour l’acquisition du domaine de Saint-Maximin, laissé à Agnès par son mari, il annulera ce contrat d’achat. Parmi les témoins : Hugues Isnard de Trets ; Geofroi de Signes de Rougiers. (Acte 421 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 184 v°. a. Guérard, n° 1032).
–1235 – 7 octobre : statuts de la baillie de Fréjus sont signés par R. de Taradello – Draguignan, 7 octobre 1235] Statuta Forojuliensis diocesis. Ce sont les usages à suivre pour les juridictions, justices, cavalcades, albergues, péages et autres droits fixés par quatre arbitres choisis par le comte de Provence et les barons… Actum in ciminterio Draguinnani, in presentia domini R. Tolonensis episcopi, R. Peironeti cannonici ejusdem ecclesie (Gallia Chr. Nov., Toulon n°178 ; Benoit 1925).
–1288 – 7 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Al Caval, 7 octobre 1288 (acte notarié). Cavau – quartier rural, partagé par la limite qui sépare les territoires d’Allauch et de Château-Gombert. Première mention : Feudum Cahalli, mars 1207 (charte aux archives de la Major).On trouve, en 1691, le Mont appelé le Cavau (cadastre d’Allauch).
–1298 – 7 octobre : LIEUX-DITS d’Allauch et de MARSEILLE –
1. Roterium, 7 octobre 1298 (charte aux archives municipales. Le Ratier – plaine, commune d’Allauch, quartier de Péchauris. Cité comme Plane du Ratier, en 1727 (registre aux archives de la Major).
2. Vallis charoces (charte aux archives municipales).Valchartres lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe. Première mention : Val cartes, 7 mai 1248 (charte aux archives municipales).
–1300 – 7 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Speronum, 7 octobre 1300 (acte notarié). L’Eperon – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.
–1348 – 7 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Arcolent, 7 octobre 1348 (acte notarié). Recoulens – quartier rural, commune de Marseille, entre Bonneveine et Saint-Giniès (1872). Première mention : Arcolas, Arcolœ, 23 avril 1040 (cartulaire Saint-Victor, n° 52).
2. Cas de Romannahc, (acte notarié). Romagnac, quartier rural, commune de Marseille, entre Saint- Giniès et Bonneveine. Première mention : Romagnana, mars 965. A Arles, restitution par Boson, comte de Provence, au monastère de Saint-Victor, sur la prière de l’évêque Honorât II, des localités de Romagnac, Ligus Pinis et Fabias, sises sur l’Huveaune et dans le pays de Marseille. Parmi les témoins : Pons, vicomte (Fils d’Arlulfe Ier, alors défunt) ; Arlulfe (Probablement l’un des petits-fils d’Arlulfe Ier), etc. (B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 10 v°. a. Gallia christiana, t. I, Instr., p. 108, n° VII. — b, Guérard, n° 29. — c. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 66. Ind. : G. de Manteyer, La Provence du Ier au X,ae siècle, p, 200, 224.
–1350 – 7 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Iter de Manihielis, 7 octobre 1350 (délibération du Conseil municipal). Marignelle – quartier rural, commune de Marseille, entre Arène et le Cannet. Première mention : Pons de Manavellas le 19 juillet 1248 (charte aux archives municipales). La terre de Marignelle appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Châteauneuf-des-Negreaux. Elle fut acquise par M. Bonsignour, notaire.
–1353 – 7 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Peyron de Sant Laze, 7 octobre 1353 (charte aux archives de la Major). Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier, fondé dans le quartier depuis une époque très ancienne. Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale (1872). Première mention : Domus S. Lazari de cart, 19 décembre 1269 (charte aux archives de la Major). Le Cart est un ruisseau de Caravelle ou des Aygalades. Etablissement religieux ou hospitalier qui est connu au 13e s. comme léproserie.
–1380 – 7 octobre puis 21 octobre : BIENS ET DROITS DU CHÂTEAU DE SOLLIES – Le 7 octobre 1380, le notaire Jean Blanqui, fermier de tous les biens, bans, leydes et pâturages des seigneurs de Solliès, vint trouver Hugues Riquier, la noble Alaxie de Vins, tutrice de noble Huguette de Piégut, le frère Sauveur Aycardi, baiie du frère Guillaume de Glandevès, Commandeur de Beaulieu, Hugues Abrassavin, baille de l’évêque, et Guillaume Madirat, fermier du prévôt. Il leur exposa l’opportunité qui y avait à faire compléter et parfaire les règlements qui avaient été déjà établis pour la conservation des biens et droits du château, de même que dans l’intérêt de l’université (Communauté). Les seigneurs et les représentants des seigneurs accueillirent cette requête, invitèrent la population, par la voix du crieur public, à se rassembler, dans un délai de trois jours, sur la place de l’Eglise. Au jour convenu, les habitants, conjointement avec les représentants des seigneurs, fixant leur choix entre les plus capables, en désignèrent quinze, qui furent chargés de revoir et compléter les règlements dans le délai d’une quinzaine. Voici les noms de ces mandataires ;
Raymond Fournier, l’aîné, Pierre Laugier, Hugues Aiguier, Pierre Bonasse, Bertrand Bernard, Hugues Broquier, Isnard Romey, Isnard Cordouan, Guillaume Julian, Raimond Malimeme, Guillaume Bosquet, Jean Baucet, Pons Filhol, Jacques Aiguier et Jacques Abrassamin (Paul Maurel, Histoire de Solliès).
–1428 – 7 octobre : Cours d’eau de Marseille – Antinhana de Rocafort, 7 octobre 1428 (charte aux archives de Saint- Victor). Antignane – commune de Marseille, cours d’eau, formé par les versants du Rouet, qui se jette dans le ruisseau de Gironde (1872). Première mention : Palus de Antinana, 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor). On trouve également : Quartier de Lantignane ou N.-D.-de-Rouilh, 7 novembre 1749 (archives de Saint-Victor).
–1460 – 7 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Laudeguier (registre aux archives de l’Evêché). Laudiguier lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel.

–1571 – 7 octobre : BATAILLE DE LEPANTE (suite) – Dans la baie de Lépante, laquelle s’ouvre dans le golfe de Corinthe, une bataille navale de grande ampleur mit aux prises la flotte de la Ligue chrétienne, réunie par le pape Pie V, qui en avait confié le commandement à don Juan d’Autriche, et la flotte ottomane d’Ali pacha. Il est assez difficile d’évaluer avec précision les forces en présence. On admet néanmoins que don Juan disposait de deux cent huit galères (cent six vénitiennes, quatre-vingt-dix espagnoles, douze pontificales), six galéasses et de vingt à trente naves qui n’avaient toujours pas rallié le gros. Quant à la flotte d’Ali pacha, on peut l’évaluer à deux cent trente galères et soixante-dix galiotes. Les Ottomans disposaient donc d’une nette supériorité numérique, compensée par la plus grande puissance de feu des chrétiens ; les galéasses, notamment, étaient armées de vingt-deux canons lourds et abritaient sous leurs pavois de très nombreux arquebusiers. On estime que les Chrétiens totalisaient mille huit cent quinze canons face aux sept cent cinquante bouches à feu des Ottomans. En ce qui concerne l’armement léger, la bataille de Lépante se situe à la charnière entre le combat antique et la guerre moderne : arquebuses et mousquets y furent utilisés concurremment avec piques, flèches et javelots. Environ cent soixante-dix mille hommes (dont la moitié de rameurs) participaient à l’action.
