ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 24 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4921) COMPLÈTES
ILLUSTRATIONS : Sanary en 1896 photographié d’une montgolfière (coll. O. Thomas) pour les autres clichés (cl. Et coll. H. Ribot)
Comme chaque jour, c’est un aperçu riche et varié de faits historiques, de célébrations et d’anecdotes locales, rendant hommage à des événements marquants et à des personnalités influentes. Si vous avez besoin de plus de détails rendez-vous sur ma page FB ou sur mon site !
Nous fêtons aujourd’hui les trente personnes qui ont pour patronyme Thècle et les autres trente qui sont prénommées ainsi. La rareté de ce nom mérite que l’on s’y arrête un instant. Tout d’abord, Thècle est forgé à partir de « théos », c’est-à-dire « Dieu », ce qui, reconnaissons-le, réclame un grand courage. Ensuite, c’est un anthroponyme féminin, Thècle est une sainte, reconnue par les Eglises catholiques et orthodoxe, qui vécut à Iconium, aujourd’hui Konya, en Turquie centrale, ou Cappadoce.
DICTON : En septembre, sois prudent, achète bois et vêtements (mis et remis d’une année l’autre).
PENSEE : « J’étais un type plein de santé ; un jour, j’ai perdu la santé. Pour moi, cela a été un événement très grave qui a modifié ma vie intérieure, » (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent pas à Rome)
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : Aujourd’hui, trois lettres du général Kléber sont proposées à la date du 24 septembre 1899. Voici le résumé de l’une d’elles : « Le général Kléber informe le général Desaix des dernières instructions et lui propose de confier le commandement de la Haute-Égypte au général Friant, avec Siout comme quartier général. Le général Belliard prendrait alors le commandement du deuxième arrondissement et se rendrait à Béni Souef. Kléber suggère que Desaix pourrait se rendre au Caire pour se reposer jusqu’à ce que le Grand Vizir, en marche vers Gaza, le rappelle sur les frontières du désert. Kléber mentionne également que le général Bonaparte avait l’intention que Desaix se rende en Europe en novembre, mais que les circonstances actuelles nécessitent sa présence en Égypte. »
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 908e livraison. -.-1047 – 24 septembre : mort d’Isarn, 9ème abbé de Saint Victor de Marseille d’après Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, mais 2ème selon P.-A. Amargier.
Ayant succédé à Guifred, mort le 13 décembre 1020 ou 1021, il était déjà présent en 1005 parmi les moines qui signaient la pagelle d’élection de Guifred. Elus grâce à l’intervention d’Archindric, abbé de Montmajour, il assura le prestige du monastère qu’il régit jusqu’au jour de sa mort.
C’est sous Isarn que s’amorce l’expansion de l’abbaye. En Provence, la munificence des vicomtes de Marseille – mais aussi des comtes et de nombreuses familles comme les Reillanne – permet à la congrégation de s’implanter notamment dans les hautes vallées de l’Huveaune et de l’Arc et dans le pays de Manosque et de Forcalquier: une bonne trentaine de prieurés dépendent de Saint-Victor dans le comté (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969 ; P.-A. Amargier, 1966, Abbatum… La date de la mort de l’abbé Isarn est le plus souvent avancée comme douteuse. Cependant l’exactitude du jour de sa mort étant assurée par le Martyrologe de l’église de Marseille (édité par U. Chevalier en préface aux Institutions Liturgiques…, de J.H. Albanès, Paris 1910, p. XXXII), où on peut lire : VIII kal. octobris obiit domnus Isarnus abbas, le millésime est donné de façon sûre par la date d’élection de son successeur Pierre. Du 24 septembre 1047 au 1er novembre s’écoule en effet le temps nécessaire, mais suffisant, pour que la communauté puisse procéder à une élection). Autrefois, le 27 septembre, la Provence fêtait saint Yzarn, abbé de Saint-Victor de Marseille qui aurait écarté un dragon terrible et qui protègerait du diable.
LA SEYNE-SUR-Mer : 603e livraison : –1893 – 24 septembre : la vélocipédie à La Seyne – Dans le domaine de la vélocipédie, le nom de La Seyne n’apparaît pas, dans les sources utilisées, avant 1893. Le Petit Var du 28 février signale que » le dimanche après-midi la ville est traversée par quantité de vélocipédistes ». Le 2 juillet suivant, le même journal mentionne l’existence du Vélo-club seynois à l’occasion de la fête locale. Ce premier club cycliste seynois mit son local à la disposition des coureurs et des sociétés vélocipédiques. Il était situé au restaurant Roubaud, quai Regonflé. Une assemblée générale des sociétaires (36 fondateurs) fut annoncée. Le 19 août, l’officialisation par autorisation préfectorale eut lieu. Le 24 septembre, le club annonça des courses locales et nationales, ce qui démontrait beaucoup d’ambition. Le 17 octobre suivant, ses adhérents furent invités à se préparer pour accueillir l’escadre russe commandée par l’amiral Avellan. Puis c’est le silence des sources (Jean-Pierre Gaugain, Le sport à La Seyne, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
OLLIOULES : 604e livraison :. –1747 – 24 septembre : Suite de l’affaire de compascuité entre Ollioules et Montrieux au sujet du territoire d’Orvès – Suite de l’affaire de compascuité entre Ollioules et Montrieux au sujet du territoire d’Orves. Cette affaire de compascuité, soulevée par l’interdiction faite par le prieur de Montrieux aux habitants d’Ollioules d’aller faire paître et chercher des limaces sur le territoire d’Evenos à Orvès, n’était pas encore terminée. Le 24 septembre 1747, le Conseil désigne Louis Tholozan, conseiller de premier rang, pour aller, en qualité de greffier, faire à Evenos le 29 septembre, les protestations nécessaires pour la conservation du droit de compascuité de la commune d’Ollioules sur la terre d’Evenos, contre la chartreuse de Montrieux (Castellan E., 1937, p. 178).
SANARY ; 706e livraison. –A partir du 24 septembre 1803 et durant tout l’an XII : Sanary lance la recherche d’une nouvelle source pour alimenter la fontaine qui donnait l’eau aux habitants – Le besoin d’eau dans la commune nécessita aussi la recherche d’une nouvelle source pour alimenter la fontaine qui donnait l’eau aux habitants. Dans la campagne aussi ce besoin d’eau entraîna un nommé Pascal JOURDAN qui possédait une propriété près du GOUR, à y creuser un puits. Mais l’eau n’apparaissait pas malgré sa profondeur. Son voisin du GOUR, COULOMB, lui, avait un puits qui donnait bien. Aussi, sur les conseils d’un ami, Honoré DURAND, homme réputé savant et qui donnait des leçons sur NOSTRADAMUS, avait, avec l’aide d’un nommé Augustin ANDRIEU, entrepris de combler le puits du sieur COULOMB pour que son eau monte dans son propre puits. Cela fit l’objet d’un beau procès
ÉPHÉMÉRIDES

(Le Brusc, Six-Fours, en 1987)
L’INTEGRALE
–1047 – 24 septembre : mort d’Isarn, 9ème abbé de Saint Victor de Marseille d’après Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, mais 2ème selon P.-A. Amargier.
