ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 20 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4918)
Comme chaque jour, c’est un aperçu riche et varié de faits historiques, de célébrations et d’anecdotes locales, rendant hommage à des événements marquants et à des personnalités influentes. Si vous avez besoin de plus de détails rendez-vous sur ma page FB ou sur mon site !
ILLUSTRATIONS : Le 20 septembre 1911, à Toulon, un terrible accident de tir, à bord du croiseur cuirassé Gloire, fait 6 morts et 18 blessés. La série se poursuit depuis l’explosion de la poudrière de Lagoubran, puis celles des cuirassés Iéna en 1907 et Liberté en 1911, … (cliché d’en-tête : le Montcalm, croiseur cuirassé de la même série que la Gloire). Les autres clichés sont de ma collection ou bien ont été pris par moi.
FETES : Le saint du jour, Davy, fut un chartreux martyrisé avec huit autres moines à Londres, en 1537, pour avoir refusé de reconnaître Henri VIII comme seul chef spirituel de l’Eglise d’Angleterre. Ce prénom fut populaire en France dans les années 1980. Aujourd’hui, on compte environ 9000 personnes qui le portent, tandis que près de 6000 l’ont comme patronyme.
Aussi étrange que cela paraisse, l’opinion a eu sa fête – certes, un court moment, mais elle l’eut vraiment ! – quand le rédacteur du calendrier républicain, Fabre d’Eglantine, lui dédia ce quatrième jour complémentaire du mois de fructidor. Rappelons, pour mémoire, que l’opinion est le jugement ou l’avis émis sur un sujet, mais aussi, au sens plus précis, l’ensemble des croyances, des convictions philosophiques, religieuses, politiques d’une personne ou d’un groupe.
PENSEE : « Tout le monde veut gouverner, personne ne veut être citoyen » (F. D. Roosevelt, Combats pour demain).
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : Le général en chef Kléber écrit au général Desaix à Siout le 4e jour complémentaire an VII (20 septembre 1799). (résumé) Kléber mentionne avoir reçu deux lettres de Desaix et exprime sa satisfaction quant aux renseignements fournis sur la situation militaire et administrative de la Haute. Il informe Desaix qu’il a déjà envoyé des pièces de gros calibre et un mortier pour Qosseii, et qu’il va également envoyer des roues de rechange .
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 907e livraison. Vendredi 20 septembre – Aujourd’hui pas plus qu’hier des nouvelles du naufrage du paquebot « Brésil » des Messageries Maritimes (Marseille), commandant Bruno de Saint-Nazaire (Sanary). Selon la dépêche parvenue de Gallipoli (Turquie) le navire a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche qui nous est parvenue dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvées. On attend des nouvelles ! (Nota : ce texte est extrait de l’agenda du premier adjoint au maire de Sanary, si quelqu’un a des renseignements concernant ce naufrage, je suis preneur, car je ne connais qu’un seul paquebot des MM qui ait porté le nom de Brésil vers cette époque, mais il n’est entrée en service que quelques années plus tard).
LA SEYNE-SUR-Mer : 603e livraison : -1943 – 20 septembre : SABOTAGE AUX F.C.M. DE LA SEYNE – selon le rapport du commissaire de Toulon au préfet du Var, le directeur des Etablissements de Constructions Mécaniques informe les services de police qu’un acte de sabotage a été commis à un moment qu’il n’a pu désigner, dans ses ateliers. Sept courroies de transmission sont coupées à l’aide d’un objet tranchant. Ces établissements travaillent pour le compte des troupes d’opération. Le commissaire de police procède à une enquête. Cette action de résistance se produit alors que les Allemands viennent de créer une zone interdite sur la côte méditerranéenne qui passe ipso facto en zone de guerre.
OLLIOULES : 604e livraison : 1834 – 20 septembre : Conquête de l’Algérie – 430 jeunes soldats du 67ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique sont logés à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 295).
SANARY ; 707e livraison. 1867 – 20 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Vendredi 20 septembre – Saint Eustache – Beau temps – brise du large – aujourd’hui pas plus qu’hier des nouvelles du naufrage du paquebot « Brésil » des Messageries Maritimes (Marseille), commandant Bruno de Saint-Nazaire (Sanary). Selon la dépêche parvenue de Gallipoli (Turquie) le navire a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche qui nous est parvenue dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvées. On attend des nouvelles ! (Nota : si quelqu’un a des renseignements concernant ce naufrage, je suis preneur, car je ne connais qu’un seul paquebot des MM qui ait porté le nom de Brésil vers cette époque, mais il n’est entrée en service que quelques années plus tard).
ÉPHÉMÉRIDES

(en rouge : la zone touchée par l’explosion de la poudrière de Lagoubran)
L’INTÉGRALE
–1342 – 20 septembre : Le Cardinal Guy de Montfort à Cuges. Légende ?
(Histoire rapportée sur FB) : Le Cardinal Guy de Montfort (petit fils de St Louis, mais son petit neveu en fait) avait été désigné par le Pape alors résidant en Avignon pour aller présider à Padoue à la translation des restes de St Antoine. Passant par Marseille il contracta la terrible peste et du s’arrêter à Cuges pour y être soigné… c’est ainsi que les Cugeois durent accueillir les 400 personnes qui l’accompagnait . Guy de Montfort guéri il partit avec toutes sa troupe en Italie. Une fois les fêtes de la translation finies en regagnant la France il s’arrêta à Cuges et laissa à l’église un petit os du crâne (l’os occipital) de St Antoine en remerciement. Depuis cette époque un grand pèlerinage a lieu le 13 juin et les croyants (énormément de Marseillais d’origine Italienne) viennent se recueillir devant la relique.