–1582 – 7 octobre : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Graillon ou La Gorgo de las Vacquas (acte aux archives de l’Evêché). Grillon, quartier rural, commune d’Aubagne.

–1720 – 7 octobre : LA PESTE A TOULON ET BANDOL – On ne sut le pêcheur CANCELIN malade que deux jours après son arrivée à Toulon où il venait d’apporter des draps infectés par la peste. Le 7 octobre, quatre Bandolais décédèrent : Marguerite IMBERT, femme de Jean BRUN, patron ; « tante Louise » veuve de Raphael PICHOU, Noel PICHOU, fils de Raphani et de Tante Louise, Anne-Thérèse CHAUTARD, fille de Pierre, viguier du lieu et de Madeleine IMBERT . Du 7 octobre au 19 novembre, il y aura en tout 37 morts à Bandol, sur un peu plus de 130 habitants, soit presque le tiers de la population (Cayol M., 1980 ).
–1789 – 7 octobre (16 Vendémiaire An V) : LES CONTRIBUTIONS SERONT SUPPORTEES PAR TOUS LES CITOYENS – L’Assemblée nationale qui siège encore à Versailles, a décrété : « Toutes les contributions et charges publiques, de quelque nature qu’elles soient, seront supportées proportionnellement par tous les citoyens sans distinction. » Aux Tuileries, où il a reçu le maire et le Comité des Subsistances de Paris, Louis XVI a déclaré : « Je donnerai tous les ordres que vous et la Commune me ferez demander par M. le maire et M. de La Fayette pour faciliter le transport des grains vers Paris » (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).
–1793 – 7 octobre : SIEGE DE TOULON –
1. LES ANGLAIS METTENT LEURS NAVIRES A L’ABRI SOUS L’EGUILLETTE- Sans cesse soumise à un véritable feu d’enfer d’une partie de la flotte coalisée, la batterie républicaine des « Sans-Culottes », installée sur les hauteurs de Lagoubran, est réduite au silence, au point que les insurgés déchaînés, la baptisent le « Tombeau des Sans Culottes » (Les batteries de « La Montagne » et des Sans Culottes » reçurent 20 000 boulets). Mais Bonaparte s’obstine sur place malgré des pertes sévères car, en bon artilleur, il sait bien que jamais un amiral ne restera sous le feu, même d’une seule batterie terrestre ; il n’est pas d’exemple où, dans ce cas, il ne prenne le large. Malgré une défense acharnée des anglo-espagnols, ceux-ci décident de mettre leurs vaisseaux hors de portée de la batterie des « Sans Culottes » en les mouillant à l’Eguillette ; ils laissent aux seuls vaisseaux français le soin de tirer sur les Républicains. Ce que l’amiral Hood exprime clairement le 7 octobre lorsqu’il rend compte à l’amirauté qu’il se voit obligé de retirer ses vaisseaux pour les mettre hors de portée et « qu’il valait mieux laisser couler ou mettre en pièces, les navires français que les siens ». Hood va donc mouiller ses vaisseaux à l’abri de l’Eguillette confiant aux vaisseaux français « Le Puissant », « Iphigénie » et « L’Aurore », le soin de continuer la lutte. « Le Puissant » et « Iphigénie » embossés face à Brégaillon et « L’Aurore » derrière l’Eguillette se rapprochent à la faveur de la nuit pour lâcher leurs bombes sur les batteries terrestres, mais, après quelques jours d’une furieuse canonnade, le dernier mot appartient à Bonaparte et le but qu’il cherchait est atteint (Maurin-Carcopino P., 1969, p. 49).
2. AFFAIRE DE LA « MODESTE » : Ayant été informés de la présence à Gênes de la frégate Modeste et d’autres petits bâtiments français venant de Toulon, l’amiral Hood y dépêcha quelques vaisseaux, accompagnés par le vaisseau français Scipion de Toulon sous pavillon royaliste. Le 7 octobre, pénétrant dans ce port neutre, le vaisseau anglais Bedfort s’approcha de la Modeste, battant pavillon tricolore, et, sans avertissement, la foudroya, à bout portant, d’une bordée de ses canons et de sa mousqueterie, après quoi son équipage se rua à l’abordage et massacra l’équipage français… (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 263)
3. FRAUDE SUR LES VINS A SANARY : Lettre comminatoire du sans-culotte Gury, commissaire du congrès républicain formé à Marseille, près les armées vers Toulon, menaçant les citoyens municipaux de Saint-Nazaire de leur faire répondre sur « leurs têtes à la République » du commerce frauduleux de vin se faisant dans leur port en faveur des escadres ennemies payant ces fournitures avec des écus, tandis qu’ils devraient veiller à l’envoi de ce vin à Nice à l’armée républicaine (Aubagne, 7 octobre) (Vallentin du Cheylard – Sanary et le siège de Toulon).

–1796 – 7 octobre (16 vendémiaire an V) : LOI SUR LES HÔPITAUX – LA CONVENTION REND AUX COMMUNES L’ADMINISTRATION DES HÔPITAUX – La Convention avait décidé de s’emparer de toutes les rentes des capitaux placés pour l’entretien, soit des églises, soit des centres hospitaliers, pour les verser à la Caisse nationale ; une loi du 16 vendémiaire an IV (7 octobre 1796) rend aux communes l’administration des biens de ces hospices (Loi sur les hôpitaux : ceux-ci retrouvent une personnalité juridique afin de pouvoir recevoir des donations et une administration propre sous la tutelle des municipalités et des départements qui désigneront une commission pour les diriger. D’après Fauchois Y., 2001, p. 1260)).
–1797 – 7 octobre (16 Vendémiaire An V) : LES HOSPICES PRENNENT LE NOM D’HOSPICES CIVILS (calendrier révolutionnaire).

