ÉPHÉMÉRIDES DU 26 SEPTEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 26 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4923)

ILLUSTRATIONS :  Bruxelles 1986 Clichés H. Ribot. 

Un grand bonjour à tous !

FETES : C’est la fête des quelques 120 000 DAMIEN de France, lesquels tiennent leur nom d’un médecin qui soignait sans accepter d’argent ; il vivait en Cilicie (Asie Mineure) avec son frère Côme. Tous deux souffrirent le martyre en 303 ou 310 sous l’empereur Dioclétien.

Pour le calendrier républicain, c’était le jour du CHEVAL. Pour ma part, le jour du cheval, c’est le mercredi, mais dans mon assiette (comprenne qui pourra).

DICTON :  A la saint Damien, le dicton veut que l’on trouve des noix plein le chemin

PENSÉE DU JOUR : Le grand Alphonse ALLAIS aimait beaucoup les titres de noblesse, d’où la cascade de génitifs du genre « vicomte A. Bry d’Abattut » qu’il forgeait à partir du principe édicté dans le « Chat Noir » du 25 janvier 1880 : « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. « Être de quelque chose », ça pose un homme, comme « être de garenne » ça pose un lapin.

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : important texte que cette lettre de Kléber, général en chef, au Directoire Exécutif de la République française (note : cette lettre, interceptée par les Anglais, fut publiée par eux avec un ensemble d’autres documents. La première édition française en fut faite par le général Mathieu Dumas en 1816-1826. Napoléon, à Sainte-Hélène, annota l’ouvrage et ajouta ses remarques critiques (Correspondance XXX). La version que nous donnons ici, a été éditée  et nous la retrouvons dans Correspondance XXXI, p. 612-622). La lettre : « Citoyens Directeurs, Le général en chef Bonaparte est parti pour la France le 5 fructidor au matin, sans avoir prévenu personne. Il m’avait donné rendez-vous à Rosette le 7, je n’y ai trouvé que ses dépêches. Dans l’incertitude si le général a eu le bonheur de passer, je crois devoir vous envoyer copie de la lettre par laquelle il me donna le commandement de l’armée, et de celle qu’il adressa au Grand Vizir à Constantinople, quoiqu’il sût parfaitement que ce Pacha était déjà arrivé à Damas. Pour le texte complet qui tient plusieurs pages, voir dans le corps des éphémérides de ce jour.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 910e livraison. –1914 – 26 septembre : Les deux premières brigades de la fameuse division de LAHORE débarquent à Marseille. Elles défilent dans les rues de la ville où elles rencontrent un franc succès et sont chaleureusement acclamées. Le corps d’armée indien comprend environ 100 000 soldats et officiers originaires de toutes les régions du sous-continent indien. Les SIKHS (avec barbe et turban) forment le noyau dur de cette armée. Il faut également citer les GURKHAS, originaires du Népal, les PUNJABIS et les RADJPOUTES qui sont de valeureux guerriers. Leur campement à Marseille était situé au parc Borély.

LA SEYNE-SUR-Mer : 605e livraison : –1905 – 26 septembre : DENOMINATION DES RUES DE LA SEYNE – Le Conseil municipal de La Seyne conduit alors par le Maire Jean Armand, pharmacien de son état, se réunit. Sont présents : MM. Juès, Tisot, Lesquoy, Audiffren, Ferrandin, Pisan, Martel, Blan, Maïsse, Troubat, Gabriel, Cartier, Giraud, Massone, Tomasi, Campinchi, et Jean Armand qui préside la séance. L’une des questions à l’ordre du jour porte sur la dénomination des rues. Sur la proposition du premier magistrat, l’Assemblée revient sur une délibération du 26 Septembre 1905, qui avait attribué ce jour-là des noms à trente rues de la ville. Il en demande l’annulation et des changements seulement pour onze d’entre elles. Sur les onze noms nouveaux à faire approuver, nous n’en retiendrons que deux : Saturnin Fabre et François Bernard tous deux anciens Maires de la ville. Aucune opposition ne se manifesta au sein de l’Assemblée et c’est ainsi que le quai principal du Port fut baptisé Saturnin Fabre et le quai Est appelé alors Regonfle fut dénommé François Bernard.

OLLIOULES : 606e livraison : –1819 – 26 septembre : ETAT DES CARRAIRES D’OLLIOULES, délibération du 26 septembre 1819 – conformément à l’arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174 (Castellan E., 1937, p. 285 et suiv.). Elevage médiocre en Provence – Bœufs et vaches, essentiellement en Provence occidentale. Anes et mulets un peu partout. Mouton : élevage important (transhumance), avec utilisation de carraires dont l’entretien incombe aux communautés et qu’il est interdit de clore ou détruire : La commune d’Ollioules dresse l’Etat des carraires, conformément à l’arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174. Conformément à l’arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174, le Conseil municipal, considérant qu’il est urgent de conserver les carraires nécessaires pour conduire les troupeaux aux terres gastes, lieu où ils vont paître, et de les désigner d’une manière claire et précise pour éviter des réclamations et … des dégâts que les troupeaux pourraient commettre en passant par des chemins non reconnus carraires. Considérant également qu’il existe des carraires qui sont reconnues inutiles en ce moment, que l’on peut cependant conserver dans l’état où elles sont, attendu que la largeur voulue par les arrêtés de M. le Préfet occasionnerait aux propriétaires riverains qui ont des arbres de diverses qualité plantés dans son lit depuis un temps immémorial, un préjudice trop notable, ce à quoi il ne serait pas juste à les réduire que dans certains cas possible, tel celui où les chèvres cessant d’être tolérées, les troupeaux à laine deviendraient plus nombreux dans ce territoire.

SANARY ;  710e livraison.

-1867 – 26 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 26 – Jeudi – Saint Justin. Temps indécis – ciel couvert – forte brise d’Ouest – pas de soleil. Temps désagréable et pénible par la force du vent.

-1869 – 26 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 26. – dimanche – Ste Justine – Beau temps – à l’Est petite brise – quelques nuages parcourent le ciel. Les matinées sont fraîches ainsi que les soirées. Hier matin, le thermomètre était à 18° centigrade. Aujourd’hui, il est à 19° – Pendant la journée d’hier, il faisait chaud – Il en sera de même aujourd’hui, surtout le temps étant à l’est. Aujourd’hui, c’est un simple dimanche. – Il n’y a pas de fête ni romerage aux environs. Les vendanges sont finies. Le vin […] paraît devoir être bon. Plusieurs personnes ont eu plus de vin qu’on ne croyait. D’autres, en petit nombre, ont diminué.

ÉPHÉMÉRIDES

L’INTEGRALE

1156 – 26 septembre : Arles. Echange entre l’abbaye de Saint-Victor et Raimond Béren­ger II, comte de Barcelone, de la villa de Maurel en Aragon, donnée aux religieux par le roi Pierre Sanche, contre les droits du comte à Nans et Saint-Antoine. Parmi les témoins qui souscrivent : Geofroi de Marseille et Hugues, son frère. (Acte 245 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 119. a. Bouche, Histoire de Provence, t. TT, p. 121. — b. Guérard, n° 944). Note : En 1713, l’église de Saint-Antoine était une succursale de la cathédrale de Marseille (Calend. de 1713).

