ÉPHÉMÉRIDES DU 16 SEPTEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 16 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4916)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATIONS :  En flânant dans Marseille avec Chantal Granger.

FETES : Aujourd’hui, c’est la sainte Edith !

Bonne fête à toutes celles, elles sont 48 000, qui portent ce prénom dont l’origine remonte à Edith d’Ailesbury, une moniale du monastère de Wilton (Angleterre), décédée en 984.

Le calendrier républicain vous invite à faire quelques courses en ce 30e et dernier jour de fructidor An II dédié au panier.

Puisque nous en sommes au temps béni de la rentrée scolaire, je ne peux m’empêcher de relever une « bourde » involontaire publiée voici plus d’une demi-siècle dans le journal Est-Éclair : « Les jours fériés suivants : 1er janvier, Ascension, Lundi de la Pentecôte, sont payés, sauf s’ils tombent un dimanche. »

Dicton du jour : A la Sainte Edith, on te souhaite un bon tirage.

PENSEE : Un homme d’action n’est pas déshonoré par une défaite (Jules Romains, Les hommes de bonne volonté, XVIII)

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) :

16 septembre 1798 : Résumé de trois lettres écrites par le général Kléber pendant l’expédition d’Égypte en 1798, lesquelles montrent les défis logistiques et militaires auxquels Kléber était confronté pendant l’expédition d’Égypte, ainsi que ses interactions avec Bonaparte et d’autres officiers.

  1. Lettre au Citoyen Colasse : Le général Kléber demande au commissaire des guerres, Citoyen Colasse, d’enquêter sur la conduite d’un agent des transports militaires suite à une plainte reçue.
  2. Lettre au Général en Chef Bonaparte (30 fructidor) : Kléber informe Bonaparte que des marins ont vendu des biens appartenant à la République, y compris des armes. Il a ordonné l’exécution d’un capitaine grec trouvé coupable de vendre des canons, mais a suspendu l’exécution suite à une requête de l’archimandrite grec.
  3. Lettre au Général en Chef Bonaparte (30 fructidor) : Kléber rapporte que le village de Berket Ghitas a été puni pour son alliance avec les Arabes Oulad Ali. Il mentionne également des incidents avec les Arabes près d’Alexandrie et des actions des Anglais contre les embarcations commerciales.

16 septembre 1799 : (résumé) les 8 lettres du général en chef Kléber que nous exposons traitent principalement des aspects logistiques, financiers et militaires de l’expédition d’Égypte, avec un accent particulier sur l’approvisionnement, le maintien de l’ordre et la gestion des ressources.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 903e livraison.. 1369 – 16 septembre : Urbain V revint à Avignon en passant par Marseille où il fut reçu le 16 septembre 1369 – A partir de 1309, le pape se fixe à Avignon au couvent des Dominicains : la ville appartient à un de ses vassaux, le comte de Provence, et de plus, elle jouxte le Comtat Venaissin, possession du Saint-Siège depuis le XIIIè siècle. Cet exil n’a rien d’extraordinaire. De 1100 à 1304, les papes avaient résidé seulement 82 ans à Rome même. Jusqu’au pape Innocent VI (1352-1362), la politique italienne des papes demeure stérile, si bien qu’ils en sont venus à acheter Avignon à Jeanne 1ère. Ils ne réussirent pas à réconcilier la France et l’Angleterre en guerre, mais purent obtenir la nomination aux principaux bénéfices ecclésiastiques (évêchés autrefois élus).Innocent VI parvint enfin à pacifier les états de l’église en Italie, si bien qu’Urbain V (1362-1370) put finalement rejoindre Rome en 1367. Urbain V (Guillaume de Grimoard, du Gévaudan) voulait être le médiateur dans le conflit anglo-français. Ce qui le fit revenir à Avignon où il mourut. Urbain V, ce grand pape qui avait voulu s’installer à Rome, n’avait pu y réussir ; il revint à Avignon en passant par Marseille où il fut reçu le 16 septembre 1369. Un an après, le 19 septembre, il mourait et son corps fut transféré à Saint-Victor de Marseille. [Réf. Legrand H., Les papes d’Avignon, 1968.]

LA SEYNE-SUR-Mer : 599e livraison. 1764 – 16 septembre : Le conseil général de La Seyne décide d’entretenir les routes et les fontaines. Le 16 septembre 1764, une délibération du Conseil communal de La Seyne, prise en présence du viguier et du lieutenant de juge, le sieur Pothonnier, décide la réparation du chemin allant du quartier Saint-Antoine à Tamaris, la dépense étant mise aux frais du sieur Caire, négociant à Toulon, propriétaire de vastes terrains dans la zone de la colline où se trouve aujourd’hui le fort Napoléon. Le Conseil décida aussi de réparer le tronçon de la route de Toulon, à son départ de La Seyne, c’est-à-dire entre la chapelle de Saint-Roch et l’extrémité du jardin ayant appartenu à feue la demoiselle Marie Guigou. Ce jardin se trouvait à la rue Emile-Zola actuelle, en bordure de ce qui était la route de Toulon. Enfin, toujours sur l’initiative du Conseil communal, il fut demandé que des réparations fussent entreprises à la mère fontaine des eaux de Donicarde et à la conduite qui amenait ces eaux à la fontaine, dite de Saint-François ou des Capucins, de la place Bourradet, alimentée par ladite source.

OLLIOULES : 600e livraison : 1867 – 16 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Lundi 16 septembre – Saint Corneille – Beau temps – vent du large – Un malheureux événement est arrivé ce matin à 6h ½ sur la route d’Ollioules n° 6 près de la ressence. Une charrette chargée de bois de construction pour bâtisse et contenant six personnes ; cette charrette appartenant  au sieur Pierron du terroir d’Ollioules et trainée par un cheval jaune qui a eu peur, s’est renversée. Les hommes ont sauté, et le maître de charrette est tombé, la charrette lui a passé sur le corps. La pauvre jeune homme de vingt ans nommé André Pichaud. Il y avait aussi sur la route un pauvre vieux du nom de Bonafoux monté sur son âne qui a eu peur et l’a renversé. Il est tombé et est resté mort sur le coup.

SANARY – 703e livraison : 1869 – 16 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary –  jeudi _ St Jean Chrysostome. Beau temps – vent du large – bonne brise. Température toujours la même. Thermomètre à 22° centigrades. Baromètre au-dessus de Beau Temps/ – Nous avons consulté un disciple de Saint-Hubert, un chasseur de l’endroit qui nous a dit que jusqu’à présente la chasse n’a pas été bien fructueuse pour lui. Cependant, on a tué pas mal de cailles, il est vrai aux endroit où il y a des appeaux des caillières. Il paraît qu’il n’a pas passé beaucoup de gibiers comme becs fins, torticolis, culs-blancs ou motteux. Tout cela n’annonce pas bien pour les amateurs des postes soit aux grives, soit aux petits oiseaux. Grand Saint-Hubert, nous vous demandons très humblement que vous accordiez quelque distraction ou amusement à la famille de nos élus !

ÉPHÉMÉRIDES

L’INTEGRALE

1261 – 16 septembre : MORT DE ROSTAN D’AGOULT – Mort de Rostaing d’Agoult, seigneur de Trets et de Toulon, chanoine de Marseille et de Toulon, chapelain du pape (acte 562 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Martyrologe de l’église de Toulon : Bibl. du Vatican, fonds de la Reine, ms. 540. — B. Bibl. nat., lat. 11080, fol. 163. a. De Juigné, op. cil., p. 255).

1287 – 16 septembre : lieux-dits d’Auriol (13) mentionnés dans un acte notarié.

1. A Bassans, 16 septem­bre 1287 (charte aux archives municipales). Première mention de Bassans – quartier rural, commune d’Auriol. Autre mention : Ad Bassanovum, 13 octobre 1393 (charte aux archives de Saint-Victor).

2. Caulazon (acte notarié). Escoulon, quartier rural (1872).  Mentions postérieures : En Caulahon, 1472 (ibid.).  L’Escouladou, 11 juillet 1470 (registre  aux archives de Saint-Victor).

3. Mervel – lieu-dit disparu (acte notarié).

4. Al Puiol. Le Pujol – hameau (1872). Première mention : Villa Podiolum, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce, 1, 302).

5. Rocoals. La Roquette – hameau (1872). Première mention : Roaconicum, décembre 1001 (cartulaire de Saint-Victor, n° 69), puis Fons de Roqueta, 6 décembre 1285 (charte aux archives de Saint-Victor).