Ayant succédé à Guifred, mort le 13 décembre 1020 ou 1021, il était déjà présent en 1005 parmi les moines qui signaient la pagelle d’élection de Guifred. Elus grâce à l’intervention d’Archindric, abbé de Montmajour, il assura le prestige du monastère qu’il régit jusqu’au jour de sa mort.
C’est sous Isarn que s’amorce l’expansion de l’abbaye. En Provence, la munificence des vicomtes de Marseille – mais aussi des comtes et de nombreuses familles comme les Reillanne – permet à la congrégation de s’implanter notamment dans les hautes vallées de l’Huveaune et de l’Arc et dans le pays de Manosque et de Forcalquier: une bonne trentaine de prieurés dépendent de Saint-Victor dans le comté (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969 ; P.-A. Amargier, 1966, Abbatum… La date de la mort de l’abbé Isarn est le plus souvent avancée comme douteuse. Cependant l’exactitude du jour de sa mort étant assurée par le Martyrologe de l’église de Marseille (édité par U. Chevalier en préface aux Institutions Liturgiques…, de J.H. Albanès, Paris 1910, p. XXXII), où on peut lire : VIII kal. octobris obiit domnus Isarnus abbas, le millésime est donné de façon sûre par la date d’élection de son successeur Pierre. Du 24 septembre 1047 au 1er novembre s’écoule en effet le temps nécessaire, mais suffisant, pour que la communauté puisse procéder à une élection).
Autrefois, le 27 septembre, la Provence fêtait saint Yzarn, abbé de Saint-Victor de Marseille qui aurait écarté un dragon terrible et qui protègerait du diable.
–1280 – 24 septembre : Maniavella, 24 septembre 1280 (charte aux archives municipales). Marignelle – quartier rural, commune de Marseille, entre Arène et le Cannet. Terre connue dès 1248 comme ayant appartenu à Pons de Manavellas (charte aux archives municipales). En dernier ressort, Marignelle, qui appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Châteauneuf-des-Negreaux, fut acquise par M. Bonsignour, notaire.
–1299 – 24 septembre : Satuvays (charte aux archives municipales). Sarturan, quartier rural, commune de Marseille. — Ce quartier, autrefois considérable, embrassait à peu près toute la partie du territoire compris dans le quadrilatère formé par Saint-Jean-du-Désert, Saint-Pierre, Saint-Barnabé et l’Arcussia. Première mention :
Villa Sarturiano, en décembre 971 (cartulaire Saint- Victor, n° 107). Le tènement de Sarturan fut concédé aux chanoines de la Major, en suite d’un pacte de 1176. Le Chapitre cathédral était encore décimataire en 1216 (acte du 1er avril, aux archives de la Major).

(carte de 1692)
–1513 – 24 septembre : LES SUISSES ATTAQUENT DIJON – Une fois n’est pas coutume : l’armée suisse attaque la ville de Dijon ! Je sens la moutarde me monter au nez ! Pas vous ?
–1524 – 19 août au 24 septembre : Siège de Marseille – L’attachement de Marseille à la France se confirma d’une manière éclatante par sa résistance en 1524, aux Impériaux de Charles Quint conduits par le Connétable de Bourbon et le siège de Marseille commencé le 19 Août dût être levé le 24 Septembre (Edouard Rastouin, 1981),
–1564 – 24 septembre : CHARLES IX RENCONTRE NOSTRADAMUS A SALON-DE-PROVENCE – En France, alors que commence une série de fêtes et de réceptions organisées pour marquer la pacification due à l’édit d’Amboise et le rétablissement de l’institution royale que trois guerres civiles venaient de déstabiliser, Charles IX ne cachait pas ses sentiments. Il frémissait d’indignation toutes les fois qu’il rencontrait sur son passage les traces de la fureur iconoclaste des protestants, « En voyant, écrit l’historien Mézeray, les images brisées, les temples ruinés, les tombeaux de ses ancêtres renversés, et ayant ouï dire que les protestants en jetaient les cendres au vent, il pleura et prit cette faction tellement en horreur qu’il en jura la ruine. » Arrivé à Avignon le 24 septembre 1564, il séjourna quelque temps à Salon, où il eut de longs entretiens avec le fameux astrologue Michel de Nostradamus, qu’il nomma son conseiller et son médecin (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).
–1617 – 24 septembre : LES VENDANGES SONT REPOUSSEES AU 2 OCTOBRE – Les vendanges sont repoussés au 2 octobre à Seillans : Seillans.— Ordonné de suspendre, jusqu’après la fête de Saint-Léger (2 octobre), la cueillette des raisins « encore fortz vertz. » (Arch. Du Var, BB 40 fo 67 v° (délib. mun. en date du 24 septembre 1617). Louis Honoré, « Récoltes anormales en Basse-Provence (1540-1817), Institut Historique de Provence, 1929, p. 214-224). De 1617 à 1652, trente-cinq années d’été humide. D’une façon générale, ce mauvais temps impose de repousser la date des vendanges et se révèle catastrophique pour la production des grains ; entre 1646 et 1652, une série d’étés froids et humides, avec des printemps glacés et des orages, détruisirent partout les récoltes déjà fort insuffisantes. En 1646, la Reppe déborda en août, causa la mort d’un jeune homme et de sa soeur emportés par le flot. Les difficultés agricoles, filles de l’adversité climatique, ont joué un rôle provocateur ; les mauvaises récoltes ont déclenché les « extraordinaires pointes cycliques» de 1647-1650. Elles n’ont pas causé, au sens profond du terme, mais elles ont provoqué, comme un catalyseur, l’immense « bouleversement économique, social et surtout démographique» qui s’est incomplètement et maladroitement exprimé dans les révoltes de la Fronde (cf. Pierre GOUBERT, 1958, p. 117).
–1715 – 24 septembre : MORT DE Dom Pérignon – Une nouvelle qui rend nos cœurs chagrins ! Dom Pierre Pérignon, moine bénédictin, vient de mourir à l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers. Vraie ou fausse, l’histoire veut que ce soit lui qui ait découvert le premier le moyen de faire mousser le vin de Champagne en bouteille, c’est-à-dire la « méthode champenoise ». Le Champagne était né. Dom Pérignon aurait été également l’inventeur du bouchon de liège qui remplaça la cheville en bois garnie d’étoupe pour obturer les bouteilles.
–1720 – du 18 au 24 septembre : LA PESTE A MARSEILLE – Du 18 au 24 septembre, on brûle les étoffes apportées par le Grand St-Antoine sur l’île de Jarre (André Maurice, 1983).