–1799 – 7 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE
1. Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798—1801 (‘Abd-alRahman al-Jabartî) – Lundi 7 du mois de jumada al-ûlâ 1214 (7 octobre 1799) : Lundi 7 [7 octobre 1799] [Hausse sur les grains] Après la fête de la Croix, le niveau du Nil décrût. Depuis le début de la crue, le niveau avait été en dessous de la moyenne : la crue s’était montrée avare. Du coup les gens s’agitèrent et s’empressèrent d’acheter des grains ; ils se bousculaient sur la place aux grains et dans les entrepôts ; les marchands de grains augmentèrent leurs prix. Alors, les Français réunirent tous ceux qui avaient affaire avec le commerce des grains ; ils leur firent peur en leur parlant : « Ce grain qui existe maintenant, leur dirent-ils, c’est la semence de l’an dernier ; mais cette année, la semence emmagasinée ne sortira que l’an prochain. » Ils leur firent craindre le pire et le grain fut vendu au prix courant. C’est de justesse qu’on évita une vie chère terrible, grâce à la bienveillance divine et à la faveur de Dieu qui enveloppe tout et s’étend à tout. [Murâd Bey] Ce jour, départ de soldats français, sous le commandement d’un officier, pour aller à la rencontre de Murâd Bey, dans le Fayyûm. Des choses ont eu lieu entre lui et les Français, dont je n’ai pu vérifier le détail. Il y eut, entre [Murâd Bey] et le général, des envoyés et des échanges de correspondance. Un armistice avec échange de cadeaux eut lieu entre lui [Murâd Bey] et eux [les Français]. L’accord fut conclu sous des conditions, dont celle-ci : reconnaissance de Murâd Bey comme émir du Sa’îd sous la dépendance des Français. [Concentration d’Ottomans en Syrie] Au cours de ce mois, des bruits persistants et de plus en plus nombreux font état de rassemblement de troupes ottomanes en Syrie. Les Français s’emploient activement à sortir des munitions, des canons, des machines de guerre, des provisions et se mettent à fortifier al-Sâlihiyya, al-Qurayn et Bilbays. [Manque le mois de Jumâdâ al-âkhira, correspondant au mois de novembre 1799]
2. Six courriers envoyés ce jour par le général Kléber :
A. au général Lagrange à Belbeis – Le 15 vendémiaire an VIII (7 octobre 1799). J’ai reçu votre lettre du 13. Il serait à désirer que les dissensions que vous m’annoncez entre Youssef Pacha (le Grand Vizir) et Ahmad Jazzar existassent en effet. Cela ferait toujours un peu diversion. Si le général Reynier n’était point de retour à Belbeis, vous pourriez ouvrir la lettre incluse et vous conformer à son contenu. On assure ici que l’avant-garde de Gaza va se mettre en mouvement sous très peu de jours. Tâchez d’en être exactement instruit.
B. au Grand VizirLe 15 vendémiaire an VIII (7 octobre 1799) – Et les intelligences que l’on nous dit exister entre votre excellence et le pacha Ahmad Jazzar, me fait craindre que les lettres que je lui ai fait adresser par différentes personnes de sa nation ne vous sois point parvenues. Nous voulons cependant plus compromettre la sûreté d’autres individus, j’ai pris le parti de lui faire parvenir celle-ci en triplacat, par une voie plus détournée et moins apparente. Car enfin, je ne puis me persuader que votre excellence aurait pu laisser sans réponse des ouvertures qui touchent autant les intérêts de la sublime porte que celle que je lui fais et que lui a faites le général Bonaparte. Sa haute sagesse et celle des personnes qui l’accompagnent sont trop connues pour pouvoir admettre une pareille idée. Je prie Votre Excellence de croire à l’estime et à la considération distinguée que j’ai pour elle.
C. au général Verdier – Le 15 vendémiaire an VIII (7 octobre 1799). J’ai reçu vos différentes lettres jusqu’au 10 inclus. J’ai communiqué la jérémiade du citoyen Sartelon à l’ordonnateur en chef, et il m’a prouvé avoir envoyé les ordres nécessaires pour subvenir au service des hôpitaux, des vivres et des transports. Le général Sanson a dû faire passer aussi des fonds à la direction du génie de Damiette. S’il ne l’avait point fait, il n’y aurait point de ma faute, car j’ai donné pour cela les ordres nécessaires. Ce général doit, au surplus, être près de vous en ce moment et il pourra vous dire ce qui en est. Ramassez une centaine de barques à Castel Massara, faites-les bien garder, et au cas que l’ennemi exécute un débarquement sur la plage étroite qui sépare ce lac de la mer, vous pourriez, en même temps que vous l’attaqueriez par terre, l’attaquer aussi par le lac en vous servant de ces barques, car alors même que vous sauriez que trois mille Turcs ont en effet débarqué, vous n’hésiteriez sans doute pas à les attaquer avec trois cents de nos braves dans une position si désavantageuse. Burlos est occupé par les troupes du général Menou ; ainsi vous ne devez point vous en inquiéter. Lesbeh doit être en ce moment inaccessible par les eaux au moyen de tous les avisos que vous avez et que je vous envoie et au moyen de la demi nain e et de la batterie du Boghaz, vous ne devez, ce me semble, rien craindre non plus pour l’entrée du Nil. J’ai été très étonné d’apprendre que l’adjudant-général Martinet avait retenu le détachement de la 2e, venant d’El-Arich ; je lui envoie l’ordre de vous l’envoyer sur le champ. Lorsqu’il sera arrivé, vous enverrez eenl hommes seulement à Mansoura : cela suffira, surtout si la tour est déjà un peu avancée. En attendant, renvoyez-moi le 3e bataillon de la 75e‘ avec le dépôt de cette demi-brigade, pour qu’elle soit entièrement réunie ici. Mon intention est de vous y appeler aussi ; mais ce ne peut pas être encore dans ce moment ; vous ne le voudriez même pas, puisque vous avez l’ennemi en présence.