Biographie : Ce fut Clément VII qui le propulsa au plus haut niveau en le plaçant d’abord sur le siège épiscopal de Lyon, le 11 octobre 1340. Puis, lors du consistoire du 20 septembre 1342, il le nomma cardinal-prêtre de Sainte-Cécile (Salvador Miranda, Cardinal Guy de Boulogne, University Park, Miami, FL 33199, 2009). Sa première Livrée occupait l’actuelle rue Joseph Vernet et descendait jusqu’aux rives du Rhône. Lors de la construction des remparts d’Avignon, cette Livrée fut coupée en deux. Le cardinal de Boulogne s’installa alors dans celle d’Annibal de Ceccano puis devint l’un des prélats les plus en vue du Sacré Collège. Le 14 février 1350, il présida à Padoue au transfert des reliques de saint Antoine dans la nouvelle église.
–1344 – 20 septembre : Orpillieras, 17 janvier 1361 (acte notarié). Orpillières lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Loubière (1872). Première mention : Volpellieras, 31 mars 1510 (acte notarié).
-1352 : CONFLITS DE JUSTICE AU MOYEN AGE DANS LE VAR – Le n° 9 du catalogue des titres de la terre de la Môle (Var) prouve que les officiers de justice Grimaud ont voulu prendre connaissance d’un crime commis sur les terres de la Môle. Cette pièce fut renvoyée par sentence du juge de la cour royale de Draguignan aux officiers de la Môle, attendu que le seigneur majeur de la Môle avait dans ce lieu pleine et entière juridiction, et que la cour royale n’en pouvait prendre connaissance qu’en cas de négligence de la part des officiers du dit seigneur.
–1384 – 20 septembre : MORT DE LOUIS. Il laissait pour recueillir son héritage, un enfant, Louis, et pour le faire valoir, une femme, Marie de Blois.
–1401 – 20 septembre : Font du Lion (acte aux archives de la Major). Font de Lion – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet (1872). Première mention : Font del Leu, 20 mars 1333 (charte aux archives de la Major)
–1475 – 20 septembre : Castrum de Bellomonte. C’est la première mention de la terre de Beaumont a été érigée en seigneurie, avec juridiction en faveur de Clans de Beaumont, par lettres royales du 20 septembre 1475 (registre Aquila de la Cour des comptes, folio 9). Cette terre comprenait divers tènements désignés sous les noms de la Bombardière, la Cavasse, la Bastide-Rouge, la Magne, le Grand-Camp, la Dragone. Beaumont-le-Maitre – château, commune de Marseille, quartier Saint-Julien (1872).
–1476 – 20 septembre : registre Aquila de la Cour des comptes, folio 9
1. Castrum de Bellomonte. Bastida sita a las Planas de Bellomonte, 1476. Voir Beaumont-le-Maitre.
2. Vallis de Capella. Val de Gapel lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien, près Beaumont.

(Explosion du cuirassé Iéna à Toulon)
–1519 – 20 septembre : À Séville, Ferdinand Magellan amorce son voyage à l’Ouest, vers les Indes ; il sera tué aux Philippines en 1521 et un seul navire de sa flotte rentrera au Portugal, un an plus tard.
–1559 – 20 septembre : Cruys (charte aux archives de l’Evêché). Cruyère – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près d’Aigues-Vives (1872). Première mention : La Crueya, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché).
–1633 – 20 septembre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Lorsque Giovanni Battista Barrozzi, podestà de Cittanova, fut capturé avec sa femme, sa fille et son entourage par les corsaires de Dulcigno, le gouvernement de Venise ne mit que trois mois à payer les 15 000 zecchini exigés (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 165, 166).
–1636 – 20 septembre : Camp de Soliers (charte aux archives de l’Evêché de Marseille), quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, à Tribols (1872). Première mention : Puteus de Soleriis, 30 décembre 1392 (charte aux archives de l’Evêché).
-1695 – 20 septembre : Procès de l’enseignant de l’école de garçons contre la communauté de Sanary – Pour l’école de Sanary, qui était réservée aux garçons, on ne pouvait trouver de maître aux gages de 100 livres proposés par la communauté, on fut contraint en 1691 de la porter à 120 livres. Le maître d’école, Esprit Commandaire, d’Hyères, désigné par l’évêque de Toulon, fit un procès à la communauté car étant régent de l’école du 1er novembre 1694 au 20 septembre 1695, il n’avait pas été payé (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).
–1696 – 20 septembre : Cros des Pillons (registre de l’Ecritoire). Le Pilon – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Antoine (1872).
–1762 – 20 septembre : La garnison française de Saint-Jean, à Terre-Neuve, se rend aux Anglais ; c’est la dernière bataille au Canada entre Anglais et Français.

(Explosion du cuirassé Liberté)
-1789 – 20 septembre : A l’Assemblée, on lit une lettre du roi : « Vous m’avez demandé, le 15 de ce mois, de revêtir de ma sanction vos arrêtés du 4 août et des jours suivants… Comme je vous ai déjà témoigné que j’approuvais l’esprit général de vos arrêtés et le plus grand nombre des articles en leur entier, je vais en ordonner la publication dans tout mon royaume… Je ne doute point, d’après les dispositions que vous manifestez, que je puisse, avec parfaite justice, revêtir de ma sanction toutes les lois que vous décréterez sur les objets contenus dans vos arrêtés (Agenda du bicentenaire ; DIMANCHE 20 SEPTEMBRE -)..