1182 – 26 septembre : GUILLAUME MARTIN, COSEIGNEUR D’ORVES, VEND AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX SA PART DE SEIGNEURIE D’ORVES – Acte n° 61, cartulaire de Montrieux, daté des 12 août et 26 septembre 1182 (Boyer, 1980, p. 450-451) : Montrieux, in domo inferiori puis in domo superiori – Guillaume Martin, coseigneur d’Orvès, vend aux chartreux de Montrieux sa part de seigneurie d’Orvès, soit un quart, pour une portion de territoire dont les limites sont décrites, ainsi que des terres lui appartenant, situées dans ses mêmes limites, le tout pour la somme de 200 sous et la remise d’une dette de 30 sous, qu’il avait contractée envers les chartreux.] De venditionde et donatione Willelmi Martini et filiorum ejus territorii de Auroneves.

1338 – 26 septembre : La Trella. La Treille – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien(1872). Première mention : Treilla S. Juliani, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major). Devenu La Treille- Saint-Julien, 13 octobre 1636 (ibid).

1344 – 26 septembre : acte aux archives de l’Evêché de Marseille.

1. Vallonum de Bonerba. Bon-Herbe – quartier rural, commune d’Aubagne (1872) qualifié le 8 septembre 1453 de Valat de Bon Erbo (acte aux archives de l’Evêché).

2. Boca de Filhol. Fiol, quartier rural, commune d’Aubagne, quartier de Palma.

3. Merdanson. Merlançon, torrent qui traverse la ville d’Aubagne et se jette dans l’Huveaune (1872). Le nom se passe de commentaires.

4. Las Molerias. Molieres – quartier rural, commune d’Aubagne. (1872). Une moliera, molhera [mouliero], moulière, dont le nom est composé de mol + aria, est un terrain humide. Le nom vient du bas-latin « molia » qui désignait un terrain gorgé d’eau, un champ où sourdent les eaux, un terrain bas où les eaux croupissent (Arnaud Cl. 1996 ; Levy E. 1909 ; Nouvel A. 1981 ; H. Ribot, 2009).

4. * Olivier-dan-Sarda – lieu-dit, commune  d’Aubagne. Lieu-dit non retrouvé.

5. Lo Ceire de Passon. Passon – quartier rural, commune d’Aubagne (1972). Voir également  Chemin de Saint-Jean, 17 octobre 1582 (acte aux archives de l’Evêché) et La Torrette, 23 mars 1629 (ibid.).

6. Las Peyrieras. Les Peirières – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Fenestrelle (1872).

1406 – 26 septembre : Podium piconum (acte aux archives des Prêcheurs). Pié-Pigoun, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Pierre (1872). Devenu Pueypicon en 1423 (acte notarié). Peut-être un lieu où l’on extrayait la poix.

1574 – 26 septembre : OU IL EST QUESTION D’UN FOUR A CUIRE LE PAIN – N’y ayant pas de four à cuire pain à suffisance, Aiden Curet et Jaume Sabatier, consuls de la communauté de Six-Fours, par acte reçu par Maître Aycardi, notaire, du 16 août 1574, ont acquis de Pierre Martinenq dit Courchet, et Jaume Martinenq dit Cachou, savoir : dudit Pierre Martinenq, tout le bas d’une maison indivise avec Vincens Martinenq son frère. Consistant : le bas en deux étages, sise, ledit dabas ; dans les murs dudit Six-Fours, proche le grand portal, confrontant, de levant : le barri et bas de la maison dudit Jean Martinenq, de midi : avec le bas de la maison de Laurens et Anthoine Domergue, de ponant et tramontane : avec la rue. Et ledit Jaume Martinenq, du bas de la maison qu’il a auprès ledit grand portal, confrontant, de levant : le barri, de midi et ponant : avec le bas acquis dudit Pierre Martinenq, de tramontane : la rue publique. Moyennant le prix, savoir : la portion dudit Pierre Martinenq, de 40 écus de 4 florins pièce, et celle dudit Jaume Martinenq, de 20 écus.

Par autre acte reçu par ledit Maître Aycardi, du 26 septembre audit an 1574, Laurens et Anthoine Daniels Domergues, frères, ont vendu à ladite communauté de Six-Fours le bas de leur maison qui était du côté de midi de la ci-dessus mentionnée, au prix de 60 florins. Auxquelles places ou dabas de maison, fut fait le four qu’on appelle de l’orloge (horloge). Quant au grand four et le petit four qui sont à la rue allant à Notre Dame, toutes les apparences sont qu’ils sont aussi anciens que la fondation du lieu. Et ayant été nécessaire de faire diverses réparations, elles furent faites par les consuls et payées par la communauté, en année 1572 jusqu’en 1575, exclusivement de quoi, en ayant tenu compte, il se trouva que toute la dépense monta jusqu’à 1 318 florins, 4 sols, 6 deniers. Au pied du rôle qui en fut tenu est écrit que pour la 6° partie desdits fours qui compte à la communauté de payer, se monta 219 florins, un sol, 5 deniers , le vingtain : 65 florins, onze deniers, le quarantain : 32 florins 6 sols, 5 deniers, et la portion du seigneur, déduit les portions ci-dessus : 1 001 Florins, 7 sols, 9 deniers (Jean Denans, 1713).

1575 – 26 septembre : Miguel de Cervantes Saavedra, le futur auteur de Don Quichotte, qui a participé à la bataille de Lépante et y fut mutilé, est capturé sur la nef El Sol le 26 septembre 1575 alors qu’il rentrait blessé de Naples en Espagne. Son esclavage à Alger dura 5 années. Il sera libéré par le père Jean Gil au moyen de 500 écus.

1595 – 26 sep­tembre : La Baume (registre aux archives de la Major). Baume-Loubière ou Nouguière –  grotte, quartier de Château-Gombert, commune de Marseille (1872). Déjà mentionné Baume-Loubiére, le 24 mars 1733 (registre aux archives de la Major).

1603 – 26 sep­tembre: Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille meurt assassiné dans sa maison de Signes. Il avait rédigé son testament le 19 juillet 1595 [Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. II, Marseille :] p. 974, n° 599 « Aubagne, 19 juillet 1595 – Testament de Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille. … Et pour ce qu’il y a plusieurs debtes, assavoir à Signes de la somme de environ neuf mille escus, qu’ils me doivent depuis sept ans, de mes revenus, et dont ilz sont condempnés par arrest de la Cour, et y a conte attesté… et encores, André et Jacques Panouze, heretiers de leur père Jehan Panouze, jadis rantier de Signes, Meaulnes, et Neaulnes ; les feront constraindre et payer, par toutes les voyes… raisonnables… ».

1661 – 26 septembre : PHILIPPE DE BOURBON-VENDOME, 16ème ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE. 68ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 61ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Seigneur de Six-Fours et de La Seyne. PHILIPPE DE BOURBON-VENDOME, 1662-1703. Grand prieur de France de l’Ordre de Malte. Brevet royal du 10 mai 1661, mise en possession du 26 septembre 1661, bulles de provisions du 4 mai 1662, résigne son abbaye vers 1703 ; mort le 24 janvier 1727. (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969 ; E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).

1669 – 26 septembre : TOULON – LE LAZARET DE LAGOUBRAN EST MAINTENU – Ordonnance du 26 septembre 1669 : « Msr Henry de Maynier, baron d’Oppède, premier président au Parlement, commandant la province, prescrit de faire tenir à La Goubran un lieu d’infirmerie dépendant de Toulon ; le lazaret de Saint-Mandrier, destiné aux quarantaines, doit être réservé pour recevoir les troupes de Sa Majesté qui doivent revenir de Candie et qu’on attend tous les jours. » (Archives du port de Toulon)

1720 – 26 septembre : MARSEILLE – ON BRÛLE LE GRAND SAINT-ANTOINE – Le 26 septembre, le « Grand St-Antoine », d’où est partie l’épidémie de peste qui décima la Provence, est brûlé (André Maurice, 1983).