D. au général Reynier – « Le Caire, le 15 vendémiaire an VIII (7 octobre 1799)
J’ai reçu, citoyen général, vos deux lettres des 10 et 12 vendémiaire, ainsi que les différents rapports venus de la Syrie. Le renvoi du soldat de la 25e demi-brigade par le Grand Vizir a été fait sûrement par instigation du commissaire anglais ; ou bien, c’est simplement une jactance orientale- , ci quoiqu’il en soit, je n’en tire aucune conséquence, ni en faveur, ni en défaveur [1]. [Note : En fait Kléber est l’objet d’une véritable campagne de démoralisation des troupes françaises comme le montre cet extrait d’une lettre du général Dugua au général Lagrange (B6 110)du 16 vendémiaire an VIII (8 octobre 1799) : « Hier était un jour de nouvelles : (…) il est arrivé un soldat fait prisonnier par les Turcs près d’El-Arich renvoyé par le Grand Vizir pour dire aux Français que lui, Grand Vizir avait une armée aussi innombrable que les grains de sable de la mer, que vous deviez trembler etc. Il paraît qu’il y a dix ou douze mille hommes à Gaza et une trentaine de mille à Damas, ramassis qui ne vaut pas grand-chose, qui manque encore de beaucoup d’objet de première nécessité. » « « Enfin toujours hier un Arabe apporte au général en chef, au moment où nous allions nous mettre à table, un paquet contenant beaucoup d’exemplaires de la lettre ci-jointe envoyé par Mourad Bey pour être répandu chez les généraux de l’armée et même chez le général en chef qui n’a pas cru pouvoir mieux remplir les intentions de Mourad Bey qu’en nous les distribuant lui-même. Si Smith est l’auteur de cette platitude, il mérite bien l’épithète que lui a donné Bonaparte, mais je ne puis pas croire un Européen assez ignorant pour composer une pareille rhapsodie ni assez étranger aux mœurs des peuples civilisés pour confondre l’honneur avec l’assassinat. C’est quelque mauvais interprète de Mourad Bey qui a rédigé cette extravagance qui a servi à nous faire rire. ».] Je viens d’apprendre que le bataillon que vous avez envoyé à El-Arich n’est que de cent cinquante hommes ; si cela est ainsi, il faut sur le champ y envoyer cent hommes de plus, et mettre à la tête de cette troupe un chef de bataillon intelligent, qui ait l’amour de son état et l’ambition d’avancer. Il ne faut pas que cette garnison soit réduite à la simple défensive ; il faut qu’en cas d’événement elle puisse faire une sortie. Au demeurant, vous pouvez faire connaître aux officiers en général qui se trouvent à El-Arich que si la défense de ce fort répond à mon attente, la gloire et les récompenses militaires les attendent à la fois. D’un autre côté, l’adjudant-général Martinet a retenu fort mal à propos à Katieh, cent vingt hommes de la 2e d’infanterie légère qui devaient se rendre à Damiette, et cela fait que le général Verdier se croit dispensé de m’envoyer ici le 3e bataillon de la 75e, qui ne devait se mettre en marche qu’aptes l’arrivée du détachement de la 2e ci-dessus. Donnez-lui donc de suite les ordres les plus précis, pour qu’il laisse suivre à cette troupe sa première destination ; et comme, en effet, il paraît que l’adjudant-général Martinel n’a pas assez de monde dans la circonstance, il serait à propos que vous lui envoyassiez une centaine d’hommes et quelques dromadaires de plus. |e sens que tout cela va vous affaiblir, mais il est on ne peut plus important que tous ces mouvements s’exécutent sans délai. Si je veux en croire le Kiaya des Arabes, l’avant-garde de Gaza ne doit pas tarder à se mettre en mouvement. Je vous salue. »
E. au général Sanson. Le Caire, le 15 vendémiaire an VIII (7 octobre 1799) – « Je suis fâché que vous n’ayez pas fait, avant votre départ, la répartition des fonds nécessaires aux différentes directions ; cela fait, à ce qu’il paraît, retardales travaux sur tous les points. Veuillez y mettre ordre le plus tôt possible. Je désirerais aussi que le chef de bataillon Cazals se rende sans aucun délai à El-Arich pour prendre le commandement de ce fort. Je lui envoie directement la lettre de commandement, afin d’éviter toute espèce de contestation s’il y trouvait un autre chef de bataillon. Faites pousser, je vous en prie, les travaux de Lesbeh et ceux de la loin de Mansoura ; ordonnez aussi, s’il est nécessaire quelque amélioration de Tineh et d’Omm Fareg ; puis venez nous joindre afin de pouvoir marcher avec nous sur Salheyeh. ».
F. au chef de bataillon Cazals – Le 15 vendémiaire an VIII (7 octobre 1799) – « Vos camarades, mon cher Cazals, ont fait la campagne pénible de la Syrie, pendant que vous êtes resté à Lesbeh. Je sais que cela a été malgré vous, je sais que vous y avez été utile et grandement occupé, mais tout cela ne vaut point le passage du désert. Vous allez donc le tenter et prendre le commandement du fort d’El-Arich ; vous y serez le premier attaqué par l’armée du Grand Vizir c’est vous dire que c’est le poste d’honneur, c’est vous inviter à vous y distinguer. J’aurai l’œil sur vous ; la gloire et les récompenses militaires vous attendent à la fois. Je n’ai d’autre instruction à vous donner que celle de vous faire aimer, d’électriser les troupes et de vous défendre jusqu’à la dernière demi-once de pain. La nuit, on peut tout entreprendre sur les Turcs ; vous vous servirez de son ombre pour faire de vigoureuses sorties et enclouer leurs pièces, lorsqu’ils seront parvenus à les établir. Sans attendre d’autres ordres, vous partirez sitôt que vous aurez reçu la présente ; une heure de délai serait une heure précieuse de perdue, dont vous pourriez devenir responsable. Lorsque vous serez parvenu à votre nouveau poste, le chef de bataillon Geoffroy pourra l’abandonner et vous remplacer à Lesbeh. Il est ordonné au chef de bataillon du génie Cazals de se rendre sans délai à El-Arich pour prendre le commandement de ce fort et de sa dépendance. Tous les militaires, sans distinction, qui s’y trouveront lui obéiront en tout ce qu’il ordonnera relativement aux travaux et au service militaire.

–1811 – 6 et 7 octobre : NAUFRAGE AU RAYOLET – Dans la nuit du 6 au 7 octobre 1811, eut lieu le naufrage du brick « Les deux amis ». Il s’était échoué sur la partie du BRUSQ, dite le RAYOLET (Rotger B., 1984, p. 360)
–1867 – 7 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Lundi 7 – Temps plus maniable. Toujours vent d’ouest-nord-ouest mais moins froid aussi.
–1867 – 7 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Le temps est indécis brumeux calme, la température fraîche et le ciel couvert. thermomètre à 16° à 8h du matin. Mariage du fils Doussoulin né à Saint-Nazaire mais demeurant à La Cadière avec sa famille. il épouse la demoiselle Moriani de Léon Moriani, cordonnier. La cérémonie a eu lieu à 9h du matin. Nous constatons que cette année 1869 est bien peu fertile au mariage. Nous sommes à la fin de l’année presque et nous n’avons sur nos registres que 8 mariages. Il est vrai que nous en avons publié qui ne se sont pas effectuée ici.
–1870 – 7 au 29 octobre –
–1870 – du 7 au 29 octobre : MARSEILLE – Au milieu d’une vive effervescence survenaient des événements qui ne réussissaient qu’à accroître l’agitation ; l’arrivée de Garibaldi à Marseille, le 7 octobre, le 13 octobre, l’arrêté rendu par Esquiros, d’expulsion des Jésuites ; le gouvernement annula cette mesure, et Esquiros blessé au vif donna sa démission ; enfin la nouvelle de la capitulation de Metz, 29 octobre, porte l’émotion à son comble (Gabrielle Castellari, 1945).
–1870 – 7 octobre : Gambetta quitte Paris en ballon. Né de la chute du Second Empire et de la défaite de Sedan, le gouvernement de la défense nationale charge le ministre de l’Intérieur Léon Gambetta (32 ans) de quitter Paris, assiégé par les Prussiens, et d’organiser en province la reprise des combats. Pour franchir les lignes prussiennes, le fougueux ministre a l’idée d’emprunter une montgolfière et prend conseil auprès du photographe et aérostier Nadar. Gonflé au gaz d’éclairage, le ballon de 16 mètres de diamètre s’élève au matin du 7 octobre 1870, de la butte Montmartre avec à son bord l’impétueux ministre et un assistant. Mais le vent le pousse vers le nord et les lignes prussiennes… Les deux voyageurs lâchent du lest pour s’élever et échapper aux tirs ennemis. Leur ballon s’écrase en milieu d’après-midi près de Beauvais, où ils sont recueillis par des paysans. Après trois jours de voyage épique en voiture à cheval et en train, Gambetta arrive enfin à Tours où il rejoint une délégation gouvernementale dirigée par Adolphe Crémieux mais l’approche de l’ennemi les oblige à se replier jusqu’à Bordeaux (Herodote.Net).