–1747 – 24 septembre : Suite de l’affaire de compascuité entre Ollioules et Montrieux au sujet du territoire d’Orvès – Suite de l’affaire de compascuité entre Ollioules et Montrieux au sujet du territoire d’Orves. Cette affaire de compascuité, soulevée par l’interdiction faite par le prieur de Montrieux aux habitants d’Ollioules d’aller faire paître et chercher des limaces sur le territoire d’Evenos à Orvès, n’était pas encore terminée. Le 24 septembre 1747, le Conseil désigne Louis Tholozan, conseiller de premier rang, pour aller, en qualité de greffier, faire à Evenos le 29 septembre, les protestations nécessaires pour la conservation du droit de compascuité de la commune d’Ollioules sur la terre d’Evenos, contre la chartreuse de Montrieux (Castellan E., 1937, p. 178).
–1769 – 24 septembre : Brest, Rochefort et Toulon – En avril, le département de la marine fut séparé de celui de la guerre, le duc de Choiseul ayant pris les Affaires Etrangères et passé la marine à son cousin, le duc de Praslin. Peu à peu on revint aux organisations séparées de l’artillerie de terre et de celle de la marine, mais il fallut attendre l’ordonnance du 24 septembre 1769 pour voir rétablir les brigades d’artillerie et d’infanterie de marine à Brest, Rochefort et Toulon (Lepotier, Toulon, 1961).
–1786 – 24 septembre : SUPPRESSION DE L’ABBAYE DE MONTMAJOUR. Les rapports entre la Provence et l’Alsace étaient à peu près nuls jadis, tandis qu’ils furent nombreux et suivis, avec sa voisine la Lorraine dont le roi René, comte de Provence et ses descendants furent ducs. A peine peut-on signaler l’évêque de Strasbourg, Louis René Edouard de Rohan, le fameux héros de l’affaire du collier, qui fut le dernier abbé de Montmajour, 1761-1803, et fit supprimer l’abbaye le 24 septembre 1786. Il eut mieux valu qu’il n’eut jamais eu aucun rapport avec la Provence. B.-T. (Revue historique de Provence, B. (T. I, 1902, p. 7o5).

(Arsenal de Toulon pris du haut du Faron)
-1789 – 24 septembre :
1. La situation est considérablement amplifiée par la famine – la récolte de cette année, certes, est bonne, mais pas encore battue. De plus, les troubles qui ont éclaté un peu partout n’ont pas facilité la circulation des grains : le prix du pain n’a pas baissé depuis longtemps et le nombre des sans-emploi s’est gonflé de tous ceux qui travaillaient pour les aristocrates aujourd’hui en fuite : de nombreux domestiques ou encore des artisans de luxe, ce secteur n’ayant désormais plus de débouchés (Agenda du Bicentenaire, Jeudi 24 septembre)
2. Les protestants ont le droit de citÉ – Depuis 1685, l’Édit de Nantes ayant été révoqué par l’Edit de Fontainebleau, les protestants étaient dirigés sur les galères de Marseille (Viguier O., 1993 ). Après 1715, il y eut de nouveau des protestants à Marseille, mais ils venaient de Suisse et d’Angleterre, et avaient donc un statut d’étrangers. A partir de 1788, deux ans avant la Révolution, par l’Edit de Tolérance, la Religion Réformée n’est plus persécutée. Le 24 septembre 1789, la Constituante déclare les protestants admissibles aux emplois publics. Le 24 décembre 1789, ils auront le droit de cité (Viguier O. – Mémento … 1993 ; Delattre G., Saliceti P., 2002).
-1792 – 24 septembre : PRISE DE CHAMBERY – Les troupes de la Convention prennent Chambéry (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
–1794 – 24 septembre :
1. création d’une École centrale des travaux publics (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
2. réforme des unités de poids et mesure – Le 3 vendémiaire (24 septembre), la municipalité du Beausset délègue Etienne Paul (un habitué de ce genre de mission…) pour se rendre à Marseille prendre en charge la part revenant à la commune des 20.000 quintaux de grains accordés au district du Beausset. Notons que la réforme des unités de poids et mesure est entrée en vigueur, et que, pour la première fois, on ne parle plus en « charges » mais en « quintaux ».
4. organisation des vendanges – Les communes prennent connaissance d’un arrêté du Comité de salut public en date du 18 fructidor, réglant l’organisation des vendanges, y compris sur les terres des émigrés, que leurs terres soient arrentées ou non. Cet arrêté fixe aussi les prix des journées de travail des personnes réquisitionnées pour les vendanges, au tarif de 1790 augmenté de moitié. Soit trois livres pour les hommes et 24 sols pour les femmes et les enfants (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
-1795 – 24 septembre (2 vendémiaire an IV) :
1. agitation royaliste A PARIS – L’agitation royaliste se développe et se maintient à Paris les jours qui suivent (Yann Fauchois, 2001).
2. RADIATIONS DE LA LISTE DES ÉMIGRÉS – Ceux qui avaient quitté la France à la suite du 31 mai 1793 étaient radiés de la liste des émigrés ; toutefois, certains qui avaient émigré pour échapper aux poursuites dirigées contre les «fédéralistes» furent autorisés à rentrer en France le 10 juin 1795. Le 6 septembre, les Toulonnais ayant livré la ville ou s’étant enfuis sur des navires anglais, c’est-à-dire la plus grande part d’entre eux, restaient toutefois exclus du bénéfice de cette loi. La Convention atténuera toutefois sa rigueur en exceptant de cette dernière loi, le 24 septembre, les matelots, artisans, femmes, enfants, vieillard et impotents (Yann Fauchois, 2001). Aussitôt les demandes de radiations, de mains-levées de séquestre ou de scellés se multiplient (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
Profitant des nouvelles lois du 3 vendémiaire an IV (25 septembre 1795), en leur faveur, des émigrés rentrent, tout au moins ceux portés sur cette liste sous divers motifs. Parmi ceux qui seront rayés de ces listes, citons: Catherine GAUTIER, « veuve d’Antoine ICARD, guillotiné à TOULON ; Françoise FOURNIER (53 ans) veuve de feu Claude PARDIGON, ses enfants Jérôme PARDIGON (22 ans), Angèle PARDIGON (25 ans), Rose Félicité PARDIGON (15 ans) ; Joseph ANDRAC de Bandol (qui avait été secrétaire de section) ; Nicolas Marie DUGUE ; Jacques FOURNIER, capitaine marchand ; Elisabeth BONNAFOUX, veuve d’Edouard ALLEMAND, fusillé sans jugement après l’entrée de l’Armée républicaine, ainsi que ses enfants Joseph et Frédéric. Cette loi qualifiée de « bienfaisante » permettrait à ceux qui vivaient du travail journalier de leurs mains, n’étant ni nobles, ni prêtres, ou parents des émigrés qui, qualifiés de complices des émigrés, avaient vu leurs biens confisqués alors qu’ils n’étaient pas émigrés eux-mêmes ; également, ceux que leur profession, exercée dans TOULON, avaient contraint à y rester durant l’occupation anglaise, ou encore que le hasard avait trouvé dans cette ville lors des événements de Nivôse an II, tous purent bénéficier de la restitution de leurs biens ou d’une indemnité (Rotger B., 1984, p. 307).