1786 – 26 septembre : TRAITE DE COMMERCE FRANCO-ANGLAIS. Signature d’un traité de commerce avec l’Angleterre visant à l’abaissement des tarifs douaniers. En 1786, un traité de commerce mettait fin à une lutte .économique latente depuis la paix d’Utrecht. Néanmoins cette paix (paix de Versailles, 1786) ne sera pas durable ; le relèvement de la Marine Française inquiète l’Angleterre persuadée qu’il fait peser sur elle une menace intolérable. Les guerres de la Révolution et de l’Empire constituèrent une nouvelle phase de cette rivalité franco-anglaise (Marine Nationale, 1951, Histoire maritime (1ère année), cours de l’Ecole navale professé par M. Louis Nicolas, p. 148). Après le 26 septembre 1786 : Grèves et émeutes ouvrières à Lyon. Suppression de l’impôt du troisième vingtième (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1789 – 26 septembre : A PARIS, L’ANGOISSE GRANDIT DE JOUR EN JOUR ; pendant ce temps, Mirabeau prononce un discours sur le plan fiscal de Necker, qu’il attaque violemment. En attendant les débats, les arriérés d’impôts seront réglés selon l’ancien système qui demeure provisoirement en vigueur. Parallèlement, Beaumetz rédige son rapport sur la réforme de la législation criminelle. Ainsi, malgré l’inquiétude qui l’assaille, l’Assemblée poursuit ses travaux constitutionnels (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 26 SEPTEMBRE)

1790 – 26 septembre : QUAND LES BRIGANDS NE SONT PAS CEUX QUE L’ON CROIT – Le 26 septembre 1790; deux jeunes gens entrent dans l’église paroissiale du Beausset et traitent de « brigands ceux qui étaient là, priant la sainte Anne » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution).

1792 – 26 septembre : PROCES-VERBAL DU SERMENT PRETE LE 26 SEPTEMBRE 1792 PAR GANTEAUME, REGENT DES ECOLES DU CASTELLET : Ce jourd’huy 26 septembre 1792, l’an quatrième de la liberté, et de l’égalité le premier, le sieur Jean-Antoine Gauteaume s’est présenté par devant le conseil général assemblé, lequel est venu demander notre agrément, pour faire école publique, ce qui lui a été accordé avec un sensible plaisir, et a prêté le serment suivant : Je jure de maintenir la constitution du royaume décrétée par l’Assemblée Nationale, de faire respecter les personnes et les propriétés, de maintenir la liberté, l’égalité ou de mourir en les défendant, de vivre libre ou mourir, et d’enseigner la Constitution à mes écoliers. Duquel serment il a été dressé le présent procès-verbal fait dans la maison commune les susdits jour et an. » Signes : SUFFREN, maire. — GANTEAUME » (Bourrilly L. 1894 – L’instruction publique dans la région de Toulon de 1789 à 1815, Toulon 1894, « le Petit Var », p. 16 et 18).

1793 – 26 septembre :

1. TIR A BOULETS ROUGES : Les 25 et 26 septembre, la couleuvrine de 44 de la batterie des « Sans Culottes », par ses boulets rouges, obligea ainsi les navires alliés à s’éloigna de la Petite Rade et à s’abriter derrière les hauteurs de Balaguier, en ligne générale la Grosse Tour – Saint-Mandrier (Louis Baudoin, 1965, p. 348). Les navires alliés, anglais et espagnols, abandonnent petit à petit la baie de La Seyne, et se déplacent vers le Mourillon (Gérard Delattre).

2. MISE EN APPLICATION DE LA LOI REALISANT L’AMALGAME DES TROUPES DE LIGNES ET DES TROUPES D’APPELES – Alors que la France est en lutte sur toutes ses frontières et que Toulon vient d’être livré aux Anglais, une circulaire du ministre de la Guerre, Bouchotte, en date du 26 septembre, appliquant la loi votée par la Convention le 21 février de la même année, réalisera l’amalgame des troupes de ligne, c’est-à-dire la mise sous un même régime des troupes de 1791 avec celles constituées par des appels sous les drapeaux depuis la chute de la royauté. Cette fusion, commencée à l’armée d’Italie le 15 septembre 1793 (décret de la Convention nationale du 12 août 1793), s’effectua sans trop de difficultés dans tout le sud-est de la France (D’après Krebs et Moris : Campagnes dans les Alpes pendant la Révolution). La même année, on constitua, sous le nom de Demi-Brigade, des groupements formés de trois bataillons, dont un bataillon de ligne, provenant des régiments de l’ancienne armée, et deux bataillons de volontaires instruits en 1792. Chaque demi-brigade comprenait une batterie de 6 pièces de canon. Il exista ainsi, en France, 196 demi-brigades de bataille ou de ligne, et 14 d’infanterie légère ; ces chiffres d’unités furent ramenés, en 1795, à 110 demi-brigades de bataille, dont 10 destinées aux colonies et 30 d’infanterie légère. Les demi-brigades prendront le nom de « régiment » en 1803, sous le Consulat (note de Louis Baudoin, 1965, p. 409).

3. DES FOURNITURES POUR LA BATTERIE DU BRUSC – Lettre de Guinet, capitaine, commandant les batteries du Brusc, concernant une fourniture de 67 barils de vin à raison de 12 francs le baril de 3 millerolles (26 septembre) (Archives de Sanary, H2).

4. ARRÊTE DE DÉCHRISTIANISATION : Le phénomène qu’on appelle déchristianisation dans l’histoire révolutionnaire s’étend de l’automne 1793 au printemps 1794. On date traditionnellement de la mission de Fouché dans la Nièvre les début de la phase active de la déchristianisation : sa déclaration du 26 septembre et son arrêté du 10 octobre initient le mouvement. Le mouvement atteint son apogée à la Convention, le 7 novembre. S’ensuivent des fermetures d’églises tandis que, bientôt, s’ouvrent des temples de la Raison. Dès le 21 novembre, Robespierre s’inquiète des débordements. La Convention réaffirme le principe de liberté de Culte pour rassurer les catholiques, mais elle maintient les fermetures d’églises pour ne pas contredire les autorités locales. C’est ainsi que se poursuivent les modifications toponymiques qui cultivent la mémoire des héros comme Le Pelletier de Saint-Fargeau. Le mouvement de déchristianisation avait commencé à la fin de brumaire an II (milieu de novembre 1793) ; toutefois, en mai et juin 1794, on faisait encore des processions (Barjols). On changea jusqu’aux noms des localités pour les affubler des appellations les plus inattendues; pour nous borner à la région varoise, citons : le bourg de Saint-Tropez qui fut appelé « Héraclée », non antique de cette ville ; le hameau de Reynier, au pied de Six-Fours, fut baptisé « hameau Le Peletier », nom d’un conventionnel dont le véritable patronyme était Le Peletier de Saint-Fargeau, qui avait été assassiné par un garde du corps le lendemain du jour où il avait voté la mort de Louis XVI ; La Roquebrussanne devint « Roquelibre » ; Saint-Mandrier prit le nom de « Port de Georges » ; Saint-Maximin celui de « Marathon » et quant au nom respecté de la Sainte-Baume, il fut transformé en celui de « Thermopyles » (Délibération du conseil municipal de Saint-Zacharie du 2 décembre 1793 (arch. Comm. registre des délibérations du Conseil, 1793). Louis Baudoin, 1965, p. 327, citant Le département du Var, 1790 – An VIII, par Edm. Poupe. (Mémoires de la Société d’Etudes de Draguignan, 1934-1935). C’est aussi à cette époque que le nom de Saint-Nazaire, doublement condamnable car com d’un saint et nom d’une ville insurgée de l’Ouest, devint pour la première fois Sanari qu’elle perdra après la Révolution puis retrouvera à la fin du XIXe siècle (sous la forme de Sanary, toutefois).