-1792 – 20 septembre :
1. La bataille de Valmy gagnée par Dumouriez et Kellermann sur le duc de Brunswick brise l’offensive prussienne en Champagne – « Redressement inespéré après les premières défaites », « Engagement médiocre » a-t-on dit si l’on s’en tient au nombre des morts ; mais la jeune armée française à demi improvisée, sans expérience du feu, a contraint à la retraite les redoutables troupes prussiennes. Au niveau des idées-forces, c’est la Révolution qui vient de battre l’Ancien Régime européen.
2. Le 10 août 1792 a signifié la fin de la Royauté, et la date de la bataille de Valmy sera choisie pour marquer le début d’une ère nouvelle pour la France. De ce jour, on abandonne donc l’an 4 de la Liberté pour entrer dans l’an I de la République Française (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987 ; Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française ; Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Duby Georges, Histoire de la France, 1987. François Étienne Christophe Kellermann, habituellement appelé François Christophe Kellermann ou le maréchal Kellermann, né le 28 mai 1735 à Strasbourg, mort le 13 septembre 1820 à Paris, était un militaire français, qui fut élevé aux dignités de maréchal d’Empire et de duc de Valmy).
3. L’ASSEMBLEE Législative se RETIRe pour laisser la place à la Convention. L’Assemblée législative, dans sa dernière séance, décrète le divorce et la laïcisation de l’état civil. La loi du 20 septembre fait obligation aux municipalité de constituer des tables décennales dans les registres de l’état civil (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Louis Baudoin, 1965, p. 324).
En conséquence, la Municipalité de La Seyne recevra l’ordre d’organiser un service d’état civil. Le gouvernement central lui expédiera des registres doubles pour l’inscription des actes de naissance, de mariage, de divorce et de décès des citoyens seynois, registres tenus jusque-là par le Clergé des paroisses. Dorénavant, le mariage célébré devant M. le Maire où son représentant sera seul valable – ce qui n’exclura pas qu’il soit suivi d’une cérémonie religieuse pour les époux qui le souhaitent. Cette obligation sera rappelée plus tard par un arrêté des consuls en date du 26 vendémiaire an IX (18 octobre 1800)
-1793 – 20 septembre :
1. le député Romme présente à la Convention son projet de calendrier révolutionnaire qui sera adopté le 5 octobre – L’ère républicaine commence rétroactivement le 22 septembre 1792. L’hymne, « Le triomphe de la République, ou Le camp de Grandpré », deFrançois-Joseph Gossec, est écrit et chanté à la gloire de la bataille de Valmy, 20 septembre 1792 (Duby Georges, Histoire de la France, 1987. Yann Fauchois, 2001, p. 1155. Yann Fauchois, 2001, p. 1192).
2. NOUVELLES DU Siège de Toulon – Une deuxième batterie républicaine est installée à la pointe du Brégaillon en bordure de mer. Elle sera rapidement prête à tirer sur les navires ennemis abrités au fond de la petite rade de Toulon.
3. Carteaux installe son état-Major à Ollioules – Ce même 20 septembre 1793, le général Carteaux décide de déplacer son quartier général, jusque-là au Beausset, et de l’installer définitivement au château de Montauban à Ollioules, où son lit (sa couche) est transféré. Ainsi Le Beausset aura été le siège du quartier général de l’armée Carteaux du 28 (30 ?) août au 20 septembre 1793 (au lieu du 17 comme d’autres auteurs l’on écrit). Le docteur Delaforge apporte un élément qui pourrait être décisif pour asseoir l’hypothèse d’une installation de Carteaux à Montauban le 20 septembre : « Il y a surtout cet ordre assez cocasse rédigé par le général en chef, Carteaux, le 20 septembre 1793. Alors qu’il va transporter son quartier général du Beausset à Ollioules, il demande à ce que le lit où il couche le suive à Ollioules… On a beau être militaire, on peut aimer le confort, surtout quand on a sa femme avec soi, qui vous suit aux armées ! Le confort du Beausset, il l’a tellement apprécié, ce brave général Carteaux, qu’il n’a transféré son quartier général à Ollioules que le 20 septembre, alors que son armée contrôlait ce village depuis le 7 septembre…» (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
4. Une violente et longue action est lancée contre les vaisseaux et pontons ennemis qui se tiennent du côté nord-ouest de l’Eguillette : La fameuse batterie des « Sans-Culotte », dont le nom sera retenu par notre histoire militaire, possède comme armement : une pièce de 36, quatre de 24, un mortier de 12 pouces et une couleuvrine de 44. Par la suite, quelques pièces de cette batterie, dont la fameuse couleuvrine de 44 provenant de Marseille, seront établies sur le bord même du rivage, à l’endroit où étaient situés, il y a encore quelques années, les ateliers de démolitions navales de la Compagnie « Les Abeilles ». A la fin de cette action, la batterie des « Sans Culottes » aura permis à l’armée républicaine de déborder vers le Sud pour former un vaste demi-cercle allant d’Ollioules à La Seyne par Six-Fours, Fabrégas et les Sablettes (Louis Baudoin, 1965, p. 344 et 347. Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 52).