3. LES PRISONS SONT PLEINES – A Toulon, Rouyer, Niou et Servières ne veulent pas se permettre d’emprisonner des innocents et des suspects. Les prisons de Marseille et de Toulon sont pleines et le Ministre de la Justice vient de demander de vérifier les emprisonnements illégaux. Le 2 vendémiaire An IV, à la suite d’une intervention de Rouyer envoyé par Toulon à Paris pour essayer de rapporter la loi du 20 fructidor, exception est décrétée pour femmes, matelots, artisans, manouvriers travaillant de leurs mains, officiers de santé des hôpitaux, ouvriers de l’arsenal, vieillards impotents et enfants (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

–1799 – 24 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE : trois lettres du général Kléber.
-Le général en chef Kléber au général Reynier. Le 2 vendémiaire an VIII. « Je vous envoie ci-joint, citoyen général, un projet d’organisation d’une compagnie de Syriens, qui m’a été présenté par le commissaire ordonnateur en chef et que j’ai approuvé. Comme mon intention est que cette compagnie fasse le service dans la Charkieh, je la mets à votre disposition et je vous prie de donner sur le champ les ordres nécessaires pour sa réunion. L’ordonnateur en chef est prévenu et donnera tous ceux qui sont relatifs à son organisation.
–Le général en chef Kléber au général Desaix. . Le 2 vendémiaire an VIII . « Je résume, citoyen général, le contenu des dernières lettres que je vous ai fait passer. Si vous croyez pouvoir abandonner le commandement de la Haute-Égypte au général Friant, il faudrait qu’il laissa son quartier général à Siout, comme chef-lieu du 1er arrondissement et que le général Belliard prit le commandement du deuxième et se rendit à Béni Souef. Les dispositions militaires resteraient les mêmes que celles dont je vous ai fait part, que tous les mouvements contre l’ennemi seraient subordonnés au général de division. Alors, citoyen général, vous pourriez vous rendre au Caire pour y prendre quelque repos, jusqu’à ce que le Grand Vizir qui est en pleine marche, vous rappelle sur les frontières du désert. Il doit être rendu en ce moment à Gaza. C’est à vous-même que je m’en réfère sur toutes ces dispositions ; vous connaissez vos officiers et vous savez ce que, raisonnablement, on peut leur confier. Le général Bonaparte, dans la dépêche qu il m’a adressée avant son départ, me dit que l’intention du gouvernement était que vous vous rendissiez en Europe au mois de novembre à moins de circonstance majeures. Cette circonstance existe et le général Bonaparte ne pouvait 1 ignorer. Ni l’armée ni moi ne devons être dupe d’une réticence ; ainsi, mon cher général, prenez votre parti et attachez votre fortune à celle de nous tous. Croyez au reste que je ferai tout ce qui dépendra de moi pour vous dédommager de ce que pourrait avoir pour vous de désagréable ma résolution de vous garder jusqu’à ce qu’au moins notre querelle soit vidée avec le Premier Ministre de la Sublime Porte.
–Le général en chef Kléber au général Zayonchek . Le 2 vendémiaire an VIII (24 septembre 1799). « J’ai reçu vos différentes lettres, citoyen général, à l’égard du recouvrement des impôts ; il n’y a jamais rien de fait tant qu’il reste à faire ; à l’égard de l’ennemi que vous avez à combattre, c’est de marcher sus quand 1 occasion s’en présente, sans beaucoup s’arrêter au nombre. Au reste, j’aime à me persuader que vous en avez toujours agi ainsi et que vous agirez toujours de même. Votre aide-de-camp a été promu au grade de chef d’escadron. »
–1800 – 24 septembre (2 vendémiaire an IX) : Les jours de « Décadi » doivent être les seuls jours fériés des autorités constituées et des fonctionnaires publics – Le sous-préfet du premier arrondissement du Var, séant à Brignoles, le citoyen Philibert, transmet (et ses autres collègues en font autant) aux maires et adjoints des communes de son ressort, la copie d’une lettre du préfet, le citoyen Fauchet, relative à l’observation des jours de « Décadi » qui, disait le préfet, « doivent être les seuls jours fériés des autorités constituées et des fonctionnaires publics ». En conséquence, il invitait les municipalités du Var à en assurer l’exécution et rappelait aux agents municipaux que l’arrêté concernant le « Décadi » restait applicable aux institutions primaires, aux chefs de pensionnat, aux maîtres des écoles particulières et à tous les établissements d’enseignement (Louis Baudoin, 1965, p. 329).
–A partir du 24 septembre 1803 et durant tout l’an XII :
1. Le commerce du port de Sanary s’ouvre vers l’Espagne, Naples et l’Etrurie – Le port de Sanary poursuivait son commerce avec des nations étrangères, c’est pourquoi Don Antoine Barthélemy MOYA, Commissaire des relations commerciales d’Espagne, de Naples et d’Etrurie, nommé par sa Majesté Catholique pour le département du Var, désigna Louis FORQUE, négociant de BANDOL, et le commissionna pour les ports de SANARY et de BANDOL. Ses attributions consistaient à faciliter toutes les démarches des navires de ces nations, à leur servir d’interprète et bien sûr à percevoir les droits dus pour les actes de commerce (Rotger B., 1984, p. 344).
2. Sanary lance la recherche d’une nouvelle source pour alimenter la fontaine qui donnait l’eau aux habitants – Le besoin d’eau dans la commune nécessita aussi la recherche d’une nouvelle source pour alimenter la fontaine qui donnait l’eau aux habitants. Dans la campagne aussi ce besoin d’eau entraîna un nommé Pascal JOURDAN qui possédait une propriété près du GOUR, à y creuser un puits. Mais l’eau n’apparaissait pas malgré sa profondeur. Son voisin du GOUR, COULOMB, lui, avait un puits qui donnait bien. Aussi, sur les conseils d’un ami, Honoré DURAND, homme réputé savant et qui donnait des leçons sur NOSTRADAMUS, avait, avec l’aide d’un nommé Augustin ANDRIEU, entrepris de combler le puits du sieur COULOMB pour que son eau monte dans son propre puits. Cela fit l’objet d’un beau procès (id.).