1794 – 26 septembre (5 vendémiaire an III) : MARSEILLE ACCORDE 20 000 QUINTAUX DE BLE AU DISTRICT DU BEAUSSET. Ollioules prend livraison à Marseille de la quantité qui lui revient, daté du 5 vendémiaire An III (26 septembre 1794). Le 5 vendémiaire, le prix du pain baisse. Ce fait est suffisamment rare pour être mentionné. Cela signifie vraisemblablement aussi que l’approvisionnement en blé est désormais plus régulier dans le Var. Le pain passe donc de 3 sols 4 deniers à 3 sols la livre pondérale. C’est pratiquement un retour au prix d’octobre 1789 ! … (Castellan E., 1937, p. 220 ; Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1795 – 26 septembre (4 vendémiaire an IV) :

1. ECOLES DESTINEES AUX SERVICES PUBLICS DE L’ÉTAT – Rapport de Fourcroy à la Convention sur les écoles destinées aux services publics de l’État (Yann Fauchois, 2001).

2. 26 septembre 1795 (4 vendémiaire an IV) : JOURDAN ET KLEBER INVESTISSENT MAYENCE (id.).

1796 – 26 septembre (5 vendémiaire an V) : DANGER REACTIONNAIRE PAS MORT ! Une lettre du 5 vendémiaire an 5 signale encore le danger réactionnaire au ministre de la police générale. « Il semble qu’il y ait des projets constants de transférer dans le midi la Vendée éteinte dans l’ouest… Le général Mouret prudent, expérimenté, doux et ferme, voulait assurer conciliation et concorde, Willot à l’allure d’un dictateur, effraie et poursuit les patriotes, protège émigrés et royalistes » (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis 11 Correspondance générale, cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1798 – 26 septembre (5 vendémiaire an VII) :

-EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre de Kléber, général en chef, au Directoire Exécutif de la République française (note : cette lettre, interceptée par les Anglais, fut publiée par eux avec un ensemble d’autres documents. La première édition française en fut faite par le général Mathieu Dumas en 1816-1826. Napoléon, à Sainte-Hélène, annota l’ouvrage et ajouta ses remarques critiques (Correspondance XXX). La version que nous donnons ici, a été éditée  et nous la retrouvons dans Correspondance XXXI, p. 612-622). La lettre : « Citoyens Directeurs, Le général en chef Bonaparte est parti pour la France le 5 fructidor au matin, sans avoir prévenu personne. Il m’avait donné rendez-vous à Rosette le 7, je n’y ai trouvé que ses dépêches. Dans l’incertitude si le général a eu le bonheur de passer, je crois devoir vous envoyer copie de la lettre par laquelle il me donna le commandement de l’armée, et de celle qu’il adressa au Grand Vizir à Constantinople, quoiqu’il sût parfaitement que ce Pacha était déjà arrivé à Damas.

Mon premier soin a été de prendre une connaissance exacte de la situation actuelle de l’armée. Vous savez, Citoyens Directeurs, et vous êtes à même de vous faire représenter l’état de ses forces à son entrée en Egypte. Elle est réduite de moitié, et nous occupons  tous les points capitaux du triangle des cataractes à El Arich, d’El Aich à Alexandrie, et d’Alexandrie aux cataractes.

Cependant il ne s’agit plus, comme autrefois, de lutter contre quelques hordes de Mamlouks découragés, mais de combattre et de résister aux efforts réunis de trois grandes puissances : la Porte, les Anglais et les Russe. Le dénuement d’armes, de poudre de guerre, de fer coulé et de plomb, présente un tableau aussi alarmant que la grande et subite diminution d’hommes dont je viens de parler; les essais de fonderie n’ont pas réussi; la manufacture de poudre établie à Roudah n’a pas donné et ne donnera probablement point le résultat qu’on se flattait d’en obtenir, enfin la réparation des armes à feu est lente, et il faudrait, pour activer tous ces établissements, des moyens et des fonds que nous n’avons pas.

I.cs troupes sont nues, et cette absence de vêtements est d’autant plus fâcheuse, qu’il est reconnu que, dans ce pays, elle est une des causes les plus avives des dysenteries et des ophtalmies, qui sont les maladies constamment régnantes. La première surtout a agi, cette année, sur des corps affaiblis et épuisés par les fatigues. Les officiers de santé remarquent et rapportent constamment que, quoique l’armée soit considérablement diminuée, il y a, cette année, un nombre beaucoup plus grand de malades, qu’il n’y en avait, l’année dernière, à la même époque.

Le général Bonaparte, avant son départ, avait, à la vérité, donné les ordres pour habiller l’armée en drap; mais, pour cet objet, comme pour beaucoup d’autres, il s’en est tenu là, et la pénurie des finances, qui est un nouvel obstacle à combattre, l’a mis sans doute dans la nécessité d’ajourner l’exécution de cet utile projet. Il faut en parler de cette pénurie.

Le général Bonaparte a épuisé toutes les ressources extraordinaires dans les premiers mois de notre arrivée. Il a levé alors autant de contributions de guerre que le pays pouvait en supporter. Revenir aujourd’hui à ces moyens, alors que nous sommes au-dehors entourés d’ennemis, serait préparer un soulèvement à la première occasion favorable. Cependant Bonaparte, à son départ, n’a pas laissé un sou en caisse, ni aucun objet équivalent. Il a laissé, au contraire, un arriéré de 12 millions. C’est plus que le revenu d’une année, dans la circonstance actuelle. La solde arriérée pour l’année se monte seule à quatre millions.

L’inondation rend impossible, en ce moment, le recouvrement de ce qui reste dû sur l’année qui vient d’expirer, et qui suffirait à peine pour la dépense d’un mois. Ce ne sera donc qu’au mois de frimaire qu’on pourra en recommencer la perception, et, alors, il n’en faut pas douter, on ne pourra s’y livrer, parce qu’il faudra combattre.

Enfin, le Nil étant cette année très mauvais, plusieurs provinces, faute d’inondation, offriront des non-valeurs auxquelles on ne pourra se dispenser d’avoir égard. Tout ce que j’avance ici, citoyens Directeurs, je puis le prouver, et par des procès-verbaux, et par des états certifiés des différents services.

Quoique l’Egypte soit tranquille en apparence, elle n’est rien moins que soumise. Le peuple est inquiet, et ne voit en nous, quelque chose que l’on puisse faire, que des ennemis de sa propriété. Son cœur Csl sans cesse ouvert à l’espoir d’un changement favorable.

Les Mamlouks sont dispersés, mais ils ne sont pas détruits. Mourad bey est toujours dans la Haute-Egypte avec assez de monde pour occuper sans cesse une partie de nos forces. Si on l’abandonnait un moment, sa troupe se grossirait bien vite, et il viendrait nous inquiéter sans doute jusque dans cette capitale, qui, malgré la plus grande surveillance, n’a cessé de lui procurer jusqu’à ce jour des secours en argent et en armes.