6. Claus de Sant Peyre. Saint-Pierre – église, quartier rural, quartier de Vède. Des inscriptions romaines trouvées en cet endroit semble­raient indiquer l’existence d’une ancienne villa romaine (1872). Première mention : Ecclesia in honore S. Victoris, janvier 1033-1037 (cartulaire de Saint-Victor, n° 64). L’église de Saint-Pierre se trouvait entre Auriol, Tourraques et le hameau des Lagets. C’était la paroisse primi­tive du lieu ; elle était à la charge de l’abbé de Saint- Victor (Calendr. 1713, p. 185).

7. Sarignana. Sérignan – lieu-dit, quartier des Bouilladisses (1872). Première mention : Serignana, 11 juin 1279 (charte aux archives de Saint-Victor).

1369 – 16 septembre : Urbain V revint à Avignon en passant par Marseille où il fut reçu le 16 septembre 1369 – A partir de 1309, le pape se fixe à Avignon au couvent des Dominicains : la ville appartient à un de ses vassaux, le comte de Provence, et de plus, elle jouxte le Comtat Venaissin, possession du Saint-Siège depuis le XIIIè siècle. Cet exil n’a rien d’extraordinaire. De 1100 à 1304, les papes avaient résidé seulement 82 ans à Rome même. Jusqu’au pape Innocent VI (1352-1362), la politique italienne des papes demeure stérile, si bien qu’ils en sont venus à acheter Avignon à Jeanne 1ère. Ils ne réussirent pas à réconcilier la France et l’Angleterre en guerre, mais purent obtenir la nomination aux principaux bénéfices ecclésiastiques (évêchés autrefois élus).Innocent VI parvint enfin à pacifier les états de l’église en Italie, si bien qu’Urbain V (1362-1370) put finalement rejoindre Rome en 1367. Urbain V (Guillaume de Grimoard, du Gévaudan) voulait être le médiateur dans le conflit anglo-français. Ce qui le fit revenir à Avignon où il mourut. Urbain V, ce grand pape qui avait voulu s’installer à Rome, n’avait pu y réussir ; il revint à Avignon en passant par Marseille où il fut reçu le 16 septembre 1369. Un an après, le 19 septembre, il mourait et son corps fut transféré à Saint-Victor de Marseille. [Réf. Legrand H., Les papes d’Avignon, 1968.]

1520 – 16 septembre : A propos des salins des Embiez. Par transaction, la communauté de Six-Fours transmet ce jour-là à Barthelemy Lombard les deux tables qu’elle possède aux salins des Embiez ainsi que tous ses droits sur ces deux tables. Lombard paiera à la communauté une pension annuelle de 16 florins à la fin de chaque mois de septembre.

-1585 – 16 septembre : Le Ribas – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (acte aux archives de la Major).

1589 – 16 septembre : Pierre Hubac commence les travaux des remparts de Toulon (Mongin, un, page 19). Voir également page 29 en bas de page et page 36 numéro 21 carriera). R les anciens remparts furent rasés ; on engloba dans l’enceinte agrandie une grande partie des faubourgs qui feront l’objet d’une étude particulière lorsque nous parlerons des rues ouvertes après la grandissement le 1589. Et on entoura la place d’une muraille de Pierre haute de 14 M et fortifié de 5 bastions : les bastions de Notre-Dame, De Saint Roch, De Saint Vincent, de sainte Catherine et de Saint-Jean, De courtine et du casemates. Au pied des fortifications furent creusés des fossés larges et profonds ; enfin 2 portes seulement celle de Notre-Dame et de Saint-Lazare meilleur à la ville en communication avec l’extérieur (Archives communales BB 51 – CC 523, 562 – DD 52). La nouvelle enceinte longerait les terrains occupés de nos jours par le boulevard Dutasta la place Armand Vallé et la rue Saint-Bernard, suivait l’alignement actuel du boulevard de Strasbourg, contournait la Fonderie et se dirigeait vers la mer. Les travaux ne furent terminés qu’en 1596. D’après Mongin, 1, p. 19.

L’agrandissement de 1589 fit entrer dans la place ces faubourgs qui avaient une population presque égale à celle que cantonnait l’enceinte primitive quelques années plus tard il n’y avait plus dans Toulon aucun emplacement où l’on put bâtir une seule maison : leur nombre s’élevait à 2240 (archives communales FF 370).

-1595 – 16 septembre : lieux-dits mentionnés dans un acte des archives de la Major. Certains ont subi des modifications, d’autres ont disparu.

1. Affar de l’Evesque – Première mention de la Barre d’Avesque – propriété, quartier de Château-Gombert, commune de Marseille (1872).

2. L’Anticaille – Propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

3. Castillon – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

4. Le Cloutet.  Les Cloutes – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Lo Claux, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

5. Aco dan Bouc. Colle-d’Amboux – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près de Baume-Loubière (1872). Première mention : Bastita Albosorum sive dels Alboassos alias Alborum, 6 mai 1528 (acte aux archives de la Major), puis Collet d’Amboux, 9 janvier 1765 (ibid.).

6. La Figone – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, aux Milanès (1872). Première mention : Clôt de Figon, 3 novembre 1574 (registre n° 42 aux archives de l’Evêché).

7. La Font. La Fontaine – lieu-dit,  commune de Marseille, près de Château-Gombert (1872). Mentionné comme Bras de la Fontaine, le 28 août 1764 (ibid ).

8. Fons Couverte. Font-Couverte – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention, le 10 janvier 1151,  à Arles – accord passé entre Geofroi de Marseille et ses frères, et Raimon, évêque, […] ils lui confirment […] les terres de Font Couverte (acte 236 des vicomtes ; archives à la Major n°L1).

9. La Fournaque – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier des Aurengues (1872). Première mention  Vallatum de la Fornaca, le 30 avril 1504 (registre n° 82 aux archives de l’Êvêché).

10. La Fumade – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier de Château-Gombert (1872).

11. Le Grand Valla. Le Gros-Vallon – chemin et ruisseau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombcrt.

12. Las terres dau Jas.  Le Jas – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Jassium Antonii Juliani, 5 août 1530  (registre aux archives de l’Evêché). Puis Bastides des Jas, 13 août 1745 (ibid.).

13. Las Jouquieras.  Les Jonquières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).

14. La Massuguière – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Chàteau-Gombert.

15. Tous les Mourens au valon des Mourens (registre n° 40, fol. 107, aux archives de la Major). Les Mourens – bastide, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert.

16. Le Mouret. Mouret – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert.

17. La Nau –  propriété, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert.

18. Le Nertas – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Nertedam, 11 novembre 1322 (acte aux archives de la Major).

19. Nissard. Le Nissart – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Nertas (1872). Première mention : Al Nissant, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

20. Paranque. Les Paranques – bastide, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).

21. Les Parodasses.  Paredasse – torrent qui vient du Grand-Vallon, traverse le territoire de Château-Gombert et se jette dans le Jarret, au-dessous de la Bégude, commune de Marseille. Première mention : Paraceda, 28 janvier 1276 (charte aux archives de la Major).

22. Grandes terres. Le Péras – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, du ruisseau de Jarret jusqu’à Saint-Mitre (1872). Première mention : Peras, 14 juillet 1264 (charte aux archives des Trinitaires).

23. La Pille – lieu-dit disparu, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.

24. Las Planes. La Plaine – propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). —, 16 septembre 1595 (registre aux archives de la Major). Dénommée La Plaine depuis 1790 (cadastre).

25. Plaine de Reynouard – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

26. Plane des Bessons. Plaine des Bessons – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

27. Poux Daigalx. Puits des Gaux -lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de l’Evêché). Gault, en ancien langage français, signifie bois, forêt. — Puits des Gaux, hauteur de la forêt (Littré. Hist. de la langue française, I, 187, note)

28. La Rabassade. La Rabassière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Olives (1872).

29. Le Ribas – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, 16 septembre 1585 (acte aux archives de la Major).

30. Riousset – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui découle des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans Jarret au-dessus de la Rose, commune de Marseille (1872). Première mention : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45), puis Riusech, 20 avril 1288 (charte aux archives municipales).