-1795 – 20 septembre : Débarquement royaliste de l’île d’Yeu – Tandis que le général Pichegru s’empare de Mannheim, l’amiral anglais Warren prend l’île d’Yeu où le comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X, va débarquer avec un millier d’émigrés et 2000 soldats anglais. Il rembarquera pour l’Angleterre le 18 novembre sans avoir cherché à gagner les côtes françaises (Yann Fauchois, 2001.).
–1798 – 20 ou 26 septembre (5 vendémiaire an VII) : COMMENT RÉTRIBUER LE FOSSOYEUR DE TOULON ? – Note adressée par les administrateurs de Toulon le 5 vendémiaire an VII (20 septembre 1798, erreur d’H. Trojani : c’est le 26 septembre) au département du Var : « Le fossoyeur de cette commune, citoyens administrateurs, demande le salaire du travail qu’il a fait pour creuser les fosses de 54 émigrés condamnés à mort du 4 brumaire an VI au 20 vendémiaire an VII – II nous a observé que l’administration lui avait fait le paiement de tous ceux qui, à l’entrée de l’armée républicaine, avaient été fusillés. Comme nous ne savons de quels fonds le faire payer et que les moyens de cette commune sont presque nuls, nous vous invitons d’en ordonner le paiement sur telle caisse que vous jugerez le plus convenable » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815. (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis 11)).

-1799 – 20 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au général Desaix à Siout. Le 4e jour complémentaire an VII (20 septembre 1799). J’ai reçu vos deux lettres du 26, citoyen général ; j’ai été très satisfait tics renseignements que vous me donnez sur la situation militaire et administrative de la Haute-Égypte. Je vous ai déjà envoyé pour Qosseii des pièces de gros calibre et un mortier ; je vais donner des ordres pour qu il vous soit également envoyé des roues de rechange et j’écris au général Menou d’envoyer dans la Bahireh une colonne mobile à la recherche de Mourad Bey ; enfin le payeur général va écrire au payeur du premier arrondissement pour que, sous vos ordres, il soit délivré aux différents services les fonds nécessaires, malgré la mesure générale qui a été prise par l’ordre du jour du… qui ne peut avoir lieu par rapport à vous. Siout étant trop éloigné du Caire.
« Il paraît que vous n’avez pas reçu mes lettres subséquentes à celles du 9, car vous ne m’en dites pas un mot, non plus que du général Friant.
« Je ne vous réponds point sur la lettre dans laquelle vous me témoignez de la curiosité sur ce qui peut vous être personnel, espérant que mon silence pourra hâter votre arrivée au Caire, où je désire bien vous voir. Emmenez avec vous une centaine d’hommes montés à dromadaire. Si vous le pouvez et si l’inondation le permet ou que vous trouviez assez d’embarcations pour cela, ramenez surtout tout ce que vous trouverez là-haut de la 61e demi-brigade, enfin le détachement du 18e régiment de dragons.
« Si j’en dois croire votre aide de camp Clément, vous serez rendu ici sous peu de jours. »
–1800 – 20 septembre : La loi fait obligation aux municipalité de constituer des tables décennales dans les registres de l’état civil (loi du 20 septembre). Cette obligation sera rappelée plus tard par un arrêté des consuls en date du 26 vendémiaire an IX / 18 octobre 1800.
-1834 – 20 septembre : Conquête de l’Algérie – 430 jeunes soldats du 67ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique sont logés à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 295).
-1863 – 20 septembre : Décès de Jacob Grimm à Berlin – Jacob Grimm a beaucoup écrit, réunissant et publiant les contes et légendes germaniques : Poésie des maîtres chanteurs (1811) ; Contes de l’enfance et du foyer (1812 et 1819) ; Légendes allemandes (1818) et Légende héroïque allemande (1829). On doit également aux frères Grimm une Histoire de la langue allemande (1848) et un Dictionnaire historique de l’allemand (1852-1858) partiellement publié de leur vivant. Jacob Grimm est considéré comme le fondateur de l’histoire d’Allemagne et comme le plus grand représentant de la méthode historique appliquée aux travaux littéraires.

1867 – 20 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Vendredi 20 septembre – Saint Eustache – Beau temps – brise du large – aujourd’hui pas plus qu’hier des nouvelles du naufrage du paquebot « Brésil » des Messageries Maritimes (Marseille), commandant Bruno de Saint-Nazaire (Sanary). Selon la dépêche parvenue de Gallipoli (Turquie) le navire a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche qui nous est parvenue dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvées. On attend des nouvelles ! (Nota : si quelqu’un a des renseignements concernant ce naufrage, je suis preneur, car je ne connais qu’un seul paquebot des MM qui ait porté le nom de Brésil vers cette époque, mais il n’est entrée en service que quelques années plus tard).
1869 – 20 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – Lundi 20 septembre, St Eustache – . Beau temps – ciel serein – et petit vent d’ouest qui augmente dans la journée – ce matin, de bonne heure, l’air était vif, aussi la journée sera moins chaude. Nous avons reçu ce matin à 7h ½ la visite de M. Ansaldi, de Bandol, membre du conseil d’arrondissement. Il venait voir M. le Maire, mais, ne l’ayant pas trouvé, il est venu me voir pour savoir si la commune demandait quelque chose au Conseil d’Arrondissement qui va se rassembler aujourd’hui à l’arrivée du nouveau sous-préfet qui probablement veut connaître ces messieurs du Conseil. (Nota : rappelons que Jean-Baptiste Hermitte, l’auteur de cet agenda, est premier adjoint au maire de Sanary).