Ibrahim Bey est à Gaza avec environ 2 000 Mamlouks, et je suis informé que 30 000 hommes de l’armée du Grand Vizir et de Jazzar Pacha y sont déjà arrivés.

Le Grand Vizir est parti de Damas, il y a environ 20 jours. Il est actuellement campé auprès d’Acre.

Telle est, Citoyens Directeurs, la situation dans laquelle le général Bonaparte m’a laissé l’énorme fardeau de l’armée d’Orient. Il voyait la crise fatale s’approcher : vos ordres sans doute ne lui ont pas permis de la surmonter. Que cette crise existe, ses lettres, ses instructions, ses négociations entamées en font foi : elle est de notoriété publique et nos ennemis semblent aussi peu l’ignorer que les Français qui se trouvent en Egypte.

Si, cette année, me dit le général Bonaparte, malgré toutes les précautions, la peste était en Egypte, et que vous perdissiez plus de 1 500 soldats, perte considérable, puisqu’elle serait en sus de celle que les événements de la guerre occasionneraient journellement; dans ce cas, vous ne devez pas vous hasarder à soutenir la campagne prochaine, et vous êtes autorisé à conclure la paix avec la Porte Ottomane, quand même 1 évacuation de l’Egypte en serait la condition principale.

Je vous fais remarquer ce passage, Citoyens Directeurs, parce qu’il est caractéristique sous plus d’un rapport, et qu’il indique surtout la situation critique dans laquelle je me trouve.

Que peuvent être 1 500 hommes de plus ou de moins dans l’immensité de terrain que j’ai à défendre et où j’ai aussi journellement à combattre ?

Le général dit ailleurs : Alexandrie et El Arich : voilà les deux clefs de l’Egypte.

El Arich est un méchant fort à quatre journées dans le désert. La grande difficulté de l’approvisionner ne permet pas d’y jeter une garnison de plus de 250 hommes. 600 Mamlouks et Arabes pourront quand ils voudront, intercepter sa communication avec Katieh, et comme lors du départ de Bonaparte, cette garnison n’avait pas pour 15 jours de vivres en avance, il ne faudrait pas plus de temps pour l’obliger à se rendre sans coup férir.

Les Arabes seuls étaient dans le cas de faire des convois soutenus dans les brûlants déserts; mais d’un autre côté, ils ont tant de fois été ‘ trompés que, loin de nous offrir leurs services, ils s’éloignent et sc cachent; d’un autre côté, l’arrivée du Grand Vizir qui enflamme leur fanatisme et leur prodigue des dons, contribue tout autant à nous en faire abandonner.

Alexandrie n’est point une place, c’est un vaste camp retranché. Il était à la vérité assez bien défendu par une nombreuse artillerie de siège, mais depuis que nous l’avons perdue cette artillerie, dans la désastreuse campagne de Syrie, depuis que Bonaparte a retiré toutes les pièces marines pour armer au complet les deux frégates avec lesquelles il est parti, ce camp ne peut plus offrir qu’une faible résistance

Le général Bonaparte enfin s’est fait illusion sur l’effet du succès obtenu au poste d’Aboukir : il a en effet détruit la presque totalité des Turcs qui étaient débarqués. Mais qu’est-ce qu’une perte pareille pour une grande nation, à laquelle on a ravi la plus belle portion de son empire, et à qui la religion, l’honneur et l’intérêt prescrivent également de se venger et de reconquérir ce qu’on avait pu lui enlever ?

Aussi cette victoire n’a-t-elle retardé d’un instant ni les préparatifs, ni la marche du Grand Vizir.

Dans cet état de choses, que puis-je et que dois-je faire ? Je pense, Citoyens Directeurs, que c’est de continuer les négociations entamées par Bonaparte; quand elles ne donneraient d’autre résultat que celui de gagner du temps, j’aurais déjà lieu d’en être satisfait. Vous trouverez ci-jointe la lettre que j’écris en conséquence au Grand Vizir, en lui envoyant le duplicata de celle de Bonaparte. Si ce ministre répond à mes avances, je lui proposerai la restitution de l’Egypte aux conditions suivantes :

Le Grand Seigneur y établirait un Pacha comme par le passé.

On lui abandonnerait le miri, que la Porte avait toujours perçu de droit et jamais de fait.

Le commerce serait ouvert réciproquement entre l’Egypte et la Syrie.

Les Français demeureraient dans le pays, occuperaient les places et les forts, et percevraient tous les autres droits, avec ceux des douanes, jusqu’à ce que le gouvernement eût conclu la paix avec l’Angleterre.

Si ces conditions préliminaires et sommaires étaient acceptées, je croirais avoir fait plus pour la patrie, qu’en obtenant la plus éclatante victoire ; mais je doute que l’on veuille prêter l’oreille à ces dispositions.

Si l’orgueil des Turcs ne s’y opposait pas, j’aurais à combattre l’influent <• \ des Anglais. Dans tous les cas, je me guiderai d’après les circonstances.

Je connais toute l’importance de la possession de l’Egypte; je disais en Europe qu’elle était pour la France le point d’appui avec lequel elle pourrait remuer le système du commerce des quatre parties du monde; mais pour cela, il faut un puissant levier, et ce            levier, c’est la marine. La nôtre    a existé, depuis lors tout a changé, et la paix avec la Porte peut seule, ce me semble, nous offrir une voie honorable pour nous tirer d’une entreprise qui ne peut plus atteindre l’objet qu’on avait pu se proposer.

Je n’entrerai point, Citoyens Directeurs, dans le détail de toutes les combinaisons diplomatiques que la situation actuelle de l’Europe peut offrir; ils ne sont point de mon ressort.

Dans la détresse où je me trouve, et trop éloigné du centre des mouvements, je ne puis guère m’occuper que du salut et de l’honneur de l’armée que je commande : heureux si, dans mes sollicitudes, je réussis à remplir vos vœux ! Plus rapproché de vous, je mettrais toute ma gloire à vous obéir.

Je joins ici, Citoyens Directeurs, un état exact de ce qui nous manque en matériel pour l’artillerie, et un tableau sommaire de la dette contractée et laissée par Bonaparte.

P.S. Au moment, Citoyens Directeurs, où je vous expédie cette lettre 14 ou 15 voiles turques sont mouillées devant Damiette, attendant la flotte du Capitan Pacha, mouillée à Jaffa, et portant, dit-on, 15 à 20 000 hommes de débarquement. 30 000 hommes sont toujours réunis à Gaza, et le Grand Vizir V s’achemine de Damas; il nous a renvoyé, la semaine dernière, un soldai de la 25e demi-brigade, fait prisonnier du côté d’El Arich. Après lui avoir fait voir tout le camp, il lui a intimé de rapporter à ses compagnons ce qu’il avait vu, et de dire à leur général de trembler. Ceci parait annoncer ou la confiance que le Grand Vizir met dans ses forces, ou un désir de rapprochement.

Quant à moi, il me serait de toute impossibilité de réunir plus de 5 000 hommes en état d’entrer en campagne. Nonobstant ce, je tentera, la fortune, si je ne puis parvenir à gagner du temps par les négociations Jazzar a retiré ses troupes de Gaza, et les a fait revenir à Acre.

1799 – 25-26 septembre : VICTOIRE DE ZURICH GAGNEE PAR MASSENA SUR LES RUSSES (Pierre Goubert, Initiation).