31. Lo Roumanille. La Romanillade – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : La Romanilhade, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

32. Roayne, Rouyne. Rouine – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, vers Saint-Mitre (1872).

33. Saint-Mitre – chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert, dont elle dépendait autrefois (1872). Première mention : Cella S. Mitrii, 23 avril 1113 (cartulaire de Saint-Victor, n° 848). La possession de l’église de Saint-Mitre fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153

34. Reynaudet. Sibillis, bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Grand Vallon (1872). Première mention : Plane de Reinaud, 2 mars 1679. Puis, Reynaudet, propriété de Jean Sibilli, 30 octobre 1765 et Bastides de Sibillis, 21 février 1767.

35. Le Terrolier – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

36. Le Vachon – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.

37. Vallat de Gués. Vallat de Guez – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Autres mentions : Valat d’Aigues, 2 mars 1679 (ibid.). — Grand Vallat de Gués ou le Vallat de Baume Loubiére, 1er décembre 1766 (ibid.).

38. La Villasse. La Vieillasse – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

39. Tous les Mourens au valon des Vallon des Mourens, 16 septembre 1595 (registre n° 40, fol. 107, aux archives de la Major). Les Mourens – bastide, commune  de Marseille, quartier de Château-Gombert.

1596 – 16 septembre : Cartier de l’Agneau (archives de la Major). La Grande Bergerie – bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention, Le Jas de l’Agnel, 5 août 1530 (archives de la Major). Désigné sous le nom de l’Anneau, en  1790 (cadastre).

1663 – 16 septembre : La Regussone. La Ragussone – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Platrières (1872). Première mention : La Regassone, 1636 (cad. d’Allauch).

1664- 16 septembre puis 1665 3 et 13 mars – le château de la Molle devient propriété des Gautier. Selon le catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 17, les 3 et 13 mars 1665, hommage et investiture de la terre de la Molle donné par les commissaires du Roi à M. de Gautier, avocat général au Parlement de Provence. Il est dit que les droits de la terre de la Molle sont désignés en deux rapports des 23 décembre 1659 et 16 septembre 1664 et que M. de Gautier l’avait achetée aux enchères au prix de 90 200 livres

1665 – 16 septembre : Hommage et investiture de la terre de la Môle donné par les commissaires du Roi à M. de Gautier par les commissaires du Roi à M. de Gautier, avocat général au Parlement de Provence. Il y est dit que les droits de la terre de la Molle sont désignés en deux rapports des 23 décembre 1659 et 16 septembre 1664 et que M. de Gautier l’avait achetée aux enchères au prix de 90 200 livres

-1673 – 16 septembre : Vallon-Vert, bastide, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872). Déclaration des consuls d’Allauch, du 16 septembre 1673, aux archives communales : « la terre de Vallon-Vert était un arrière-fief. Elle appartenait à Marc-Antoine, fils de Balthazar de Vias ». Première mention : Valle Viridi, 24 avril 1278 (acte notarié).

-1677 – 15 septembre (je cite ce texte avec un jour de décalage) : L’abbé de Saint-Victor est débouté de ses prétention contre les consuls de La Seyne. Jean Denans écrit à cette date :

« Après le décès dudit Seigneur Mazarin, en l’année 1662, Monseigneur Phillipes de Vendosme, ayant été promu de ladite abbaye St Victor, ayant prétendu de rentrer dans les anciens droits des Seigneurs abbés, ses devanciers, qu’ils pouvaient avoir audit Six-Fours, aurait fait assigner les consuls et communauté dudit lieu, le 7 novembre 1676, par-devant Nos Seigneurs du Grand Conseil, aux fins de les faire condamner à la vidange de tout ce qui (qu’ils) tenaient en vertu de la transaction de l’année 1583 et des deux précédentes. Sur laquelle assignation, lesdits Sieurs consuls de Six-Fours, et ceux de la Seine qui avaient le même intérêt, s’étant présentés, ils se seraient pourvus au Privé Conseil du Roi, en règlement de juges, pour faire renvoyer le procès par-devant la Cour du Parlement de Provence. Ce qui leur fut accordé par le jugement contradictoire rendu par ledit Conseil Privé du 15 septembre 1677, portant que la cause en matière serait remise à ladite Cour du Parlement de Provence. En exécution de cet arrêt, la cause ayant été portée par devant ladite Cour du Parlement, les parties y auraient fait leurs poursuites, et après les défenses données de part et d’autre. En fin, ladite Cour, par son arrêt rendu en contradictoire jugement du 5 mars 1678, sans avoir égard aux lettres royaux (royales) de révision incidemment obtenues par ledit Seigneur de Vendosme. Dequoi la déboute a mis, à raison de ce, les consuls et communauté de Six-Fours et de la Seine, hors de cour et de procès, dépants compensés. »

-1679 – 14 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE, quartier de Château-Gombert (registre aux archives de la Major).

1. La Pièce – propriété, à Riousset.

2. Plaine de Gazan.

3. Plan de Seren. Plan-Seren – lieu-dit, première mention : Valon de Seren, Ribas de Seren (ibid .).

4. Barre de Vesque. Première mention : Affar de l’Evesque, 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major)

-1694 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Bastides des Mourencs et Vallon des Mourres (registre de l’Ecritoire, archives municipales). LES MOURENS – quartier des Château-Gombert (1872). Première mention : Vallon des Mourens, 16 septembre 1595 (registre n° 40, fol. 107, aux archives de la Major, où l’on peut lire : Tous les Mourens au valon des Mourens).

-1702 – 16 septembre : Gouerque de Village (registre de l’Ecritoire, Marseille). Triboux – quartier rural, commune de Marseille (1872). Il correspond à la partie du territoire comprise entre les Comtes, la Valentine, la Servianne et le petit chemin d’Aubagne. Première mention : Tribols, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 50).

-1761 – 16 septembre : Belloly – propriété, commune de Marseille, quartier des Eygalades (archives de Saint-Victor).

1764 – 16 septembre : Le conseil général de La Seyne décide d’entretenir les routes et les fontaines. Le 16 septembre 1764, une délibération du Conseil communal de La Seyne, prise en présence du viguier et du lieutenant de juge, le sieur Pothonnier, décide la réparation du chemin allant du quartier Saint-Antoine à Tamaris, la dépense étant mise aux frais du sieur Caire, négociant à Toulon, propriétaire de vastes terrains dans la zone de la colline où se trouve aujourd’hui le fort Napoléon. Le Conseil décida aussi de réparer le tronçon de la route de Toulon, à son départ de La Seyne, c’est-à-dire entre la chapelle de Saint-Roch et l’extrémité du jardin ayant appartenu à feue la demoiselle Marie Guigou. Ce jardin se trouvait à la rue Emile-Zola actuelle, en bordure de ce qui était la route de Toulon. Enfin, toujours sur l’initiative du Conseil communal, il fut demandé que des réparations fussent entreprises à la mère fontaine des eaux de Donicarde et à la conduite qui amenait ces eaux à la fontaine, dite de Saint-François ou des Capucins, de la place Bourradet, alimentée par ladite source.

1777 – 16 septembre : LE CONGRES AMERICAIN ADOPTE POUR LA PREMIERE FOIS LE TERME « Etats-Unis D’AMERIQUE » DANS les « Articles de Confédération » – Après avoir proclamé l’indépendance des treize colonies d’Amérique du Nord en juillet 1776, le Congrès continental s’efforce d’organiser le nouveau gouvernement. Il adopte, le 16 septembre 1777, les « Articles de Confédération », dans lesquels apparaît pour la première fois le terme « Etats-Unis d’Amérique« . Chaque Etat dispose bel et bien de sa souveraineté pour tous les domaines à l’exception de la politique extérieure, confiée au Congrès. Ce dernier se compose d’un délégué par Etat et chaque décision doit obtenir au moins neuf voix. Les citoyens peuvent circuler comme ils l’entendent dans tout le territoire. Pour entrer en vigueur, les articles doivent toutefois être ratifiés par la totalité des Etats, ce qui ne se produira qu’en mars 1781.

Ces avancées démocratiques et républicaines auxquelles la France a fortement participé avec ses armées et ses escadres – rappelons celle de l’amiral d’Estaing appareillant en grandes pompes de Toulon – représenteront un modèle pour la Révolution française qui va surgir quelques vingt années plus tard, au même titre que celui de la République suisse ou du mode de gouvernement britannique (monarchie parlementaire).