–du 24 septembre 1803 au 22 septembre 1804 (an XII) : Jeux et bals à Sanary (tir à l’arc, musiciens toulonnais, et reversement d’une part de la recette à l’hospice et aux pauvres), l’an 12 (24 septembre 1803 –22 septembre 1804)[1].
[Rotger B., 1984 : (p. 345) Comme en l’an XII, le port des armes avait été interdit, le maire demanda une dispense pour le tir à l’arc, ce qu’il obtint facilement, les arcs n’étant pas prohibés. Au village aussi, les bals étaient très courus. Des musiciens venaient de TOULON pour les animer. Une partie de la recette que faisaient les musiciens était destinée aux pauvres et à l’hospice, mais il arrivait que les instrumentistes s’arrangent pour ne pas payer leur contribution. C’est ce qui arriva pour les trois musiciens Dominique PAYEN, calfat, Jacques FERAUD et GUIS de TOULON, qui ayant fait le bal trois soirées consécutives, s’éclipsèrent sans payer. Plainte fut déposée contre eux et ils durent régler la contribution que leur imposa le Commissaire de Police Général de TOULON..]
–1862 – du 26 août au 24 septembre : Baudelaire – « La Presse » publie vingt poèmes de Baudelaire sous le nom de « Petits poèmes en prose »
-1867 – 24 septembre SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 24. – mardi. St Andoche – temps couvert, embrouillé. Vent à l’Ouest – forte brise – pas joli temps.
-1869 – 24 septembre SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 24. – Vendredi. S. Izarn – Beau temps – Calme ce matin, puis petit vent du large. La journée sera chaude encore quoique la matinée, de bonne, ait été fraîche –
On a parlé de gibiers qu’il y aurait eu hier : des cailles et petit gibier. Aujourd’hui, déjà de bonne heure, on a tué des cailles. Ça doit être une forte journée – Hier, dans le courant de la journée, Pichaud du terme en a tué 40. C’est que Pichaud a des appeaux qui lui font venir les cailles. (illisible). On dit qu’une caille vaut entre 15 ou 16 sous à Toulon – C’est bon, mais c’est cher !

–1870 – 24 au 29 septembre – Les élections municipales n’ont pas lieu car un décret du gouvernement daté du 24 septembre, ajournait « sine die » toutes élections municipales et législatives. Cependant, les gardes civiques formant autour d’Esquiros une garde serrée, pratiquaient avec une audace brutale perquisitions et arrestations arbitraires. Il y avait là une cause de désordre et de scandales sans cesse renouvelés. Aussi, le Préfet Delpech prononçait-il le 29 septembre la dissolution des « civiques » (Gabrielle Castellari, 1945).
–1874 – 24 septembre : Bénédiction solennelle de l’ASILE AMELIE, à Sanary dont la première supérieure des Sœurs de Saint-Vincent de Paul est Hélène GUIOL dont la famille comptait deux autres religieuses : Louis et Ernestine – Deux prêtres : Louis et Clément. A sa mort, ce sera Séraphie CHATRON (en religion sœur Marie) qui sera la Supérieure.
–1876 – 24 septembre : Frédéric Mistral épouse à Dijon, Marie Louise Aimée Rivière. Tous deux vécurent dans leur maison de Maillane qui devint, après la mort du poète le 25 mars 1914 et celle de sa veuve, le 6 février 1943, le Museon Frederi Mistral.
–1893 – 24 septembre : la vélocipédie à La Seyne – Dans le domaine de la vélocipédie, le nom de La Seyne n’apparaît pas, dans les sources utilisées, avant 1893. Le Petit Var du 28 février signale que » le dimanche après-midi la ville est traversée par quantité de vélocipédistes ». Le 2 juillet suivant, le même journal mentionne l’existence du Vélo-club seynois à l’occasion de la fête locale. Ce premier club cycliste seynois mit son local à la disposition des coureurs et des sociétés vélocipédiques. Il était situé au restaurant Roubaud, quai Regonflé. Une assemblée générale des sociétaires (36 fondateurs) fut annoncée. Le 19 août, l’officialisation par autorisation préfectorale eut lieu. Le 24 septembre, le club annonça des courses locales et nationales, ce qui démontrait beaucoup d’ambition. Le 17 octobre suivant, ses adhérents furent invités à se préparer pour accueillir l’escadre russe commandée par l’amiral Avellan. Puis c’est le silence des sources (Jean-Pierre Gaugain, Le sport à La Seyne, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
-1898 – 24 septembre : Ce n’est qu’avec la naissance du Vélo-sport seynois que le cyclisme compétitif de la ville prend son envol. Les statuts (25 articles), déposés à la Mairie puis à la Sous-Préfecture, l’autorisation est accordée le 17 août 1898. Le Petit Var n’annoncera sa création que le 10 septembre. Le président est alors chaudronnier, assisté par un employé et un étudiant en pharmacie. Le 24 septembre, le club annoncera des courses locales et nationales, ce qui démontre beaucoup d’ambition (Jean-Pierre Gaugain, 2012) (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012)

–1911 – 24 septembre :
1. HOMMAGE AUX VICTIMES DU CROISEUR « GLOIRE » – De nombreux toulonnais se rendent par le steam-boat pour accomplir le douloureux pèlerinage à Saint-Mandrier où étaient exposé les cercueils des marins du croiseur cuirassé Gloire tués, quatre jours plus tôt, lors d’un terrible accident de tir qui a fait 6 morts et 18 blessés. Déjà, pendant la traversée, les nombreux passagers ne causaient que de la catastrophe et à leur arrivée au Creux Saint-Georges, tous se dirigeaient vers l’hôpital au fronton duquel flotte, en berne, le drapeau tricolore. A la porte, des gendarmes maritimes reçoivent les visiteurs et les conduisent à la chapelle ardente, située au fond du jardin dans la chapelle de l’hôpital. Toulon se prépare à son tour à rendre plus imposantes les funérailles faites aux victimes du devoir. De nombreux groupements convoquent leurs membres et partout circulent des listes de souscriptions pour l’achat de couronnes. Les cercueils seront transférés par mer. A l’occasion de la levée des corps des victimes, le pavillon tricolore en berne sera arboré au balcon de la mairie de la section de Saint-Mandrier. Tandis que se déroulent ces manifestations empreintes de recueillement, l’équipe cycliste du cuirassé Liberté vient, dans la matinée, sillonner à vélo la presqu’île du Creux Saint-Georges. Les cols bleus cyclistes s’entraînent pour les courses annoncées l’après-midi à La Seyne.
2. grave accident sur le cuirassé « Vérité » – Dans l’après-midi, un autre grave accident se produit sur le cuirassé « Vérité ». En pleine mer, vers 13 heures, le second maître mécanicien Brunet Joseph, de quart dans la chaufferie, est grièvement brûlé à la face et au corps par la rupture d’un collecteur de vapeur. Le second-maître est soigné à l’infirmerie et, lorsque la «Vérité» entre en rade le lendemain matin, il est évacué aussitôt, dans un état grave, par un canot à vapeur, sur Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 137 et 140).