-COMMENT RÉTRIBUER LE FOSSOYEUR DE TOULON ? – Note adressée par les administrateurs de Toulon le 5 vendémiaire an VII (20 septembre 1798, erreur d’H. Trojani : c’est le 26 septembre) au département du Var : « Le fossoyeur de cette commune, citoyens administrateurs, demande le salaire du travail qu’il a fait pour creuser les fosses de 54 émigrés condamnés à mort du 4 brumaire an VI au 20 vendémiaire an VII – II nous a observé que l’administration lui avait fait le paiement de tous ceux qui, à l’entrée de l’armée républicaine, avaient été fusillés. Comme nous ne savons de quels fonds le faire payer et que les moyens de cette commune sont presque nuls, nous vous invitons d’en ordonner le paiement sur telle caisse que vous jugerez le plus convenable » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815. (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis 11)).

1799 – 26 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au général Reynier. Le 4 vendémiaire an VIII (26 septembre 1799) ; « Les Arabes font un commerce considérable de riz et de grains avec la Syrie. S’il a pu être toléré un instant, c’est le cas aujourd’hui d’employer tous les moyens de le faire cesser, afin de ne point alimenter nous-mêmes les magasins de nos ennemis. Aussitôt que vous serez établi à Belbeis avec votre division, il faudra envoyer des partis et assurer les troupes que la moitié de chaque caravane prise sera à leur bénéfice ; faites de cela un objet de vos soins et de votre surveillance. Il y a quatre endroits d’où l’on expédie ces caravanes pour la Syrie : Besutin à une lieue et demie du Vieux Caire ; Abouabel à six lieues du Caire dans la province de Qalioubieh ; Saytbi, tout près du Caire, et Khanka qui en est à six lieues du côté de la Charkieh. »

1819 – 26 septembre : ETAT DES CARRAIRES D’OLLIOULES, délib. du 26 septembre 1819 – conformément à l’arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174 (Castellan E., 1937, p. 285 et suiv.). Elevage médiocre en Provence – Bœufs et vaches, essentiellement en Provence occidentale. Anes et mulets un peu partout. Mouton : élevage important (transhumance), avec utilisation de carraires dont l’entretien incombe aux communautés et qu’il est interdit de clore ou détruire : La commune d’Ollioules dresse l’Etat des carraires, conformément à l’arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174. Conformément à l’arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174, le Conseil municipal, considérant qu’il est urgent de conserver les carraires nécessaires pour conduire les troupeaux aux terres gastes, lieu où ils vont paître, et de les désigner d’une manière claire et précise pour éviter des réclamations et … des dégâts que les troupeaux pourraient commettre en passant par des chemins non reconnus carraires. Considérant également qu’il existe des carraires qui sont reconnues inutiles en ce moment, que l’on peut cependant conserver dans l’état où elles sont, attendu que la largeur voulue par les arrêtés de M. le Préfet occasionnerait aux propriétaires riverains qui ont des arbres de diverses qualité plantés dans son lit depuis un temps immémorial, un préjudice trop notable, ce à quoi il ne serait pas juste à les réduire que dans certains cas possible, tel celui où les chèvres cessant d’être tolérées, les troupeaux à laine deviendraient plus nombreux dans ce territoire.

A délibéré et délibère :

Article – Sont reconnues carraires celles à :

1. Pont du Beausset, Bonnefont, Oratoire, etc., longueur 3 km

2. Pas de la Courtine arrive au sommet, 4 km, contourne ensuite du midi au nord sur 1 km, longueur totale 5 km

3. Cancelade, du midi au nord jusqu’à la bergerie Cordeil, longueur 4 km.

4. La Commune, de l’est à l’ouest, part de la Ville, 2 km.

5. La Ripelle, prend son origine à l’entrée des gorges, longueur 1 km.

6. La descente du Lançon, direction principale du midi au nord, elle contourne cinq fois, longueur 7 km.

7. Le puits d’Anjouin : elle se dirige du midi au nord jusqu’au chemin qui conduit à la Piole ; de l’est à l’ouest, elle continue à quelque distance et de là suit son cours, longueur 5 km.

8. Chemin de Saint-Nazaire, de l’est à l’ouest, longueur 4 km.

9. La Tourelle, elle se dirige du midi au nord entre les propriétés de Pézenas et la Pavèze, monte à Vallon Cros.

Ce qui fait en tout neuf carraires ; la largeur est la même pour toutes : 3, 32 mètres.

1836 – 26 septembre : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement du 17ème de ligne : 88 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1850 – 26 septembre : LIMITATION DES LIBERTÉS DE LA PRESSE EN FRANCE.

-1867 – 26 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 26 – Jeudi – Saint Justin. Temps indécis – ciel couvert – forte brise d’Ouest – pas de soleil. Temps désagréable et pénible par la force du vent.

-1869 – 26 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 26. – dimanche – Ste Justine – Beau temps – à l’Est petite brise – quelques nuages parcourent le ciel. Les matinées sont fraîches ainsi que les soirées. Hier matin, le thermomètre était à 18° centigrade. Aujourd’hui, il est à 19° – Pendant la journée d’hier, il faisait chaud – Il en sera de même aujourd’hui, surtout le temps étant à l’est. Aujourd’hui, c’est un simple dimanche. – Il n’y a pas de fête ni romerage aux environs. Les vendanges sont finies. Le vin […] paraît devoir être bon. Plusieurs personnes ont eu plus de vin qu’on ne croyait. D’autres, en petit nombre, ont diminué.

1902 – 26 septembre : AJELLO’S SAGA – Décès à Saint-Mandrier de Ajello Paulin Baptistin, 19 ans, célibataire, pêcheur, fils de Ajello Nicolas, né à Procida, et de Carrano Antonia. Déclaration de Siffroy Peyret, 58 ans, et de Etienne Ajello , 25 ans, pêcheur, son frère. Constaté par Bernard Alexis, adjoint spécial (Registre des décès de Saint-Mandrier, année 1902, acte n°116 du 27 septembre 1902).

1905 – 26 septembre : DENOMINATION DES RUES DE LA SEYNE – Le Conseil municipal de La Seyne conduit alors par le Maire Jean Armand, pharmacien de son état, se réunit. Sont présents : MM. Juès, Tisot, Lesquoy, Audiffren, Ferrandin, Pisan, Martel, Blan, Maïsse, Troubat, Gabriel, Cartier, Giraud, Massone, Tomasi, Campinchi, et Jean Armand qui préside la séance. L’une des questions à l’ordre du jour porte sur la dénomination des rues. Sur la proposition du premier magistrat, l’Assemblée revient sur une délibération du 26 Septembre 1905, qui avait attribué ce jour-là des noms à trente rues de la ville. Il en demande l’annulation et des changements seulement pour onze d’entre elles. Sur les onze noms nouveaux à faire approuver, nous n’en retiendrons que deux : Saturnin Fabre et François Bernard tous deux anciens Maires de la ville. Aucune opposition ne se manifesta au sein de l’Assemblée et c’est ainsi que le quai principal du Port fut baptisé Saturnin Fabre et le quai Est appelé alors Regonfle fut dénommé François Bernard.

1908 – 26 septembre : LE TÉLÉPHONE POUR SAINT-MANDRIER – Lors de sa séance, le conseil municipal de La Seyne demande que la section de Saint-Mandrier soit comprise dans le réseau téléphonique projeté pour La Seyne (Gisèle Argensse, 1989, p. 124).