1789 – 15 et 16 septembre :

1. L’Assemblée a décidé, aujourd’hui, à l’unanimité, l’inviolabilité de la personne du roi, l’indivisibi­lité de la couronne et son hérédité de mâle en mâle dans la Mai­son régnante, par ordre de primogéniture. La renonciation à la couronne de France, par la branche des Bourbons régnant en Espagne, est clairement stipulée dans les articles. Cependant, la rédaction définitive de ces traités est remise à demain (Agenda de l’histoire, MARDI 15 SEPTEMBRE).

2. L’ASSEMBLEE SE PENCHE POUR LA PREMIERE FOIS SUR LE PROBLEME DES GABELLES (IMPÔT SUR LE SEL) – La discussion a repris et duré toute la matinée. Mais il règne une telle agitation à l’Assem­blée, aussi bien parmi les députés que dans les tribunes, bruyan­tes et indisciplinées, qu’aucune décision n’a pu être prise. Dans la soirée, cependant, l’Assemblée s’est penchée sur le problème des gabelles, mais « on ne paraît prêt à rien statuer encore sur cette affaire» (agenda de l’histoire, MERCREDI 16 SEPTEMBRE.

1792 – 16 septembre : LA DRÔME EN EFFERVESCENCE – Alors que le premier numéro de l’Ami du Peuple paraît à Paris, le 1er bataillon de la Drôme traverse l’Albenc (Isère) et signale sa présence par des manifestations contre les gardes nationaux, dont les costumes étaient ornés de fleurs de lis et contre la demeure de Maillefaud, chef de la 1ère légion du district de Saint-Marcellin, où se voyaient des fleurs de lis.

1793 – 16 septembre :

1. NAPOLEON BONAPARTE EST AU BEAUSSET : « À cette époque, le capitaine Buonaparte était à Nice où il rendait visite à son ami, compatriote et protecteur, le député à la Convention Antoine Christophe Saliceti. Saliceti, convaincu que Buonaparte était l’homme de la situation, lui offrit le poste provisoire de commandant de l’artillerie du siège de Toulon, sans même consulter les généraux concernés. Buonaparte accepta sur le champ. » Cette légende qui fait arriver Bonaparte au Beausset le 16 septembre et qui prétend qu’il aurait pris ses fonctions à cette date, à la suite de sa rencontre fortuite dans ce village avec son compatriote Saliceti est inacceptable, car il est démontré que Bonaparte est à l’armée de Carteaux depuis son arrivée devant Avignon et l’a suivie à Marseille où il se trouvait le 24 août. Son équipée trouvait une suite logique devant Toulon.

2. CLAIRE LACOMBE EST ARRÊTEE A PARIS – Le 16 septembre 1793, les Jacobins attaquent les Républicaines révolutionnaires et font incarcérer Claire Lacombe qui demande l’épuration du gouvernement. Conduite au Comité de sûreté générale, elle est libérée dans la nuit. Le 7 octobre, elle se présentera à la barre de la Convention et réfutera les arguments de ses adversaires, dénonçant au passage l’oppression dont sont victimes les femmes, ajoutant même : « Nos droits sont ceux du peuple, et si l’on nous opprime, nous saurons opposer la résistance à l’oppression ». Ce sera l’un des prétextes saisis par le gouvernement révolutionnaire qui interdira tous les clubs féminins, à commencer par celui des Républicaines Révolutionnaires. La chute des Enragés puis celle des hébertistes mettront Claire Lacombe en danger et elle devra se cacher. Elle sera arrêtée le 2 avril 1794  et libérée le 18 août 1795. Elle reprendra ensuite son métier de comédienne. Trois mois plus tard, elle quittera Paris pour Nantes, où elle a un engagement. De retour à Paris, on perd sa trace après 1798.

1796 – 16 septembre (30 fructidor An IV) : Retour d’une Seynoise prévenue d’émigration.  Marie-Françoise Audibert, née Martinenq, citoyenne de La Seyne émigrée, épouse d’Audibert Esprit, négociant, s’était réfugiée vers le 25 frimaire an II sur un vaisseau marchand de La Seyne « parce qu’elle avait vu du monde tué dans sa ville par les bombes anglaises qui, de plus, avait embossé trois pontons de la rade… ». La prévenue est partie épouvantée à Porto-Ferrajo, sur ce même navire, après l’explosion d’un magasin à poudre. Tombée malade en Italie, elle est entrée en France par Nice vers le 30 fructidor an IV, « fort étonnée à son arrivée d’être prévenue d’émigration ». Renvoyée par le tribunal de Nice devant celui de Brignoles, elle sera très vraisemblablement acquittée.

1797 – 16 septembre (30 fructidor An V) : Le trouble et l’agitation renaissent dans Toulon. Les services sont désorganisés, les questions au ministère sont pres­santes au sujet des marins : jusqu’au grade d’officier marinier peuvent-ils rentrer en tout temps ?  Pour ceux dont la radiation est provisoire, peut-on la considérer comme définitive en leur qualité, de marins ?  Ceux qui ont été portés sur la liste des émigrés et n’ont fait aucune demande pour obtenir leur radiation doivent-ils quitter la France ? Etc.

A Najac les services municipaux communiquent une lettre du ministère demandant de faire connaître tous les individus réputés royalistes et il doit dénombrer les employés au civisme douteux : un commis extraordinaire est rayé des registres matricules, quatre chefs dénoncés par l’administration municipale : Harau, Cheylan, Guys, Moreau, sur lesquels il doit fournir des appréciations motivées. Pendant que Najac se débat pour sauver les services de la marine, la vie dans Toulon est pleine d’incertitude. Les routes sont peu sûres : les habitants les plus riches et les plus coupables gagnent les frontières mais la majorité peu aisée se cache aux alentours. La ville en alarme forme une garde nationale dont quatre bataillons ont des postes fixes tandis qu’une colonne mobile bat la campagne. C’est que dès le 30 fructidor une femme a été arrêtée dans la nuit par une troupe d’émigrés, violée et frappée à coups de sabre sur la figure.

1798 – 16 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE –

A. Le général Kléber au Général en Chef Bonaparte. Le 30 fructidor  Le village de Berket Ghitas, Citoyen General, a ete puni de sa perfide alliance avec les Arabes Oulad Ali, et je crois même que 1 on a donné un peu trop d’extension à l’ordre de faire main basse sur ce qui opposerait quelque résistance. J’envoie aujourd’hui à tous les villages le long du canal la proclamation ci-jointe, et si les généraux Marmont et Bribes mettent en mouvement leurs colonnes et s’occupent d’une manière active de la surveillance du Khalig, je crois que nous n’aurons plus rien à craindre sur les saignées qu’on pourrait y faire. Ce matin, les environs d’Alexandrie sont visités par les Arabes Oulad Ali. Le commandant Recco vient de m’en prévenir et je le fais sortir avec un piquet de deux ou trois cents hommes devant lequel ils ne manqueront pas de fuir. Les Alexandrins ayant voulu profiter de la liberté de commerce que vous leur aviez accordée d’ici à Rosette par le moyen de leurs djermes, trois ou quatre de ces embarcations ont été prises par les Anglais et brûlées à la vue du port, après quoi le commodore Hood, profitant d’un parlementaire envoyé à la sollicitation d’un officier de notre marine prisonnier qui réclamait ses effets à son bord, m écrivit la lettre ci-incluse, à laquelle j’ai résolu de ne point répondre.

B. Le général Kléber au Général en Chef Bonaparte. Le 30 fructidor. Lors de l’arrivée des débris de l’escadre à Alexandrie, Citoyen Général, les marins se permirent de vendre un grand nombre d’effets appartenant à la République sans que jamais aucun d’eux fût ni accusé, ni arrêté, ni puni. On pousse l’impudence jusqu’au point de vendre des armes, ce qui me détermine à faire placarder la proclamation ci-jointe, et à la faire crier en arabe dans la ville. Il y a quelques jours qu’on trouva quatre canons de 2, à bord d’un bâtiment grec et l’ordinateur Le Roy m’en porta à l’instant sa plainte officielle. Je fis arrêt ci et interroger par une commission militaire le capitaine de ce navire. Cette commission comme vous le verrez par le procès-verbal ci-joint, déclara 1 accusé coupable de fait et non d’intention. Ce jugement était à peu près dérisoire, aussi ai-je ordonné qu’on appliquât à cet homme que je regarde comme coupable, l’article 2 de ma proclamation du 19 thermidor. Il devait être fusillé le soir même, lorsque je reçus de 1 archimandrite grec une requête à laquelle il demandait un sursis à l’exécution. Comme je n’ai qu’à me louer de la conduite de ce président, j’ai cru devoir vous faire passer sa pétition et vous en référer pour le jugement du capitaine. Si l’arrêté avait été pris par vous, Citoyen Général, je n’aurais pas hésité un moment à le faire exécuter.