–1936 – 24 septembre : grave accident sur le porte-AVIONS « bearn » – L’appareil du chef de l’Escadrille de chasse 7 C 1, en décollant du « Béarn », est dévié par sa béquille engagée dans les câbles du pont, et tombe le long du bord, enfermant le pilote à son poste par l’effet du rabattement d’une aile ; pilote noyé, avion repêché (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261
–1939 – 24 septembre : LA PRESSE SE DIVISE SUR LES BUTS DE GUERRE – Comme en 1914, la Presse française unanime sur le fait que le Droit est de notre côté, se divise sur les buts de guerre. Pour certains, le mal vient de Hitler. Pour d’autres, c’est le peuple allemand et notamment le Prussien qui est responsable de la guerre. Il faudra donc mettre fin à l’unité allemande. Par exemple, Robert d’Harcourt écrit dans l’Epoque ; « Nous savons qu’il existe une Allemagne catholique (Bavière et Rhénanie) que toute sa nature intime oppose à la Prusse… Le rôle de couper la communication entre la Prusse dominatrice et le reste de la Germanie nous incombe… La solution du problème allemand s’appelle dislocation » (Rossel André, 1985).
-1940 – 23 et 24 septembre :
1. Echec du général de Gaulle à Dakar (Jean-Charles Volkmann, 2003).
Tentative avortée de la marine britannique et de Gaulle pour rallier l’A.O.F. L’attaque anglaise contre Dakar fait basculer la décision allemande de ne pas envisager le maintien de l’escadre française. Le Petit Journal ne fera paraître l’annonce de cette attaque contre Dakar que le 26 octobre seulement, soit un mois plus tard ! alors que, en revanche, Le Matin titrait le 24 septembre 1940 : « Une escadre anglaise a bombardé Dakar. L’ex-général félon de Gaulle se trouvait à bord. Il avait sommé la ville de se rendre, mais cet ultimatum avait été repoussé (…) et l’escadre anglaise a ouvert le feu sur Dakar »
Sitôt informé des mouvements de la force H, Darlan prend sur lui de parer le Strasbourg, cinq croiseurs et des contre-torpilleurs pour une opération en Atlantique, puis il avise la commission allemande et demande l’autorisation du mouvement. Hitler refuse, mais ne cache pas sa satisfaction. Les réactions françaises à défendre les colonies l’ont impressionné et son état d’esprit va être modifié. Aussi une nouvelle démarche venant demander la suspension de l’article 8 pour faire face aux agressions britanniques tant en métropole qu’aux colonies va être cette fois favorablement accueillie.
2. Les Forces de Haute Mer (FHM) sont constituées à Toulon sous le commandement de l’amiral de Laborde qui hisse sa marque sur le « Strasbourg ». Les Forces de Haute Mer se composent ainsi :
-croiseur de bataille « Strasbourg » hors rang
-1ère Division de croiseurs : croiseurs lourds « Algérie » « Foch » et « Dupleix »
-3ème Division de croiseurs : croiseurs « Marseillaise » et « La Galissonnière »,
-3ème escadre légère composée de l’ « Aigle » (navire amiral contre-amiral Jardel), de la 3ème Division de Contre-Torpilleurs (« Guépard » « Valmy » « Cassard »), de la 7ème DCT (« Vautour » « Albatros » et « Volta ») et de la 8ème DCT (« L’Indomptable » « Volta) ».
Les sorties à la mer se font de plus en plus rares en raison du manque de combustible, elles se limitent généralement à un séjour aux Salins.
3. ARRESTATION DE PIERRE MENDES-France – La Petite Gironde titre : « Genève, 23 septembre – On mande de Vichy que M. Mendès-France, ancien sous-secrétaire d’Etat aux Finances de M. Blum, et son coreligionnaire, ainsi que M. Philippe de Rothschild, qui avaient pris passage à bord du « Massilia », et s’étaient rendus fin juin au Maroc avec une partie des membres de l’ancien gouvernement, viennent d’être arrêtés. Monsieur Mendès-France sera traduit devant un conseil de guerre.
4. PERTE DU SOUS-MARIN « Ajax » (type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes), coulé à Dakar par un grenadage du destroyer britannique HMS Fortune. Biographie succincte de l’Ajax : sous-marin 1ère classe « Ajax », type Redoutable, dit des 1500 tonnes. Construit à Brest ; entré en service en 1933 ; basé à Brest dès son entrée en service. En indisponibilité à l’entrée en guerre (septembre 1939) . En avril 1940, est basé à Halifax. Affecté au Maroc au moment de l’armistice, il rejoint Dakar. Participant au combat opposant l’escadre fidèle à Vichy à l’attaque anglaise renforcée par des unités de FFL menées par le général De Gaulle, il est grenadé et coulé le 24 septembre 1940 par le destroyer HMS Fortune.
-1941 – 24 septembre :
1. Comité national de la France libre – Le général de Gaulle crée à Londres le Comité national de la France libre.
2. VICHY CREE LA LICENCE IV – gouvernement de Vichy crée la licence IV qui encadre la vente des boissons alcooliques (Jean-Charles Volkmann, 2003).
3. BESSE-SUR-ISSOLE, CLASSEMENT DE LA FONTAINE – La fontaine publique située rue Jean Aicard, anciennement rue de l’Abreuvoir, est inscrite à l’inventaire des monuments historiques par arrêté du 24 septembre 1941. Celle de la place Noël Blache, le sera le 22 novembre de la même année.
-1942 – 24 septembre : LES BRITANNIQUES SAISISSENT LE PAQUEBOT « MARECHAL GALLIENI » – Le paquebot de 1 559 tb « Maréchal Galliéni » » ex-Möwe » allemand construit en 1912, acheté en avril 1926 par la Cie des Messageries Maritimes, est saisi le 24 septembre 1942 par les Britanniques. Il sera rendu en 1946 et reprendra son service dans les eaux malgaches. Il sera condamné en août 1956 et démoli à Bombay en septembre (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1943 – entre les 21 et 24 septembre : Réquisitions de logements à Sanary par les troupes allemandes d’opération (T.A.O.).