1911 – 26 septembre : OPERATIONS DE SAUVETAGE AUTOUR DE L’EPAVE DU CUIRASSE « LIBERTE » – Tandis qu’en ville la tristesse est grande, que dans les hôpitaux gisent les morts et sont soignés les blessés, aux alentours de l’épave de la Liberté les opérations de sauvetage continuent. La nuit les travaux s’effectuent avec des projecteurs. A l’hôpital Saint-Mandrier on attend toujours des cadavres qui sont amenés au fur et à mesure qu’ils sont découverts. Dans les différentes salles où sont soignés les blessés, l’agitation est fébrile. Le personnel infirmier, malgré le surmenage de la veille, est là encore, debout, continuant à se prodiguer ses soins aux blessés, pour la plupart grièvement atteints. Les médecins se sont réparti les heures pour le service de garde, et quand le travail est exigeant, comme les infirmiers, ils doublent leur quart, depuis M. Jan, médecin en chef, jusqu’aux médecins de 3e classe. Il y a 33 morts. On a placé tous les cadavres dans l’amphithéâtre. Un matelot infirmier les veille. Avec le Kéraudren arrivent, en outre, des parents des blessés. Le vice-amiral Auvert, chef d’état-major général, ainsi que son aide de camp sont arrivés vers 1 heure (13 heures ?) à Saint-Mandrier. Reçu par le Docteur Jan, ils se sont rendus au pavillon Tollet, puis dans les autres salles où les blessés de l’explosion sont en traitement (Gisèle Argensse, 1989, p. 139).

1914 – 26 septembre : Les deux premières brigades de la fameuse division de LAHORE débarquent à Marseille. Elles défilent dans les rues de la ville où elles rencontrent un franc succès et sont chaleureusement acclamées. Le corps d’armée indien comprend environ 100 000 soldats et officiers originaires de toutes les régions du sous-continent indien. Les SIKHS (avec barbe et turban) forment le noyau dur de cette armée. Il faut également citer les GURKHAS, originaires du Népal, les PUNJABIS et les RADJPOUTES qui sont de valeureux guerriers. Leur campement à Marseille était situé au parc Borély.

1926 – 26 septembre : CLASSEMENT D’UNE MAISON D’HYERES – A Hyères ; classement de la façade d’une maison romane située 1 traverse Paradis, par arrêté du 26 septembre 1926.

1932 – 26 septembre : ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN “PERSÉE” (type M6 Achéron, dit des 1500 t) ; ( LV Bertrand) six morts, en cours d’essais à quelques milles à l’ouest de Cherbourg. Accident dû à un écoulement d’huile sur les carters des diesels Schneider qui explosent, tuant sur le coup deux hommes et en blessant de nombreux autres, dont l’officier en second, LV Jean L’Herminier, futur commandant du Casabianca. Le sous-marin est remorqué à Cherbourg, escorté par le sous-marin Surcouf dont le médecin a donné les premiers soins aux blessés.

1939 – 26 septembre : LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DISSOUT LE PARTI COMMUNISTE – Par suite des accords passés entre Staline et Hitler un mois auparavant, le gouvernement dissout le parti communiste et toutes les organisations dépendantes de l’Internationale Communiste (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1940 – 26 septembre : Pendant ce dernier séjour à Marseille, Walter Benjamin rejoignit dans les rues et dans les cafés plusieurs de ses amis : entre autres, Stéphane Hessel, le fils de Franz Hessel avec qui il avait traduit deux tomes de la Recherche de Proust, Arthur Koestler, Elisabeth et Siegfried Kracauer, ainsi qu’Hannah Arendt et Heinrich Blücher qui emportèrent aux États-Unis les manuscrits qu’il leur avait confiés. Ses démarches étaient infructueuses, il prit un train à la gare Saint-Charles le 23 septembre : il voulait franchir à pied la frontière franco-espagnole. Le 25 septembre, au terme d’une longue escalade, les policiers espagnols lui refusèrent le passage, un visa français lui faisait défaut. Il rebroussa chemin, ses forces l’abandonnaient, il redoutait que la Gestapo l’envoie dans un camp. Walter Benjamin préféra se donner la mort pendant la nuit du 26 septembre 1940, dans sa chambre du second étage d’un hôtel de Port-Bou

1942 – 26 septembre : PHOTOGRAPHIE, LE PORT DE DAKAR LE 26 SEPTEMBRE 1942, représentant, au centre, le bâtiment de ligne « Richelieu » entouré de filets ; au second plan, sur la droite et à gauche, les croiseurs de 7500 tW « Montcalm » et « Georges Leygues ».

1946 – 26 septembre : PARUTION DU PREMIER NUMERO DE « TINTIN ».

1956 – 14 – 26 septembre : CRISE DE SUEZ – CREATION DE L’ASSOCIATION DES USAGERS DU CANAL DE SUEZ, EN ACCORD AVEC LES ETATS-UNIS : Entre le 14 et le 26 septembre 1956 : Anthony Eden, pour l’Angleterre, et Guy Mollet, pour la France, annoncent le 12 la création de l’association des usagers du Canal de Suez, en accord avec les Etats-Unis. Le 15, le président Nasser refusera de reconnaître l’association. Des pilotes soviétiques arriveront alors au Caire pour remplacer ceux de la compagnie du canal qui sont partis. Les représentants de la France, de l’Angleterre et des Etats-Unis s’entretiennent à Londres, le 18. Le 19, s’ouvre la conférence sur Suez de 18 pays à Londres. La conférence approuve la charte de l’association des usagers. Le 26, Anthony Eden est de retour à Paris.

1962 – 26 septembre :

1. «L’ECOLE DES APPRENTIS MECANICIENS DE SAINT-MANDRIER MENACEE PAR LE FEU QUI A RAVAGE TROIS HECTARES DE PINEDES ». Dix 10 h 30 : le clairon de service de l’école des mécaniciens sonne « l’alerte au feu ». Il y a un incendie aux portes des bâtiments militaires ! Branle-bas de combat pour les deux mille élèves. Une épaisse fumée s’élève derrière l’épais mur d’enceinte. Le brasier est attisé par un violent vent d’est. Les flammes gagnent rapidement le terrain de la propriété Buschiazzo. Les commandos-marine de Saint-Mandrier sont réquisitionnés dare-dare, d’autant plus que le feu commence à « caresser » la batterie de l’Eperon et bientôt le fort de la Piastre. Des renforts affluent de Toulon et de La Seyne. Les marins-pompiers et les sapeurs municipaux sont déjà sur le terrain. Un obus de 37, certainement « oublié » lors d’un exercice, vient d’exploser à quelques mètres seulement des hommes du feu. On ne déplore heureusement aucun blessé… Les pompiers maîtrisent l’incendie après plusieurs heures d’efforts intenses. Le commissariat de police de la Seyne enquête (République du mercredi 26 septembre 1962).

2. ACCIDENT DE SOUS-MARIN : Le “Requin” (type Narval) est abordé par le chalutier Tamiz (quelqu’un en sait-il plus sur cette fortune de mer ?).

1969 – 26 septembre : L’album « Abbey Road »Sanary est publié le 26 septembre 1969. Au verso de la pochette, une plaque au nom des Beatles et une autre à celui de la rue qui donne son titre au disque, Abbey Road, figurent sur un muret de pierre. La silhouette d’une jeune fille en robe bleue sort du cadre. Simple, efficace.

1985 – 26 septembre : COLUCHE LANCE UN APPEL SUR EUROPE N°1 ET CREE LES « RESTOS DU CŒUR ».