–1870 – 20 septembre : ROME, CAPITALE DE L’Italie – Les troupes de Victor Emmanuel II prennent aux Français Rome, qui devient la capitale de l’Italie unifiée

(Saint-Mandrier : l’entrée de l’hôpital maritime).
-1903 – 20 septembre : Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 88, genre de navigation pêche, port d’embarquement Saint-Mandrier comme patron, date de l’embarquement 20 septembre 1903. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

-1911 – 20 septembre : GRAVE Accident de tir sur le croiseur-cuirassé « Gloire » – Un terrible accident de tir, à bord du croiseur cuirassé Gloire, fait 6 morts et 18 blessés. Le navire, commandé par le capitaine de vaisseau Barbin, a quitté le matin la rade de Toulon pour aller effectuer ses tirs d’honneur. Vers onze heures, il vient de commencer son tir lorsque soudain une explosion retentit dans une casemate bâbord avant, puis des cris éclatent. Le tir cesse et on se précipite vers la casemate où officier, officiers-mariniers, quartiers-maîtres et marins gisent pêle-mêle sur le sol, brûlés et hurlants. Le commandant Barbin fait aussitôt mettre le pavillon en berne et signale par T.S.F. l’accident au vice-amiral Aubert et au préfet maritime qui avertit l’hôpital Saint-Mandrier de se préparer à recevoir les blessés. A midi quarante-cinq, la «Gloire» mouille devant Saint-Mandrier.
A l’hôpital le débarquement des blessés est effectué aussitôt par les canots de la «Gloire» pris en remorque par son canot à vapeur où les 14 blessés ont été placés avec les plus grandes précautions. Sur le quai de la darse de Saint-Mandrier, le personnel médical attend avec à sa tête M. le médecin chef Jan, chef de service. La salle du Tholet I préparée à l’avance reçoit les douze canonniers et fusiliers atteints dans la catastrophe. M. le contre-amiral Favereau ainsi que les plus hautes autorités maritimes se rendent à l’hôpital Saint-Mandrier où reposent les victimes de la «Gloire» et où les survivants reçoivent des soins (Gisèle Argensse, 1989, p. 134).

-1914 – 20 septembre :
1. industrie d’armement – A Bordeaux, une conférence réunit le ministre de la Guerre et les principaux chefs d’industrie français. Il est décidé de porter à 100 000 par jour la production d’obus du canon de 75 mm.
2. LA SEYNE ET L’accueil des blessés de guerre – Onze blessés allemands arrivent en gare de Toulon, grièvement atteints, ils sont transportés à l’hôpital de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 150).
A partir de cette date, les autorités de la XVe Région militaire prennent la décision d’imposer aux localités de plus de 5000 habitants un quantum de lits proportionnel au nombre de résidents, soit: 100 lits pour la première tranche de 5000 habitants puis 200 lits par tranche supplémentaire. Avec ses 22011 habitants, la Seyne-sur-mer se voit dans l’obligation de mettre 900 lits (moins les 615 de l’institution Sainte-Marie) à la disposition du service de santé de l’armée.
Dès lors, la municipalité s’évertue à trouver de nouveaux locaux et finit par établir trois nouvelles structures. Elle utilise, tout d’abord, une partie des bâtiments de l’hôpital dit régional du quartier Saint-Jean qui, depuis son achèvement en 1902, dessert les communes des cantons environnants. Capable d’accueillir une cinquantaine de victimes, ce nouvel établissement temporaire est intégré dans la catégorie des hôpitaux bénévoles qui sont des hôpitaux temporaires gérés par des municipalités, des congrégations religieuses, des riches particuliers, des associations de secours etc. Ils sont enregistrés avec un numéro bis et doivent répondre à un cahier des charges très précis du service de santé militaire. Par ailleurs, ils font l’objet d’une convention entre l’Etat et le gestionnaire.
–1917 – 20 septembre :
1. AVARIES DU SOUS-MARIN « ARAGO » – Après 14 mois d’immobilisation à l’arsenal, le sous-marin « Arago » arrive à Brindisi à la remorque de son convoyeur en ayant eu huit avaries en cours de route. Aussitôt arrivé, il entre en réparations. A sa première sortie, c’est un moteur électrique qui est hors service. « Il faut un arsenal à la disposition permanente de ce sous-marin. Si après la réparation du collecteur en cours, il retombe en avarie, je serai heureux de la voir affecté à la commission d’expérience des sous-marins » (CV Frochot, 20 septembre 1917).
2. À Ottawa, le droit de vote est accordé à certaines femmes, les épouses, mères et sœurs de militaires ; une autre loi crée l’impôt sur le revenu, censément pour la durée de la guerre.

-1918 – 20 septembre : PERTE DU SOUS-MARIN « CIRCÉ » – Perte de la Circé (Q 47, type Circé ; commandé par le LV Viaud) torpillée devant Cattaro à 7 milles du Cap Rodoni, par le sous-marin autrichien U 47 alors que, stoppée, elle rechargeait ses batteries. 26 morts. Seul survivant, le commandant en second EV Lapeyre qui était de quart sur le pont, est fait prisonnier.
-1920 – 20 septembre : DEMISSION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – le président de la République, Paul Deschanel, démissionne. Il venait quelques temps auparavant de tomber d’un train en marche.