« Ortskommandantur Sanary s/mer : Sanary s/M, 23/09/1943. La commandanture allemande certifie que 4 chambres de l’hôtel « Les Ménandières », propriétaire M. Lelou, étaient occupées par des officiers allemands du 21 spt. au 22 sept. 43 (BR 610 (L’hôtel « La Ménandière » qui fonctionna jusqu’en 1945, est fermé depuis la fin de la guerre, et a été transformé en copropriété d’habitation.). De même seront occupées par des officiers allemands 3 chambres de l’hôtel de la Tour, du 23 au 24 septembre 43 (BR 611). La commandanture allemande vous demande bien vouloir délivrer un bon de réquisition pour ces chambres-là. I. A. (illisible) befeldw. Kommandantur Sanary.“
L’Hôtel de la Tour est occupé par les troupes allemandes (réquisition totale), daté de septembre 1943 à août 1944 : [Archives de Sanary : « Le Maire de Sanary-sur-Mer certifie que l’HOTEL DE LA TOUR exploité par MM. MONTFOLLET et MERCIER a été occupé (…) de septembre 1943 à août 1944 par les troupes allemandes (réquisition totale). (…) Le Maire, signé : J. Cavet. » [Revest A., 2004 : A la Piole, les Allemands allaient chez M. Hoog dont ils occupaient la maison. Ils passaient devant notre maison en chantant. Ils étaient courtois et polis, mais ils n’achetaient rien. Un jour, ils ont perquisitionné partout dans la maison, sauf dans la chambre où un poupon était posé sur le lit : ils croyaient que c’étaient un bébé et ne voulurent pas le réveiller (Archives de Sanary ; Revest A., 2004)
-1944 – 24 septembre : Sculpture – Aristide Maillol décède sans avoir vu la fin de la guerre.

(Oppidum de Verduron)
–1948 – 24 septembre :
-L’EGLISE CATHOLIQUE ET LE COMMUNISME –Les cardinaux français, dans une lettres qu’il adressent aux catholiques, précisent la portée du décret du Saint Office, émis le 13, condamnant le communisme.
-MARINE EN INDOCHINE – le 16 août, l’aviso Commandant Delage appareille de Saigon pour la Métropole via Colombo (30 août) et Djibouti (11 septembre), il arrive à Toulon le 24 septembre où il entre en grand carénage bien mérité, pour être apte à un second séjour en Indochine projeté alors (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1962 – 24 septembre : LE COLLEGE DE SAINT-MANDRIER S’AGRANDIT – A la rentrée, une classe de 4ème voir le jour au collège de Saint-Mandrier, puis une 3ème l’année d’après. Toutes ces classes sont dédoublées très rapidement (Ken Nicolas, vol. 2, p. 82-84).
-1967 – 24 septembre et 1er octobre : Dimanche 24 septembre 1967 : premier tour des élections cantonales sous le signe stabilité (56 % de votants).
A Saint-Mandrier. Inscrits 1776 ; votants 584 ; exprimés 574 (573 selon le journal République). Maurice Paul (Parti communiste) : 250 voix. Docteur Baptiste : 127 voix. Monsieur Vaudrey (F.G.D.S.) : 77 voix. Monsieur Roche : 68 voix. Frison : 38 voix. Pes : 13 voix.
Dimanche 1er octobre 1967 : second tour (augmentation de la participation). A Saint-Mandrier (canton de la Sevne). Inscrits 1775 ; votants 724 ; exprimés 704. Maurice Paul (P.C.) : 421 voix Docteur Baptiste (S.E.) : 283 voix.
Maurice Paul, bénéficiaire du désistement socialiste, siégera donc au Conseil général du Var. Il succédera au député-maire Toussaint Merle qui ne se représentait pas. Le nouvel élu travaille aux chantiers de la Seyne et occupe le poste d’adjoint au maire de cette même ville (Ken Nicolas, vol. 2 p. 276-277).
–1981 – 24 septembre : prise du consulat de Turquie à Paris par des membres de l’ASALA (Armée secrète arménienne de Libération de l’Arménie), faisant un mort, trois blessés, quarante otages (International Terrorism 1982 and 1983). Mouvement nationaliste indépendantiste de tendance marxiste-léniniste, créé en 1975, qui se veut fédérateur des mouvements révolutionnaires progressistes arméniens. L’ASALA veut dans un premier temps fédérer les mouvements arméniens par la propagande armée, puis déclencher une guerre d’indépendance, qui aura un effet mobilisateur sur l’ensemble des forces progressistes révolutionnaires. Dès 1981, l’ASALA se développe rapidement et mène des actions en Suisse et en France. Un autre attentat commis à Orly le 15 juillet 1983 (neuf morts et cinquante-cinq blessés) et son caractère indiscriminé, conduira à l’éclatement de l’ASALA, qui se scindera en deux factions.
–1982 – 24 septembre : apprentissage et enseignement des langues vivantes à l’école – « recommandation n°R(82)18 du comité des Ministres (nota : « les Ministres du Conseil de l’Europe ») aux Etats membres concernant les langues vivantes » adoptée le 24 septembre 1982, lors de la 350e réunion des délégués des Ministres) à propos des mesures à mettre en œuvre concernant l’apprentissage et l’enseignement des langues vivantes.
–1993 – 24 septembre : RUSSIE ET CONVENTION DES DROITS DE L’HOMME – Convention des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la Communauté d’Etats Indépendants (Minsk, 26 mai 1995) et Statut de la Commission des droits de l’homme de la Communauté d’Etats Indépendants (Moscou, 24 septembre 1993), Direction des droits de l’homme, Conseil de l’Europe, référence H (95) 7, 1995.
-2000 – 24 septembre : mandat présidentiel – Le mandat présidentiel passe de sept à cinq ans. Pratiquement, cela signifie que l’on est en perpétuelle campagne électorale.
-2019 – 24 septembre : Procès des « bonbonnes » : Sarah Hervouët face à son passé Mardi 24 septembre 2019 Ouverture hier devant la cour d’assises spéciale à Paris du procès dit des « bonbonnes de gaz ». Cinq femmes sont jugées pour avoir notamment tenté de faire exploser une voiture sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame en septembre 2016. Cette première journée d’audience a permis de dessiner leur profil. Parmi elles une jeune varoise de 26′ ans : Sarah Hervouët.
À peine assise dans le box des accusés, Sarah Hervouët essuie quelques larmes. Ce rendez-vous devant les juges, elle l’attend depuis trois ans. Pull noir, cheveux ramassés en queue-de-cheval, la jeune Varoise ose à peine regarder la salle d’audience. Elle ne retrouve le sourire que lorsqu’elle croise le regard de sa mère, venue de Cogolin. Durant l’énoncé des faits, Sarah Hervouët ne bouge pas, écoutant le président de la Cour d’assises raconter comment elle a poignardé un policier, le 8 septembre 2016. Comment elle a été téléguidée depuis l’Irak par un djihadiste français. Comment elle a prêté allégeance à l’Etat Islamique. Le résultat d’une » longue descente aux enfers », ainsi que l’expliquera sa mère à l’enquêtrice de personnalité. Dans son rapport, à la barre, la professionnelle sou ligne à de nombreuses reprises « le mal-être » de Sarah Hervouët. Elle qui n’a jamais accepté les rejets successifs de son père biologique, puis de son père adoptif. Abusée sexuellement par un petit ami à 15 ans, la jeune Varoise « s ’est sentie trahie par les hommes ». Elle explique s’être convertie à l’islam fin 2014 pour trouver une stabilité. Au printemps 2017, lorsque l’enquêtrice de personnalité l’interroge sur l’Etat Islamique, Sarah Hervouët répond : « Je ne suis ni pour, ni contre. Je suis neutre ». Elle ajoute qu’elle veut quitter la France, un pays « qui l’opprime ».