-2018 – 26 septembre : De retour de Vannes et Quiberon où nous avons passé une dizaine de jours, « je vous souhaite un excellent marché du mercredi à Sanary. Après avoir un détour par Corent, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand, où nous avons visité l’oppidum de Corent que fouille Matthieu Poux, et après une journée de route, 1200 km, nous sommes rentrés dans la soirée d’hier ! Aussi mes éphémérides du jour sont-elles succinctes ! » (Henri RIBOT, 26 septembre 2018)

2019 – 26  septembre :

1. PREMIERE CONFERENCE DE RENTREE DE « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » à Sanary – Nous recevions ce 26 septembre 2019 Gérard GARIER qui nous entretient d’un séjour qu’il fit parmi les « Sites géologiques exceptionnels en République de Djibouti », ce fut à la Médiathèque Jacques Duhamel de 16h à 18h, salle Marie Mauron.

2. METEO SANARYENNE : Après une nuit claire quoiqu’un  peu ventée, la journée s’annonce ensoleillée avec un vent d’ouest à 20 et 30 km/h pouvant atteindre en rafale 50 km/h dans l’après-midi. Les températures minimales seront de l’ordre de 18° au lever du jour et de 27° en début d’après-midi. Lever du soleil à 7h h 27, coucher à 19h 27.

2024 – 26 septembre :

-METEO MARINE POUR SANARY :La dépression 1002 hPa centrée sur le Nord-Est de l’Espagne se déplace à 19 nœuds vers l’Est-Nord-Est en se comblant à 1005 hPa pour être centrée sur le Golfe de Gênes. Pour Plage de Portissol : Avis de vent frais au large. La fiabilité de la situation est limitée à 90%, parce que l’atmosphère pourrait ne pas être aussi stable que prévu. Nuit de Mercredi à Jeudi : Vent d’ESE force 4 en début de nuit temporairement force 3. Rafales atteignant 18 nœuds en fin de nuit. Mer belle à peu agitée devenant peu agitée en fin de nuit. Houle petite et courte de SSW. Visibilité excellente. Journée de Jeudi 26 septembre : Amélioration en cours de journée : le ciel se dégagera. 24°Cf maxi, 18° Cf mini. Précipitations : 20%. Humidité : 87%. Vent : 23 km/h

-TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – 82e livraison. DEUXIÈME PARTIE. Agrandissement de 1589. Place P. Puget

A l’extrémité Est de cette place se dressait anciennement le Por.tail d’Amont (Archives communales, II. 25) qui mettait la ville en communication avec le chemin d’Ollioules. Cette porte et la tour qui la surmontait avaient été édifiées vers la fin du XIIe siècle. Certains historiens ont prétendu que son nom d’Amont lui venait de ce qu’elle avait été bâtie sur les ruines d’un temple dédié à Jupiter Ammon. Aucun document ne mentionne l’existence, à une époque quelconque, d’un temple païen érigé sur cet emplacement. Elle devait sa dénomination à sa position dans la partie la plus haute de la Cité. On l’appelait encore indifféremment Portail, Grand Portail et Portail Royal. C’était par cette porte que les rois, princes, évêques, gouverneurs et grands personnages faisaient leur entrée solennelle dans Toulon. Le comte-roi Louis II y fut reçu, en 1404, sous un dais d’or prêté à la communauté par le chapitre de la cathédrale.

En 1621, trois ans après la démolition du Portail d’Amont, la communauté de Toulon « concéda à l’hôpital du Saint-Esprit le droit de mesurage des grains sur cette place et l’autorisation d’y « construire une aire pour y fouler le blé, à la « condition que les recteurs dudit hôpital feraient « bâtir une halle en ‘cet endroit (Archives communales, BB. 35) ». A partir de ce moment la place fut indistinctement appelée Place de l’Aire ou Place de la Halle au blé (BB. 29).

Onze ans plus tard «le sieur Brun, tailleur, ayant « été autorisé à planter deux ormes et un fabregolier à l’ancienne place du Portail d’Amont » ce lieu ne fut plus désigné que sous le nom de Place des Ormes (BB. 55).

En 1757 « la halle fut démolie et l’hôpital du « Saint-Esprit fut tenu de former autour de la nouvelle place agrandie un établissement propre au « mesurage des grains. La communauté de Toulon « contribua pour un tiers à la dépense occasionnée « par la destruction delà halle et sa conversion en « place, pied sur lequel ladite communauté a « coutume de contribuer aux coupements qui se « font pour l’élargissement des rues et la formation « des places. Les habitants qui profitèrent du « bénéfice de cet établissement y contribuèrent « pour les deux autres tiers. La dépense se monta « à 6.000 livres (BB. 114) ».

En 1780, cette place était encore désignée sous l’appellation de Place aux Voilures. « Elle était le lieu d’arrivée et de départ des grandes diligences ; aussi y comptait-on de nombreux hôtels (Archives communales, DD. 17, supplément) ». Quatre ans plus tard,, elle recevait le nom de Place du marché au Foin, « parce que le droit de peser les bottes de foin et de paille exposées sur « celte place avait été concédé à l’hôpital du « Saint-Esprit (CC. 5-11) ».

Depuis cette époque, elle a été successivement appelée :

Le 4 vendémiaire an VII, Place du Peuple (modernes. Registre des Délibérations, an VII).

Le 4 prairial an XIII, Place au Foin (modernes. Registre des Délibérations, an XIII).

En 1814, Place du Lis (modernes. Registre des Délibérations, 1814).

En 1830, Place au Foin (modernes. Registre des Délibérations, 1830).

En 1861, Place des Trois Dauphins (modernes. Registre des Délibérations, 1861).

Un décret du 31 juillet 1869 lui a attribué le nom du célèbre sculpteur, peintre et architecte P. Puget.

« C’est là, dit M. Vienne, que se faisaient autre- « fois les exécutions des jugements criminels. Les « meurtriers de Jean de Clermont, légat du pape, « y subirent le jugement qui condamna les uns, « à expirer sur la roue après avoir été rompus vifs ; « les autres, à être pendus aux arbres, en 1232. » Sur cette place fut massacré, le 28 juillet 1792, le sieur Denans, homme de loi, accusateur public près le tribunal criminel du département du Var. Poursuivi par une bande armée qui voulait le mettre à mort, il s’était réfugié dans l’église Saint-Louis. Arraché de son asile, Donaus fut tué à coups de sabre et pendu ensuite par un pied à une lanterne de cette place.

Nous ne quitterons pas la place Puget sans faire mention de sa belle fontaine qui se trouve en bordure sur la rue Nationale.

En 1623, la commune de Toulon taisait élever à cet endroit une fontaine monumentale, mais d’une très grande simplicité. Vingt-six ans plus tard, elle chargeait N. Levray et G. Puget, deux sculpteurs renommés que les documents de l’époque appellent modestement des tailleurs de pierres, de l’embellir et de la décorer. Elle fut remplacée, en 1780, par celle qui existe encore aujourd’hui. Cette fontaine est la plus remarquable de toutes celles qui ornent les places de la ville. Trois dauphins, dont les queues entrelacées s’élèvent pyramidale- ment, versent dans une gigantesque coquille des flots d’eau qui retombent en cascade dans un immense bassin. L’architecte de cette fontaine fut le sieur Toscat, de Lorgues. Le sculpteur Chastel, d’Aix, exécuta les dauphins et la coquille.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

« Docteur, quand j’appuie avec mon pouce sur mon ventre, j’ai mal !

Quand j’appuie sur mon cœur, j’ai mal aussi et quand j’appuie sur mon cou, j’ai encore mal. Qu’est-ce que j’ai  ?

-Vous avez le pouce cassé  ! »

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent vendredi.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier.

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