–1883 – 20 août et 7 octobre : FORT DU GROS CERVEAU – Cession de terrain à l’Etat pour construire le fort dit du Gros Cerveau, daté des 20 août et 7 octobre 1883 (Archives d’Ollioules , rapporté par Rotger B., 1984, p. 443 ; Delattre G., Hervé R., Ribot H., ms).
Situation : Le Fort dit du Gros Cerveau est situé sur le sommet le plus élevé, 443 m, du Massif du Gros Cerveau. Il coiffe ainsi ce dôme arrondi et permet de disposer d’une excellente vue panoramique autant vers le sud en direction de la plaine côtière de Sanary et de Six-Fours, comme vers Ollioules, que vers le nord face à la plaine du Beausset et de Sainte- Anne d’Evenos, ainsi que vers le départ des Gorges de la Reppe. Il est de plus séparé des collines du Beausset-Vieux par le Val d’Aren, et commande le seul accès nord au massif par le Pas du Val d’Aren. De cette place, on est en liaison optique avec le Fort de la Pointe, situé lui à l’ouest à une distance de trois km ; cette dernière fortification est l’ouvrage le plus occidental de la chaîne de forts du périmètre défensif de la place de Toulon. La liaison optique est également assurée , d’une part avec le Fort de Pipaudon implanté à 2,2 km à l’est nord-est, lequel est le maillon central qui verrouille avec le fort du gros Cerveau les Gorges de la Reppe et la Nationale 8 qui longe le cours, et d’autre part avec le Fort de Six-Fours situé lui à 6 km au sud sud-est, lequel est le fort principal de toute la partie occidentale du dispositif de protection de Toulon. Sa position est donc forte et logique. Il ne fait pas double emploi avec le Fort de la Pointe, mais lui est complémentaire. Le fort du gros Cerveau est à cheval sur la limite entre les communes de Sanary et d’Ollioules et en limite de celle d’Evenos. L’accès s’en fait par une route militaire arrivant des faubourgs sud d’Ollioules et cette voie se prolonge jusqu’au Fort de la Pointe du Cerveau, en position légèrement défilée par rapport à la crête nord.
Description : L’arrivée devant le fort se fait par l’Ouest, après l’avoir contourné au sud par un grand lacet. Un grand fossé rectiligne sépare le fort lui-même du terre-plein d’arrivée. L’entrée dans le fort se faisait par un pont-levis maintenant disparu. Les deux casernes sont situées de part et d’autre de cette entrée. Le tunnel menant aux soutes à munitions souterraines est juste en face, et se courbe vers la sortie côté est. Les emplacements de canons préétablis ont été installés sur le sommet, 6 sur le côté ouest, et 4 sur le côté sud. Les canons pouvaient alors tirer aussi bien dans les directions Est ou Ouest, que Nord ou Sud. Tous ces emplacements sont reliés l’un à l’autre par des passages enterrés où sont situés les renfoncements pour le stockage des munitions. L’un d’eux est relié aux magasins souterrains par un monte-charge. Le parapet limite en gros un ensemble rectangle assez régulier de 200 m du nord au sud sur 130 m de l’Est à l’Ouest, bastionné au sud-ouest avec poste de garde, bordé de glacis de pierres en éboulis, au sud et à l’est et s’appuyant sur la falaise au nord, et sur le fossé à l’ouest. Le chemin de ronde bordant ce parapet est suffisamment large pour pouvoir y disposer des canons au nord, à l’Est et au sud. Dans la direction de l’Ouest, en revanche, c’est sur le terre-plein extérieur que ces canons supplémentaires pouvaient être installés enterrés où sont situés les renfoncements pour le stockage des munitions. L’un d’eux est relié aux magasins souterrains par un monte-charge. Le parapet limite en gros un ensemble rectangle assez régulier de 200 m du nord au sud sur 130 m de l’est à l’ouest, bastionné au sud-ouest avec poste de garde, bordé de glacis de pierres en éboulis, au sud et à l’est et s’appuyant sur la falaise au nord, et sur le fossé à l’ouest. Le chemin de ronde bordant ce parapet est suffisamment large pour pouvoir y disposer des canons au nord, à l’est et au sud. Dans la direction de l’ouest, cependant, c’est sur le terre-plein extérieur que ces canons supplémentaires pouvaient être installés.
Historique : Ce fort a été construit dans les années 1880-88, mais n’a en fait jamais servi. Pendant la guerre de 1914-18 il a été armé au tout début de la guerre, mais le déroulement des opérations militaires se faisant de telle manière qu’aucun débarquement, ni même bombardement n’ait été à craindre dans la région toulonnaise, il a été rapidement désarmé. Pendant la guerre de 1939-45, il en a été de même. Même les Allemands de 1943 et 1944 ne s’y sont pas installés, bien qu’ils y aient construit un petit blockhaus sur le terre-plein ouest. Au contraire du fort de la Pointe, celui du Gros Cerveau n’était pas gardienné en permanence car le gardien du fort de la Pointe devait y faire sa ronde. Ce fort est maintenant complètement abandonné et livré aux pilleurs de belles pierres.]
[Rotger B., 1984 : Le 20 Août 1883, le Conseil d’OLLIOULES, après délibération, céda à l’Etat le terrain communal dans la forêt d’OLLIOULES pour servir à l’édification du fort dit du « GROS CERVEAU » et du chenin y conduisant. Saint-Nazaire participera pour 2/15e aux frais d’entretien du chemin qui, pour l’instant, ne va pas encore à l’ouvrage de la Pointe (ou Petit Cerveau). Pour le chemin, Saint-Nazaire cédera à l’Etat 14.200m2 pour la construction de la route desservant le Gros Cerveau et passant sur le territoire de la commune. Le prix du m² fut fixé à 0 franc 25 centimes, le 7 octobre 1883. (…) Pour le chemin du Gros Cerveau, les hoirs SOLEILLET cèdent en 1887 des terres au GENIE MILITAIRE (expropriation pour cause d’utilité publique). Il s’agit du chemin annexe qui doit relier le fort du Gros Cerveau à l’ouvrage de la Pointe.]