A la lecture de ses propos, dans son box, Sarah Hervouët baisse les yeux. La jeune femme se lève quelques minutes plus tard, un papier à la main, sur lequel elle a griffonné quelques phrases. « Je voulais juste vous dire que je n’ai pas eu de contact avec mon père biologique depuis presque 10 ans », lâche- t-elle. Rappeler ce rejet semble être une priorité pour Sarah Hervouët.
Elle qui est poursuivie aujourd’hui pour avoir poignardé un policier, mais aussi pour avoir voulu commettre plusieurs attentats sur le sol français (CÉLINE MARTELET / ALP – Var-Matin du mardi 24 septembre 2019)
–2024 – 23 septembre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –
80e livraison. Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE – Agrandissement de 1589 (suite) Cours Lafayette.
Pavé d’Amour – (suite) M. Henry, qui fut témoin dans sa jeunesse de ce tragique évènement, le relate en ces termes : « Un groupe de quinze ou vingt forcenés armés de sabres s’empare de ce citoyen, l’égorge, le décapite, commet toutes les horreurs imaginables sur la tête décollée de cette victime, lui ouvre la bouche pour y verser du vin, lui met une pipe entre les dents, et lasse enfin de son horrible orgie, va déposer cette tête outragée et souillée, sous le cadavre du malheureux pendu par les poignets C’est avec un tremblement fébrile
de la plus vive émotion que je retrace ces affreux détails, moi, qui ai vu et qui l’ai encore comme un spectre devant mes yeux, ce cadavre inondé de sang, suspendu au milieu de la rue du Pavé-d Amour et, au-dessous de lui, sa tête déposée sur le pavé ».
Sur la façade de la maison portant le n° 89, on voit encore une bombe engagée dans le mur, entre deux fenêtres. Ce projectile, qui est un souvenir du siège de 1793, nous remet en mémoire un fait qui se serait produit, lors du siège de 1707, dans cette même rue et qui est ainsi relaté dans un document de nos archives. « Depuis l’invention des bombes, on n’en a point vu d’effet si surprenant que celui qui arriva à la rue aux Arbres, à la porte du nommé Gensollen, chapelier. Comme on courait risque d’être accablé dans les maisons lors du bombardement, on prenait le parti de se tenir dans les places ou dans les rues larges pour voir venir les bombes et s’en garantir, ceux qui les découvraient les premiers avertissant les autres.
« Un soir vers le minuit, un garçon chaudronnier étant de garde avertit qu’il y avait trois bombes en l’air ; il y avait alors à la rue une femme nommée Gerbaude qui vendait ordinairement des quincailles ; elle était à la porte de ce chapelier, lorsqu’une bombe venant à y tomber l’y surprit, enfonça et se relevant elle emporta cette femme jusqu’au toit d’une maison de l’autre côté vis-à-vis, et qui appartient à la demoiselle Garnier. Le mari de cette Gerbaude se mit en état de la chercher, jusques là que le mari ne la trouvant nulle part s’avisa de fouiller avec son pied dans l’enfoncement que la bombe avait fait, croyant qu’en remuant la terre, il y pourrait trouver le corps de sa femme ; mais il fut bientôt désabusé, ce qui le porta à courir d’un côté et d’autre pour voir ce qu’elle était devenue.
« Le jour ayant paru, le chapelier aperçut un reste de jupe sous l’entablement du toit de la maison de la demoiselle Garnier où on remarqua qu’il y a quatre étages et que la rue a huit toises de large. Ce reste de jupe fit croire à cet homme que le corps de cette Gerbaude pouvait bien être sur le toit, et quoique le canon tira alors, il y monte et voit en effet le corps de cette femme assez près du bord ; il s’avance pour le retirer, le saisit par un bras et le pousse vers la porte par où il était entré sur le toit ; mais comme ce corps était à demi découvert, n’ayant qu’un reste de chemise, il ferma la porte après lui et descendit pour aller prendre une chemise de laquelle il le couvrit, le fit porter à la paroisse pour l’enterrer. Pour ce qui regarde l’état où la bombe laissa ce corps, le chapelier qui l’avait bien observé rapporte qu’elle avait le bas des cuisses meurtri et fracassé, qu’elles tenaient pourtant aux genoux, et qu’elle était blessée au bas ventre, mais qu’elle ne l’était point au-dessus de la ceinture ; ses chairs étaient blanches et son « visage nullement gâté ; une partie de son tablier s’attacha à un arbre qui est devant la maison de ce chapelier où on l’a vu plus d’un mois après ; le même trouva à quelques pas de là un écu et demi qui était tombé de la poche de cette femme et il remarqua qu’il était tout bossu ; un soldat de la marine trouva aussi un écu qui était de même …
Pour ce qui est de la manière dont le corps de cette femme a été poussé si haut, il est bien difficile de l’expliquer; on laisse ce soin aux curieux ; on se contente ici de rapporter le fait tel qu’il est » (Relation du siège de Toulon par le duc de Savoye en 1707, rédigée par Henri Ferrand, second consul en 1707. Archives communales, II, 5).
Le 28 juillet 1792, la partie de cette voie, comprise entre la traverse Cathédrale et la rue Jean-Aicard, fut ensanglantée par le meurtre de plusieurs membres du directoire du département. Au moment où ceux-ci, traîtreusement entraînés dans la rue, quittaient la salle de leurs délibérations, une bande armée de forcenés les entoura soudain en proférant des cris de mort. Le vice- président Guérin, les administrateurs Maure et Roubaud, et le procureur général-syndic Gazan lurent immédiatement massacrés à coups de sabre.
« A trois heures du soir, la municipalité requérait le juge de paix de faire procéder à l’enlèvement des cadavres des victimes qui, pendues à la place des Lanternes, les unes par le cou, les autres par les deux pieds ou par un seul, hachées des coups de sabre qu’on leur portait pendant qu’on les hissait, et couvertes d’une croûte de sang coagulé, offraient depuis six à sept heures le spectacle le plus horrible, le plus hideux, le plus effrayant » (J. Henry, Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu’au Consulat).
(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
« La grève déclenchée lundi par plusieurs centaines d’ouvriers pour protester contre l’augmentation des salaires, s’est étendue. » (Sic ! lu dans France-Soir du 12 avril 1956)

Je vous souhaite un excellent mercredi. J’ai fait mon marché, légumes et viande.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
A demain !
[1] Rotger B., 1984, p. 345.

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