-1925 – 20 septembre : LE PARTI COMMUNISTE ET L’ALSACE – à l’occasion de son Congrès à Strasbourg, le Parti communiste réclame un plébiscite en Alsace-Lorraine afin que soit reconnu au peuple alsacien le droit de « séparation d’avec la France ».
–1928 – 20 septembre : En Italie, le Grand Conseil fasciste remplace la Chambre des députés.
-1934 – 20 décembre : naissance de Sofia Loren à Rome.
-1938 – 20 septembre :
1. DEBUT DE L’AFFAIRE TCHECOSLOVAQUE – Dans la soirée, le gouvernement tchécoslovaque repusse les propositions franco-anglaises et demande un arbitrage. Winston Churchill, le leader conservateur rencontre Reynaud et Daladier à Paris et leur demande de ne pas démissionner.
2. B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Alors que les événements d’Europe centrale mettent l’Europe sous pression, le transport d’aviation « Commandant Teste » est à Oran où l’escadrille d’hydravions de bombardement 7B2 est mise à l’eau. L’escadrille gagne Arzew, mais, à cause de l’état de la mer, elle ne volera pratiquement pas. Par la suite, elle regagnera Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1940 – Les 3, 7, et 20 septembre : Tahiti, les possessions françaises de l’Océanie et la Nouvelle Calédonie qui, dès le 20 juin, avaient voté une adresse au général de Gaulle, proclamaient officiellement leur adhésion au Chef des Français Libres.
-1941 – 20 septembre : WEYGAND – Les Allemands exigent de Vichy la mise à l’écart du général Weygand, délégué général en Afrique française depuis le 6 septembre.
-1942 – 20 septembre :
1. La Résistance commémore le 150e anniversaire de la bataille de Valmy sur les Prussiens. A cette occasion, les autorités de Vichy craignent de nouveaux désordres et, prenant les devants, elles décident l’arrestation de Marc Baron. Sur le mandat d’amener, on peut lire « … Se saisir du sieur Marc Baron pour sécurité publique signé Pierre Laval». Et dans les considérants du bulletin d’écrou, il est écrit qu’il a crié « Vive la France » et que d’autres manifestants ont crié « Vive la République » (Rossel André, 1985 ; Ken Nicolas, vol. 1. ; Gisèle Argensse, 1989, p. 220).
2. Les « Lettres Françaises » publient leur premier numéro. Cette revue est l’organe du Front National des Ecrivains fondé par Daniel Decourtemanche, Jean Paulhan et Jacques Debû-Bridel.
3 . ATTENTATS A PARIS – A Paris, des attentats sont commis contre le cinéma Rex affecté aux troupes allemandes et la station de métro Marbeuf. Ces actes entraînent l’exécution de 116 otages en représailles ainsi que la fermeture des salles de spectacle.
-1943 – 20 septembre : SABOTAGE AUX F.C.M. DE LA SEYNE – selon le rapport du commissaire de Toulon au préfet du Var, le directeur des Etablissements de Constructions Mécaniques informe les services de police qu’un acte de sabotage a été commis à un moment qu’il n’a pu désigner, dans ses ateliers. Sept courroies de transmission sont coupées à l’aide d’un objet tranchant. Ces établissements travaillent pour le compte des troupes d’opération. Le commissaire de police procède à une enquête. Cette action de résistance se produit alors que les Allemands viennent de créer une zone interdite sur la côte méditerranéenne qui passe ipso facto en zone de guerre.
-1944 – 20 septembre : BATAILLE DE France – LIBERATION DE BREST – capitulation de la garnison allemande de Brest alors que les troupes françaises débarquées en Normandie et en Provence ont fait leur jonction à Châtillon-sur-Seine depuis le 14, on apprend le 20 la capitulation de la garnison allemande de Brest.

–1945 – 20 septembre : Le PORTE-AVIONS « Béarn » se rend de Toulon à Marseille (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
-1946 – 20 septembre :
1. LES FONCTIONNAIRES NE SERONT PAS AUGMENTÉS – malgré une grève générale de la fonction publique, le gouvernement, qui a obtenu la confiance de l’Assemblée à une majorité écrasante, refuse aux fonctionnaires une nouvelle augmentation.
2. MORT DE RAIMU – alors que s’ouvre le premier festival de Cannes, on annonce la mort de Jules Muraire, plus connu sous son nom d’acteur « Raimu ».
-1947 – 20 septembre : le statut de l’Algérie est adopté en seconde lecture. Désormais, l’Algérie constitue un « groupe de départements dotés de la personnalité civile, de l’autonomie financière et d’une organisation particulière. » Un gouverneur général, dépendant du ministère de l’Intérieur, dirige l’administration. Un conseil gouvernemental de 6 membres est placé entre le gouverneur et l’Assemblée qui demeure divisée en deux collèges : 464 000 citoyens de statut français et 58 000 musulmans assimilés d’un côté ; 1 400 000 Algériens de l’autre. L’Assemblée de 120 membres désigne 6 élus à l’Assemblée de l’Union française.
-1951 – 20 septembre : adoption de l’échelle mobile des salaires (Jean-Charles Volkmann, 2003). Le même jour, l’Union des Chasseurs de Saint-Mandrier se réunit à la mairie. Cette association fait régulièrement des lâchers de lapins dans les collines pour en assurer le repeuplement (Ken Nicolas, vol. 1, p. 51).