–1888 – 7 octobre : SAGA AJELLO – François Cyr AJELLO, né à Procida en 1862, mort à Saint-Mandrier en 1921 , pêcheur, avait épousé Marguerite Joie SCOTTO LACHIANCA, née à Procida en 1857, de père armateur, morte à Saint-Mandrier en 1924, sont naturalisés français le 7 octobre 1888. Ils auront pour enfants : Victor Lazare Antoine AJELLO, pêcheur, né à St Mandrier en 1895, mort à St Mandrier à 1914 ; Lucie Joséphine AJELLO, née à St Mandrier en 1888, morte à St Mandrier en 1978 ; Eugène Joseph François AJELLO, pêcheur, né à St Mandrier en 1890, mort à St Mandrier en 1967 ; Louis AJELLO, pêcheur, né à St Mandrier en 1892, mort à St Mandrier en 1970 ; Simone Augustine Jeanne AJELLO, née à St Mandrier en 1899, morte à St Mandrier en1917 (Archives familiales)
–1889 – 7 octobre : SAGA AJELLO – ministère de la Justice – Direction des affaires civiles et du sceau. Bureau du sceau. N° 2038×87. Le Président de la République Française, sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la Justice décrète, Article premier : est naturalisé français Lachianca (Marguerite Joie Scotto) femme Aiello, née le 24 juillet 1857 à Procida (Italie), demeurant à Saint-Mandrier (Var). Article 2 : Le garde des sceaux, ministre de la Justice, est chargé de l’exécution du présent décret. Fait à Paris, le 7 octobre 1889. Signé Carnon. Le garde des Sceaux, ministre de la Justice. Signé Thévenet. Pour ampliation, le conseiller d’Etat, directeur des affaires civiles et du sceau, Baril (Archives familiales).
–1897 – 7 octobre :
1. LA BATTERIE DE LA PIASTRE OUVRE LE FEU – Affiche informant la population du Creux Saint-Georges que des exercices de tir allaient avoir lieu : « Jeudi 7 octobre 1897, la batterie de la Piastre au quartier de la Vieille effectuera des exercices de tir avec des canons de fort calibre. Gare à la casse ! » (Gisèle Argensse, 1989, p. 109).
2. LA SEYNE : GREVES SPONTANEES DUES A DES DECISIONS TROP AUTORITAIRES – Trois grèves courtes liées à chaque fois à des relations de discipline, de contact humain au sein de l’entreprise et qui, si jamais les ouvriers n’obtiennent totalement gain de cause, produisent un antécédent local propre à fortifier les luttes à venir, qui donnent aux yeux de chaque ouvrier un respect envers le syndicat et ses représentants qui font accepter au patron de les recevoir, et par là-même, reconnaître une compétence sociale à s’exprimer. Grèves spontanées, semble-t-il, qui naissent de l’indignation de décisions trop autoritaires. Impressions seynoises : … « Passez à n’importe quelle heure de la journée et dans n’importe quelle rue, vous êtes sûr de vous buter, pour peu que vous soyez myopes, à des tas d’immondices ; allez au Buon retira, le seul et unique qui existe, si vous n’avez pas la précaution de vous munir à l’avance d’une paire de bottes de vidangeur, vous n’en sortez pas sans en avoir par-dessus les chevilles. Et pourquoi aussi laisse-t-on les ménagères vider en plein midi toutes sortes de saletés à la mer et cela devant le nez de ceux qui doivent le défendre. … » (Le Réveil du Var du 30 octobre 1897)

–1908 – 7 octobre – AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 311, genre de navigation p.p., port d’embarquement Toulon comme patron, date de l’embarquement 7 octobre 1908. Signature de l’administrateur : illisible .
–1911 – 7 octobre : TRANSFERT DE CERCUEILS DE VICTIMES DE L’EXPLOSION DE LA « LIBERTE » – Le samedi 7 octobre, les cercueils de 3 victimes de la Liberté traversent le Creux Saint-Georges pour se rendre à la gare de La Seyne depuis la chapelle de l’hôpital Saint-Mandrier, lors du transfert vers le pays natal. C’est avec beaucoup de tristesse que la population silencieusement regarde passer les convois. Le ministre de la Marine, donna des récompenses à certains membres du personnel médical, infirmiers et ouvriers de l’hôpital. F. Revest collaborateur du « Petit Var » reçut un témoignage officiel de satisfaction (Gisèle Argensse, 1989, p. 140).
–1929 – 7 octobre : COSTE ET BELLONTE – Les aviateurs Coste et Bellonte établissement un record en volant sur 8200 km.
–1932 – 7 octobre : UN MARIAGE A L’HOPITAL DE LA MARINE – Evénement dans l’hôpital maritime de Saint-Mandrier, à marquer d’une pierre blanche. Pour la première fois depuis la construction de l’hôpital maritime un mariage est célébré dans la chapelle Saint-Louis. Le matelot clairon Lorenzino Emile en traitement à Saint-Mandrier épousait Melle Benetendi Catherine originaire de Pierrefeu, Le mariage civil a été prononcé par le conseiller municipal Giraud Mandrier chargé des fonctions d’officier de l’état civil de la section remplaçant M. l’adjoint spécial Gibert empêché. La bénédiction nuptiale a été donnée à la chapelle par M. l’abbé Pourrières, curé de la paroisse et aumonier de l’hôpital (Gisèle Argensse, 1989, p. 159-203).
–1933 – 7 octobre : Inauguration d’Air France au Bourget.
–1934 – 7 octobre : Vieux-port de Marseille – Arrivée du roi Alexandre 1er de Yougoslavie sur le Dubrovnik au quai des Belges, quelques heures avant son assassinat (photo Detaille, Marseille).

–1940 – 7 octobre :
1. VICHY RETIRE LA NATIONALITE FRANÇAISE AUX JUIFS D’ALGERIE – Le 7 octobre, le décret Crémieux est abrogé par le régime de Vichy qui retire ainsi la nationalité française aux Juifs algériens (André Rossel, 1985).
2. « C’EN EST FINI DU THÉÂTRE QUE NOUS AVONS SUBI ET QU A FAIT TANT DE MAL » – L’actrice Gaby Morlay déclare à un journaliste : « Le théâtre doit être moral, nous dit Gaby Morlay. – Oui, le théâtre de demain, le théâtre d’aujourd’hui sera, doit être, un théâtre moral. Elle insiste. Elle ne redoute pas de répéter : — Moral… C’est, en somme, un mot nouveau, dans notre monde renouvelé. Nous avons désappris de l’entendre, depuis qu’un desséchant cynisme le bafouait de ricanements péremptoires qui en imposaient à la lâcheté des imbéciles. ‘(…) —.Vous entendez ?… C’en est fini du théâtre que nous avons subi et qui a fait tant de mal ». (Entretien avec Maurice Coriem, dans « Le Petit Journal » du 7 octobre 1940).
3. CRÉATION DE L’ORDRE DES MEDECINS (Le Petit Journal du 7 octobre 1940).
–1943 -7 octobre :
1. DÉPORTATION DE SEYNOIS– Parmi les 15 Seynois dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, nous trouvons BENAVADA Samuel – Né à Lyon (2e) le 4 mars 1927, juif déporté au départ de Drancy par le convoi n° 60 du 7 octobre 1943 à destination d’Auschwitz, mort en déportation le 12 octobre 1943 au camp d’Auschwitz (Pologne).