C. Le général Kléber au Citoyen Colasse, Commissaire des guerres. Alexandrie. Le 30 fructidor an VI. Je vous envoie, Citoyen, extrait d’une lettre de l’adjudant-général Bribes, relative à la conduite de l’agent des transports militaires. Veuillez faire venir cet agent chez vous, et éclaircir cette affaire.

1799 – 16 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE –

A. Ordre du jour du général en chef Kléber. Le 30 fructidor an VII. Kléber, général en chef, ordonne : Il ne sera plus délivré d’huile aux troupes. La ration de viande à compter du 1er vendémiaire prochain sera composée de quatre onces, de deux onces de riz et de quatre onces de légumes.

Kléber, général en chef, ordonne : Moyennant 13 paras par jour et par chamelier, et 1 300 cents paras par mois, pour fournir de bâts et soigner un chameau, les corps, les généraux, adjudants généraux, chefs de brigade, commissaires des guerres, quartiers- maîtres et généralement toutes les personnes auxquelles il a été accordé des chameaux par l’ordre du jour du 12 fructidor an VI, demeureront chargés de leur entretien. Les chameliers seront payés comme les troupes sur des feuilles de prêt et les 130 paras acquittés chaque mois par les payeurs qui se régleront sur ce que l’ordre précité du 12 fructidor en accorde. Sont exceptés de cette disposition les vivres, hôpitaux et habillements, dont l’administration des transports demeure chargée.

Le génie devra organiser son service de transport particulier, ainsi que l’a fait l’artillerie, c’est-à-dire que les dépenses seront payées sur les fonds mis à la disposition de cette arme, qui aura à se procurer les moyens de transport.

Le général en chef, instruit des réclamations que quelques officiers et employés partant pour la France ont faites du paiement de ce qui leur est dû, considérant que la pénurie actuelle de la caisse de l’armée ne lui permet pas d’avoir égard à leurs demandes, mais voulant néanmoins leur donner les moyen d’effectuer leur voyage, ordonne :

Article 1er.Les militaires cl employés partant pour la France ne recevront en espèces avant leur départ, sur tout ce qui leur est dû, que la somme qui répond à un mois de leurs appointements. Le paiement de toutes celles qui seront encore dues à ces militaires et employés sera effectué par le payeur général, en lettres de change sur la trésorerie nationale.

Le général en chef Kléber ordonne :

Article 1er. L’administraient général des finances dressera le plus tôt possible l’état des villages qui composent chaque arrondissement et des contributions que chacun de ces villages devra payer pour l’an 1214.

Article 2. Ces états seront faits à triple : l’un sera envoyé au général commandant l’arrondissement, l’autre à l’agent français et le troisième au préposé du payeur général.

Article 3. Outre ces états particuliers, l’administrateur général des finances en fera dresser un autre, qui comprendra tous les arrondissements et qui sera envoyé au payeur général de l’armée.

Article 4. Chaque fois qu’il sera fait dans la caisse du payeur d’un arrondissement un versement sur le produit de l’impôt, il sera rendu compte au général commandant de la somme versée et du nom du village sur lequel elle aura été levée.

Article 5. Le général commandant, l’agent français et le payeur tiendront chacun un état particulier, sur lequel ils porteront chaque jour les sommes versées avec la désignation des villages.

Article 6. Le général commandant comparera ces trois états tous les dix jours cl rendra un compte sommaire au général en chef, l’agent français a l’administrateur général des finances et le payeur particulier au payeur général.

B. Le général en chef Kléber à l’ordonnateur de la marine à Alexandrie Le Roy. Le 30 fructidor an VIII. À son départ, le général Bonaparte avait ordonné le réarmement de la frégate La Leoben ; le général Menou était chargé par note de me communiquer cette disposition et je l’ai maintenue, d’abord parce que je ne pensais jamais que ce réarmement dût s’opérer au préjudice de la place d’Alexandrie. Le général Songis m’ayant éclairé à ce sujet par la lettre dont il vous envoie copie, et ne pouvant consentir à ce que cette place fût mise hors de défense pour réarmer une frégate, vous prendrez de suite les mesures nécessaires pour restituer à l’artillerie de terre les pièces de tous calibres qui lui ont été enlevées et vous suspendrez jusqu’à nouvel ordre l’armement de la frégate dont il est question (lettre de même contenu et de même date à Songis). Je vous préviens aussi qu’à 50 000 livres par mois, que vous emploierez autant pour acquitter successivement la solde du personnel qu’à l’entretien du matériel de la marine, des ports d’Alexandrie, de Rosette et de Damiette. Quant à l’établissement de Boulak, je lui ferai faire les fonds nécessaires en particulier. La construction du très beau phare ordonnée par le général Bonaparte demeurera au moins suspendue. Il n’a pas laissé, à son départ, les finances dans un état assez brillant pour pouvoir s’occuper d’un pareil objet de luxe.

C. Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances. Le 30 fructidor an VII. Vous êtes autorisé à terminer en définitif l’affaire du cheikh Sadate, relatée dans votre lettre du 29. Tout lui sera restitué à l’exception seulement des trois barques sur lesquelles il sera mis sursis, jusqu’à ce que j’ai pu connaître si elles ne sont pas indispensablement nécessaires pour le rétablissement du pont. En général, mon intention est de respecter toutes les fondations pieuses relatives à l’entretien des mosquées et de leurs cheikhs, ainsi toutes les réclamations pour de pareilles restitutions seront toujours favorablement accueillies.

D. Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances. Le 30 fructidor an VII. Les raisons politiques que vous alléguez dans votre lettre du 29 contre la dissolution de la compagnie du commerce sont si parfaitement senties que je vais faire connaître par des circulaires mon intention de la maintenir aux actionnaires qui étaient d’un avis opposé. J’ai singulièrement à cœur l’arrivage des grains qui nous viennent de la Haute-Egypte. Indépendamment des ordres particuliers que vous me demandez, afin que le commandant de la marine à Boulak laisse à la disposition de la commission des grains les barques ci-devant appartenant aux Mamlouks et celles qui sont à Boulak, je vais faire mettre cet objet là à l’ordre du jour.

E. Le général en chef Kléber au citoyen Protain,  architecte à Alexandrie. Le 30 fructidor an VII. Vous voudrez bien, mon cher Protain, profiter de la première occasion pour vous rendre près de moi au Caire.

F. Le général en chef Kléber au général Menou. Le 30 fructidor an VII (16 septembre 1799). Vous trouverez ci-jointe, citoyen général, une copie de la lettre que le général d’artillerie Songis m’écrit relativement à l’armement de la frégate La Leoben, et de celle qu’en conséquence j’écris à l’ordonnateur de la marine qui m’en parle dans sa dernière lettre. Vous voudrez bien prendre toutes les mesures que vous jugerez convenables pour le prompt réarmement de la place d’Alexandrie, qui doit me tenir, ainsi qu’à vous, plus à cœur que le réarmement de La Leoben. Il me tarde de vous voir pour ce sujet de retour à Alexandrie, où j’ai également envoyé le général du génie Sanson, pour déterminer définitivement tous les ouvrages à finir ou à entreprendre. Je vous envoie aussi l’adjudant-général Morand pour servir sous vos ordres, soit comme chef d’état-major, soit d’une manière plus active, suivant que vous le jugerez convenable. Je le déclare propre à tout, et surtout plein d’honneur, de délicatesse et de probité. C’est un de mes anciens enfants de l’armée de Sambre et Meuse, que je crois ne pouvoir mieux placer qu’avec vous. Je rappelle à l’état-major général l’adjudant-général Jullien.

G. Le général en chef Kléber au général Menou..  Le  30 fructidor an VII (16 septembre 1799). Je vous préviens, mon cher général, que je donne au citoyen Protain l’ordre de se rendre près de moi au Caire ; vous voudrez bien lui en fournir les moyens.