-1954 – 20 septembre : DEFENSE DE L’EUROPE – à Strasbourg, Pierre Mendès-France présente au Conseil de l’Europe sa solution au réarmement allemand et demande à la Grande-Bretagne de s’associer plus étroitement à la défense de l’Europe.
–1962 – 20 septembre :. A la suite de l’attentat pour lequel Bastien-Thiry sera passé par les armes le 11 mars 1963, le général de Gaulle annonce, le 20 septembre 1962, son intention de modifier la Constitution « pour assurer la continuité de l’État » en cas de décès du président de la République. De Gaulle annonce ainsi un référendum pour modifier la Constitution et autoriser l’élection du président de la République au suffrage universel direct (d’après Le Point du 22 août 2014).
–1964 – 20 septembre : Naissance d’un Club de Jeunes à Saint-Mandrier – Culture – Loisirs et sports – Après son retour de la guerre d’Algérie, Gaby Richard ne se contente pas de faire danser Saint-Mandrier avec son orchestre ; il fonde, vers 1963-1964, le « Club des Jeunes » dont on pouvait voir les adhérents défiler, lors des manifestations, ou bien se réunir et deviser joyeusement. Jean Guérin, excellent musicien, fit ses débuts à Saint-Mandrier à ce moment-là. Il sera le créateur du groupe « Les Krokans ». Dimanche 20 septembre : première réunion officielle dans la salle lu Bar de la Marine. Le bureau du club est élu par les 44 membres déjà inscrits. Présidents d’honneur : Louis Clément, Monsieur le curé, Max Juvenal, André Poznanski (tout nouveau libraire). Président : Gaby Richard. Vice-présidents : Max Juvenal junior, Christian Bastolet. Secrétaire : Gérard Pons (un des fils du douanier en poste dans la presqu’île). Secrétaire adjoint : Marie-Thérèse Bastolet (étudiante, sœur du vice-président précité). Trésorier : Lucien Boudet (électromécanicien). Trésorier adjoint : Jean-Pierre Bain (étudiant). Délégué à la propagande : Marcel Nicolas (étudiant). Déléguée féminine : Michelle Boudet. Section féminine : Line Richard (Gisèle Argensse, 2000, p. 74).
-1975 – 20 septembre : décès de Saint John Perse qui fut à la fois poète et diplomate.
-1989 – 20 septembre : Inauguration de la ligne à grande vitesse du TGV Atlantique dont les trains seront numérotés de 301 à 405 et capable de rouler à 300 km / h.
-1992 – 20 septembre : Maastricht – Par 51,05 % des suffrages, les Français acceptent le traité de Maastricht prévoyant une union européenne.
-1994 – 20 septembre : publication de la circulaire Bayrou sur le port du voile islamique à l’école.
–2019 – 20 septembre : Mathieu Kassovitz condamné à 1000 euros d’amende pour un tweet injurieux envers la police. « Bande de bâtards » Trois mots, adressés à des policiers, qui valent à Mathieu Kassovitz d’être condamné par la justice. Le tribunal correctionnel de Paris l’a en effet déclaré coupable « d’injure publique » envers des fonctionnaires dépositaires de l’autorité publique, hier. L’acteur et réalisateur, qui avait utilisé cette expression dans un tweet pour se moquer d’une opération (Var-Matin, 20/09/2019)
-2020 – 20 septembre : C’était il y a un an, nous étions en vigilance rouge pour le Gard (30) avec Pluie/Inondation et Crue du Gardon d’Anduze ; en vigilance orange avec Pluie/Inondation et Orage pour l’Hérault (34), la Lozère(48) et en vigilance Orange avec orage pour les Alpes maritimes (06), les Bouches du Rhône(13 et le Var(83). Quelques éclaircies revenaient autour du Golfe du Lion. En contrepartie, des orages potentiellement violents menaçaient le sud de la Provence, les Alpes du sud et la Corse. La prudence était de mise.

-2024 – 20 septembre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) 76e livraison. DEUXIÈME PARTIE. Agrandissement de 1589 : Rue des Vieux-Fossés. Place L. Blanc. En 1636, l’ordre des Récollets (du mot latin recollectus, recueilli. On n’admettait dans cet ordre que les religieux qui avaient l’esprit de recollection ou de recueillement), créé en Espagne vers 1484 par Juan de la Puebla et introduit en France un siècle plus tard, avait sollicité du Conseil de ville l’autorisation de s’établir dans Toulon ; mais les consuls avaient repoussé leur demande « attendu qu’il y avait déjà trop de besacicrs et de religieux mendiants dans ladite cité (Archives communales, BB. 27). »
Malgré un refus aussi catégorique plusieurs de ces religieux n’hésitèrent pas à venir à Toulon dans l’espoir de vaincre la résistance de la municipalité. Ils avaient même commencé à bâtir un monastère, lorsqu’un arrêt du Conseil d’Etat, rendu à la requête des consuls, leur ordonna a de se retirer « de Toulon pour aller faire leur résidence dans tel couvent qui leur serait assigné par leurs supérieurs, avec défense de se fixer dans ladite ville (Archives communales, BB. 29). Mais les Récollets « ne lâchèrent pas « prise et ne cessèrent d’intriguer ». Ce ne fut que sous l’épiscopat de M. de Chalucet que ces religieux, grâce au consentement arraché par l’évêque aux consuls, le 17 juin 1693, purent s’établir dans Toulon en vertu de lettres patentes du roi. Ils s’installèrent primitivement près du cimetière de Saint-Roch ; mais leur couvent ayant été détruit lors du siège de 1707, les Récollets furent autorisés à en fonder un autre dans l’intérieur de la ville, sur la place Saint-Jean (Archives communales, BB. 12).