2. RAPPORT DU commissaire de Toulon au préfet du Var au sujet du sabotage à bord d’un navire de guerre aux Forges et Chantiers de la Méditerranée. « Dans la soirée du mercredi 6 octobre 1943 le poste radio du chasseur N° 9 utilisé par la marine allemande est saboté. Tous les appareils sont détériorés à coups de marteau. Les fonctionnaires de la Gestapo arrivés le matin sur les lieux procèdent à une enquête. Aucune plainte n’est déposée au poste de police de La Seyne (A.D.Var : 1W81. CR du 7 octobre 1943).

–1948 – 7 octobre : « LA » DEUCH – Citroën présente sa 2CV type A presque définitive (la Deuch) au salon de l’automobile de Paris le 7 octobre 1948. Elle est énormément critiquée par la presse qui n’a pas apprécié le silence de la firme autour de son projet. Malgré cela, l’accueil du public est plus enthousiaste. Une plaisanterie est lancée : « Obtient-on un ouvre-boîte avec elle ? ». Le succès de curiosité est aussitôt refroidi par son prix qui n’est que provisoire et par des délais de livraison trop flous. En 1949, juste avant l’ouverture du salon de Paris, elle est reçue par le service des Mines et désignée « Type A ». La production de la 2 CV type A commence alors, avec un modèle unique et une seule couleur disponible. Elle est vendue sans serrure de portes : le dispositif d’antivol proposé étant celui adopté sur les bicyclettes, pris entre le volant et la barre centrale du siège avant. Les seuls instruments du tableau de bord sont un tachymètre et un ampèremètre. La construction de la populaire « deuch » fut arrêtée le 27 juillet 1990. C’est la voiture française la plus vendue avec 9 000 000 d’exemplaires devant la Peugeot 206 et la Renault 4 (R4 ou 4L).
–1949 – 7 octobre : NAISSANCE DE LA R.D.A. – La zone d’occupation soviétique en Allemagne devient un État à part entière sous le nom de République Démocratique Allemande (RDA, en allemand DDR). Il s’oppose à la République Fédérale Allemande (RFA) constituée par les zones d’occupation américaine, anglaise et française. C’est la fin d’un long processus d’éclatement qui a débuté avec la défaite de l’Allemagne nazie en 1945 et a été intensifié par la GUERRE FROIDE entre les anciens alliés américain et soviétique. La division de l’Allemagne en deux États antagonistes va durer un demi-siècle, jusqu’à la chute du Mur de Berlin.
–1954 – 7 octobre – IMPÔTS OR NOT IMPÔTS – Depuis quatre jours, les habitants DE Saint-Mandrier sont en possession de leur feuille d’impôts locaux. Colère de certains de Mandréens, élus ou pas : « Dans notre article « où allons-nous », du 5 septembre, nous avons indiqué que les impôts communaux seront triplés, ce qui nous a valu une colère de Monsieur Clément et la suppression des communiqués officiels à notre journal (Le Petit Varois). (…) Il suffit de consulter les feuilles d’impôts de 1953 et 1954 pour constater que les impôts communaux ont été multipliés environ par trois. Dans les trois colonnes de répartition des cotisations, la deuxième colonne indique nettement, dans cette proportion, l’augmentation des impôts de la commune. D’autre part, Monsieur Clément aurait indiqué à plusieurs contribuables qui sont venus se plaindre : « Que voulez-vous, sur six mille francs d’impôts, quatre mille francs sont attribués à l’Etat et seulement deux mille francs pour la commune ». Nous sommes vivement surpris d’une telle déclaration, car les contribuables peuvent constater que la troisième colonne « cotisation pour les autres collectivités » est vierge de tout chiffre ». On apprend également que plusieurs élus vont demander des éclaircissements au maire, lors du prochain Conseil municipal (Le Petit Varois du jeudi 7 octobre).
–1957 – 7 octobre : POSE DE LA PREMIÈRE TÔLE DU PAQUEBOT « FRANCE.
–1978 – 7 octobre : LANCEMENT DU « FIGARO MAGAZINE ».
–1981 – 7 octobre : CLASSEMENT DE CLOCHES A LA SEYNE, SANARY et RIBOUX – Le clocher de Notre-Dame de Bon Voyage à La Seyne est carré, édifié sur le côté est du chevet, et coiffé d’un campanile en fer forgé. Il abrite quatre cloches, plus une cloche de 1689 qui est celle de l’horloge. Elle a été installée en 1705. C’est la seule qui subsiste d’avant la Révolution et elle a été classée Monument Historique le 7 octobre 1981. Tout comme Sont classées, le même jour, la cloche de 1734 que la communauté de Sanary a été autorisée à conserver pendant la Révolution et qui appartenait à l’ancienne église détruite en 1890, ainsi que celle De LA chapelle de Riboux, datée de 1717.
–1987 – 7 octobre : ARCHÉOLOGIE – Article paru dans l’Express – Ollioules (Var), de la monnaie dans le vase. Deux instituteurs découvrent un trésor, une énigme est cachée dedans. Était-ce quelque puissant chef celto-ligure du IVe siècle avant Jésus- Christ ? Ou bien quelque mercenaire retiré fortune faite ? Quelque riche marchand? Quelque Harpagon des temps obscurs où Marseille, colonie de l’ionienne Phocée, s’appelait encore Massalia ? Voire – l’hypothèse est loin d’être rejetée — quelque gangster antique en possession d’une rançon soutirée à un « grossium » massaliote ? L’exceptionnel trésor monétaire — près de 5 000 pièces d’argent – découvert dans un oppidum celto-ligure, à Ollioules, entre Bandol et Toulon, témoigne en tout cas de la richesse de la Marseille grecque et de l’importance de ses échanges avec les populations indigènes. Certaines des pièces sont rarissimes, notamment des drachmes lourdes massaliotes et deux drachmes d’Ampurias (Espagne). Elles apportent des indications précieuses sur les liens qui unissaient certaines des diverses colonies que l’ancienne Phocée, cité grecque d’Asie, rivale malheureuse de Milet, avait établies dès le VIe siècle en Méditerranée occidentale (en Italie, en Corse, en France et en Espagne). A l’origine de la trouvaille d’Ollioules, faite en 1986 et révélée seulement l’autre semaine, un chantier archéologique entrepris en 1984 par un groupe dirigé par un couple d’instituteurs de Sanary, Henri et Catherine Ribot, deux passionnés d’histoire et d’archéologie. Ils explorent un vaste oppidum celto-ligure deviné à la fin du siècle dernier, qui révèle peu à peu des vestiges très anciens : fondations d’habitats, d’un temple, de structures publiques, systèmes d’alimentation en eau et de drainage, éléments rarissimes dans un site indigène et qui témoignent de l’importance de celui-ci. L’agglomération, qui devait abriter quelque 1 500 personnes, était sans doute la capitale d’un petit peuple celto-ligure, les Camatulici, qui occupaient un territoire s’étendant de Cassis à Hyères. Le site, abandonné pendant un siècle, avait été réoccupé par les Romains qui y avaient construit une bourgade pour contrôler les gorges d’Ollioules, point de passage entre Marseille et Toulon. Parallèlement aux structures d’habitations les archéologues découvrent poteries, tessons, bijoux, quelques pièces de monnaie, bien utiles pour dater les couches où elles sont découvertes. Puis, le 31 juillet 1986, c’est la surprise. Divine. Protégée du soleil caniculaire par des canisses, Catherine Ribot gratte doucement le sol. Le bord d’un vase apparaît. Lentement dégagé, un petit récipient sphérique de 25 centimètres de haut se révèle très lourd. A l’intérieur, 4 960 pièces d’argent : des milliers d’oboles grecques, seize drachmes lourdes massaliotes, pratiquement des « fleurs de coins », c’est-à-dire neuves, sortant de la matrice. Ces drachmes lourdes massaliotes (environ 4 grammes), qui portent à l’avers une tête d’Artémis et au revers les lettres massa (pour Massalia), constituaient, contrairement aux oboles, surtout consacrées aux échanges avec les indigènes, une monnaie internationale. Elles avaient été frappées par les Phocéens de Marseille afin d’aider la cité sœur de Velia, au sud de Naples, dans sa lutte contre Syracuse. «Jusqu’à présent, on n’avait trouvé que 30 à 40 drachmes lourdes massaliotes, réparties dans tout le monde antique et souvent ramassées isolément, dit Henri Ribot. Au cabinet des Médailles à Marseille, il n’en existe que trois. » Quel est l’avenir du trésor d’Ollioules ? Il vient d’être confié pour étude à une chercheuse du CNRS, Claude Brenot, responsable du cabinet des Médailles. Ensuite il risque le feu des enchères. A moins que des collectivités locales ou l’Etat ne l’acquièrent. • ROGER arduin.