H. Le général en chef Kléber au général Vial. Le Caire, le 30 fructidor an VII (16 septembre 1799). J’ai reçu vos différentes lettres, citoyen général ; l’article le plus pressait! et auquel je me hâte de répondre, est celui relatif au blé et aux grains que pourrait requérir le commissaire des guerres Sartelon pour les places de Damiette, Katieh et El-Arich. Il faut à cet égard, non seulement déférer à ses réquisitions, mais le seconder de tous vos moyens et de tout votre pouvoir. Cet objet est on ne peut pas plus important et doit fixer toute votre sollicitude. Il faudra tâcher de punir le village de Saka d’une manière ou d’une autre ; je m’en remets à cet égard à votre prudence. Il faut aussi vigoureusement étriller le village de Biehbieh, qui vous a mis dans le cas de marcher contre lui et le condamner à une plus forte amende. Vous êtes autorisé à terminer définitivement l’affaire du cheikh Sadatc. fout lui sera restitué, à l’exception seulement de trois barques, sur lesquelles 

il sera sursis jusqu’à ce que j’ai pu connaître si elles ne sont pas indispensablement nécessaires pour le rétablissement du pont.

En général mon intention est de respecter toutes les fondations pieuses relatives à l’entretien des mosquées et de leurs cheikhs ; ainsi toutes les réclamations pour de pareilles restitutions seront toujours favorablement accueillies.

1824 – 16 septembre : Mort du roi Louis XVIII. Le 16 septembre 1824, à quatre heures du matin, la de Louis XVIII respi­ration s’affaiblit. “ Bientôt, poursuit la duchesse, on ne l’a plus entendue; à quatre heures, on lui a mis de l’alcali dans le nez, il n’a fait aucun mouvement; les médecins ont pris une bougie pour s’assurer qu’il avait cessé de souffrir. Alors, par un mouvement spontané, nous nous sommes tous levés et approchés respectueusement de ce lit de mort. Le duc d’Angoulême, qui était le plus en avant, s’est approché de Monsieur, lui disant par deux fois dans l’oreille : “ Mon père, tout est fini. ” Monsieur, accablé de corps et d’âme, a paru ne pas comprendre, jusqu’à ce que le comte Charles de Damas, s’avançant vers lui d’un air triste et respectueux, lui ait dit : Sire, le Roi est mort, ”

1836 – 16 septembre : Conquête de l’Algérie. Ollioules héberge trois bataillons du 62ème de ligne comptant 21 officiers et 450 hommes du corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295)..

1865 – 16 septembre : L’épidémie de choléra à La Seyne. Le 16 septembre, il y eut encore 45 décès, et le 17 septembre 33 autres. Une ambulance – c’est-à-dire un hôpital provisoire –  fut rapidement établie par la municipalité dans la chapelle des Pénitents Blancs, donc dans la partie haute de la ville, plus saine. Trois médecins y furent affectés en permanence, et les religieuses de la Présentation et les Trinitaires de l’hôpital eurent le rôle d’infirmières. D’autres ambulances de soins d’urgence furent établies à l’hospice civil et aux chantiers navals avec trois autres médecins. Pour assurer le ravitaillement, les fours, les moulins, et les commerces indispensables furent réquisitionnés. Les trois pharmacies fonctionnaient en permanence de jour comme de nuit, distribuant gratuitement les médicaments demandés. Des vivres et des secours furent distribués. Des accords furent passés avec les municipalités des autres villes pour assurer le ravitaillement des réfugiés. Pour effectuer les inhumations, la municipalité avait demandé et obtenu de l’autorité maritime de Toulon des bagnards. Il y eut donc des escouades de dix forçats surveillées par deux gardes-chiourme qui creusèrent des tranchées dans le cimetière de La Seyne. D’autres allaient dans les rues de maison en maison ramasser les cadavres avec tous les véhicules disponibles, les corbillards habituels ne suffisant pas. Il n’ y avait pas toujours assez de cercueils, bien qu’on en fit faire par la troupe basée à Toulon, et les cadavres disposés dans la tranchée étaient recouverts de chaux vive.

Un jour, deux bagnards et un garde-chiourme moururent eux aussi au bord de la tranchée. Pour rétablir la salubrité, la municipalité emprunta aux chantiers navals une pompe qui mit deux jours et deux nuits à rétablir un courant dans le Gros Vallat asséché et à chasser tous les détritus stagnants. Des désinfectants furent ensuite ajoutés et une surveillance établie pour que les immondices ne réapparaissent pas. L’épidémie fit officiellement 470 morts à La Seyne, mais quelques Seynois décédèrent aussi dans les villes où ils s’étaient réfugiés. Ceux qui s’étaient réfugiés dans les campagnes, à l’Evescat, aux Moulières, à Janas,  furent en général épargnés. D’après le docteur Prat, un cinquième des individus atteints survécut. Les quartiers les plus touchés étaient les Mouissèques, la Lune, la basse ville, les Esplageolles, jusqu’à Brégaillon. Les moins atteints étaient les quartiers hauts comme Tortel, Beaussier, les Cavaillons. Les quartiers encore campagnards comme la Donicarde, Saint-Honorat, Saint-Jean comptèrent peu de morts.

1867 – 16 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Lundi 16 septembre – Saint Corneille – Beau temps – vent du large – Un malheureux événement est arrivé ce matin à 6h ½ sur la route d’Ollioules n° 6 près de la ressence. Une charrette chargée de bois de construction pour bâtisse et contenant six personnes ; cette charrette appartenant  au sieur Pierron du terroir d’Ollioules et trainée par un cheval jaune qui a eu peur, s’est renversée. Les hommes ont sauté, et le maître de charrette est tombé, la charrette lui a passé sur le corps. La pauvre jeune homme de vingt ans nommé André Pichaud. Il y avait aussi sur la route un pauvre vieux du nom de Bonafoux monté sur son âne qui a eu peur et l’a renversé. Il est tombé et est resté mort sur le coup.

1869 – 16 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary –  jeudi _ St Jean Chrysostome. Beau temps – vent du large – bonne brise. Température toujours la même. Thermomètre à 22° centigrades. Baromètre au-dessus de Beau Temps/ – Nous avons consulté un disciple de Saint-Hubert, un chasseur de l’endroit qui nous a dit que jusqu’à présente la chasse n’a pas été bien fructueuse pour lui. Cependant, on a tué pas mal de cailles, il est vrai aux endroit où il y a des appeaux des caillières. Il paraît qu’il n’a pas passé beaucoup de gibiers comme becs fins, torticolis, culs-blancs ou motteux. Tout cela n’annonce pas bien pour les amateurs des postes soit aux grives, soit aux petits oiseaux. Grand Saint-Hubert, nous vous demandons très humblement que vous accordiez quelque distraction ou amusement à la famille de nos élus !

1901 – 16 septembre : Les progrès de l’automobile ! Une automobile montée par trois personnes traverse Saint-Mandrier à une allure vertigineuse (note : c’est-à-dire plus de 8 km/h).

1918 – 16 septembre : La grippe espagnole. Mort de Charles Mangiapan, né le 26/12/1890 à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes), matelot de 1ère Classe Mécanicien, qui décède de la grippe à 27 ans le 16 septembre 1918, à l’hôpital de Saint-Mandrier (Var).

1928 – 16 septembre : COQUILLE JOURNALISTIQUE – « Un meeting de mécaniciens refusa de donner la vapeur au moment de faire voile sur Oran. » (L’Opinion, 16 septembre 1928, à propos de la rébellion du cuirassé Courbet).

1936 – 16 septembre : Jean-Baptiste Charcot, médecin et explorateur, disparaît en mer avec son navire le « Pourquoi pas ? ». La nouvelle sera publiée en France le 17 par le Figaro : « Suivant un télégramme reçu de la station de T.S.F. de Scroresbjsund, le vapeur français « Pourquoi-Pas ? » a été complètement détruit au large de l’Islande, au milieu d’une effroyable tempête, et tous les membres de l’équipage, à l’exception d’un seul homme, ont été noyés. Les corps des trente hommes, y compris celui du chef de l’expédition, le docteur Charcot, ont été rejetés sur la côte islandaise. Les détails manquent. Il a été impossible d’interroger le survivant, étant donné son état de prostation ».