Devenu propriété nationale sous la Révolution, le monastère fut loué à des négociants qui transformèrent ses locaux en entrepôts. En 1807, il fut cédé par l’empereur Napoléon à la ville, à charge par elle d’y établir une école primaire de garçons sous la direction des frères dits Ignorantins. Il est affecté aujourd’hui à la Bourse du travail.
L’église attenante à l’ancien couvent fut bâtie par les Récollets, en 1744, sous l’invocation de Saint-Jean. Durant la période révolutionnaire elle devint le siège du Club des Jacobins, puis fut convertie en Temple Décadaire. Rendue au culte en 1803, elle prit le nom d’église Saint-François-de-Paule qu’elle porte encore actuellement.
C’est sur cette place que la municipalité faisait brûler, la veille de la Saint-Jean, un grand feu de joie, en l’honneur de ce saint, pour qui la population professait la plus grande vénération (« En dehors de ce feu officiel, le peuple, fidèle à un usage aussi ancien que la ville de Toulon, en allumait un dans chaque rue ». Archives communales, AA, 14). A l’origine les chefs de l’administration municipale seuls mettaient le feu au bûcher. Après la création des commandants de place, ils partagèrent cet honneur avec le représentant de l’autorité militaire. Une ordonnance royale vint même, en 1682, réglementer le cérémonial à observer à l’occasion de cette fête. « Les Consuls, à la tête du Conseil et précédés des capitaines, des sergents et des valets de ville, allaient en chaperon prendre au bruit des tambours et trompettes M. le Commandant en son hôtel, le conduisaient à l’église où ils assistaient au Te Deum et le reconduisaient ensuite chez lui. Le soir, à l’entrée de la nuit, ils allaient le prendre encore avec le même cérémonial pour allumer le feu avec lui ; après quoi ils le reconduisaient de même à son « hôtel » (Archives communales, BB. 12).
Primitivement les chefs de la municipalité, afin de s’éclairer à travers les rues de la cité, avaient l’habitude d’emporter la torche dont ils s’étaient servis pour mettre le feu au bûcher. En 1654, le Conseil de ville décida « qu’ils auraient à l’avenir un flambeau plus décent et payé par la commune » (Archives communales, BB. 61).
Après le départ des autorités toute la jeunesse organisait, autour du feu, un immense rondeau (Danse en rond accompagnée de chants) et faisait, jusqu’à une heure avancée de la nuit, retentir les échos de la place des chansons les plus joyeuses. A un moment donné la chaîne des danseurs se rompait et au rondeau succédait une bruyante farandole qui venait clôturer la fête. Lorsque l’usage de la poudre fut devenu général, on ajouta comme divertissement le bruit des pièces d’artillerie, boîtes et arquebuses.
Les jeunes gens ne manquaient pas, chaque année, de se livrer à un petit amusement qui était, pour ainsi dire, de tradition. Sous prétexte d’éteindre le brasier, ils s’élançaient avec des seaux pleins d’eau au milieu de la foule occupée à regarder les derniers restes du feu et les vidaient dans les jambes des spectateurs. Gomme la température de la saison se prêtait à ces douches improvisées, nul ne songeait à se fâcher.
La fête de la Saint-Jean donnait lieu autrefois à de grandes réjouissances. « C’était un jour de « grand romérage. Ce jour-là point de travail ni au dedans ni au dehors. Les ateliers étaient fermés et les affaires suspendues ; les vanniers seuls jouissaient du privilège de vendre le produit de leur industrie. La Communauté distribuait abondamment au peuple des comestibles et des vivres ; puis venaient les prix décernés par les syndics pour les danses, les rondes et les farandoles. Enfin, pour terminer la fête, la procession aux flambeaux des reliques de Saint-Cyprien » (G. Laindet de la Londe. Histoire de Toulon).
Dans la journée de la Saint-Jean, » une grande « bravade (sorte de mascarade qui donnait lieu à des combats simulés) parcourait la ville. A cette bravade « prenaient part cinq compagnies d’habitants,
« savoir : quatre des arts et métiers, commandées par les quatre capitaines de ville, et la cinquième formée par les bourgeois, négociants et principaux habitants qui s’habillaient à leurs dépens d’un uniforme très magnifique » (Archives communales, AA. 14).
On ne saurait se faire une idée de la quantité de poudre brûlée à cette occasion. En 1706, la Communauté en fit distribuer plus de quatre quintaux (Archives communales, CC612).
Dans les commencements les dépenses faites pour la célébration de cette fête ne s’élevaient qu’à 200 livres environ (Archives communales, AA. 14). Après l’ordonnance de 1682 dont nous avons parlé plus haut, « l’Intendant de Provence fixa à 350 livres les frais « annuels auxquels la Communauté pourrait se livrer tant pour le feu de joie que pour les amusements du peuple et l’entretien de la chapelle Saint-Jean, avec défense aux consuls et administrateurs de la cité d’excéder la dite somme sans y avoir été préalablement autorisés, à peine de répétition de l’excédent en leurs propres et privés noms » (Archives communales, BB.29).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

QUE DIRE DU MARIAGE ? « On s’est plu, on s’est plu, on s’est plu … On ne sait plus ! » (Frédéric Dard.
J’en ai terminé pour aujourd’hui.
A demain.

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