Observation : depuis cet article relatant une découverte faite le 31 juillet 1986, le lot monétaire (et non pas le trésor) n’a pas été acheté par l’Etat ou une collectivité territoriale mais a été remis à son propriétaire, la personne possédant le bien-fonds (note H.R.).
–1988 – 7 octobre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – La journée du 7 octobre 1988 voit l’ensemble de la base se mobiliser à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la création de l’aviation d’escadre.
–1990 – 7 octobre : – EMEUTES A VAUX-EN-VELIN – La presse relate les émeutes qui se sont déroulées la veille dans la banlieue lyonnaise de Vaulx-en-Velin. Il apparaît nettement que les périphéries des grandes villes sont devenues des zones globales d’exclusion qui nourrissent un sentiment aigu d’indifférence et d’abandon. L’architecte Roland Castro propose des solutions dans le cadre de Banlieues 89. En décembre, un ministère de la ville (Michel Delebarre) lancera un plan de rénovation de 5 ans.
–1996 – 7 octobre : MUSÉE DES CIVILISATIONS ET DES ARTS PREMIERS – Le président Jacques Chirac annonce la construction d’un musée des Civilisations et des Arts premiers qui puisera ses collections dans celles du musée de l’Homme et du Musée des Arts africains et océaniens. Outre l’intérêt personnel du Président pour ce type d’art, s’ajoute l’indispensable lien entre présidence et création de musée depuis Georges Pompidou.

–2014 – 7 octobre : Première séance POUR 2014-2015 de l’association « Découvertes et Civilisations » à Sanary. A 14 h 30, Salle Marie Mauron, je présentais les conférenciers qui animeraient les 11 réunions d’atelier du mardi sur le thème de la Méditerranée antique et les 4 conférenciers qui parleraient de faits de société. A la fin de la présentation, nous visionnions un court diaporama portant sur le voyage que réalisé à travers Provence, Languedoc et Roussillon en suivant la voie Domitienne.
–2017 – 7 octobre : AMNESTY INTERNATIONAL – Le groupe OUEST VAR organisait sa foire aux livres (Romans, BD, …, CD, DVD) les 7 et 8 octobre 2017 de 10h à 18 h, salles Arbouses et Myrte, Le Pin Rolland, Saint-Mandrier-sur-Mer. Contact : 04 94 30 82 78 / 07 84 44 51 97 (Amnesty International La Seyne a fermé sa porte et n’existe plus, hélas ! Note H.R. 2025)

–2018 – 7 octobre : nouvelles du monde.
En Bosnie-Herzégovine, les élections générales ont lieu.
Au Brésil, au premier tour de l’élection présidentielle, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro arrive largement en tête devant le candidat de centre gauche Fernando Haddad.
Au Cameroun, l’élection présidentielle se tient dans un contexte d’importantes violences.
A Sao Tomé-et-Principe (ou Saint-Thomas-et-l’île du Prince), ancienne colonie africaine du Portugal indépendante depuis 1975, aux élections législative, l’ADI du Premier ministre Patrice Trovoada arrive en tête mais perd sa majorité absolue.
–2019 – 7 octobre : METEO DE SANARY : Le vent est de retour qui a soufflé du nord-ouest à plus de 35 km/h durant la nuit et devrait encore tenir à plus de 30 km/h jusqu’à 11h avant de tomber et ne plus souffler qu’à 15 km/h jusqu’au soir où il passera à l’est. La journée s’annonce ensoleillée avec des minimales à 14 – 16° et des maximales qui ne devraient pas dépasser 24°.
–2020 – 7 octobre : décès de ma belle-sœur qui était aussi ma marraine de baptême.

–2024 – 7 octobre : Ce matin-là, avec ses amis et ses parents, nous accompagnions Elisabeth Paquet, née Bachas pour l’Etat-Civil lors de son dernier voyage. Tout un pan de notre vie venait de s’effondrer ! voilà plus de cinquante ans que nous nous connaissions, et cela semblait durer hors de toute logique tellement elle était fatiguée, malheureuse de se voir ainsi. Nous pension passer lui faire encore un coucou pour lui parler de nos voyages passés et de celui qui se préparions. Ce n’était plus possible désormais ! Finis les repas en commun au son de la guitare, les fondues bourguignonnes des premiers temps de notre amitié. Que c’est loin tout ça et que c’est proche en même temps ! nous pensons, nous penserons à toi qui fut une véritable amie, qui n’eut jamais eu un mot désagréable mais, au contraire, des paroles douces, gentilles. Ton amour pour la langue provençale et son parler, tout cela nous reste en mémoire désormais. Repose en paix mais continue de nous apporter cette force de caractère, cette hargne de vivre qui fut la tienne, ainsi que cette amitié qui ne s’est jamais démentie. « De segur, Babé, te gardarem dins lo cor corne una pura provensala matinada d’un poc de flor dau pais catalan dins leis cabels. Bon viatge dins l’autre monde monte la gens sont totjorn polits, gentils et bons. » Tes amis à jamais Cathy, Henri (Okap), Isabelle et les autres.
–2025 – 7 octobre : PREMIERE SEANCE DU CYCLE 2024-2025 de l’association sanaryenne « Découvertes et Civilisations » qui a invité M. Dominique RICHARD à nous entretenir de l’histoire du marquis Roux de Corse, fondateur de Brue-Auriac. Début de la séance à 14h 30, Salle Marie-Mauron.

Bon mardi à tous !
A demain !

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