1937 – 16 septembre :

-Découverte, à Paris, d’une organisation secrète paramilitaire dénommée « La Cagoule ». Les « cagoulards » voulaient instaurer en France un régime de dictature qui devait précéder la restauration de la monarchie. De son vrai nom « Comité secret d’action révolutionnaire » (C.S.A.R.), ce groupement clandestin dont les chefs sont issus de l’extrême droite, voulait faire croire à l’existence d’un complot communiste…. Cette organisation est responsable d’attentats : les frères Rosselli et Dimitri Navachine ont été assassinés par eux ; les cagoulards ont détruits à Paris, ce 11 septembre, le siège de de la Confédération générale du patronat français et celui de l’Union patronale interprofessionnelle. Le 24 novembre, une série de perquisitions (découverte de dépôts d’armes) et d’arrestations (sept personnes interrogées) mettra fin à la Cagoule. (« Petit Journal » paru le 16 septembre)

– ENTRE TOUS LES ATTENTATS COMMIS DEPUIS L’ASSASSINAT DE DOUMER, IL EXISTE UN LIEN ETROIT : LES ANARCHISTES – Article du « Petit Journal » paru le 16 avec une interview de Me Maurice Garçon intitulé « Entre tous les attentats commis depuis l’assassinat de Doumer, il existe un lien étroit » qui se conclut par « N’oubliez pas qu’aux purs théoriciens de bonne foi, mais dont quelques-uns sont trop facilement enclins aux pires excès, viennent toujours se mêler les recrues les plus équivoques, délinquants de droit commun, usant d’un prétexte politique pour donner à leur agitation une fausse couleur et un faux semblant. » Pour l’érudit avocat, auteur d’un livre « La justice contemporaine », il s’agit des anarchistes dont l’un d’eux, Angelo Tamburini, disparu de Toulouse, sera arrêté à Rieucros dans l’Ariège.

« LA FRANCE AUX FRANÇAIS » – Par ailleurs, selon la presse dite d’information, le statut des étrangers en France serait à l’ordre du jour du gouvernement français alors que l’immigration est pratiquement stoppée depuis 1930 (à peine 40 000 réfugiés ayant fui le régime nazi se sont-ils installés dans le pays après 1933. Malgré tout, le thème de l’invasion étrangère fait la Une des journaux : « La France aux Français » titrera le « Petit Journal » le 16 septembre en associant la déclaration du Président du Conseil, Camille Chautemps, sur le « trop grand nombre d’étrangers se livrant à des activités politiques » et un cliché de Trotsky illustrant « le trotskysme, parti terroriste étranger en France » (Le Petit Journal du 14 septembre 1937).

1939 – 16 septembre : Jean Giono est arrêté puis emprisonné – L’écrivain  Jean Giono qui avait été arrêté à Digne à cause de ses publications pacifistes antérieures, fut emprisonné au fort Saint-Nicolas. Il est libéré à la mi-novembre après la prononciation d’un non-lieu. Dans son roman Noé, l’écrivain rappelle cet épisode de sa vie : « …haut sur l’horizon et murant entièrement tout le fond de la Canebière, le magnifique corps en forme de couronne du fort Saint-Nicolas. Le grand mur du fort qui me fait face se termine vers la gauche par une belle arrête de proue. C’est exactement dans cette proue que j’avais ma cellule en 1939. »

1940 – 8, 12 et 16 septembre, etc. :

1. Premières arrestations des « responsables de la défaite ». Daladier, Paul Reynaud, le général Gamelin, le 8, puis le 12 Mandel, le 16 Léon Blum, le 2 octobre Léon Jouhaux, etc.

2. Henri Jeanson publie dans le numéro d’Aujourd’hui daté du 16 septembre 1940 : « Chronique des temps présents. « 2 septembre 1939 » J’ai retrouvé par hasard quelques notes prises ay courant de la plume et de l’actualité, le 2 septembre 1939 et les jours suivants. Il m’a paru que ces impressions, hâtivement écrites, traduisent assez exactement la confusion intellectuelle de ces premiers jours de guerre. Et c’est pourquoi je les publie, telles quelles, à l’état cru.

Jean Cocteau. Très nerveux. Très agité. Fébrile.

Son ami Marais mobilisé.

J’erre avenue des Champs-Elysées. Je me promène en  compagnie de Marcel Carné, le metteur en scène de « Quai des brumes ».

Il part demain, mobilisé dans un régiment de je ne sais quoi.

Sinistre.

Nous rencontrons le lunatique, charmant et indécis Drieu La Rochelle, sans chapeau, sans regard, sans opinion, dégin­gandé, la tête entraînant, comme un fruit trop lourd, la branche flexible d’un corps fragile :

  • Je n’y comprends rien… Oh là là! Quelle époque! Oh là là! Rien, je n’y comprends rien… mais rien!… Pourquoi tout ça? Vous y comprenez quelque chose, vous?

Il ne comprend pas pourquoi il ne comprend pas.

Il nous quitte, déjà las de cette guerre, et remonte l’avenue.

Là-haut, c’est le Poilu inconnu.

Il s’ennuyait tellement, tout seul…

  • Enfin ! Un copain me tiendra bientôt compagnie.

Un jeune passe, me frôle. Il porte mélancoliquement sa valise. Il «rejoint».

Pourquoi faire ce stupide détour, prendre un train, alors qu’il est si simple de s’installer là, tout de suite, sous la voûte, de se coucher sur la dalle, et de laisser venir à soi l’éternité ? »

1941 – 16 septembre, etc. : Les réfugiés apprennent qu’ils peuvent revenir en zone occupée (Le Figaro).

1943 – 16 septembre : Heinrich Himmler est obligé de revoir à la baisse son ambition de recruter une division de SS français. À l’origine, l’objectif des recruteurs de la Waffen-SS était de créer une entière division française (voire deux). La faiblesse du nombre des volontaires comme la sévérité de la sélection, obligèrent Heinrich Himmler à revoir, le 16 septembre 1943, ses ambitions à la baisse. De juillet 1943 à août 1944, environ 6 000 Français se présenteront aux bureaux de recrutement, moins de la moitié seront effectivement acceptés (environ 2 500 hommes). La désignation officielle de cette unité est 8.Franz.-SS-Freiwilligen-Sturmbrigade.

Cependant la désignation plus connue de « Brigade Frankreich » est due à Jean Mabire qui en fit le titre d’un de ses livres : « La Brigade Frankreich »– sous-titre : « le premier combat des SS français », Editions Grancher, 1996, 274 pages (réédition, avec additifs et modifications, de l’ouvrage écrit par Jean Mabire avec la collaboration de Pierre Demaret : « Les SS français. La brigade Frankreich », ‎Paris, Fayard (Grands Documents) mars-1973 ; in-8, broché, 460 p., couverture à rabats imprimée en couleurs ; 16 planches de photographies hors-texte, imprimées recto-verso).

Autres livres de Jean Mabire sur un thème proche, qui sont dans ma bibliothèque :

Mourir à Berlin, Les SS français derniers défenseurs du bunker d’Hitler, Arthème Fayard, 1975, rééd. Le Livre de Poche 4828, 1977, 306 p.

Les jeunes fauves du Führer, Arthème Fayard, 1976, rééd. Livre de Poche 5083, 1978, 416 p.

Les panzers de la garde noire, Presses de la Cité, 1978, rééd. Presses Pocket 1682, 1980, 352 p.

La division Wiking dans l’enfer blanc : 1941-1943, Arthème Fayard, 1980, 364 p.

-1945 – 16 septembre : Château d’If-Canebière une épreuve de natation –  Georges Hermant,l’homme qui lança Taris, passé entraîneur au PUC, vient de révéler deux jeunes nageurs : Fourcade et Lugan qui se sont affirmés de façon éclatante aux récents championnats de France. Tous deux sélectionnés avec Alex Jany et Georges Vallerey pour le relais 4 x 200 de France-Suisse veulent en fin de saison tenter leur chance sur les grandes distances. Ils portent la marque de fabrique du fameux entraîneur, celle qui permit à Taris d’obtenir la majorité de ses succès: un souffle inépuisable. Château d’If-Canebière est une épreuve bien à leur main. C’est pourquoi ils ont été invités à montrer leur qualité sur 4 km en haute mer. Fourcade et Lugan ont accepté avec enthousiasme. Georges Hermant complétera l’équipe du PUC avec Arsène ou Lucien. Alex Jany et le TOEC grand favoris le 16 septembre trouveront à qui parler (« La voix de la Renaissance française, Dimanche 9 septembre 1945).

1953 – 16 septembre : Quand LA REALITE DEPASSE LA FICTION – M. l’inspecteur des contributions directes décevra le public à la mairie d’Egletons, le jeudi 16 septembre, de 9 h à 12 heures. (lu dans la Montagne du 13 août 1953).

1959 – 16 septembre : Le général De Gaulle propose l’autodétermination en Algérie.

1960 – 16 septembre : Effet du baby boom sur la population scolaire. Pour cette rentrée, les établissements scolaires de l’Hexagone recevront près de quinze millions d’élèves. Hélas, le ministre de l’Education nationale table déjà sur un important déficit en professeurs (neuf mille deux cents) et en instituteurs stagiaires (dix mille). Marius Autran raconte : « A La Seyne, le lycée polyvalent classique, moderne et technique remplace le vieux collège Martini. Quand les rues de Beaussier et Émile Combes conduisant vers le nouveau lycée classique, moderne et technique, quand la place Galilée s’animèrent à la rentrée d’octobre 1960, du va-et-vient et des appels bruyants des jeunes étudiants garçons et filles, de grands soupirs de soulagement s’échappèrent de toutes les bouches : professeurs, élèves, édiles municipaux, parents d’élèves, syndicalistes, administrateurs de l’Éducation nationale,… les uns et les autres ayant conjugué leurs efforts, mené les actions les plus diverses à tous les niveaux des instances administratives, cela pendant près de 10 ans pour que justice soit rendue à la ville de La Seyne et à ses enfants et que leur soit donnée une structure d’enseignement public de qualité ».

A Martini, entrent en classe de Philosophie avec Mlles Nicole Abbona, Michèle Alessi, Mireille Barbier, Yvonne Cagnon, Danièle Dubromel, Josette Léauté, Rina Moretti, Hélène Terrin ; MM. Georges Aillaud, Paul Biaggi, Alain Dupoyet, Maurice Merle, Henri Ribot, Jean-Claude Troubat (merci Jean-Claude pour ces merveilleux comptages dont tu as le secret).

Le 1er janvier 1961, ils déménageront vers les nouveaux locaux du Lycée Beaussier. Toutefois certains cours continueront d’être donnés à Martini (physique entre autres). « Que de temps perdu à flâner entre les deux établissements au moment des changements de cours ! », disent les professeurs. « Quel bonheur de pouvoir s’arrêter au bar et prendre une bière ! », disent les élèves.

A la même époque, Gisèle Argensse note que « la rentrée pour les classes maternelles et primaires de Saint-Mandrier est fixée au vendredi 16 septembre, à huit heures trente. Elle est marquée par l’ouverture d’une classe de 6èmede C.E.G. (Collège d’enseignement général). Ce projet a pu se concrétiser grâce aux efforts conjugués de la municipalité de Saint-Mandrier, des services de l’Inspection primaire et de l’Inspection académique. Les parents se sont présentés à l’école de garçons où le directeur, monsieur Jeannot, les a reçus le jeudi 15 septembre ». Une classe de 5eme est, dit-on, à l’étude pour l’année prochaine.

Ken Nicolas rapporte que « Les élèves du Creux Saint-Georges ont rallié leur groupe scolaire sous une pluie torrentielle, nous informe la presse du samedi 17 septembre. C’est ainsi que nous avons pu voir les plus petits emmitouflés pour la circonstance et porteurs de cartables tout reluisants prendre le chemin de l’école…» Le développement du quartier du Pin Rolland entraînant un accroissement du nombre des élèves, la société des autobus « Etoile »  met en service les jours de classe un car partant vers Saint-Mandrier à 16 h 10 du rond-point des Sablettes à La Seyne et un autre partant de Saint-Mandrier vers Toulon, à 16 h 30.

1986 – 16 septembre : Démission du maire de Saint-Mandrier. La situation de plus en plus explosive au sein du Conseil municipal, conduit à la démission du maire présentée au préfet ainsi que celle de onze de ses amis le mardi 16 septembre 1986. « Le Premier Magistrat justifie son endettement et l’augmentation des impôts en précisant que Saint-Mandrier n’a pas de secteur économique et ne touche pas un centime de taxe professionnelle. La commune qui, de plus, ne touche pas un centime de la Marine, n’a que la taxe d’habitation pour vivre. » En  attendant l’acceptation de nouvelles élections, le 1er Adjoint, M. Guy Bertrand n’a pas démissionné à la demande du Maire afin que la commune puisse être gérée avec une certaine continuité.

Le 27 septembre, M. Yvan Barbot, préfet du Var, accepte la démission du maire et fixe la date des nouvelles élections aux 19 et 26 octobre.

1992 – 14 septembre : PRESENCE DE LA MARINE FRANÇAISE EN MEDITERRANEE ET MER NOIRE – Après la période de permissions d’été, la frégate « Duquesne » mouille à Cannes du 22 au 24 août, prélude à une mission en mer Noire du 1er au 19 septembre, entrecoupée par des haltes à La Sude le 4 septembre 1992, Varna (Bulgarie) du 7 au 10 septembre, Constanza (Roumanie) du 11 au 14 septembre et Istambul du 15 au 16 septembre.

2024 – 16 septembre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – 72e livraison. Rue des Marchands –  Au commencement du XIVe siècle, le terrain occupé de nos jours par cette rue était encore baigné par les eaux de la mer qui s’avançaient jusqu’au pied des premières maisons. « En 1589, on pouvait apercevoir dans le mur de l’une d’elles un anneau de fer où venaient s’attacher « anciennement les barques et les vaisseaux. » (Archives communales, CC. 86). A la suite du massacre des quarante juifs dont nous avons parlé à l’occasion de la rue des Tombades, le roi Louis et la reine Jeanne, comte et comtesse de Provence, condamnèrent la Communauté à payer mille florins d’or de Florence. Cette somme, ainsi que celle provenant de la vente des biens des juifs assassinés, fut employée, en 1351, à ouvrir la rue des Marchands actuelle.

Cette voie tracée dans la mer n’était pas encore entièrement comblée qu’on installait son extrémité Ouest, la foire franche que Philippe de Tarente, vice-roi de Provence, venait de créer à Toulon. Le règlement concernant cette foire portait « qu’elle « se tiendrait devant les six pierres. » (Archives communales, HH. 2) Ces pierres étaient des rochers émergeant de la mer, non loin du rivage.

Appelée à son origine indistinctement carriera de la Mar ou carriera del Palays (Archives communales, CC. 8, 391, 398), elle prit à la fin du XIVe siècle le nom de carriera del Trabuc (Cadastre de 1442).

M. Vienne prétend que pour ouvrir cette rue, la Communauté fit de grandes dépenses ; et que pour pouvoir les payer, elle fut obligée de mettre un tributum (impôt) sur les habitants du quartier. D’après lui le mot trabuc dériverait de tributum.

Cette dénomination a une autre origine. A l’extrémité Ouest de la carriera de la Mar, s’élevait le Portalet surmonté de sa tour. En 1390, cette tour ayant été armée d’un trabucum, machine de guerre destinée à lancer de grosses pierres, la rue prit le nom de Trabuc. (Papon. Histoire générale de Provence)

Dans un registre de 1598 intitulé « Levée des recognoissances de la ville de Thollon », elle figure encore sous l’appellation de grande rue du Palais.( Archives communales, CC. 82)

Devenue au commencement du XVIIIe siècle le centre du commerce, cette rue, qui ne comptait que des magasins, échangea, en 1728, son nom contre celui de rue des Marchands (Archives communales, CC. 27, 34 , 75).

Le 2 vendémiaire an III, elle perdit pendant quelque temps sa dénomination pour prendre celle de rue du Laurier (Archives communales modernes. Registre dos délibérations, an III).

A l’angle de la Plassa del Castel et de la carriera de la Mar, à main gauche en se dirigeant vers la place L. Blanc actuelle, se trouvait anciennement la Capella de Nostra Dama de la Nunciada. (cadastre de 1442).

D’après une tradition de plusieurs siècles, cette chapelle aurait été construite sur l’emplacement de la maison où serait mort Saint-Cyprien.

Bâtie au XIIIe siècle, la Capella Nostra-Dama fut démolie en 1540 et transférée à la Place du Balloard. (Archives communales, HB. 54)

UNE BLAGUE VRAIE POUR LA ROUTE

Un boucher de l’Oise voyait pour la première fois l’océan. Le jeu des marées le laissa perplexe.

  •  Quand vous êtes au milieu de l’Atlantique, demanda -t-il à un capitaine au long cours, que ça baisse d’un côté et que ça remonte de l’autre, comment vous faites ?

C’est tout pour aujourd’hui. Et bon mardi à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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